Atelier Mon plus beau souvenir de Noël.

Après avoir hoché la tête avec un regard intéressé en direction d’Ennis lorsque celle-ci parle de la récolte des ingrédients, Jwala semble un peu plus perplexe en entendant parler de runes. Il n’ajoute toutefois rien à ce sujet, semblant plutôt préférer me montrer sa décoration terminée.

De mon côté, je me presse de peindre les derniers éléments, n’incluant au final que la rate et le niffleur dans les animaux en plus du renne. J’écoute tout de même la conversation, et avec un léger haussement de sourcils, j’acquiesce doucement d’un mouvement de tête à la réponse d’Olya. La politique ? Je ne sais pas si j’aurais deviné, et à vrai dire je ne me suis jamais vraiment penchée sur les métiers de ce domaine non plus.

Mettant un dernier coup de pinceau alors que la Russe me retourne la question, je repose l’objet et relève la tête pour lui répondre.

« La médicomagie, peut-être. Ou en lien avec le sport. »

Ce n’est toujours pas parfaitement défini, mais ça se précise doucement - la discussion avec le frère d’Ennis il y a un peu plus d’un mois m’a bien aidée à mettre quelques mots sur mes idées.

Cependant, je me retrouve surprise lorsque la Gryffondor reprend la parole pour indiquer que les deux filles doivent déjà partir. Déjà ? Je n’ai pas eu l’impression de passer tant de temps dans la boutique, mais c’est vrai que toute cette peinture a quand même dû en prendre un peu, et je ne l’ai vraiment pas vu filer.

« Euh, oui ! À tout à l’heure ! » les salué-je d’un petit geste de la main.

« À plus tard ! »

Après les avoir regardées partir, je me tourne vers mon correspondant pour lui tendre à mon tour ma boule de Noël décorée, lui donnant notamment les noms les personnes représentées dessus.

« Mon père que t'as vu tout à l'heure, Zachary, Melissa, c’est ma mère, mes deux petits frères Adam que t'as vu aussi et Douglas mais qu’on appelle Doug. Là c’est Nini et Vargli, et puis là c’est un renne, c’était Papa qui l’avait métamorphosé dans la maison, il courait partout, c’était vraiment drôle ! Et voilà ! »

Tout sourire et comme convenu lorsque nous sommes entrés dans la boutique, je récupère la rondelle de bois tandis que Jwala prend la boule de Noël. De cette manière, le souvenir est partagé et je trouve ça plutôt chouette. Ainsi, la discussion dévie sur différentes fêtes passées avec nos familles tandis qu’après avoir salué le gérant du magasin, nous sortons de celui-ci pour revenir sur le chemin de Traverse.

@Ennis O'Belt
Fin pour moi aussi, merciii !

Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily

Atelier Mon plus beau souvenir de Noël.
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Le grand sorcier avait l'air enfin ravi de cette petite excursion. Un peu comme le lapin blanc d'Alice, Elian l'attirait toujours vers des événements surprises, pour ne pas dire des traquenards. Cette fois-ci pourtant, Evelyn Kernac'h devait bien avouer qu'il s'agissait d'une bonne surprise. Il répondit à son meilleur ami d'un air narquois :

« Ah oui, tu te doutes bien que ce n'est pas de mon fait. Non contente de mettre nos enfants en danger, la direction de l'école a aussi choisi de libérer ses invités étrangers dans la jungle du Chemin de Traverse. »

Il jeta un regard pétillant aux deux garçons qui se trouvaient dans l'atelier, reconnaissant des camarades de son fils, puis lança un regard noir à ce dernier qui frottait sa joue chatouillée par les moustaches de Sigmund.

« Evidemment Elian fait toujours ce que bon lui semble et maintenant, il a décidé qu'il veut un sapin. »

Très souriant dans les bras de son parrain, Elian ne sembla pas vouloir relever la remarque qui lui était destinée : il ne voulait pas rater d'une miette la réaction du bébé Charleston avec la petite clochette. Son cousin sembla accepter l'objet scintillant dans un premier temps, avant de le sommer de le prendre dans ses bras. Un peu pris au dépourvu il observa, immobile, son père hésiter. Ses yeux écarquillés, qui réagissaient avant son cerveau, lui criaient "non".

« Tu sais mon chéri, Elian n'est pas très costaud, expliqua le grand sorcier avec un air désolé qui ne dura pas longtemps devant le regard insistant du petit Charleston. Elian, assis-toi à une table de travail, tu pourras le prendre sur tes genoux. »

Toujours un peu déboussolé, le jeune sorcier s'exécuta en écoutant les paroles de l'enfant avec étonnement. Sa déclaration l'avait atteint en plein cœur, s'il prenait la peine d'y faire attention. C'était le pouvoir des bébés. Après que son père l'eût déposé sur ses genoux, Elian prit la clochette entre deux doigt. C'était étrange de l'avoir sur les genoux, il rapprochait ce sentiment à celui d'avoir un nouvel animal de compagnie. Le jeune sorcier pourtant habituellement plein d'une certaine assurance naturelle avait soudain l'air incertain.

« Mais c'est toi l'enfant, c'est toi qui dois recevoir des cadeaux » fit-il un peu plus bas, sur le ton de la confidence.

Il modulait sa voix sans s'en rendre compte. Sa discussion sur les enfants tristes qui n'avaient pas de cadeaux pour Noël lui était sûrement revenue en mémoire. Il replaça la clochette dans le petit poing de son cousin.

« C'était ma clochette, mais mon père te l'a donné parce qu'ils les aiment pas. Maintenant c'est la clochette de Nana. »

Il releva un peu la tête pour s'adresser à son père. Ce dernier observait d'un air curieux, à distance peu raisonnable, ce que ses copains Chems et Qaasim fabriquaient, peut-être pour saisir le but de cet atelier un peu dissimulé aux yeux de la clientèle habituelle. Elian l'interrompit, dans l'urgence :

« Papa je veux plus donner des biscuits aux enfants tristes, je préfère les donner à Nana. »

Le grand sorcier se tourna vers eux en deux fois, comme s'il n'en avait pas cru ses yeux la première fois.

« Vraiment ? »

Il n'attendit pas la réponse, c'était inespéré pour lui qui n'aimait pas l'idée de voir son fils se nourrir uniquement de sucre pendant la période des fêtes. Quand il revenait à Lavernock, c'était à chaque fois l'occasion de reprendre de bonnes habitudes. Après un regard faussement désolé qu'il exagéra à l'égard de Sigmund, il secoua sa baguette magique pour tirer un lot de biscuits à la guimauve du barda.

« Vous faites bien attention à votre consommation de sucre dans les dortoirs j'espère, les garçons ? » fit-il aux deux jeunes sorciers comme s'il menait l'enquête.

A la table d'à côté, Elian leur fit les gros yeux en secouant la tête : surtout ne répondez pas, c'est un piège, semblait-il les implorer.
Evelyn pose Nana sur les genoux d'Elian qui s'est installé à une table. Elian offre étonnement sa clochette à son cousin puis lui cède aussi une partie de son lot de friandise gagné à la Tombola. Evelyn accepte avec joie, se vengeant de son ami @Sigmund Charleston et en profite pour interroger les copains @Chems Daley et Qaasim. Elian essaye de leur parler silencieusement.

Diplômé de Poudlard en RP - Avatar : @Vicky Xie
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On a tendance à s'assimiler des choses et à les restituer en croyant que c'est de soi alors que c'est d'un autre. – Hergé

Atelier Mon plus beau souvenir de Noël.
Après avoir entièrement recouvert sa boule de Noël d’une couche de peinture noire, Qaasim s’empara d’un petit morceau de mousse qu’il imbiba d’un mélange hétérogène de bleu foncé et de violet. Il le tapota sur la surface incurvée de sa décoration, faisant ressortir un fondu harmonieux entre les deux couleurs. Pendant ce temps, Chems avait terminé d’épaissir la base de sa couronne de Noël et s’affairait à créer l’illusion d’un sol enneigé avec du coton et de la colle.

Par rapport au pakistanais, Chems cacha bien mieux sa stupeur lorsque des propos assez sévères remontèrent soudain de la conversation à proximité. Compte tenu du fait qu’il avait déjà entendu cet avis mainte et mainte fois au château, garder son expression neutre ne fut d’aucun challenge au sixième année.

« J’ignorais qu’il y avait une jungle au milieu de Londres. La rue n’a pas l’air d’être située dans un endroit particulièrement sauvage » murmura l’élève d’Albaldah en pendjabi, l'artefact traducteur au cou de son voisin agissant pour rendre ses paroles compréhensibles à ses oreilles.

Ce n’était certainement pas la première chose que l’irlandais aurait demandée à sa place.

« Ce n’est pas ce qu’il voulait dire. C’est plutôt une manière d… »

L’explication de Chems s’essouffla lorsqu’il remarqua, en levant brièvement les yeux de son travail, qu’ils avaient attiré de l’attention sur eux.

Monsieur Kernac’h était, indéniablement, un homme très grand. Et il le devenait un peu plus pour les personnes qui passaient sous son regard inquisiteur… Comme maintenant. Chems espérait que ce ne soit pas à cause de leurs messes basses. « Bonjour m’sieur » articula-t-il en induisant un autre morceau de coton de colle tandis que Qaasim, non sans offrir la même politesse, attrapait un pinceau plus fin pour gagner en précision pour les détails qu’il avait l’intention d’ajouter à sa décoration. Par chance, l’adulte n’avait l’air d’être intéressé que par leur bricolage.

Ils n’eurent nul le temps d’élucider l’intrigue sur les enfants tristes évoquée par Elian que l’homme à la barbe aussi longue que ses cheveux créa une parcelle pour s’informer sur la vie dans les dortoirs. Chems ne pensa rien de mal de sa curiosité, elle lui rappelait celle de son père à lui ; en effet, ce dernier faisait souvent pareil, surtout pour s’assurer que son fils n’y faisait rien pour s’attirer des problèmes. Elian n’avait sans doute jamais dû donner à son père de raison de s’inquiéter de son comportement si la chose pour laquelle il souhaitait s'informer en priorité était de leur régime alimentaire, supposa le sixième année.

Chems ne vit pas les signes alarmants de son ami à la table adjacente. Son correspondant si en revanche.

Sans réfléchir à deux fois, Qaasim bouscula de son coude le pot de colle liquide que l'irlandais utilisait tandis qu’il étirait son bras à travers leur plan de travail pour récupérer une bouteille de peinture blanche. Ainsi, il pouvait faire passer son geste pour un accident. Un accident, malheureusement, trop peu dramatique pour empêcher Chems de commencer à répondre — de manière évasive comme toujours dès que sa concernait la frontière des dortoirs.

« Certains plus que d’oh— ‘ttention ‘ttention… »

Il redressa rapidement le pot avant que la texture épaisse de la colle n’ait le temps de se déverser complètement pour faire de vrais dégâts. Pensant Qaasim navré de son étourderie, Chems lui offrit quelques mots de consolation, totalement inconscient de la véritable raison derrière l’air dépité sur son visage.
Qaasim est le seul à voir Elian à temps. Il tente quelque chose pour empêcher Chems de répondre à Evelyn Kernac'h mais son intervention à trop peu d'impact pour qu'il réussisse à stopper quoi que ce soit
Désolé @Elian Kernac'h, Qaasim aura essayé
@Sigmund Charleston

In my defense, I was left unsupervised

Atelier Mon plus beau souvenir de Noël.
Le grand sorcier tendit les friandises au petit Charleston sous le regard quand même envieux d'Elian - on ne se refaisait pas, même si c'était pourtant sa décision de les lui céder. Tandis qu'il posait sa question fatale aux jeunes amis de son fils, son regard se fit plus calculé, comme s'il essayait de lire la vérité en eux. Sa question avait l'air d'avoir agité quelque chose, un peu comme s'il avait fait apparaître un Détraqueur dans un ministère. Ses yeux se plissèrent réellement en entendant la réponse du jeune Chems tandis qu'Elian, derrière son dos, cachait son visage dans ses mains - donnant peut-être l'impression à Nana sur ses genoux qu'il voulait jouer à coucou-caché.

« Il faut faire très attention à votre consommation de sucre. Je peux vous dire qu'Honeydukes se fait des gallions sur les maladies qu'ils causent aux enfants, alors j'espère que vous n'incitez pas Elian à manger des bicorneries à tout bout de champ, je connais bien les cercles de garçons... »

Il était un peu intimidant, déjà de part sa stature, mais aussi à cause de son ton implacable qui n'avait vraiment pas l'air de donner des conseils. Nul doute qu'il allait demander des précisions à son fils sur les consommateurs de sucre dans son entourage à Poudlard, une fois qu'ils seraient rentrés dans leur sanctuaire. D'ailleurs, s'il n'avait pas été aussi pressé de retourner à la chapelle de Lavernock, Evelyn Kernac'h aurait probablement exposé toutes les raisons plus horribles les unes que les autres pour les forcer d'abandonner l'idée de manger du sucre pour le restant de leurs jours. C'était une chose assez éhontée de sa part, d'ailleurs, de vouloir contrôler ainsi son fils et ses copains à ce sujet, alors qu'il venait de céder des friandises à Nana. En réalité, dans sa tête, Honeydukes pouvait bien maltraiter tous les enfants qu'ils voulaient s'ils n'atteignaient pas son fiston. Comme Elian était visiblement en train de mourir de honte - fait très rare pour être souligné - Evelyn sembla vouloir profiter de cet ascendant inespéré après tous les caprices qu'il avait subis de sa part.

« Est-ce qu'on ne rentrerait pas tranquillement, nous ? » lui proposa-t-il en sachant très bien qu'Elian souhaitait disparaitre sur place.

Le jeune sorcier attrapa Nana sous les bras pour l'élever et lui céder son siège, sans même oser un regard vers Chems ou Qaasim. Elian savait que ce n'était pas de leur faute et s'estimait même plutôt responsable d'avoir emmené son père ici à présent qu'il leur avait servi ses habituelles rouspétances. Même la présence de tonton Sig' ne suffisait pas à lui faire oublier le souvenir de son père faisant la morale à ses amis, ceux-là même qu'il ne prenait jamais la peine d'apprendre à connaître.

Se tenant les coudes, Elian fit un tour de ronde pour coller un bisou sur chaque joue qu'il rencontrait, le regard fixé vers le sol. S'il ne parlait jamais de son éducation assez stricte à ses copains, ils pouvaient à présent voir que le quotidien des Kernac'h pouvait être parfois très mouvementé avec des personnalités si différentes.

« Pardon », laissa-t-il échapper dans l'oreille de Chems avant de rejoindre son père.

Il ne pensait même plus à l'activité créative qui lui avait tant donné envie, comme si elle avait été rayée dès que son père avait adressé la parole à ses amis. Il aurait dû s'en douter dès qu'il avait vu Nana dans cette arrière boutique : l'ambiance festive avait viré au drame dès cet instant. Est-ce que son père avait voulu le punir d'avoir désiré prolonger la virée sur le marché de Noël ? Non, il se comportait de cette façon quotidiennement... Comme souvent, tonton Sig' demeurait la bouée de sauvetage.

« On se reverra à Noël ? Tu viens demain ? » s'enquit Elian, les sourcils froncés comme s'il se concentrait pour trouver déjà des arguments en sa faveur.

Il ne voulait pas rester tout seul trop longtemps avec son père comme s'il savait déjà ce qui l'attendait le soir-même : remontrances, punitions et mauvais moments.
Evelyn fait la morale à Chems et Qaasim, Elian a honte et les Kernac'h sont sur le départ.
Merci Qaasim, ce héros incompris ö :rofl:

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Atelier Mon plus beau souvenir de Noël.
Et ce n'est pas que Chems voulait être insolent en levant la tête pour regarder monsieur Kernac'h droit dans les yeux. Il était, sans la moindre once d'effronterie, juste déconcerté. « Vous êtes sérieux... » dit-il comme il aurait dit que le ciel est bleu. Il n'avait pas entendu l'usuel discours diabolisant les bonbons d'un adulte exaspéré qui sait au fond de lui que les personnes à qui il s'adressait ne se souciaient pas de son avis. Non ce que lui avait servi monsieur Kernac'h ressemblait davantage à une promesse à demi-mot. Chems aurait aimé croire qu'il aurait eu l'impudence de répondre "ou sinon quoi" au "j'espère bien" de l'homme s'il n'avait pas été aussi sidéré sur le coup. Mais la vérité, c'est qu'il n'en savait rien. Comment savoir si ce qui se passait ici n'allait pas se retourner contre son ami plus tard, derrière les portes closes ?

Un coup d'oeil vers son camarade et l'évidence lui sauta aux yeux. Il était déjà trop tard pour avoir ce genre de considération.

Instantanément piqué par le sentiment gênant d'avoir fauté, Chems reposa son coton sans le placer sur sa décoration, guettant les mouvements d'un ami qu'il avait l'impression, à chaque nouvelle seconde de marche prostrée au milieu de l'atelier, d'avoir envoyé à la potence. Pour une histoire de... bonbon. Qu'est-ce que j'ai dit ? Voulu-t-il lui demander sans en avoir le temps. « Mais tu n'as rien fait » répondit-tout bas il à la place.

Le bout du nez de Qaasim touchait pratiquement sa boule de Noël tant il s'était penché dessus après la mise en garde de monsieur Kernac'h, la pointe de son pinceau glissant activement sur la surface de sa décoration. Si Chems n'était pas aussi distrait qu'il l'était, il aurait vu que son correspondant traçait le dessin d'une constellation.

Le reste du temps qu'il fallut à l'élève d'Albaldah de terminer son oeuvre, l'irlandais le passa à tripoter sa couronne de Noël inachevée sans rien lui ajouter, trop perturbé par la scène à laquelle il avait assisté.

C'est une fin pour moi. Merci :)

In my defense, I was left unsupervised