Je suis un vrai petit renard !
Narcisse montra d'abord un visage perplexe à Aelle. Sentir quoi ? Il se tourna pour regarder derrière lui, arquant un sourcil, méfiant et prêt à tout, un bras posé sur la hanche et l'autre brinquebalant le long de son corps, mais rien. La réaction de son aînée à toutefois tôt fait de l'éclairer sur ces mots. La surprise sur le visage de Narcisse fait alors place à de l'incompréhension, en passant par le doute, la circonspection, et puis la terreur pendant une seconde alors qu'il remonte ses mains pour toucher les cornes. Mais il n'eut pas le temps de réagir, Aelle en rajouta une couche en lui racontant ces histoires sans queue ni tête de démon Zikomo. N'importe qui d'un tant soit peu censé n'aurait pas cru ce que racontait Aelle. Il se serait rapidement dit que personne d'autre n'avait ces cornes, et que jamais les profs ne laisseraient un tel endroit sans surveillance, ou au moins sans panneau pour prévenir. Et puis les premières années auraient bien dû être mis au courant non ? Mais non. Pour Narcisse, il ne faisait pas un doute que ce que racontait sa camarade était la vérité. Au même titre qu'Alienor et son histoire d'ancienne directrice mage noire, il la cru.
Il demeura plusieurs longues secondes, ses mains agrippant ses cornes, à regarder dans le vide.
- Oh sapristi...
Sa voix était assez faible, les yeux allant de droite à gauche, alors qu'il réfléchissait à toute vitesse. Sa mère lui avait appris à gérer ses peurs, les transformer en sentiments plus efficaces et productifs, et il s'était retrouvé dans des situations plus terrifiantes que cela. Mais là, c'était l'inconnu total. Il se voyait déjà rentrer chez lui et devoir montre cela à ses parents, et la réaction de sa mère le fit frissonner d'avance. Mais surtout, une autre pensée supplanta la précédente :
- On peut pas laisser c'démon ici sans surveillance...
Il regarda la peluche, désormais devenue démon à ses yeux, et réfléchit à toute vitesse. La priorité, à ses yeux, étaient d'empêcher d'autres élèves innocents de toucher par accident cette chose. Même le fait que ces bois resteront toujours sur sa tête venait de passer au second plan, il devait protéger les autres. Sans hésiter, il retira sa robe de sorcier pour l'étendre sur Zikomo, avant de se placer dos à lui et regarder à droite et à gauche, en écartant les bras.
- Ok... Euh, alors, j'vais rester là et l'surveiller, personne pourra l'toucher comme ça ! Euh... et toi, va chercher un prof ! C'est l'occasion ! On l'tient ce démon ! Et pour les cornes...
Il réfléchit à toute allure, après avoir eu l'impression de contrôler la situation, le problème des cornes venait de le frapper en plein visage. Sa main gauche se glissa dans la manche droite de sa chemise, pour saisir sa baguette rangée dans son étui, avant de la dégainer. Il la regarda.
- Tu penses qu'un Diffindo ça peut marcher ?..
Il serrait les lèvres, se concentrant déjà pour lancer le sort, sa baguette vibrait puissamment entre ses mains. Comme si cette dernière comprenait la situation mieux que lui et se retenait d'éclater de rire.
Il demeura plusieurs longues secondes, ses mains agrippant ses cornes, à regarder dans le vide.
- Oh sapristi...
Sa voix était assez faible, les yeux allant de droite à gauche, alors qu'il réfléchissait à toute vitesse. Sa mère lui avait appris à gérer ses peurs, les transformer en sentiments plus efficaces et productifs, et il s'était retrouvé dans des situations plus terrifiantes que cela. Mais là, c'était l'inconnu total. Il se voyait déjà rentrer chez lui et devoir montre cela à ses parents, et la réaction de sa mère le fit frissonner d'avance. Mais surtout, une autre pensée supplanta la précédente :
- On peut pas laisser c'démon ici sans surveillance...
Il regarda la peluche, désormais devenue démon à ses yeux, et réfléchit à toute vitesse. La priorité, à ses yeux, étaient d'empêcher d'autres élèves innocents de toucher par accident cette chose. Même le fait que ces bois resteront toujours sur sa tête venait de passer au second plan, il devait protéger les autres. Sans hésiter, il retira sa robe de sorcier pour l'étendre sur Zikomo, avant de se placer dos à lui et regarder à droite et à gauche, en écartant les bras.
- Ok... Euh, alors, j'vais rester là et l'surveiller, personne pourra l'toucher comme ça ! Euh... et toi, va chercher un prof ! C'est l'occasion ! On l'tient ce démon ! Et pour les cornes...
Il réfléchit à toute allure, après avoir eu l'impression de contrôler la situation, le problème des cornes venait de le frapper en plein visage. Sa main gauche se glissa dans la manche droite de sa chemise, pour saisir sa baguette rangée dans son étui, avant de la dégainer. Il la regarda.
- Tu penses qu'un Diffindo ça peut marcher ?..
Il serrait les lèvres, se concentrant déjà pour lancer le sort, sa baguette vibrait puissamment entre ses mains. Comme si cette dernière comprenait la situation mieux que lui et se retenait d'éclater de rire.
Je suis un vrai petit renard !
Et la voilà, la dégringolade des émotions. Son compréhension aurait été pénible à observer si elle n'avait pas été rapidement remplacée par une terreur toute enfantine : quoi comment qui pourquoi ? doit-il se demander alors que je me bidonne intérieurement de le voir si perdu, enfin. Je me gorge de cette image qu'il renvoie : celui d'un enfant, les mains accrochées à ses bois de cerfs, les yeux perdus dans le vide tandis qu'il essaie de se faire à l'idée que pour toujours il gardera ces choses sur sa tête.
Mais alors que je m'attendais à le voir paniquer et me harasser de question : est-ce que pour toujours ça veut vraiment dire toujours ? est-ce que je vais mourir ? comment je vais m'en débarrasser ? oh mon dieu Aelle, aide-moi, fais quelque chose ! Rien de tout ça ne passe sa bouche. Pas de cri horrifié, pas de larme, pas d'exclamation. Non, Brando préfère s'inquiéter pour les autres plutôt que pour sa petite personne, ce qui est franchement étrange, surtout quand on se retrouve avec des bois sur la tête.
À ma plus grande horreur, il ôte sa cape et la jette sur Zikomo. Je fais un geste vers mon pauvre petit compagnon bleu avant de me retenir. Je l'imagine perdu sous cette grande cape sombre... Il en profitera certainement pour enfin cligner des yeux et rire sous couvert, cela dit. Je n'imagine même pas comment j'aurais réagi si Brando avait décidé, plutôt que de le cacher à la vue de tous, de l'attraper pour l'emmener je ne sais où. Je crois que je lui aurais explosé la tête contre un mur.
C'est terriblement affligeant de voir à quel point le Poufsouffle s'émeut pour un monde qui ne le considère qu'à peine. Alors que la plupart de ses camarades ne doivent en avoir rien à faire de lui... Il est prêt à sacrifier toutes ses heures de libre, toute sa liberté pour... Rester ici les bras écartés, à empêcher quiconque oserait s'approcher de la statue bleue. Pourquoi est-il comme ça ? Pourquoi se sacrifier pour les autres alors qu'il est déjà la victime d'un vilain sort ?
Je dégaine ma baguette magique et d'un sortilège je fais s'envoler la cape du garçon dans les airs ; elle retombe dans la cour, sur la neige, et dévoile un Zikomo tout recroquevillé mais dont les yeux brillent d'une lueur amusée. Le Poufsouffle remarquera-t-il qu'il a changé de position ?
« Alors déjà c'est pas des cornes mais des bois. »
Qu'est-ce qu'on lui apprend dans son école moldue ? Et puis qu'est-il en train de faire ? Je plisse des yeux lorsqu'il serre sa baguette. Il semble concentré, comme si...
« Putain, Brando ! » m'exclamé-je en levant une main vers lui. Je stoppe mon geste, n'ayant aucunement l'intention de me saisir de son arme même s'il a vraiment l'air d'un gnome ayant trouvé un couteau dans cette position. « Baisse ta baguette, lui ordonné-je d'un ton très sévère. T'es idiot ? Même si cisailler ces bois à l'aide d'un Diffindo était la meilleure solution, et ça l'est pas espèce de Veaudelune, on lance jamais un sortilège sur quelque chose qu'on ne voit pas. Surtout pas ce sortilège ! »
Je le juge de haut en bas, si bien qu'il ne peut guère ignorer tout ce que je pense de lui : c'est à dire qu'il n'a vraiment rien dans le crâne. Je ne le quitte plus du regard, prête à lui lancer un sortilège en pleine tête s'il fait mine de vouloir se couper les bois.
« Les cerfs perdent leur bois après la saison des amours, répliqué-je en me déridant légèrement. Alors... Suffit d'attendre un peu. »
Un sourire suffisant s'affiche sur mes traits. Je donnerais cher pour que le garçon garde ses bois pendant des mois et des mois, juste pour qu'il comprenne qu'il n'a pas à fourrer son nez n'importe ou.
« Pour ce qui est de Zikomo, continué-je sans transition, tu crois que personne est au courant ? Les profs le savent très bien, inventé-je sans remord. On est à Poudlard ici : les dangers, on en trouve dans tous les couloirs. C'est comme ça qu'on forme les sorciers de demain... Seuls ceux qui savent se débrouiller seuls deviennent quelqu'un, Brando. »
Et si cette phrase sonne comme une morale, c'est sans doute car je suis en train de lui faire la morale. Quand j'avais son âge je n'avais pas que le mot professeur à la bouche. Je savais me débrouiller sans eux.
« Non... La seule solution c'est que tu restes ici, annoncé-je sans chercher à cacher la moquerie qui rend ma voix plus chantante. Rester ici avec tes bois sur le crâne pour surveiller le zone, tu comprends. Ce serait bête qu'un autre idi... Un autre enfant se fasse avoir, hein ? »
Mais alors que je m'attendais à le voir paniquer et me harasser de question : est-ce que pour toujours ça veut vraiment dire toujours ? est-ce que je vais mourir ? comment je vais m'en débarrasser ? oh mon dieu Aelle, aide-moi, fais quelque chose ! Rien de tout ça ne passe sa bouche. Pas de cri horrifié, pas de larme, pas d'exclamation. Non, Brando préfère s'inquiéter pour les autres plutôt que pour sa petite personne, ce qui est franchement étrange, surtout quand on se retrouve avec des bois sur la tête.
À ma plus grande horreur, il ôte sa cape et la jette sur Zikomo. Je fais un geste vers mon pauvre petit compagnon bleu avant de me retenir. Je l'imagine perdu sous cette grande cape sombre... Il en profitera certainement pour enfin cligner des yeux et rire sous couvert, cela dit. Je n'imagine même pas comment j'aurais réagi si Brando avait décidé, plutôt que de le cacher à la vue de tous, de l'attraper pour l'emmener je ne sais où. Je crois que je lui aurais explosé la tête contre un mur.
C'est terriblement affligeant de voir à quel point le Poufsouffle s'émeut pour un monde qui ne le considère qu'à peine. Alors que la plupart de ses camarades ne doivent en avoir rien à faire de lui... Il est prêt à sacrifier toutes ses heures de libre, toute sa liberté pour... Rester ici les bras écartés, à empêcher quiconque oserait s'approcher de la statue bleue. Pourquoi est-il comme ça ? Pourquoi se sacrifier pour les autres alors qu'il est déjà la victime d'un vilain sort ?
Je dégaine ma baguette magique et d'un sortilège je fais s'envoler la cape du garçon dans les airs ; elle retombe dans la cour, sur la neige, et dévoile un Zikomo tout recroquevillé mais dont les yeux brillent d'une lueur amusée. Le Poufsouffle remarquera-t-il qu'il a changé de position ?
« Alors déjà c'est pas des cornes mais des bois. »
Qu'est-ce qu'on lui apprend dans son école moldue ? Et puis qu'est-il en train de faire ? Je plisse des yeux lorsqu'il serre sa baguette. Il semble concentré, comme si...
« Putain, Brando ! » m'exclamé-je en levant une main vers lui. Je stoppe mon geste, n'ayant aucunement l'intention de me saisir de son arme même s'il a vraiment l'air d'un gnome ayant trouvé un couteau dans cette position. « Baisse ta baguette, lui ordonné-je d'un ton très sévère. T'es idiot ? Même si cisailler ces bois à l'aide d'un Diffindo était la meilleure solution, et ça l'est pas espèce de Veaudelune, on lance jamais un sortilège sur quelque chose qu'on ne voit pas. Surtout pas ce sortilège ! »
Je le juge de haut en bas, si bien qu'il ne peut guère ignorer tout ce que je pense de lui : c'est à dire qu'il n'a vraiment rien dans le crâne. Je ne le quitte plus du regard, prête à lui lancer un sortilège en pleine tête s'il fait mine de vouloir se couper les bois.
« Les cerfs perdent leur bois après la saison des amours, répliqué-je en me déridant légèrement. Alors... Suffit d'attendre un peu. »
Un sourire suffisant s'affiche sur mes traits. Je donnerais cher pour que le garçon garde ses bois pendant des mois et des mois, juste pour qu'il comprenne qu'il n'a pas à fourrer son nez n'importe ou.
« Pour ce qui est de Zikomo, continué-je sans transition, tu crois que personne est au courant ? Les profs le savent très bien, inventé-je sans remord. On est à Poudlard ici : les dangers, on en trouve dans tous les couloirs. C'est comme ça qu'on forme les sorciers de demain... Seuls ceux qui savent se débrouiller seuls deviennent quelqu'un, Brando. »
Et si cette phrase sonne comme une morale, c'est sans doute car je suis en train de lui faire la morale. Quand j'avais son âge je n'avais pas que le mot professeur à la bouche. Je savais me débrouiller sans eux.
« Non... La seule solution c'est que tu restes ici, annoncé-je sans chercher à cacher la moquerie qui rend ma voix plus chantante. Rester ici avec tes bois sur le crâne pour surveiller le zone, tu comprends. Ce serait bête qu'un autre idi... Un autre enfant se fasse avoir, hein ? »
Je suis un vrai petit renard !
Narcisse sursauta quand Aelle le reprit sur son utilisation intempestive de Diffindo. Lui-même détestait ce sort, mais devait bien reconnaître son utilité de temps à autres. Elle marquait en revanche, de toute évidence, un point. Il baissa donc sa baguette, avant de croiser ses bras pour réfléchir, le regard posé sur Zikomo. Il eut la drôle d'impression que quelque chose n'allait pas, ce petit renard avait-il toujours été figé dans cette position ? Il plissa à nouveau les yeux, doutant de son propre jugement, peut-être l'avait-il mal observé avant de déposer sa cape sur lui. Il écouta ensuite Aelle lui parler de cette histoire de chute de bois, et même si ça lui disait quelque chose, il doutait que cela s'applique réellement à lui, et de toute manière, il ne pouvait pas se permettre de rester comme ça. Son regard plongea dans celui d'Aelle.
- J'peux pas rester comme ça, si ma mère me voit avec ça... Non, j'peux pas.
Il n'imaginait pas la colère dont pourrait faire preuve sa mère. Déjà qu'elle était de toute évidence inquiète, mais s'il fournissait un fondement à ses inquiétudes, elle n'allait certainement pas rester sans rien faire. Il frissonna à l'idée. Tout en continuant de l'écouter, il se concentra à nouveau, et bloqua durant plusieurs secondes tout sentiments parasites pour récupérer sa robe d'un coup de baguette. Il la fit flotter rapidement jusque dans sa main avant de la secouer pour la débarrasser de la neige. Il la renfila, tournant son regard vers Zikomo.
- J'peux pas rester ici toutes les vacances...
Son indexe tapotait sur sa baguette, et il chuchota à Aelle.
- Tu penses que si on s'y met à deux, on peut s'débarrasser d'ce démon ? Vu qu'il m'a déjà touché, j'peux l'immobiliser sans risque, et toi tu le... Tu... On peut peut-être l'emmener loin d'ici non ? Mais on peut pas rester sans rien faire !
Son regard était déterminé, et son poing se serrait, rien que l'idée que d'autre de ses camarades subissent cette malédiction, sa gorge se serrait. Il ne laisserait pas cela arriver, hors de question ! Mais d'un autre côté, il ne se voyait pas attaquer ce petit démon. Après tout, lui aussi vivait sa vie, et ce n'était pas à lui de décider d'y mettre fin. Son cerveau venait de basculer en mode défense et stratégie : comment régler ce problème ? Ses bois venaient de passer au second plan. Ses yeux s'étaient étrécis, et sa baguette vibrait entre ses doigts, tandis qu'il se positionnait lentement avec stratégie en biais par rapport au petit démon.
- J'peux pas rester comme ça, si ma mère me voit avec ça... Non, j'peux pas.
Il n'imaginait pas la colère dont pourrait faire preuve sa mère. Déjà qu'elle était de toute évidence inquiète, mais s'il fournissait un fondement à ses inquiétudes, elle n'allait certainement pas rester sans rien faire. Il frissonna à l'idée. Tout en continuant de l'écouter, il se concentra à nouveau, et bloqua durant plusieurs secondes tout sentiments parasites pour récupérer sa robe d'un coup de baguette. Il la fit flotter rapidement jusque dans sa main avant de la secouer pour la débarrasser de la neige. Il la renfila, tournant son regard vers Zikomo.
- J'peux pas rester ici toutes les vacances...
Son indexe tapotait sur sa baguette, et il chuchota à Aelle.
- Tu penses que si on s'y met à deux, on peut s'débarrasser d'ce démon ? Vu qu'il m'a déjà touché, j'peux l'immobiliser sans risque, et toi tu le... Tu... On peut peut-être l'emmener loin d'ici non ? Mais on peut pas rester sans rien faire !
Son regard était déterminé, et son poing se serrait, rien que l'idée que d'autre de ses camarades subissent cette malédiction, sa gorge se serrait. Il ne laisserait pas cela arriver, hors de question ! Mais d'un autre côté, il ne se voyait pas attaquer ce petit démon. Après tout, lui aussi vivait sa vie, et ce n'était pas à lui de décider d'y mettre fin. Son cerveau venait de basculer en mode défense et stratégie : comment régler ce problème ? Ses bois venaient de passer au second plan. Ses yeux s'étaient étrécis, et sa baguette vibrait entre ses doigts, tandis qu'il se positionnait lentement avec stratégie en biais par rapport au petit démon.
Je suis un vrai petit renard !
Que dirait une mère moldue si elle voyait revenir son enfant de son école magique avec deux bois sur le crâne ? Comment pourrait-elle réagir ? Son incapacité à aider son fils finirait-elle par l'étouffer ? Elle se rendrait compte qu'avec sa condition elle ne peut rien pour lui, absolument rien. Ce doit être terrible d'aimer une personne qui ne vit pas dans notre monde et d'en être réduit à une moins que rien face au danger. Le pire étant que même le fils semble être au courant de l'inutilité de sa mère. Se sent-il brûler de honte rien qu'à l'imaginer s'horrifier devant ses bois sans ne rien pouvoir faire pour l'aider ? Certainement, oui.
Même si je me passe de ma famille, je ne cesserais jamais d'être reconnaissante que le hasard m'ait fait naître dans une famille douée de magie. Quelle horreur d'être une moldue ou de provenir d'une famille moldue. La meilleure solution reste donc que Brando ne rentre pas chez lui ainsi. Ce qu'il ne sait pas c'est que le sortilège prendra fin dans quelques temps et qu'il ne restera pas la moindre traces de ces bois sur son crâne. Mais ce serait beaucoup moins marrant si je le lui disais.
Je voulais faire naître chez le garçon le besoin irrépressible de se sacrifier pour les autres : il serait resté là jusqu'au soir où un adulte serait venu le chercher pour lui demander des comptes ; il aurait eu l'air bien bête en essayant de s'expliquer. Mais ce n'est pas un sacrifice passif qu'il veut subir, non... Lui veut bien mettre sa vie en danger, ce qui aurait été le cas si Zikomo avait été un vrai démon, en combattant la bête. Se rendit-il seulement compte de son âge, de sa taille, de ses capacités magiques ? A-t-il conscience de n'être rien de moins qu'un bambin avec une baguette magique ; il peut produire des étincelles et après ? Qu'espère-t-il faire, au juste ?
Mais il n'en a rien à fiche de ces questionnements. Il se met en position d'attaque, prêt à en découdre. Le voir ainsi face au petit Zikomo réveille quelque chose de mauvais en moi. Je me crispe sur ma baguette magique. Même si je sais qu'il ne pourra jamais rien faire au Mngwi, jamais il ne réussira à le toucher, imaginer qu'il puisse l'attaquer... Me donne une folle envie de lui faire violemment comprendre qu'il n'est qu'une chiure de première année, impuissant, incapable du moindre acte de magie impressionnant.
Ma respiration s’amenuise tandis que je ressemble mes pensées. Vas-y, amorce le moindre geste, Brando, et je te balance un maléfice cuisant en plein visage. J'espère même qu'il le fasse. Allez ! Que je puisse me défouler.
Une voix soudaine retentit dans la cour de la tour de l'horloge et brise le silence plein de tensions qui venait de s'installer. Une voix taquine que je connais par coeur et qui provient du fameux petit démon.
« Tu penses réellement pouvoir me toucher ? Vas-y, essaie. »
Je tourne la tête si vite que quelque chose craque à la base de mon cou. Terminé le Mngwi immobile. Le voilà plein de vie, désormais, le regard brillant, les oreilles frissonnantes. Il dévoile ses dents dans un simulacre de sourire, ce qui est une très mauvaise idée : je vois ça comme un sourire mais que dira Brando quand il verra que ce qu'il prend pour un monstre lui dévoiler sa dentition ?
J'éprouve une brusque frustration que mes divers plans n'aient pas fonctionné comme je le souhaitais. Rendre Brando fou d'horreur en lui mentant quant à la provenance de ses bois ? Raté. Le forcer à rester sur place pour empêcher quiconque d'approcher le démon ? Raté. Il n'y a finalement qu'à cette histoire de démon à laquelle il croit. Brando me donne l'impression de parler dans le vide et Merlin seul sait combien je déteste cette sensation de ne pas être écoutée.
« Commence pas ! m'exclamé-je d'une voix agacée en bombardant Zik d'un regard noir. Il y arrivera jamais. »
Du bout du coude je bouscule Brando, autant pour attirer son attention que pour le forcer à changer de position ; baisse cette baguette, bordel !
« L'écoute pas, lui soufflé-je, il rentre dans ta tête pour te faire croire des choses. »
Puis je tourne la tête vers le garçon pour le regarder fixement. Sans transition aucune, d'une voix sifflante car mes entrailles se tordent à l'idée que Zikomo se fasse attaquer, je lui dis :
« Si tu baisses pas ta baguette magique, je t'ouvre en deux. »
Même si je me passe de ma famille, je ne cesserais jamais d'être reconnaissante que le hasard m'ait fait naître dans une famille douée de magie. Quelle horreur d'être une moldue ou de provenir d'une famille moldue. La meilleure solution reste donc que Brando ne rentre pas chez lui ainsi. Ce qu'il ne sait pas c'est que le sortilège prendra fin dans quelques temps et qu'il ne restera pas la moindre traces de ces bois sur son crâne. Mais ce serait beaucoup moins marrant si je le lui disais.
Je voulais faire naître chez le garçon le besoin irrépressible de se sacrifier pour les autres : il serait resté là jusqu'au soir où un adulte serait venu le chercher pour lui demander des comptes ; il aurait eu l'air bien bête en essayant de s'expliquer. Mais ce n'est pas un sacrifice passif qu'il veut subir, non... Lui veut bien mettre sa vie en danger, ce qui aurait été le cas si Zikomo avait été un vrai démon, en combattant la bête. Se rendit-il seulement compte de son âge, de sa taille, de ses capacités magiques ? A-t-il conscience de n'être rien de moins qu'un bambin avec une baguette magique ; il peut produire des étincelles et après ? Qu'espère-t-il faire, au juste ?
Mais il n'en a rien à fiche de ces questionnements. Il se met en position d'attaque, prêt à en découdre. Le voir ainsi face au petit Zikomo réveille quelque chose de mauvais en moi. Je me crispe sur ma baguette magique. Même si je sais qu'il ne pourra jamais rien faire au Mngwi, jamais il ne réussira à le toucher, imaginer qu'il puisse l'attaquer... Me donne une folle envie de lui faire violemment comprendre qu'il n'est qu'une chiure de première année, impuissant, incapable du moindre acte de magie impressionnant.
Ma respiration s’amenuise tandis que je ressemble mes pensées. Vas-y, amorce le moindre geste, Brando, et je te balance un maléfice cuisant en plein visage. J'espère même qu'il le fasse. Allez ! Que je puisse me défouler.
Une voix soudaine retentit dans la cour de la tour de l'horloge et brise le silence plein de tensions qui venait de s'installer. Une voix taquine que je connais par coeur et qui provient du fameux petit démon.
« Tu penses réellement pouvoir me toucher ? Vas-y, essaie. »
Je tourne la tête si vite que quelque chose craque à la base de mon cou. Terminé le Mngwi immobile. Le voilà plein de vie, désormais, le regard brillant, les oreilles frissonnantes. Il dévoile ses dents dans un simulacre de sourire, ce qui est une très mauvaise idée : je vois ça comme un sourire mais que dira Brando quand il verra que ce qu'il prend pour un monstre lui dévoiler sa dentition ?
J'éprouve une brusque frustration que mes divers plans n'aient pas fonctionné comme je le souhaitais. Rendre Brando fou d'horreur en lui mentant quant à la provenance de ses bois ? Raté. Le forcer à rester sur place pour empêcher quiconque d'approcher le démon ? Raté. Il n'y a finalement qu'à cette histoire de démon à laquelle il croit. Brando me donne l'impression de parler dans le vide et Merlin seul sait combien je déteste cette sensation de ne pas être écoutée.
« Commence pas ! m'exclamé-je d'une voix agacée en bombardant Zik d'un regard noir. Il y arrivera jamais. »
Du bout du coude je bouscule Brando, autant pour attirer son attention que pour le forcer à changer de position ; baisse cette baguette, bordel !
« L'écoute pas, lui soufflé-je, il rentre dans ta tête pour te faire croire des choses. »
Puis je tourne la tête vers le garçon pour le regarder fixement. Sans transition aucune, d'une voix sifflante car mes entrailles se tordent à l'idée que Zikomo se fasse attaquer, je lui dis :
« Si tu baisses pas ta baguette magique, je t'ouvre en deux. »
Je suis un vrai petit renard !
Narcisse avait appris à gérer la pression. Affronter régulièrement sa mère en duel d'arts martiaux l'avait entraîné, et surtout, il avait appris à prendre son temps dans les situations critiques. Il ne fallait pas agir impulsivement, surtout pas. Et si la grande majorité du temps, le petit Narcisse n'y arrivait pas le moins du monde, quad son cerveau travaillait comme il le fallait, la pression glissait sur lui comme de l'eau sur du papier ciré. Si bien qu'au moment où la voix de Zikomo retentit, Narcisse ne cligna même pas des yeux, prêt à tout. En revanche, ce qui le fit tiquer, ce fut la réaction d'Aelle. Il ressentit un danger évident, qui lui rappela la fois où il s'était trouvé face à Miss Valerion et Mister Kohler.
Narcisse n'avais pas baissé sa baguette, qui vibrait entre ses doigts. Mais quelque chose n'allait pas. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il était loin de se douter la réelle nature de la relation de ce renard et de sa camarade, mais il sentait que quelque chose n'allait pas. Et cela le tendait. En revanche, ce qui était certain, c'est qu'il était totalement détendu, l'adrénaline parcourait ses veines à toute allure, affûtant ses sens et le rendant plus conscient de ce qui l'entourait. Sa mère avait longuement tenté de l'initier à la création de son palais mental, mais il était évident que c'était trop tôt. Toutefois, une petite ébauche avait fini par prendre forme, ce qui lui permettait, quand les conditions étaient réunies, de réfléchir très rapidement et efficacement.
En premier lieu, il soutint le regard menaçant de sa camarade. Elle ne lui faisait pas peur. Sa mère était bien plus effrayante, et il se rendait compte avec une certaine délectation qu'il avait dépassé le stade de la peur. Il était dans le bon état. Il n'avait aucune envie d'obéir à sa camarade sous la menace, mais il n'avait pas non plus envie de frapper la bestiole d'un sortilège s'il se trompait. Une bonne seconde s'écoula durant laquelle Narcisse et Aelle se regardèrent sans le moindre mouvement. Puis il regarda le renard, désormais bien vivant et mouvant, toujours indécis. Il baissa ensuite lentement sa baguette jusqu'à sa hanche, mais demeurant toujours concentré et alerte, comme en témoignaient les ombres blanches dansantes au fond de ses yeux.
- Y'a un truc qui cloche.
Maintenant que son esprit était purgé de toutes les pensées parasites et superflues qui l'envahissaient en temps normal, sa voix était claire, et ses pensées précises. Même son tic de langage avait disparu.
- Je ne sais pas quoi, mais ça me perturbe.
Et soudain, cela lui paru évident. Il ne put retenir un petit sourire. Pourquoi personne n'avait jamais rien fait contre ce démon s'il était si connu ? Il soupçonnait que quelque chose existait entre ce renard et sa camarade, mais il n'avait aucune idée précise. En revanche, ce qu'il pouvait faire, c'était jouer le jeu. Il ne se doutait pas qu'elle l'avait mené en bateau de bout en bout, mais quoi qu'il se passe, le jeu prenait une direction qu'elle n'aimait pas du tout.
- Tu penses qu'il manipule mon esprit ?
Son sourire s'élargit, mais il chuchotait en direction d'Aelle, comme s'il voulait ne pas se faire entendre du renard.
- Qui me dit qu'il n'a pas pris possession du tien aussi ? Sapristi Aelle, cligne des yeux deux fois si tu te fais manipuler !
Il ne savait pas quoi croire, il n'en avait aucune idée, il s'était rarement senti aussi perdu de sa vie, mais il comptait bien rester vigilant et prêt à toutes les éventualités. Son regard virevoltait entre Aelle et le renard, ses genoux étaient débloqués et il était souplement appuyé sur ses jambes, juste au cas où.
Narcisse n'avais pas baissé sa baguette, qui vibrait entre ses doigts. Mais quelque chose n'allait pas. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il était loin de se douter la réelle nature de la relation de ce renard et de sa camarade, mais il sentait que quelque chose n'allait pas. Et cela le tendait. En revanche, ce qui était certain, c'est qu'il était totalement détendu, l'adrénaline parcourait ses veines à toute allure, affûtant ses sens et le rendant plus conscient de ce qui l'entourait. Sa mère avait longuement tenté de l'initier à la création de son palais mental, mais il était évident que c'était trop tôt. Toutefois, une petite ébauche avait fini par prendre forme, ce qui lui permettait, quand les conditions étaient réunies, de réfléchir très rapidement et efficacement.
En premier lieu, il soutint le regard menaçant de sa camarade. Elle ne lui faisait pas peur. Sa mère était bien plus effrayante, et il se rendait compte avec une certaine délectation qu'il avait dépassé le stade de la peur. Il était dans le bon état. Il n'avait aucune envie d'obéir à sa camarade sous la menace, mais il n'avait pas non plus envie de frapper la bestiole d'un sortilège s'il se trompait. Une bonne seconde s'écoula durant laquelle Narcisse et Aelle se regardèrent sans le moindre mouvement. Puis il regarda le renard, désormais bien vivant et mouvant, toujours indécis. Il baissa ensuite lentement sa baguette jusqu'à sa hanche, mais demeurant toujours concentré et alerte, comme en témoignaient les ombres blanches dansantes au fond de ses yeux.
- Y'a un truc qui cloche.
Maintenant que son esprit était purgé de toutes les pensées parasites et superflues qui l'envahissaient en temps normal, sa voix était claire, et ses pensées précises. Même son tic de langage avait disparu.
- Je ne sais pas quoi, mais ça me perturbe.
Et soudain, cela lui paru évident. Il ne put retenir un petit sourire. Pourquoi personne n'avait jamais rien fait contre ce démon s'il était si connu ? Il soupçonnait que quelque chose existait entre ce renard et sa camarade, mais il n'avait aucune idée précise. En revanche, ce qu'il pouvait faire, c'était jouer le jeu. Il ne se doutait pas qu'elle l'avait mené en bateau de bout en bout, mais quoi qu'il se passe, le jeu prenait une direction qu'elle n'aimait pas du tout.
- Tu penses qu'il manipule mon esprit ?
Son sourire s'élargit, mais il chuchotait en direction d'Aelle, comme s'il voulait ne pas se faire entendre du renard.
- Qui me dit qu'il n'a pas pris possession du tien aussi ? Sapristi Aelle, cligne des yeux deux fois si tu te fais manipuler !
Il ne savait pas quoi croire, il n'en avait aucune idée, il s'était rarement senti aussi perdu de sa vie, mais il comptait bien rester vigilant et prêt à toutes les éventualités. Son regard virevoltait entre Aelle et le renard, ses genoux étaient débloqués et il était souplement appuyé sur ses jambes, juste au cas où.
Je suis un vrai petit renard !
La pression se relâche légèrement lorsqu'il baisse sa baguette magique. Je me redresse pour m'éloigner de lui, sans pour autant cesser de le surveiller.
Bien sûr, Brando, qu'il y a quelque chose qui cloche, songé-je intérieurement. Tu fais face à une créature qui ressemble à s'y méprendre à un renard qui parle, tu as des bois de cerf sur la tête et je peux te raconter n'importe quoi que tu y croirais. Ce qui cloche, c'est toi. Du début à la fin, tu cloches. Tes réactions sont anormales, tout comme les émotions que tu laisses paraître. Si tu étais un peu plus comme les autres enfants de ton âge, peut-être aurais-je pu continuer à te rouler dans la farine mais là sérieusement, tu commences à me fatiguer. Je n'ai pas la force de persister dans un mensonge qui ne me rapportera pas grand chose — si encore il avait montré des signes de peur, mais même ça il me le refuse.
Je garde toutes ces pensées pour moi mais ne fais rien pour cacher mes yeux qui se lèvent au ciel. Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe exactement dans la tête de ce garçon. Ses sourires me perturbent ; pourquoi sourit-il s'il se demandait sérieusement s'il était en train de se faire manipuler ?
« Sérieux, Brando ? Si on était manipulé, tu crois pas qu'il me forcerait à cligner deux fois des yeux pour t'entourlouper ? » me moqué-je en désignant l'horrible, le terrible démon du menton.
J'échange un regard avec Zikomo. Je crois qu'il est trop con pour réagir comme on le voulait, Zik, lui dis-je mentalement. À son clignement d'yeux, je comprends qu'il me répond plus ou moins : moi je n'attendais rien de lui. Je hausse discrètement les épaules, jette un œil au garçon avant d'en revenir au Mngwi. Je lui fait un geste de la tête en désignant Brando. Jette-lui dessus, allez ! Fais lui peur ! Il me regarde d'un air désabusé, je lui fais les gros yeux. Mais rien à faire, il me regarde silencieusement comme s'il ne comprenait pas le moindre mot de ce que je disais.
« Bon... »
Le Poufsouffle est bien campé sur ses deux jambes et me semble plus crispé que Nerrah dans ses mauvais jours. Soudainement, j'en ai assez. Je pourrais continuer de jouer la comédie, inventer tout un stratagème pour faire croire à Brando que j'ai réussi à capturer le démon. C'est simple, Zikomo se serait laissé toucher par l'un de mes sortilèges (n'est-ce pas ?) et Brando aurait été béat d'admiration devant moi. Peut-être se serait-il pavané dans les couloirs en arguant qu'Aelle la chasseuse de démon lui a sauvé la vie. J'en aurais été ravie même si je n'aurais rien dit. Cela dit, j'en ai assez.
« Tu m'as saoulée, Brando. On arrête de jouer. »
Cette dernière phrase s'adresse à Zikomo qui ne fait pas le moindre geste. Je le fusille du regard.
« On arrête de jouer, Zik ! Eh ho, tu fais le mort ? »
Le Mngwi est allongé sur le muret, la tête bien droite, les oreilles dressées. Son regard se balade tranquillement de Brando à moi mais sa bouche reste résolument close bien que je m'agite devant lui pour le forcer à réagir. Je sens la colère monter petit à petit.
« Joue pas à ça avec moi, Merlin ! »
Je déteste ne pas avoir ce que je désire dans la minute où je le désire. Et actuellement, je souhaite que Zikomo se mette à bouger, qu'il parle et que le Poufsouffle fasse son Poufsouffle moyen : c'est à dire qu'il m'interroge avec ravissement quant à l'origine du Mngwi et la nature de son amitié avec moi. J'avais envie de voir sa tête déçue quand je lui aurais fait comprendre que je ne comptais pas répondre à ses questions.
Mais non, Zikomo fait le mort. Et moi je soupire profondément mais cela ne change rien à la situation dans laquelle je me trouve ; s'il y a quelques minutes toute cette affaire m'amusait franchement, maintenant elle m'agace plus qu'autre chose.
Bien sûr, Brando, qu'il y a quelque chose qui cloche, songé-je intérieurement. Tu fais face à une créature qui ressemble à s'y méprendre à un renard qui parle, tu as des bois de cerf sur la tête et je peux te raconter n'importe quoi que tu y croirais. Ce qui cloche, c'est toi. Du début à la fin, tu cloches. Tes réactions sont anormales, tout comme les émotions que tu laisses paraître. Si tu étais un peu plus comme les autres enfants de ton âge, peut-être aurais-je pu continuer à te rouler dans la farine mais là sérieusement, tu commences à me fatiguer. Je n'ai pas la force de persister dans un mensonge qui ne me rapportera pas grand chose — si encore il avait montré des signes de peur, mais même ça il me le refuse.
Je garde toutes ces pensées pour moi mais ne fais rien pour cacher mes yeux qui se lèvent au ciel. Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe exactement dans la tête de ce garçon. Ses sourires me perturbent ; pourquoi sourit-il s'il se demandait sérieusement s'il était en train de se faire manipuler ?
« Sérieux, Brando ? Si on était manipulé, tu crois pas qu'il me forcerait à cligner deux fois des yeux pour t'entourlouper ? » me moqué-je en désignant l'horrible, le terrible démon du menton.
J'échange un regard avec Zikomo. Je crois qu'il est trop con pour réagir comme on le voulait, Zik, lui dis-je mentalement. À son clignement d'yeux, je comprends qu'il me répond plus ou moins : moi je n'attendais rien de lui. Je hausse discrètement les épaules, jette un œil au garçon avant d'en revenir au Mngwi. Je lui fait un geste de la tête en désignant Brando. Jette-lui dessus, allez ! Fais lui peur ! Il me regarde d'un air désabusé, je lui fais les gros yeux. Mais rien à faire, il me regarde silencieusement comme s'il ne comprenait pas le moindre mot de ce que je disais.
« Bon... »
Le Poufsouffle est bien campé sur ses deux jambes et me semble plus crispé que Nerrah dans ses mauvais jours. Soudainement, j'en ai assez. Je pourrais continuer de jouer la comédie, inventer tout un stratagème pour faire croire à Brando que j'ai réussi à capturer le démon. C'est simple, Zikomo se serait laissé toucher par l'un de mes sortilèges (n'est-ce pas ?) et Brando aurait été béat d'admiration devant moi. Peut-être se serait-il pavané dans les couloirs en arguant qu'Aelle la chasseuse de démon lui a sauvé la vie. J'en aurais été ravie même si je n'aurais rien dit. Cela dit, j'en ai assez.
« Tu m'as saoulée, Brando. On arrête de jouer. »
Cette dernière phrase s'adresse à Zikomo qui ne fait pas le moindre geste. Je le fusille du regard.
« On arrête de jouer, Zik ! Eh ho, tu fais le mort ? »
Le Mngwi est allongé sur le muret, la tête bien droite, les oreilles dressées. Son regard se balade tranquillement de Brando à moi mais sa bouche reste résolument close bien que je m'agite devant lui pour le forcer à réagir. Je sens la colère monter petit à petit.
« Joue pas à ça avec moi, Merlin ! »
Je déteste ne pas avoir ce que je désire dans la minute où je le désire. Et actuellement, je souhaite que Zikomo se mette à bouger, qu'il parle et que le Poufsouffle fasse son Poufsouffle moyen : c'est à dire qu'il m'interroge avec ravissement quant à l'origine du Mngwi et la nature de son amitié avec moi. J'avais envie de voir sa tête déçue quand je lui aurais fait comprendre que je ne comptais pas répondre à ses questions.
Mais non, Zikomo fait le mort. Et moi je soupire profondément mais cela ne change rien à la situation dans laquelle je me trouve ; s'il y a quelques minutes toute cette affaire m'amusait franchement, maintenant elle m'agace plus qu'autre chose.
Je suis un vrai petit renard !
Narcisse ne comprenait décidément plus rien à ce qui se passait. Donc, apparemment, Aelle connaissait ce démon ? Et il s'appelait Zik ? Il se gratta distraitement la tête, avant de se souvenir qu'il avait désormais des cornes, ce qui le fit sourire. Et son sourire ne fit que s'agrandir en regardant la scène qui se déroulait sous ses yeux ébahis. Sa main vint se placer devant sa bouche pour retenir son éclat de rire, et ce ne fut que grâce à toute la maîtrise de lui dont il put faire preuve qu'il y arriva. Tout devenait plus clair désormais. Mais il n'était pas sûr de savoir quelle créature Zik était, même si cela avait plutôt peu d'importance en l'occurrence. Tout ce qui comptait, c'est qu'il semblait avoir son petit caractère à lui.
Une fois qu'il comprit la situation, une petite malice s'implanta dans son cerveau, elle avait voulu jouer, ils allaient jouer. Son cerveau réfléchit une demi-seconde avant de mettre au point un plan démoniaque. Il prit alors un air horrifié et il leva légèrement ses mains ouvertes, l'une tenant sa baguette avec son pouce contre la paume, à hauteur de la poitrine. Il recula de quelques pas en tentant du mieux qu'il put de ne pas rire.
- Aelle... T'es avec le démon... Mon dieu...
Il mit alors une main sur sa bouche, toujours faussement terrifié, avant de se diriger lentement vers la cour remplie de neige, mettant lentement son idée en place. Une fois qu'il fut légèrement dissimulé par la colonne, il utilisa discrètement sa baguette pour chuchoter Diffindo, pour découper de la neige. Il la fit ensuite léviter tout doucement, tout en gardant Aelle bien en vue. Un sourire furtif passa sur son visage, qu'il fut incapable de maîtriser. Il entreprit ensuite d'observer les deux protagonistes derrière le mur donnant sur la cour, ne montrant que la moitié du haut de son corps, comme s'il se cachait derrière. En réalité, sa baguette continuait de faire lentement léviter le petit tas de neige vers Aelle.
- T'es avec lui... Oh sapristi... Depuis combien de temps te tient-il dans la paume de sa patte ??
Et alors qu'il pointa Aelle d'un doigt accusateur, ne pouvant à nouveau retenir son sourire, il fit un mouvement vif de baguette, qui projeta le petit tas de neige absolument nulle part. Elle n'était pas assez tassée, et elle se désagrégea en plein vol, et seule une fine couche de poudreuse recouvra alors Zikomo et Aelle.
Sa main vint alors trouver son front qu'il tapa légèrement.
- Crétin, comment j'ai pas pu penser à ça !?
Il se maugréait en pensant qu'il aurait dû tasser la neige avant. Mais son sourire n'arrivait pas à quitter ses lèvres.
Une fois qu'il comprit la situation, une petite malice s'implanta dans son cerveau, elle avait voulu jouer, ils allaient jouer. Son cerveau réfléchit une demi-seconde avant de mettre au point un plan démoniaque. Il prit alors un air horrifié et il leva légèrement ses mains ouvertes, l'une tenant sa baguette avec son pouce contre la paume, à hauteur de la poitrine. Il recula de quelques pas en tentant du mieux qu'il put de ne pas rire.
- Aelle... T'es avec le démon... Mon dieu...
Il mit alors une main sur sa bouche, toujours faussement terrifié, avant de se diriger lentement vers la cour remplie de neige, mettant lentement son idée en place. Une fois qu'il fut légèrement dissimulé par la colonne, il utilisa discrètement sa baguette pour chuchoter Diffindo, pour découper de la neige. Il la fit ensuite léviter tout doucement, tout en gardant Aelle bien en vue. Un sourire furtif passa sur son visage, qu'il fut incapable de maîtriser. Il entreprit ensuite d'observer les deux protagonistes derrière le mur donnant sur la cour, ne montrant que la moitié du haut de son corps, comme s'il se cachait derrière. En réalité, sa baguette continuait de faire lentement léviter le petit tas de neige vers Aelle.
- T'es avec lui... Oh sapristi... Depuis combien de temps te tient-il dans la paume de sa patte ??
Et alors qu'il pointa Aelle d'un doigt accusateur, ne pouvant à nouveau retenir son sourire, il fit un mouvement vif de baguette, qui projeta le petit tas de neige absolument nulle part. Elle n'était pas assez tassée, et elle se désagrégea en plein vol, et seule une fine couche de poudreuse recouvra alors Zikomo et Aelle.
Sa main vint alors trouver son front qu'il tapa légèrement.
- Crétin, comment j'ai pas pu penser à ça !?
Il se maugréait en pensant qu'il aurait dû tasser la neige avant. Mais son sourire n'arrivait pas à quitter ses lèvres.
Je suis un vrai petit renard !
C'est comme un feu qui se répand dans mes veines. Lorsque les choses ne vont pas comme je le souhaite, ce feu me brûle et me donne envie de briser quelque chose ; ce n'est pas aussi fulgurant que mes grosses colères, c'est plutôt latent et désagréable. Je serre nerveusement les poings, le regard braqué sur Zikomo qui ne fait rien, il ne bouge pas le moindre poil. Ce n'est plus Brando sa victime, c'est moi. Parfois, j'ai terriblement envie de lui lancer des maléfices cuisants. Puis je me souviens que je lui ai un jour balancé un livre dessus et que j'ai cru mourir tant ma culpabilité était douloureuse.
Le Poufsouffle m'empêche de faire quoi que ce soit. Je le regarde s'éloigner de quelques pas, une phrase mimant la peur sur le bout des lèvres. Je dis "mimant" car il a quelque chose sur le visage... dans le regard... à moins que ce ne soit dans ses gestes, qui me fait me dire qu'il manque de sincérité. Il a beau avoir l'air effrayé, comme s'il venait soudainement de se rendre compte que c'est moi qui cherchait à me jouer de lui, il ressemble à un petit garçon qui tente de faire une blague sans avoir conscience qu'il ment très mal et ne sait pas jouer la comédie.
Je le laisse donc s'éloigner, non sans faire un pas en arrière, au cas où. Je laisse glisser ma baguette de la manche dans laquelle elle était dissimulée. Toujours au cas où. Je me tords le cou pour apercevoir le garçon. Qu'est-ce qu'il fout ? À moitié caché derrière l'une des colonnes qui séparent les coursives de la cour, je ne vois pas ce qu'il trafique. Peut-être est-il réellement effrayé et qu'il essaie de fuir ? Cela me conviendrait, je retrouverais le calme que j'étais venue chercher.
Tout s'enchaîne très rapidement. Les accusations idiotes de Brando (*Dans la paume de sa patte ?* me lamenté-je intérieurement), son doigt pointé dans ma direction, sa baguette dans son autre main, la neige en lévitation. J'ai un mouvement de recul et je me baisse mais trop tard, la neige vole vers nous et... Se désintègre en plein vol. Je papillonne des yeux lorsque les fins flocons de neige nous recouvrent, Zikomo et moi. Un juron particulièrement vulgaire sort de ma bouche.
« Alors ça, Brando... Tu vas le regretter. »
Cela a le mérite de réveiller le Mngwi de sa longue sieste. Il s'ébroue dans un couinement que je reconnais comme étant un rire. Moi, je suis loin d'avoir envie de rire. Après tout ce qu'il vient de se passer, ce gosse pense encore que c'est le moment de rigoler ? De faire une bataille de boules de neige ? C'est fulgurant, je me sens à la fois humiliée et insultée. Et prise d'une intense envie de le faire taire et de l'immobiliser, de le rendre hors d'état de nuire, peu importe comment je le fais.
Je dégaine ma baguette très rapidement, avec la force de l'habitude. Un geste, une formule et une rafale de vent s'élève dans la petite cour : je dirige mon sortilège vers Brando, bien déterminée à lui faire bouffer de la neige. Je ne me contente pas de ça, j'enchaîne sans aucune transition :
« Incarcerem ! »
Excuse-moi pour ce retard !
Aelle a envie de noyer Narcisse dans la neige.
Je te laisse voir s'il arrive à éviter le second sortilège ou à faire quelque chose pour se protéger de la tempête de neige qui se dirige vers lui. Aelle a pas mal d'entraînement de son côté et une bonne visée.
Le Poufsouffle m'empêche de faire quoi que ce soit. Je le regarde s'éloigner de quelques pas, une phrase mimant la peur sur le bout des lèvres. Je dis "mimant" car il a quelque chose sur le visage... dans le regard... à moins que ce ne soit dans ses gestes, qui me fait me dire qu'il manque de sincérité. Il a beau avoir l'air effrayé, comme s'il venait soudainement de se rendre compte que c'est moi qui cherchait à me jouer de lui, il ressemble à un petit garçon qui tente de faire une blague sans avoir conscience qu'il ment très mal et ne sait pas jouer la comédie.
Je le laisse donc s'éloigner, non sans faire un pas en arrière, au cas où. Je laisse glisser ma baguette de la manche dans laquelle elle était dissimulée. Toujours au cas où. Je me tords le cou pour apercevoir le garçon. Qu'est-ce qu'il fout ? À moitié caché derrière l'une des colonnes qui séparent les coursives de la cour, je ne vois pas ce qu'il trafique. Peut-être est-il réellement effrayé et qu'il essaie de fuir ? Cela me conviendrait, je retrouverais le calme que j'étais venue chercher.
Tout s'enchaîne très rapidement. Les accusations idiotes de Brando (*Dans la paume de sa patte ?* me lamenté-je intérieurement), son doigt pointé dans ma direction, sa baguette dans son autre main, la neige en lévitation. J'ai un mouvement de recul et je me baisse mais trop tard, la neige vole vers nous et... Se désintègre en plein vol. Je papillonne des yeux lorsque les fins flocons de neige nous recouvrent, Zikomo et moi. Un juron particulièrement vulgaire sort de ma bouche.
« Alors ça, Brando... Tu vas le regretter. »
Cela a le mérite de réveiller le Mngwi de sa longue sieste. Il s'ébroue dans un couinement que je reconnais comme étant un rire. Moi, je suis loin d'avoir envie de rire. Après tout ce qu'il vient de se passer, ce gosse pense encore que c'est le moment de rigoler ? De faire une bataille de boules de neige ? C'est fulgurant, je me sens à la fois humiliée et insultée. Et prise d'une intense envie de le faire taire et de l'immobiliser, de le rendre hors d'état de nuire, peu importe comment je le fais.
Je dégaine ma baguette très rapidement, avec la force de l'habitude. Un geste, une formule et une rafale de vent s'élève dans la petite cour : je dirige mon sortilège vers Brando, bien déterminée à lui faire bouffer de la neige. Je ne me contente pas de ça, j'enchaîne sans aucune transition :
« Incarcerem ! »
Excuse-moi pour ce retard !
Aelle a envie de noyer Narcisse dans la neige.
Je te laisse voir s'il arrive à éviter le second sortilège ou à faire quelque chose pour se protéger de la tempête de neige qui se dirige vers lui. Aelle a pas mal d'entraînement de son côté et une bonne visée.
Je suis un vrai petit renard !
Narcisse explosa de rire en observant la réaction du petit renard, son petit couinement ayant été perçu comme particulièrement mignon par Narcisse. Toutefois, la réaction d'Aelle a tôt fait de mettre fin à son éclat de rire, il a un mauvais pressentiment. Son avertissement ne fait que confirmer ses doutes, et il tente de prendre une position défensive, encore non basée sur son habilité magique, mais sur le Coup de vitesse. Il n'avait pas encore assimilé l'habitude qu'une posture de défense magique est différente d'une posture défensive en arts martiaux. Sa main droite vint donc se placer en avant de lui, tandis que sa main gauche, contenant sa baguette, se rapprochait de sa poitrine, et il répartit son poids en équilibre sur ses jambes. C'était encore un jeu pour lui, alors il avait le sourire aux lèvres, toutefois, un petit quelque chose au fond de lui, lui criait de faire attention.
Mais il manquait d'attention, ne prenant pas assez la menace au sérieux, il avait bien remarqué la tempête de neige qui s'élevait dans la cour et qui se dirigeait vers lui, mais quand il entendit son autre sort, son cerveau relâcha une vague d'adrénaline. Aucune chance de pouvoir esquiver les deux attaques. Il fallait donc accepter un moindre dommage, sans la moindre réflexion parasite, n'obéissant qu'à son instinct et aidé par ses nombreux entraînements avec Honor, il plongea sur le côté, directement dans la tempête de neige créée par Aelle. Elle ne s'attendrait certainement pas à ce qu'il choisisse volontairement de se prendre sa première attaque pour esquiver l'autre.
Il avait sans aucun doute réagit vite, très vite. Mais la magie, ça va très vite aussi. Et alors qu'il plongeait directement dans la tempête de neige, les bras croisés devant son visage pour se protéger, il sentit son pied droit entraîné par quelque chose puissamment projeté. Le sort avait touché sa cheville droite, et vint s'entortiller autour de son autre cheville, l'empêchant de correctement se rétablir. Il roula donc dans la neige, avant de finir cul sur neige, sentant l'étreinte des cordes méchamment lui cisailler les jambes. Mais au moins, il avait les mains libres ! Profitant du fait que la tempête de neige devait certainement le dissimuler, il fabriqua autant de boules de neige qu'il put, c'est à dire trois, le plus rapidement possible. Et son plan allait se dérouler ainsi :
Il allait projeter la première boule de neige dans la direction supposée d'Aelle, Un lancer d'une précision parfaite, si elle n'arrivait pas à esquiver, elle se la prendrait à coup sûr. Quant aux deux autres, il les fit léviter, et elles s'envolèrent hors de la tempête, à quelques mètres de hauteur, hors du champ d'attention d'Aelle, il l'espérait. Une fois la tempête dissipée, il attendrait le bon moment pour les laisser tomber directement sur elle. Comme marque de diplomatie, il ne les avait pas énormément tassé, et elle ne ferait strictement aucune douleur, éclatant au premier contact avec quoi que ce soit. Une fois la tempête passée, Narcisse était assis au sol, recouvert de neige, presque tout blanc.
- Wouah, c'était un sacré enchaînement ! T'es trop forte !
Il ne mentait pas le moins du monde en exprimant son admiration, tandis qu'il tentait péniblement de se défaire des cordes qui l'enserraient agressivement, attendant son moment.
Aelle peut évidemment esquiver parfaitement la première boule si elle y arrive, et le plan de Narc peut parfaitement échouer si c'est ce que tu trouve cohérent avec ton perso ! La réussite des actions de Narc ne garantissent rien
Mais il manquait d'attention, ne prenant pas assez la menace au sérieux, il avait bien remarqué la tempête de neige qui s'élevait dans la cour et qui se dirigeait vers lui, mais quand il entendit son autre sort, son cerveau relâcha une vague d'adrénaline. Aucune chance de pouvoir esquiver les deux attaques. Il fallait donc accepter un moindre dommage, sans la moindre réflexion parasite, n'obéissant qu'à son instinct et aidé par ses nombreux entraînements avec Honor, il plongea sur le côté, directement dans la tempête de neige créée par Aelle. Elle ne s'attendrait certainement pas à ce qu'il choisisse volontairement de se prendre sa première attaque pour esquiver l'autre.
Il avait sans aucun doute réagit vite, très vite. Mais la magie, ça va très vite aussi. Et alors qu'il plongeait directement dans la tempête de neige, les bras croisés devant son visage pour se protéger, il sentit son pied droit entraîné par quelque chose puissamment projeté. Le sort avait touché sa cheville droite, et vint s'entortiller autour de son autre cheville, l'empêchant de correctement se rétablir. Il roula donc dans la neige, avant de finir cul sur neige, sentant l'étreinte des cordes méchamment lui cisailler les jambes. Mais au moins, il avait les mains libres ! Profitant du fait que la tempête de neige devait certainement le dissimuler, il fabriqua autant de boules de neige qu'il put, c'est à dire trois, le plus rapidement possible. Et son plan allait se dérouler ainsi :
Il allait projeter la première boule de neige dans la direction supposée d'Aelle, Un lancer d'une précision parfaite, si elle n'arrivait pas à esquiver, elle se la prendrait à coup sûr. Quant aux deux autres, il les fit léviter, et elles s'envolèrent hors de la tempête, à quelques mètres de hauteur, hors du champ d'attention d'Aelle, il l'espérait. Une fois la tempête dissipée, il attendrait le bon moment pour les laisser tomber directement sur elle. Comme marque de diplomatie, il ne les avait pas énormément tassé, et elle ne ferait strictement aucune douleur, éclatant au premier contact avec quoi que ce soit. Une fois la tempête passée, Narcisse était assis au sol, recouvert de neige, presque tout blanc.
- Wouah, c'était un sacré enchaînement ! T'es trop forte !
Il ne mentait pas le moins du monde en exprimant son admiration, tandis qu'il tentait péniblement de se défaire des cordes qui l'enserraient agressivement, attendant son moment.
Aelle peut évidemment esquiver parfaitement la première boule si elle y arrive, et le plan de Narc peut parfaitement échouer si c'est ce que tu trouve cohérent avec ton perso ! La réussite des actions de Narc ne garantissent rien
Je suis un vrai petit renard !
Au moment où le fuseau magique s'échappe de ma baguette magique, Brando bondit sur le côté. Droit dans la rafale de vent que je lance dans sa direction. En un battement de coeur, tout est réglé. Le Poufsouffle se ramasse par terre et la neige le recouvre. Je fais quelques pas dans sa direction pour le regarder par-dessus le muret qui me sépare de la cour. Je ne m'attendais pas à ce que mon sortilège l'ait touché mais si : j'ai l'immense bonheur de voir ses jambes ficelées par d'épaisses et solides cordes. La fierté me fait sourire et le bonheur me donne envie de rire.
« Tu vois bien qu't... »
Je ravale ma réplique victorieuse lorsqu'une boule de neige sortie d'on ne sait où me frappe en plein ventre. Ébahie, je baisse les yeux pour regarder la trace blanchâtre et floconneuse qu'elle a laissée sur le devant de ma cape noire. Les informations peinent à atterrir dans mon esprit et quand elles le font, c'est au compte goutte. Je finis par comprendre que le garçon a profité du vent et de la neige qui le camouflait, qu'importe qu'il soit transi de froid, pour façonner une boule de neige... Et me la balancer. Une question s'impose alors : quel abruti continuerait de se battre alors qu'il est clairement en train de perdre ? Il a les chevilles entravées par des cordes, bordel ! Je le vois de mes propres yeux ! Et le corps recouvert de neige, pourquoi... La question a du mal à se frayer un chemin dans mon esprit tant je peine à y croire. Pourquoi continue-t-il à aggraver son cas ? J'aurais pu l'excuser d'être agaçant s'il s'était contenté de pleurer dans la neige et de me supplier de le libérer de ses entraves.
Une boule de neige c'est amusant. Il m'arrive de faire des batailles de la sorte. Avec mes frères ou des inconnues qui s'éclatent à croire qu'elles peuvent me faire face. Mais là... Là, c'est tout comme s'il m'avait envoyé un sortilège : il m'a attaqué. Et je sais que je vaux bien mieux que lui, que je suis plus forte, plus endurante, plus douée aussi. Pourtant, cela ne m'empêche pas d'éprouver une puissante et irrésistible envie qu'il capitule, surtout lorsque je le vois s'agiter pour détacher (à la moldue, évidemment) les cordes autour de ses chevilles. Je veux qu'il comprenne qu'il ne peut plus se battre, qu'il ne lui reste pas d'autre solution que de me demander de l'épargner.
C'est une envie brusque et soudaine qui se glisse contre mes entrailles. Comme parfois il m'arrive de brûler d'envie de frapper quelque chose ou de hurler ou de faire mal à quelqu'un, que ce soit moi ou un autre. Une envie qui arrive comme un éclair et qui me fait agir sans penser.
L'envie de dominer.
Une froide détermination remplace mon agacement. Je brandis ma baguette magique et le sortilège fuse aussitôt.
« Petrificus Totalus ! »
Qu'importe la finalité de ce drôle d'échange, je veux qu'il comprenne qu'avec moi on finit à un moment ou un autre par comprendre qu'il ne faut pas aller plus loin. Ce sera une vengeance parfaite pour le punir d'avoir réduit à néant mes plans de ces dernières minutes. Merlin, une paire de bois sur le crâne n'est pas suffisant, lui s'en fiche à l'idée d'être défiguré à jamais ! L'idée qu'il y ait un démon dans l'enceinte de l'école ne l’effraie pas plus que cela, lui est prêt à se sacrifier pour les autres ! Et savoir qu'avec moi il pourrait risquer beaucoup plus que l’apparition de bois sur sa tête, est-ce que ça le forcerait à se montrer légèrement plus intimidé par ma présence ?
Roh, mais elle voulait jouer et voilà qu'elle pétrifie quelqu'un ! C'est l'effet Narcisse, ça.
« Tu vois bien qu't... »
Je ravale ma réplique victorieuse lorsqu'une boule de neige sortie d'on ne sait où me frappe en plein ventre. Ébahie, je baisse les yeux pour regarder la trace blanchâtre et floconneuse qu'elle a laissée sur le devant de ma cape noire. Les informations peinent à atterrir dans mon esprit et quand elles le font, c'est au compte goutte. Je finis par comprendre que le garçon a profité du vent et de la neige qui le camouflait, qu'importe qu'il soit transi de froid, pour façonner une boule de neige... Et me la balancer. Une question s'impose alors : quel abruti continuerait de se battre alors qu'il est clairement en train de perdre ? Il a les chevilles entravées par des cordes, bordel ! Je le vois de mes propres yeux ! Et le corps recouvert de neige, pourquoi... La question a du mal à se frayer un chemin dans mon esprit tant je peine à y croire. Pourquoi continue-t-il à aggraver son cas ? J'aurais pu l'excuser d'être agaçant s'il s'était contenté de pleurer dans la neige et de me supplier de le libérer de ses entraves.
Une boule de neige c'est amusant. Il m'arrive de faire des batailles de la sorte. Avec mes frères ou des inconnues qui s'éclatent à croire qu'elles peuvent me faire face. Mais là... Là, c'est tout comme s'il m'avait envoyé un sortilège : il m'a attaqué. Et je sais que je vaux bien mieux que lui, que je suis plus forte, plus endurante, plus douée aussi. Pourtant, cela ne m'empêche pas d'éprouver une puissante et irrésistible envie qu'il capitule, surtout lorsque je le vois s'agiter pour détacher (à la moldue, évidemment) les cordes autour de ses chevilles. Je veux qu'il comprenne qu'il ne peut plus se battre, qu'il ne lui reste pas d'autre solution que de me demander de l'épargner.
C'est une envie brusque et soudaine qui se glisse contre mes entrailles. Comme parfois il m'arrive de brûler d'envie de frapper quelque chose ou de hurler ou de faire mal à quelqu'un, que ce soit moi ou un autre. Une envie qui arrive comme un éclair et qui me fait agir sans penser.
L'envie de dominer.
Une froide détermination remplace mon agacement. Je brandis ma baguette magique et le sortilège fuse aussitôt.
« Petrificus Totalus ! »
Qu'importe la finalité de ce drôle d'échange, je veux qu'il comprenne qu'avec moi on finit à un moment ou un autre par comprendre qu'il ne faut pas aller plus loin. Ce sera une vengeance parfaite pour le punir d'avoir réduit à néant mes plans de ces dernières minutes. Merlin, une paire de bois sur le crâne n'est pas suffisant, lui s'en fiche à l'idée d'être défiguré à jamais ! L'idée qu'il y ait un démon dans l'enceinte de l'école ne l’effraie pas plus que cela, lui est prêt à se sacrifier pour les autres ! Et savoir qu'avec moi il pourrait risquer beaucoup plus que l’apparition de bois sur sa tête, est-ce que ça le forcerait à se montrer légèrement plus intimidé par ma présence ?
Roh, mais elle voulait jouer et voilà qu'elle pétrifie quelqu'un ! C'est l'effet Narcisse, ça.