Letterkenny J'me présente, je m'appelle Maxine

JANVIER 2048

Diarmuid venait de passer dans la boutique de sa mère pour y discuter avec l'employée et l'aider pour l'inventaire. Elle se débrouillait très bien seule mais ils essayaient de passer régulièrement et à tour de rôle. Et là, il venait de transplaner dans une ruelle de sa ville natale, non pas dans le but de visiter ses parents mais bien simplement de s'y promener comme cela avait déjà pu lui arriver parfois. Même si les O'Belt n'était pas une famille qui se mêlait spécialement aux moldus, ils allaient parfois en ville, surtout les trois enfants qui n'étaient donc pas totalement inconnus même s'ils intriguaient puisqu'aucun n'avait été dans les écoles qui correspondaient au statut social qu'ils renvoyaient. Ni dans aucune autre école d'ailleurs.

Cette fois là, Diarmuid avait pris un thé à emporter et était aller s'installé sur un banc sur le parvis de la cathédrale... la cathédrale qui avait été au cœur d'une discussion qu'il aurait préféré savoir mener autrement à l'époque. Mais il n'eut pas le temps de se perdre dans un souvenir finalement peu agréable, mais avec lequel il faisait peu à peu une forme de paix. En effet une jeune femme brune portant un jeans, des baskets de ville, une doudoune finalement assez fine, un bonnet et une écharpe venait de s'installer à côté de lui. "
Salut" lui dit-il poliment, sans forcément avoir l'intention d'engager la conversation plus que pour cette salutation. Mais si lui ne l'avait pas, ça ne semblait pas être le cas de cette toute nouvelle voisine: "Salut. Moi c'est Maxine, je suis nouvelle par ici. Tu es?" Le jeune homme l'observa un instant, quelques secondes, interdit. C'était déjà arrivé que des discussions aillent plus loin que les simples salutations, mais il devait l'avouer, c'était rare et soit des personnes âgées qui cherchaient une socialisation, soit des filles qui cherchait à savoir s'il pourrait être intéressé. "Diarmuid. Je peux t'aider?" Répondit-il finalement en cherchant comment faire tourner court la discussion. Lui proposer de l'aide n'était peut-être pas la meilleure des idées d'ailleurs...


Reducio
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Non, définitivement pas une bonne idée de proposer son aide quand, initialement, on voulait juste boire un thé fumant sur le parvis de la cathédrale avant de passer voir sa petite-amie. Mais maintenant qu'il l'avait proposé, il n'allait pas la planter là, du moins pas tant qu'il ne s'agissait que de lui donner quelques informations. Profitant d'un temps de silence après sa question, il porta son gobelet fumant à ses lèvres. L'infusion de thé vert lui brûla la langue et la gorge sans pour autant le gêner. Sa voisine, elle, semblait porter son regard sur les bâtiments aux alentours et attendit qu'il abaisse sa main pour continuer. "En fait, ma mère a grandi ici. C'est la première fois que je viens. Je me disais que peut-être je pourrais en apprendre plus."

Écoutant ce qu'elle lui disait, le médicomage s'aperçu alors de l'accent que pouvait avoir la jeune femme qui était venue très spontanément engager la conversation. "
Tu n'as pas non plus vécu en Irlande ou sur une île britanniques, je me trompe?" Il avait dit ça avec un sourire léger. S'il avait raison, il parierait sur... "Bien vu, j'ai grandi au Canada, à Québec. La ville." L'irlandais avait vu large en pensant à l'Amérique du Nord, il hocha la tête avant de rebondir sur la quête de la brune. "Pour ce qui est de ta mère, je ne suis pas sûr de pouvoir t'aider." Le sourire énigmatique qui se placarda sur le visage de Maxine lui sembla étrange, il fronça légèrement les sourcils. "Tu n'habites pas ici depuis longtemps?" Demanda-t-elle alors en reprenant son allure souriante du début de conversation.

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Cette fille était on ne pouvait plus étrange. Diarmuid ne parvenait pas à dire ce qui clochait mais... Était-elle tout à fait honnête? Impossible à dire. Il n'avait aucunement la possibilité de tenter de lancer le sort de Legilimencie et n'était pas capable de le faire de manière informulée, même en tenant sa baguette dans sa poche. Il devait donc se contenter de ce qu'il parvenait à lire de son langage corporel et il ne disait pas grand chose hormis qu'elle semblait assez à l'aise, sûre d'elle, sociable ou au moins pas angoissée à l'idée de parler à un parfait inconnu. Pour le reste... Maxine, qui avait grandit dans le Canada français mais parlait un anglais impeccable... Et bien Maxine lui semblait un peu plus âgée que lui. Mais qu'allait-il faire de cette information? Pas grand chose si ce n'était rien. Que savait-il d'autre? Sa mère venait d'ici, une irlandaise ou bien spécifiquement Letterkenny? Son pari portait sur la deuxième option.

- "
Ca dépend? Longtemps c'est combien d'années selon toi?" Si elle semblait vouloir jouer par énigme, il pouvait bien le faire également. Ce fut un rire clair et franc qu'il perçut en retour. Celui de sa compagne improvisée depuis quelques minutes. "Je sais pas. Est-ce que le toi gamin a couru dans les parcs de la ville, mangé une glace sur cette place...?" Il sourit. "Oui et non. Disons que je suis né dans la maison de mes parents dans une maison un peu en retrait de la ville. Mais... Je n'ai pas forcément fait tout ça, ce n'est qu'une fois adolescent que je me suis un peu échappé. Et toi? Tu disais avoir vécu à Québec mais que ta mère venait d'ici." Il fit une pause pour reprendre du thé. "Mais je ne vois pas en quoi je pourrais t'aider à en apprendre plus. Elle doit être un peu plus vieille que mes parents et ils ne descendent pas plus qu'il ne descendaient beaucoup à Letterkenny. Je doute qu'ils l'aient connue." La voix de la jeune femme ne retentit que plusieurs secondes plus tard. Un "Dommage" qui ne sonnait pas si vrai que ça.

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Le simple mot prononcé par la jeune femme fit place à un silence entre Diarmuid et Maxine. Tout relatif puisqu'il portait de temps en temps sa tasse cartonné à ses lèvres pour boire et, s'il ne faisait pas de bruit particulier, sa déglutition pouvait se faire entendre. A moins qu'elle ne soit couverte par les cris des enfants qui tentaient d'attraper les pigeons ou de leurs parents qui rouspétaient de laisser les volatiles tranquilles et de plutôt leur donner les miettes de pain dur spécifiquement apportés pour les nourrir.

Une fois encore, ce fut la nord américaine qui rompit le silence. "
Qu'est-ce qui te fait dire que ma mère doit être plus vieille que tes parents?" Demanda-t-elle finalement, les yeux rivés sur le même groupe d'enfants que lui. Diarmuid qui se demandait vraiment où allait mener la discussion, inspira longuement avant de poser ses coudes sur ses genoux tout en continuant de regarder devant lui la vie sur le parvis. "Ca ne doit pas être de beaucoup mais je pense que tu es un peu plus âgée que moi. Mes parents m'ont eu particulièrement jeunes." Il appuya même sur ce point: "Vraiment jeunes." Surtout dans les standards moldus et de plus en plus chez les sorciers. De tous ses camarades, il avait toujours eu les parents les moins âgés. Même Ennis d'ailleurs. Briac et Cathleen avaient respectivement tente et vingt-neuf ans à sa naissance à elle. "Donc je ne pense pas inconcevable que ta mère ait une dizaine d'années de plus." Voir plus pensa-t-il. S'il voyait juste, Maxine devait voir plus ou moins trente ans. Dix ans de plus que son père, ça faisait actuellement cinquante-huit ans... Chez les moldus, ça restait la moyenne basse d'âge des femmes pour avoir leur premier enfant. Si la québécoise était bien la première! "J'ai juste?"

Une moue taquine qu'il avait l'impression d'avoir déjà vu lui répondit avant qu'une confirmation verbale ne lui vienne. "
T'es pas mauvais. Plutôt bon même. Pourtant j'avais entendu dire que ceux qui allaient l'école écossaise n'était pas toujours les plus futés." Poursuivit-elle. "Quoique tu ne dois pas l'être tant que ça en fait." Pourquoi au juste avait-il choisi ce moment là pour prendre une nouvelle gorgé de son thé?

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Le thé chaud mais plus brûlant passa de travers dans sa gorge et l'irlandais toussa tout en essayant de ne pas cracher. Le tout en plaçant sa main gauche devant sa bouche. Cela donna une scène que Maxine trouva fort drôle, se traduisant par un rire assez clair repris un peu plus loin par un petit groupe de tous jeunes adolescents qui avaient regardé au bon endroit au bon moment... La nord-américaine fit un geste pour tapoter le dos du châtain mais ce dernier, toujours aussi peu à l'aise en ce qui concernait les contacts physiques avec les inconnus se décala de quelques centimètres en ajoutant un "Ça ira" un peu étranglé. Quelques toux et larmes dans les yeux plus tard, il tournait la tête, vers celle qui était venue l'aborder.

- "
Avec des cartes en moins certaines déductions sont plus difficiles." Constata le médicomage un peu amer. "Etats-Unis ou Canada?" Demanda-t-il ensuite avant de demander. "Ton école. Si je ne me trompe pas trop tu as dû pouvoir aller au Canada, non?" Il se redressa pour l'observer et un contact oculaire se fit. Il resta un instinct à détailler son visage. L'impression de déjà-vu revenait aussi vite qu'Ennis lancée à pleine vitesse sur son nimbus. Si ce n'était plus vite encore. "Très juste, au Canada. Deuxième promotion." Répondit-elle en souriant toujours autant. Cette fille était une énigme et même si le Choixpeau avait voulu l'envoyer à Gryffondor, il n'en était pas moins Serdaigle... ou O'Belt... Et les énigmes, il préférait les résoudre que de rester devant.

Accumulant les indices, l'infirmier de Poudlard choisit de reprendre une maîtrise de la conversation. "
Tu n'es pas venu me voir par le fruit du hasard? Tu savais qui j'étais avant de m'aborder, non?" S'il n'était pas agressif, il était très sérieux dans sa question et son ton demandait, exigeait même, une réponse. "En effet, j'avais idée de qui venir voir exactement. Mais je ne savais pas quand je te trouverais. Ca fait quelques temps que je surveille. Mais je ne pouvais pas venir tous les jours et tu ne passes pas si souvent que ça." Si le visage de Diarmuid resta peu lisible, à l'intérieur son esprit fonctionnait à plein régime. "Qui es-tu vraiment Maxine? Qui est ta mère? Et pourquoi venir me voir, moi?" Les questions étaient posée, à voir s'il allait obtenir une réponse.

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MAXINE TREMBLAY - 07/08/2018

Maxine observait Diarmuid avec attention. Ces trois questions qu'il venait de poser était légitimes. Il ne l'a connaissait pas et elle venait de lui dire à demi-mot qu'elle avait chercher des informations sur lui et ses habitudes pour venir l'aborder. Ça avait de quoi soulever des interrogations et rendre méfiant. Quoiqu'il ne paraissait pas si méfiant. Soit il manquait de discernement, soit il cachait bien son jeu. Elle optait plutôt pour la seconde des deux options, de ce qu'elle avait pu apprendre de lui, il était plutôt intelligent. Pour preuve le jeu de devinettes qu'elle s'était vraiment amusée à faire avec lui comme avec tous ses amis d'ailleurs. S'amuser un peu à leurs dépends mais toujours sans mauvaise arrière-pensée. Alors, elle lui devait bien de chasser la brume qu'elle avait elle même fait en sorte de déposer sur son esprit.

- "
La réponse à ta dernière question découle des deux premières. Enfin, surtout de la deuxième." Commença la québécoise bien plus sérieuse mais non sans se départir de son visage jovial. Ca restait après tout dans sa nature, elle riait ou au moins souriait de beaucoup de choses et parvenait assez facilement à positiver ou voir le bon côté des choses. Trop parfois lui disait sa mère, surtout lorsqu'ils s'agissaient de personnes... Mais jusque là elle s'était toujours remise des fois où certains ou certaines avaient profité de sa bonté ou bien de ces histoires de cœur dans lesquelles elle s'était impliquée plus et plus vite que l'autre personne. "Je m'appelle Maxine Tremblay, et j'aurais trente ans début août. Mon père s'appelle Louis, il est québécois." Elle chercha ses mots, comment annoncer les choses, laissant planer un suspens que le jeune homme semblait toutefois supporter. "Ma mère s'appelle Abiageal. Abiageal O'Belt. Nous sommes cousins."

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La jeune femme avait l'art de tenir en haleine, mais Diarmuid patientait qu'elle daigne, enfin, lui donner des réponses non sans écouter les signaux d'alerte qui commençait à résonner en lui. Car quelqu'un, aussi jeune et jolie soit-elle, qui venait vous trouver en ayant fait des recherches au préalable, ça avait de quoi rendre suspicieux. Son langage corporel n'était pas si évident à lire, elle le prenait au sérieux, semblait ne pas s'offusquer de ses questions... Il donnerait beaucoup pour être en mesure de lancer un sort de lecture des pensées. Mais déjà, il était incapable de le faire sans avoir sa baguette dans la main, ce qui serait encore possible, elle était juste là, le long de sa hanche, sous son manteau. Mais sur une place bondée de moldus... Même en informulé c'était risqué... Et puis même, avec une incertitude notable quand au fait qu'il tombe sur l'information voulue. Jusque là, tout arrivait complètement au hasard, il ne parvenait pas à choisir ce qu'il dénichait. Alors à quoi bon? Autant la laisser parler puisqu'elle semblait disposée à le faire.

Ce fut ainsi, en étant patient, qu'il eu connaissance de son nom de famille, du prénom de son père. Mais elle avait raison, ça ne lui disait rien sur ce qui l'avait poussée à le contacter lui. Des Tremblay, il n'en connaissait pas. Ne restait que la dernière information, celle que la nord-américaine avait gardé pour elle jusque là et qui leva de nombreuses ombres... Pour en rajouter aussitôt. Etait-elle en train de lui mentir? La sœur aînée de son père... Il n'en connaissait que le prénom, rarement utilisé par son père. La dernière fois pour évoquer devant lui que la montre offerte à Ennis pour ses dix-sept ans était celle de leur arrière-grand-mère paternelle, initialement offerte à leur tante qui l'avait laissée derrière elle en partant. "
Prouve-le." Furent les seuls mots qu'il réussit à prononcer en glissant sa main jusqu'à sa baguette. Qu'elle soit ou non celle qu'elle prétendait être ne lui inspirait pas grand chose de bon pour le moment.

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MAXINE TREMBLAY - 07/08/2018

- "Tu plaisantes?"Non. Il ne plaisantait pas. Ca se voyait comme le pont de Québec au-dessus du Saint-Laurent. Son cousin venait bien de lui demander de lui prouver ce qu'elle racontait. La surprise devait encore se lire sur son visage, une surprise mêlée d'une sorte d'indignation. Ca la contrariait de ne pas être crue au mot. Il ne voyait donc pas sa sincérité? Elle soupira, Ouvrant sa doudoune sorcière pour chercher sans une poche intérieure son petit portefeuille un brin masculin mais diaboliquement pratique et surtout magiquement amélioré qui lui permettait de transporter tout ce dont elle avait besoin.

Se retenant de souffler - un comportement un peu enfantin, certes - elle y dénicha sa pièce d'identité ainsi que deux photos. Elle montra d'abord le premier document, ses papiers sorciers canadiens avant de lui tendre une première photo. "
Ce sont nos parents. Enfin, ma mère et ton père. Lorsqu'elle a été diplômée de son école de journalisme je crois. Juste avant qu'elle ne se dispute avec Aobh. Elle ne l'a jamais appelé que comme ça." Sur l'image sorcière, une jeune femme et un petit garçon dans une pose on ne pouvait plus formelle. Tous les deux se ressemblaient, c'était indéniable. Tout comme la ressemblance avec les deux jeunes qui observaient la dite photo. Maxin remarqua d'ailleurs à quel point Diarmuid ressemblait à son oncle qu'elle avait croisé à Godric's Hollow au cours de ses recherches. "Et là, c'est moi avec mes parents. Je n'aurais pas mieux. A moins que tu n'aies un moyen de me faire dire la vérité, rien que la vérité." Elle souriait de nouveau, parce que sur la photo, il n'y avait pas trois mais quatre personnes. Elle datait d'il y a cinq ans, à Noël. Elle au milieu de ses parents. Ses trois parents en quelques sorte. Un joli test pour son cousin.

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La carte d'identité sorcière canadienne que Diarmuid avait saisit confirmait son nom et son âge. Il la retourna, cherchant un indice potentiel de faux papier... mais il ne vit rien, ce qui n'était pas étonnant en soit, sans rien pour comparer ni magie... Il se saisit donc de la photo qui lui était tendue. Il n'eut pas besoin d'aide pour reconnaître son père... Il n'y avait aucun doute là dessus, il s'agissait bien de Briac. S'il n'y avait pas eu la mode vestimentaire et ses souvenirs personnels de ne jamais avoir été pris en photo avec une jeune femme pour contrer l'hypothèse, il aurait pu se demander si ce n'était pas lui qu'il voyait, bougeant tout juste pour lancer un regard qui en disait long à celle qui était donc la sœur aînée du petit garçon. Et puis la jeune femme, justement. Abiageal... Forcément, si c'était son père, c'était elle. Elle avait bien trop de traits O'Belt pour qu'on puisse prétendre le contraire. Par certains aspect, il voyait en eux les mêmes ressemblances qu'entre Ennis et lui. "Ok." Lâcha-t-il un peu abruptement en relevant le visage vers Maxine. Jusque là, elle prouvait qu'elle avait su mettre la main sur une photo appartenant à sa famille à lui et qu'elle n'avait a priori pas menti sur son état civil. Mais le reste?

La brune lui donna alors une autre photo, de nouveau tout sourire, qu'il posa sur la première, mettant une troisième épaisseur entre ses doigts. Il y découvrit Maxine, ce n'était pas bien difficile de la repérer. Sa mère qui était sans aucun doute possible la version plus âgée de la jeune femme qu'il avait vu sur la photo précédente. Et mises l'une à côté de l'autre, la filiation était indéniable. Pas aussi frappante qu'entre lui et son père ou Domhall et leur mère. Plus comme Ennis et leurs deux parents. Le fait qu'ils soient cousins commençait à se confirmer. Mais à côté, il y avait deux hommes. Et l'un d'eux était le père de cette inconnue qui ne l'était plus vraiment. L'avantage d'être physionomiste, c'était bien de repérer assez facilement les traits entre les individus. "
Et donc là, ton père, Louis Tremblay." Demanda-t-il en désignant un sorcier souriant aux yeux presque noirs et cheveux tout aussi sombre. "Et lui? Qui-est-ce?" Il montrait le deuxième homme, blond comme les blés, assez carré d'épaules, grand aussi.

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MAXINE TREMBLAY - 07/08/2018

Pas très expressif le cousin... Mais au moins, il la croyait avec ces quelques preuves, surtout grâce aux photos. C'était déjà ça. Parce que rien n'était gagné d'avance vu la suspicion qu'il semblait dégager. Pouvait-elle vraiment lui en vouloir alors qu'elle débarquait comme une fleur avec des révélations fracassantes? Pas vraiment. Elle se concentra donc sur le positif, comme toujours. Il ne la rejetait pas en bloc et accordait crédit à ses propos sur leur lien familial.

Et en parlant de liens... "
[color=#b07d158]Tu es sacrément physionomiste.[/color]" Commenta-t-elle quand il désigna sans hésiter son père - son père biologique - sur le cliché sorcier. Après, il était vrai qu'elle lui ressemblait énormément. C'était aussi le cas avec sa mère d'ailleurs. Mais elle avait plus de traits en commun avec son papa que sa maman. Les dures lois de la génétiques. Diarmuid s'intéressa ensuite à Matt, ce qui était assez logique. "Matthew Dickers, c'est mon autre père en quelque sorte. J'avais douze ans quand ils se sont mis ensemble, mais je le considère comme tel aussi." C'était le deuxième test. Parce que du peu que sa mère avait pu dire de sa famille, ses grands-parents et son petit-frère, c'était que la tolérance des premiers n'étaient pas vraiment leur fort concernant les manières de concevoir le couple et la famille - au moins. Quand au second, elle avait toujours dit qu'il était trop jeune pour comprendre, et que ça avait été un crève-cœur de le quitter. Mais elle n'avait pas eu le choix.

Sans laisser le temps à Diarmuid de réagir, elle enchaîna. "
Elle ne sait pas que je suis venue ici pour... combler les trous de l'arbre généalogique. Je pense qu'elle ne sait même rien de votre existence à tous les trois. C'est une démarche purement personnelle." Autant continuer avec le jeu le plus franc possible.

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