Un anniversaire à la ferme

15 juillet 2045
Ferme des James, Burley
Un Rp en compagnie de @Rory Gillis

Image postée par le membre


7h23

La ferme des James. Un havre de paix, où les champs s'étendaient à perte de vue. Enfin, j'exagérais, mais de la fenêtre de ma chambre cela me paraissait le cas. Dehors les vaches broutées, les oiseaux se faisait la cour dans des chants plus mélodieux les uns que les autres et bien sûr quelques gnomes nuisible se faisait courser par notre chat Ronron. Pour la première fois de ces vacances d'été, je pouvais voir le soleil se levait derrière le parc national New Forest. Papa appelait ça l'aube. C'était plutôt joli, constatais-je à la vue des nuances de jaunes et de bleu nocturne qui enveloppait le ciel. Je fermais la fenêtre après que l'air frais matinal vînt me caresser le bras. Même pour un été, le matin restait encore frisquet et bien que j'aurai pu rester encore une vingtaine de minutes pensif à regarder ce paysage fermier, l'idée d'attraper un rhume en ce jour si important me conduit à ouvrir ma penderie pour changer ce pyjama qui me faisait office de vêtement.

Vêtu d'une robe noire froissée, je descendais les escaliers puis rejoignais la salle à manger. Lili, installée à table, engloutissait gloutonnement une saucisse trempée dans un jaune d’œuf tandis que Maman, baguette en main, s’affaissait à préparer à manger.

- Coucou mon chou, tu as bien dormi ?

Demanda-t-elle en tapotant de sa baguette un couteau qui s’exécuta à couper des pommes de terre en fines lamelles. M’emparant d'un bol de céréales que je venais y noyer dans du lait de notre ferme, je répondis mollement.

- Mouais... Mouais... Il est où papa ?
- Dehors, il fait les derniers préparatifs.

Elle marqua une pause qu'elle traduisit d'un autre coup de baguette vers un fouet qui s'activa à battre les œufs.

- Au fait Nowan... Tu n'oublies pas de dire quelque chose ?

Relevant la tête de mon bol, une moustache blanche parsemant le dessous de mon nez, je haussais les sourcils. À côté de moi, Lili, avait arrêté de manger et me fixait avec insistance.

- De me souhaiter quelque chose ? Finit-elle par lâcher, sourire narquois sur la trogne.

Il me fallut quelques secondes de réflexion avant de comprendre et de grommeler :

- Ah oui... Bon anniversaire.




11h44

La chaleur de l'été commençait à se faire ressentir alors que les douze coups de midi approchaient. Dehors, dans le jardin de la ferme, les tables avaient été dressées avec soin et ornées de guirlandes colorées et de bouquets de fleurs sauvages cueillies dans les champs avoisinants. Le barbecue que papa avait soigneusement mis en marche à coup de baguette, commençait d'ors et déjà à griller la viande, laissant alors s'échapper de ce dernier une agréable odeur.

Mais la joyeuse effervescence de l'occasion se fit sentir dans l'air dès lorsque les invités commencèrent à arriver, tous souriants et impatients de célébrer l'anniversaire de leur hôte. Les enfants couraient dans le jardin en riant, tandis que les adultes s'asseyaient en discutant, une coupe de champagne à la main. À l'exception évidemment de maman, qui lançait là et là des coups de baguette pour installer les convives et s'assurer qu'ils aient chacun une place. Beaucoup avaient dû prendre un portoloin pour venir ici, dans le trou paumé qu'était Burley. C'était le minimum de bien les accueillir avaient-elle jugé alors qu'elle s'affaissait maintenant à sortir de nouvelles chaises de la grange.

Assis sur un transat à l'écart, je me contentais de regarder la scène d'un air maussade. Tous ces mômes, qui foulaient notre chez nous en criant m'en donnait presque mal à la tête. Était-il donc si compliqué pour eux, de s'asseoir par terre et de lire un bon livre comme nous le faisions avec Eddie ?

Visiblement, oui, constatais-je en voyant un enfant aux taches de rousseur poursuivre Ronron terrifié. J'en poussais un long soupir qui fut très vite éteint face à la venue de nouveau convive. Maman, s'empressant d'aller leur ouvrir le petit portail de bois, s'exclama toute heureuse :

- Nowan vient voir, ma sœur et mon beau-frère sont là ! Oh, mais comme tu as grandi toi ! Nowan allez vient !

D'un énième soupire et non sans effort, je me levais et traversais le jardin pour rejoindre d'un pas traînant maman dont les doigts pinçaient avec affection une fille de mon âge.

- Rory... C'est ça ? Comme tu es grande ! La dernière fois qu'on s'est vu, tu n'étais pas plus haut que trois pommes !

Derrière ma mère, je me penchais sur le côté pour mieux voir la fille en question. Elle avait un visage d'une beauté enfantine, à la fois charmant et séduisant et son regard, bien qu'exprimant une sensibilité à fleur de peau d'une timidité touchante, s'aventurait avec peine vers l'horizon. Enfin, encadrant le dit visage, des cheveux longs et d'un noir profond, ondulaient en une cascade soyeuse, révélant une touche de coquetterie subtile que je ne manquai pas de remarquer alors que maman invitait la petite troupe dans le jardin, là où l'anniversaire continuait à se dérouler dans l'allégresse.

S'en tournant vers moi tout en enchaînant la discussion avec la famille Gillis, elle m'ordonna dans un ton qui ne laissait pas à la réplique.

- Tu fais visiter notre ferme à Rory, Nowan ? À moins que celle-ci ne préfère d'abord boire et manger un peu ? Le portoloin ça creuse toujours l'estomac ! Tu te rappelles Diane notre première fois avec papa ?

Et toutes les deux partirent, sous mes yeux intrigués, dans un petit ricanement avant de s'éloigner vers la table des adultes. Me laissant alors seul, près des transats que j'avais quitté auparavant, avec cette fameuse Rory.

- Bon... Du coup, t'as soif, faim ? Ou je te fais visiter la ferme ?

Demandais-je mollement à celle qui présente à mes côtés n'était autre que ma cousine.



Code couleur #ad3e00
"Le sommeil est mon exercice préféré... surtout quand je le pratique en classe."