Champagne et lune auburn S.V

Samedi 15 février 2048
21h20
Avec @Sixtine Valerion
Ma cigarette à la commissure des lèvres, je terminai de nettoyer les derniers verres utilisés. J'avais décidé de la laisser doucement se consumer, sans tirer excessivement dessus. L'envie de fumer n'était pas si présente, et mon esprit était trop occupé à s'occuper des clients pour ressentir une envie plus pressante. Le bar n'était pas si bondé malgré le début de week-end, la véritable influence se ferait ressentir plus tard le soir. Ou tôt le matin, en fonction du point de vue. Au final, ce job n'était pas si compliqué, simplement servir les clients, discuter avec eux, un jeu d'enfant. Je ne faisais pas attention à tous ceux qui passaient, c'aurait été beaucoup trop fatigant. Alors que je me tournai pour ranger quelques bouteilles, une odeur singulière frappa mes narines. Je me figeai, et fermai les yeux pour mieux la percevoir. Il était rare de sentir une telle odeur, et de mes souvenirs, ce genre se comptait sur les doigts de ma main. Elle était indéfinissable, et indescriptible par les mots seuls, je n'étais pas compositrice de parfums, aussi n'avais-je pas le vocabulaire nécessaire pour qualifier cette fragrance. Mais j'aurais dit qu'il s'agissait d'une odeur chaude... Agréable, le genre qu'on avait envie de sentir de plus près, et cela suffisait pour attirer ma curiosité. Ainsi que mon envie de m'amuser un peu.

Je me tournai prestement, les personnes détentrices d'odeurs intéressantes se révélaient toujours très amusantes. Enfin, pour moi. Je cherchais du regard, discrètement, la fameuse personne, ma main venant trouver ma cigarette, tandis que j'expirai une bouffée de fumée. Étant donné la puissance de l'odeur, cette personne ne devait pas être loin. Bingo. J'eus un sourire mauvais en apercevant la cliente. Pas très grande, les cheveux noirs enroulés dans un chignon épais, dans une robe noire classique, et ma foi, fort peu couvrante. Elle semblait être plus âgée que moi. Je tirai une autre bouffée, avant de sortir un verre à cocktails que je posai sur le comptoir, remettant ma cigarette en bouche, je fis venir une bouteille de champagne, que je versai dans le verre. Oui, l'odeur de cette personne trahissait ce goût certain pour cette boisson. Alors que j'allais lui apporter, un petit quelque chose dans son odeur m'aiguilla : il manquait quelque chose. Le champagne était frais et pétillant, mais il manquait d'arôme fruité et sucré... Mon sourire s'agrandit alors que je claquais des doigts, cela me sauta aux yeux : du jus de Myrte. Le parfum fruité et astringent fera merveille, cette dame avait bon goût, je crois que je vais m'en servir un également. Une fois la boisson prête, je glissais souplement jusqu'à la place de cette inconnue, mon mystérieux sourire aux lèvres, avant de faire glisser le verre sur le comptoir, face à elle, le haut de mon visage simplement éclairé par la lumière rougeâtre de ma cigarette.

- This one's on the house. C'est la maison qui offre.

Quelque part, perdue avec Sixtine.

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Aujourd'hui, cela faisait tout juste 15 jours que Sixtine avait fait la rencontre d'un élève, Gryffs Sorrow, dans un bar à Pré-au-Lard et, même si elle appréciait le jeune garçon, elle n'avait aucune envie de le revoir pendant ses moments de repos qu'elle s'accordait.

La professeure avait donc fait le choix de changer de bar, elle irait cette fois ci au chaudron baveur. Ici au moins, elle espérait ne faire la rencontre d'aucun élève. En passant les portes de l'établissement, elle fit une rapide analyse : Aucun élève en vue. Elle pouvait donc se débarrasser de son manteau de fourrure pour laisser sa robe légère à la vue de tous.

C'est d'un pas assuré qu'elle se dirigea vers le bar pour y prendre place. Avant même qu'elle ne puisse passer une quelconque commande, la serveuse fit glisser un verre jusqu'à elle. Le visage de la femme était caché par la fumée de sa cigarette mais le fait que sa boisson préféré, pas besoin de trempé les lèvres pour la reconnaitre, lui soit servi avant même qu'elle n'y pense cachait surement un femme d'un grand intérêt. Elle venait d'attiser la curiosité de la professeure de défense contre les forces du mal.

Elle coinça une cigarette entre ses lèvres et approcha le bout de sa cigarette à celle de la serveuse pour s'en servir comme d'une allume cigarette. Puis, elle se remit à sa place.

- La maison offre d'autres services ?

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

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Je me préparai à déguster avec impatience la réaction de l'inconnue, un petit sourire aux lèvres. Ce petit tour faisait toujours son petit effet, à base de "Wouah, mais c'est incroyable, comment avez-vous su ?" Ce genre de choses. Mais là, ce fut à mon tour d'être prise par surprise. La cliente se redressa, et se rapprocha très proche, trop proche, pour coller sa cigarette à la mienne, emplissant mes narines de ses fragrances. La tête me tourna. Autant en raison de son odeur que de ma terreur des contacts physiques. Je n'avais pas été approché aussi près depuis l'Iran, et de désagréables picotements firent frémir ma nuque, mais je gardais un visage impassible, fermant les yeux pour laisser l'inconnue s'allumer sa cigarette. Lorsqu'elle se rassit, je ne pus m'empêcher de me sentir soulagée.

Sa question me fit sourire, alors que je me versais la même chose que j'avais préparé dans son verre, et que je le portai à mes lèvres, sans jamais quitter son regard. Délicieux, une dame de goût, comme je le pensais. Sa question pouvait en cacher des milliers, mais jouer à l'idiote, voilà un jeu que j'adorais, je fis donc léviter ma cigarette pour pouvoir poser mes deux mains sur le comptoir avant de me pencher vers elle, aussi près que mon confort personnel me le permettait. Je lui lançai un regard joueur, en lui répondant avec le plus grand sérieux.

- Cela va de soi, Miss. La cliente est reine par ici, ne le saviez-vous pas ?

Puis je me redressai lentement pour reprendre ma cigarette, une soudaine envie de tirer dessus m'ayant pris, et je soufflais délicatement un nuage de fumée au visage de la cliente. Et je ne pus retenir mon sourire amusé.

Quelque part, perdue avec Sixtine.

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La serveuse s’était servie la même boisson qu’elle avait, quelques instants plus tôt, servie à la professeure. Cette femme pleine d’assurance semblait de nature joueuse mais c’était sans savoir que la personne face à elle était bien plus qu’une joueuse.

Les sages paroles de cette jeune femme résonnèrent dans la boîte crânienne de l’ancienne Auror. Elle avait tout de suite compris qu’il s’agissait d’une invitation à jouer à un jeu dangereux. Laquelle des deux irait le plus loin ? Dans ce jeu, il n’y a ni gagnant ni perdant, il n’y a que des problèmes et bien que Sixtine le sache, elle n’avait pas envie de faire machine arrière. Son cœur animé par les drames et la passion était la seule chose qui la maintenait en vie. Au jeu des mots, elle se livrait.

- Une reine aime qu’on lui lèche les bottes. Vous avez de la chance, je ne porte pas de botte aujourd’hui. Donnez moi plutôt votre identité que je connaisse le nom de la personne ayant eu l’audace de me servir un coktail si pur.

La fumée de cigarette rejetée au visage de l’ancienne Auror ne l’avait pas dérangé mais elle aimait voir le visage de la personne avec qui elle conversait. Alors, avec sa baguette, elle dissipa la fumée et prit soin de rejeter sa propre fumée à l’opposé de son interlocutrice.

La professeure attendant la réponse de là serveur bu quelques gorgées de la boisson. Dosée parfaitement, juste ce qu’il faut pour sentir l’arôme de la myrte.

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Je manquais de m'étouffer sur la gorgée de boisson que j'avais laissé tourner dans ma bouche, pour profiter de ses arômes mélangés à la fumée. Je l'avalais délicatement, laissant le liquide couler dans ma gorge, réchauffant mon corps presque autant que les mots de l'inconnue réchauffaient mes joues. Mais à moins que cette dame soit une experte en légilimancie, elle n'en percevrait rien, j'avais une excellente poker face. Je dus toutefois faire appel à tous mes talents d'actrice pour ne rien laisser paraître. Pourquoi l'idée de cette vision ne me dérangeait pas ? Cette inconnue était bonne. Lorsqu'elle dégagea la fumée d'entre nos deux visages, je me laissais aller à un sourire taquin. Comme je m'amusais. Follement, oserais-je dire. Depuis quand n'avais-je pas croisé une telle personne ? Avec la langue aussi agile que l'esprit, qui acceptait le jeu, s'y plongeant avec dignité corps et âme. Je bloquai immédiatement le souvenir de Jila qui menaçait de refaire surface. Je refusai que mes moments de plaisir et d'amusement puissent être gâchés par ce souvenir traumatisant.

Je jetai quelques coups d’œil aux alentours, histoire de voir si aucun client n'avait besoin d'attention urgente, avant de plonger mes yeux noisette dans les bleus de l'inconnue. Je pris une nouvelle bouffée de cigarette, que je fis jongler entre mes narines et ma bouche, avant de la laisser librement sortir, prenant soin de la faire voleter plus loin avec ma baguette. Une autre que moi n'aurait pas vu la curiosité au fond de ces pupilles bleues, mais pour ma part, je m'en délectais. Je veillais à rester debout, mais j'eus l'impression certaine que cela ne suffirait pas à asseoir une quelconque forme de dominance sur cette personne. Un peu de challenge n'avait jamais tué personne. Je murmurais, suffisamment fort pour qu'elle puisse m'entendre, mais assez doucement pour que cela lui demande un petit effort :

- En attendant, seule l'une d'entre nous porte effectivement des bottes...

Je bus une autre gorgée, prenant bien mon temps, avant de reposer le verre sur le comptoir, tenant ma cigarette entre mes doigts à côté de mon visage, posant mon autre bras dans le creux de mon coude.

- Stéphanie Lilith, Miss. Mais je déteste qu'on m'appelle Stéphanie, c'est tout ce que vous devez savoir.

Je hochais souplement la tête dans sa direction.

- Et à qui ai-je donc l'honneur d'avoir pu servir un cocktail de qualité si... Intéressante ?

Quelque part, perdue avec Sixtine.

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La serveuse s'était présentée, elle portait le nom de Lilith et sans vraiment savoir pourquoi, ce petit détail avait intrigué ou plutôt attisé la curiosité naissante de Sixtine pour cette jeune serveuse. Pourquoi portait elle le nom d'un démon ? Elle décida donc d'analyser cette femme un peu plus en détails que ce qu'elle aurait voulu. Elle était venue pour se détendre mais avant cet instant, elle avait oublié sa vrai passion, l'analyse, la recherche, la traque.

Une poitrine peut existante ou peut être que la sorcière cachait volontairement cette partie de son corps, des hanches fines, un corps plutôt fin dans l'ensemble. Des cheveux plutôt longs, elle semble aimer sa chevelure malgré son air faussement négligé. Un visage féminin avec des traits fin ou pourtant elle dégageait une aura très masculine. Elle devait être une femme autoritaire peut être très exigeante n'ayant besoin de l'avis de personne et ne souhaitant l'avis de personne. Sixtine en déduisit qu'elle avait peut être vécu un traumatisme l'ayant conduite à se montrer plus fermer, plus méfiante.

Il était temps maintenant de revenir dans le moment présent pour qu'elle puisse se présenter à son tour.

- Sixtine Valerion, vous pouvez m'appeler Miss Valerion ou Sixtine, à votre guise.

La professeure renforça son idée que cette femme avait vécu un drame quand elle fit le rapprochement avec la cigarette et son propre rapport avec cet outil de mort. Elle avait elle-même commencé à fumer à la suite d'un tragique épisode de sa vie.

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Je me sentis immédiatement décryptée par ces yeux bleus profonds, presque déshabillée. Je ne pus m'empêcher de croiser mes bras sur ma poitrine, dans un réflexe protecteur qui me fit chauffer les joues de honte et de ridicule. Je n'aimais pas être lue. C'était moi qui lisais les gens, pas l'inverse. Si elle s'attendait à pouvoir me cerner simplement en m'observant, elle allait sans aucun doute se fourvoyer. Et pourtant, ses yeux me parcouraient à toute allure, avec une efficacité redoutable et effrayante. Mais je demeurais stoïque, glissant ma cigarette entre mes lèvres, hésitant à souffler une nouvelle bouffée de fumée au visage de cette inconnue un peu trop curieuse.

D'étrangère, elle passa à connaissance. Sixtine Valerion. Cela me disait quelque chose, mais j'étais incapable de mettre le doigt dessus, je décidai de faire comme si je n'avais jamais entendu parler de ce nom de famille. Je me décidai enfin à m'asseoir face à elle, faisant venir d'un coup de baguette le tabouret de bar sous mes fesses, posant un coude sur le bar, et mon menton sur ma paume ouverte.

- Vous venez souvent par ici, Miss Valerion ? Je crains de ne pas me souvenir avoir déjà servi un cocktail champagne-jus de myrte.

Je soufflai la dernière bouffée de fumée de ma cigarette, la tirant de ma bouche, avant de la regarder une petite seconde. J'hésitai à l'éteindre avec ma langue, et je ne pus retenir à sourire amusé à l'idée de cette vision. Mais je la posai dans le cendrier, c'était amusant à faire, certes, mais je n'avais pas envie de me brûler la langue pour le simple plaisir d'en mettre plein les yeux à cette charmante dame. Je croisai mes bras sur le bar.

- Cela ne vous embête pas si je conserve le "Miss" ? Miss Valerion ? Disons que je pense qu'il ne serait pas convenable de nous appeler par nos prénoms si nous ne sommes pas... Intimes, vous ne pensez pas ?

J'eus un sourire mystérieux, indéchiffrable. Un mélange de taquinerie, d'amusement, de séduction et de défi. Cette femme dégageait un parfum de danger, quelque chose qui me criait qu'elle ne plierait pas aussi facilement que les autres, qu'elle ne se décomposerait pas aussi simplement que quiconque. Et c'était amusant. Je devais, et je comptais bien me surpasser. Je voulais la battre, peu importe ce qu'il m'en coûte, et cela m'amusait follement.

Quelque part, perdue avec Sixtine.

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La Barmaid du chaudron baveur avait beau essayer de cacher sa gêne, ce n'était pas passé inaperçu auprès de Sixtine. Certains signes ne trompent pas et les joues roses étaient une preuve parfaite. Ne voulant pas mettre cette jeune femme plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà, la professeure décida d'interrompre cette petite observation.

Stéphanie Lilith qui ne souhaitait pas qu'on la nomme par son prénom trouva un moyen d'empêcher Sixtine de continuer son petit jeu et détournant la conversation. La professeure venait elle souvent ici ? Bien sur que non, elle l'aurait remarqué sinon. En tout cas, c'était la pensée de l'ancienne Auror.

- En temps normal je prends un verre à Pré-au-Lard mais depuis que j'ai rencontre un nouvel à tête de sanglier alors que j'étais pas dans le meilleur état je préfère éviter ce coin là... Je suis professeure de défense contre les forces du mal à Poudlard et je dois vous dire que je vois déjà mes élèves toute la semaine alors si je dois en plus les supporter les week end ou le soir... Non merci.

La conversation suivait son cour et la professeure était plutôt heureuse de pouvoir parler à quelqu'un d'autre qu'à Suileabhan ou à un élève. A l'école, elle n'avait que peu voir pas de contacte avec ses collègues. Elle avait compris depuis un moment maintenant qu'elle n'était pas appréciée et pour dire la vérité, elle n'en avait rien à faire, elle préférait discuter avec des gens en valant la peine.

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Venait-elle de... d'arrêter le jeu ? Mais pourquoi ? L'aurais-je mal jugée ? Je sentis mon cœur s'emballer tandis que je cherchai à comprendre la raison de son arrêt. Serait-ce de la pitié ? Si c'était le cas, elle allait comprendre que je n'étais pas le genre de personne qui appréciait la pitié, surtout pas d'une étrangère. Mais mon ressenti se dirigeait surtout contre moi. Je n'avais pas réussi à cacher mes états d'âme, j'avais laissé mon mur s'effriter au point que n'importe qui semblait pouvoir lire à travers moi. L'envie de fumer me prit, et je tirai ma deuxième cigarette de la poche de ma chemise, avant de la faire glisser entre mes lèvres. Je ne pus toutefois retenir un petit rire à son récit de mésaventure à la Tête de Sanglier, mais je ne voyais rien à rajouter, et je continuai de l'écouter.

J'hésitai un petit instant à tirer ma baguette de ma cuissarde pour allumer ma cigarette, avant de me remémorer le petit coup fourré que cette Sixtine m'avait joué. Je me penchai donc vers elle, une de mes mains appuyant sur le comptoir, mon autre main tenant ma cigarette, tandis que le plongeai mes yeux dans les siens. L'exercice était amusant, je devais bien l'avouer, allumer sa cigarette avec celle d'une autre, et mon sourire s'agrandit tandis que je me redressai en soufflant ma première bouffée, me détendant légèrement. Peut-être que j'avais un peu surréagis en me sentant ainsi déchiffrée. Je croisais mes bras sur le bar.

- Croyez bien qu'ici, les chiards ont intérêt à se la jouer profil bas.

J'hésitai à lui souffler une bouffée au visage, mais je me contentai de la faire aller et venir entre mes narines et mes lèvres, créant une rivière de fumée.

- Jamais je n'aurais dit que vous étiez professeure. Quelque chose me dit que vous n'avez pas fait ça toute votre vie, me trompe-je ?

L'odeur de cette femme n'avait rien de celle d'une professeure, qui passait ses journées dans son bureau ou à enseigner à des enfants. Entre ses effluves sensuelles, chaudes et délicates, se cachaient des émanations beaucoup plus noirâtres, presque étouffantes, tel un miasme l'entourant.

Quelque part, perdue avec Sixtine.

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D'après la serveuse, la professeure de défense contre les forces du mal ne risquait pas d'être dérangée dans ce lieu et c'était une bonne nouvelle. Elle ne comptait pas boire à outrance ni même rentrer plus tard que d'habitude. Elle était simplement venue pour prendre l'air, sortir de l'habituel école et surtout, pour découvrir ou plutôt redécouvrir les lieux.

Celle qui refusait que l'on la nomme par son prénom fit une remarque concernant le métier de sa cliente. A priori, elle n'avait pas l'allure d'une professeure. Sixtine ne s'en offusqua pas, bien au contraire. Elle trouvait que les professeurs avaient toujours une allure trop sérieuse, trop vieillissante et, elle n'aurait pas apprécié que l'on devine son métier en un regard. Elle aurait trouvé ça humiliant.

- Je n'étais pas destinée à devenir professeure, je ne pensais pas le devenir un jour. Avant d'être professeure j'ai travaillé chez moi pour créer des sorts et encore avant ça, j'étais Auror. Et vous, vous avez fait quoi après vos études ? Vous n'avez pas toujours travaillé en tant que serveuse, si ?

La femme semblait avoir quelques expériences passé et, par conséquent, Sixtine avait pensé qu'elle ne devait pas avoir commencé par ce métier. Peut être qu'après ses études, elle avait décidé, comme beaucoup de sorcier, de prendre le grand large et de découvrir le monde à travers ses propres yeux. C'était par exemple, ce qu'avait fait Suileabhan après l'obtention de leur diplôme.

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