À la recherche du manuel
La blonde réfléchit avant de répondre, ne s’étant jamais vraiment posé la question. La jeune troisième année ne savait pas du tout quel animal lui correspondait le plus, peut-être le renard ? Cet animal discret, qu’elle admirait la plupart du temps, lui ressemblait un peu. Mais était-ce seulement elle qui choisissait ? Elle n’en était pas bien sure. Après tout, c’était la baguette qui choisissait son sorcier, et il n’y avait aucune raison que ce soit différent pour l’animal représenté avec l’animagus.
La troisième année avait bien conscience du temps qui passait, mais s’entendre dire qu’elle allait bientôt pouvoir effectuer ce sortilège lui donna une sensation bizarre. Le temps était passé si vite depuis sa première année, la Serdaigle avait l’impression de n’être restée au château qu’une seule petite année. La seconde avait été la pire, plus courte et brève que la première et la petite partie déjà effectuée de la troisième. Canelle, qui essayait de profiter du moment présent le plus possible, avait du mal à se dire que dans quatre ans, elle aurait fini sa scolarité à Poudlard. Si les futurs années passaient aussi vites que les précédentes, nul doute qu’elle serait rapidement sortie du château. Or, elle n’avait aucune envie que le temps passe si vite.
-Euh, je sais pas trop, avoua-t-elle. Je suis pas sure qu’on choisisse en fait, je pense que ça se fait comme ça sans qu’on s’attende à ce en quoi on va se transformer. Mais du coup je sais pas.
La jeune fille leva un sourcil étonné en entendant la réponse de sa camarade. Celle-ci voulait de l’aide en métamorphose ? Canelle n’était sûrement pas la bonne personne pour ça. Mais après tout, des devoirs qu’elle avait déjà faits, des cours qu’elle avait déjà vus ? Elle devrait s’en sortir avec ça quand même. La blonde avait une bonne mémoire, ça ne devrait pas être trop difficile pour elle de l’aider. Et puis, quand la Serdaigle pouvait aider quelqu’un, elle le faisait la plupart du temps. Elle n’aimait pas voir les gens déçus ou tristes. Alors si elle pouvait aider la brune, elle le ferait.
-Euh oui, bien sur, annonça la fillette. Si tu veux. Par contre je suis vraiment pas douée.
La jeune fille sourit, gênée de devoir annoncer à sa camarade qu’elle ne suivait pas le four d’étude des moldus. En effet, la jeune troisième année avait choisi la filière complète afin de suivre à peu près tous les cours, et d’arrêter le vol. Les seules matières qu’elle ne suivait pas étaient l’étude des moldus -elle n’en avait de toute façon pas besoin, ayant grandi avec eux, et l’étude des runes, mais cela ne l’intéressait pas vraiment. Canelle était plutôt contente de son choix de filière pour l’instant, et elle espérait que ça ne changerait pas avec le temps.
-Je suis en filière complète, je suis à peu près tous les cours sauf le vol, l’étude des moldus et l’étude des runes, répondit-elle. Du coup j’ai pas trop besoin d’aide, en plus j’ai grandi parmi les moldus. Mais ça me dérange pas de t’aider, t’inquiète pas.
La jeune fille ne voulait pas que sa camarade se sente redevable envers elle. Si elle l’aidait, c’était parce que ça ne la dérangeait vraiment pas.
La troisième année avait bien conscience du temps qui passait, mais s’entendre dire qu’elle allait bientôt pouvoir effectuer ce sortilège lui donna une sensation bizarre. Le temps était passé si vite depuis sa première année, la Serdaigle avait l’impression de n’être restée au château qu’une seule petite année. La seconde avait été la pire, plus courte et brève que la première et la petite partie déjà effectuée de la troisième. Canelle, qui essayait de profiter du moment présent le plus possible, avait du mal à se dire que dans quatre ans, elle aurait fini sa scolarité à Poudlard. Si les futurs années passaient aussi vites que les précédentes, nul doute qu’elle serait rapidement sortie du château. Or, elle n’avait aucune envie que le temps passe si vite.
-Euh, je sais pas trop, avoua-t-elle. Je suis pas sure qu’on choisisse en fait, je pense que ça se fait comme ça sans qu’on s’attende à ce en quoi on va se transformer. Mais du coup je sais pas.
La jeune fille leva un sourcil étonné en entendant la réponse de sa camarade. Celle-ci voulait de l’aide en métamorphose ? Canelle n’était sûrement pas la bonne personne pour ça. Mais après tout, des devoirs qu’elle avait déjà faits, des cours qu’elle avait déjà vus ? Elle devrait s’en sortir avec ça quand même. La blonde avait une bonne mémoire, ça ne devrait pas être trop difficile pour elle de l’aider. Et puis, quand la Serdaigle pouvait aider quelqu’un, elle le faisait la plupart du temps. Elle n’aimait pas voir les gens déçus ou tristes. Alors si elle pouvait aider la brune, elle le ferait.
-Euh oui, bien sur, annonça la fillette. Si tu veux. Par contre je suis vraiment pas douée.
La jeune fille sourit, gênée de devoir annoncer à sa camarade qu’elle ne suivait pas le four d’étude des moldus. En effet, la jeune troisième année avait choisi la filière complète afin de suivre à peu près tous les cours, et d’arrêter le vol. Les seules matières qu’elle ne suivait pas étaient l’étude des moldus -elle n’en avait de toute façon pas besoin, ayant grandi avec eux, et l’étude des runes, mais cela ne l’intéressait pas vraiment. Canelle était plutôt contente de son choix de filière pour l’instant, et elle espérait que ça ne changerait pas avec le temps.
-Je suis en filière complète, je suis à peu près tous les cours sauf le vol, l’étude des moldus et l’étude des runes, répondit-elle. Du coup j’ai pas trop besoin d’aide, en plus j’ai grandi parmi les moldus. Mais ça me dérange pas de t’aider, t’inquiète pas.
La jeune fille ne voulait pas que sa camarade se sente redevable envers elle. Si elle l’aidait, c’était parce que ça ne la dérangeait vraiment pas.
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Donc c'était plutôt instinctif en définitive. Elle ne savait pas bien sur quoi elle allait tomber mais elle avait le temps de voir venir. Elle préférait ne pas y penser pour le moment. Elle avait beaucoup d'autres choses à penser que ce qui pourrait lui arriver dans deux ans, surtout que ce n'était pas pour tout de suite. Elle hocha la tête comme pour lui faire comprendre qu'elle avait compris là où elle voulait en venir. Finalement, la blonde accepta de l'aider et le visage de la brune se radoucit. Au final, elle commençait à apprécier son interlocutrice. Elle lui indiqua seulement qu'elle n'était pas très douée sur cette matière, ce à quoi la brune ne manqua pas d'ajouter. « Tu connais quand même plus que moi. » Et Ottilia aimait particulièrement les gens qui pouvaient lui apprendre des choses. C'est ainsi qu'envers ses professeurs, quand la matière l'intéressait réellement, elle avait toujours montré de la vivacité à toujours explorer les limites de ce qu'on pouvait lui enseigner et sa curiosité l'avait poussé longuement à en savoir plus, souvent aux grands refus de ses professeurs qui estimaient le savoir trop dangereux pour une enfant de son âge.
Elle tiqua à l'entente du fait qu'elle venait d'une ville de moldue. Non pas car elle ne pourrait pas lui rendre la pareille, mais plus car elles avaient plus de point communs qu'elle ne voulait bien l'entendre. Elle n'avait jamais rencontré de sang-mêlé qui avait été aussi élevé parmi les moldus et sa surprise se lut facilement sur son visage. Visiblement, la Gryffonne était totalement intrigué. Elle voulait savoir d'où elle venait, comment avait été sa vie. Elle voulait comprendre si elle avait été la seule à connaitre l'ostracisme au sein de cette communauté, si elle avait été la seule à connaitre le fait de ne pas savoir s'intégrer auprès d'un groupe avec tant de différence. Il ne fallait pas cacher que ça la décontenançait un peu, elle avait tant de question à poser à Canelle sur cette vie et sans attendre elle s'exécuta. « Tu viens d'où toi ? ». La conversation allait être longue, et elle sentait qu'elle avait besoin de se poser pour l'écouter.
Elle indiqua la place libre à coté de la blonde et ajoute. « Tu permets ? » d'un ton qui se voulait plus agréable. Sans attendre non plus la réponse, elle s'installa, complètement attentive à sa camarade. Son regard se perdit cependant plus loin, elle scrutait l'horizon de la cour, balançant légèrement ses jambes et rajouta plus doucement. « Je viens de Queensbury, c'est une petite ville moldue mais il y a beaucoup de sorciers là bas aussi. Mais ma mère ... elle voulait qu'on vive comme les moldus. ». Curieusement, elle avait beaucoup plus de facilité à se confier sur ce point là à la Serdaigle car elle savait quelle ne la jugerait pas. « C'était comment la vie .. avec les moldus ? ». Son regard se tourna aussitôt vers celui de la bleue, et la mine était totalement penchée à ses paroles. Elle était réellement intéressée, comme si elle essayait de trouver une ressemblance dans son parcours, comme si elle essayait de trouver une épaule qui avait ressenti la même souffrance que la sienne.
Elle tiqua à l'entente du fait qu'elle venait d'une ville de moldue. Non pas car elle ne pourrait pas lui rendre la pareille, mais plus car elles avaient plus de point communs qu'elle ne voulait bien l'entendre. Elle n'avait jamais rencontré de sang-mêlé qui avait été aussi élevé parmi les moldus et sa surprise se lut facilement sur son visage. Visiblement, la Gryffonne était totalement intrigué. Elle voulait savoir d'où elle venait, comment avait été sa vie. Elle voulait comprendre si elle avait été la seule à connaitre l'ostracisme au sein de cette communauté, si elle avait été la seule à connaitre le fait de ne pas savoir s'intégrer auprès d'un groupe avec tant de différence. Il ne fallait pas cacher que ça la décontenançait un peu, elle avait tant de question à poser à Canelle sur cette vie et sans attendre elle s'exécuta. « Tu viens d'où toi ? ». La conversation allait être longue, et elle sentait qu'elle avait besoin de se poser pour l'écouter.
Elle indiqua la place libre à coté de la blonde et ajoute. « Tu permets ? » d'un ton qui se voulait plus agréable. Sans attendre non plus la réponse, elle s'installa, complètement attentive à sa camarade. Son regard se perdit cependant plus loin, elle scrutait l'horizon de la cour, balançant légèrement ses jambes et rajouta plus doucement. « Je viens de Queensbury, c'est une petite ville moldue mais il y a beaucoup de sorciers là bas aussi. Mais ma mère ... elle voulait qu'on vive comme les moldus. ». Curieusement, elle avait beaucoup plus de facilité à se confier sur ce point là à la Serdaigle car elle savait quelle ne la jugerait pas. « C'était comment la vie .. avec les moldus ? ». Son regard se tourna aussitôt vers celui de la bleue, et la mine était totalement penchée à ses paroles. Elle était réellement intéressée, comme si elle essayait de trouver une ressemblance dans son parcours, comme si elle essayait de trouver une épaule qui avait ressenti la même souffrance que la sienne.
Dernière modification par Ottilia Cho le 10 mars 2023, 03:08, modifié 1 fois.
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Un sourire aux lèvres, la jeune fille hocha la tête, consciente que sa camarade avait raison. Même si elle était totalement incompétente dans la matière, elle en connaissait toujours un peu plus que sa cadette, et maîtrisait la partie théorique sur le bout des doigts. Après tout, elle avait toujours été douée pour se souvenir des choses et était une élève sérieuse. Elle apprenait ses cours à chaque fois, maîtrisait ses leçons sur le bout des doigts. Elle ne risquait pas d’induire la brune en erreur alors qu’elle suivait toutes les règles à la lettre.
La jeune fille sourit en s'imaginant sa maison. C'était ce à quoi elle pensait quand on lui demandait d'où elle venait. Elle avait bien conscience que sa camarade ne lui parlait pas de ça, et lui demandait un pays, une ville mais elle c'était à cette maison qu'elle se referrait. C'est là où elle avait grandi, appris à marcher, à parler, là où elle avait exercé pour la toute première fois de la magie. C'était là qu'elle avait passé ses moments les plus heureux en compagnie de sa mère, l'endroit où elle avait été éduquée. C'était de cette maison qu'elle venait, c'était grâce à cette maison qu'elle était devenue ce qu'elle était aujourd'hui.
-Bletchley en Angleterre, c'est à côté de Londres, répondit-elle finalement en sortant de ses pensées. Et toi ?
La blonde hocha la tête en entendant la question de sa camarade, consciente que la discussion venait juste de commencer. Finalement, sa cadette était plutôt agréable, attentive et bien plus bavarde que prévu. Canelle était plutôt contente de trouver un échappatoire à son devoir de métamorphose, surtout si elle pouvait parler avec quelqu'un qui lui ressemblait un peu. Parce que, plus la discussion avançait, plus la jeune troisième année se trouvait des points communs avec sa cadette. Elle était contente finalement d'avoir perdu son manuel, et que ce soit elle plutôt qu'un autre qui l'ait retrouvé. Rares étaient les gens avec qui la Serdaigle se sentait bien en discutant.
La jeune fille écouta avec attention sa camarade, étonnée. Elle n'avait jamais entendu parler d'une ville moldue où vivait tant de sorciers, mais trouvait le concept plutôt intéressant. Canelle était pour la paix, l'entente de tous dans le monde. Elle avait du mal à comprendre comment moldus et sorciers pouvaient ne pas toujours cohabiter dans de bons termes alors qu'ils se ressemblaient tant. De la même façon, elle trouvait injuste la haine qui pouvait être vouée aux nés-moldus. Personne n'avait choisi de naître de cette façon, moldu comme sorcier. Ce n'était de la faute de personne.
-C'était... différent, hésita la jeune fille. Je savais que j'étais une sorcière et je ne pouvais le dire à personne, pas même aux peu d'amis que j'avais alors c'était compliqué. Je ne sortais pas beaucoup, et je me sentais différentes. A part une ou deux personnes, tout le monde me croyait un peu bizarre. Mes parents sont tous les deux sorciers, mais comme toi, ils voulaient qu'on reste avec les moldus avec mes frères et ma soeur. Je pense que je comprends un peu pourquoi, mais c'était quand même dur. Et toi ? Tu aimais bien ?
Croisant le regard intéressé de sa camarade, la jeune fille sourit timidement. Elle n'avait avoué ses ressentis comme ça à personne auparavant et ça la libérait vraiment d'un poids à présent. Un poids dont elle n'avait même pas conscience de l'existence. Elle voulait voir si la brune avait ressenti la même chose, ou si c'était juste elle. Après tout, peut-être était-elle vraiment bizarre. Peut-être que ce n'était pas juste parce que ses camarades étaient moldus qu'ils pensaient ça.
La jeune fille sourit en s'imaginant sa maison. C'était ce à quoi elle pensait quand on lui demandait d'où elle venait. Elle avait bien conscience que sa camarade ne lui parlait pas de ça, et lui demandait un pays, une ville mais elle c'était à cette maison qu'elle se referrait. C'est là où elle avait grandi, appris à marcher, à parler, là où elle avait exercé pour la toute première fois de la magie. C'était là qu'elle avait passé ses moments les plus heureux en compagnie de sa mère, l'endroit où elle avait été éduquée. C'était de cette maison qu'elle venait, c'était grâce à cette maison qu'elle était devenue ce qu'elle était aujourd'hui.
-Bletchley en Angleterre, c'est à côté de Londres, répondit-elle finalement en sortant de ses pensées. Et toi ?
La blonde hocha la tête en entendant la question de sa camarade, consciente que la discussion venait juste de commencer. Finalement, sa cadette était plutôt agréable, attentive et bien plus bavarde que prévu. Canelle était plutôt contente de trouver un échappatoire à son devoir de métamorphose, surtout si elle pouvait parler avec quelqu'un qui lui ressemblait un peu. Parce que, plus la discussion avançait, plus la jeune troisième année se trouvait des points communs avec sa cadette. Elle était contente finalement d'avoir perdu son manuel, et que ce soit elle plutôt qu'un autre qui l'ait retrouvé. Rares étaient les gens avec qui la Serdaigle se sentait bien en discutant.
La jeune fille écouta avec attention sa camarade, étonnée. Elle n'avait jamais entendu parler d'une ville moldue où vivait tant de sorciers, mais trouvait le concept plutôt intéressant. Canelle était pour la paix, l'entente de tous dans le monde. Elle avait du mal à comprendre comment moldus et sorciers pouvaient ne pas toujours cohabiter dans de bons termes alors qu'ils se ressemblaient tant. De la même façon, elle trouvait injuste la haine qui pouvait être vouée aux nés-moldus. Personne n'avait choisi de naître de cette façon, moldu comme sorcier. Ce n'était de la faute de personne.
-C'était... différent, hésita la jeune fille. Je savais que j'étais une sorcière et je ne pouvais le dire à personne, pas même aux peu d'amis que j'avais alors c'était compliqué. Je ne sortais pas beaucoup, et je me sentais différentes. A part une ou deux personnes, tout le monde me croyait un peu bizarre. Mes parents sont tous les deux sorciers, mais comme toi, ils voulaient qu'on reste avec les moldus avec mes frères et ma soeur. Je pense que je comprends un peu pourquoi, mais c'était quand même dur. Et toi ? Tu aimais bien ?
Croisant le regard intéressé de sa camarade, la jeune fille sourit timidement. Elle n'avait avoué ses ressentis comme ça à personne auparavant et ça la libérait vraiment d'un poids à présent. Un poids dont elle n'avait même pas conscience de l'existence. Elle voulait voir si la brune avait ressenti la même chose, ou si c'était juste elle. Après tout, peut-être était-elle vraiment bizarre. Peut-être que ce n'était pas juste parce que ses camarades étaient moldus qu'ils pensaient ça.
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Elle écoute la Serdaigle, alors qu'elle lui indique venir d'une petite ville à coté de Londres. Elle n'était pas très bonne en géographie alors le nom de la ville ne lui disait rien. Même Londres, elle n'y était jamais allé, et quand elle demandait à sa mère, celle-ci ne voulait jamais l'emmener. Mais Ottilia n'était pas bête, à chaque fois qu'elle abordait le sujet, sa mère essayait de le changer aussi rapidement que possible. Elle savait que ce mutisme avait un lien avec son père, elle ne savait pas pourquoi mais c'est sûrement le lieu où il habitait si elle ne voulait clairement pas l'emmener. Elle se souvient même que le matin de son départ pour Poudlard, elle et sa mère ne s'étaient clairement pas attardées dans les rues de Londres et étaient rentrées directement au Chaudron Baveur. Elle espérait avoir des réponses un jour.
En attendant, elle continuait de porter une oreille attentive à sa camarade. Le tableau que peignait la jeune blonde ressemblait trait pour trait au sien. Elle se sentait plonger dans son récit comme si elle en était la principale protagoniste. Si ce n'est qu'elle n'a su assez tard finalement qu'elle était sorcière. Au final, elles se ressemblaient plus qu'elles voulaient bien ne le faire paraitre. Si la jeune coréenne avait jugé durement sa camarade, nul doute qu'elle la trouvait plus sympathique maintenant. Alors qu'elle lui renvoie la question, un long moment de silence s'installa. Son regard quitta celui de la Serdaigle pour venir se perdre dans ses jambes, comme si elle hésitait à en parler et que le sujet était pour elle difficile. Après tout, elle se disait qu'elle avait elle même faire l'effort de se dévoiler légèrement et qu'elle pouvait elle aussi lui rendre la pareille. Si Ottilia était rude au premier abord, elle était plutôt reconnaissante quand on lui montrait de l'intérêt. « J'avais pas trop d'amis chez moi .. enfin si à part Rufus .. mais il a fini par déménager. ». On sentait une légère tristesse dans sa voix en évoquant ce dernier. Elle avait tourné la page, mais il fallait admettre que ça lui était toujours compliqué de raviver les cendres de ce qui l'avait fait le plus souffrir. C'était un peu son seul repère à Queensbury et son départ sans même une lettre ou un au revoir avait été assez traumatisant. « C'était le seul avec qui je faisais des choses et qui me défendait contre les autres garçons moldus du quartier. ». Elle n'allait pas s'étendre sur ces fameux garçons, ils passaient leur temps à lui chercher des noises en se moquant bien futilement du fait que son père était absent. C'était à force de leur tenir tête que la jeune Gryffonne forgea le sacré caractère qu'on lui connaissait aujourd'hui.
Elle continua légèrement. « Ici c'est plus calme, les gens font pas vraiment attention à moi. » Et pour autant ça lui convenait, tant qu'on la laissait tranquille qu'on ne venait pas la troubler, au final elle préférait cela à ce qu'elle avait pu endurer dans son quartier. « Tes parents te manquent pas ? ». Ca faisait quand même un certain temps qu'elles étaient arrivées à l'école et qu'elles ne les avaient pas revus. A vrai dire, Ottilia n'avait pas vu le temps réellement passer depuis qu'elle était arrivée, son début s'était déroulé à mille à l'heure et ses différentes péripéties ne lui avait donné que peu de temps pour penser à sa mère. Elle sentait tout de même qu'un manque se créait petit à petit malgré que celle-ci puisse être étouffante. Elle avait toujours veillé sur elle et même si leur relation était plutôt assez timide, Ottilia aimait profondément sa mère, elle ne le montrait pas souvent mais c'était le cas. Elle savait aussi qu'elle n'était pas non plus la plus malchanceuse, certains était complètement orphelins et devaient passer leurs vacances ici à Poudlard tandis qu'elle retrouvait tout de même un foyer qu'elle connaissait et des gens qu'elle aimait.
En attendant, elle continuait de porter une oreille attentive à sa camarade. Le tableau que peignait la jeune blonde ressemblait trait pour trait au sien. Elle se sentait plonger dans son récit comme si elle en était la principale protagoniste. Si ce n'est qu'elle n'a su assez tard finalement qu'elle était sorcière. Au final, elles se ressemblaient plus qu'elles voulaient bien ne le faire paraitre. Si la jeune coréenne avait jugé durement sa camarade, nul doute qu'elle la trouvait plus sympathique maintenant. Alors qu'elle lui renvoie la question, un long moment de silence s'installa. Son regard quitta celui de la Serdaigle pour venir se perdre dans ses jambes, comme si elle hésitait à en parler et que le sujet était pour elle difficile. Après tout, elle se disait qu'elle avait elle même faire l'effort de se dévoiler légèrement et qu'elle pouvait elle aussi lui rendre la pareille. Si Ottilia était rude au premier abord, elle était plutôt reconnaissante quand on lui montrait de l'intérêt. « J'avais pas trop d'amis chez moi .. enfin si à part Rufus .. mais il a fini par déménager. ». On sentait une légère tristesse dans sa voix en évoquant ce dernier. Elle avait tourné la page, mais il fallait admettre que ça lui était toujours compliqué de raviver les cendres de ce qui l'avait fait le plus souffrir. C'était un peu son seul repère à Queensbury et son départ sans même une lettre ou un au revoir avait été assez traumatisant. « C'était le seul avec qui je faisais des choses et qui me défendait contre les autres garçons moldus du quartier. ». Elle n'allait pas s'étendre sur ces fameux garçons, ils passaient leur temps à lui chercher des noises en se moquant bien futilement du fait que son père était absent. C'était à force de leur tenir tête que la jeune Gryffonne forgea le sacré caractère qu'on lui connaissait aujourd'hui.
Elle continua légèrement. « Ici c'est plus calme, les gens font pas vraiment attention à moi. » Et pour autant ça lui convenait, tant qu'on la laissait tranquille qu'on ne venait pas la troubler, au final elle préférait cela à ce qu'elle avait pu endurer dans son quartier. « Tes parents te manquent pas ? ». Ca faisait quand même un certain temps qu'elles étaient arrivées à l'école et qu'elles ne les avaient pas revus. A vrai dire, Ottilia n'avait pas vu le temps réellement passer depuis qu'elle était arrivée, son début s'était déroulé à mille à l'heure et ses différentes péripéties ne lui avait donné que peu de temps pour penser à sa mère. Elle sentait tout de même qu'un manque se créait petit à petit malgré que celle-ci puisse être étouffante. Elle avait toujours veillé sur elle et même si leur relation était plutôt assez timide, Ottilia aimait profondément sa mère, elle ne le montrait pas souvent mais c'était le cas. Elle savait aussi qu'elle n'était pas non plus la plus malchanceuse, certains était complètement orphelins et devaient passer leurs vacances ici à Poudlard tandis qu'elle retrouvait tout de même un foyer qu'elle connaissait et des gens qu'elle aimait.
Dernière modification par Ottilia Cho le 10 mars 2023, 03:10, modifié 2 fois.
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TW: mort, coma
La jeune fille attendit patiemment en silence la réponse de sa camarade, consciente qu'il n'était pas toujours facile de se confier comme ça. Elle comprenait que si sa cadette était quelqu'un d'aussi renfermée et timide qu'elle, elle n'avait pas envie de se confier sur quelque chose qui lui avait peut-être fait du mal et qui avait influencer son enfance. Canelle elle-même n'aimait pas se confier et était contente de voir qu'elle n'était pas la seule à être comme ça. Se sentir différente des autres était un sentiment qu'elle ne connaissait que trop bien et n'appréciait pas du tout. Ca la mettait bien trop mal à l'aise et la gênait.
Finalement, sa camarade finit par se confier et la blonde écouta attentivement ce qu’elle lui racontait. Apparemment, elle n’avait pas été la seule à ne pas se sentir à sa place dans le monde moldu, sa camarade ayant eu autant de mal qu’elle à se faire des amis. Comme pour la brune, heureusement que Canelle avait connu Amandine, et même si elles ne se parlaient plus du tout, elle lui était reconnaissante d’avoir été présente pendant toutes ces années. Cet énorme mensonge que la Serdaigle devait garder pour elle, celui d’être une sorcière, avait cependant fini par les éloigner, mais elle était quand même contente d’avoir passé tous ces bons moments avec son amie. Peut-être devrait-elle la recontacter la prochaine fois qu’elle la verrait. Elle lui manquait quand même.
-Je comprends, sourit la troisième année. C’est sur que la différence n’est pas trop appréciée là-bas, alors être sorcière…
Un sourire se dessina sur le visage bronzé de la jeune fille, réalisant que ce que sa camarade disait était vrai. À Poudlard, la plupart des élèves ne faisaient pas vraiment attention aux autres, à moins de les croiser vraiment souvent, ou de ne pas avoir d’autre choix. C’était un peu égoïste, mais aussi plutôt pratique pour des gens timides et introverties comme elle. Et visiblement comme sa cadette. Le château était grand, et croiser quelqu’un qu’on n’avait pas forcément envie de croiser n’arrivait pas cinquante fois. Il était plutôt facile d’éviter les gens en fait, ce qui était assez génial.
-Oui, c’est cool pour ça aussi, Poudlard, répondit-elle. La plupart des gens se concentrent que sur eux-mêmes.
La fillette sentit son cœur se serrait en entendant la suite de la conversation. Sa mère lui manquait, oui, mais pas parce qu’elle était loin d’elle. Depuis plus d’un déjà, sa génitrice était dans un coma profond et ne semblait pas prête de se réveiller. La blonde avait à présent perdu tout espoir de la voir un jour se réveiller, et visiblement son père aussi. Celui-ci n’avait pas attendu longtemps avant de refaire de sa vie et de se trouver une nouvelle famille. La colère de Canelle à son égard augmentait à chaque fois qu’elle y pensait. Et dire que c’était son modele quand elle était petite ! Elle ne réalisait visiblement pas qui il était vraiment à cet époque-là. Son père, lui, ne lui manquait pas.
-Oui, mais…euh… c’est compliqué, hésita la jeune fille. Et toi ?
Canelle ne savait jamais comment expliquer sa situation aux autres. Sa mère était gravement malade, son père absent. Pour la blonde qui ne voulait absolument pas attiser la pitié, cette situation était vraiment malaisante. La plupart du temps, elle disait que sa mère était morte, puisque c’était la seule issue pour la blonde. Jamais elle ne pourrait se réveiller. Ça faisait trop longtemps à présent. Mais fallait-il qu’elle se réveille ? Pour voir son mari avec une autre femme ? La Serdaigle n’était plus très sûre.
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Loin d'être timide, Ottilia était surtout particulièrement méfiante avec ses camarades et c'est ce pourquoi elle n'arrivait la plupart du temps pas à être sociable avec les autres. Ca lui vaut d'ailleurs aujourd'hui de se retrouver assez seul dans tout ce qu'elle effectuait, mais c'était un état des choses qui lui convenait. Elle regardait sa camarade. Son histoire était un peu différente, au final ce n'était pas vraiment sa condition de sorcière qu'elle avait eu du mal à dissimuler. Ottilia était née parmi les moldus et avaient vécu parmi les moldus toute son enfance, elle savait donc leur code, leur jeux et ce qu'il fallait faire ou ne pas faire. Non, être une sorcière ne lui avait pas vraiment causé du tort.
Sa plus grande différence était autre part, c'était ça qui lui avait valu d'être considérée comme tel. Elle se contenta donc de répondre d'une voix calme, montrant qu'elle appréciait cette conversation et qu'elle se sentait assez à l'aise.
— J'ai jamais eu du mal à cacher que j'avais des pouvoirs .. de toute façon les garçons du quartier sont trop bêtes pour voir quoi que ce soit. Même Rufus il savait pas. Enfin je crois .. Et c'était là où le bas blesse, car elle avait souvent eu peur que Rufus et sa famille ait fuit à cause de ça, qu'elle n'avait pas été assez maline pour les dissimuler. Elle se demandait même si c'était pour ça qu'elle n'avait jamais eu de lettre. Les autres enfants, ils pensent que je suis différente car j'ai pas de père .. Elle se sentait bizarrement assez à l'aise d'en parler, surtout quand elle vit sa camarade bégayer à la mention de ses parents. Enfin si j'ai un père .. mais ma mère a jamais voulu m'en parler .. Le ton était devenu plus sombre car on pouvait sentir que le sujet travaillait la petite, que c'était quelque chose qu'elle voulait savoir, qu'elle voulait découvrir. Elle était encore jeune, mais elle avait besoin de connaitre cette réponse et le mutisme de sa mère pouvait aussi la faire bouillonner
Elle comprenait que quelque chose était aussi difficile à avouer chez Canelle, mais elle savait qu'elle ne devait pas creuser car c'était la pire chose à faire lorsqu'on ne voulait pas parler de quelque chose. En s'ouvrant à elle, Ottilia espérait qu'elle allait faire de même. Elle voulait lui montrer que chacune pouvait s'apporter mutuellement en étant au moins à l'écoute de leurs maux. A force de discussion, elle avait compris que la jeune Serdaigle ne la jugerait pas à l'inverse de certains de ses camarades, elle espérait que ça en soit de même pour elle.
Quand elle lui retourna la question, elle fit une légère moue comme pour avouer qu'elle n'était pas complètement convaincue de comment elle se sentait. — Ma mère me manque mais elle a tendance a penser que je suis encore un petite fille .. Et ça avait tendance à l'étouffer. Mais il fallait bien admettre que le fait de ne pas la voir pendant plusieurs mois l'avaient un peu chamboulé. Ca fait juste .. bizarre. conclua-t-elle comme pour résumer son sentiment.
Sa plus grande différence était autre part, c'était ça qui lui avait valu d'être considérée comme tel. Elle se contenta donc de répondre d'une voix calme, montrant qu'elle appréciait cette conversation et qu'elle se sentait assez à l'aise.
— J'ai jamais eu du mal à cacher que j'avais des pouvoirs .. de toute façon les garçons du quartier sont trop bêtes pour voir quoi que ce soit. Même Rufus il savait pas. Enfin je crois .. Et c'était là où le bas blesse, car elle avait souvent eu peur que Rufus et sa famille ait fuit à cause de ça, qu'elle n'avait pas été assez maline pour les dissimuler. Elle se demandait même si c'était pour ça qu'elle n'avait jamais eu de lettre. Les autres enfants, ils pensent que je suis différente car j'ai pas de père .. Elle se sentait bizarrement assez à l'aise d'en parler, surtout quand elle vit sa camarade bégayer à la mention de ses parents. Enfin si j'ai un père .. mais ma mère a jamais voulu m'en parler .. Le ton était devenu plus sombre car on pouvait sentir que le sujet travaillait la petite, que c'était quelque chose qu'elle voulait savoir, qu'elle voulait découvrir. Elle était encore jeune, mais elle avait besoin de connaitre cette réponse et le mutisme de sa mère pouvait aussi la faire bouillonner
Elle comprenait que quelque chose était aussi difficile à avouer chez Canelle, mais elle savait qu'elle ne devait pas creuser car c'était la pire chose à faire lorsqu'on ne voulait pas parler de quelque chose. En s'ouvrant à elle, Ottilia espérait qu'elle allait faire de même. Elle voulait lui montrer que chacune pouvait s'apporter mutuellement en étant au moins à l'écoute de leurs maux. A force de discussion, elle avait compris que la jeune Serdaigle ne la jugerait pas à l'inverse de certains de ses camarades, elle espérait que ça en soit de même pour elle.
Quand elle lui retourna la question, elle fit une légère moue comme pour avouer qu'elle n'était pas complètement convaincue de comment elle se sentait. — Ma mère me manque mais elle a tendance a penser que je suis encore un petite fille .. Et ça avait tendance à l'étouffer. Mais il fallait bien admettre que le fait de ne pas la voir pendant plusieurs mois l'avaient un peu chamboulé. Ca fait juste .. bizarre. conclua-t-elle comme pour résumer son sentiment.
À la recherche du manuel
La jeune fille posa ses grands yeux bleus sur sa camarade, écoutant avec attention ce que celle-ci disait. Les garçons de son quartier avaient été trop bêtes pour voir que la fillette avait des capacités magiques. Ca avait aussi été le cas pour Canelle, mais elle avait toujours eu peur de faire une gaffe qui la trahirait. La Serdaigle savait qu'elle était une sorcière depuis toute petite, avait attendu l'apparition de ses pouvoirs comme tous les sorciers, mais avait été contrainte de vivre parmi les moldus. Pas qu'elle ne les aimait pas, au contraire, elle s'était même attachée à certains d'entre eux, mais être différente n'était pas facile. Déjà qu'elle était timide, se dire qu'elle n'était pas comme eux n'avait pas vraiment aidé pendant son enfance. Elle ne parlait pas beaucoup, restait très vague sur ses parents et ne voulaient jamais qu'on les rencontre, à part avec Amandine, ce qui l'avait rendu bizarre pour le reste des enfants de son école.
-Ah, fit-elle sans trop savoir quoi répondre. Je suis désolée. La troisième année ne comprenait que trop bien ce que c'était de ne pas avoir un être normalement présent autour de soi, ayant l'impression d'avoir perdu sa mère à tout jamais. Elle savait que la situation que vivait sa camarade était totalement différente, la brune n'ayant probablement jamais connu son père, mais se disait qu'elle devait ressentir la même chose qu'elle. Un énorme vide dans le coeur, qui ne se reremplira probablement pas. "Euh, je... tu aimerais le rencontrer ?" demanda-t-elle. Canelle ignorait si c'était une bonne idée de parler de ça, si ça blessait sa camarade, mais n'avait pas pu s'empêcher de demander. Après tout, c'était sa camarade qui avait parlé de ça en première.
La jeune fille sourit, ne comprenant que trop bien ce que pouvait ressentir sa cadette. D'un côté, elle avait envie de lui dire de profiter de sa mère autant qu'elle le pouvait avant que celle-ci ne disparaisse, chose que Canelle n'avait pas assez fait, mais d'un autre côté, elle comprenait que la surprotection et la sous-estimation des autres pouvait être pesante. Elle n'avait jamais vraiment eu à subir ça, étant la personne la plus apte à s'inquiéter et à protéger les autres dans sa famille -chose qu'elle avait faite avec sa soeur et ses frères quand ils avaient appris pour la maladie de sa mère- mais avait vu à de nombreuses reprises ses amies se plaindre à propos de ça. "C'est sûrement parce qu'elle t'aime" murmura la jeune blonde. Canelle aurait tout donné pour avoir un peu d'attention de la part de son père. "Profite bien d'elle en tout cas, hésita la blonde. Elle... elle sera pas toujours là."
Si seulement quelqu'un avait pu lui dire ça avant que sa mère ne tombe malade. A présent, Canelle ne pouvait plus profiter d'elle et elle le regrettait. L'espoir qu'elle se réveille faiblissait chaque jour un peu plus et n'existait à présent presque plus. Pourquoi ça avait dû être elle ? Pourquoi pas un autre ? Pourquoi c'était sa famille qui devait supporter ce moment ? Pourquoi son père avait-il refait sa vie ? Trop de questions que la blonde n'aurait jamais cru se poser un jour.
-Ah, fit-elle sans trop savoir quoi répondre. Je suis désolée. La troisième année ne comprenait que trop bien ce que c'était de ne pas avoir un être normalement présent autour de soi, ayant l'impression d'avoir perdu sa mère à tout jamais. Elle savait que la situation que vivait sa camarade était totalement différente, la brune n'ayant probablement jamais connu son père, mais se disait qu'elle devait ressentir la même chose qu'elle. Un énorme vide dans le coeur, qui ne se reremplira probablement pas. "Euh, je... tu aimerais le rencontrer ?" demanda-t-elle. Canelle ignorait si c'était une bonne idée de parler de ça, si ça blessait sa camarade, mais n'avait pas pu s'empêcher de demander. Après tout, c'était sa camarade qui avait parlé de ça en première.
La jeune fille sourit, ne comprenant que trop bien ce que pouvait ressentir sa cadette. D'un côté, elle avait envie de lui dire de profiter de sa mère autant qu'elle le pouvait avant que celle-ci ne disparaisse, chose que Canelle n'avait pas assez fait, mais d'un autre côté, elle comprenait que la surprotection et la sous-estimation des autres pouvait être pesante. Elle n'avait jamais vraiment eu à subir ça, étant la personne la plus apte à s'inquiéter et à protéger les autres dans sa famille -chose qu'elle avait faite avec sa soeur et ses frères quand ils avaient appris pour la maladie de sa mère- mais avait vu à de nombreuses reprises ses amies se plaindre à propos de ça. "C'est sûrement parce qu'elle t'aime" murmura la jeune blonde. Canelle aurait tout donné pour avoir un peu d'attention de la part de son père. "Profite bien d'elle en tout cas, hésita la blonde. Elle... elle sera pas toujours là."
Si seulement quelqu'un avait pu lui dire ça avant que sa mère ne tombe malade. A présent, Canelle ne pouvait plus profiter d'elle et elle le regrettait. L'espoir qu'elle se réveille faiblissait chaque jour un peu plus et n'existait à présent presque plus. Pourquoi ça avait dû être elle ? Pourquoi pas un autre ? Pourquoi c'était sa famille qui devait supporter ce moment ? Pourquoi son père avait-il refait sa vie ? Trop de questions que la blonde n'aurait jamais cru se poser un jour.
Evie Supremacy - vive les patates
Aimer la rose, c'est aimer ses épines
Quatrième année RP / Color RP: color=#84774d