Ma mère en entendra parler !
14 juillet 2046, Résidence principale des Hartley.
@Nélya Marks
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Reducio



APPARENCE (Leann): Tailleur pantalon bleu marine, mocassin noir, chaussettes blanches.
• Cheveux lissés, lâchés, décorés d'une broche en cristal.
• Un peu de mascara brun, gloss transparent.
Elle s'était plainte, cette fois, à sa mère. Pas à son père, la jeune fille ne voulait pas qu'il s'en mêle, car cela pourrait porter préjudice à sa famille. Yoshiko, non, Lilibeth. Avec elle, elle n'avait rien à craindre. Enfin, à première vue.APPARENCE (Lilibeth): Robe fourreau noire à une seule manche transparente, décolleté asymétrique, stilettos noirs de 16 centimètres.
• Cheveux lâchés, tombant jusqu'à la moitié de son dos.
• Rouge à lèvre bordeaux, trait d'eyeliner noir, fards foncés.
• Tatouages noirs visibles (de son poignet droit au début de son cou, recouvrant son bras en entier)
Après avoir longtemps discuté - et lui avoir raconté la vérité, la stricte vérité - les deux sorcières en sont venues à contacter la mère de Nélya pour une explication. Dans le cas où l'entretien tournerait mal - cela n'avait pas lieu d'arriver, mais admettons - elles étaient chez elles, dans leur élément. Et puis, il n'y avait aucune raison que cela se passe mal. Deux sorcières adultes, matures, dans une pièces avec leurs filles, s'expliquant avec diplomatie... Leann n'y croyait pas un instant.
Cette dernière était d'ailleurs entrain de s'exercer au piano, attendant l'arrivée des Marks avec une certaine appréhension. Cette affreuse cicatrice avait été le fruit d'une vengeance, à laquelle avait stupidement répondu la Serpentard en coupant les cheveux de la deuxième année.
Lilibeth la sortit de sa bulle en frappant à la porte mi-ouverte, lui indiquant de se rendre dans la salle de réception dans laquelle avait été dressée une table entière, pour 4 personnes. Le but ? L'intimidation. La Résidence était une demeure immense, qui faisait toujours grande impression, et l'énorme pièce dans laquelle allaient dîner les deux mères et leurs filles était décorée de plusieurs lustres réfléchissant la lumière sur tous les murs, d'immenses tableaux et d'un mur entièrement recouvert de bouteilles d'alcool, toutes exposées. Cela n'était pas pour rien que cette pièce était utilisée pour les bals et les banquets.
Leann ferma son piano, rangea ses partitions et se dépêcha de rejoindre sa mère dans le hall d'entrée. La porte était ouverte, et elles purent voir un elfe de maison ouvrir le portail principal aux deux invitées.
❝ Life is unfair. Kill yourself or get over it... ❞
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Ma mère en entendra parler !
Depuis le début des vacances, Nélya s'était sentie tourmentée, perdue, et affreusement seule. Le retrour de Tommee au sein du foyer des Marks lui avait donné un nouveau souffle, mais son soutient ne suffisait pas pour permettre à la jeune fille de se redresser. Après son aveu sur son acte, qui lui semblait de plus en plus abominable au fil des jours durant lesquels son père fuyait son regard, elle avait fini par s'effondrer, en pleur devant ses parents, en suppliant son père. Elle ne pouvait plus tenir dans cette situation étouffante. Elle était terrifiée par l'idée de perdre l'amour de ses parents, et avait implorait leur pardon, suffocant à ses larmes qui la noyait de l'intérieur. La longue discussion qui avait suivi, l'avait rassurée, non c'était un euphémisme, voir sa mère, ne pas l'abandonner, et continuer à la regarder, non pas comme une inconnue, mais bien comme sa petite fille d'amour... L'avait entièrement vidée de son énergie.
Nélya Marks, fin deuxième année 13 ans BBCode= #800000 @Leann Hartley14 juillet 2046_________________________________________________________débardeur noir, jean bleu droit, Vans noires
Elle lui avait dit la comprendre, qu'elle ne lui en voudrait pas, que peu importe ce qu'il pourrait arriver et ce qu'elle pourrait faire, qu'elle serait toujours de son côté. Nélya avait eu l'impression de respirer pour la première fois, peut-être avait-elle passé les jours précédents en apnée sans s'en rendre compte... Aalana, lui avait également proposé de se servir de soins magique pour aider ses cheveux à repousser rapidement, et sûrement aurait-elle accepté sans les paroles de son père. Ce n'était pas tant avoir les cheveux longs qui lui manquait, mais en retrouvant sa coiffure d'origine, peut-être redeviendrait-elle la même Nélya aux yeux de son père?
"Ce n'est pas en niant l'existence de quelque chose que tout s'arrange, il faut assumer ses erreurs, et les conséquences qui vont avec."
Ces paroles lui semblaient plus aiguisées encore que le verre avec lequel ses cheveux avait été tranchés. Mais elle ferait tout pour être pardonnée, même si elle ne savait pas tout ce que cela pouvait impliquer.
[...]
Devant la glace de la salle de bain, Nélya laissa sa mère coiffer ses mèches, qui s'arrêtaient à présent au-dessus de ses épaules. Sentir les courant d'air sur sa nuque était nouveau, bizarre... Dans le reflet du miroir, elle observait sa mère, si belle, si forte, si grande. Elle ne la voyait que rarement faire autant attention à ses vêtements. Elle s'était vêtue d'une chemise blanche, et d'un ensemble blazer pourpre et des talons sombre complétait son apparence élancée.
-Bien Nélya. On y va. Sur ces mots, Aalana avait glissé sa baguette dans sa manche, pour la coincer dans sa manchette sombre qui reproduisait l'apparence d'uen aile d'oiseau.
La mère n'avait pas hésité une seule seconde avant de répondre positivement à la lettre des Hartley. Elle aurait même voulue s'y rendre dès la réception de la missive en réalité.
Une fois le quartier Londonien atteint, Aalana pressa la main de sa fille quand un elfe de maison vint les guider jusqu'à l'intérieur. Dès l'instant où Nélya posa le pied sur le seuil de la demeure, elle regretta d'être présente, et laissa son regard chercher celui de sa mère, qui elle, s'était préparée à la bataille dans laquelle elles entraient.
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
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Les paroles en italiques sont celles en japonais.
Laza était entrain d'ouvrir le grand portail aux deux sorcières lorsque Yoshiko se décida à la suivre pour accueillir Nélya et sa mère. Cela n'était pas tant par soucis de politesse, mais une autre tentative d'intimidation. C'était comme cela que fonctionnaient les entrevues et les dîners, quiconque d'assez bien renseigné, et d'habitué aux évènements de ce genre savait qu'il fallait mettre toutes les chances de son côté pour que l'invité se sente mal à l'aise, contrairement à ce que l'on pourrait croire, et raconter.
- Inari, renvoyez Laza à l'intérieur. Ordonna sa mère en se dirigeant vers le portail.
Leann hocha distraitement la tête et appela discrètement Laza en japonais, pour qu'elle revienne à l'intérieur. Elle avait toujours un mauvais pressentiment, même si sa mère lui avait affirmé que rien ne se passerait mal, et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter comme elle le faisait.
Une fois que l'elfe de maison fut rentré dans la demeure, Leann rejoignit sa mère au niveau du portail. Même si cela lui coutait, elle s'inclina en signe de respect devant la mère de Nélya, et releva la tête. N'ayant pas caché sa cicatrice, elle était parfaitement visible. Elle avait été *défigurée*, par ce bout de *verre* que Nélya avait brandi sur *ton* visage.
- Bonsoir. Suivez-moi, je vous en prie.
Leann et sa mère avaient toutes les deux été élevées avec pour première consigne de ne pas montrer une quelconque émotion sur leurs visages. Que ce soit dans la plus pure des détresses, ou bien dans la plus vive des douleurs. Toutes les deux, elles en avaient fait l'expérience. La seule règle d'or, rester impassible. Il n'avait rien d'étonnant à ce que leurs deux expressions au moment de se retourner pour pénétrer dans le domaine Hartley aient été parfaitement identiques.
Les deux Marks les suivirent donc vers la grande maison, visible depuis le bas des marches menant à la cour principale. Lorsque les quatre femmes eurent complètement escaladé la petite centaine de marche, Yoshiko s'autorisa une petite inspiration, partageant intérieurement les craintes de sa progéniture. Cette dernière lui lançait d'ailleurs un discret coup d’œil interrogatif, auquel elle ne répondit pas.
Lorsque la troupe arriva dans le hall d'entrée, une femme d'une quarantaine d'année - Miss Gwent - débarrassa les invités de leurs manteaux, et les invita à la suivre tandis que la maîtresse de maison et sa fille prenaient un tout autre chemin jusqu'à arriver dans la salle de réception quelques minutes avant les Marks.
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Dernière modification par Leann Hartley le 11 févr. 2023, 08:05, modifié 1 fois.
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Cela faisait si longtemps pour Aalana qu'elle n'avait pas ressenti cette pression à peine discrète, similaire à l'emprise d'un serpent autour de leur cou en pénétrant dans un endroit, qu'elle en oublia l'espace d'un instant de rassurer sa fille, sa chère enfant, son tout. Elle se reprit, et lui pressa la main et tournant vers elle un sourire léger, qui ne sembla pas porter à sa fille tout l'amour qu'elle aurait voulu, au vue de la mine préoccupée qui peinait son doux visage...
Derrière l'elfe de maison, puis dans le hall, la cinquantenaire gardait une expression austère, elle ne connaissait pas beaucoup la famille de la mère de Leann, les Tsenakiko, mais elle connaissait les Hartley. La jeune Aalana qui pansait encore ses blessures n'aurait pu oublier un des noms de cette maudite liste d'invités au bal du Phénix. Mais qu'importe la famille face à laquelle elle devrait faire face, elle préférait encore se mettre le monde à dos plutôt que de donner l'impression à sa fille qu'elle l'abandonnait. Elle ne devait aucunement se montrer impressionnée ou encore moins intimidée, après tout elle savait comment ces choses là fonctionnaient même si cela faisait déjà des décennies qu'elle avait fuit son manoir familial et la vie mondaine.
A l'arrivée de Leann qui se tenait aux côtés de sa mère, Nélya se tendit en posant son regard sur la cicatrice qui lui barrait une moitié de visage, elle ressemblait à une poupée de porcelaine abîmée, et quelque part si cette cicatrice aurait du briser cet air de perfection qui flottait autour de cette fille, et la rendre ainsi un peu plus humaine, Nélya ne pouvait que la trouver encore plus intimidante. L'inquiétude évidente de Nélya alerta sa mère, laquelle lâcha sa main tremblante pour la passer dans son dos, et la pousser à s'incliner légèrement à leur tour en signe de respect factice. Elle se doutait que leurs yeux de hyènes avaient du noter l'appréhension de sa fille, mais Aalana était prête à la soutenir à bout de bras.
En suivant la mère et la fille, Nélya observa avec curiosité et attention le domaine des Hartley dans lequel elle pénétra accompagnée de sa mère qui avait maintenu sa main dans son dos, et ce geste la rassurait, même si elle avait un tantinet l'impression de se retrouver coincer ici...
Quand elles entrèrent dans la maison, et puis dans la pièce où se trouvaient déjà Leann et sa mère, la petite brunette se sentit infiniment minuscule, presque insignifiante. Elle savait que la confrontation ne pouvait pas être évité, ou plutôt qu'elle ne le devait pas, mais Nélya ne se sentait pas la bienvenue dans cette maison. De toute façon, le contraire aurait été étonnant.
Aalana, invita sa fille à s'approcher, et se maintint droite, sans faiblir un instant sous le regard de leurs hotes.
- Merci d'avoir pris l'initiative de nous inviter pour discuter de l'affaire qui nous préoccupe. Elle coula un regard à Leann. Je suis désolée pour toi, Leann. Aalana, savait ô combien le respect importait, mais elle avait décidé, et de depuis longtemps que les Hartley ne le méritait pas. Aussi, elle fit fï du vouvoiement qui aurait du être de mise.
Elle se pencha vers sa fille, un petit sourire aux lèvres, pour lui proposer de s'asseoir, lui assurant que ce serait bien plus confortable, ce à quoi Nélya répondit en hochant du chef, avant de prendre place sur la chaise que venait de lui tirer sa mère.
Aalana s'installa et ne fit pas semblant de se mettre à l'aise, elle croisa ses jambes, s'appuya sur le dossier, et se servi des accoudoirs pour y poser ses coudes. Tout en elle dévoilait une insolence dont elle avait parfaitement conscience. Et elle ne faisait que commencer.
- Assayons-nous, nous avons beaucoup de choses à nous dire non?
@Leann Hartley
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Derrière l'elfe de maison, puis dans le hall, la cinquantenaire gardait une expression austère, elle ne connaissait pas beaucoup la famille de la mère de Leann, les Tsenakiko, mais elle connaissait les Hartley. La jeune Aalana qui pansait encore ses blessures n'aurait pu oublier un des noms de cette maudite liste d'invités au bal du Phénix. Mais qu'importe la famille face à laquelle elle devrait faire face, elle préférait encore se mettre le monde à dos plutôt que de donner l'impression à sa fille qu'elle l'abandonnait. Elle ne devait aucunement se montrer impressionnée ou encore moins intimidée, après tout elle savait comment ces choses là fonctionnaient même si cela faisait déjà des décennies qu'elle avait fuit son manoir familial et la vie mondaine.
A l'arrivée de Leann qui se tenait aux côtés de sa mère, Nélya se tendit en posant son regard sur la cicatrice qui lui barrait une moitié de visage, elle ressemblait à une poupée de porcelaine abîmée, et quelque part si cette cicatrice aurait du briser cet air de perfection qui flottait autour de cette fille, et la rendre ainsi un peu plus humaine, Nélya ne pouvait que la trouver encore plus intimidante. L'inquiétude évidente de Nélya alerta sa mère, laquelle lâcha sa main tremblante pour la passer dans son dos, et la pousser à s'incliner légèrement à leur tour en signe de respect factice. Elle se doutait que leurs yeux de hyènes avaient du noter l'appréhension de sa fille, mais Aalana était prête à la soutenir à bout de bras.
En suivant la mère et la fille, Nélya observa avec curiosité et attention le domaine des Hartley dans lequel elle pénétra accompagnée de sa mère qui avait maintenu sa main dans son dos, et ce geste la rassurait, même si elle avait un tantinet l'impression de se retrouver coincer ici...
Quand elles entrèrent dans la maison, et puis dans la pièce où se trouvaient déjà Leann et sa mère, la petite brunette se sentit infiniment minuscule, presque insignifiante. Elle savait que la confrontation ne pouvait pas être évité, ou plutôt qu'elle ne le devait pas, mais Nélya ne se sentait pas la bienvenue dans cette maison. De toute façon, le contraire aurait été étonnant.
Aalana, invita sa fille à s'approcher, et se maintint droite, sans faiblir un instant sous le regard de leurs hotes.
- Merci d'avoir pris l'initiative de nous inviter pour discuter de l'affaire qui nous préoccupe. Elle coula un regard à Leann. Je suis désolée pour toi, Leann. Aalana, savait ô combien le respect importait, mais elle avait décidé, et de depuis longtemps que les Hartley ne le méritait pas. Aussi, elle fit fï du vouvoiement qui aurait du être de mise.
Elle se pencha vers sa fille, un petit sourire aux lèvres, pour lui proposer de s'asseoir, lui assurant que ce serait bien plus confortable, ce à quoi Nélya répondit en hochant du chef, avant de prendre place sur la chaise que venait de lui tirer sa mère.
Aalana s'installa et ne fit pas semblant de se mettre à l'aise, elle croisa ses jambes, s'appuya sur le dossier, et se servi des accoudoirs pour y poser ses coudes. Tout en elle dévoilait une insolence dont elle avait parfaitement conscience. Et elle ne faisait que commencer.
- Assayons-nous, nous avons beaucoup de choses à nous dire non?
@Leann Hartley
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Ma mère en entendra parler !
Leann restait muette, ne parlait pas. Elle n'en avait pas envie. Revoir Nélya n'était pas quelque chose de très plaisant lorsque l'on voyait le nombre de miroir qui composait la salle de banquet. Partout, elle pouvait voir son reflet, sa cicatrice immonde. Elle avait formelle interdiction de la cacher ce soir, la Serpentard savait pourquoi. Yoshiko voulait la voir s'effondrer, pleurer devant Aalana. Quelle femme vile... jamais sa fille ne lui donnera la chance de la voir pleurer. Jamais.
Lorsque la blonde releva la tête vers sa mère, elle la vit avec la machoire imperceptiblement serrée. Nul doute, elle était énervée par l'attitude de la mère de Nélya qui semblait prendre ses aises.
Un claquement de doigt retentit dans la salle, c'était Yoshiko. Elle avait tout prévu, si cette entrevue dégénérait : un homme d'une trentaine d'année entra par l'une des portes, et s'approcha des deux sorcières.
- Les baguettes sont à remettre, énonça la japonaise avec un rictus de convenance.
Pour montrer l'exemple, la japonaise tendit la sienne qui prit place dans son étui. Sa fille jubilait intérieurement, sachant pertinemment que sa mère pratiquait la magie sans baguette grâce à son enseignement à Mahoutokoro. L'avantage était acquis lorsque les deux Hartley virent Aalana tendre la sienne. Ceci fait, l'homme sortit de la pièce en une profonde courbure et disparu dans les couloirs.
La blonde tiqua lorsque la sorcière employa un tutoiement à son égard. Mis-à-part sa mère lorsqu'elle la réprimandait en japonais, personne ne tutoyait Leann en dehors de Poudlard, c'était inconcevable.
Néanmoins, elle ne réagit pas plus que ça et se contenta de l'ignorer. L'instant d'après, elle fit l'erreur d'apercevoir son reflet dans l'une des nombreuses surfaces miroir, et détourna rapidement le regard, avec une sensation très désagréable à l'arrière de la tête.
- Cette initiative était plus que nécessaire. Madame Marks, auriez-vous oublié les bonnes convenances? C'est très embarrassant... plaisanta-t-elle légèrement, en plantant ses yeux furieux dans ceux de la deuxième adulte.
Leann savait ce que voulait faire sa mère afin de potentiellement faire disparaître le trop plein de confiance de la femme en face. Elle ne tarda pas à donner raison à la blonde en écartant trois chaises d'un coup de main, pour que les trois dernières debout puissent s'asseoir, tout en montrant qu'elles n'étaient pas à niveau égal. La magie sans baguette était un art qu'elle maniait sans effort, quelle satisfaction. Si l'une des deux Marks décidait de faire un commentaire tout en sachant que les Hartley étaient marqués par leur manque de fair-play, la Serpentard se moquerait sûrement à voix haute.
Leann s'assit en première, et Yohiko attendait que Nélya l'imite pour marquer davantage la différence de manières entre les deux femmes que la japonaise fusillait toujours du regard, en gardant une expression polie.
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Lorsque la blonde releva la tête vers sa mère, elle la vit avec la machoire imperceptiblement serrée. Nul doute, elle était énervée par l'attitude de la mère de Nélya qui semblait prendre ses aises.
Un claquement de doigt retentit dans la salle, c'était Yoshiko. Elle avait tout prévu, si cette entrevue dégénérait : un homme d'une trentaine d'année entra par l'une des portes, et s'approcha des deux sorcières.
- Les baguettes sont à remettre, énonça la japonaise avec un rictus de convenance.
Pour montrer l'exemple, la japonaise tendit la sienne qui prit place dans son étui. Sa fille jubilait intérieurement, sachant pertinemment que sa mère pratiquait la magie sans baguette grâce à son enseignement à Mahoutokoro. L'avantage était acquis lorsque les deux Hartley virent Aalana tendre la sienne. Ceci fait, l'homme sortit de la pièce en une profonde courbure et disparu dans les couloirs.
La blonde tiqua lorsque la sorcière employa un tutoiement à son égard. Mis-à-part sa mère lorsqu'elle la réprimandait en japonais, personne ne tutoyait Leann en dehors de Poudlard, c'était inconcevable.
Néanmoins, elle ne réagit pas plus que ça et se contenta de l'ignorer. L'instant d'après, elle fit l'erreur d'apercevoir son reflet dans l'une des nombreuses surfaces miroir, et détourna rapidement le regard, avec une sensation très désagréable à l'arrière de la tête.
- Cette initiative était plus que nécessaire. Madame Marks, auriez-vous oublié les bonnes convenances? C'est très embarrassant... plaisanta-t-elle légèrement, en plantant ses yeux furieux dans ceux de la deuxième adulte.
Leann savait ce que voulait faire sa mère afin de potentiellement faire disparaître le trop plein de confiance de la femme en face. Elle ne tarda pas à donner raison à la blonde en écartant trois chaises d'un coup de main, pour que les trois dernières debout puissent s'asseoir, tout en montrant qu'elles n'étaient pas à niveau égal. La magie sans baguette était un art qu'elle maniait sans effort, quelle satisfaction. Si l'une des deux Marks décidait de faire un commentaire tout en sachant que les Hartley étaient marqués par leur manque de fair-play, la Serpentard se moquerait sûrement à voix haute.
Leann s'assit en première, et Yohiko attendait que Nélya l'imite pour marquer davantage la différence de manières entre les deux femmes que la japonaise fusillait toujours du regard, en gardant une expression polie.
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Ma mère en entendra parler !
Toujours à son aise comme si l'endroit lui appartenait jusqu'au plus petit brin d'herbe, Aalana émit un léger rire à la remarque de la sorcière quant à ses bonnes manières. Aalana ne douta pas le moindre instant, et même si ne plus sentir sa baguette contre son bras lui laissait un sentiment quelque peu déplaisant d'affaiblissement, il était tout bonnement hors de question qu'elle le montre. Elle était venue ici, dans un but très précis: celui de réduire à néant la peur qui avait tant tourmenter sa fille. Ces gens ne méritait qu'elle s'en fasse tant, et parfois, Aalana regrettait presque que sa fille soit si gentille. Mais c'était son rôle de maman de lui apprendre.
-Si ça vous embarrasse tant que ça, vous n'avez pas à me regarder. Par exemple, votre sol est si beau, ça ne me dérangerait pas de parler au sommet de votre crâne.
Sans saisir la joute qui se déroulait juste sous ses yeux, Nélya baissa aussitôt les yeux sur le sol, lequel, comme l'avait dit sa mère, était d'une propreté dingue! La brunette leva ses pieds pour en regarder les semelles, lesquelles étaient poussiéreuses et sales. N'était-ce pas un problème de salir leur sol, même si au final, le sol, c'était quand même fait pour marcher dessus...
La brunette émit un léger son, lequel attira le regard de sa mère. La brunette reprit, le regard levé vers la femme aux cheveyx de jais.
- Hum, désolée, j'vais salir l'sol, 'fin, j'ai d'jà du salir un peu, mais...
Sans lui laisser le temps de terminer, Aalana posa sa main sur le poignet de sa fille, un air doux à son égard qui faisait dissonance avec ses paroles acerbes que Nélya ne relevait pas, par faute de compréhension.
- Voyons Nélya, tu ne peux pas salir cet endroit. Fit en accentuant le terme central de sa phrase. Si Aalana savait que sa fille n'aurait pas saisit, cette phrase était en réalité plutôt destinée à Yoshiko, sous-entendant que l'endroit était déjà dans un état sale à cause de ses habitantes.
- Hein? évidemment que Nélya n'avait pas compris cette réponse, tout ce qu'elle voyait, c'était que la semelle de ses chaussures allait laisser de la poussière, alors pourquoi sa maman lui disait qu'elle ne pouvait pas ? Bien-sûr que si ça allait être un peu sale!
Plongée dans une certaine incompréhension qui lui faisait froncer les sourcils, la brunette finit par se frotter le côté de la tête, stoppant sa tentative de réflexion quant à cette étrange réponse.
Aalana ne put laisser les choses ainsi, et accrocha à son visage une nouvelle mimique moqueuse pour accompagner une nouvelle de ses remarques acerbes.
- Madame Hartley, madame Hartley, madame Hartley... Voyons, je ne voulais pas vous effrayer vous savez, pas au point que vous me retiriez ma baguette. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais m'en servir contre vous, si? Et puis... Il me semble que vous avez une preuve permanente que la magie n'est pas forcément nécessaire... Si cette petite remarque déplaisante quant au visage marqué de Leann était déplaisante à entendre pour les Hartley, Aalana, s'en voulu légèrement de remettre sur le tapis un évènement aussi dur pour l'enfant. Mais cette culpabilité fut éphémère, la fille ou la mère, aucune ne méritait sa pitié.
-Enfin bon... D'un geste de la main, elle balaya sa propre remarque comme si ce n'était pas une chose importante et s'avança dans le siège en appuyant son menton dans le creux de sa paume, maintenu par l'appui de son coude sur l'accoudoir.
- il me semble que si nous en sommes là, c'est à l'origine de votre faute, non? Ah, pourquoi demander confirmation puisque la réponse est évidente: évidemment que ça l'est.
@Leann Hartley
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-Si ça vous embarrasse tant que ça, vous n'avez pas à me regarder. Par exemple, votre sol est si beau, ça ne me dérangerait pas de parler au sommet de votre crâne.
Sans saisir la joute qui se déroulait juste sous ses yeux, Nélya baissa aussitôt les yeux sur le sol, lequel, comme l'avait dit sa mère, était d'une propreté dingue! La brunette leva ses pieds pour en regarder les semelles, lesquelles étaient poussiéreuses et sales. N'était-ce pas un problème de salir leur sol, même si au final, le sol, c'était quand même fait pour marcher dessus...
La brunette émit un léger son, lequel attira le regard de sa mère. La brunette reprit, le regard levé vers la femme aux cheveyx de jais.
- Hum, désolée, j'vais salir l'sol, 'fin, j'ai d'jà du salir un peu, mais...
Sans lui laisser le temps de terminer, Aalana posa sa main sur le poignet de sa fille, un air doux à son égard qui faisait dissonance avec ses paroles acerbes que Nélya ne relevait pas, par faute de compréhension.
- Voyons Nélya, tu ne peux pas salir cet endroit. Fit en accentuant le terme central de sa phrase. Si Aalana savait que sa fille n'aurait pas saisit, cette phrase était en réalité plutôt destinée à Yoshiko, sous-entendant que l'endroit était déjà dans un état sale à cause de ses habitantes.
- Hein? évidemment que Nélya n'avait pas compris cette réponse, tout ce qu'elle voyait, c'était que la semelle de ses chaussures allait laisser de la poussière, alors pourquoi sa maman lui disait qu'elle ne pouvait pas ? Bien-sûr que si ça allait être un peu sale!
Plongée dans une certaine incompréhension qui lui faisait froncer les sourcils, la brunette finit par se frotter le côté de la tête, stoppant sa tentative de réflexion quant à cette étrange réponse.
Aalana ne put laisser les choses ainsi, et accrocha à son visage une nouvelle mimique moqueuse pour accompagner une nouvelle de ses remarques acerbes.
- Madame Hartley, madame Hartley, madame Hartley... Voyons, je ne voulais pas vous effrayer vous savez, pas au point que vous me retiriez ma baguette. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais m'en servir contre vous, si? Et puis... Il me semble que vous avez une preuve permanente que la magie n'est pas forcément nécessaire... Si cette petite remarque déplaisante quant au visage marqué de Leann était déplaisante à entendre pour les Hartley, Aalana, s'en voulu légèrement de remettre sur le tapis un évènement aussi dur pour l'enfant. Mais cette culpabilité fut éphémère, la fille ou la mère, aucune ne méritait sa pitié.
-Enfin bon... D'un geste de la main, elle balaya sa propre remarque comme si ce n'était pas une chose importante et s'avança dans le siège en appuyant son menton dans le creux de sa paume, maintenu par l'appui de son coude sur l'accoudoir.
- il me semble que si nous en sommes là, c'est à l'origine de votre faute, non? Ah, pourquoi demander confirmation puisque la réponse est évidente: évidemment que ça l'est.
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Dernière modification par Nélya Marks le 4 août 2023, 10:55, modifié 1 fois.
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Ma mère en entendra parler !
Yoshiko, bien qu'ayant l'air détendue, était plus furieuse qu'autre chose. Comment était-il possible d'être aussi grossière? Même James ne faisait pas pire. Lorsque la femme prit la parole une nouvelle fois, les deux sorcières restèrent silencieuse. Leann dans l'appréhension, ses yeux traduisaient une certaine alarme. Quant à sa mère, ses traits se tendirent d'un coup, et son visage se referma entièrement. Aalana ne montrait aucune courtoisie à l'égard de ses hôtes. Lorsque Nélya s'excusa de salir le sol, un léger sourire s'esquissa le visage de la japonais, mais ce dernier disparut immédiatement quand Madame Marks prit la parole, encore.
Cette fois, elle répondit :
- Cela n'est pas un problème Miss, les domestiques nettoieront une fois cette salle vide. Madame Marks, je suis d'accord avec vous. Cet endroit ne peut plus être sali davantage, désormais.
Son ton était régulé, mais il n'empêchait pas ses paroles d'être cinglantes. La blonde leva les yeux vers sa mère, et détourna vivement la tête en direction d'Aalana quand celle-ci fit une remarque sur son visage. Et elle osait dire que la faute revenait aux Hartley?
- N'ayez pas la prétention de penser que vous êtes en capacité de m'effrayer, c'est ridicule. Je vous trouve bien impertinente, si votre fille a défiguré la mienne, c'est...
Leann la coupa :
- ... par pure sauvagerie. La petite moquerie envers son père méritait-elle qu'elle me taillade la peau? Si elle s'était moquée de mon propre géniteur, auriez-vous accepté que je lui ouvre le visage avec un bout de verre?!
Voilà, elle avait perdu son calme. Même si elle jugeait que c'était mérité, le regard que Yoshiko lui lança ne prévoyait rien de bon pour la suite de la semaine. Allait-elle être exécrable? Certainement, Leann avait dépassé les bornes.
- Ce n'est nullement notre faute, reprit Yoshiko, le regard ancré dans celui d'Aalana. Osez vous montrer désagréable encore une fois et vous quitterez cet endroit immédiatement. J'ai pris une journée entière pour recevoir cette visite, cela n'était certainement pas pour que l'on me manque de respect.
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Cette fois, elle répondit :
- Cela n'est pas un problème Miss, les domestiques nettoieront une fois cette salle vide. Madame Marks, je suis d'accord avec vous. Cet endroit ne peut plus être sali davantage, désormais.
Son ton était régulé, mais il n'empêchait pas ses paroles d'être cinglantes. La blonde leva les yeux vers sa mère, et détourna vivement la tête en direction d'Aalana quand celle-ci fit une remarque sur son visage. Et elle osait dire que la faute revenait aux Hartley?
- N'ayez pas la prétention de penser que vous êtes en capacité de m'effrayer, c'est ridicule. Je vous trouve bien impertinente, si votre fille a défiguré la mienne, c'est...
Leann la coupa :
- ... par pure sauvagerie. La petite moquerie envers son père méritait-elle qu'elle me taillade la peau? Si elle s'était moquée de mon propre géniteur, auriez-vous accepté que je lui ouvre le visage avec un bout de verre?!
Voilà, elle avait perdu son calme. Même si elle jugeait que c'était mérité, le regard que Yoshiko lui lança ne prévoyait rien de bon pour la suite de la semaine. Allait-elle être exécrable? Certainement, Leann avait dépassé les bornes.
- Ce n'est nullement notre faute, reprit Yoshiko, le regard ancré dans celui d'Aalana. Osez vous montrer désagréable encore une fois et vous quitterez cet endroit immédiatement. J'ai pris une journée entière pour recevoir cette visite, cela n'était certainement pas pour que l'on me manque de respect.
@Nélya Marks
❝ Life is unfair. Kill yourself or get over it... ❞
6ème année RP | Anti né-moldus radicale et suprémaciste Sang-Pur |#0C0040
Ma mère en entendra parler !
La mère tourna un regard glacial vers Leann lorsqu'elle reconnu s'être moquée de Jacob. Alors elle l'avouait si simplement, sans même y voir le moindre souci? Comme elle le pensait, cette gamine et sa famille était une cause perdue, et Aalana se sentait désolée que Nélya doivent faire face à de telles personnes si tôt dans sa vie. Elle aurait tant voulu pouvoir exterminer les vermines du champs de vision de son trésor...
Quand Yoshiko reprit, elle la toisa en silence, et se contenta d'hausser doucement un sourcil quant à la mention de les mettre dehors. Elle perdait bien vite ses moyens celle-là, la patience ne semblait pas être l'une de ses vertu. Ce qui était plutôt ironique, puisqu'Aalana elle-même avait assez peu de patience et démarrait facilement au quart de tour avec des réactions qu'on lui avait bien souvent jugées "inappropriées", mais dont elle ne voyait pas le problème. L'épouse Marks soupira doucement, prête à reprendre sa tourmente, mais la soudaine prise de parole de Nélya la laissa bouche bée.
- Je sais que c'que j'ai fait c'était mal... Mais Leann, c'est toi même qui m'avais dit qu'les excuses devaient être sincères et donc... Même si j'sais qu'c'est vraiment mal c'que j'ai fait, j'peux pas m'excuser. Parce que si j'te demande pardon pour t'avoir blessée, c'est comme si j'm'excusais d'm'être énervée, mais si j'me suis énervée, c'est parce tu respectes pas mon papa... Et, et heuu voilà quoi, c'est comme si en fait, ne pas respecter mon papa, c'était pas grave. Ou plutôt c'est comme si ça pouvait être excusable, mais ça l'est pas. Du coup, ouais. J'demanderai pas pardon.
L'explication fut longue et maladroite, et Nélya avait l'impression que son cerveau s'était retrouvé comme épuisé de cette longue réflexion à laquelle elle pensait depuis des jours et des jours. Mais elle était arrivée à cette conclusion, et d'un regard vers sa mère, elle fut certaine qu'elle avait bien fait de se faire des noeuds au cerveau à force d'y réfléchir. Aalana affichait un air des plus fier, avec une point d'émotion, identique à celle que l'on pouvait ressentir lorsqu'on assistait aux premiers pas ou bien au premier mot de son enfant. Pour Aalana, la situation y était identique, sa fille n'était encore qu'un bébé, et la voir ainsi prendre en assurance dans cette situation qui la rendait inconfortable était une victoire personnelle.
La mère, revigoré par l'intervention de sa fille qui, elle n'en doutait pas allait déclencher chez les Hartley tout le contraire de ce qu'elle ressentait se redressa sur son siège, l'air presque amusée.
- Puisque nous parlons de cet être merveilleux et aimé qu'est mon mari, je vais te répondre, Leann. Evidemment, pour toi Nélya a été sauvage, mais moi, j'appellerai ça plutôt de l'amour. Enfin, je ne vais te demander de comprendre, je me doute que c'est bien trop compliqué pour toi, et puis je doute que ta mère puisse te fournir une quelconque information à ce sujet. Aalana tourna son regard vers la seconde mère, qui elle le sentait, risquait d'exploser à tout moment au vue de son attitude. Vous savez, depuis notre arrivée ici... J'ai constaté que vous n'aviez pas eu la moindre attention douce envers votre fille. C'est vraiment regrettable pour un enfant de grandir dans de pareil conditions...
A cette remarque, Nélya haussa les sourcils en regardant tour à tour Leann et sa mère, et une fois de plus se rendit d'à quel point leur situation était différente. La brunette chercha un court instant dans sa mémoire pour vérifier si sa mère disait vrai, mais stoppa bien vite sa recherche mentale lorsque celle-ci reprit.
- Si vous considérez l'amour des siens comme de la sauvagerie, alors je vous mets en garde, car je ma sauvagerie dépasse toutes les limites et tout ce que vous pouvez imaginer. D'ailleurs, je maintiens que cette situation est de votre faute, si vos idées n'étaient pas aussi arriérées, nous n'en serions pas là. Mais voyez-vous, je ne cesse de me demander si vous, au fond, vous n'aimez pas souffrir. Mh? Après tout, cette fois-là, c'est vous qui êtes entré de votre plein gré dans une librairie moldue. Fit-elle en accentua profondément ce dernier terme. Pourtant, vous auriez très bien pu aller dans une librairie sorcière, ou si l'ouvrage qui vous a mené à cet endroit n'est disponible que là-bas, autant envoyer quelqu'un, cela vous aurait évité de vous rendre en personne dans un lieu plein de ces êtres que vous détestez tant...
L'espace de quelques secondes, Aalana pensa avoir terminé, et laissa son regard passer de Yoshiko à Leann, mais rapidement, elle se rendit compte n'avoir pas dit tout ce qu'elle voulait et reprit bien vite la parole avant qu'une Hartley ne le fasse.
-Oh ! J'allais oublier, je doute que ta réaction aille jusqu'à la "sauvagerie" si Nélya insultait ton père petite, tes motivations pour t'en prendre à elle ne serait pas les mêmes. Mais évidemment, comme tout parent digne de ce nom, je t'en aurais voulu à mort pour t'en être prise à ma fille, mais vois-tu : c'est déjà le cas. Son regard transperça la petite blonde, qui elle le sentait avait un sacré caractère, même si elle n'osait sûrement pas trop le montrer en face de sa génitrice, et se releva sans un regard de plus pour leur hôte, en prenant la main de sa fille.
- Bien, sur ce, puisque la discussion n'avancera, nous partons. Voyez-vous, je n'aime pas non plus perdre mon temps.
Aalana tira sa fille derrière elle, laquelle s'apprêtait, malgré tout à s'incliner pour saluer la mère et la fille, mais son geste fut coupé dès que sa mère commença à s'engouffrer dans le vestibule pour chercher l'homme ayant récupéré sa baguette.
Une fois sa baguette récupérée, Aalana ne prit pas le temps d'attendre pour être raccompagnée, car même si l'étiquette l'exigeait, il était clair à présent, que les Marks et les Hartley n'allaient plus faire semblant avec une quelconque politesse les uns envers les autres. La main de Nélya dans la sienne, elle claqua la porte, imaginant déjà la visage en décomposition de son époux en apprenant le déroulé de cette rencontre.
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Quand Yoshiko reprit, elle la toisa en silence, et se contenta d'hausser doucement un sourcil quant à la mention de les mettre dehors. Elle perdait bien vite ses moyens celle-là, la patience ne semblait pas être l'une de ses vertu. Ce qui était plutôt ironique, puisqu'Aalana elle-même avait assez peu de patience et démarrait facilement au quart de tour avec des réactions qu'on lui avait bien souvent jugées "inappropriées", mais dont elle ne voyait pas le problème. L'épouse Marks soupira doucement, prête à reprendre sa tourmente, mais la soudaine prise de parole de Nélya la laissa bouche bée.
- Je sais que c'que j'ai fait c'était mal... Mais Leann, c'est toi même qui m'avais dit qu'les excuses devaient être sincères et donc... Même si j'sais qu'c'est vraiment mal c'que j'ai fait, j'peux pas m'excuser. Parce que si j'te demande pardon pour t'avoir blessée, c'est comme si j'm'excusais d'm'être énervée, mais si j'me suis énervée, c'est parce tu respectes pas mon papa... Et, et heuu voilà quoi, c'est comme si en fait, ne pas respecter mon papa, c'était pas grave. Ou plutôt c'est comme si ça pouvait être excusable, mais ça l'est pas. Du coup, ouais. J'demanderai pas pardon.
L'explication fut longue et maladroite, et Nélya avait l'impression que son cerveau s'était retrouvé comme épuisé de cette longue réflexion à laquelle elle pensait depuis des jours et des jours. Mais elle était arrivée à cette conclusion, et d'un regard vers sa mère, elle fut certaine qu'elle avait bien fait de se faire des noeuds au cerveau à force d'y réfléchir. Aalana affichait un air des plus fier, avec une point d'émotion, identique à celle que l'on pouvait ressentir lorsqu'on assistait aux premiers pas ou bien au premier mot de son enfant. Pour Aalana, la situation y était identique, sa fille n'était encore qu'un bébé, et la voir ainsi prendre en assurance dans cette situation qui la rendait inconfortable était une victoire personnelle.
La mère, revigoré par l'intervention de sa fille qui, elle n'en doutait pas allait déclencher chez les Hartley tout le contraire de ce qu'elle ressentait se redressa sur son siège, l'air presque amusée.
- Puisque nous parlons de cet être merveilleux et aimé qu'est mon mari, je vais te répondre, Leann. Evidemment, pour toi Nélya a été sauvage, mais moi, j'appellerai ça plutôt de l'amour. Enfin, je ne vais te demander de comprendre, je me doute que c'est bien trop compliqué pour toi, et puis je doute que ta mère puisse te fournir une quelconque information à ce sujet. Aalana tourna son regard vers la seconde mère, qui elle le sentait, risquait d'exploser à tout moment au vue de son attitude. Vous savez, depuis notre arrivée ici... J'ai constaté que vous n'aviez pas eu la moindre attention douce envers votre fille. C'est vraiment regrettable pour un enfant de grandir dans de pareil conditions...
A cette remarque, Nélya haussa les sourcils en regardant tour à tour Leann et sa mère, et une fois de plus se rendit d'à quel point leur situation était différente. La brunette chercha un court instant dans sa mémoire pour vérifier si sa mère disait vrai, mais stoppa bien vite sa recherche mentale lorsque celle-ci reprit.
- Si vous considérez l'amour des siens comme de la sauvagerie, alors je vous mets en garde, car je ma sauvagerie dépasse toutes les limites et tout ce que vous pouvez imaginer. D'ailleurs, je maintiens que cette situation est de votre faute, si vos idées n'étaient pas aussi arriérées, nous n'en serions pas là. Mais voyez-vous, je ne cesse de me demander si vous, au fond, vous n'aimez pas souffrir. Mh? Après tout, cette fois-là, c'est vous qui êtes entré de votre plein gré dans une librairie moldue. Fit-elle en accentua profondément ce dernier terme. Pourtant, vous auriez très bien pu aller dans une librairie sorcière, ou si l'ouvrage qui vous a mené à cet endroit n'est disponible que là-bas, autant envoyer quelqu'un, cela vous aurait évité de vous rendre en personne dans un lieu plein de ces êtres que vous détestez tant...
L'espace de quelques secondes, Aalana pensa avoir terminé, et laissa son regard passer de Yoshiko à Leann, mais rapidement, elle se rendit compte n'avoir pas dit tout ce qu'elle voulait et reprit bien vite la parole avant qu'une Hartley ne le fasse.
-Oh ! J'allais oublier, je doute que ta réaction aille jusqu'à la "sauvagerie" si Nélya insultait ton père petite, tes motivations pour t'en prendre à elle ne serait pas les mêmes. Mais évidemment, comme tout parent digne de ce nom, je t'en aurais voulu à mort pour t'en être prise à ma fille, mais vois-tu : c'est déjà le cas. Son regard transperça la petite blonde, qui elle le sentait avait un sacré caractère, même si elle n'osait sûrement pas trop le montrer en face de sa génitrice, et se releva sans un regard de plus pour leur hôte, en prenant la main de sa fille.
- Bien, sur ce, puisque la discussion n'avancera, nous partons. Voyez-vous, je n'aime pas non plus perdre mon temps.
Aalana tira sa fille derrière elle, laquelle s'apprêtait, malgré tout à s'incliner pour saluer la mère et la fille, mais son geste fut coupé dès que sa mère commença à s'engouffrer dans le vestibule pour chercher l'homme ayant récupéré sa baguette.
Une fois sa baguette récupérée, Aalana ne prit pas le temps d'attendre pour être raccompagnée, car même si l'étiquette l'exigeait, il était clair à présent, que les Marks et les Hartley n'allaient plus faire semblant avec une quelconque politesse les uns envers les autres. La main de Nélya dans la sienne, elle claqua la porte, imaginant déjà la visage en décomposition de son époux en apprenant le déroulé de cette rencontre.
@Leann HartleyFin du RPG pour moi, comme d'habitude, je me suis bien amusée![]()
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|ColorCODE: 800000
débardeur noir, jean bleu droit, Vans noires