La beuglante d'Hyun
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20 décembre 2047, 9h15
@Alexander Luben
20 décembre 2047, 9h15
@Alexander Luben
Elle s'était levée aux aurores comme chaque matin pour récupérer le courrier du jour. Généralement, sa mère utilisait le hibou de fonction du Ministère pour lui envoyer ses différentes lettres. C'était bien plus pratique pour elle qui n'était pas vraiment friande de ce genre d'animal et pour Ottilia qui n'avait qu'à lui confier sa réponse en retour. Peu de personnes étaient aussi téméraire qu'elle pour se lever aussi tôt, mais le jour était un peu particulier vu qu'il marquait l'un des derniers jours avant les vacances de Noël, vacances durant lesquelles elle devait rentrer à Queensbury. Ottilia n'avait pour autant pas eu de nouvelles de sa mère depuis quelques jours et elle se demandait un instant ce qui lui était arrivée, elle qui était toujours assez rapide dans sa correspondance et qui ne manquait pas de rappeler à Ottilia combien elle lui manquait. Ce matin, le hibou était bien là, mais curieusement il portait une lettre d'une tout autre couleur qu'à l'accoutumée. Rouge écarlate, comme si quelque chose d'important était arrivé. Elle ne savait pas bien ce que ça voulait dire, elle qui était assez peu habituée au monde magique. Peut-être était ce juste une fantaisie de sa mère au final qui n'avait pas eu d'autre emballage où mettre sa lettre hebdomadaire. Prenant un soin particulier à la récupérer et à récompenser si fidèlement le volatile qui n'avait pas hésité d'une aile pour lui faire transmettre ce message, elle décacheta l'arrière et fut surprise lorsque d'un coup, la lettre se mis à voler devant elle en prenant la forme d'une bouche quasi humaine faite avec le papier contenu dans la lettre. La voix hurlante de la créature si tôt créé ne tarda pas à résonner dans l'ensemble de la volière et Ottilia n'eut pas de mal à remarquer une certaine ressemblance avec la voix de sa mère

« OTTILIA ! SUN ! CHO !
UN DE TES PROFESSEURS M'A INFORME DE TA PETITE ESCAPADE NOCTURNE D'IL Y A DEUX SOIRS !
QU'EST CE QUE JE T'AVAIS DIS CONCERNANT LE COUVRE FEU ! TU PEUX DIRE ADIEU A TON MANUEL DE POTION PENDANT TOUTE LA DUREE DES VACANCES !
ET QUE JE NE RECOIVE PLUS AUCUNE PLAINTE ME PARLANT DE TOI ! »
UN DE TES PROFESSEURS M'A INFORME DE TA PETITE ESCAPADE NOCTURNE D'IL Y A DEUX SOIRS !
QU'EST CE QUE JE T'AVAIS DIS CONCERNANT LE COUVRE FEU ! TU PEUX DIRE ADIEU A TON MANUEL DE POTION PENDANT TOUTE LA DUREE DES VACANCES !
ET QUE JE NE RECOIVE PLUS AUCUNE PLAINTE ME PARLANT DE TOI ! »
Et le monstre de papier hurleur termina son message en tirant la langue par la languette avec laquelle elle avait décacheté l'enveloppe et en s'autodétruisant en mille morceaux de papiers. La brune ne s'attendait clairement pas à ça et encore moins à ressentir le même embarras qu'elle pouvait avoir à chaque fois qu'elle se faisait réprimander en public. Elle avait l'impression que sa mère avait été devant elle pendant les quelques secondes où le papier lui avait hurler dessus. Elle déglutit, laissant planer un moment de silence. Elle ne savait pas trop bien à quoi elle venait d'assister, mais une chose est sûr, c'était un spectacle qu'elle ne voulait pas revoir de sitôt. Ce qui l'embêtait plus, c'était bien entendu cette histoire de manuel. Ottilia s'en fichait pas mal d'être privée de jeu et sa mère le savait sûrement, elle n'avait personne avec qui jouer et elle préférait se perdre dans ses manuels et ses livres historiques. Elle avait justement prévu les vacances pour accélérer son avance sur le programme mais il fallait bien se rendre compte que c'était plutôt mal parti pour le moment. Nul doute qu'elle essaierait, maline comme elle, de trouver un moyen de contourner cette règle. Après tout, c'était ça qui lui avait valu cette lettre particulière, si on pouvait appelé ça une lettre.
Elle espérait aussi que personne ne l'ai entendu, elle n'osait pas tellement regarder alentour de peur de voir tout le monde les yeux rivés sur elle. Elle se mordit légèrement la lèvre. Autant, lorsqu'il s'agissait de prendre la parole ou d'être courageuse devant d'autres personnes, ça ne la gênait réellement pas, autant lorsqu'il s'agissait de sa mère qui l'embarrassait, elle perdait un peu ses moyens. Tout était une question de situation au final, même si elle n'était sûrement pas la première à avoir reçu ce type de lettre. Elle se dépêcha d'accrocher rapidement sa lettre réponse qui portait sur un sujet totalement différent et laissa le hibou refaire son chemin inverse.
La beuglante d'Hyun
Les vacances de Noël allaient bientôt débuter, ce qui signifiait pour le troisième année qu'il allait une nouvelle fois quitter Poudlard pour retourner quelques semaines à Bristol. Et non satisfait de cette idée, cela faisait maintenant plusieurs semaines qu'Alexander harcelait son père de lettres pour tenter de le convaincre de le laisser passer ses vacances au château. Mais le père Luben n'était pas un homme facile à convaincre. Au contraire, la situation l'amusait grandement. Lui qui devait sans cesse rappeler à son fils de lui écrire régulièrement, voilà que désormais, Olga accumulait les allers-retours entre Poudlard et la maison familiale.
Armé d'une lettre, qu'il considérait comme la dernière chance de faire plier son père, Alexander gravissait les quelques marches qui le séparaient encore de la volière. Dans celle-ci, plutôt que de jouer la carte de l'affect et de la manipulation des sentiments de son père qui n'avait jusqu'à présent pas fonctionné, il avait décidé d'être honnête. Il avait détaillé les raisons qui le poussaient à vouloir rester à Poudlard. Déjà, il refusait d'être à nouveau séparé de sa baguette. Sans elle, il se sentait plus que jamais vulnérable, et la perspective de la laisser une fois de plus derrière lui au départ de Pré-au-Lard lui nouait l'estomac. Et puis, il n'avait pas spécialement envie de revoir sa mère. Leur relation étant plus tendue que jamais, il expliquait à son père que la censure qu'il s'infligeait auprès d'elle était terminée. Si l'anglais était obligé de rentrer à Bristol, elle l'entendrait parler de sa vie de sorcier durant toutes les vacances, qu'elle le veuille ou non.
Alors qu'il posait le pied dans l'entrée de la volière, un hurlement déchira le calme relatif qui régnait habituellement en ce lieu, ce qui le stoppa dans son mouvement. Devant lui se trouvait une jeune élève, qui venait vraisemblablement de recevoir une beuglante. Un léger sourire rieur se forma sur son visage, et sa curiosité pris le dessus. Il ne bougea pas et écouta le parchemin magique hurler sa tirade. Rouge vif. Ce qui signifiait assurément que la personne qui en était à l'origine était en colère. Une fois achevée, Alexander observa la beuglante s'autodétruire et se décida enfin à avancer vers la jeune fille, imitant la voix qu'il venait d'entendre.
« Ottilia ! Je vais te priver de ton manuel de potions ! » Il pouffa de rire avant de poursuivre sur un ton moins railleur. « Eh ben, ça va, j'ai connu pire comme punition. » Le troisième année adressa un sourire bienveillant à la jeune fille visiblement toujours choquée avant de se diriger vers le perchoir sur lequel se trouvait la chouette de son père. Malgré ce petit divertissement, il n'avait pas perdu son objectif de vue et noua rapidement sa lettre à la patte de l'animal qui s'envola, non sans réclamer une petite friandise pour la route. Sa mission achevée, il se retourna à nouveau, une étincelle malicieuse dans le regard. « Alors comme ça, on se promène dans les couloirs en pleine nuit ? »
@Ottilia Cho
Armé d'une lettre, qu'il considérait comme la dernière chance de faire plier son père, Alexander gravissait les quelques marches qui le séparaient encore de la volière. Dans celle-ci, plutôt que de jouer la carte de l'affect et de la manipulation des sentiments de son père qui n'avait jusqu'à présent pas fonctionné, il avait décidé d'être honnête. Il avait détaillé les raisons qui le poussaient à vouloir rester à Poudlard. Déjà, il refusait d'être à nouveau séparé de sa baguette. Sans elle, il se sentait plus que jamais vulnérable, et la perspective de la laisser une fois de plus derrière lui au départ de Pré-au-Lard lui nouait l'estomac. Et puis, il n'avait pas spécialement envie de revoir sa mère. Leur relation étant plus tendue que jamais, il expliquait à son père que la censure qu'il s'infligeait auprès d'elle était terminée. Si l'anglais était obligé de rentrer à Bristol, elle l'entendrait parler de sa vie de sorcier durant toutes les vacances, qu'elle le veuille ou non.
Alors qu'il posait le pied dans l'entrée de la volière, un hurlement déchira le calme relatif qui régnait habituellement en ce lieu, ce qui le stoppa dans son mouvement. Devant lui se trouvait une jeune élève, qui venait vraisemblablement de recevoir une beuglante. Un léger sourire rieur se forma sur son visage, et sa curiosité pris le dessus. Il ne bougea pas et écouta le parchemin magique hurler sa tirade. Rouge vif. Ce qui signifiait assurément que la personne qui en était à l'origine était en colère. Une fois achevée, Alexander observa la beuglante s'autodétruire et se décida enfin à avancer vers la jeune fille, imitant la voix qu'il venait d'entendre.
« Ottilia ! Je vais te priver de ton manuel de potions ! » Il pouffa de rire avant de poursuivre sur un ton moins railleur. « Eh ben, ça va, j'ai connu pire comme punition. » Le troisième année adressa un sourire bienveillant à la jeune fille visiblement toujours choquée avant de se diriger vers le perchoir sur lequel se trouvait la chouette de son père. Malgré ce petit divertissement, il n'avait pas perdu son objectif de vue et noua rapidement sa lettre à la patte de l'animal qui s'envola, non sans réclamer une petite friandise pour la route. Sa mission achevée, il se retourna à nouveau, une étincelle malicieuse dans le regard. « Alors comme ça, on se promène dans les couloirs en pleine nuit ? »
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Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
내가 있는 곳, 네가 있을 곳
The place that I belong
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La beuglante d'Hyun
La beuglante encore dans la tête, Ottilia n'avait jamais vu une telle démonstration. Si la lettre avait pris la voix de sa mère, elle avait été beaucoup plus féroce dans sa manière de dérouler les choses, plus hurlante que sa mère ne l'avait jamais été dans les mêmes situations. Ottilia n'était pas vraiment sous le choc, plutôt assez surprise et agacée par ce que lui racontait sa mère. Car en effet, beaucoup aurait pu trouver la punition ridicule, mais les études et la découverte du monde avait pris une place prépondérante dans la vie d'Ottilia. A vrai dire, ca avait été le seul échappatoire de la coréenne face à sa solitude, elle qui n'avait eu ni amis avec qui jouer, ni autre passe temps que les livres. Au final, c'était comme interdire à Ottilia de sortir, pour d'autres, ça aurait été inconcevable. D'ailleurs, ça n'avait pas manqué de faire rires quelques un de ses camarades.
Cette situation lui rappelait les pires heures de son enfance et ces rires se mirent à sonner comme ceux de son voisin Murphy et de ses acolytes Nils et Bryan, les trois teignes qui avaient gâché le peu d'insouciance qu'elle avait eu. Elle se souvient des après-midi passées à se battre après des énièmes réflexions sur l'absence de son père, des nombreux bleus avec lesquelles elle rentrait, des arcades en sang qui causait bien des soucis à sa mère qui était bien plus concernée par le fait de se faire bien voir dans le quartier pour protéger sa fille que par ces chamailleries de gamins. Ottilia ne s'était d'ailleurs jamais senti soutenue lorsqu'elle expliquait la cause de cette bagarre, sa mère se contentant de la rassurer d'un air gênée et n'exprimant jamais plus le sujet que d'habitude. Alors c'était assez naturellement qu'Ottilia s'était mis sur la défensive suite à cette scène. Son visage était assez fermé quand un autre Gryffondor l'accosta et la taquina d'un air moqueur sur le teneur de la punition. Elle ça ne la faisait pas du tout rire, au contraire et elle se contenta de répondre d'un air direct et hargneux. « Ca te fait rire ? ». Et oui, pas commode pour son âge la petite, mais on touchait à un point sensible.
Elle ne releva pas la deuxième remarque, visiblement, le garçon un peu plus grand qu'elle ne savait pas réellement de quoi il parlait. Ottilia pouvait lire sur sa tête qu'il ne manquait de rien et qu'il n'avait pas réellement de problème, du moins, c'est ce qu'elle pensait. Finissant d'accrocher son message, la brune se retourna à sa deuxième question. Pourtant il avait l'air de bien avoir entendu la beuglante. « Ca t'arrive pas toi ? Ou tu es peut-être trop peureux. » lâcha t-elle toute aussi froide. Trop peureux peut-être oui, il en avait la tête. Pourtant c'était là où les meilleures choses pouvaient se passer mais il fallait croire que le garçon n'était pas vraiment de calibre.
Cette situation lui rappelait les pires heures de son enfance et ces rires se mirent à sonner comme ceux de son voisin Murphy et de ses acolytes Nils et Bryan, les trois teignes qui avaient gâché le peu d'insouciance qu'elle avait eu. Elle se souvient des après-midi passées à se battre après des énièmes réflexions sur l'absence de son père, des nombreux bleus avec lesquelles elle rentrait, des arcades en sang qui causait bien des soucis à sa mère qui était bien plus concernée par le fait de se faire bien voir dans le quartier pour protéger sa fille que par ces chamailleries de gamins. Ottilia ne s'était d'ailleurs jamais senti soutenue lorsqu'elle expliquait la cause de cette bagarre, sa mère se contentant de la rassurer d'un air gênée et n'exprimant jamais plus le sujet que d'habitude. Alors c'était assez naturellement qu'Ottilia s'était mis sur la défensive suite à cette scène. Son visage était assez fermé quand un autre Gryffondor l'accosta et la taquina d'un air moqueur sur le teneur de la punition. Elle ça ne la faisait pas du tout rire, au contraire et elle se contenta de répondre d'un air direct et hargneux. « Ca te fait rire ? ». Et oui, pas commode pour son âge la petite, mais on touchait à un point sensible.
Elle ne releva pas la deuxième remarque, visiblement, le garçon un peu plus grand qu'elle ne savait pas réellement de quoi il parlait. Ottilia pouvait lire sur sa tête qu'il ne manquait de rien et qu'il n'avait pas réellement de problème, du moins, c'est ce qu'elle pensait. Finissant d'accrocher son message, la brune se retourna à sa deuxième question. Pourtant il avait l'air de bien avoir entendu la beuglante. « Ca t'arrive pas toi ? Ou tu es peut-être trop peureux. » lâcha t-elle toute aussi froide. Trop peureux peut-être oui, il en avait la tête. Pourtant c'était là où les meilleures choses pouvaient se passer mais il fallait croire que le garçon n'était pas vraiment de calibre.
Dernière modification par Ottilia Cho le 9 mars 2023, 23:51, modifié 1 fois.
La beuglante d'Hyun
Peut-être la dénommée Ottilia était-elle susceptible ? À en juger par le regard noir qu'elle lui avait adressé, c'était fort probable. Ou alors, ce n'était pas tant la réflexion d'Alexander qui avait provoqué en elle un sursaut de hargne, mais peut-être le fait d'afficher son sermon en public. En tout cas, le troisième année constatait que la jeune fille montrait bel et bien les crocs. Il en fallait toutefois bien plus pour l'impressionner. En première année, nombreux étaient les élèves qui tentaient de se montrer plus farouches qu'ils ne l'étaient pour gagner un semblant de respect, là où les forts dominaient les faibles. Il n'y était pas étranger, et il avait plus d'une fois démontré un comportement aussi défensif. Ou offensif, ce qui lui collait encore l'étiquette d'un garçon violent, là où ses débordements n'étaient pas aussi fréquents que ce que certains pouvaient penser. L'anglais leva les yeux au ciel et soupira avant de répondre en s'approchant à nouveau de quelques pas.
« Mais non, fais pas cette tête. J'te taquine ! » Il tenta d'afficher un visage plus amical. À cette heure matinale, il n'avait pas vraiment envie de subir la fureur d'une première année qui aboyait plus qu'elle ne mordait. Sincèrement curieux, il poursuivit. « Il est si important que ça pour toi, ce fameux livre de potions ? J'veux dire, j'suis vraiment nul en potions. C'est pas pour rien que j'ai arrêté... Il a un truc de spécial ? Ou c'est juste que t'aimes vraiment ça ? »
À sa deuxième question, Alexander se contenta de hausser les épaules. Visiblement, la jeune fille ne connaissait pas vraiment le troisième année, peureux étant tout à fait le contraire de ce qui le caractérisait. Tête brûlée ou inconscient, voilà qui lui allait beaucoup mieux. Toutefois, cette petite pique ne l'avait pas vraiment offensé. Il répondit alors d'un air un peu plus sérieux. « Mmh, si. J'suis déjà sorti deux ou trois fois après le couvre-feu. Mais j'évite de le faire. Le lendemain, j'finis toujours par regretter de pas avoir assez dormi. » Sa dernière escapade l'avait mené jusqu'aux cachots un peu plus tôt dans l'année, où il était allé rejoindre quelques comparses aux alentours de minuit, ne lui laissant pour se reposer que quelques heures bien trop courtes. Et lorsque l'insomnie était la raison de son éveil, c'était généralement dans la salle commune qu'il passait sa nuit. Le troisième année planta ses yeux dans ceux de la plus jeune. « Et du coup, tu t'es faite attraper par qui ? Un prof ? Un préfet ? Ou alors c'est un tableau qui t'as balancée ? Faut faire attention avec eux, si tu les réveilles en pleine nuit, ils sont parfois de mauvaise humeur. Et ils n'ont aucun scrupule à tout raconter au premier professeur qui se pointe, quand ils ne se passent pas directement le mot pour les prévenir. »
@Ottilia Cho
« Mais non, fais pas cette tête. J'te taquine ! » Il tenta d'afficher un visage plus amical. À cette heure matinale, il n'avait pas vraiment envie de subir la fureur d'une première année qui aboyait plus qu'elle ne mordait. Sincèrement curieux, il poursuivit. « Il est si important que ça pour toi, ce fameux livre de potions ? J'veux dire, j'suis vraiment nul en potions. C'est pas pour rien que j'ai arrêté... Il a un truc de spécial ? Ou c'est juste que t'aimes vraiment ça ? »
À sa deuxième question, Alexander se contenta de hausser les épaules. Visiblement, la jeune fille ne connaissait pas vraiment le troisième année, peureux étant tout à fait le contraire de ce qui le caractérisait. Tête brûlée ou inconscient, voilà qui lui allait beaucoup mieux. Toutefois, cette petite pique ne l'avait pas vraiment offensé. Il répondit alors d'un air un peu plus sérieux. « Mmh, si. J'suis déjà sorti deux ou trois fois après le couvre-feu. Mais j'évite de le faire. Le lendemain, j'finis toujours par regretter de pas avoir assez dormi. » Sa dernière escapade l'avait mené jusqu'aux cachots un peu plus tôt dans l'année, où il était allé rejoindre quelques comparses aux alentours de minuit, ne lui laissant pour se reposer que quelques heures bien trop courtes. Et lorsque l'insomnie était la raison de son éveil, c'était généralement dans la salle commune qu'il passait sa nuit. Le troisième année planta ses yeux dans ceux de la plus jeune. « Et du coup, tu t'es faite attraper par qui ? Un prof ? Un préfet ? Ou alors c'est un tableau qui t'as balancée ? Faut faire attention avec eux, si tu les réveilles en pleine nuit, ils sont parfois de mauvaise humeur. Et ils n'ont aucun scrupule à tout raconter au premier professeur qui se pointe, quand ils ne se passent pas directement le mot pour les prévenir. »
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Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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La beuglante d'Hyun
L'ainé qui était devant lui l'avait profondément agacée. S'il pensait qu'elle était du genre à se laisser faire, il se mettait le doigt dans l'oeil. Ottilia n'avait aucun soucis pour se bagarrer avec les gens qui lui cherchait des noises, qu'ils aient son âge ou qu'ils soient plus grand qu'eux. On ne la surnommait d'ailleurs pas l'enfant sauvage pour rien. Et le grand gaillard devant lui n'allait pas tarder à le comprendre s'il ne calmait pas son jeu. Chose qu'il ne tarda pas à faire d'ailleurs. Ce qui permit à la brune de s'adoucir légèrement même si elle gardait encore son air hargneux et froid qu'on lui connait bien. Il fallait dire qu'Ottilia avait beaucoup de mal à comprendre les taquineries et les blagues. Très vite, elle voyait ça comme de la moquerie ce qui la mettait sur la défensive sans crier gare. C'est d'ailleurs ce qui s'était passé plus tôt. Elle était dans une situation délicate qui pouvait paraitre honteuse et le Gryffon n'avait pas hésité à sauté dessus pour venir la taquiner, son sang n'avait fait qu'un tour.
Celui-ci d'ailleurs tentait d'en apprendre plus sur ce fameux livre de potions. Toujours tendue par le début de l'échange et assez méfiante envers son camarade, elle se contenta d'un sec. — C'est rien, c'est pas tes affaires. Le grand aurait pu remarquer tout de même que le sujet lui tenait à cœur.
De toute façon, il ne pourrait pas comprendre, il avait déjà un sacré jugement sur la petite et elle n'était pas du tout encline à se confier à lui et être en tout point sympathique avec lui. Malgré tout, il continua de faire la parlotte, devenant plus amical au fil du temps et plus sérieux, ce qui rassura la petite sur les intentions de son interlocuteur. La hargne s'apaisa légèrement, même si le visage pale et et inexpressif de la petite lorgnait toujours sur le grand dadet. Ses états d'âmes ne l'intéressaient pas le moins du monde cependant et lorsqu'il se plaint de souvent se retrouver sans sommeil, la petite resta muette se contentant de le fixer le visage bas et les mirettes toujours profondément rivées sur lui d'un regard légèrement moins assassin mais loin d'être amical. Malgré tout, le Gryffon fit mouche en abordant l'histoire de son escapade, car la coréenne pouvait se trouver particulièrement bavarde lorsqu'il s'agissait de se plaindre des gens qu'elle n'aimait pas. Et à ce moment-ci, c'était de camarades dont il était question.
Elle souffla d'exaspération comme pour marquer son agacement vis à vis de cette situation qu'elle aurait pu éviter. — C'est une préfète qui m'a eu. Une des Poufsouffle. Elle ne savait pas vraiment son nom, mais après tout, elle ne faisait que son boulot en soi. Non, elle était beaucoup plus énervée sur deux autres personnes. Mais ça serait jamais arrivé s'il y avait pas eu deux débiles qui m'avait suivies. Elles ont commencé à parler et ça l'a attiré. C'était elle les vraies fautives dans l'histoire. Elle écouta tout de même son explication sur les tableaux qui curieusement l'intéressait. Elle le note pour plus tard.
Celui-ci d'ailleurs tentait d'en apprendre plus sur ce fameux livre de potions. Toujours tendue par le début de l'échange et assez méfiante envers son camarade, elle se contenta d'un sec. — C'est rien, c'est pas tes affaires. Le grand aurait pu remarquer tout de même que le sujet lui tenait à cœur.
De toute façon, il ne pourrait pas comprendre, il avait déjà un sacré jugement sur la petite et elle n'était pas du tout encline à se confier à lui et être en tout point sympathique avec lui. Malgré tout, il continua de faire la parlotte, devenant plus amical au fil du temps et plus sérieux, ce qui rassura la petite sur les intentions de son interlocuteur. La hargne s'apaisa légèrement, même si le visage pale et et inexpressif de la petite lorgnait toujours sur le grand dadet. Ses états d'âmes ne l'intéressaient pas le moins du monde cependant et lorsqu'il se plaint de souvent se retrouver sans sommeil, la petite resta muette se contentant de le fixer le visage bas et les mirettes toujours profondément rivées sur lui d'un regard légèrement moins assassin mais loin d'être amical. Malgré tout, le Gryffon fit mouche en abordant l'histoire de son escapade, car la coréenne pouvait se trouver particulièrement bavarde lorsqu'il s'agissait de se plaindre des gens qu'elle n'aimait pas. Et à ce moment-ci, c'était de camarades dont il était question.
Elle souffla d'exaspération comme pour marquer son agacement vis à vis de cette situation qu'elle aurait pu éviter. — C'est une préfète qui m'a eu. Une des Poufsouffle. Elle ne savait pas vraiment son nom, mais après tout, elle ne faisait que son boulot en soi. Non, elle était beaucoup plus énervée sur deux autres personnes. Mais ça serait jamais arrivé s'il y avait pas eu deux débiles qui m'avait suivies. Elles ont commencé à parler et ça l'a attiré. C'était elle les vraies fautives dans l'histoire. Elle écouta tout de même son explication sur les tableaux qui curieusement l'intéressait. Elle le note pour plus tard.
La beuglante d'Hyun
Le troisième année haussa une nouvelle fois les épaules, indifférent. Si elle ne souhaitait pas parler de son attrait pour les potions, il n'allait certainement pas la forcer. Et d'autres ne le feraient sans doute pas non plus. À ne pas saisir l'humour et la taquinerie dont les élèves de Poudlard étaient friands, elle allait sans doute avoir du mal à saisir de nouvelles occasions de s'épancher à ce sujet. Et encore, il s'agissait là du meilleur des cas. Être sur la défensive sans aucune raison n'était généralement pas le meilleur moyen de se faire des amis. Peut-être étaient-ce les circonstances, mais s'il s'agissait là de son caractère habituel, elle finirait bien par l'apprendre à ses dépens.
Néanmoins, Alexander se garda bien d'exprimer son point de vue, puisque les traits de la jeune Gryffondor semblaient déjà s'adoucir. Peut-être avait-elle finalement saisi que s'il avait voulu être virulent, il ne se serait pas contenté d'une simple pique innocente ? Peu lui importait. D'ailleurs, Ottilia, si tel était bien son prénom, se décida enfin à être plus loquace. Et cette fois, sans tenter de se montrer plus impressionnante qu'elle ne l'était. Haussant un sourcil, le Gryffondor l'écoutait avec intérêt. Une préfète ? Poufsouffle ? Il ne put s'empêcher d'afficher une légère grimace. Après tout, il avait toujours du mal, tant avec les préfets qu'avec les élèves de la maison des blaireaux. Des antécédents qu'il n'avait pas vraiment eu l'occasion de laisser reposer. Il hocha la tête. « Arrington sans doute. »
Mais vraisemblablement, ce n'était pas tant contre la préfète que la première année émettait des reproches, mais contre les élèves qui avaient participé à cette escapade nocturne. Deux débiles l'ont suivie ? S'il s'agissait là de deux autres Gryffondor, pas étonnant qu'elles se soient faites attraper. Trois première année en moins dans le dortoir, évidemment que cela avait de quoi être remarqué. D'autant que c'était souvent cette année là que les élèves de l'école tentaient de tester les limites du règlement, entraînant une vigilance accrue de l'équipe éducative. Alexander souffla, et secoua la tête de gauche à droite. Erreur de débutante. Sortir la nuit, pourquoi pas. Mais il y avait un certain nombre de précautions à prendre pour éviter de se faire attraper.
« C'est franchement pas malin de leur part. Vaut mieux rester seule si tu te balades la nuit dans le château. Ou alors avec des élèves de maisons différentes. L'absence dans les dortoirs se remarque moins. Et bonjour la discrétion si tout le monde se met à parler. Les préfets ont l'ouïe fine. » Évidemment, si la jeune fille qui se trouvait devant lui avait taxé ses camarades de débiles, c'est qu'elle était bien consciente de la maladresse de cette décision. Bienveillant, il poursuivit néanmoins. « Enfin, à ta place je m'en ferai pas trop. Si tu te tiens tranquille pendant quelques semaines, tout le monde oubliera assez vite que tu es du genre à te faire la malle en pleine nuit. »
Néanmoins, Alexander se garda bien d'exprimer son point de vue, puisque les traits de la jeune Gryffondor semblaient déjà s'adoucir. Peut-être avait-elle finalement saisi que s'il avait voulu être virulent, il ne se serait pas contenté d'une simple pique innocente ? Peu lui importait. D'ailleurs, Ottilia, si tel était bien son prénom, se décida enfin à être plus loquace. Et cette fois, sans tenter de se montrer plus impressionnante qu'elle ne l'était. Haussant un sourcil, le Gryffondor l'écoutait avec intérêt. Une préfète ? Poufsouffle ? Il ne put s'empêcher d'afficher une légère grimace. Après tout, il avait toujours du mal, tant avec les préfets qu'avec les élèves de la maison des blaireaux. Des antécédents qu'il n'avait pas vraiment eu l'occasion de laisser reposer. Il hocha la tête. « Arrington sans doute. »
Mais vraisemblablement, ce n'était pas tant contre la préfète que la première année émettait des reproches, mais contre les élèves qui avaient participé à cette escapade nocturne. Deux débiles l'ont suivie ? S'il s'agissait là de deux autres Gryffondor, pas étonnant qu'elles se soient faites attraper. Trois première année en moins dans le dortoir, évidemment que cela avait de quoi être remarqué. D'autant que c'était souvent cette année là que les élèves de l'école tentaient de tester les limites du règlement, entraînant une vigilance accrue de l'équipe éducative. Alexander souffla, et secoua la tête de gauche à droite. Erreur de débutante. Sortir la nuit, pourquoi pas. Mais il y avait un certain nombre de précautions à prendre pour éviter de se faire attraper.
« C'est franchement pas malin de leur part. Vaut mieux rester seule si tu te balades la nuit dans le château. Ou alors avec des élèves de maisons différentes. L'absence dans les dortoirs se remarque moins. Et bonjour la discrétion si tout le monde se met à parler. Les préfets ont l'ouïe fine. » Évidemment, si la jeune fille qui se trouvait devant lui avait taxé ses camarades de débiles, c'est qu'elle était bien consciente de la maladresse de cette décision. Bienveillant, il poursuivit néanmoins. « Enfin, à ta place je m'en ferai pas trop. Si tu te tiens tranquille pendant quelques semaines, tout le monde oubliera assez vite que tu es du genre à te faire la malle en pleine nuit. »
Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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La beuglante d'Hyun
Ce RP n'ayant pas reçu de réponse depuis plus d'un an, Alexander a finalement quitté la volière après avoir envoyé sa missive.
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