Everybody is Kung Fu fighting !
Narcisse pouffa doucement de rire, se massant à nouveau les avant-bras pas réflexe et il lança un doux sourire à Merinda.
- T'inquiète pas pour ça, en comparaison d'ma mère, j'veux pas t'vexer, mais tes coups m'font pas grand-chose. Enfin, toute proportion gardée. Disons que si je me prends un seul coup d'ma mère, c'est direct le tapis pour moi haha !
Il ria un peu, avant de retrouver son sérieux, saisissant parfaitement la gravité de la situation et à quel point il avait été aveugle. Ses doigts continuaient de tapoter nerveusement sur ses cuisses, tandis qu'il se mordait l'intérieur de la joue. Sa situation était délicate : il ne voulait pas mentir à Merinda, mais il ne voulait pas trahir la confiance de sa mère. De toute manière, il n'avait presque pas d'information sur ce qui s'était passé. Donc même s'il l'avait voulu, il n'aurait rien pu dire de concret à Merinda. Tout ce qu'il pouvait lui offrir en cet instant étaient des conjectures et des théories. Chose qu'il se refusait catégoriquement à faire. Il n'avait que ses souvenirs, qui le frappèrent brutalement. L'état de sa mère à l'hôpital après l'accident qu'elle tenait secret. Il avait accepté de ne pas poser de questions sur cet événement, mais désormais, il commençait à être tiraillé par la curiosité, et surtout par la volonté de pouvoir rassurer Merinda. Toutefois, ce qu'elle venait de lui dire, les détails sur cet événement, il ignorait tout. Et son visage trahit soudainement sa surprise et son incompréhension.
- Qu... Un... Un incendie ? Sapristi...
Il mit ses mains devant sa bouche, son genou tressaillant à répétition sous la nervosité de son organisme.
- J'ignorais complètement ça...
Sa main vint soudainement claquer son genou, stoppant net le tremblement, tandis qu'il reprenait sa respiration. C'était le passé. Il ne servait à rien de partir dans tous les sens et élaborer des dizaines de théories. Il fallait cesser cela, immédiatement. Pour la première fois de sa vie, il ressentait le besoin de stopper la conversation, l'envie d'arrêter, pour des dizaines de raisons. Il voulait voir sa mère, il devait lui parler de tout ça. Pour la première fois de sa vie, il ne pouvait plus supporter le secret, et il devait demander à sa mère d'accepter de briser la promesse. Il se redressa avant de faire les cents pas, nerveusement, se rongeant l'ongle du pouce, puis se dirigea vers sa camarade, qu'il prit par les épaules en la regardant dans les yeux.
- Merinda, je suis désolé. Je ne peux rien te dire, parce que je sais rien. J'ai promis à ma mère de pas poser de questions sur ce qui lui était arrivé. Je lui ai fait la promesse du petit doigt, c'est sacré.
Il baissa les yeux, secouant doucement la tête, avant de soupirer longuement.
- Je ne peux t'apporter aucune réponse... Pas tout de suite, pas maintenant.
Il se mordilla nerveusement la lèvre en regardant à nouveau Merinda, les yeux humides.
- Je te promets que je lui en parlerai pendant les vacances. Et j'te dirai tout c'que je saurais dès que je saurais. Je suis désolé... Et quand tu viendras pendant les prochaines vacances... Tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux, ok ?
- T'inquiète pas pour ça, en comparaison d'ma mère, j'veux pas t'vexer, mais tes coups m'font pas grand-chose. Enfin, toute proportion gardée. Disons que si je me prends un seul coup d'ma mère, c'est direct le tapis pour moi haha !
Il ria un peu, avant de retrouver son sérieux, saisissant parfaitement la gravité de la situation et à quel point il avait été aveugle. Ses doigts continuaient de tapoter nerveusement sur ses cuisses, tandis qu'il se mordait l'intérieur de la joue. Sa situation était délicate : il ne voulait pas mentir à Merinda, mais il ne voulait pas trahir la confiance de sa mère. De toute manière, il n'avait presque pas d'information sur ce qui s'était passé. Donc même s'il l'avait voulu, il n'aurait rien pu dire de concret à Merinda. Tout ce qu'il pouvait lui offrir en cet instant étaient des conjectures et des théories. Chose qu'il se refusait catégoriquement à faire. Il n'avait que ses souvenirs, qui le frappèrent brutalement. L'état de sa mère à l'hôpital après l'accident qu'elle tenait secret. Il avait accepté de ne pas poser de questions sur cet événement, mais désormais, il commençait à être tiraillé par la curiosité, et surtout par la volonté de pouvoir rassurer Merinda. Toutefois, ce qu'elle venait de lui dire, les détails sur cet événement, il ignorait tout. Et son visage trahit soudainement sa surprise et son incompréhension.
- Qu... Un... Un incendie ? Sapristi...
Il mit ses mains devant sa bouche, son genou tressaillant à répétition sous la nervosité de son organisme.
- J'ignorais complètement ça...
Sa main vint soudainement claquer son genou, stoppant net le tremblement, tandis qu'il reprenait sa respiration. C'était le passé. Il ne servait à rien de partir dans tous les sens et élaborer des dizaines de théories. Il fallait cesser cela, immédiatement. Pour la première fois de sa vie, il ressentait le besoin de stopper la conversation, l'envie d'arrêter, pour des dizaines de raisons. Il voulait voir sa mère, il devait lui parler de tout ça. Pour la première fois de sa vie, il ne pouvait plus supporter le secret, et il devait demander à sa mère d'accepter de briser la promesse. Il se redressa avant de faire les cents pas, nerveusement, se rongeant l'ongle du pouce, puis se dirigea vers sa camarade, qu'il prit par les épaules en la regardant dans les yeux.
- Merinda, je suis désolé. Je ne peux rien te dire, parce que je sais rien. J'ai promis à ma mère de pas poser de questions sur ce qui lui était arrivé. Je lui ai fait la promesse du petit doigt, c'est sacré.
Il baissa les yeux, secouant doucement la tête, avant de soupirer longuement.
- Je ne peux t'apporter aucune réponse... Pas tout de suite, pas maintenant.
Il se mordilla nerveusement la lèvre en regardant à nouveau Merinda, les yeux humides.
- Je te promets que je lui en parlerai pendant les vacances. Et j'te dirai tout c'que je saurais dès que je saurais. Je suis désolé... Et quand tu viendras pendant les prochaines vacances... Tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux, ok ?
Everybody is Kung Fu fighting !
Narcisse était-il vraiment en train de rire et de lui parler des coups de sa mere ? N'avait-il donc pas compris qu'elle avait frôlé la crise ?Heureusement il retrouva vite son sérieux, ses doigts tapotant ses cuisses.
Il sembla extrêmement surpris par la nouvelle de l'incendie et, nerveux, se leva pour faire les cents pas, avant de rejoindre Merinda pour la prendre par les épaules.
La sorcière aux cheveux courts eu cette impression de faiblesse lui disant qu'il allait tenter de la réconforter car il avait vu qu'elle était déséquilibrée.
Il était désolé et il parla d'une promesse du petit doigt avec sa mère. La jeune fille faillit lever les yeux au ciel en l'entendant affirmer que c’était sacré. Elle se retint car elle ne pouvait pas juger le Poufsouffle - s'il croyait encore aux promesses et à la confiance facile... Elle, elle n'y croyait plus depuis les mensonges de ses parents pendant leur exil à Godric's Hollow. C'était peut-être pour la bonne cause, mais si la ville sorcière avait été prise par les Moldus ? L'entraînement de Merinda aurait-il suffit ? Si elle avait su en temps et en heure ce qu'il se passait, elle aurait bosser plus dur, elle n'aurait pas rit lorsque ses cousins déformaient les mouvements, elle n'aurait pas arrêté une demi-heure plus tôt l'entraînement pour cause de fatigue. Parce que désormais, si une nouvelle guerre se déclarait un jour, ses cousins et ses frères et sœurs n'auraient pas été assez formés. Enfin, on ne pouvait pas changer le passé. Elle s'extirpa donc de ses pensées.
Narcisse lui promit de tout lui dire dès qu'il saurait, les yeux dans les yeux. Elle pourrait même poser toutes les questions qu'elle voudrait lorsqu'elle irait chez lui. Merinda hocha la tête.
"C'est gentil, Narcisse."
La Serpentard se laissa aller contre la souche, décontractant tous ses muscles. De toute manière c'était du passé. C'est ça qu'il fallait se dire. La guerre était passée. Elle s'autorisa à fermer les yeux quelques secondes avant de réaliser que Narcisse était toujours là, ses mains sur ses épaules. Elle se redressa un peu. Quelle idée de se laisser aller comme ça devant lui ?!
"Je m'excuse, je n'aurais pas dû réagir comme ça. Je vois bien que je t'ai un peu stressé ou je-ne-sais-quoi, désolée..."
Et un sourire sarcastique et faux remonta ses lèvres quand elle pensa à la face de sa personnalité qu'elle venait de dévoiler.
"Tu dois me trouver bien bizarre... folle peut-être. Dommage, on était partis sur des bonnes bases. J'ai tout gâché. Tu ne vas sûrement plus vouloir t'entraîner avec une fille qui se demande si ta mère a participé à la Terreur."
Quelle belle erreur encore, de parler de la Terreur comme ça, c'était elle qui nommait cette période ainsi, ce n'était pas un nom véritable.
"Je voulais dire la Chasse aux Sorcières."
@Narcisse Brando
Everybody is Kung Fu fighting !
Narcisse n'arrivait pas à décoder les réactions de Merinda, mais il se doutait bien qu'elle ne devait rien ressentir de positif. Tout cela lui explosait à la figure de manière surprenante. Il nota toutefois qu'elle leva les yeux à sa mention de la promesse du petit doigt, et s'en trouva un peu irrité, mais surtout désolé pour elle. Il avait bien remarqué que la majorité des enfants à son école ne faisaient pas confiance en ses parents comme il avait confiance dans les siens. Et ça le rendait très triste de se dire que tout le monde ne partageait pas cette intimité avec ses parents. Au bout d'un moment, il eut tout de même l'impression de sentir sa camarade se décrisper, et lorsqu'elle s'excusa, elle lui fit tellement de peine en cet instant qu'il avait envie de la prendre dans ses bras. Son visage dégageait tellement de tristesse que le cœur de Narcisse se fendit un peu.
Il commençait à prendre lentement conscience de la dynamique relationnelle qui existait entre le monde sorcier et moldu, même s'il se refusait encore à croire que cela ait pu arriver. Ses mains tapotèrent gentiment les épaules de sa camarade, dans un geste se voulant réconfortant tandis qu'il lui lançait un sourire désolé. Puis il s'assit, gardant le contact visuel avec elle.
- Non t'inquiète pas. T'as pas b'soin de t'excuser.
Il haussa les épaules.
- J'ai aucune idée d'comment j'aurais réagi à ta place. J'trouve au contraire qu't'as bien réagi en voulant avoir toutes les infos avant de réagir davantage.
Il secoua ensuite la tête, pouffant doucement de rire, avant de la prendre par la main, un sourire aux lèvres.
- Merinda, tu racontes n'importe quoi. J'ai aucune idée d'c'que t'as vécu, mais de un t'as rien gâché, et de deux t'as pas l'air folle, et de trois... Euh... Bah, c'est normal d'vouloir savoir. Mais ma mère est très secrète. J'te promets qu'aux vacances d'avril, si tu veux toujours venir, je serais avec toi, t'auras pas à lui poser tes questions toute seule.
Il arqua un sourcil à la mention de la Terreur, ne comprenant absolument pas à quoi elle faisait référence. Il lâcha sa main pour se frotter l'arête du nez en réfléchissant, tentant de fouiller ses souvenirs, peut-être avait-il lu quelque chose là-dessus dans les livres d'histoire... Non, rien du tout. Il haussa les épaules, avant de regarder l'eau du lac.
- J'trouverais ça bizarre qu'tu veuilles pas savoir.
Il la regarda à nouveau, un grand sourire aux lèvres.
- Je sais que ma mère a fait ce qui est juste.
Quelque chose s'alluma au fond de son cerveau, et il sentit un immense soulagement l'envahir, même s'il avait encore du mal à tout connecter. Son regard se perdit un peu dans le vide.
- Mon père avait dit... Quand Miss Miller est venue, qu'elle avait sacrifié sa carrière pour protéger les sorciers... J'avais pas du tout compris d'quoi il parlait... Et j'suis pas trop sûr d'comprendre davantage aujourd'hui, mais... J'pense qu'tu peux avoir confiance.
Il se frotta la tempe du bout du doigt.
- Mais j't'invite vraiment à parler avec elle dès qu'tu pourras, elle est pas méchante.
Il commençait à prendre lentement conscience de la dynamique relationnelle qui existait entre le monde sorcier et moldu, même s'il se refusait encore à croire que cela ait pu arriver. Ses mains tapotèrent gentiment les épaules de sa camarade, dans un geste se voulant réconfortant tandis qu'il lui lançait un sourire désolé. Puis il s'assit, gardant le contact visuel avec elle.
- Non t'inquiète pas. T'as pas b'soin de t'excuser.
Il haussa les épaules.
- J'ai aucune idée d'comment j'aurais réagi à ta place. J'trouve au contraire qu't'as bien réagi en voulant avoir toutes les infos avant de réagir davantage.
Il secoua ensuite la tête, pouffant doucement de rire, avant de la prendre par la main, un sourire aux lèvres.
- Merinda, tu racontes n'importe quoi. J'ai aucune idée d'c'que t'as vécu, mais de un t'as rien gâché, et de deux t'as pas l'air folle, et de trois... Euh... Bah, c'est normal d'vouloir savoir. Mais ma mère est très secrète. J'te promets qu'aux vacances d'avril, si tu veux toujours venir, je serais avec toi, t'auras pas à lui poser tes questions toute seule.
Il arqua un sourcil à la mention de la Terreur, ne comprenant absolument pas à quoi elle faisait référence. Il lâcha sa main pour se frotter l'arête du nez en réfléchissant, tentant de fouiller ses souvenirs, peut-être avait-il lu quelque chose là-dessus dans les livres d'histoire... Non, rien du tout. Il haussa les épaules, avant de regarder l'eau du lac.
- J'trouverais ça bizarre qu'tu veuilles pas savoir.
Il la regarda à nouveau, un grand sourire aux lèvres.
- Je sais que ma mère a fait ce qui est juste.
Quelque chose s'alluma au fond de son cerveau, et il sentit un immense soulagement l'envahir, même s'il avait encore du mal à tout connecter. Son regard se perdit un peu dans le vide.
- Mon père avait dit... Quand Miss Miller est venue, qu'elle avait sacrifié sa carrière pour protéger les sorciers... J'avais pas du tout compris d'quoi il parlait... Et j'suis pas trop sûr d'comprendre davantage aujourd'hui, mais... J'pense qu'tu peux avoir confiance.
Il se frotta la tempe du bout du doigt.
- Mais j't'invite vraiment à parler avec elle dès qu'tu pourras, elle est pas méchante.
Everybody is Kung Fu fighting !
@Narcisse BrandoLes mains de Narcisse lui tapotèrent les épaules dans un geste rassurant, tandis que le Poufsouffle s'asseyait en face d'elle, leurs yeux toujours en contact.
Elle racontait n'importe quoi, apparemment, et elle n'avait pas besoin de s'excuser. Elle n'avait rien gâché et n'avait pas l'air folle, tant mieux.
Elle nota que Narcisse précisa, lorsqu'il lui parla des vacances d'avril, si elle voulait toujours venir. Merinda réfléchit, mais trouva vite la réponse. Oui. Oui, elle voulait toujours y aller. Narcisse était très gentil, et elle ne raterait aucune occasion de s'améliorer en arts martiaux. Le Poufsouffle lui prit gentiment la main, dans un geste doux et très rassurant. Merinda lui pressa un peu la main, puis prit une grande inspiration.
"Oui, je veux toujours venir, dit-elle en relevant la tête vers lui. Et merci... de me... soutenir ? Enfin, pour les questions, c'est sympa de proposer d'être avec moi pour poser des questions à ta maman. Mais tu vois... (Merinda haussa les épaules avec un petit rictus désolé) en ce moment j'ai aucune idée de questions à part "Madame, avez-vous exterminer des sorciers pendant la période 44/45 ?". Enfin, les vacances sont dans longtemps, je vais avoir le temps de réfléchir."
Elle remarqua qu'il haussait un sourcil à la mention de la Terreur. Forcément. Il sembla chercher dans ses pensées quelque chose et lui lâcha la main. La jeune fille voulut la lui rattraper pour retrouver une accroche et rester les pieds sur terre au lieu de ressasser des pensées trop sombres, mais interrompit son geste juste avant qu'il ne commence. Ca serait trop bizarre et elle se dévoilerait trop. Rester forte ; elle devait rester forte.
Elle ramena tout de même ses genoux contre sa poitrine et posa sa main paume ouverte vers le ciel sur ses genoux, espérant que Narcisse comprendrait le message et la rattraperait pour l'arracher à ses souvenirs.
C'est là qu'il dit qu'il trouverait ça bizarre si elle ne cherchait pas à savoir.
La Serpentard entrouvrit ses lèvres sous le petit effet de surprise et de stupéfaction qu'avait amené chez elle la phrase prononcée par le garçon. Malgré son caractère plutôt naïf, Narcisse sembla à ce moment-là saisir quelque chose d'important. Effectivement. Ne pas chercher à savoir était comme se foutre royalement de ce qu'elle avait vécu.
Le petit garçon aux cheveux noirs poursuivit, et ce qu'il dit redonna espoir à Merinda, qui laissa tout de même sa main sur son genou, toujours ouverte et vide, attendant.
"Je te crois, Narcisse."
Oui, elle le croyait. Pour de vrai. Elle se sentait même étrangement mieux. Il y avait désormais très peu de chance que la mère de son ami ait participé dans la persécution sorcière, et au lieu de, maintenant qu'elle n'avait plus à s'en faire sur ce point, angoisser de nouveau sur tout ce qu'elle venait de montrer à Narcisse, elle se sentait mieux. Comme un peu libérée. Elle avait parlé. Elle avait ignoré le tabou qu'elle s'était instauré depuis toujours. Enfin.
Elle fouilla une poche de son pantalon cargo avec sa main qui n'était pas sur son genou, pour sortir la bague de Grandma Margaret. En la voyant, elle revit la main de sa grand-mère trembler, ou se placer sur son front dans un geste de désespoir, ou devant sa bouche pour cacher les chocs, ou encore de nombreuses autres mimiques que cette bague avait vécu sur la main droite de Grandma Margaret.
"Narcisse ? Tu vois cette bague ? Elle appartenait à ma grand-mère maternelle. Grandma Margaret. Elle est décédée avant la rentrée."
La jeune sorcière sentit sa gorge se serrer mais continua. Elle savait que cette fois elle ne pleurerais pas.
"Elle m'a offert cette bague peu avant de partir. Je ne l'ai jamais porté. Parce qu'elle me rappelle trop la Terreur."
Elle planta ses yeux dans ceux de Narcisse. Elle avait décidé de se libérer,
elle irait jusqu'au bout. Elle se sentait forte, à enfin placer des mots sur tout ce bazar dans son coeur et dans son esprit.
"Ce que j'appelle la Terreur, c'est la période dont nous parlions. 44/45. Et cette bague, c'est la bague porte-bonheur de Grandma. Qu'elle ne portait que dans les moments où elle recherchait le bonheur. Et ces moments étaient rares, car elle disait que sa vie ne pouvait pas être plus belle et qu'elle avait la famille qu'elle voulait et dont elle avait besoin. Je ne l'ai vu que pendant cette période, cette bague, à son majeur droit. Elle ne l'a même pas portée quand elle a apprit qu'elle avait une tumeur cancéreuse et que la guérison n'était pas certaine. C'est dire. Chaque fois que je la voie, je repense à la Terreur."
Merinda fit tourner la bague entre ses deux doigts, avant de reprendre.
"Donc je ne l'ai jamais porté pour cette raison. Oublier. Je voulais oublier. J'ai taboue ce sujet afin d'oublier. Sauf qu'on n'oublie pas. Et que le fait d'avoir censuré ce sujet n'a finalement rien amélioré, puisque j'ai aussi censuré mes émotions et mes ressentis auprès de ma famille, de mes amis, du monde entier. Et là j'ai parlé. Je viens de parler Narcisse ! s'exclama-t-elle, un grand sourire revenant enfin sur son visage. J'ai décensuré le sujet !"
Alors elle passa la bague à son doigt, son majeur gauche.
"Je la mets pas au même endroit que Grandma, comme ça je peux changer le rôle de cette bague, expliqua-t-elle. Désormais, cette bague ne sera plus une bague porte-bonheur, mais une bague pour me rappeler de ne jamais oublier, et de ne pas me censurer."
La Serpentard releva les yeux vers le Poufsouffle, ses yeux de nouveau pétillants.
"Merci Narcisse !"
Et elle l'entoura de ses deux bras, dans une longue étreinte.
"Tu peux m'appeler Merine au fait ! C'est le surnom que me donnent mes proches et mes amis !"
Everybody is Kung Fu fighting !
Narcisse eut malgré lui un tic à l'extrémité de ses lèvres quand Merinda plaisanta sur comment elle comptait aborder le sujet avec sa mère. C'est ainsi qu'il l'aurait fait dans sa situation, mais il se rendait progressivement compte que la sincérité pure n'était pas forcément si répandue, et pas toujours l'idéal non plus. Il haussa les épaules, l'air de lui concéder ce point pour le moment. Narcisse l'observa ensuite se positionner sur le tronc, et ne put s'empêcher de remarquer sa main ouverte. En temps normal, jamais il n'aurait pensé à y glisser la sienne, mais en l'occurrence, il se sentait étrangement proche d'elle en cet instant. Toute la compassion dont il pouvait faire preuve débordait de son cœur face à son amie qui semblait avoir connu des jours très sombres, peut-être causés par sa mère. Il entreprit de gentiment poser sa main dans celle de Merinda, un sourire attentionné aux lèvres, espérant que cela lui fasse un peu de bien tandis qu'elle s'épanchait.
Il l'observa ensuite sortir sa mystérieuse bague, et Narcisse haussa un sourcil, sous la curiosité. Aucun de ses parents n'appréciait vraiment les bijoux, ni sa mère, avec son style épuré et classieux, ni son père, avec son style... Un peu similaire à Narcisse, c'est à dire, l'absence de style particulier. Il sourit à cette pensée. Lorsque Merinda parla de sa grand-mère, Narcisse dû faire appel à toute sa compassion pour essayer de montrer un visage ouvert de patient. Il ne connaissait pas la mort. Pas d'être humain en tout cas, même si sa mère l'avait parfois approché de près, il n'avait jamais perdu quelqu'un. Certes, il savait que la mort était inéluctable et pouvait arriver à tout instant, avec la mère qu'il avait, c'était inévitable. Mais pour lui, ce n'était pas à un mal pour autant. C'était naturel. Il plongea ses yeux dans ceux de son amie, écoutant attentivement son histoire, et sa gorge se serra et sa poitrine s'emplit d'appréhension.
Il ne put ensuite retenir son grand sourire face à celui de son amie. Il ne comprenait pas entièrement les émotions qui semblaient la traverser, mais il les ressentait également. Un peu prit par surprise, il hésita un petit instant quand elle lui fit un câlin, et demeura un instant les bras dans le vide, avant de les remonter le long de son dos pour lui tapoter les cheveux et les épaules, en rigolant.
- Ok Merine, je retiendrai !
Il se redressa à son tour, s'étirant jusqu'à se faire craquer les épaules, le coeur débordant de toutes ces émotions surpuissantes.
- Je... J'me doutais pas qu'les mondes moldus et sorciers s'étaient à ce point affrontés... Mais j'te promets qu'on pourra en parler avec ma mère du coup. Et... j'comprends pas entièrement c'que tu ressens, ça a l'air important et puissant, mais ça m'échappe. Mais, dans tous les cas, j'suis trop content parce que t'as l'air plus heureux que tout à l'heure !
Au moment où son sourire s'élargit, son ventre hurla de gargouillements, entièrement vide. Il posa ses mains dessus, le visage rougissant, avant d'exploser de rire sans ménagement.
- Oh purée... J'ai la dalle. Tu veux qu'on aille manger un truc ?
Il l'observa ensuite sortir sa mystérieuse bague, et Narcisse haussa un sourcil, sous la curiosité. Aucun de ses parents n'appréciait vraiment les bijoux, ni sa mère, avec son style épuré et classieux, ni son père, avec son style... Un peu similaire à Narcisse, c'est à dire, l'absence de style particulier. Il sourit à cette pensée. Lorsque Merinda parla de sa grand-mère, Narcisse dû faire appel à toute sa compassion pour essayer de montrer un visage ouvert de patient. Il ne connaissait pas la mort. Pas d'être humain en tout cas, même si sa mère l'avait parfois approché de près, il n'avait jamais perdu quelqu'un. Certes, il savait que la mort était inéluctable et pouvait arriver à tout instant, avec la mère qu'il avait, c'était inévitable. Mais pour lui, ce n'était pas à un mal pour autant. C'était naturel. Il plongea ses yeux dans ceux de son amie, écoutant attentivement son histoire, et sa gorge se serra et sa poitrine s'emplit d'appréhension.
Il ne put ensuite retenir son grand sourire face à celui de son amie. Il ne comprenait pas entièrement les émotions qui semblaient la traverser, mais il les ressentait également. Un peu prit par surprise, il hésita un petit instant quand elle lui fit un câlin, et demeura un instant les bras dans le vide, avant de les remonter le long de son dos pour lui tapoter les cheveux et les épaules, en rigolant.
- Ok Merine, je retiendrai !
Il se redressa à son tour, s'étirant jusqu'à se faire craquer les épaules, le coeur débordant de toutes ces émotions surpuissantes.
- Je... J'me doutais pas qu'les mondes moldus et sorciers s'étaient à ce point affrontés... Mais j'te promets qu'on pourra en parler avec ma mère du coup. Et... j'comprends pas entièrement c'que tu ressens, ça a l'air important et puissant, mais ça m'échappe. Mais, dans tous les cas, j'suis trop content parce que t'as l'air plus heureux que tout à l'heure !
Au moment où son sourire s'élargit, son ventre hurla de gargouillements, entièrement vide. Il posa ses mains dessus, le visage rougissant, avant d'exploser de rire sans ménagement.
- Oh purée... J'ai la dalle. Tu veux qu'on aille manger un truc ?
Everybody is Kung Fu fighting !
Narcisse comprit et lui reprit doucement la main, avec un sourire tout gentil sur le visage.
"Merci", murmura la Serpentard de manière presque imperceptible en serrant un peu ses doigts autour de ceux du garçon.
Le Poufsouffle écouta attentivement son histoire, et eut un grand sourire à son tour lorsqu'elle lui annonça, heureuse, qu'elle avait décensuré la période 44/45.
Il lui rendit affectueusement son câlin, puis les deux premières années se redressèrent.
"Ils se sont assez affrontés pour semer la panique et la peur parmi nous, dit-elle en hochant la tête. T'en fais pas si ça t'échappe, j'veux pas t'embrouiller avec mes histoires, mais oui... c'est assez important pour moi. Et puissant aussi, tu as raison. Je me sens vraiment bien là. Tu sais, il y a des fois où on sent quelque chose en soi, au fin fond du ventre. Pas un nœud de stress ou d'angoisse, mais une joie intense qui donne presque envie de crier à tue-tête qu'on est heureux. C'est ce qui m'arrive en ce moment !"
Le ventre de Narcisse se mit alors à gargouiller à grands bruits, et la métisse aux cheveux noirs rit de bon cœur.
"Bonne idée, j'veux bien ! Allez, go, on va manger ! Ca te dit qu'on court jusqu'à la Grande Salle ?"
Après avoir ramassé sa gourde au pied de la souche et bu quelques gorgées, elle se lança dans une course effrénée vers le château avec son ami.
@Narcisse Brando, c'est une fin pour moi !FIN
Merci pour ce super RP très important pour Merine, c'est toujours un plaisir d'écrire avec toi !