En terrain miné
Mon ton s'assombrit au fur et à mesure que ses paroles tombent. Je me suis arrêtée à l'instant où j'ai compris qu'elle ne me suivrait pas et, plantée dans la neige et droite comme la justice, je fais peser sur elle tout le poids de mon regard colérique. Je ne la quitte des yeux que pour observer d'un air ennuyé ma baguette magique ; quoi, elle en a peur ? Elle pense sincèrement que je lui aurais lancé ce sortilège alors qu'elle est déjà blessée ? Elle me prend pour une abrutie ? Abrutie ou non, cela n'empêche que je l'ai expulsée à deux mètres de moi, créant une blessure qui la fait boiter : évidemment qu'elle craint que je recommence. Bon gré mal gré, je fais glisser ma baguette dans ma poche sans pouvoir retenir un soupir affligé. Je crois que c'est la première fois que je n'éprouve pas un frisson d'excitation à l'idée que je puisse inspirer de la peur à quelqu'un. Là, sa crainte ne fait que me brusquer, elle m'agace et j'ai bien envie de lui balancer un : ça va, j'allais pas t'attaquer, détends-toi !
Elle en a des choses à dire. Je l'écoute en crispant les mâchoires (« C'est de la douleur, Aelle »), en levant les yeux au ciel aux moments opportuns (« Tu crois vraiment que c'est de la fierté ? »). Ne peut-elle pas se la fermer et se contenter d'avancer ? C'est trop compliqué ? Qu'elle soit d'accord ou non, elle n'a qu'à aller à l'infirmerie et la chose sera réglée. Mais non, elle se plaint comme tous les autres, affligée par mon ton un peu trop brusque, par ma colère et mes ordres secs. Merlin, ce que ça peut m'énerver ! Tu m'étonnes qu'elle ne supporte pas une chute si se vexe à la moindre émotion un peu trop vive ! Elle monte le ton sur sa dernière phrase et elle m’apparaît soudainement comme un chaton qui me montrerait les dents : ça m'agace mais ça ne m'intimide certainement pas.
Quelques mètres nous séparent. Quel drôle de tableau nous devons former. Elle, plantée dans la neige avec son regard tout froissé et moi qui la regarde avec les bras croisés sur la poitrine en me demandant que faire : la malmener avec davantage de dureté ou me casser sans rien ajouter de plus ? Une poignée de secondes passe durant laquelle le silence s'habille de tentions. Je l'étire à son maximum, jusqu'à ce que ma décision se prenne d'elle-même. Assumer les conséquences. Mes épaules se relâchent, mes lèvres se dépincent.
« Et t'irais cafter quoi ? soupiré-je en décroisant les bras et en jetant un regard ennuyé en direction du château et du chemin qui me sépare de ma liberté. Y'a rien à dire, c'est pas comme si j'avais fait exprès. »
Pourquoi s'est-elle mis dans la tête que je craignais qu'elle me dénonce ? Ai-je eu des comportements ces dernières minutes qui ont pu lui faire croire une telle chose ? Je ne pense pas. Peut-être est-ce seulement ce qu'elle elle aurait ressenti à ma place. Sauf que je ne suis pas elle, Merlin merci.
« Et qu'est-ce que tu me chantes avec ton fardeau ? Je t'ai envoyé un sortilège dans la gueule et maintenant je m'assure que tu te trimbales pas une blessure par ma faute. Ça te semble abusé, ça, comme comportement ? Et après tu me dis que ça a rien à voir avec la fierté ? »
Je rigole légèrement, de l'un de ces rires qui ressemblent davantage à un ricanement et qui n'ont rien d'heureux. Puis j'abandonne ma position après avoir secoué la tête et m'approche d'elle, drapée dans mon air tout sombre même si mes sourcils sont moins froncés qu'un instant plus tôt. Je me poste près d'elle, le corps tourné vers le château.
« Les claquements de doigt c'est bon pour les moldus, Nelson. Ici on est dans le monde sorcier et dans le monde sorcier il existe des onguents... Des potions qui peuvent guérir ça. »
Le ça en question étant le bas de son corps que je désigne d'un geste du menton.
Je ne vais pas supporter une nouvelle rébellion de sa part. Je ne peux ni l'amener du bout de baguette à l'infirmerie, ni la porter. La prochaine fois qu'elle me résiste, je me tire. Ma décision sera irrévocable. Je m'assurerais en l'observant demain que la douleur est passée et voilà. Mais je n'ai pas envie de perdre plus de temps aujourd'hui avec cette fille qui se plaint. Ou qui se vexe dès que je hausse un peu le ton — ça m'insupporte. Je veux bien ne pas lui gueuler dessus pour qu'elle poursuive son chemin mais si elle ne m'obéit maintenant mes efforts ne dureront pas.
« Juste... Avance, » dis-je sur un ton mêlant ironie et froid agacement en lui désignant le château.
À mon tour de réguler mon pas pour marcher à sa hauteur et à son rythme.
Elle en a des choses à dire. Je l'écoute en crispant les mâchoires (« C'est de la douleur, Aelle »), en levant les yeux au ciel aux moments opportuns (« Tu crois vraiment que c'est de la fierté ? »). Ne peut-elle pas se la fermer et se contenter d'avancer ? C'est trop compliqué ? Qu'elle soit d'accord ou non, elle n'a qu'à aller à l'infirmerie et la chose sera réglée. Mais non, elle se plaint comme tous les autres, affligée par mon ton un peu trop brusque, par ma colère et mes ordres secs. Merlin, ce que ça peut m'énerver ! Tu m'étonnes qu'elle ne supporte pas une chute si se vexe à la moindre émotion un peu trop vive ! Elle monte le ton sur sa dernière phrase et elle m’apparaît soudainement comme un chaton qui me montrerait les dents : ça m'agace mais ça ne m'intimide certainement pas.
Quelques mètres nous séparent. Quel drôle de tableau nous devons former. Elle, plantée dans la neige avec son regard tout froissé et moi qui la regarde avec les bras croisés sur la poitrine en me demandant que faire : la malmener avec davantage de dureté ou me casser sans rien ajouter de plus ? Une poignée de secondes passe durant laquelle le silence s'habille de tentions. Je l'étire à son maximum, jusqu'à ce que ma décision se prenne d'elle-même. Assumer les conséquences. Mes épaules se relâchent, mes lèvres se dépincent.
« Et t'irais cafter quoi ? soupiré-je en décroisant les bras et en jetant un regard ennuyé en direction du château et du chemin qui me sépare de ma liberté. Y'a rien à dire, c'est pas comme si j'avais fait exprès. »
Pourquoi s'est-elle mis dans la tête que je craignais qu'elle me dénonce ? Ai-je eu des comportements ces dernières minutes qui ont pu lui faire croire une telle chose ? Je ne pense pas. Peut-être est-ce seulement ce qu'elle elle aurait ressenti à ma place. Sauf que je ne suis pas elle, Merlin merci.
« Et qu'est-ce que tu me chantes avec ton fardeau ? Je t'ai envoyé un sortilège dans la gueule et maintenant je m'assure que tu te trimbales pas une blessure par ma faute. Ça te semble abusé, ça, comme comportement ? Et après tu me dis que ça a rien à voir avec la fierté ? »
Je rigole légèrement, de l'un de ces rires qui ressemblent davantage à un ricanement et qui n'ont rien d'heureux. Puis j'abandonne ma position après avoir secoué la tête et m'approche d'elle, drapée dans mon air tout sombre même si mes sourcils sont moins froncés qu'un instant plus tôt. Je me poste près d'elle, le corps tourné vers le château.
« Les claquements de doigt c'est bon pour les moldus, Nelson. Ici on est dans le monde sorcier et dans le monde sorcier il existe des onguents... Des potions qui peuvent guérir ça. »
Le ça en question étant le bas de son corps que je désigne d'un geste du menton.
Je ne vais pas supporter une nouvelle rébellion de sa part. Je ne peux ni l'amener du bout de baguette à l'infirmerie, ni la porter. La prochaine fois qu'elle me résiste, je me tire. Ma décision sera irrévocable. Je m'assurerais en l'observant demain que la douleur est passée et voilà. Mais je n'ai pas envie de perdre plus de temps aujourd'hui avec cette fille qui se plaint. Ou qui se vexe dès que je hausse un peu le ton — ça m'insupporte. Je veux bien ne pas lui gueuler dessus pour qu'elle poursuive son chemin mais si elle ne m'obéit maintenant mes efforts ne dureront pas.
« Juste... Avance, » dis-je sur un ton mêlant ironie et froid agacement en lui désignant le château.
À mon tour de réguler mon pas pour marcher à sa hauteur et à son rythme.
En terrain miné
A ma demande, Aelle baisse les yeux vers sa baguette et avec un soupir agacé la range.
Bon, c'est déjà ça.
Tandis que je lui exprime le fond de ma pensée - à peu près - elle m'écoute attentivement. Bien qu'elle rebondit sur l'une de mes remarques - comme quoi je n'irais pas cafter - en indiquant qu'elle n'avait pas fait exprès, le reste du temps elle m'écoute sans un mot. Elle lève les yeux au ciel une ou deux fois et finalement précise qu'elle tient juste à s'assurer que je ne me "trimballe pas une blessure par sa faute" et ricane même après avoir pointé comme quoi tout ça était bien une affaire de fierté. Son rire me coule dessus tandis que je la vois secouer la tête négligemment et s'avancer vers moi pour se poster à ma hauteur.
Attendez, elle vient bien de constater qu'elle avait fait une faute, n'est-ce pas ?
Les bras croisés, la mine sombre, elle darde sur moi ses yeux bruns.
Mais en ce moment, du haut de mon mètre et quelques dizaines de centimètres, je soutiens son regard.
Elle m'indique d'un ton à moitié railleur, à moitié patient, qu'ici on est dans le monde sorcier et que donc les claquements de doigts, ça ne fonctionne pas. A Poudlard, ce sont des onguents qu'on utilise pour régler ma situation. Situation qu'elle pointe du menton.
- C'était une façon de parler, précisais-je sur le même ton qu'elle.
Son regard croise le mien une nouvelle fois et elle m'assène ces deux mots : "Juste... Avance."
Son ton et ses traits semblent maintenant davantage agacés qu'en colère. Mes mots ont-ils eu l'effet escompté ?
Comprend-t-elle ce que je ressens là ?
Tout de même, elle ne peut se départir de son ton autoritaire. Ce que je ne peux vraiment changer ou lui en vouloir. Elle est en sixième année et moi... juste en première année.
Inspirant par le nez, j'expire par la bouche, formant un tout petit nuage de buée entre nous.
Une chose me frappe alors. Elle ne s'en va pas. Elle va rester avec moi.
Bien qu'Aelle et moi, nous ne sommes pas ce qu'on peut qualifier de près ou de loin de proche, elle reste une personne droite face à ses principes. Ou obstinée. J'imagine que tout dépend du point de vue.
Contrairement à ce qu'elle pourrait penser, je suis pas quelqu'un de têtu. Je veux dire, si je sais que je suis en tort ou bien que la personne en face de moi a raison alors je ne m'obstine pas dans mon idée. Bon, par contre, quand je suis convaincue d'avoir raison...
Ici, Aelle me prouve en se postant à mes côtés, et malgré son air un peu bourru, qu'elle est prête à m'accompagner au château. Bon, à ce que j'ai compris, elle tient à m'emmener à l'infirmerie. Ca, est ce que je ne peux vraiment pas y couper ?
Quoi qu'il en soit, mes propos ne lui ont sûrement pas fait plaisir, d'ailleurs, elle n'est peut-être pas forcément d'accord avec tous. Mais je pense que - pour ne pas qu'elle m'envoie paître comme elle a pu le faire par le passé - j'ai dû réussir à lui faire comprendre que je ne supporterais pas une seconde de plus son côté désagréable et sermonneur et que je suis prête à la suivre si elle s'en passe.
De sorte que, pour toute réponse, je prononce une réponse tout aussi succincte :
- Très bien.
Et j'avance de nouveau, mes pieds s'enfonçant dans la neige craquante, à petits pas. Enfin, des pas moins amples que je peux avoir d'habitude, vous voyez.
Mes pensées se redirigent vers un autre problème inhérent à la situation, tandis que je sens Aelle reprendre sa marche à mes côtés.
Comment formuler cela ? Ah : je ne pense pas avoir besoin d'aller à l'infirmerie. Cette douleur - crotte... seigneur, qu'elle fait mal ! - n'est que passagère et une bonne douche chaude et une longue pause sur le canapé près de l'âtre sera sûrement suffisant.
Mais comment lui faire entendre raison ?
682
Bon, c'est déjà ça.
Tandis que je lui exprime le fond de ma pensée - à peu près - elle m'écoute attentivement. Bien qu'elle rebondit sur l'une de mes remarques - comme quoi je n'irais pas cafter - en indiquant qu'elle n'avait pas fait exprès, le reste du temps elle m'écoute sans un mot. Elle lève les yeux au ciel une ou deux fois et finalement précise qu'elle tient juste à s'assurer que je ne me "trimballe pas une blessure par sa faute" et ricane même après avoir pointé comme quoi tout ça était bien une affaire de fierté. Son rire me coule dessus tandis que je la vois secouer la tête négligemment et s'avancer vers moi pour se poster à ma hauteur.
Attendez, elle vient bien de constater qu'elle avait fait une faute, n'est-ce pas ?
Les bras croisés, la mine sombre, elle darde sur moi ses yeux bruns.
Mais en ce moment, du haut de mon mètre et quelques dizaines de centimètres, je soutiens son regard.
Elle m'indique d'un ton à moitié railleur, à moitié patient, qu'ici on est dans le monde sorcier et que donc les claquements de doigts, ça ne fonctionne pas. A Poudlard, ce sont des onguents qu'on utilise pour régler ma situation. Situation qu'elle pointe du menton.
- C'était une façon de parler, précisais-je sur le même ton qu'elle.
Son regard croise le mien une nouvelle fois et elle m'assène ces deux mots : "Juste... Avance."
Son ton et ses traits semblent maintenant davantage agacés qu'en colère. Mes mots ont-ils eu l'effet escompté ?
Comprend-t-elle ce que je ressens là ?
Tout de même, elle ne peut se départir de son ton autoritaire. Ce que je ne peux vraiment changer ou lui en vouloir. Elle est en sixième année et moi... juste en première année.
Inspirant par le nez, j'expire par la bouche, formant un tout petit nuage de buée entre nous.
Une chose me frappe alors. Elle ne s'en va pas. Elle va rester avec moi.
Bien qu'Aelle et moi, nous ne sommes pas ce qu'on peut qualifier de près ou de loin de proche, elle reste une personne droite face à ses principes. Ou obstinée. J'imagine que tout dépend du point de vue.
Contrairement à ce qu'elle pourrait penser, je suis pas quelqu'un de têtu. Je veux dire, si je sais que je suis en tort ou bien que la personne en face de moi a raison alors je ne m'obstine pas dans mon idée. Bon, par contre, quand je suis convaincue d'avoir raison...
Ici, Aelle me prouve en se postant à mes côtés, et malgré son air un peu bourru, qu'elle est prête à m'accompagner au château. Bon, à ce que j'ai compris, elle tient à m'emmener à l'infirmerie. Ca, est ce que je ne peux vraiment pas y couper ?
Quoi qu'il en soit, mes propos ne lui ont sûrement pas fait plaisir, d'ailleurs, elle n'est peut-être pas forcément d'accord avec tous. Mais je pense que - pour ne pas qu'elle m'envoie paître comme elle a pu le faire par le passé - j'ai dû réussir à lui faire comprendre que je ne supporterais pas une seconde de plus son côté désagréable et sermonneur et que je suis prête à la suivre si elle s'en passe.
De sorte que, pour toute réponse, je prononce une réponse tout aussi succincte :
- Très bien.
Et j'avance de nouveau, mes pieds s'enfonçant dans la neige craquante, à petits pas. Enfin, des pas moins amples que je peux avoir d'habitude, vous voyez.
Mes pensées se redirigent vers un autre problème inhérent à la situation, tandis que je sens Aelle reprendre sa marche à mes côtés.
Comment formuler cela ? Ah : je ne pense pas avoir besoin d'aller à l'infirmerie. Cette douleur - crotte... seigneur, qu'elle fait mal ! - n'est que passagère et une bonne douche chaude et une longue pause sur le canapé près de l'âtre sera sûrement suffisant.
Mais comment lui faire entendre raison ?
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6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
En terrain miné
Qu'importe que ça soupire, puisque l'obstacle à ma liberté se remet en marche. Je lui emboîte le pas en me retenant de lui dire ce que je pense de "sa façon de parler". Si ce n'était qu'une "façon de", autant s'abstenir. On ne parle pas pour faire semblant, on parle pour dire des choses ; elle a qu'à les dires telles qu'elles au lieu d'utiliser des "façons de parler". Je maugrée toutes ces choses en maîtrisant le rythme de ma marche. Ce n'est pas naturel pour moi d'aller si lentement mais j'enfonce mes mains dans mes poches, lève le nez pour observer les façades du château à la recherche d'une ombre imaginaire derrière les fenêtres et prends mon mal en patience. J'ai dit que j'allais l'emmener à l'infirmerie alors je vais l'emmener à l'infirmerie.
J'apprécie le calme retrouvé. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa petite tête mais cela ne n'intéresse pas. J'aime mieux marcher en silence que faire la conversation à cette fille. De toute façon, toute conversation que l'on doit forcer est une perte de temps. Les grands sujets, ceux qui passionnent, viennent toujours naturellement.
Nous traversons la petite plaine neigeuse et normalement bien entretenue — entendre : durant le printemps — en direction des portes du château. Mes pensées vont vers mes devoirs et mes études en général. Mon petit quotidien bien réglé. Après cet instant loisir, il me faut récupérer mes affaires au dortoir. Mes mercredi sont normalement millimétrés puisque j'ai tout l'après-midi pour moi. La neige ne doit pas m'empêcher de faire ce que j'ai à faire. Je vais m'enfermer dans la bibliothèque jusqu'au dîner. J'ai déjà hâte d'y être. Protégée par les murs remplis de livres, bercée par le murmure des pages qui se tournent et le bruit feutrés des ouvrages qui volent d'une étagère à l'autre.
Nous sommes à une vingtaine de mètres des portes lorsque Nelson éprouve le besoin de faire une pause. Je m'arrête donc. Je ne soupire pas, je ne fronce pas les sourcils mais à l'intérieur de ma tête je me plains : allez, qu'on en finisse ! Mais je ne dis rien car ma décision est déjà prise et que je n'y reviendrai pas dessus. J'attends impatiemment qu'elle se remette en marche.
Au devant des grandes portes les élèves se font plus nombreux. Ils discutent, s'amusent, font des gobelins des neiges et même une bataille de boules de neige, là-bas. Une fois dans le hall, je m'ébroue. Je tape des pieds sur le sol et ôte mes gants et mon bonnet que je fourre dans ma poche.
« Par là-bas, » indiqué-je à Nelson en désignant grossièrement une volée d'escaliers qui montent en direction des étages.
Le chemin nous fera traverser de nombreux couloirs, monter des escaliers et même traverser un pont pour atteindre l'autre partie du château. Cela étant, il nous éloignera toutes les deux de la Salle commune dont l'entrée est toute proche. Mais qui puis-je ?
Telle une parfaite escorte, je me remets en marche sans un mot de plus, sans un regard ou une attention, l'esprit complètement tourné vers mes projets et mon impatience de mener à bien cette drôle de mission que je me suis vue confiée.
J'apprécie le calme retrouvé. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa petite tête mais cela ne n'intéresse pas. J'aime mieux marcher en silence que faire la conversation à cette fille. De toute façon, toute conversation que l'on doit forcer est une perte de temps. Les grands sujets, ceux qui passionnent, viennent toujours naturellement.
Nous traversons la petite plaine neigeuse et normalement bien entretenue — entendre : durant le printemps — en direction des portes du château. Mes pensées vont vers mes devoirs et mes études en général. Mon petit quotidien bien réglé. Après cet instant loisir, il me faut récupérer mes affaires au dortoir. Mes mercredi sont normalement millimétrés puisque j'ai tout l'après-midi pour moi. La neige ne doit pas m'empêcher de faire ce que j'ai à faire. Je vais m'enfermer dans la bibliothèque jusqu'au dîner. J'ai déjà hâte d'y être. Protégée par les murs remplis de livres, bercée par le murmure des pages qui se tournent et le bruit feutrés des ouvrages qui volent d'une étagère à l'autre.
Nous sommes à une vingtaine de mètres des portes lorsque Nelson éprouve le besoin de faire une pause. Je m'arrête donc. Je ne soupire pas, je ne fronce pas les sourcils mais à l'intérieur de ma tête je me plains : allez, qu'on en finisse ! Mais je ne dis rien car ma décision est déjà prise et que je n'y reviendrai pas dessus. J'attends impatiemment qu'elle se remette en marche.
Au devant des grandes portes les élèves se font plus nombreux. Ils discutent, s'amusent, font des gobelins des neiges et même une bataille de boules de neige, là-bas. Une fois dans le hall, je m'ébroue. Je tape des pieds sur le sol et ôte mes gants et mon bonnet que je fourre dans ma poche.
« Par là-bas, » indiqué-je à Nelson en désignant grossièrement une volée d'escaliers qui montent en direction des étages.
Le chemin nous fera traverser de nombreux couloirs, monter des escaliers et même traverser un pont pour atteindre l'autre partie du château. Cela étant, il nous éloignera toutes les deux de la Salle commune dont l'entrée est toute proche. Mais qui puis-je ?
Telle une parfaite escorte, je me remets en marche sans un mot de plus, sans un regard ou une attention, l'esprit complètement tourné vers mes projets et mon impatience de mener à bien cette drôle de mission que je me suis vue confiée.
En terrain miné
Nous avons donc repris notre marche à travers la blanche plaine et seul le bruit de nos pas dans la neige craquante rompt brièvement et de façon régulière le silence entre nous.
Moi, je me concentre sur ma respiration, essayant de la rendre la plus revigorante possible en expirant profondément et inspirant tout autant. Cela afin de me concentrer sur autre chose que cette douleur que je ressens. J'ai dû me froisser un muscle, oui ça doit être ça. Bon en même temps, c'est censé faire si mal que ça ? Brr, prions pour que j'écoppe juste d'un bleu. Oh oui, juste un bleu, pas besoin de pommade, d'onguent ou autre potion. Je suis pas une petite princesse qui pleure quand elle se casse un ongle. La douleur, c'est normal, faut que je l'accepte. Pis, c'est pas la première fois que je tombe. Et pas la dernière. Alors, bon sang, faut que je pense à autre chose. Oui mais quoi ? Ah, la salle commune, oui ça c'est bien : la salle commune avec ses canapés moelleux et sa cheminée en permanence allum... Ouch !
M'arrêtant brusquement, je ressens une douleur irradier à travers ma fesse et descendre dans la cuisse. J'ai dû marcher sur un caillou et ça a dû accentuer ma douleur. Maudit caillou. Baissant les yeux vers le sol, je ne vois que de la neige, mais y'a forcément un caillou là dessous. Oui c'est rien, ça va passer.
Je lève les yeux vers le visage impassible d'Aelle et lui dit :
- Désolée, besoin de faire une pause. Juste un instant.
Le regard alors dans le vide, j'attends, les bras le long du corps que la douleur reflue comme une vague à la mer qui se retire. De moi-même, j'ai repris ma respiration contrôlée. Oh allez, fichue douleur calme toi.
Au bout d'une minute, la douleur est redescendue en intensité et je relève les yeux vers ma compagne pour lui signifier d'un signe de tête que je suis prête à repartir. Du bout des lèvres, j'articule un "Merci" spontané.
Nous reprenons donc notre chemin de croix et du coin de l'oeil, je perçois les élèves rassemblés autour de bonhommes de neige ou en train de s'amuser simplement à s'en balancer. J'entends des rires, des éclats de voix. Normal, il y a de la neige partout. Et je ne vais pas les en blâmer : on était pareil tout à l'heure avec Aelle et Zikomo.
Enfin, nous atteignons les grandes portes menant au Hall d'Entrée et y faisons une brève pause, le temps de taper nos pieds pour évacuer la neige qui s'y est accumulée et nous défaire de nos accessoires hivernaux.
Du regard, je vérifie qu'il n'y a personne que je connaisse, sûrement qu'un camarade s'étonnerait de ma présence aux côtés d'Aelle, remarquerait son air renfrogné et mon air pâle. Oui pas besoin d'attirer les ragots. Tout ce dont j'ai besoin est de me pelotonner sur un canapé près de la cheminée au terrier. Quoi, moi têtue ? Non, pas du tout... juste pas envie de retourner à l'infirmerie pour une chute bête et sûrement un gros bleu. Ce serait risible quand même et plutôt inutile, non ?
C'est pas comme si j'avais du mal à marcher.
Oui, bon. Ca va aller de mieux en mieux, c'est certain.
Aelle reprend la parole pour m'indiquer la floppée de marches qui mènent aux nombreux étages composant le château.
Je sais qu'elle a son idée en tête mais figurez-vous que moi aussi.
- Je te suis.
Alors qu'elle reprend son pas d'un air absent, comme si je n'étais plus vraiment là, en direction des escaliers, je la suis donc cahin caha.
M'arrêtant une brève seconde devant l'escalier - mesurant du regard la tâche physique devant moi - je préfères la prévenir :
- Heu... je... je vais pas aller aussi vite que toi, mais t'inquiète. Je suis juste derrière. Pis, je me suis pas cognée la tête en tombant, tu sais, alors... je me souviens où se trouve l'entrée du terrier, fis-je en hochant la tête et en lui adressant un sourire que j'espérais assez encourageant. Donc, voilà, merci Aelle pour m'avoir raccompagné jusque ici, vraiment ! (pause où mon regard embarrassé navigue un peu partout sauf vers son visage, le mien rosissant) et... c'était chouette de... de... passer ce moment avec toi et Zikomo, fis-je en baissant la voix, me doutant qu'elle risquait de prendre mal l'idée qu'on ai passé un moment ensemble - je ne suis qu'une petite jeune première année à ses yeux. A charge de revanche Zikomo ! fis-je d'un air faussement guilleret, bien qu'intérieurement, ce serait avec un grand plaisir qu'on remette ça avec lui.
M'attendant à ce qu'elle soupire d'un air agacé et s'en aille, je baisse les yeux vers la première marche et lève le pied. Allez, une marche après l'autre.
809 - @Aelle Bristyle va-t-elle mordre à l'hameçon ?
Moi, je me concentre sur ma respiration, essayant de la rendre la plus revigorante possible en expirant profondément et inspirant tout autant. Cela afin de me concentrer sur autre chose que cette douleur que je ressens. J'ai dû me froisser un muscle, oui ça doit être ça. Bon en même temps, c'est censé faire si mal que ça ? Brr, prions pour que j'écoppe juste d'un bleu. Oh oui, juste un bleu, pas besoin de pommade, d'onguent ou autre potion. Je suis pas une petite princesse qui pleure quand elle se casse un ongle. La douleur, c'est normal, faut que je l'accepte. Pis, c'est pas la première fois que je tombe. Et pas la dernière. Alors, bon sang, faut que je pense à autre chose. Oui mais quoi ? Ah, la salle commune, oui ça c'est bien : la salle commune avec ses canapés moelleux et sa cheminée en permanence allum... Ouch !
M'arrêtant brusquement, je ressens une douleur irradier à travers ma fesse et descendre dans la cuisse. J'ai dû marcher sur un caillou et ça a dû accentuer ma douleur. Maudit caillou. Baissant les yeux vers le sol, je ne vois que de la neige, mais y'a forcément un caillou là dessous. Oui c'est rien, ça va passer.
Je lève les yeux vers le visage impassible d'Aelle et lui dit :
- Désolée, besoin de faire une pause. Juste un instant.
Le regard alors dans le vide, j'attends, les bras le long du corps que la douleur reflue comme une vague à la mer qui se retire. De moi-même, j'ai repris ma respiration contrôlée. Oh allez, fichue douleur calme toi.
Au bout d'une minute, la douleur est redescendue en intensité et je relève les yeux vers ma compagne pour lui signifier d'un signe de tête que je suis prête à repartir. Du bout des lèvres, j'articule un "Merci" spontané.
Nous reprenons donc notre chemin de croix et du coin de l'oeil, je perçois les élèves rassemblés autour de bonhommes de neige ou en train de s'amuser simplement à s'en balancer. J'entends des rires, des éclats de voix. Normal, il y a de la neige partout. Et je ne vais pas les en blâmer : on était pareil tout à l'heure avec Aelle et Zikomo.
Enfin, nous atteignons les grandes portes menant au Hall d'Entrée et y faisons une brève pause, le temps de taper nos pieds pour évacuer la neige qui s'y est accumulée et nous défaire de nos accessoires hivernaux.
Du regard, je vérifie qu'il n'y a personne que je connaisse, sûrement qu'un camarade s'étonnerait de ma présence aux côtés d'Aelle, remarquerait son air renfrogné et mon air pâle. Oui pas besoin d'attirer les ragots. Tout ce dont j'ai besoin est de me pelotonner sur un canapé près de la cheminée au terrier. Quoi, moi têtue ? Non, pas du tout... juste pas envie de retourner à l'infirmerie pour une chute bête et sûrement un gros bleu. Ce serait risible quand même et plutôt inutile, non ?
C'est pas comme si j'avais du mal à marcher.
Oui, bon. Ca va aller de mieux en mieux, c'est certain.
Aelle reprend la parole pour m'indiquer la floppée de marches qui mènent aux nombreux étages composant le château.
Je sais qu'elle a son idée en tête mais figurez-vous que moi aussi.
- Je te suis.
Alors qu'elle reprend son pas d'un air absent, comme si je n'étais plus vraiment là, en direction des escaliers, je la suis donc cahin caha.
M'arrêtant une brève seconde devant l'escalier - mesurant du regard la tâche physique devant moi - je préfères la prévenir :
- Heu... je... je vais pas aller aussi vite que toi, mais t'inquiète. Je suis juste derrière. Pis, je me suis pas cognée la tête en tombant, tu sais, alors... je me souviens où se trouve l'entrée du terrier, fis-je en hochant la tête et en lui adressant un sourire que j'espérais assez encourageant. Donc, voilà, merci Aelle pour m'avoir raccompagné jusque ici, vraiment ! (pause où mon regard embarrassé navigue un peu partout sauf vers son visage, le mien rosissant) et... c'était chouette de... de... passer ce moment avec toi et Zikomo, fis-je en baissant la voix, me doutant qu'elle risquait de prendre mal l'idée qu'on ai passé un moment ensemble - je ne suis qu'une petite jeune première année à ses yeux. A charge de revanche Zikomo ! fis-je d'un air faussement guilleret, bien qu'intérieurement, ce serait avec un grand plaisir qu'on remette ça avec lui.
M'attendant à ce qu'elle soupire d'un air agacé et s'en aille, je baisse les yeux vers la première marche et lève le pied. Allez, une marche après l'autre.
809 - @Aelle Bristyle va-t-elle mordre à l'hameçon ?
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
En terrain miné
Nous avançons jusqu'à la volée d'escaliers sans que rien de nous entrave. Mais il fallait bien qu'elle intervienne. Le silence n'est pas une chose habituelle chez elle, moins encore dans une situation comme celle-ci. Je me stoppe donc au pied de l'escalier et tourne un regard qui se veut impatient dans sa direction. Un sourcil se dresse sur mon front : et bien, qu'y a-t-il ? veut-il dire. Elle balbutie vaguement quelque chose. Je ne la quitte pas des yeux qui se posent n'importe où excepté sur moi. Je remarque ses joues rougissantes, ses hésitations, ses excuses minables. Plus elle parle, plus mes sourcils se lèvent. Qu'est-ce qu'elle a ? De toute manière c'est pas comme si j'avais l'intention de la ramener à la Salle commune, hein !
J'échange un regard avec Zikomo lorsque Nelson l'interpelle. Je me demande pourquoi elle agit comme elle le fait. Veut-elle se débarrasser de moi ? Si c'est cela, autant qu'elle le dise clairement. Je déteste quand les gens passent par des chemins détournés pour dire des choses qui pourraient être énoncées clairement. Cela m'insupporte.
« Je te ramène pas à la Salle commune, articulé-je lentement comme si elle était idiote. On va à l'infirmerie. »
Je lui fais les gros yeux : et bien oui, où pensais-tu donc aller ! Elle ne pense tout de même pas rentrer au dortoir comme ça, n'est-ce pas ? Je l'ai bien vu grimacer à tous les pas et marcher comme une vieille personne. Elle a douze ans, Merlin, pense-t-elle que ce soit normal qu'elle boite de la sorte ? Et puis nous ne sommes pas dans le fichu monde moldu ! Ici, on guérit nos blessures et on les guérit rapidement la plupart du temps. Demain, elle n'aura plus rien. Merlin, mais que lui ont foutu les moldus dans le crâne ?
« Ça sert à rien de perdre du temps, soupiré-je avec une pointe d'agacement. Allez, plus vite on y sera, plus vite on sera débarrassées. »
Et je reprends ma marche comme si de rien n'était, persuadée qu'elle va me suivre.
J'échange un regard avec Zikomo lorsque Nelson l'interpelle. Je me demande pourquoi elle agit comme elle le fait. Veut-elle se débarrasser de moi ? Si c'est cela, autant qu'elle le dise clairement. Je déteste quand les gens passent par des chemins détournés pour dire des choses qui pourraient être énoncées clairement. Cela m'insupporte.
« Je te ramène pas à la Salle commune, articulé-je lentement comme si elle était idiote. On va à l'infirmerie. »
Je lui fais les gros yeux : et bien oui, où pensais-tu donc aller ! Elle ne pense tout de même pas rentrer au dortoir comme ça, n'est-ce pas ? Je l'ai bien vu grimacer à tous les pas et marcher comme une vieille personne. Elle a douze ans, Merlin, pense-t-elle que ce soit normal qu'elle boite de la sorte ? Et puis nous ne sommes pas dans le fichu monde moldu ! Ici, on guérit nos blessures et on les guérit rapidement la plupart du temps. Demain, elle n'aura plus rien. Merlin, mais que lui ont foutu les moldus dans le crâne ?
« Ça sert à rien de perdre du temps, soupiré-je avec une pointe d'agacement. Allez, plus vite on y sera, plus vite on sera débarrassées. »
Et je reprends ma marche comme si de rien n'était, persuadée qu'elle va me suivre.
En terrain miné
Aelle s'arrête tandis que je lui parle et lorsque j'ai fini, j'entends sa voix froide s'égrener lentement, m'annonçant ce que je craignais : elle compte bel et bien m'emmener jusqu'à l'infirmerie.
Je pousse un léger soupir par le nez. Crotte, mais pourquoi ? Pourquoi ?
Ce n'est rien, cela va passer.
Je relève donc les yeux vers elle et croise son regard. Elle me fait les gros yeux, comme une grande personne face à un enfant désobéissant. Ce serait presque une mimique comique si je ne me trouvais pas avec le postérieur criant et raide.
Elle-même soupire, agacée en précisant qu'on fait que perdre du temps, là. Que plus vite on y sera et plus vite on sera débarrassées.
Débarrassée.
Voilà, je suis un "fardeau" qu'elle doit se coltiner. Mes épaules s'affaissent tandis que la culpabilité et le désarroi pèsent sur mes épaules.
Je ne veux être un fardeau pour personne. Et je ne veux pas aller à l'infirmerie. Comment le lui faire comprendre ? Comment lui faire comprendre que oui j'ai mal mais que ça va passer ?
Déjà Aelle me tourne le dos et reprends sa montée des escaliers, s'attendant à ce que je la suive.
Mais n'est-ce pas là la solution ? La solution la plus simple je veux dire ? Laisser tomber et la suivre ?
Oui, mais il faut qu'elle comprenne que l'infirmerie est au troisième étage ! Au TROISIEME !! Je ne sais vraiment pas si j'en ai la force ou le courage de monter jusque là. Pourquoi diable cet endroit dédié au soin se trouve-t-il si haut ? C'est un véritable parcours du combattant qui m'attend !
Mon cerveau bouillonne et je sens ma poitrine se comprimer. Mes yeux balayent les marches au-delà et je sens comme une vague de découragement me submerger. Et ce n'est pas vraiment une habitude.
Tentant de me reprendre, j'inspire profondément et lève le pied. Une marche. Puis une autre. Ouch.
Ma main se crispe sur la rambarde de pierre et je relève la tête vers Aelle. Je ne veux pas qu'elle me juge. Je ne veux pas qu'elle me trouve pathétique. Mais que pourrait-elle faire de plus ? Après tout, je serais à sa place, moi aussi je... oui, moi aussi j'aurais ce réflexe d'emmener la jeune première année à l'infirmerie. Bon, par contre, je serais moins bourrue.
Je me rends compte qu'elle n'a pas tort. Si j'ai aussi mal pour monter les escaliers, alors sûrement que du repos à la salle commune ne sera pas suffisant pour que je sois opérationnelle ce soir.
En même temps... l'idée de retourner à l'infirmerie pour une chute sur les fesses... la honte m'étreint.
C'est bien simple, je sens que je n'ai rien de casser. Je me suis sûrement froissé un muscle. J'aurais un gros bleu, à coup sûr et j'ai p't'être comprimé un nerf ou un truc du genre. Bon, rien de grave, n'est ce pas ?
Finalement j'arrive sur le premier pallier où Aelle m'attends.
L'effort se lit peut être sur mon visage alors je tâche de prendre un air le plus neutre possible.
Je relève mon visage vers ses traits agacés.
- J'ai compris. Je comprends pourquoi tu veux m'emmener là bas, commençais-je d'un air las. Mais faut que tu comprennes aussi pourquoi je veux pas y aller.
Je baisse les yeux vers mes chaussures un instant avant de reprendre, tâchant d'organiser les mots dans ma tête.
- Tu veux que j'aille à l'infirmerie pour une chute sur les fesses, alors que j'ai sûrement un pauvre bleu. Bon, j'avoue j'ai mal mais... Aelle (je croise son regard) l'infirmerie est encore deux étages au-dessus. Et je sais pas si j'aurais la force de me rendre jusque là. Alors que le terrier est tout prêt. Est ce que tu crois pas que je pourrais essayer de me reposer devant la cheminée dans la salle commune et si ça va pas mieux ce soir, aller à l'infirmerie ? Ca se trouve, dans quelques heures, j'aurais moins mal. Bon, si j'ai toujours mal en marchant, promis je monterais là haut.
J'attends sa réponse. Si elle persiste, je crois bien que je capitulerais - à contrecœur certes... - mais je ne garantis pas que j'arrive à suivre son rythme jusque là haut.
Espérant de tout mon coeur qu'elle entende et comprenne mon ressenti, je me tiens devant elle.
726 - @Aelle Bristyle désolée pour le délai
Je pousse un léger soupir par le nez. Crotte, mais pourquoi ? Pourquoi ?
Ce n'est rien, cela va passer.
Je relève donc les yeux vers elle et croise son regard. Elle me fait les gros yeux, comme une grande personne face à un enfant désobéissant. Ce serait presque une mimique comique si je ne me trouvais pas avec le postérieur criant et raide.
Elle-même soupire, agacée en précisant qu'on fait que perdre du temps, là. Que plus vite on y sera et plus vite on sera débarrassées.
Débarrassée.
Voilà, je suis un "fardeau" qu'elle doit se coltiner. Mes épaules s'affaissent tandis que la culpabilité et le désarroi pèsent sur mes épaules.
Je ne veux être un fardeau pour personne. Et je ne veux pas aller à l'infirmerie. Comment le lui faire comprendre ? Comment lui faire comprendre que oui j'ai mal mais que ça va passer ?
Déjà Aelle me tourne le dos et reprends sa montée des escaliers, s'attendant à ce que je la suive.
Mais n'est-ce pas là la solution ? La solution la plus simple je veux dire ? Laisser tomber et la suivre ?
Oui, mais il faut qu'elle comprenne que l'infirmerie est au troisième étage ! Au TROISIEME !! Je ne sais vraiment pas si j'en ai la force ou le courage de monter jusque là. Pourquoi diable cet endroit dédié au soin se trouve-t-il si haut ? C'est un véritable parcours du combattant qui m'attend !
Mon cerveau bouillonne et je sens ma poitrine se comprimer. Mes yeux balayent les marches au-delà et je sens comme une vague de découragement me submerger. Et ce n'est pas vraiment une habitude.
Tentant de me reprendre, j'inspire profondément et lève le pied. Une marche. Puis une autre. Ouch.
Ma main se crispe sur la rambarde de pierre et je relève la tête vers Aelle. Je ne veux pas qu'elle me juge. Je ne veux pas qu'elle me trouve pathétique. Mais que pourrait-elle faire de plus ? Après tout, je serais à sa place, moi aussi je... oui, moi aussi j'aurais ce réflexe d'emmener la jeune première année à l'infirmerie. Bon, par contre, je serais moins bourrue.
Je me rends compte qu'elle n'a pas tort. Si j'ai aussi mal pour monter les escaliers, alors sûrement que du repos à la salle commune ne sera pas suffisant pour que je sois opérationnelle ce soir.
En même temps... l'idée de retourner à l'infirmerie pour une chute sur les fesses... la honte m'étreint.
C'est bien simple, je sens que je n'ai rien de casser. Je me suis sûrement froissé un muscle. J'aurais un gros bleu, à coup sûr et j'ai p't'être comprimé un nerf ou un truc du genre. Bon, rien de grave, n'est ce pas ?
Finalement j'arrive sur le premier pallier où Aelle m'attends.
L'effort se lit peut être sur mon visage alors je tâche de prendre un air le plus neutre possible.
Je relève mon visage vers ses traits agacés.
- J'ai compris. Je comprends pourquoi tu veux m'emmener là bas, commençais-je d'un air las. Mais faut que tu comprennes aussi pourquoi je veux pas y aller.
Je baisse les yeux vers mes chaussures un instant avant de reprendre, tâchant d'organiser les mots dans ma tête.
- Tu veux que j'aille à l'infirmerie pour une chute sur les fesses, alors que j'ai sûrement un pauvre bleu. Bon, j'avoue j'ai mal mais... Aelle (je croise son regard) l'infirmerie est encore deux étages au-dessus. Et je sais pas si j'aurais la force de me rendre jusque là. Alors que le terrier est tout prêt. Est ce que tu crois pas que je pourrais essayer de me reposer devant la cheminée dans la salle commune et si ça va pas mieux ce soir, aller à l'infirmerie ? Ca se trouve, dans quelques heures, j'aurais moins mal. Bon, si j'ai toujours mal en marchant, promis je monterais là haut.
J'attends sa réponse. Si elle persiste, je crois bien que je capitulerais - à contrecœur certes... - mais je ne garantis pas que j'arrive à suivre son rythme jusque là haut.
Espérant de tout mon coeur qu'elle entende et comprenne mon ressenti, je me tiens devant elle.
726 - @Aelle Bristyle désolée pour le délai
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
En terrain miné
Arrivée au premier palier, une dizaine de mètres depuis le précédent arrêt — une distance dérisoire, n'est-ce pas —, je m'arrête pour attendre mon délicat fardeau. Je prends sur moi pour ne pas laisser paraître mon agacement. Après tout, je suis responsable de sa douleur, même si je n'ai pas fait exprès. Que je le veuille ou non, je vais l'emmener à l'infirmerie. Même si ça doit prendre trois plombes. Même si elle marche très lentement. Même si elle se plaint toutes les deux secondes. Soit elle a quelque chose de cassé et fait donc preuve d'une force d'esprit incroyable — ses plaintes sont dans ce cas acceptables — soit, comme je le pense, elle a très mal mais elle exagère tout de même. Une chute ! ce n'était qu'une chute en arrière ! Bon, deux mètres, je l'accorde. Plutôt violent le sortilège, pour une petite enfant de douze ans. Et malgré la neige, le sol était dur. Je ne minimise pas sa douleur, ce n'est pas cela, songé-je en l'observant grignoter les derniers mètres en grimaçant comme une souffreteuse. C'est seulement que toute cette lenteur et ces arrêts fréquents m'agacent légèrement. À sa place, me serais-je autant plains ? J'en doute fortement.
Constance Nelson daigne arriver sur le palier. Je la regarde fixement, sans soupirer ni lever les yeux au ciel, et je trouve que mes efforts sont tout de même louables. Sur mon visage il n'y a qu'un regard froid, une absence de sourire et un tic nerveux au niveau des mâchoires qui prouvent que je les serre et desserre convulsivement pour m'apprendre la patience. Rien d'inhabituel, donc.
Elle va reprendre son souffle et nous allons nous remettre en marche. Je m'apprête à lui dire que nous pouvons faire des pauses régulières, ne suis-je pas magnanime ?, mais la voilà qui ouvre la bouche et franchement, j'ai compris depuis que nous nous sommes mis en marche que lorsqu'elle ouvre la bouche, ce n'est pas pour dire des choses qui vont me plaire.
Je prends sur moi, je le jure, Merlin. Je prends sur moi pour ne pas soupirer et je ne soupire pas. Pourtant, elle en dit des choses agaçantes ! Ne peut-elle pas se taire et avancer ? Souffre-t-elle autant ? Le terrier est tout prêt, ne serait-il pas mieux qu'elle aille s'y reposer ? dit-elle. Par la Sainte Magie de Merlin ! Est-ce parce que j'ai une mère guérisseuse que je considère le fait de ne pas se soigner instantanément lorsqu'on peut le faire comme de l'immaturité ? Voire de l'idiotie ?
« C'est idiot. »
J'assène cette phrase soudainement, le visage exempt d'émotion, la voix cassante. Mais promis, je ne soupire pas ni ne lève les yeux au ciel.
« Ne me fais pas croire que c'est une douleur qui va passer, articulé-je lentement, parce qu'au vu de ta lenteur et de tes grimaces, ça n'a pas l'air d'être le cas. »
Mais qui suis-je pour imposer quelque chose à quelqu'un ? Jusqu'ici, j'étais persuadée que je ne devais pas lui laisser le choix. Pas parce que c'est une enfant, pas parce que je me sens responsable d'elle ou que je m'inquiète pour elle, mais parce que je dois payer les conséquences de mes actes jusqu'au bout, ce qui, dans notre situation, revient à m'assurer qu'elle guérisse.
« Tu insistes tellement pour ne pas aller à l'infirmerie que je vais finir par croire que tu en as peur. » Je ricane en me souvenant de ma dernière visite dans les locaux aseptisés ; des hématomes sur mon visage. « Enfin c'est pas mon problème, » continué-je en durcissant le ton.
Je me dresse de toute ma hauteur pour la regarder de très haut, le menton dressé comme je sais si bien le faire. Je me fiche de ce qu'elle pense, de ses envies ou de ses peurs. Moi, j'ai quelque chose à faire et je compte bien le faire.
« Je te laisse le choix : soit je te lance un Stupefix doublé d'un Mobilicorpus, ce qui, si tu ne connais pas l'effet de ces sortilèges, me permettra de t'emmener à l'infirmerie rapidement — ce sera plutôt désagréable pour toi »
Merlin, ce serait pourtant si pratique. Quoi que légèrement déraisonnable.
« Soit tu m'accompagnes, même si on doit y passer trente putain de minutes, et on va à l'infirmerie... » Ne pas soupirer... « Soit tu vas t'affaler dans ton fauteuil minable... » L'impatience me rend méchante, je l'ai toujours su. « ... et je reviens avec l'infirmière ou un traitement — c'est pas négociable. »
Évidemment, je pourrais également l'accompagner à la Salle commune et la refourguer à la première préfète qui passe. Je pense sincèrement que je vais le faire si elle insiste encore. Une Maddie Joy serait certainement heureuse de s'occuper de cette gamine. Elle pourra voler à son secours et traverser tout le château pour aller chercher l'infirmière. Nom de Merlin, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?
Constance Nelson daigne arriver sur le palier. Je la regarde fixement, sans soupirer ni lever les yeux au ciel, et je trouve que mes efforts sont tout de même louables. Sur mon visage il n'y a qu'un regard froid, une absence de sourire et un tic nerveux au niveau des mâchoires qui prouvent que je les serre et desserre convulsivement pour m'apprendre la patience. Rien d'inhabituel, donc.
Elle va reprendre son souffle et nous allons nous remettre en marche. Je m'apprête à lui dire que nous pouvons faire des pauses régulières, ne suis-je pas magnanime ?, mais la voilà qui ouvre la bouche et franchement, j'ai compris depuis que nous nous sommes mis en marche que lorsqu'elle ouvre la bouche, ce n'est pas pour dire des choses qui vont me plaire.
Je prends sur moi, je le jure, Merlin. Je prends sur moi pour ne pas soupirer et je ne soupire pas. Pourtant, elle en dit des choses agaçantes ! Ne peut-elle pas se taire et avancer ? Souffre-t-elle autant ? Le terrier est tout prêt, ne serait-il pas mieux qu'elle aille s'y reposer ? dit-elle. Par la Sainte Magie de Merlin ! Est-ce parce que j'ai une mère guérisseuse que je considère le fait de ne pas se soigner instantanément lorsqu'on peut le faire comme de l'immaturité ? Voire de l'idiotie ?
« C'est idiot. »
J'assène cette phrase soudainement, le visage exempt d'émotion, la voix cassante. Mais promis, je ne soupire pas ni ne lève les yeux au ciel.
« Ne me fais pas croire que c'est une douleur qui va passer, articulé-je lentement, parce qu'au vu de ta lenteur et de tes grimaces, ça n'a pas l'air d'être le cas. »
Mais qui suis-je pour imposer quelque chose à quelqu'un ? Jusqu'ici, j'étais persuadée que je ne devais pas lui laisser le choix. Pas parce que c'est une enfant, pas parce que je me sens responsable d'elle ou que je m'inquiète pour elle, mais parce que je dois payer les conséquences de mes actes jusqu'au bout, ce qui, dans notre situation, revient à m'assurer qu'elle guérisse.
« Tu insistes tellement pour ne pas aller à l'infirmerie que je vais finir par croire que tu en as peur. » Je ricane en me souvenant de ma dernière visite dans les locaux aseptisés ; des hématomes sur mon visage. « Enfin c'est pas mon problème, » continué-je en durcissant le ton.
Je me dresse de toute ma hauteur pour la regarder de très haut, le menton dressé comme je sais si bien le faire. Je me fiche de ce qu'elle pense, de ses envies ou de ses peurs. Moi, j'ai quelque chose à faire et je compte bien le faire.
« Je te laisse le choix : soit je te lance un Stupefix doublé d'un Mobilicorpus, ce qui, si tu ne connais pas l'effet de ces sortilèges, me permettra de t'emmener à l'infirmerie rapidement — ce sera plutôt désagréable pour toi »
Merlin, ce serait pourtant si pratique. Quoi que légèrement déraisonnable.
« Soit tu m'accompagnes, même si on doit y passer trente putain de minutes, et on va à l'infirmerie... » Ne pas soupirer... « Soit tu vas t'affaler dans ton fauteuil minable... » L'impatience me rend méchante, je l'ai toujours su. « ... et je reviens avec l'infirmière ou un traitement — c'est pas négociable. »
Évidemment, je pourrais également l'accompagner à la Salle commune et la refourguer à la première préfète qui passe. Je pense sincèrement que je vais le faire si elle insiste encore. Une Maddie Joy serait certainement heureuse de s'occuper de cette gamine. Elle pourra voler à son secours et traverser tout le château pour aller chercher l'infirmière. Nom de Merlin, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?
En terrain miné
Les trois mots qu'assène Aelle sont prononcés tellement froidement qu'on pourrait presque les visualiser, cristallins, là dans les airs.
Je déglutis. Comment ça idiot ? Dans ma tête, ce plan n'avait rien d'idiot et plutôt raisonnable : je lui garantissais que si dans quelques temps ce soir, ça n'allait pas mieux j'irais alors à l'infirmerie. En quoi ce plan était illogique ou bête ?
Ne comprenait-elle pas comment j'avais mal ?
Puis elle mentionne ma lenteur et mes grimaces. Je baisse les yeux, un peu vexée. Donc si, elle a bien vu que j'avais mal. Mais ça la gave. Et mes "grimaces" sont pas volontaires hein Aelle !
J'ai l'impression encore qu'elle ne sait que me sermonner. Elle est où l'ambiance plus... détendue ? de tout à l'heure dans la neige ?
A sa pique sur l'infirmerie, je relève les yeux, les plantant dans son regard. Elle se fiche de moi maintenant ? Elle pense sincèrement que j'ai peur de cet endroit ? Mais c'est n'importe quoi ! Ne m'a-t-elle pas écouté ? Je ne veux pas aller à l'infirmerie pour un pauvre bleu, pour une pauvre chute sur les fesses !
J'ouvre la bouche pour rétorquer que c'est n'importe quoi, que j'ai pas peur lorsqu'elle durcit le ton pour m'indiquer que ce n'est pas son problème. Je soutiens son regard. Moi-même mes mâchoires se durcissent. Ciel, qu'est ce que j'aime pas quand elle se permet de me parler comme ça !
Bah va-t-en alors ! ai-je envie de m'exclamer. Va-t-en et laisse-moi seule si je suis un tel fardeau pour toi !
Mais une partie de moi ne veut pas qu'elle me laisse seule. Cette petite partie de moi, qui a mal et qui et soulagée que Aelle m'ai accompagné jusqu'ici. Avec mauvaise humeur certes mais elle m'a pas laissé pathétiquement derrière.
Je ravale donc avec difficulté la douce colère qui commence à glisser lentement dans mes veines.
Je la vois se redresser de toute sa hauteur et reprendre cet air hautain comme si elle était une adulte et pas une élève.
D'une voix calme mais froide, sans appel, elle m'indique qu'elle me laisse le choix. Et quel choix ! pensais-je ironiquement. Soit j'accepte qu'elle me lance des sorts et me traîne de force, magiquement, jusqu'à l'infirmerie - Stupéfix ? vraiment ? Elle n'oserait pas ! ... si ? - soit j'accepte de l'y suivre de mon plein grée - même si ça doit prendre 30 putains de minutes - soit je vais au terrier seule et elle va chercher l'infirmière.
Lorsqu'elle me présente ces "choix", elle peut voir sans problème mon visage pâlir quand elle mentionne les sortilèges, mes mâchoires se durcirent quand elle jure grossièrement et mes yeux marquer un arrêt en entendant la troisième option.
Ah. Enfin une option envisageable et moins douloureuse pour moi. Bon. Bien que ça implique quand même que l'infirmière me voit de suite, n'empêche, ça veut dire que je n'ai pas à parcourir encore d'autres escaliers pour aller à sa rencontre.
Donc cette troisième option est tout à fait... correcte.
Je redresse le menton à mon tour puis relève les yeux - que j'avais baissé durant ma courte réflexion - pour lui indiquer que j'accepte.
- Ok. Va pour la troisième option. Même si c'est dommage de faire déplacer l'infirmière pour ça... ne pus-je m'empêcher de prononcer à voix haute en détournant les yeux.
Déplaçant mon poids davantage sur ma jambe non douloureuse, je continue :
- Du coup, on procède comment ? Je pars seule au terrier ou tu m'y accompagnes ?
Après sa réponse, je hoche de la tête et inspire avant de lui dire :
- Aelle ? Merci.
J'espère qu'elle percevra ma sincérité dans ce mot simple mais pourtant si fort.
625 - @Aelle Bristyle
Je déglutis. Comment ça idiot ? Dans ma tête, ce plan n'avait rien d'idiot et plutôt raisonnable : je lui garantissais que si dans quelques temps ce soir, ça n'allait pas mieux j'irais alors à l'infirmerie. En quoi ce plan était illogique ou bête ?
Ne comprenait-elle pas comment j'avais mal ?
Puis elle mentionne ma lenteur et mes grimaces. Je baisse les yeux, un peu vexée. Donc si, elle a bien vu que j'avais mal. Mais ça la gave. Et mes "grimaces" sont pas volontaires hein Aelle !
J'ai l'impression encore qu'elle ne sait que me sermonner. Elle est où l'ambiance plus... détendue ? de tout à l'heure dans la neige ?
A sa pique sur l'infirmerie, je relève les yeux, les plantant dans son regard. Elle se fiche de moi maintenant ? Elle pense sincèrement que j'ai peur de cet endroit ? Mais c'est n'importe quoi ! Ne m'a-t-elle pas écouté ? Je ne veux pas aller à l'infirmerie pour un pauvre bleu, pour une pauvre chute sur les fesses !
J'ouvre la bouche pour rétorquer que c'est n'importe quoi, que j'ai pas peur lorsqu'elle durcit le ton pour m'indiquer que ce n'est pas son problème. Je soutiens son regard. Moi-même mes mâchoires se durcissent. Ciel, qu'est ce que j'aime pas quand elle se permet de me parler comme ça !
Bah va-t-en alors ! ai-je envie de m'exclamer. Va-t-en et laisse-moi seule si je suis un tel fardeau pour toi !
Mais une partie de moi ne veut pas qu'elle me laisse seule. Cette petite partie de moi, qui a mal et qui et soulagée que Aelle m'ai accompagné jusqu'ici. Avec mauvaise humeur certes mais elle m'a pas laissé pathétiquement derrière.
Je ravale donc avec difficulté la douce colère qui commence à glisser lentement dans mes veines.
Je la vois se redresser de toute sa hauteur et reprendre cet air hautain comme si elle était une adulte et pas une élève.
D'une voix calme mais froide, sans appel, elle m'indique qu'elle me laisse le choix. Et quel choix ! pensais-je ironiquement. Soit j'accepte qu'elle me lance des sorts et me traîne de force, magiquement, jusqu'à l'infirmerie - Stupéfix ? vraiment ? Elle n'oserait pas ! ... si ? - soit j'accepte de l'y suivre de mon plein grée - même si ça doit prendre 30 putains de minutes - soit je vais au terrier seule et elle va chercher l'infirmière.
Lorsqu'elle me présente ces "choix", elle peut voir sans problème mon visage pâlir quand elle mentionne les sortilèges, mes mâchoires se durcirent quand elle jure grossièrement et mes yeux marquer un arrêt en entendant la troisième option.
Ah. Enfin une option envisageable et moins douloureuse pour moi. Bon. Bien que ça implique quand même que l'infirmière me voit de suite, n'empêche, ça veut dire que je n'ai pas à parcourir encore d'autres escaliers pour aller à sa rencontre.
Donc cette troisième option est tout à fait... correcte.
Je redresse le menton à mon tour puis relève les yeux - que j'avais baissé durant ma courte réflexion - pour lui indiquer que j'accepte.
- Ok. Va pour la troisième option. Même si c'est dommage de faire déplacer l'infirmière pour ça... ne pus-je m'empêcher de prononcer à voix haute en détournant les yeux.
Déplaçant mon poids davantage sur ma jambe non douloureuse, je continue :
- Du coup, on procède comment ? Je pars seule au terrier ou tu m'y accompagnes ?
Après sa réponse, je hoche de la tête et inspire avant de lui dire :
- Aelle ? Merci.
J'espère qu'elle percevra ma sincérité dans ce mot simple mais pourtant si fort.
625 - @Aelle Bristyle
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
En terrain miné
Évidemment, je tire un certain plaisir de toutes les expressions qui passent sur son visage. C'est qu'elle ne cache rien de ses craintes ou de l'agacement que lui inspirent mes mots, cette enfant. Avec sa petite tête immature, elle ne fait que me rappeler que j'ai du pouvoir sur elle et que j'aime ça, même si c'est un peu indécent de se l'avouer lorsque l'on est une grande jeune femme de dix-huit ans comme moi. Il semblerait cependant que mes mots aient l'effet escompté, puisqu'elle retrouve un semblant de raison, grâce à moi ! Merlin merci ! Je prends sur moi pour ne pas répondre vertement à sa petite réflexion peu intelligente sur l'infirmière. En toute sincérité, ça me donne envie de l'attraper par les épaules et de la secouer très fort pour lui remettre les idées en place. Pour lui faire comprendre que la prochaine fois qu'elle remet en question ce que je lui dis, je vais lui arracher la langue et la lui faire avaler. Car cela m'énerve qu'elle insiste tant sur l'inutilité de mon acharnement alors que je ne fais que m'assurer que madame pourra monter sur son fichu balai lors du prochain cours de vol sans grimacer.
La troisième option, à la bonne heure ! Quel dommage qu'elle n'ait pas choisi la première, n'est-ce pas, cela aurait pu me faire du bien de lui lancer un ou deux sortilèges. Elle choisit comme si elle avait réellement le choix, comme si je n'avais pas déjà deviné que j'allais devoir me coltiner l'infirmière toute seule pour qu'elle puisse aller se reposer dans un fauteuil de la Salle commune. Quoi que quelque part, ça me convient bien. Après ma dernière entrevue avec Lloyd, je préfère l'affronter toute seule. Déjà qu'elle est persuadée que je ne suis qu'une victime qui défend son bourreau à cause de Delphillia...
« On va faire exactement ce que j'ai dit, annoncé-je en la regardant avec hauteur. Tu vas aller te poser dans un fauteuil et moi je vais voir l'infirmière. Je ne vais pas t'accompagner, non, pas envie de me taper un aller-retour inutile. »
On pourrait croire qu'elle m'énerve réellement, elle, juste à cause de qui elle est. Mais je me fiche qu'elle soit une Constance Nelson ou une autre, moi. Ce qui m'agace, c'est la situation. C'est mon sortilège qui m'a échappé, c'est la peur que j'ai eu en la voyant grimacer, c'est sa foutue détermination à être si peu réceptive à mes ordres, c'est son comportement enfantin. Mais je n'ai rien contre elle, en soit. Ce n'est qu'une élève parmi tant d'autres qui a eu le courage de me rejoindre dans une bataille de boules de neige dans laquelle elle n'avait rien à faire. Je dois bien avouer, au fond, que ce courage la fait sortir du lot. Ils sont rares, les gamins à me rejoindre dans mes jeux étranges : mes regards noirs, ma vulgarité et ma froideur sont les meilleurs repousse-abrutis qui existent, après tout. Si cela n'a pas marché avec elle, c'est peut-être parce qu'elle n'est pas si abrutie que cela.
« De rien ! » prononcé-je sur un ton si moqueur qu'il en est carrément insultant.
Je lève les yeux au ciel pour bien lui montrer ce que ses remerciements m'inspirent. On ne pourrait pas croire en m'entendant parler ainsi que je viens juste d'accorder à cette enfant ce qui s'approche le plus d'un compliment mental.
Je la quitte du regard et me tord le cou pour observer le Mngwi sagement installé sur mon épaule. Ma voix s'apaise instantanément et toute dureté la quitte.
« Zikomo, est-ce que tu peux l'accompagner ?
— Oui, évidemment.
— Histoire qu'elle ne fasse pas de détours inutiles ou qu'elle... » Je fais un geste vague de la main. « ... tombe dans un couloir et y pourrisse jusqu'à la fin des temps. Enfin, tu vois, quoi. »
Zikomo saute sur le sol et trottine doucement pour prendre la tête du drôle de duo qu'il forme avec la gamine.
« Suis Zikomo, lancé-je à Nelson en prenant le chemin de l'infirmerie. Et si tu lui obéis pas, sache qu'il sait mordre. »
Je m'enfuis sans attendre de réponse de sa part. Direction l'infirmerie et à un rythme beaucoup plus rapide : je monte les marches deux à deux.
Une vingtaine de minutes sont passées lorsque je pénètre dans la Salle commune, mes instructions en tête. Je scanne le petit salon du regard jusqu'à trouver le fauteuil dans lequel a pris place la jeune fille. Zikomo trône sagement sur l'accoudoir et il me semble les voir discuter. Fort bien.
Je me plante devant Nelson et lui tends impérieusement un petit pot. Pas d'infirmière avec moi mais une série d'instructions.
« Baume de pâquerettes, annoncé-je d'une voix lisse. Deux à trois applications par jour. Si la couleur du bleu tourne au noir, tu vas à l'infirmerie — ou appelle une préfète. Si t'arrives plus à te lever, tu appelles une préfète. Si la douleur persiste, tu appelles une préfète.»
Je la toise de toute ma hauteur, mon regard analyse le reste de son corps — suivra-t-elle mes instructions ? Bah, ce n'est désormais plus mon problème, non ?
« Fais ce que je dis, les instructions viennent de Lloyd. » Un rictus s'invite sur mes lèvres. « Me force pas à vérifier que tu fais bien ce que tu as à faire. »
Ce serait très gênant pour nous deux s'il me fallait surveiller la couleur du bleu qu'elle a dans le bas du dos.
Le prochain post sera sans doute le dernier ! À moins que ce ne soit lui mais je pense tout de même que Constance répondra un petit truc, et je conclurai ensuite.
Les instructions de Ruby Lloyd, l'infirmière, m'ont été dictées par la Plume de Diarmuid !
Hihi Aelle est tellement dure.
La troisième option, à la bonne heure ! Quel dommage qu'elle n'ait pas choisi la première, n'est-ce pas, cela aurait pu me faire du bien de lui lancer un ou deux sortilèges. Elle choisit comme si elle avait réellement le choix, comme si je n'avais pas déjà deviné que j'allais devoir me coltiner l'infirmière toute seule pour qu'elle puisse aller se reposer dans un fauteuil de la Salle commune. Quoi que quelque part, ça me convient bien. Après ma dernière entrevue avec Lloyd, je préfère l'affronter toute seule. Déjà qu'elle est persuadée que je ne suis qu'une victime qui défend son bourreau à cause de Delphillia...
« On va faire exactement ce que j'ai dit, annoncé-je en la regardant avec hauteur. Tu vas aller te poser dans un fauteuil et moi je vais voir l'infirmière. Je ne vais pas t'accompagner, non, pas envie de me taper un aller-retour inutile. »
On pourrait croire qu'elle m'énerve réellement, elle, juste à cause de qui elle est. Mais je me fiche qu'elle soit une Constance Nelson ou une autre, moi. Ce qui m'agace, c'est la situation. C'est mon sortilège qui m'a échappé, c'est la peur que j'ai eu en la voyant grimacer, c'est sa foutue détermination à être si peu réceptive à mes ordres, c'est son comportement enfantin. Mais je n'ai rien contre elle, en soit. Ce n'est qu'une élève parmi tant d'autres qui a eu le courage de me rejoindre dans une bataille de boules de neige dans laquelle elle n'avait rien à faire. Je dois bien avouer, au fond, que ce courage la fait sortir du lot. Ils sont rares, les gamins à me rejoindre dans mes jeux étranges : mes regards noirs, ma vulgarité et ma froideur sont les meilleurs repousse-abrutis qui existent, après tout. Si cela n'a pas marché avec elle, c'est peut-être parce qu'elle n'est pas si abrutie que cela.
« De rien ! » prononcé-je sur un ton si moqueur qu'il en est carrément insultant.
Je lève les yeux au ciel pour bien lui montrer ce que ses remerciements m'inspirent. On ne pourrait pas croire en m'entendant parler ainsi que je viens juste d'accorder à cette enfant ce qui s'approche le plus d'un compliment mental.
Je la quitte du regard et me tord le cou pour observer le Mngwi sagement installé sur mon épaule. Ma voix s'apaise instantanément et toute dureté la quitte.
« Zikomo, est-ce que tu peux l'accompagner ?
— Oui, évidemment.
— Histoire qu'elle ne fasse pas de détours inutiles ou qu'elle... » Je fais un geste vague de la main. « ... tombe dans un couloir et y pourrisse jusqu'à la fin des temps. Enfin, tu vois, quoi. »
Zikomo saute sur le sol et trottine doucement pour prendre la tête du drôle de duo qu'il forme avec la gamine.
« Suis Zikomo, lancé-je à Nelson en prenant le chemin de l'infirmerie. Et si tu lui obéis pas, sache qu'il sait mordre. »
Je m'enfuis sans attendre de réponse de sa part. Direction l'infirmerie et à un rythme beaucoup plus rapide : je monte les marches deux à deux.
*
Une vingtaine de minutes sont passées lorsque je pénètre dans la Salle commune, mes instructions en tête. Je scanne le petit salon du regard jusqu'à trouver le fauteuil dans lequel a pris place la jeune fille. Zikomo trône sagement sur l'accoudoir et il me semble les voir discuter. Fort bien.
Je me plante devant Nelson et lui tends impérieusement un petit pot. Pas d'infirmière avec moi mais une série d'instructions.
« Baume de pâquerettes, annoncé-je d'une voix lisse. Deux à trois applications par jour. Si la couleur du bleu tourne au noir, tu vas à l'infirmerie — ou appelle une préfète. Si t'arrives plus à te lever, tu appelles une préfète. Si la douleur persiste, tu appelles une préfète.»
Je la toise de toute ma hauteur, mon regard analyse le reste de son corps — suivra-t-elle mes instructions ? Bah, ce n'est désormais plus mon problème, non ?
« Fais ce que je dis, les instructions viennent de Lloyd. » Un rictus s'invite sur mes lèvres. « Me force pas à vérifier que tu fais bien ce que tu as à faire. »
Ce serait très gênant pour nous deux s'il me fallait surveiller la couleur du bleu qu'elle a dans le bas du dos.
Le prochain post sera sans doute le dernier ! À moins que ce ne soit lui mais je pense tout de même que Constance répondra un petit truc, et je conclurai ensuite.
Les instructions de Ruby Lloyd, l'infirmière, m'ont été dictées par la Plume de Diarmuid !
Hihi Aelle est tellement dure.
En terrain miné
Aelle m'indique avec hauteur que je peux me rendre seule au terrier et l'y attendre, dans la salle commune. J'acquiesce docilement.
A mon remerciement, Aelle lève les yeux au ciel et d'une voix moqueuse me répond. Sa réaction, son ton pourrait me blesser mais je sens que je n'obtiendrais rien de mieux et que mine de rien, c'est sa façon à elle de me montrer qu'elle m'a entendu. Ca se trouve, ce mot simple et court mais à la résonnance si forte lui est allé droit au coeur. Je ne le saurais sûrement jamais : je ne lis pas dans les pensées.
Après, est ce que j'ai vraiment envie de savoir ce qui se trame sous son crâne ? Peut être pas. Bien que je suis curieuse, là en cet instant, une légère fatigue me prend, peut être le contre-coup je ne sais pas et j'aspire à rejoindre sans attendre la salle commune où trônent des canapés et fauteuils moelleux.
Tout s'enchaîne assez vite et avec un bref étonnement, j'entends Aelle demander à Zikomo de m'accompagner. La raison de cette demande me fait lever les yeux au ciel en secouant la tête.
Pff, n'importe quoi. Haha, très drôle.
N'empêche, je suis contente que le joli et gentil renard bleu m'accompagne.
L'ordre prononcé et la remarque à mon encontre me fait bugger un moment.
Je la fixe donc l'espace d'une seconde alors qu'elle s'enfuit à grandes enjambées sans un regard en arrière.
Je tourne la tête alors vers Zikomo qui m'attend et lui adresse un mince sourire.
Bien sûr qu'il me mordra pas. Pff, l'humour à la Aelle.
Sans m'en rendre vraiment compte, je garde un sourire face au faciès sérieux de Zikomo et le suit en marchant doucement. Au bout de quelques pas, je finis par le remercier. C'est que c'est gentil de sa part d'être là.
- Merci Zikomo de m'accompagner...
Celui-ci ne répond rien mais tourne la tête vers moi. Était-ce là un regard bienveillant ou bien est-ce là juste le fruit de mon imagination ?
Quelques secondes silencieuses passent tandis que nous nous dirigeons vers le passage secret menant à la salle commune. Je me sens un peu gênée, je ne sais pas quoi trop ajouter.
Nous arrivons enfin en face de l'endroit et je procède au mot de passe. Zikomo me laisse passer - un vrai gentleman ! - et nous pénétrons en silence dans le terrier. Je tourne la tête vers mon "compagnon" bleu et avise son air serein.
Mine de rien, j'en ai de la chance d'être en tête à tête avec lui ! Pas besoin de faire attention aux mots que je prononce, de m'inquiéter de comment pourrait réagir Aelle à telle ou telle chose !
Oui, c'est bien la première fois que je me retrouve seule avec Zikomo alors je devrais en profiter non ?
Marchant doucement vers l'un des fauteuils, je m'asseoie avec une grimace. Aaah, une fois assis, ça... passe. Regardant par en-dessous le superbe renard posté à mes côtés, j'ose lui adresser de nouveau la parole :
- En vrai cette bataille de boules de neige, c'était sympa. Dis donc, j'ai bien vu que tu avais l'habitude... avec la stratégie et tout...
- J'ai des années d'expérience derrière moi ! réplique-t-il sur un faux ton content de lui. Puis plus sérieusement mais pas trop quand même : Tout est dans la souplesse des pattes.
- Aaah je vois, et... tu as souvent l'habitude de jouer aux batailles de neige avec Aelle ?
- Oh, avec Aelle nous aimons les batailles de toute sorte, commence-t-il, avec un air amusé sur le museau.
Des batailles de toutes sortes ? Cette phrase me fait penser aux chamailleries qu'on peut trouver entre frère et soeur. D'ailleurs, je me demande depuis combien de temps Zikomo réside avec Aelle...
- Dis, Zikomo, je peux te poser une question ? Bien sûr, si tu veux pas me donner la réponse je comprendrais...
- Pose ta question, répond-il gentiment. Je ne t'assure pas de pouvoir t'offrir les réponses que tu souhaites, cependant.
Hochant la tête, priant intérieurement que notre conversation se poursuive, je demande :
- Ca fait longtemps, j'veux dire ça fait combien de temps que tu connais Aelle ?
- Je la connais depuis quelques années désormais, oui, dit-il sans s'expliquer davantage mais sans fermer la conversation non plus.
- Ah d'accord et... tu viens de quel pays dis moi ? Non parce que tu t'en doutes, je n'ai jamais vu de renard comme toi... Après, je veux pas que tu me trouves indiscrète hein mais je suis curieuse (sourire timide) alors dis-moi si tu me trouves... (je cherche mes mots, embarrassée, ne pense qu'au mot "pénible" et n'ose pas le formuler)
Zikomo semble lire dans mes pensées car il me répond alors :
- Tu ne me déranges pas, le renard semble grimacer un sourire avec ses crocs. Tu es très curieuse, oui, sur un ton léger puis plus sérieusement : Je viens de Chine. Je suis certainement le premier de ma race à être allé aussi loin de notre habitat naturel mais c'est une autre histoire.
Zikomo est très calme, il parle d'une voix bienveillante mais garde une certaine forme de distance respectueuse. Ce que je ne sais pas, c'est qu'il a conscience que ça lui donne l'air plus mystérieux même si ce n'est absolument pas l'effet qu'il recherche. Il est de nature plutôt discret. Ça a été son rôle durant des années de garder des secrets, il n'est guère bavard à propos de lui-même ou des gens qu'il côtoie.
De Chine ?! Whaou !!
- Whoua, de Chine ! C'est tellement loin ! m'exclamais-je en écarquillant légèrement les yeux. Et ça a l'air tellement beau là bas ! J'espère que ça ne te manque pas trop.
Légèrement rêveuse, je pose un coude sur l'accoudoir du fauteuil et mon menton dans le creux de ma main.
Je sens bien que le renard essayait d'être assez évasif. Ou du moins, c'était mon impression. Il me trouve curieuse ? Eh bien lui n'est pas très très bavard non plus. Mais cela ne me dérange pas. Il est gentil, respectueux et... fascinant.
Oh comme j'envie Aelle d'avoir un tel ami ! J'espère un jour, comme elle, trouver un ou une amie de cette qualité.
Je ne m'en rends pas vraiment compte sur le moment, mais une poignée de secondes s'écoule sans que je ne prononce un mot, pensant combien Aelle est chanceuse.
Emergeant de mes pensées, je me rend compte du silence entre nous et me râcle la gorge, embêtée de perdre du temps comme ça.
- Dis Zikomo, tu m'as l'air bien sage et... je sais pas comment dire ça mais... j'ai l'impression que tu sais beaucoup de choses. C'est pour ça que je dis ça, tu... es plein de sagesse quand tu parles. J'imagine qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup des comme toi. Est ce qu'il y a des sujets que tu aimes en particulier ?
- Tout comme il ne doit pas y en avoir deux comme toi, répond du tac-au-tac Zikomo. J'aime beaucoup parler de l'Histoire, des rongeurs — je suis carnivore, tu sais — (oui, il semble sourire là encore), mais aussi deviner la forme des nuages dans le ciel, jouer aux échecs et discuter de sujets frivoles qui ne t'intéresseraient sûrement pas. Et toi, quels sont tes domaines favoris ?
Avec attention, j'écoute la réponse de mon compagnon éphémère et souris à la mention de son régime alimentaire.
- Moi aussi j'aime beaucoup l'Histoire. D'ailleurs, l'Histoire de la Magie est l'une de mes matières préférées ici. Y'en a qui aiment pas mais c'est qu'ils voient les choses pas de la bonne façon, tu vois ? Enfin, je pense qu'ils ne la voient pas de la bonne façon : tu vois, pour moi, c'est un peu comme une façon de remonter le temps, vivre un peu les aventures d'antan.
J'hausse les épaules, un sourire aux lèvres avant de continuer :
- Tu aimes parler des rongeurs ?! fis-je mine de s'étonner. Quel sujet étrange ! Ah bon, carnivore ? je continue toujours sur un ton taquin. Moi qui croyait que les renards étaient végétariens...
Je laisse passer deux-trois secondes, l'oeil rieur. Zikomo dévoile ses crocs et fait claquer doucement ses mâchoires en précisant sérieusement :
- Je ne suis pas plus végétarien que vos renards, la taille de mes crocs le prouvent.
Ces paroles me font éclater de rire.
- Pardon, hihi. Sinon, tu as dit : deviner la forme des nuages, jouer aux échecs et discuter de tout et rien , je récite en ouvrant mes doigts un par un. J'avoue que c'est amusant, de regarder les nuages. Parfois, on peut comme distinguer des animaux je trouve. Tournant la tête vers Zikomo, j'ajoute, j'imagine que toi tu y vois beaucoup de rongeurs du coup ?
- Quand ma dernière chasse remonte à plusieurs heures, il peut m'arriver de voir dans le ciel quelques gerbilles..., répond sur un ton taquin Zikomo. Mais le plus souvent, j'y vois seulement ce que je veux y voir.
Décidément, j'apprécie beaucoup la tournure que prend notre conversation. Zikomo est un être amusant et malicieux. Souriant, je secoue la tête en levant les yeux au ciel avant de les baisse sur mes mains.
- Sinon, jouer aux échecs, moi aussi j'aime bien même si je pense qu'il faudrait que je continue à m'entraîner. J'aime bien ! et discuter de tout ? Oui, ça aussi j'aime bien.
Croisant le regard mordoré du renard bleu, je souris un instant. Le renard bleu posé à mes côtés m'écoute attentivement et je remarque qu'il range sa queue autour de ses pattes. Cela, je trouve, lui donne un air gracieux. Son regard est vif et intéressé.
Si je pouvais lire dans se pensées, je saurais que malgré le fait qu'il soit là parce qu'Aelle le lui a demandé, il n'éprouve pas d'ennui, au contraire, et il s'amuse de mon innocence toute enfantine.
- Je crois bien qu'on partage des points communs du coup. Sinon, comme autres domaines favoris ? Erm... (réfléchis une seconde ou deux) j'adore lire ! Et les animaux en tout genre. Vraiment, je trouve que tous les êtres vivants sont tous fascinants à leur manière ! dis-je en opinant du chef. Et... euh... me promener dans le parc, bouger quoi ! Je regarde mes mains, nostalgique. Avant, j'veux dire "avant Poudlard", je faisais du poney, enfin, de l'équitation tu vois. C'était génial. Ca me manque parfois, finis-je en réprimant un petit soupir.
- J'ai connu un sorcier qui était un excellent cavalier, commente Zikomo en me regardant droit dans les yeux. Il montait à cru avec une bride sans mors. Il m'a dit un jour que monter lui était "aussi naturel que respirer" et qu'il serait très malheureux s'il devait passer plus d'une journée sans partager une balade avec son fidèle teri ɲuman. J'espère que tu peux continuer de monter quand tu rentres pendant les vacances. Si c'est une passion, tu dois tout faire pour la chérir.
J'écoute avec attention la réponse du renard et un sourire nait sur mes lèvres à la mention de la monte à cru. J'ai bien sûr déjà monté sans selle et j'avais trouvé ce moment très chouette et amusant.
Lorsque Zikomo me conseille de poursuivre ma passion, j'acquiesce.
- Merci Zikomo. Oui, j'espère aussi. J'imagine que pendant les vacances d'été, j'aurais sûrement l'occasion d'y retourner ! J'avoue que ça me manque... et pas juste de monter, tu vois ? Rien que d'être près des chevaux, des poneys. Pouvoir les observer, les toucher. Leur odeur. Tu dois sûrement me trouver bizarre, j'éclate de rire avant de me reprendre. En tout cas, tu as raison, je ferais en sorte de continuer cette passion autant que je peux. Dommage qu'il n'y a pas de chevaux ou de poneys par ici... mais bon, après tout, en attendant, il y a pleins d'autres créatures passionnantes dans le monde magique. Alors j'ai de quoi "faire", je suppose. A étudier, observer tu vois. D'ailleurs, j'ai cru comprendre qu'il y avait des centaures, dans la forêt de l'autre côté du Lac. Toi, tu en as déjà vu ?
Je ne saurais probablement jamais si mon nouvel "ami" - oserais-je le formuler ainsi ? - en a déjà vu car une présence fait son entrée dans la pièce et se matérialise devant nous. Aelle. Avec un pot dans la main qu'elle me tend.
J'écoute sans un mot ce qu'elle me dit, baissant juste les yeux sur sa main et acquiesce en tendant la mienne, récupérant ainsi le précieux remède.
Okay, message reçu : Deux à trois applications par jour et s'il se passe quoi que ce soit d'anormal, je préviens une préfète. Je visualise Maddie.
Tiens, tiens, elle me propose pas de venir la voir ? pensais-je avec ironie.
Sa dernière remarque me fais relever les yeux du pot. Je peux voir un étrange sourire étirer ses lèvres. Elle se fiche de moi, hein ? La pauvre petite première année qui a mal au derrière. Allez, respire, elle est gentille de t'avoir accompagnée jusqu'au château et d'être allée voir l'infirmière sans toi.
Machinalement, je tourne mon visage vers Zikomo pour voir sa réaction puis recroise le regard de mon aînée.
- D'accord, promis. J'appliquerais tout ça à la lettre.
Je résiste à l'envie de la taquiner et de lui dire "Ben ouais, viens de temps en temps me voir, ça pourrait être sympa" ou un truc du genre. Vaut mieux pas aller plus loin et abuser de sa patience.
- Encore merci Aelle pour... je lève le pot, le baume et... de m'avoir raccompagnée. C'est gentil.
Me mordant la lèvre, je tourne les yeux vers son ami bleu.
- Et merci Zikomo pour m'avoir tenu compagnie. J'ai beaucoup apprécié.
2301 - Ouhlala cette longueur de post
c'est un record !
Merci @Aelle Bristyle pour ce moment
Dialogues entre Constance et Zikomo co-écrits avec la plume d'Aelle.
A mon remerciement, Aelle lève les yeux au ciel et d'une voix moqueuse me répond. Sa réaction, son ton pourrait me blesser mais je sens que je n'obtiendrais rien de mieux et que mine de rien, c'est sa façon à elle de me montrer qu'elle m'a entendu. Ca se trouve, ce mot simple et court mais à la résonnance si forte lui est allé droit au coeur. Je ne le saurais sûrement jamais : je ne lis pas dans les pensées.
Après, est ce que j'ai vraiment envie de savoir ce qui se trame sous son crâne ? Peut être pas. Bien que je suis curieuse, là en cet instant, une légère fatigue me prend, peut être le contre-coup je ne sais pas et j'aspire à rejoindre sans attendre la salle commune où trônent des canapés et fauteuils moelleux.
Tout s'enchaîne assez vite et avec un bref étonnement, j'entends Aelle demander à Zikomo de m'accompagner. La raison de cette demande me fait lever les yeux au ciel en secouant la tête.
Pff, n'importe quoi. Haha, très drôle.
N'empêche, je suis contente que le joli et gentil renard bleu m'accompagne.
L'ordre prononcé et la remarque à mon encontre me fait bugger un moment.
Je la fixe donc l'espace d'une seconde alors qu'elle s'enfuit à grandes enjambées sans un regard en arrière.
Je tourne la tête alors vers Zikomo qui m'attend et lui adresse un mince sourire.
Bien sûr qu'il me mordra pas. Pff, l'humour à la Aelle.
Sans m'en rendre vraiment compte, je garde un sourire face au faciès sérieux de Zikomo et le suit en marchant doucement. Au bout de quelques pas, je finis par le remercier. C'est que c'est gentil de sa part d'être là.
- Merci Zikomo de m'accompagner...
Celui-ci ne répond rien mais tourne la tête vers moi. Était-ce là un regard bienveillant ou bien est-ce là juste le fruit de mon imagination ?
Quelques secondes silencieuses passent tandis que nous nous dirigeons vers le passage secret menant à la salle commune. Je me sens un peu gênée, je ne sais pas quoi trop ajouter.
Nous arrivons enfin en face de l'endroit et je procède au mot de passe. Zikomo me laisse passer - un vrai gentleman ! - et nous pénétrons en silence dans le terrier. Je tourne la tête vers mon "compagnon" bleu et avise son air serein.
Mine de rien, j'en ai de la chance d'être en tête à tête avec lui ! Pas besoin de faire attention aux mots que je prononce, de m'inquiéter de comment pourrait réagir Aelle à telle ou telle chose !
Oui, c'est bien la première fois que je me retrouve seule avec Zikomo alors je devrais en profiter non ?
Marchant doucement vers l'un des fauteuils, je m'asseoie avec une grimace. Aaah, une fois assis, ça... passe. Regardant par en-dessous le superbe renard posté à mes côtés, j'ose lui adresser de nouveau la parole :
- En vrai cette bataille de boules de neige, c'était sympa. Dis donc, j'ai bien vu que tu avais l'habitude... avec la stratégie et tout...
- J'ai des années d'expérience derrière moi ! réplique-t-il sur un faux ton content de lui. Puis plus sérieusement mais pas trop quand même : Tout est dans la souplesse des pattes.
- Aaah je vois, et... tu as souvent l'habitude de jouer aux batailles de neige avec Aelle ?
- Oh, avec Aelle nous aimons les batailles de toute sorte, commence-t-il, avec un air amusé sur le museau.
Des batailles de toutes sortes ? Cette phrase me fait penser aux chamailleries qu'on peut trouver entre frère et soeur. D'ailleurs, je me demande depuis combien de temps Zikomo réside avec Aelle...
- Dis, Zikomo, je peux te poser une question ? Bien sûr, si tu veux pas me donner la réponse je comprendrais...
- Pose ta question, répond-il gentiment. Je ne t'assure pas de pouvoir t'offrir les réponses que tu souhaites, cependant.
Hochant la tête, priant intérieurement que notre conversation se poursuive, je demande :
- Ca fait longtemps, j'veux dire ça fait combien de temps que tu connais Aelle ?
- Je la connais depuis quelques années désormais, oui, dit-il sans s'expliquer davantage mais sans fermer la conversation non plus.
- Ah d'accord et... tu viens de quel pays dis moi ? Non parce que tu t'en doutes, je n'ai jamais vu de renard comme toi... Après, je veux pas que tu me trouves indiscrète hein mais je suis curieuse (sourire timide) alors dis-moi si tu me trouves... (je cherche mes mots, embarrassée, ne pense qu'au mot "pénible" et n'ose pas le formuler)
Zikomo semble lire dans mes pensées car il me répond alors :
- Tu ne me déranges pas, le renard semble grimacer un sourire avec ses crocs. Tu es très curieuse, oui, sur un ton léger puis plus sérieusement : Je viens de Chine. Je suis certainement le premier de ma race à être allé aussi loin de notre habitat naturel mais c'est une autre histoire.
Zikomo est très calme, il parle d'une voix bienveillante mais garde une certaine forme de distance respectueuse. Ce que je ne sais pas, c'est qu'il a conscience que ça lui donne l'air plus mystérieux même si ce n'est absolument pas l'effet qu'il recherche. Il est de nature plutôt discret. Ça a été son rôle durant des années de garder des secrets, il n'est guère bavard à propos de lui-même ou des gens qu'il côtoie.
De Chine ?! Whaou !!
- Whoua, de Chine ! C'est tellement loin ! m'exclamais-je en écarquillant légèrement les yeux. Et ça a l'air tellement beau là bas ! J'espère que ça ne te manque pas trop.
Légèrement rêveuse, je pose un coude sur l'accoudoir du fauteuil et mon menton dans le creux de ma main.
Je sens bien que le renard essayait d'être assez évasif. Ou du moins, c'était mon impression. Il me trouve curieuse ? Eh bien lui n'est pas très très bavard non plus. Mais cela ne me dérange pas. Il est gentil, respectueux et... fascinant.
Oh comme j'envie Aelle d'avoir un tel ami ! J'espère un jour, comme elle, trouver un ou une amie de cette qualité.
Je ne m'en rends pas vraiment compte sur le moment, mais une poignée de secondes s'écoule sans que je ne prononce un mot, pensant combien Aelle est chanceuse.
Emergeant de mes pensées, je me rend compte du silence entre nous et me râcle la gorge, embêtée de perdre du temps comme ça.
- Dis Zikomo, tu m'as l'air bien sage et... je sais pas comment dire ça mais... j'ai l'impression que tu sais beaucoup de choses. C'est pour ça que je dis ça, tu... es plein de sagesse quand tu parles. J'imagine qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup des comme toi. Est ce qu'il y a des sujets que tu aimes en particulier ?
- Tout comme il ne doit pas y en avoir deux comme toi, répond du tac-au-tac Zikomo. J'aime beaucoup parler de l'Histoire, des rongeurs — je suis carnivore, tu sais — (oui, il semble sourire là encore), mais aussi deviner la forme des nuages dans le ciel, jouer aux échecs et discuter de sujets frivoles qui ne t'intéresseraient sûrement pas. Et toi, quels sont tes domaines favoris ?
Avec attention, j'écoute la réponse de mon compagnon éphémère et souris à la mention de son régime alimentaire.
- Moi aussi j'aime beaucoup l'Histoire. D'ailleurs, l'Histoire de la Magie est l'une de mes matières préférées ici. Y'en a qui aiment pas mais c'est qu'ils voient les choses pas de la bonne façon, tu vois ? Enfin, je pense qu'ils ne la voient pas de la bonne façon : tu vois, pour moi, c'est un peu comme une façon de remonter le temps, vivre un peu les aventures d'antan.
J'hausse les épaules, un sourire aux lèvres avant de continuer :
- Tu aimes parler des rongeurs ?! fis-je mine de s'étonner. Quel sujet étrange ! Ah bon, carnivore ? je continue toujours sur un ton taquin. Moi qui croyait que les renards étaient végétariens...
Je laisse passer deux-trois secondes, l'oeil rieur. Zikomo dévoile ses crocs et fait claquer doucement ses mâchoires en précisant sérieusement :
- Je ne suis pas plus végétarien que vos renards, la taille de mes crocs le prouvent.
Ces paroles me font éclater de rire.
- Pardon, hihi. Sinon, tu as dit : deviner la forme des nuages, jouer aux échecs et discuter de tout et rien , je récite en ouvrant mes doigts un par un. J'avoue que c'est amusant, de regarder les nuages. Parfois, on peut comme distinguer des animaux je trouve. Tournant la tête vers Zikomo, j'ajoute, j'imagine que toi tu y vois beaucoup de rongeurs du coup ?
- Quand ma dernière chasse remonte à plusieurs heures, il peut m'arriver de voir dans le ciel quelques gerbilles..., répond sur un ton taquin Zikomo. Mais le plus souvent, j'y vois seulement ce que je veux y voir.
Décidément, j'apprécie beaucoup la tournure que prend notre conversation. Zikomo est un être amusant et malicieux. Souriant, je secoue la tête en levant les yeux au ciel avant de les baisse sur mes mains.
- Sinon, jouer aux échecs, moi aussi j'aime bien même si je pense qu'il faudrait que je continue à m'entraîner. J'aime bien ! et discuter de tout ? Oui, ça aussi j'aime bien.
Croisant le regard mordoré du renard bleu, je souris un instant. Le renard bleu posé à mes côtés m'écoute attentivement et je remarque qu'il range sa queue autour de ses pattes. Cela, je trouve, lui donne un air gracieux. Son regard est vif et intéressé.
Si je pouvais lire dans se pensées, je saurais que malgré le fait qu'il soit là parce qu'Aelle le lui a demandé, il n'éprouve pas d'ennui, au contraire, et il s'amuse de mon innocence toute enfantine.
- Je crois bien qu'on partage des points communs du coup. Sinon, comme autres domaines favoris ? Erm... (réfléchis une seconde ou deux) j'adore lire ! Et les animaux en tout genre. Vraiment, je trouve que tous les êtres vivants sont tous fascinants à leur manière ! dis-je en opinant du chef. Et... euh... me promener dans le parc, bouger quoi ! Je regarde mes mains, nostalgique. Avant, j'veux dire "avant Poudlard", je faisais du poney, enfin, de l'équitation tu vois. C'était génial. Ca me manque parfois, finis-je en réprimant un petit soupir.
- J'ai connu un sorcier qui était un excellent cavalier, commente Zikomo en me regardant droit dans les yeux. Il montait à cru avec une bride sans mors. Il m'a dit un jour que monter lui était "aussi naturel que respirer" et qu'il serait très malheureux s'il devait passer plus d'une journée sans partager une balade avec son fidèle teri ɲuman. J'espère que tu peux continuer de monter quand tu rentres pendant les vacances. Si c'est une passion, tu dois tout faire pour la chérir.
J'écoute avec attention la réponse du renard et un sourire nait sur mes lèvres à la mention de la monte à cru. J'ai bien sûr déjà monté sans selle et j'avais trouvé ce moment très chouette et amusant.
Lorsque Zikomo me conseille de poursuivre ma passion, j'acquiesce.
- Merci Zikomo. Oui, j'espère aussi. J'imagine que pendant les vacances d'été, j'aurais sûrement l'occasion d'y retourner ! J'avoue que ça me manque... et pas juste de monter, tu vois ? Rien que d'être près des chevaux, des poneys. Pouvoir les observer, les toucher. Leur odeur. Tu dois sûrement me trouver bizarre, j'éclate de rire avant de me reprendre. En tout cas, tu as raison, je ferais en sorte de continuer cette passion autant que je peux. Dommage qu'il n'y a pas de chevaux ou de poneys par ici... mais bon, après tout, en attendant, il y a pleins d'autres créatures passionnantes dans le monde magique. Alors j'ai de quoi "faire", je suppose. A étudier, observer tu vois. D'ailleurs, j'ai cru comprendre qu'il y avait des centaures, dans la forêt de l'autre côté du Lac. Toi, tu en as déjà vu ?
Je ne saurais probablement jamais si mon nouvel "ami" - oserais-je le formuler ainsi ? - en a déjà vu car une présence fait son entrée dans la pièce et se matérialise devant nous. Aelle. Avec un pot dans la main qu'elle me tend.
J'écoute sans un mot ce qu'elle me dit, baissant juste les yeux sur sa main et acquiesce en tendant la mienne, récupérant ainsi le précieux remède.
Okay, message reçu : Deux à trois applications par jour et s'il se passe quoi que ce soit d'anormal, je préviens une préfète. Je visualise Maddie.
Tiens, tiens, elle me propose pas de venir la voir ? pensais-je avec ironie.
Sa dernière remarque me fais relever les yeux du pot. Je peux voir un étrange sourire étirer ses lèvres. Elle se fiche de moi, hein ? La pauvre petite première année qui a mal au derrière. Allez, respire, elle est gentille de t'avoir accompagnée jusqu'au château et d'être allée voir l'infirmière sans toi.
Machinalement, je tourne mon visage vers Zikomo pour voir sa réaction puis recroise le regard de mon aînée.
- D'accord, promis. J'appliquerais tout ça à la lettre.
Je résiste à l'envie de la taquiner et de lui dire "Ben ouais, viens de temps en temps me voir, ça pourrait être sympa" ou un truc du genre. Vaut mieux pas aller plus loin et abuser de sa patience.
- Encore merci Aelle pour... je lève le pot, le baume et... de m'avoir raccompagnée. C'est gentil.
Me mordant la lèvre, je tourne les yeux vers son ami bleu.
- Et merci Zikomo pour m'avoir tenu compagnie. J'ai beaucoup apprécié.
2301 - Ouhlala cette longueur de post
Merci @Aelle Bristyle pour ce moment
Dialogues entre Constance et Zikomo co-écrits avec la plume d'Aelle.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's