19 oct. 2009, 22:44
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Le professeur Faust était assis sur une chaise en bois, côté fenêtre, un livre emprunté à la bibliothèque entre les mains. Ses yeux parcouraient les lignes de l'ouvrage avec une telle concentration qu'il paraissait coupé du monde. Le soleil perçait la grande fenêtre du bureau et reflétait sur son visage. Avec cette luminosité on pouvait voir que Ren ne s'était pas rasé depuis quelques jours. Il ne se donnait plus le temps de s'occuper de lui et préférait se concentrer sur une tache qui serait bientôt achevée. Il lui restait encore quelques petits réglages à contrôler.
Et pour fignoler et améliorer son travail il avait besoin d'une personne quelconque, il avait alors envoyé un peu plus tôt dans la journée un hibou à un élève. Un première année plus exactement, les enfants de cet âge sont plutôt naïfs et acceptent la plupart des choses demandées par un professeur. Sur le papier envoyé on pouvait lire le message suivant, peu détaillé :
♪♪ d~.~b ♪♪
Et pour fignoler et améliorer son travail il avait besoin d'une personne quelconque, il avait alors envoyé un peu plus tôt dans la journée un hibou à un élève. Un première année plus exactement, les enfants de cet âge sont plutôt naïfs et acceptent la plupart des choses demandées par un professeur. Sur le papier envoyé on pouvait lire le message suivant, peu détaillé :
Inconsciemment Ren regardait sa montre toutes les minutes attendant son invité du jour.Bonjour Mr Jyfink,
- - - - - - Le professeur Faust désire vous rencontrer aujourd'hui,
- - - il vous attend dans son bureau, rejoignez le après vos cours de la journée
- - - Venez non accompagné.
- - - - - - - - - - - Merci
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Faust
Dernière modification par Ren Faust le 31 oct. 2009, 11:04, modifié 2 fois.
♪♪ d~.~b ♪♪
Ancien sorcier
19 oct. 2009, 23:28
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Une convocation par le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, cela avait de quoi vous gâcher la journée. Alexandre avait réfléchi toute la journée à la raison de ce message : Est-ce que Faust était au courant que le concierge avait chopé l'élève en train d'errer près de sa porte ? Alexandre ne pensait pas que ce soit le cas. A moins que l'homme lisait dans ses pensées. Ce qui était possible à un haut niveau de magie, mais ça conduisait le plus souvent à la folie. Le professeur Faust n'était pas fou. Quoique ?
Tout en avançant en direction du professeur, le jeune garçon roux se posa la question. Est-ce qu'il était possible que le professeur Faust soit dingue ? C'était possible. Il était dur et froid. Alexandre n'aimait pas les hommes qui agissaient de cette manière, car ça lui rappelait son père. Et puis cette manière de le convoquer dans son bureau ! Il n'était pas un larbin. Si l'homme avait un quelque chose à lui dire, il aurait pu venir le voir directement.
Son amie Amanda avait râlé toute la fin de journée. Elle n'arrivait pas à croire qu'il n'est pas le droit de venir accompagner. Cependant, elle l'avait poussé à aller, car Alexandre était résolu à ignorer cette convocation. Jusqu'au dernier moment, il avait traîné.
L'enfant avait attaché et tressé ses cheveux à l'aide d'un ruban rouge et or en l'honneur de sa maison. Il portait une robe d'un rouge sanguin, un pantalon cintrée, une chemise blanche et une cravate aux couleurs de Gryffondor. Ainsi que ses souliers si peu confortables qu'il aurait bien retiré pour se promener pieds nus.
Alexandre se retrouva devant la porte du professeur. Un instant, il se demanda s'il n'avait pas appris à se transplanter avant de se souvenir qu'on ne pouvait pas dans Poudlard. Puis en fixant sa montre, il se demanda comment il avait fait pour être en retard ? Il n'aurait pas dû traîner autant les pieds. Bon, pour cinq minutes de retard, le professeur Faust n'allait pas se mettre en colère. D'autant que le professeur ne pouvait pas savoir le temps qu'il devait mettre pour arriver de la salle de sortilège à son bureau.
Il fallait encore frapper. Alexandre hésita : une fois, deux ou trois ? Oui, dans le genre question qui à son importance, le jeune homme tirait souvent le gros lot. Bon, disons deux.
Après avoir donné deux coups contre la porte, Alexandre regarda derrière lui.
Tout en avançant en direction du professeur, le jeune garçon roux se posa la question. Est-ce qu'il était possible que le professeur Faust soit dingue ? C'était possible. Il était dur et froid. Alexandre n'aimait pas les hommes qui agissaient de cette manière, car ça lui rappelait son père. Et puis cette manière de le convoquer dans son bureau ! Il n'était pas un larbin. Si l'homme avait un quelque chose à lui dire, il aurait pu venir le voir directement.
Son amie Amanda avait râlé toute la fin de journée. Elle n'arrivait pas à croire qu'il n'est pas le droit de venir accompagner. Cependant, elle l'avait poussé à aller, car Alexandre était résolu à ignorer cette convocation. Jusqu'au dernier moment, il avait traîné.
L'enfant avait attaché et tressé ses cheveux à l'aide d'un ruban rouge et or en l'honneur de sa maison. Il portait une robe d'un rouge sanguin, un pantalon cintrée, une chemise blanche et une cravate aux couleurs de Gryffondor. Ainsi que ses souliers si peu confortables qu'il aurait bien retiré pour se promener pieds nus.
Alexandre se retrouva devant la porte du professeur. Un instant, il se demanda s'il n'avait pas appris à se transplanter avant de se souvenir qu'on ne pouvait pas dans Poudlard. Puis en fixant sa montre, il se demanda comment il avait fait pour être en retard ? Il n'aurait pas dû traîner autant les pieds. Bon, pour cinq minutes de retard, le professeur Faust n'allait pas se mettre en colère. D'autant que le professeur ne pouvait pas savoir le temps qu'il devait mettre pour arriver de la salle de sortilège à son bureau.
Il fallait encore frapper. Alexandre hésita : une fois, deux ou trois ? Oui, dans le genre question qui à son importance, le jeune homme tirait souvent le gros lot. Bon, disons deux.
Après avoir donné deux coups contre la porte, Alexandre regarda derrière lui.
21 oct. 2009, 18:04
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Quelques signes d'impatience commençaient à se manifester sur le professeur. Il était toujours assis sur la chaise et sa jambe droite remuait de bas en haut continuellement pour certainement évacuer un peu de nervosité ou de stress. Il voulait connaitre les résultats de son travail, et si oui ou pas il pourrait l'utiliser sur Charlize ( un être cher au professeur écroué à Azkaban pour des raisons encore inconnues ). Mais le le jeune garçon tardait a se présenter.
Quelques mouvements de jambes plus tard on toqua deux coups à la porte.
* Ah enfin ce n'est pas trop tôt, j'espère que c'est Alexandre, je n'ai pas de temps à perdre aujourd'hui avec d'autres histoires *
Il arrivait souvent de voir des élèves demander de l'aide au professeur non par pour une compréhension de cours mais pour les libérer d'un sort échoué. Dernièrement un Lumos raté, pourtant rien de plus simple, mais ici l'élève n'avait pas la bonne baguette d'allumée...
Ren prit la peine de se lever pour accueillir son invité et ouvrit la porte.
Mr Jyfink, bonjour.
D'un geste du bras le professeur indiqua au jeune homme d'entrer dans son bureau.
Désolé je n'ai pas eu le temps de ranger et nettoyer mon bureau mais prenez place, j'ai à vous parler.
Il prit soin de bien refermer la porte et se dirigea vers un coin du bureau ou il avait laissé de l'eau chauffé quelques minutes plus tôt. Il sortit deux tasses en porcelaine d'un tiroir et les remplit d'eau bouillante. Il rajouta les sachets de thé et reprit :
Du Sucre avec votre thé ?
♪♪ d~.~b ♪♪
Quelques mouvements de jambes plus tard on toqua deux coups à la porte.
* Ah enfin ce n'est pas trop tôt, j'espère que c'est Alexandre, je n'ai pas de temps à perdre aujourd'hui avec d'autres histoires *
Il arrivait souvent de voir des élèves demander de l'aide au professeur non par pour une compréhension de cours mais pour les libérer d'un sort échoué. Dernièrement un Lumos raté, pourtant rien de plus simple, mais ici l'élève n'avait pas la bonne baguette d'allumée...
Ren prit la peine de se lever pour accueillir son invité et ouvrit la porte.
Mr Jyfink, bonjour.
D'un geste du bras le professeur indiqua au jeune homme d'entrer dans son bureau.
Désolé je n'ai pas eu le temps de ranger et nettoyer mon bureau mais prenez place, j'ai à vous parler.
Il prit soin de bien refermer la porte et se dirigea vers un coin du bureau ou il avait laissé de l'eau chauffé quelques minutes plus tôt. Il sortit deux tasses en porcelaine d'un tiroir et les remplit d'eau bouillante. Il rajouta les sachets de thé et reprit :
Du Sucre avec votre thé ?
♪♪ d~.~b ♪♪
Ancien sorcier
21 oct. 2009, 21:07
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Comment Alexandre pouvait-il qualifier l’homme qui était en face de lui et qui lui ouvrit la porte ? De mal rasé, mal soigné. Faust aurait besoin d’un bon sort de rasage, d’une bonne douche et certainement de manger. Il aurait aussi besoin de changer ses vêtements trop usés, d’un bon coiffage et ….
* Je ne suis pas venu pour m’occuper de l’hygiène de vie du professeur *
L’enfant aux longs cheveux roux pénétra dans le bureau du directeur de la maison de Serdaigle et l’observa en silence. Autant dire qu’il riait à l’intérieur de son petit cerveau cabochard. Alexandre ne savait pas si le professeur était marié, mais il espérait que son intérieur était mieux rangé que son bureau. Sinon c’était la catastrophe assuré : des jeunes sorcières avaient divorcés pour moins que ça ! A moins qu’il ne soit célibataire ou avec une personne de Poudlard ?
Le jeune Jyfink se souvenait que son père Richard lui avait dit que depuis la libération des elfes de maison, les sorciers avaient du apprendre et inventer de nouveaux sorts de maison. Richard lui-même avait même acheté un livre : prendre soin de votre logis en quelques coups de baguette. Peut-être qu’Alexandre offrirait ce livre à son professeur pour l’année prochaine.
De toute façon, son père dans son coma n’en aurait plus aucune nécessité pensa assez froidement le jeune étudiant.
Loin de se douter de ce Charlize ou de l’histoire de son professeur, l’enfant de onze ans attendait visiblement la raison de sa présence ici. Ce n’est pas qu’il s’ennuyait, mais il ne fallait pas oublier que le professeur Faust n’était pas le professeur préféré d’Alexandre. On lui aurait dit le professeur Vertvallon, ça aurait été parce qu’il était marrant : Faust n’était pas trop marrant : il était effrayant. Alexandre était mal à l’aise à chaque fois qu’il devait aller dans son cours.
Monsieur Jyfink, bonjour.
« Bonsoir professeur Faust. » Répondit calmement le jeune enfant qui était un des plus petits élèves des premières années.
Le jeune sorcier rentra dans le bureau.
* Bon. Il n’a pas l’air furieux contre moi, c’est bon signe ! *
Désolé je n'ai pas eu le temps de ranger et nettoyer mon bureau mais prenez place, j'ai à vous parler.
« J’ai remarqué. » Informa l’enfant en souriant doucement avant de s’étonner « Me parler ? Mais, ce n’est …. »
L’enfant se mordit la lèvre. Ca ne servait à rien de protester après tout c’était son auteur qui avait demandé cette rencontre. Il n’allait pas pouvoir se débiner aussi vite à moins qu’un des deux narrateurs en ai marre.
Du Sucre avec votre thé ?
« Oui, merci. » Répondit l’enfant. « Professeur, vous m’avez fait demandé. Je pourrais en savoir la raison. »
Oui dans le genre : Je mets les pieds dans le plat, Alexandre était un des meilleurs dans le genre. Il espérait juste que ce ne soit pas sur lui. N’importe quoi tant que le professeur ne le disputait pas. Bon, il lui offrait du thé : c’était bon signe ça aussi.
« Vous allez prendre un thé avec moi ? » Continua intrigué le trop bavard élève.
* Je ne suis pas venu pour m’occuper de l’hygiène de vie du professeur *
L’enfant aux longs cheveux roux pénétra dans le bureau du directeur de la maison de Serdaigle et l’observa en silence. Autant dire qu’il riait à l’intérieur de son petit cerveau cabochard. Alexandre ne savait pas si le professeur était marié, mais il espérait que son intérieur était mieux rangé que son bureau. Sinon c’était la catastrophe assuré : des jeunes sorcières avaient divorcés pour moins que ça ! A moins qu’il ne soit célibataire ou avec une personne de Poudlard ?
Le jeune Jyfink se souvenait que son père Richard lui avait dit que depuis la libération des elfes de maison, les sorciers avaient du apprendre et inventer de nouveaux sorts de maison. Richard lui-même avait même acheté un livre : prendre soin de votre logis en quelques coups de baguette. Peut-être qu’Alexandre offrirait ce livre à son professeur pour l’année prochaine.
De toute façon, son père dans son coma n’en aurait plus aucune nécessité pensa assez froidement le jeune étudiant.
Loin de se douter de ce Charlize ou de l’histoire de son professeur, l’enfant de onze ans attendait visiblement la raison de sa présence ici. Ce n’est pas qu’il s’ennuyait, mais il ne fallait pas oublier que le professeur Faust n’était pas le professeur préféré d’Alexandre. On lui aurait dit le professeur Vertvallon, ça aurait été parce qu’il était marrant : Faust n’était pas trop marrant : il était effrayant. Alexandre était mal à l’aise à chaque fois qu’il devait aller dans son cours.
Monsieur Jyfink, bonjour.
« Bonsoir professeur Faust. » Répondit calmement le jeune enfant qui était un des plus petits élèves des premières années.
Le jeune sorcier rentra dans le bureau.
* Bon. Il n’a pas l’air furieux contre moi, c’est bon signe ! *
Désolé je n'ai pas eu le temps de ranger et nettoyer mon bureau mais prenez place, j'ai à vous parler.
« J’ai remarqué. » Informa l’enfant en souriant doucement avant de s’étonner « Me parler ? Mais, ce n’est …. »
L’enfant se mordit la lèvre. Ca ne servait à rien de protester après tout c’était son auteur qui avait demandé cette rencontre. Il n’allait pas pouvoir se débiner aussi vite à moins qu’un des deux narrateurs en ai marre.
Du Sucre avec votre thé ?
« Oui, merci. » Répondit l’enfant. « Professeur, vous m’avez fait demandé. Je pourrais en savoir la raison. »
Oui dans le genre : Je mets les pieds dans le plat, Alexandre était un des meilleurs dans le genre. Il espérait juste que ce ne soit pas sur lui. N’importe quoi tant que le professeur ne le disputait pas. Bon, il lui offrait du thé : c’était bon signe ça aussi.
« Vous allez prendre un thé avec moi ? » Continua intrigué le trop bavard élève.
26 oct. 2009, 23:31
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Le professeur n'avait toujours pas dévoilé les raisons de la convocation du jeune garçon dans son bureau, ce qui intriguait et incommodait forcément ce dernier. Et pour le moment tout se passait comme prévu. Il ne pouvait dire les véritables raisons de la convocation sous peine d'être gravement sanctionné par la directrice de Poudlard ou même par le ministre si cela venait à arriver jusqu'à lui. Le professeur Faust avait concocté une potion qu'il allait tester sur l'élève. Une potion qu'il avait conçu dès qu'il avait un peu de temps devant lui, soit entre deux cours et le soir pendant que tout le monde dormait. La potion n'était pas sa spécialité alors il mit du temps pour concocter ce breuvage et il ne pouvait demander de l'aide au professeur de Potion :
Bonjour Mlle White Rose, j'aimerai que vous m'aidiez à faire du Veritaserum ... Non ce n'était pas possible, puis Ren n'était du genre à demander de l'aide à autrui, il préférait se débrouiller seul au risque d'échouer.
Il ne lui restait qu'un seul moyen pour connaitre la vérité sur les raisons de l'emprisonnement de Charlize, et le Véritasérum était la solution. Et pour voir s'il avait réussi sa potion il fallait la tester avant sur une personne. Le professeur n'avait pas choisit ce garçon au hasard, il était avant tout un élève brillant dans la matière Défense contre les Forces du Mal, il avait même démontré une aisance et une maturité qu'on ne voyait plus chez les enfants de son âge. Cependant le professeur ne connaissait rien de lui, Alexandre était discret, l'élève qui restait sur son coin de table et qui ne demandait rien à personne. Ce serait un moyen d'en savoir un peu plus.
L'eau était frémissante, Ren pouvait commencer.
« Professeur, vous m’avez fait demander. Je pourrais en savoir la raison. »
Il ne répondit à cette première question, trop concentré à déverser le bon dosage depotion sucre dans la tasse destinée à l'élève.
* 3 gouttes et pas une de plus*
« Vous allez prendre un thé avec moi ? »
Ren répondit :
" Oui, c'est l'heure du Thé"
Le professeur revint s'assoir sur son bureau, les deux tasses en main. Il déposa celle avec le Véritasérum devant l'élève.
Il ne restait plus qu'a attendre qu'il boive. En attendant il fallait commencer la discussion. Ren avait préparé des questions pour tester la potion et l'élève.
L'effet de la potion est théoriquement instantané, Ren se rendrait compte rapidement de l'efficacité de celle ci.
" Mr Jyfink, je vous ai convoqué tout simplement pour en connaitre un peu plus sur vous. Je vais vous poser plusieurs questions et je vous laisserai parler ensuite."
Il prit une gorgée de thé et reprit :
" Alors j'aimerai savoir comment se déroule votre première année ? Le choix de votre maison vous satisfait il ? Vous avez des frères et sœurs ? Vos parents sorciers ou moldus? Que pensez vous de votre directrice? Comment trouvez vous mes cours ? Comment me trouvez vous ? Avez vous des choses à me dire ? a partager ? "
Le professeur se cala au fond de son siège et attendit la réponse d'Alexandre.
♪♪ d~.~b ♪♪
Bonjour Mlle White Rose, j'aimerai que vous m'aidiez à faire du Veritaserum ... Non ce n'était pas possible, puis Ren n'était du genre à demander de l'aide à autrui, il préférait se débrouiller seul au risque d'échouer.
Il ne lui restait qu'un seul moyen pour connaitre la vérité sur les raisons de l'emprisonnement de Charlize, et le Véritasérum était la solution. Et pour voir s'il avait réussi sa potion il fallait la tester avant sur une personne. Le professeur n'avait pas choisit ce garçon au hasard, il était avant tout un élève brillant dans la matière Défense contre les Forces du Mal, il avait même démontré une aisance et une maturité qu'on ne voyait plus chez les enfants de son âge. Cependant le professeur ne connaissait rien de lui, Alexandre était discret, l'élève qui restait sur son coin de table et qui ne demandait rien à personne. Ce serait un moyen d'en savoir un peu plus.
L'eau était frémissante, Ren pouvait commencer.
« Professeur, vous m’avez fait demander. Je pourrais en savoir la raison. »
Il ne répondit à cette première question, trop concentré à déverser le bon dosage de
* 3 gouttes et pas une de plus*
« Vous allez prendre un thé avec moi ? »
Ren répondit :
" Oui, c'est l'heure du Thé"
Le professeur revint s'assoir sur son bureau, les deux tasses en main. Il déposa celle avec le Véritasérum devant l'élève.
Il ne restait plus qu'a attendre qu'il boive. En attendant il fallait commencer la discussion. Ren avait préparé des questions pour tester la potion et l'élève.
L'effet de la potion est théoriquement instantané, Ren se rendrait compte rapidement de l'efficacité de celle ci.
" Mr Jyfink, je vous ai convoqué tout simplement pour en connaitre un peu plus sur vous. Je vais vous poser plusieurs questions et je vous laisserai parler ensuite."
Il prit une gorgée de thé et reprit :
" Alors j'aimerai savoir comment se déroule votre première année ? Le choix de votre maison vous satisfait il ? Vous avez des frères et sœurs ? Vos parents sorciers ou moldus? Que pensez vous de votre directrice? Comment trouvez vous mes cours ? Comment me trouvez vous ? Avez vous des choses à me dire ? a partager ? "
Le professeur se cala au fond de son siège et attendit la réponse d'Alexandre.
♪♪ d~.~b ♪♪
Ancien sorcier
27 oct. 2009, 02:53
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
[désolé pas terrible, j'espère que ça ira quand même]
Si Alexandre avait été au courant de ce que le professeur comptait faire, il aurait refusé catégoriquement. Il aimait bien fabriquer des potions à l’aide de ses quelques amis et reproduire bons nombres de potions. Cependant, à ses yeux, il était hors de question de devenir un sujet d’expérience pour le directeur de Serdaigle. Déjà, il n’avait pas confiance aux adultes : les adultes mentent. Les adultes se trompent, se tuent, s’entretuent, se violent, se battent et s’entredéchirent. Les adultes pensent qu’à l’argent, aux fringues et à leurs petites vies. Les adultes ne vivent pas, ils survirent. Les adultes pensent toujours avoir raison, d’autant plus quand ils ont torts. Les adultes sont bêtes. Ils se classent : Les sangs purs, les sangs mêlés, les sangs impurs. Les hétérosexuels, les homosexuels. Les grand, les gros, les petits. Les blonds, les bruns, les roux. Les sérieux, les fêtards. Les gothiques, les populaires, les rebelles, les racailles et autres.
Les adultes sont bêtes et par conséquent : Alexandre ne deviendrait jamais un adulte. Evidemment, il vieillirait : mais il ne serait jamais comme son père, sérieux et triste. Enfin, il l’espérait. Car au fond, les adultes sont seuls, tristes, dans leurs petits appartements, leurs petites chambres.
Cela dit, Alexandre n’en pensait pas moins pour les enfants : les adolescents pensent qu’à l’amour. Ils recherchent le grand A sans prendre le temps de le laisser venir. Ils rougissent pour un rien, sont égocentriques et faussement modestes. Ils sont hypocrites et parfaitement débiles. Ils ont besoins de se trouver laids pour qu’on leur dise qu’ils soient beaux. Ils n’aiment pas la vérité, ils n’aiment que les mensonges. Les adolescents sont persuadés que personne ne les comprend et comme personne ne les comprends, ils ont l’impression d’être seul. Bref, dans un sens, l’enfant n’aimait personne. Pourtant lorsqu’il prenait individuellement les adultes et les autres, il se prenait à en apprécié beaucoup.
Alexandre manqua de rire quand le professeur Faust l’informa que c’était l’heure du thé. Ce qui était possible. Il devait être presque 18h30. Est-ce que c’était l’heure du thé ? Son père, lui, le prenait toujours à 18h15. Le professeur l’avait-il invité pour boire un thé ? Passionnant. Au moins, le rouquin n’allait pas râler. Lui qui adorait le thé. Tous les thés. Tout petit déjà, sa mère lui offrait des thés : des thés moldus, magiques, plaisants et autres. Des thés de toutes les saveurs et de tous les pays. Alexandre avait un nombre impressionnants de thés ! Peut-être que plus tard, il ferrait une boutique de thé, ça l’amuserait beaucoup. Le problème c’était que ça risquait de n’attirer que les personnes âgées. Ce serait moins génial.
« …. Hm ? Des questions. »
Sans se méfier, Alexandre prit la tasse de thé. Possédant une langue de chat assez sensible, il tourna sa cuillère dans la tasse avant de souffler dessus. Ses iris se relevant dans ses yeux afin de continuer à fixer le professeur. Alexandre prit la tasse entre deux doigts, buvant quelques gorgés. C’était chaud. C’était plaisant avec le froid qui commençait à arriver.
*Bah. Il suffit de mentir.*
Alexandre bu doucement une gorgée nouvelle. Il soupira d’aise. Finalement, ce n’était pas si mal d’être ici à boire un thé. C’était même agréable, et le thé n’était pas trop mauvais.
« Mr Jyfink, je vous ai convoqué tout simplement pour en connaitre un peu plus sur vous. Je vais vous poser plusieurs questions et je vous laisserai parler ensuite. »
Alexandre laissa une moue se dessiner sur son visage d’enfant. Bof, bof. Il n’aimait pas les questions.
« Vous savez je n’ai rien à dire, moi. »
Cependant, c’était trop tard. Le professeur posa sa première question. Comment se déroulait son année scolaire ? Alexandre cligna des yeux. Ce n’était pas normalement à sa directrice de maison de poser de telles questions ? Ho, évidemment, comme il comptait le faire avec le professeur Faust, il lui aurait mentit. Il lui aurait dit qu’elle était « parfaite, trop géniale, comme une citrouille d’Halloween ensorcelé. » Il aurait prit un air faussement joyeux et un grand sourire de l’acteur pro.
Pourquoi ça intéressait cet homme ?
« Je ne sais pas …. J’aurais pensé que ce serait plus douloureux que ça. J’avais tellement peur avant de venir. J’imagine que ça pourrait être pire. Je pense que c’est tout de même douloureux. »
Ce n’était pas tellement une réponse, encore moins celle qu’Alexandre voulait donner. L’enfant fronça les sourcils, écoutant d’une oreille discrète son professeur. Pourquoi avait-il répondu ça. Il ne voulait pas répondre autant de mots. Il ne voulait pas être sincère. Peut-être qu’en pensant trop à ce qu’il ne voulait pas dire, il l’avait dit.
Le professeur le questionna sur le choix de sa maison ?
* Dis-lui oui ! Très bon choix, parfait !*
« Pas vraiment ! Toute la famille de mon père a toujours été à serpentard. Ma mère était à pousoufle. J’aurais préféré être dans une autre maison. Je ne me sens ni loyal, ni courageux. C'est dommage, c'est une bonne maison, mais y suis-je vraiment à ma place ? J'en doute, je suis tellement maladroit ! »
Le garçon rougit brutalement. Il se retint d’avoir des larmes aux yeux. Comment se faisait-il que …. Il n’avait pas envie de répondre. Il ne répondrait pas. Mais ça lui semblait impossible.
L’enfant se releva de sa chaise, assez inquiet. Il regarda le professeur avec surprise, avant d’hocher de la tête quand la question sur sa famille tomba. Sa fratrie ?
« Deux frères. Il y a …. » Le garçon cessa. Brutalement. Ses yeux se fronçant alors qu’il regardait inquiet le professeur. Sa réponse devenant le strict minimum. Le cerveau de l’enfant s’était remit à fonctionner. Ok. Il semblait qu’il n’arrivait pas à mentir. Le professeur y était-il pour quelque chose ? Est-ce que c’était les effets de sa dernière potion qui revenaient à la surface ? Non. Ca ne pouvait être ça.
Mais le professeur n’aurait tout de même pas.
« Deux. Plutôt des demi-frères. » Remarqua Alexandre avec un soupir désolé. « Vous devez connaître Henry Jr. Jyfink chez les serpentard, même s’il dit être fils unique. Raphaël est … »
Alexandre soupira se taisant. En réalité, Henry l’effrayait de plus en plus. Il était violent, dur et cruel. Il devenait radicale dans ses propos, n’hésitant plus bousculer et violenter son frère. Parfois, Alexandre croyait voir un soupçon de culpabilités au fond de ses yeux : mais lui-même refusé désormais de parler correctement à son frère. Il ne perdait pas une occasion pour faire des farces à sa bande, d’ensorceler leurs affaires, ou de mettre des potions dans leurs verres. A leurs dernières rencontres, Henry avait terminé dans un lit avec des croutes orangeâtes sur tout le visage : erreur de potion, Alexandre voulait juste lui teindre les cheveux en orange.
Et le lendemain, Alexandre avait été retrouvé attaché à un arbre, le bras cassé, et le visage en sang. Rien de franchement amicale. Mauvais entrainement de balai, avait-il dit.
« Ce n’est pas votre problème ! » Gronda l’enfant qui pourtant se calma. Il ne devait pas se fâcher, le professeur risquait de le mettre en retenue : et des retenues, il en avait déjà assez. Cependant la question sur la directrice de maison, l’inquiéta. Il était mal à l’aise, et ça se voyait. Alexandre se mordilla les lèvres, tentant de se retenir.
« Je pense que ma directrice de maison est très jeune. C’est un avantage dans bien des matières, parce qu’elle nous comprend, mais aussi un inconvénient : ça la rend influençable, surtout pas l’autre vieille et puis … et puis …. Monsieur, je voudrais partir. Je ne veux pas dire de mal de mademoiselle. Je suis méchant : elle est très bonne pour tous les élèves et je ne devrais pas avoir le droit de la critiquer. »
Deux larmes glissèrent le long du visage d'Alexandre. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait dit du mal de sa directrice, pourtant ses larmes il ne les vit pas trop consacré à se concentrer aux questions .Sauf que les autres questions étaient fatidiques. Le regard d’Alexandre s’agrandit lorsqu’il les entendit. Un fin sourire moqueur se dessinant sur ses lèvres. Il venait de comprendre : obliger de dire la vérité, thé, incolore, inodore. Préparation difficile. Pourtant, Faust n’était pas professeur de potion ? Pouvait-il tout de même être capable de fabriquer un Veritaserum ? Ou est-ce que c’était sa directrice qui lui avait fournit ?
* T’as paranoïaque, Alexandre. Il n’a rien fait. C’est toi qui parle trop ! Garde ta langue … *
Le professeur voulait savoir ce qu’il pensait ? Parfait ! Il allait le savoir.
« Vos cours sont assez bien construits. Ils comportent beaucoup de théories mais aussi de la pratique. Je les trouve parfois trop violent. Vous ne ménagez personne, mais je ne vous aime pas ! Vous êtes dur, froid et insensible.
Vous pensez aux autres, cependant vous y pensez mal. Vous vous donnez des airs supérieurs et vous me faîtes peur. La peur de l’échec rend l’échec encore plus inévitable. Vous croyez que vous devez l’être parce que vous voulez nous apprendre : vous pensez peut-être que c’est la vie qui est ainsi. Que la vie est dure et que vous nous y préparer.
Vous nous préparez juste à …. Préparer … La fabrication du Veritaserum est strictement interdite hors d’un usage juridique et encore, je croie que … Ho. Vous ne pouvez pas avoir fait ça, excusez-moi professeur. Je croie que …
En réalité. J’ai peur de devenir comme vous. J’ai peur de finir dans un bureau bordélique, mal rasé avec des élèves qui me détesteront alors que je tenterais de leur apprendre le mieux possibles. Vous pourriez être très beau, marié et loin d’ici dans une vie d’Auror peut-être même et vous avez fait le choix d’être professeur. C’est peut-être un mauvais choix au final. Pensez-vous que ce vous nous apprenez nous servira contre les mangemorts qui ont attaqué à pré-au-lard ? Croyez-vous que ça nous empêchera de voir la marque des ténèbres. Que ça nous empêchera de mourir face à un sort. C’est inévitable. Votre cours nous apprends des sorts, mais il ne nous apprendra jamais à nous battre … »
Alexandre avait sortit sa baguette magique, d’un coup de poignet ferme il fit lever la tasse pour la conduire vers lui.
« Specialis revelio ! » …. L’enfant releva un regard vide en direction du professeur, soupirant lentement. « Vous êtes un troll. Mon père utilisait cette potion avant vous pour savoir quand je faisais des bêtises. J’en connais chaque ingrédient. Vous êtes aussi minable, vous êtes … »
Les deux mains de l’enfant se plaquèrent sur son visage. Il devait se taire, il devait se taire, il devait se taire. Il allait s’attirer des problèmes, il ne voulait pas. Et pourtant, la baguette qu’il avait à la main laissait échapper de petites étincelles de colère tant la magie débordante du garçon était non canalisable : le professeur l’avait trahit !
Si Alexandre avait été au courant de ce que le professeur comptait faire, il aurait refusé catégoriquement. Il aimait bien fabriquer des potions à l’aide de ses quelques amis et reproduire bons nombres de potions. Cependant, à ses yeux, il était hors de question de devenir un sujet d’expérience pour le directeur de Serdaigle. Déjà, il n’avait pas confiance aux adultes : les adultes mentent. Les adultes se trompent, se tuent, s’entretuent, se violent, se battent et s’entredéchirent. Les adultes pensent qu’à l’argent, aux fringues et à leurs petites vies. Les adultes ne vivent pas, ils survirent. Les adultes pensent toujours avoir raison, d’autant plus quand ils ont torts. Les adultes sont bêtes. Ils se classent : Les sangs purs, les sangs mêlés, les sangs impurs. Les hétérosexuels, les homosexuels. Les grand, les gros, les petits. Les blonds, les bruns, les roux. Les sérieux, les fêtards. Les gothiques, les populaires, les rebelles, les racailles et autres.
Les adultes sont bêtes et par conséquent : Alexandre ne deviendrait jamais un adulte. Evidemment, il vieillirait : mais il ne serait jamais comme son père, sérieux et triste. Enfin, il l’espérait. Car au fond, les adultes sont seuls, tristes, dans leurs petits appartements, leurs petites chambres.
Cela dit, Alexandre n’en pensait pas moins pour les enfants : les adolescents pensent qu’à l’amour. Ils recherchent le grand A sans prendre le temps de le laisser venir. Ils rougissent pour un rien, sont égocentriques et faussement modestes. Ils sont hypocrites et parfaitement débiles. Ils ont besoins de se trouver laids pour qu’on leur dise qu’ils soient beaux. Ils n’aiment pas la vérité, ils n’aiment que les mensonges. Les adolescents sont persuadés que personne ne les comprend et comme personne ne les comprends, ils ont l’impression d’être seul. Bref, dans un sens, l’enfant n’aimait personne. Pourtant lorsqu’il prenait individuellement les adultes et les autres, il se prenait à en apprécié beaucoup.
Alexandre manqua de rire quand le professeur Faust l’informa que c’était l’heure du thé. Ce qui était possible. Il devait être presque 18h30. Est-ce que c’était l’heure du thé ? Son père, lui, le prenait toujours à 18h15. Le professeur l’avait-il invité pour boire un thé ? Passionnant. Au moins, le rouquin n’allait pas râler. Lui qui adorait le thé. Tous les thés. Tout petit déjà, sa mère lui offrait des thés : des thés moldus, magiques, plaisants et autres. Des thés de toutes les saveurs et de tous les pays. Alexandre avait un nombre impressionnants de thés ! Peut-être que plus tard, il ferrait une boutique de thé, ça l’amuserait beaucoup. Le problème c’était que ça risquait de n’attirer que les personnes âgées. Ce serait moins génial.
« …. Hm ? Des questions. »
Sans se méfier, Alexandre prit la tasse de thé. Possédant une langue de chat assez sensible, il tourna sa cuillère dans la tasse avant de souffler dessus. Ses iris se relevant dans ses yeux afin de continuer à fixer le professeur. Alexandre prit la tasse entre deux doigts, buvant quelques gorgés. C’était chaud. C’était plaisant avec le froid qui commençait à arriver.
*Bah. Il suffit de mentir.*
Alexandre bu doucement une gorgée nouvelle. Il soupira d’aise. Finalement, ce n’était pas si mal d’être ici à boire un thé. C’était même agréable, et le thé n’était pas trop mauvais.
« Mr Jyfink, je vous ai convoqué tout simplement pour en connaitre un peu plus sur vous. Je vais vous poser plusieurs questions et je vous laisserai parler ensuite. »
Alexandre laissa une moue se dessiner sur son visage d’enfant. Bof, bof. Il n’aimait pas les questions.
« Vous savez je n’ai rien à dire, moi. »
Cependant, c’était trop tard. Le professeur posa sa première question. Comment se déroulait son année scolaire ? Alexandre cligna des yeux. Ce n’était pas normalement à sa directrice de maison de poser de telles questions ? Ho, évidemment, comme il comptait le faire avec le professeur Faust, il lui aurait mentit. Il lui aurait dit qu’elle était « parfaite, trop géniale, comme une citrouille d’Halloween ensorcelé. » Il aurait prit un air faussement joyeux et un grand sourire de l’acteur pro.
Pourquoi ça intéressait cet homme ?
« Je ne sais pas …. J’aurais pensé que ce serait plus douloureux que ça. J’avais tellement peur avant de venir. J’imagine que ça pourrait être pire. Je pense que c’est tout de même douloureux. »
Ce n’était pas tellement une réponse, encore moins celle qu’Alexandre voulait donner. L’enfant fronça les sourcils, écoutant d’une oreille discrète son professeur. Pourquoi avait-il répondu ça. Il ne voulait pas répondre autant de mots. Il ne voulait pas être sincère. Peut-être qu’en pensant trop à ce qu’il ne voulait pas dire, il l’avait dit.
Le professeur le questionna sur le choix de sa maison ?
* Dis-lui oui ! Très bon choix, parfait !*
« Pas vraiment ! Toute la famille de mon père a toujours été à serpentard. Ma mère était à pousoufle. J’aurais préféré être dans une autre maison. Je ne me sens ni loyal, ni courageux. C'est dommage, c'est une bonne maison, mais y suis-je vraiment à ma place ? J'en doute, je suis tellement maladroit ! »
Le garçon rougit brutalement. Il se retint d’avoir des larmes aux yeux. Comment se faisait-il que …. Il n’avait pas envie de répondre. Il ne répondrait pas. Mais ça lui semblait impossible.
L’enfant se releva de sa chaise, assez inquiet. Il regarda le professeur avec surprise, avant d’hocher de la tête quand la question sur sa famille tomba. Sa fratrie ?
« Deux frères. Il y a …. » Le garçon cessa. Brutalement. Ses yeux se fronçant alors qu’il regardait inquiet le professeur. Sa réponse devenant le strict minimum. Le cerveau de l’enfant s’était remit à fonctionner. Ok. Il semblait qu’il n’arrivait pas à mentir. Le professeur y était-il pour quelque chose ? Est-ce que c’était les effets de sa dernière potion qui revenaient à la surface ? Non. Ca ne pouvait être ça.
Mais le professeur n’aurait tout de même pas.
« Deux. Plutôt des demi-frères. » Remarqua Alexandre avec un soupir désolé. « Vous devez connaître Henry Jr. Jyfink chez les serpentard, même s’il dit être fils unique. Raphaël est … »
Alexandre soupira se taisant. En réalité, Henry l’effrayait de plus en plus. Il était violent, dur et cruel. Il devenait radicale dans ses propos, n’hésitant plus bousculer et violenter son frère. Parfois, Alexandre croyait voir un soupçon de culpabilités au fond de ses yeux : mais lui-même refusé désormais de parler correctement à son frère. Il ne perdait pas une occasion pour faire des farces à sa bande, d’ensorceler leurs affaires, ou de mettre des potions dans leurs verres. A leurs dernières rencontres, Henry avait terminé dans un lit avec des croutes orangeâtes sur tout le visage : erreur de potion, Alexandre voulait juste lui teindre les cheveux en orange.
Et le lendemain, Alexandre avait été retrouvé attaché à un arbre, le bras cassé, et le visage en sang. Rien de franchement amicale. Mauvais entrainement de balai, avait-il dit.
« Ce n’est pas votre problème ! » Gronda l’enfant qui pourtant se calma. Il ne devait pas se fâcher, le professeur risquait de le mettre en retenue : et des retenues, il en avait déjà assez. Cependant la question sur la directrice de maison, l’inquiéta. Il était mal à l’aise, et ça se voyait. Alexandre se mordilla les lèvres, tentant de se retenir.
« Je pense que ma directrice de maison est très jeune. C’est un avantage dans bien des matières, parce qu’elle nous comprend, mais aussi un inconvénient : ça la rend influençable, surtout pas l’autre vieille et puis … et puis …. Monsieur, je voudrais partir. Je ne veux pas dire de mal de mademoiselle. Je suis méchant : elle est très bonne pour tous les élèves et je ne devrais pas avoir le droit de la critiquer. »
Deux larmes glissèrent le long du visage d'Alexandre. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait dit du mal de sa directrice, pourtant ses larmes il ne les vit pas trop consacré à se concentrer aux questions .Sauf que les autres questions étaient fatidiques. Le regard d’Alexandre s’agrandit lorsqu’il les entendit. Un fin sourire moqueur se dessinant sur ses lèvres. Il venait de comprendre : obliger de dire la vérité, thé, incolore, inodore. Préparation difficile. Pourtant, Faust n’était pas professeur de potion ? Pouvait-il tout de même être capable de fabriquer un Veritaserum ? Ou est-ce que c’était sa directrice qui lui avait fournit ?
* T’as paranoïaque, Alexandre. Il n’a rien fait. C’est toi qui parle trop ! Garde ta langue … *
Le professeur voulait savoir ce qu’il pensait ? Parfait ! Il allait le savoir.
« Vos cours sont assez bien construits. Ils comportent beaucoup de théories mais aussi de la pratique. Je les trouve parfois trop violent. Vous ne ménagez personne, mais je ne vous aime pas ! Vous êtes dur, froid et insensible.
Vous pensez aux autres, cependant vous y pensez mal. Vous vous donnez des airs supérieurs et vous me faîtes peur. La peur de l’échec rend l’échec encore plus inévitable. Vous croyez que vous devez l’être parce que vous voulez nous apprendre : vous pensez peut-être que c’est la vie qui est ainsi. Que la vie est dure et que vous nous y préparer.
Vous nous préparez juste à …. Préparer … La fabrication du Veritaserum est strictement interdite hors d’un usage juridique et encore, je croie que … Ho. Vous ne pouvez pas avoir fait ça, excusez-moi professeur. Je croie que …
En réalité. J’ai peur de devenir comme vous. J’ai peur de finir dans un bureau bordélique, mal rasé avec des élèves qui me détesteront alors que je tenterais de leur apprendre le mieux possibles. Vous pourriez être très beau, marié et loin d’ici dans une vie d’Auror peut-être même et vous avez fait le choix d’être professeur. C’est peut-être un mauvais choix au final. Pensez-vous que ce vous nous apprenez nous servira contre les mangemorts qui ont attaqué à pré-au-lard ? Croyez-vous que ça nous empêchera de voir la marque des ténèbres. Que ça nous empêchera de mourir face à un sort. C’est inévitable. Votre cours nous apprends des sorts, mais il ne nous apprendra jamais à nous battre … »
Alexandre avait sortit sa baguette magique, d’un coup de poignet ferme il fit lever la tasse pour la conduire vers lui.
« Specialis revelio ! » …. L’enfant releva un regard vide en direction du professeur, soupirant lentement. « Vous êtes un troll. Mon père utilisait cette potion avant vous pour savoir quand je faisais des bêtises. J’en connais chaque ingrédient. Vous êtes aussi minable, vous êtes … »
Les deux mains de l’enfant se plaquèrent sur son visage. Il devait se taire, il devait se taire, il devait se taire. Il allait s’attirer des problèmes, il ne voulait pas. Et pourtant, la baguette qu’il avait à la main laissait échapper de petites étincelles de colère tant la magie débordante du garçon était non canalisable : le professeur l’avait trahit !
30 oct. 2009, 21:43
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Reducio
Très bien ton RP !! Pas facile de répondre, tu t'es lâchée sur Ren
On pouvait se l'avouer, le plan du professeur de défense contre les forces du mal avait échoué. La situation s'était retournée contre lui, le jeune Gryffondor avait découvert le subterfuge. Il fallait maintenant réagir, trouver une réponse, une solution, se sortir ce cette situation le plus rapidement car Alexandre semblait sur les nerfs et une question de plus pourrait le faire craquer. De toute façon Ren avait eu sa réponse sur la réussite de sa potion, elle était parfaite. Mais il n'y pensait même pas. Là, le professeur avait une boule au ventre, il était vraiment mal à l'aise, il n'avait pas ressenti ce sentiment depuis un moment. L'élève venait de se dévoiler à lui, astreint à dire la stricte vérité. Mais comment pouvait il savoir que l'enfant avait autant de chose à cacher, lui qui avait l'air si innocent.
Comment réagir ? il se posa sans cesse la question mais la réponse ne venait pas ....
* Que faire Que faire ....*
Sans réfléchir il se précipita sur la tasse de thé du garçon et en bu tout le contenu. L'influence du Veritaserum allait réagir rapidement, et la situation allait se retourner contre lui. Enfin c'est la seule solution qu'il trouva sur le moment et maintenant il était trop tard pour revenir en arrière.
Le premier geste de Ren fut de poser sa main sur l'épaule de l'élève et il poursuivit d'un discours
" Désolé ... je suis vraiment désolé Alexandre "
Il ôta sa main, prit une grande respiration et continua
" Je ... Je ne pensais pas, je ne voulais pas te blesser, je devais absolument savoir si cette potion fonctionnait et je pensais que la tester sur un élève était le moyen le plus simple. Je me suis bien trompé, ne m'en veux pas pour ça s'il te plait. On fait tous des erreurs ... "
Sans l'influence du Veritaserum Ren aurait il réagi ainsi ? Difficile d'y croire, il aurait réaliser un sortilège d'Oubliette tout simplement et le tour aurait été joué.
" Mes connaissances en défense contre les forces du mal m'ont sauvées plusieurs fois de situations périlleuses, j'ai défié des êtres que vous ne pouvez même pas imaginer alors oui j'estime que ma matière est importante. Puis je vous rappelle que le programme scolaire est réalisé par le ministère. J'ai quelques difficulté à le suivre d'ailleurs. Ah oui je déteste par dessus tout être comparé, alors arrêtez de me parler de votre père. Vous ne pouvez me juger uniquement sur mes cours. "
Le professeur soupira en pensant au nouveau sujet qu'il allait aborder.
" Auror, Auror, vous pensez que je n'y ai pas pensé ! Mais c'est eux qui ont enfermé Charlize, je leur en veux pour ça ! Je n'ai pas envie d'en parler ... j'aime ce que je fais... c'est le plus important non ? alors maintenant si vous avez d'autre questions ou des faveurs à me demander profitez en après il sera trop tard ou sinon vous connaissez la sortie "
Le professeur espérait regagner un peu de confiance de la part du garçon mais son visage ne montrait aucune émotion.
♪♪ d~.~b ♪♪
Ancien sorcier
31 oct. 2009, 01:33
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
Reducio
[Qui aime bien châtie bien. ^_^ T’as un super personnage alors autant en profiter]
Furibond, l’élève avait repoussé la main de son professeur. S’éloignant de lui, près à s’enfuir mais l’écoutant tout de même. Il resta suspendu aux lèvres du professeur. C’est vrai : il avait hâtivement jugé.
La main d’Alexandre vint se placer sur les lèvres de son professeur. Il avait les larmes aux yeux. Il était désolé. Désolé de s’être montré en colère. Comment en vouloir à quelqu’un qui vient de montrer à quel point il était courageux ? Il avait bu une potion qui le mettait lui-même en danger. Alexandre sourit avec douceur. Il ne comprenait absolument qui était Charlize, mais par contre il comprenait que le professeur n’avait pas fait exprès.
Comme un animal craintif, Alexandre regarda tantôt la sortie, tantôt le professeur Ren. Finalement, il l’enlaça. Un geste à la fois étrange et doux, qu’il n’avait jamais osé avoir envers son père, et très rarement envers son professeur.
« Votre potion fonctionne très bien professeur Faust. Vous avez raison, comparez ce n’est pas adéquat, mais je n’ai jamais remit en doute la parole de mon père au point que je n’ai pas besoin qu’il boive la moindre potion. Vous aussi : vous n’avez pas besoin de boire cette potion. J’aurais cru ce que vous venez de dire sans elle. »
L’enfant s’éloigna rapidement, gêné de son geste. Reculant de quelques pas. Il réfléchit. Pouvait-il se permettre de poser une question ? Il ne le savait pas. Ce n’était pas autorisé. Mais le professeur le lui avait fait. Que pouvait-il poser comme question ?
Une question sur lui ? Ce qu’il pensait de lui ? Une question sur le professeur : Charlize qui s’était ?
Alexandre soupira, il ne pouvait pas faire ça.
« Je croie qu’on ne doit pas obliger quiconque à parler, même pour l’aider, professeur. J’aimerais être aidé, mais j’aimerais le demandé par moi-même pas qu’on me force la main. »
Alexandre baissa la tête, ramenant les mains autour de soi.
« Vous vous battez pour quelqu’un monsieur. C’est bien. Je croie que c’est bien. Mais je croie que je devais parler à mon frère Raphaël, je n’utiliserais aucune magie. Cette personne doit avoir confiance en vous : accorderiez-vous de l’importance en ma personne si je profitais de la potion pour obtenir des réponses sur moi ? Ne seriez-vous pas déçu. Ne répondez pas, monsieur.
Vous avez raison, vous devez être différent en cours. Invitez-moi encore une fois, je ne serais plus en retard.
Bonsoir, professeur ! »
Alexandre soupira, sortant du bureau. Il ne voulait pas profiter de cette chance qui lui était donné tout simplement parce qu’il serait forcément déçu quoiqu’il l’entende. Il serait forcément déçu. L’enfant gronda, sentant des larmes couler de ses yeux, il les nettoya d’un geste rageur avant d’utiliser sa baguette magique sur la poignée de porte du bureau du professeur :
« Imprisorium ! »
Sans aucun doute, de toute façon, le professeur trouverait le sortilège et le vaincrait.
Reducio
T_T Une suite quand tu veux !
T_T Une suite quand tu veux !