Inktober Fragments

Alors alors. Je suis un peu en retard, mais je tiens vraiment à faire ce petit défi. Vous connaissez le principe, je vais essayer de poster un RP par jour en suivant la liste des thèmes de l'Inktober. D'abord, je vais essayer de rattraper mon retard en postant quelques RPs tous les jours, et ensuite je reprendrait le défi dans un rythme correct !
Ces RPs peuvent se dérouler à n'importe quel moment de la vie d'Argentella, et pas forcément à Poudlard ! Le lien avec le mot de la liste ne serait pas forcément évident, mais sera davantage une source d'inspiration que le sujet même du RP.

Bonne lecture !
Donc voici la liste :

1. Gargouille
2. Se précipiter
3. Chauve-souris
4. Coquille
5. Flamme
6. Bouquet
7. Voyage
8. Rencontre
9. Nid
10. Grincheux
11. Aigle
12. Oublier
13. Gentil
14. Vide
15. Tatou
16. Volaille
17. Salé
18. Rayer
19. Queue de cheval
20. Bluffer
21. Mauvais chien
22. Vol
23. Crotte de nez
24. Fée
25. Tentant
26. Ego
27. Goûter
28. Camping
29. Oups
30. Équipement
31. Ferme
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Melissandre Wighters, tante, prétexte
Amarande Wighters, cousine, prétexte
Orem Wighters, cousin, prétexte
Edward Wighters, oncle, prétexte
Leslie Bloom-Wighters, tante, prétexte

- Lien vers la fiche du PNJ : lien
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Écrire des scène de vie familiale de mon PJ
Dernière modification par Argentella Wighters le 7 avr. 2025, 10:50, modifié 5 fois.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Jour 1 : Gargouille


24 septembre 2046, manoir des Bloom, nord de l'Écosse.


Après quelques jours passés à Londres, les trois Wighters – à savoir Melisandre, Amarande et Argentella – avaient retrouvé le reste de la petite famille : l’autre cousin de la jeune fille, Orem, ainsi que les deux parents du garçon, Leslie et Edward. La petite blonde avait été surprise d’apprendre que son oncle avait pu se libérer pour les festivités. Elle imaginait que c’était une bonne chose qu’il soit là. Enfin, elle n’avait toujours pas vraiment digéré qu’il ne se soit pas déplacé en apprenant qu’il avait une nièce, vivant sous son toit et dont la mère était gravement malade. Elle aurait bien sûr du s’y attendre. Après tout, l’homme ne voyait sa fille elle-même que quelques jours dans l’année, et c’était à peine mieux avec son tout jeune fils.

La famille s’était donc réunie à Londres, puis avait emprunté le Magicobus pour se rendre dans le nord de l’Écosse, où se trouvait la propriété familiale des Bloom. Argentella ne s’y était encore jamais rendue et avait une certaine angoisse à l’idée de découvrir à quel point sa famille était encore plus vaste qu’elle ne le pensait. La mère de son cousin descendait apparemment elle aussi d’une vaste famille de sorciers, et si la petite blonde aurait préféré en apprendre un peu plus sur la famille de sa mère, quelle connaissait très peu, que sur une avec laquelle elle ne partageait presque aucun lien, elle s’émerveillait toujours de voir à quel point les familles de sorciers étaient entrelacées.

Ils finirent de remonter la route de pierre qui menait jusqu’à la demeure, et Argentella resta estomaquée devant l’immense bâtiment qui se trouvait sous yeux, au pied de la colline sur laquelle tous étaient actuellement perchés. Le manoir était plus petit que celui des Wighters, et ne possédait pas cette immense serre qui rendait le bâtiment si étrange de l’extérieur, mais il se dressait au milieu d’un domaine immense, délimité par un lac miroitant et une vaste forêt de sapins. Le parc lui rappelait un peu celui de Poudlard en plus petit. Le manoir en lui-même était assez impressionnant, d’une architecture semblable à celle du manoir Wighters, mais en plus sombre et pointu. La route pavée continuait jusqu’au bas de la colline et passait sous un immense portail percé dans un mur de pierre, surmonté de deux immenses gargouilles. Effrayantes, songea la jeune fille.

Elle rattrapa le reste du groupe qui avait déjà entamé la descente, ses bottines aux semelles de bois claquant contre les pierres. Ses cheveux lui volaient devant le visage malgré leur faible longueur, et le vent froid se faisait sentir, comme s’il s’engouffrait dans la vallée pour glacer tous ceux qui y pénétrait.

Argentella ne pouvait imaginer que des gens à la personnalité glaciale vivre ici. Et certainement pas une famille de personnes chaleureuses, bienveillantes et douces comme Leslie. Lorsqu’ils arrivèrent au portail, la petite sorcière leva la tête vers les gargouilles qui se dressaient, majestueuses et menaçantes, au-dessus du portail. D’ici, elles semblaient en fait un peu moins inquiétantes. La jeune fille les observa quelques minutes, plissa les yeux pour apercevoir, au milieu des feuilles mortes qui volait furieusement, ce qu’était la tâche jaune autour du cou de celle de gauche. Est-ce que c’était… une écharpe ?

Oui, à bien en croire ses yeux – dont la vue était excellente – c’était en effet une écharpe de laine épaisse, qui donnait à la créature un air adorable. Et pas n’importe quelle écharpe. Une écharpe jaune et noire, aux couleurs de Poufsouffle. Un léger rire passa la barrière des lèvres de la jeune fille, dont le cou était emmitouflé dans une écharpe identique. Leslie était allée à Poufsouffle elle aussi, la jeune fille s’en rappelait à présent.

La jeune fille tourna soudain la tête, surprise par un éclat de voix. Son oncle, avec le reste du petit groupe, se trouvait à quelques dizaines de mètres, et n’était visiblement pas très content qu’elle traîne derrière, au vu du ton sur lequel il venait de l’apostropher.

Avec un rire sarcastique, la jeune fille adressa un dernier regard à la gargouille à l’écharpe avant de rajuster sa cape et, sa malle bien serrée dans son poing, courut rejoindre les autres. Peut-être que la véritable gargouille n’était pas la statue de pierre.
Dernière modification par Argentella Wighters le 31 mars 2024, 11:19, modifié 4 fois.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Jour 2 : Se précipiter


25 décembre 2046, manoir des Bloom, nord de l'Écosse.


Argentella se réveilla tôt ce matin-là, mais reposée. Elle adorait cette chambre – peut-être pas autant que celle du manoir et celle qu’elle partageait avec ses camarades à Poudlard, mais tout de même. Les murs de pierres recouverts de tissus lourd, brodés de motifs floraux dans des couleurs claires allant du rose au jaune en passant par le bleu et le vert, les épais et doux tapis qui se superposait sur le sol, le lit avec ses épaisses couvertures et plus de coussins que les deux chambres habituelles de la jeune fille réunies. Tout donnait une impression de confort et de chaleur absolument incroyable.

Là, elle était blottie bien au chaud dans son lit, et elle était tiraillée entre l’envie de sortir du lit, d’aller ouvrir les rideaux et de découvrir la source de la lumière ouatée et diffuse qui perçait entre les tentures, et le confort de son couchage. Elle finit par sortir ses jambes de la couette dans un mouvement souple, glissant ses pieds dans les chaussons qui se trouvaient juste à côté, puis elle se leva et enfila la robe de chambre suspendue au mur. Elle s’approcha d’un pas léger de la fenêtre, tira les rideaux dans un mouvement énergique – c’est qu’ils pesaient leur poids, tombant du haut plafond – et se pencha pour regarder par la fenêtre. Les vitres étaient complètement couvertes de buée du fait du froid mordant qu’il devait faire à l’extérieur. Elle tourna donc la poignée, si haute qu’elle devait tendre les bras, et elle poussa les immenses fenêtres.

Elle ne put retenir une exclamation de surprise et de contentement mêlés. La plaine était couverte d’une épaisse couche de neige immaculée, les branches des sapins croulant sous le poids de la masse cotonneuse, et le lac, donc seuls les bords étaient glacés la veille au soir, était à présent complétement gelé. Elle resta quelques instants à observer le paysage plongé dans un silence feutré, son souffle forma des petits nuages blancs, puis elle se précipita vers son armoire, enfila le plus épais de ses collants, une robe en laine et plusieurs pulls, le tout formant un mélange de couleurs peut-être contestable, mais elle n’y prêtait pas spécialement attention. Elle coinça un bonnet sur sa tête, laça d’une main malhabile ses lacets, enfila ses gants et attrapa son écharpe jaune et noir sur sa commode, puis elle sortit en trombe de sa chambre et se précipita à travers les couloirs, dévalant les escaliers et sortant dans le parc. Une fois dehors, elle éclata d’un rire plein de joie. Elle avait tellement eu envie de neige, et il en tombait pile le jour de Noël. Elle tourbillonna un instant dans l’allée, n’osa pas être celle qui perturberait l’immensité de la surface blanche, se contentant de marcher sur les marches de pierres verglacées, abritées par le perron.

Elle entendit soudain une voix joyeuse venir de sa gauche, accompagnée d’une odeur de cuisine, mélange d’œufs et de pommes que l’on cuit. Sa tante Leslie se trouvait à la fenêtre de la cuisine, et lui adressait un sourire franc.

« Eh bien, tu as l’air drôlement heureuse de voir de la neige toi ! »

« Si vous saviez comme j’en ai rêvé ! »
Dernière modification par Argentella Wighters le 9 oct. 2022, 22:11, modifié 1 fois.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Jour 3 : Chauve-souris


13 Juillet 2047, manoir Wighters, à proximité de Godric's Hollow


Argentella s’était mise en tête, pour occuper la petite semaine des vacances d’été en solitaire qui s’offrait à elle pendant que sa cousine séjournait chez une amie, d’explorer le manoir. Bien sûr, elle n’était pas tout à fait seule – il y avait sa tante Melisandre, qui passait la plupart de son temps à travailler dans ses serres, son laboratoire ou le jardin, ainsi que son cousin Orem, qui du haut de ses huit ans, ne passait pas beaucoup de temps avec la jeune fille, et enfin la mère de celui-ci, Leslie. Argentella adorait Leslie, mais celle-ci travaillait ce mois-ci, alors la petite blonde ne la voyait pas beaucoup.

Elle avait donc décidé de percer les différents secrets du manoir, en commençant par les plus hauts étages et en finissant par les sous-sols. Pourquoi commencer par en haut ? Parce qu’en haut, il y avait toujours un grenier, et que cela intéressait la jeune fille plus que de raison. Elle avait donc grimpé les escaliers sur les six étages du manoir et se trouvait maintenant au pied d’une échelle qui, à son avis, ne pouvait mener qu’au lieu qu’elle cherchait. Elle monta donc les barreaux un par un, puis poussa la porte qui n’était pas vérifiée, et redescendit l’échelle pour récupérer la bougie qu’elle avait oublié de prendre.

Une fois de nouveau au niveau de la trappe, elle passa la tête de l’autre côté et leva sa bougie pour éclairer la pièce, assez sombre malgré la présence de quelques fenêtres. Elle se hissa sur le plancher, étonnamment propre. Elle fit quelques pas à la lumière diffuse de sa bougie, et observa les piles d’objets autours d’elle. Des livres aux couvertures variées, allant d’un dessin représentant un gigantesque poulpe à un schéma d’une plante et ses racines. Une ribambelle de petits miroirs accrochés sur un mur. Un vieux portrait d’un homme aux cheveux roux, pour l’instant endormi.

La jeune fille se dirigea vers l’autre bout de la pièce quand elle vit un mouvement rapide du coin de son œil. Elle se retourna, et en vit aussitôt un autre. Elle s’avança un peu, la lumière tendue devant elle et le cœur battant un peu trop vite, effrayée.

Elle alla jusqu’au mur et tomba nez à nez avec deux petits yeux noirs luisants. Elle eut un léger mouvement de recul avant de réaliser qu’il s’agissait d’une petite chauve-souris, accrochée à une des poutres. Argentella observa quelques instants la lueur dans le regard de l’animal, à la fois pleine de curiosité et légèrement inquiète, le sourcil haussé, avant d’avoir un petit sourire. La bestiole était absolument adorable. Elle s’approcha encore un peu, mais la chauve-souris s’envola d’un geste rapide et fila vers la fenêtre la plus proche, très légèrement ouverte, disparaissant dans la raie de lumière.

Mots soulignés pour un gage de Poufsouffle
Dernière modification par Argentella Wighters le 18 mars 2023, 13:04, modifié 2 fois.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Jour 4 : Coquille


3 août 2046, manoir Wighters, à proximité de Godric's Hollow


Un torrent de larmes coulaient sur les joues de la jeune fille. Dépassée par la situation, elle ne pouvait plus les retenir. Roulée en boule dans un coin sombre de sa chambre vide, elle avait la tête enfouie dans ses genoux, ses longs cheveux pâles, qu’elle n’avait pas coupés depuis un moment, masquant presque les secousses des sanglots qui agitaient son corps. Elle avait rendu visite à sa mère plus tôt dans la journée, mais celle-ci était endormie. Elle avait l’air paisible, et malgré les traces de fatigue sur son visage, elle semblait aller bien. Cependant, la jeune fille n’avait pu retenir ses pleurs, à peine rentrée au manoir.

Elle n’avait pas vu sa mère depuis la rentrée. Elle avait eu des échanges violents de hiboux avec elle, et l’avait amèrement regretté, sans pouvoir trouver le courage de régler la situation. Et à présent, cette possibilité s’était évanouie. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était contempler le visage endormi de sa chère mère, et la myriade de flacons, vides et pleins, alignés sur la table de nuit.

Elle savait qu’elle s’était renfermée sur elle-même depuis l’annonce de la maladie de sa mère, mais depuis qu’elle l’avait vue, elle s’était totalement enfouie dans sa coquille. Les regards inquiets de sa cousine et de sa tante n’avaient rien pu y faire, incapable de percer le mur de silence derrière lequel elle était tapie.

Elle avait affiché un visage impassible, les yeux vides, jusqu’à avoir fermé la porte de sa chambre. Et puis elle avait fondu en larmes. À présent, elle ne pouvait plus rien y faire.
Dernière modification par Argentella Wighters le 9 oct. 2022, 22:12, modifié 1 fois.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Jour 5 : Flamme


7 octobre 2047, salle commune de Poufsouffle


Argentella était blottie dans un fauteuil de la salle commune, les yeux perdus dans les flammes de la cheminée. Il pleuvait doucement de l’autre côté des vitres, et un bruit apaisant résonnait dans le petit salon. La jeune fille tenait une tasse de thé noir bien chaud entre ses mains, et elle avait un livre ouvert sur ses genoux, sa lecture arrêtée depuis un petit moment. Elle contemplait le feu qui ondulait doucement, sirotant distraitement son thé. Elle appréciait beaucoup ces après-midis d’automne, avec le léger bruit des discussions en fond, la chaleur parfaite de la pièce.

Elle posa sa tasse à côté d’elle, et repris son livre entre ses mains. Il racontait l’histoire de deux jeunes sorciers, vivant dans un monde un peu différent du sien, qui rataient le bus pour leur propre école de magie, et se retrouvaient propulsés dans des aventures et des conflits de pouvoirs inattendus. Elle l’avait pris sans vraiment savoir de quoi il parlait, et était un peu étonnée par la manière dont tournait l’intrigue, ce qui s’accompagnait d’une certaine forme de satisfaction.

De nouveau, elle abandonna la lecture du roman, le laissant ouvert à une page ornée d’une belle illustration, un personnage sur son balai – un vieux plumeau qui ne ressemblait d’ailleurs en rien aux balais rapides et aérodynamiques avec lesquels la jeune fille jouait au Quidditch. Son regard se tourna vers l’ondoiement hypnotique des flammes. C’était très apaisant, et la jeune fille était assez fatiguée par sa semaine assez dense – il lui arrivait parfois de regretter la quantité de travail supplémentaire qu’entraînait ses options.

Ses yeux se fermaient doucement, et après un dernier regard vers la cheminée, la jeune fille sombra dans un doux sommeil, les yeux clos et le livre glissant de ses mains.

Dialogue #778899 | fourth year


Inktober Fragments
Argentella se promenait dans le parc qui entourait le manoir. Elle ramassait des fleurs. Elle voulait apporter encore un peu de fraicheur à sa chambre, et malgré les plantes en pots, cela manquait de couleur. Alors elle cueillait ce qu’elle trouvait. Des pâquerettes, des coquelicots, pleins de petites fleurs colorés à glisser dans des vases ou des fioles. Et puis de la gypsophile, des fleurs de ce type, qu’elle pourrait faire sécher. Elle voulait faire une guirlande de laquelle en pendraient. Elle ne savait pas encore où elle l’accrocherait, mais ce serait superbe.

Une fois le petit bouquet dans sa main, elle traversa de nouveau le parc, marchant dans les herbes hautes qui lui montaient jusqu’aux genoux, et retourna à l’entrée du manoir. Elle grimpa les escaliers quatre à quatre, traversa le hall et grimpa de nouveau, puis traversa les couloirs jusqu’à sa chambre. Enfin, elle y entra, déposa ses fleurs sur son bureau et commença à sortir son matériel.

Ciseaux, ok. Ficelle, ok. Fioles, ok. Un vase, ok. Eau, ok.

La jeune fille commença par prendre les plus grandes fleurs et les mis dans le vase, avec pile ce qu’il fallait d’eau. Puis, elle remplit délicatement les fioles et commença à y glisser des fleurs, en solo ou par deux. Enfin, elle fit des petits bouquets qu’elle attacha avec de la ficelle. Elle tendit ensuite un long fil, entre les barreaux de son lit – elle le déplacerait plus tard, mais elle n’avait actuellement pas d’idée – et y accrocha enfin les petits bouquets.

Ravie de son activité de l’après-midi, Argentella s’allongea sur son lit, calme et satisfaite.

Dialogue #778899 | fourth year