10 avr. 2023, 19:06
Histoire de l'école

Albaldah n'est pas née en un jour. En 1111, suite à la mort de leur père et mentor, Simail, Elya, Isak, Rasel, Nessim, Meryem et Bohora Alkanat, proche du zoroastrisme, ne peuvent davantage supporter le climat tendu de l'Anatolie sous domination abbasside. À la faveur d'un hiver particulièrement rude et dirigés par Isak, ils quittent leur terre natale en direction du Nord-Est. En 1113, après avoir atteint le Mont Ararat, où serait cachée l'arche de Noé, les Alkanat découvrent un étrange lieu grâce à des indications traduites par Meryem. Les compétences et le savoir des sept frères et sœurs leur permet alors que l'automne se termine de faire la rencontre d'un grand serpent ailé : un Vishap. Restée seule avec la créature, Rasel les dirige en direction du désert de Wadi Rum, qu'ils mettent trois années à atteindre. Au printemps 1117, ils font la rencontre d'un groupe de Djinns mi-hommes, mi-fennecs. Impressionnés par le verbe de Nessim, ils acceptent de les guider vers leur destination finale, l'oasis de Wadi Rum.
C'est en 1118, avec les premières constructions, qu'est officiellement fondée Al-Baldah, La Ville, en arabe. Désormais, c'est ici qu'ils consolident leur savoir et le transmettent aux générations futures, à commencer par leurs enfants. Sous la supervision de Simail, chaque membre de la fratrie enseigne son domaine de prédilection. L'enchaînement d'objets, l'astronomie, le vol sur tapis, l'apaisement de créatures magiques, l'apprentissage du djinn, les runes d'Orient, et l'arithmancie deviennent les premières matières d'Albaldah.
Au cours des siècles suivants, l'influence de la nouvelle école croit rapidement dans les cercles magiques d'Orient. De nombreux sorciers érudits, chargés d'anciens ouvrages et de connaissances, s'installent à Albaldah qui enseigne alors douze domaines magiques. C'est à cette époque qu'aidé par la sagesse des Djinns, Nessim Alkanat met en place les épreuves qui servent depuis à spécialiser les jeunes sorciers dès leur première année d'étude. Dès le XIIIe siècle, Albaldah collabore avec la plupart des micro-organisations gouvernementales magiques d'Orient, nombreuses, mais en déclin. L'école accueille déjà plus de pensionnaires issus de filiation non-magique que sorcière, et repense son éducation en conséquence. En 1258, alertés par les derniers sorciers de Bagdad de la chute imminente de l'antique cité, Feriel Alkanat, Directrice d'Albaldah, prends la tête d'une troupe de sorciers chargés de sécuriser le patrimoine magique de l'ancienne capitale Perse. La rumeur veut que Feriel soit revenue avec la Coupe de Djamchid. Ce qui est certain, c'est que de nombreux ouvrages récupérés permettent de renforcer les connaissances d'Albaldah dans le domaine de la divination.
À mesure que les troubles se poursuivent en Orient, la situation d'Albaldah évolue positivement. Des savoirs magiques parfois millénaires trouvent refuge dans l'école, et les premières relations avec le jeune état Ottoman, particulièrement favorable à la magie, se développent. Son expansion rapide, devenu un Empire au cours du XIVe siècle, est une aubaine pour Albaldah, qui rayonne désormais dans toute la région. Certains membres de la famille impériale en viennent à fréquenter l'école. En 1342, Cyrus Alkanat, Directeur d'Albaldah, fait construire un immense palais au cœur l'oasis, qui devient le centre névralgique de l'école. Dès lors, au travers de son association avec l'Assemblée des Sorciers Ottomans, Albaldah se fait connaître dans la quasi-totalité du monde magique pour la qualité et la richesse de ses enseignements. Durant cette période le premier contact avec une autre école, Uagadou, est établi.
En 1403, Emir Baba, descendant direct d'Ali Baba et jeune diplômé d'Albaldah, se met au service de Bayezid Ier en tant que grand astronome et sorcier. C'est le début d'une période faste où, plus qu'avec les trois Alkanat successifs qui dirigent l'école, Albaldah grandit au travers du mécénat de Emir Baba tout au long du XVe siècle. Le palais s'agrandit et s'embellit, et jamais la bibliothèque n'a compté autant d'ouvrages. À la mort d'Emir en 1498, Bayezid II en personne adresse ses condoléances à l'école. Mais, dès les premières années du XVIe siècle, la situation s'inverse. Alors que l'influence de l'Empire Ottoman est totale dans la région, un changement soudain de souverain force les sorciers d'Orient à se cacher à nouveau, Albaldah en tête.
Les tensions culminent en 1516, lorsque les armées de Selim Ier font route à travers le désert de Wadi Rum. Alors que Ihsan Alkanat fait tout ce qui est en son pouvoir pour éloigner les soldats moldus de l'emplacement de l'école, de grands serpents ailés surgissent à l'horizon. Leurs rugissements, interprétés par les Ottomans comme un signe profondément négatif et effrayant, suffisent à les repousser. Les Vishaps ont sauvé Albaldah, mais disparaissent presque aussitôt. Les années suivantes et comme un fait exprès, alors que partout en Orient les sorciers se retrouvent forcés de s'éloigner des moldus, jamais Albaldah n'accueille autant de nouveaux étudiants. Mieux, la bonne entente entre Uagadou et Albaldah se mue en amitié mutuelle.
Conséquence des évènements des dernières décennies, la direction d'Albaldah milite activement auprès du gouvernement magique ottoman et participe grandement à la création de la Confédération Internationale des Sorciers. Elle accueille ainsi positivement la signature du Code International du Secret Magique. Au XVIIIe siècle, à jamais éloignée du monde moldu, Albaldah se développe grandement à nouveau. Désormais, ce n'est pas moins de 18 domaines magiques qui y sont enseignés.
À l'aube du XXe siècle et grace à l'influence des Alkanat et de ses anciens étudiants, Albaldah développe ses relations avec les autres écoles du monde magique et en profite pour enrichir sa bibliothèque et son enseignement. Désormais, un total de 24 domaines magiques est enseigné à Albaldah. À partir des années 50, l'école passe sous la dépendance du Ministère Jordanien de la Magie. Cette réorganisation a pour conséquence la détérioration des relations de la direction avec différents gouvernements magiques d'Orient, notamment la Turquie. À l'inverse, le collège approfondit ses relations avec l'Afrique, et il n'est pas rare que les directeurs d'Albaldah et de Uagadou se rencontrent. Le point culminant de ces changements se retrouve en 2032, avec l'ouverture du programme d'échanges magiques entre Uagadou et Albaldah et la signature du premier programme d'échange de connaissances magiques inter-écoles.
Merci à Suileabhan Kohler, Ennis O'Belt, Elowen Livingstone et Argentella Wighters pour leur travail.
26 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex