Derrière Astrid un soir d'Avril
Mardi 14 avril 2048,
Parc de Poudlard, avant l'heure du dîner,
avec @Astrid Keaty
Parc de Poudlard, avant l'heure du dîner,
avec @Astrid Keaty
Les vacances s'étaient terminées il y a peu. Astrid et Louie n'eurent pas tardé à se retrouver et à décider d'un temps à passer ensemble. Après leur premier cours de Sortilèges de la rentrée, ils partirent en direction du parc pour profiter de la fraîcheur agréable qu'avait décidé d'offrir le printemps ce soir là.
Les deux enfants s'étaient installés dans l'herbe, sur une pente non loin de la principale cour de récréation, et de là où ils se trouvaient, ils avaient une belle vue sur l'étendue d'eau qui entourait l'école. C'est dans ce cadre que ces camarades de classe se racontaient leurs vacances. Louie, avachi sur le dos, retenu par ses coudes, fut le premier à parler.
Le Lundi de Pâques, il avait participé à la traditionnelle chasse aux œufs dans le jardin avec sa petite sœur. C'était lui qui en avait trouvé le plus, et pourtant ils durent partager leurs trouvailles équitablement, indépendamment de leurs capacités respectives de chasseurs de chocolat. Alors que le brun expliquait avec une humilité feinte son attitude héroïque de grand frère, le ciel commençait à gagner ses premières teintes chaudes en prévision du crépuscule.
Les nuages, peu nombreux dans le ciel, se reflétaient dans l'eau qui entourait l'école, et les élèves qui eurent la même idée que les deux premier année parsemaient l'herbe ça et là.
Astrid raconta ensuite ses vacances, et Louie l'écouta avec un certain intérêt. Il s'était rendu compte ces derniers temps qu'il se surprenait à apprécier la compagnie de la rousse, et qu'il s'était habitué à sa présence. Peut-être que leurs liens s'étendraient sur plusieurs années au collège ?
Soudain, le brun interrompit Astrid brusquement : écarquillant les yeux, il se redressa très lentement, le regard planté quelque part derrière elle, au dessus de son épaule.
" Astrid, ne bouge surtout pas - " dit-il alors qu'il se redressait, plein de sang froid, les yeux toujours grand ouverts. Il était caricaturalement immobile, comme si le moindre mouvement était susceptible de faire s'enflammer la Forêt Interdite.
Derrière l'Irlandaise, à quelques mètres d'eux, une corneille venait de se poser dans l'herbe, sa tête pivotant de façon erratique, .
Derrière Astrid un soir d'Avril
Elle commençait à s'y faire, la rousse, à la vie en internat. Elle était presque même impatiente de retourner à Poudlard après les vacances de Pâques. Elle quittait sa famille pour retrouver ses amis, et au final ce n'était pas si mal. Et qui dit amis au retour des vacances, dit discussions sur lesdites vacances. Astrid n'avait pas eu le temps, la veille, d'échanger plus que ça avec Louie, alors ce serait un mardi bavardages! Bien entendu, pas pendant les cours -Histoire de la Magie et Sortilèges, et puis quoi encore!- mais ils avaient deux heures de libre avant le repas du soir, et un mercredi pour faire leurs devoirs. Que demande le peuple?
La fillette avait posé sa robe par terre, comme un coussin ou une protection contre l'humidité du crépuscule qui ne saurait tarder et la proximité du lac, et s'était assise en tailleurs dessus. Elle avait écouté son ami lui raconter en premier ses aventures. Il avait même eu le droit, un instant, à un regard envieux de la part de la rousse. L'idée de chasser les œufs avec un autre enfant lui plaisait bien, pour tout dire. L'idée de devoir partager injustement... moins. Elle, elle faisait la course avec ses parents (qui "étrangement" ne trouvaient pas grand chose) et parfois son oncle Riley, quand il était là. Et ce n'était pas très drôle, en vrai, de savoir qu'elle allait gagner à tous les coups.
C'était ce qu'elle était en train de raconter à son ami -les bêtises d'oncle Riley, pas l'injustice d'être toujours première- quand il l'interrompit. Elle se figea, bouche ouverte, n'osant plus bouger. Elle sentit presque un frisson paniqué lui remonter le long de sa colonne vertébrale. Qu'avait-il vu? Un professeur? Non, il ne lui aurait pas demandé de s'immobiliser. Un autre élève qui s'apprêtait à leur jeter un truc dessus? Faire le mort ne marcherait sans doute pas, il valait mieux fuir avant de se retrouver couvert de... de elle ne savait quoi! Alors pire? Un animal? Un loup? Non, impossible! Ils étaient en sécurité à Poudlard. N'est-ce pas?
Les sens en alerte, oreille tendue pour essayer de repérer un son identifiable, elle fixait son camarade légèrement plutôt stressée. Et si le bruit "énervait" ce qui se trouvait derrière elle? Elle opta donc pour du chuchotement prudent.
Pitié, faites que ce ne soit pas un loup...
La fillette avait posé sa robe par terre, comme un coussin ou une protection contre l'humidité du crépuscule qui ne saurait tarder et la proximité du lac, et s'était assise en tailleurs dessus. Elle avait écouté son ami lui raconter en premier ses aventures. Il avait même eu le droit, un instant, à un regard envieux de la part de la rousse. L'idée de chasser les œufs avec un autre enfant lui plaisait bien, pour tout dire. L'idée de devoir partager injustement... moins. Elle, elle faisait la course avec ses parents (qui "étrangement" ne trouvaient pas grand chose) et parfois son oncle Riley, quand il était là. Et ce n'était pas très drôle, en vrai, de savoir qu'elle allait gagner à tous les coups.
C'était ce qu'elle était en train de raconter à son ami -les bêtises d'oncle Riley, pas l'injustice d'être toujours première- quand il l'interrompit. Elle se figea, bouche ouverte, n'osant plus bouger. Elle sentit presque un frisson paniqué lui remonter le long de sa colonne vertébrale. Qu'avait-il vu? Un professeur? Non, il ne lui aurait pas demandé de s'immobiliser. Un autre élève qui s'apprêtait à leur jeter un truc dessus? Faire le mort ne marcherait sans doute pas, il valait mieux fuir avant de se retrouver couvert de... de elle ne savait quoi! Alors pire? Un animal? Un loup? Non, impossible! Ils étaient en sécurité à Poudlard. N'est-ce pas?
Les sens en alerte, oreille tendue pour essayer de repérer un son identifiable, elle fixait son camarade légèrement plutôt stressée. Et si le bruit "énervait" ce qui se trouvait derrière elle? Elle opta donc pour du chuchotement prudent.
-Qu'est ce qu'il y a?
Pitié, faites que ce ne soit pas un loup...
Derrière Astrid un soir d'Avril
Le brun, après avoir entendu Astrid marmonner, lui jeta un rapide coup d’œil. Toujours dans sa position assise et immobile, il lui afficha une mine légèrement moqueuse, la langue dans la joue. Il reposa ses yeux sur l'oiseau, qui ne s'était toujours pas envolé.
" C'est une corneille. " dit-il en murmurant, sans détourner le regard de l'oiseau.
Sans être un passionné doté d'une quelconque culture avancée dans le milieu, Louie avait toujours ressenti comme une attirance pour les oiseaux. Il pouvait se surprendre à s'y intéresser, absorbé par eux, bien plus que n'importe quel autre animal. Cela en faisait son animal préféré, mais peut-être était-ce un peu réducteur de se limiter à cela : c'est comme s'il y en avait plus à dire sur le sujet.
" C'est mon animal préféré. ", dit-il tout de même, peu désireux d'essayer d'étaler un tel sentiment avec ses termes d'enfant de onze ans. N'oublions pas que Louie n'était aussi pas le plus efficace des première année lorsqu'il s'agissait d'expliquer des choses trop complexes. " L'oiseau. L'oiseau, c'est mon animal préféré. Regarde, on dirait qu'il te juge. "
A quelques mètres, la corneille fixait Astrid d'un œil que l'on pouvait interpréter de mille façons : curieux, méfiant, pensif ... Louie le voyait méprisant, et il trouvait ça drôle. Il ne lui manquait plus qu'à lui trouver un nom, un emploi et un hobby. Lorsqu'Astrid se serait remise, ils auraient du pain sur la planche.
@Astrid Keaty, voilà, et le bon jour cette fois-ci
243 mots
" C'est une corneille. " dit-il en murmurant, sans détourner le regard de l'oiseau.
Sans être un passionné doté d'une quelconque culture avancée dans le milieu, Louie avait toujours ressenti comme une attirance pour les oiseaux. Il pouvait se surprendre à s'y intéresser, absorbé par eux, bien plus que n'importe quel autre animal. Cela en faisait son animal préféré, mais peut-être était-ce un peu réducteur de se limiter à cela : c'est comme s'il y en avait plus à dire sur le sujet.
" C'est mon animal préféré. ", dit-il tout de même, peu désireux d'essayer d'étaler un tel sentiment avec ses termes d'enfant de onze ans. N'oublions pas que Louie n'était aussi pas le plus efficace des première année lorsqu'il s'agissait d'expliquer des choses trop complexes. " L'oiseau. L'oiseau, c'est mon animal préféré. Regarde, on dirait qu'il te juge. "
A quelques mètres, la corneille fixait Astrid d'un œil que l'on pouvait interpréter de mille façons : curieux, méfiant, pensif ... Louie le voyait méprisant, et il trouvait ça drôle. Il ne lui manquait plus qu'à lui trouver un nom, un emploi et un hobby. Lorsqu'Astrid se serait remise, ils auraient du pain sur la planche.
@Astrid Keaty, voilà, et le bon jour cette fois-ci
243 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
Une... Corneille? Mais qu'est ce qu'il lui faisait tout ce cirque pour une corneille? C'était bien un oiseau ce truc, hein? C'est que, en terme de volatiles, la petite s'y connaissait à peu près autant qu'en génétique: c'est à dire pas beaucoup. Devant son air moqueur et son évidente passion, elle s'était néanmoins détendue. Pas de loup ou de créature dangereuse, juste peut-être un risque de faire fuir l'animal avec des mouvements trop brusques.
Doucement, elle changea légèrement de position, dépliant sa jambe gauche et penchant la tête sur le côté. Un sourire étira ses lèvres quand le garçon lui expliqua qu'il s'agissait de son animal préféré, et lui confirma que c'était bien un oiseau.
Elle était bien curieuse de savoir à quoi ça pouvait bien ressembler, un oiseau qui juge. Dans son esprit, un oiseau ça n'avait pas vraiment d'émotions. Enfin, ça devait bien avoir faim, soif, froid ou peut-être même peur, mais c'était tout. Non?
Le garçon lui répondit d'un signe par l'affirmative, et elle déplia son autre jambe pour se redresser doucement, et se retourner dans le même temps. Ses yeux se posèrent alors sur le volatile noir, et elle le détailla au maximum, cherchant à interpréter son regard d'encre. Toujours à voix basse, elle s'adressa à son camarade pendant qu'elle réfléchissait.
La corneille venait de faire un petit bond sur le côté, sans quitter les deux humains des yeux, et la fillette crut un instant qu'elle allait s'envoler vite vite loin d'eux. Mais il n'en fut rien.
Non parce que bon, elle s'était déjà fait juger par un vieux chapeau à la rentrée, si maintenant elle se faisait juger par les oiseaux... Merci hein!
____
@Louie Mahogany, presque hier dans l'aprem
309 mots
Doucement, elle changea légèrement de position, dépliant sa jambe gauche et penchant la tête sur le côté. Un sourire étira ses lèvres quand le garçon lui expliqua qu'il s'agissait de son animal préféré, et lui confirma que c'était bien un oiseau.
-Je peux me retourner tu crois? Je vais pas lui faire peur?
Elle était bien curieuse de savoir à quoi ça pouvait bien ressembler, un oiseau qui juge. Dans son esprit, un oiseau ça n'avait pas vraiment d'émotions. Enfin, ça devait bien avoir faim, soif, froid ou peut-être même peur, mais c'était tout. Non?
Le garçon lui répondit d'un signe par l'affirmative, et elle déplia son autre jambe pour se redresser doucement, et se retourner dans le même temps. Ses yeux se posèrent alors sur le volatile noir, et elle le détailla au maximum, cherchant à interpréter son regard d'encre. Toujours à voix basse, elle s'adressa à son camarade pendant qu'elle réfléchissait.
-C'est pas un corbeau, ça? Comme les deux d'Odin? Oups...
La corneille venait de faire un petit bond sur le côté, sans quitter les deux humains des yeux, et la fillette crut un instant qu'elle allait s'envoler vite vite loin d'eux. Mais il n'en fut rien.
-C'est pas plutôt qu'on lui fait peur tu crois?
Non parce que bon, elle s'était déjà fait juger par un vieux chapeau à la rentrée, si maintenant elle se faisait juger par les oiseaux... Merci hein!
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@Louie Mahogany, presque hier dans l'aprem
309 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
" Non, je crois que c'est une corneille, elle est vachement petite, et son bec est tout noir. "
Sa connaissance de l'animal s'arrêtait à là. Louie passait beaucoup de temps en campagne lorsqu'il visitait sa famille en Allemagne, et c'est d'ici qu'il tenait ces petits savoirs ruraux : ce genre de choses était facile à retenir.
La corneille, après qu'Astrid remette en doute sa bravoure, brisa le contact visuel pour picorer le sol. Quoiqu'elle cherchait, elle ne trouvait rien : elle finit par s'arrêter et releva la tête vers la jeune humaine avant sautiller à nouveau, une fois vers elle, deux fois en s'éloignant. Elle gardait une distance respectueuse, mais ne la quitta pas du regard.
Louie, à la différence d'Astrid, ne faisait pas de grand effort pour parler bas. Il faisait simplement à ne pas avoir d'éclats de voix, mais il ne pensait pas que leurs paroles calmes pourraient faire fuir l'animal, qui se montrait trop curieux.
" Si elle a peur, elle va s'envoler. En plus, c'est elle qui s'est posée à côté de nous. Sans réagir à ce qui se disait entre les deux enfants, l'oiseau continua à dévisager Astrid, avant de picorer à nouveau le sol. Je crois que tu l'intrigue, en fait. C'est peut-être les cheveux roux ? "
Le brun avait au visage un regard espiègle, comme s'il s'apprêtait à laisser s'échapper un rire à tout instant. Infatigable, la corneille se déplaça encore de quelques centimètres, s'éloignant encore un peu de la jeune fille, et recommença à piquer le sol, sentant sûrement de la nourriture non loin.
" Regarde-là picorer comme si y avait pas de lendemain. C'est une battante, ça se voit. Elle travaille pour le gouvernement et élève ses trois enfants en même temps. Il passa une petite seconde à l'observer, avant de reprendre avec un ton on ne peut plus sérieux, son seul regard idiot le trahissant : Je pense qu'elle s'appelle Bridget. "
325 mots
Sa connaissance de l'animal s'arrêtait à là. Louie passait beaucoup de temps en campagne lorsqu'il visitait sa famille en Allemagne, et c'est d'ici qu'il tenait ces petits savoirs ruraux : ce genre de choses était facile à retenir.
La corneille, après qu'Astrid remette en doute sa bravoure, brisa le contact visuel pour picorer le sol. Quoiqu'elle cherchait, elle ne trouvait rien : elle finit par s'arrêter et releva la tête vers la jeune humaine avant sautiller à nouveau, une fois vers elle, deux fois en s'éloignant. Elle gardait une distance respectueuse, mais ne la quitta pas du regard.
Louie, à la différence d'Astrid, ne faisait pas de grand effort pour parler bas. Il faisait simplement à ne pas avoir d'éclats de voix, mais il ne pensait pas que leurs paroles calmes pourraient faire fuir l'animal, qui se montrait trop curieux.
" Si elle a peur, elle va s'envoler. En plus, c'est elle qui s'est posée à côté de nous. Sans réagir à ce qui se disait entre les deux enfants, l'oiseau continua à dévisager Astrid, avant de picorer à nouveau le sol. Je crois que tu l'intrigue, en fait. C'est peut-être les cheveux roux ? "
Le brun avait au visage un regard espiègle, comme s'il s'apprêtait à laisser s'échapper un rire à tout instant. Infatigable, la corneille se déplaça encore de quelques centimètres, s'éloignant encore un peu de la jeune fille, et recommença à piquer le sol, sentant sûrement de la nourriture non loin.
" Regarde-là picorer comme si y avait pas de lendemain. C'est une battante, ça se voit. Elle travaille pour le gouvernement et élève ses trois enfants en même temps. Il passa une petite seconde à l'observer, avant de reprendre avec un ton on ne peut plus sérieux, son seul regard idiot le trahissant : Je pense qu'elle s'appelle Bridget. "
325 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
-C'est plus gros, un corbeau?
Sans quitter des yeux l'animal, elle questionnait son voisin. Contrairement à son camarade, la fillette était plus calée sur les vents marins, les étoiles et la navigation par les astres. Et quelques animaux marins aussi, vite fait. Les habitants du ciel, ce n'était pas son rayon.
Leur représentante semblait d'ailleurs hésiter. S'approcher des deux humains? S'envoler? Manger? La rousse était persuadée que si elle tendait la main, elle ferait rapidement son choix: fuir. Aussi elle ne bougea pas et se contenta d'observer son manège, mitigée. Et dire que certains prenaient des oiseaux comme animaux de compagnie... Non, décidément, le hibou ce serait sans elle.
Le garçon continuait d'exposer ses connaissances aviaires, et l'aiglonne l'écoutait tranquillement. Ça lui semblait évident qu'elle n'hésiterait pas à s'envoler loin d'eux pour se mettre à l'abri si elle se sentait en danger. Un sourire étira ses lèvres quand Louie évoqua ses "curieux" cheveux roux. Elle leva une main pour soulever quelques mèches et les exposa au vent. L'animal croyait-il voir du feu? Curiosité oblige, elle se demandait si voir ses cheveux en mouvement allait la faire fuir.
Occupée qu'elle était à chercher à manger, la petite Keaty n'était pas sûre qu'elle remarque son geste, ce qui risquait fortement de perturber son expérience. Et l'Anglais qui en rajoutait, inventant une vie au volatile et... Bridget? L'enfant plaqua sa main libre sur sa bouche pour retenir un rire. D'où il était allé chercher ça? Oh puis c'était marrant après tout!
-Bridget, 45 ans. Et... Aujourd'hui, c'est son anniversaire! Alors c'est pour ça qu'elle picore tout le temps, ses enfants ils ont caché leurs cadeaux, comme une grande chasse aux trésors.
Bah quoi? Elle aussi elle pouvait inventer! Et tant pis pour la voix basse, emportée par l’exercice elle avait repris un volume normal.
301 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
" Oui, c'est plus gros et ça mange pas la même chose. Je crois que je préfère les corbeaux, c'est un peu comme des aigles, quand tu y réfléchis. " Non. Les corbeaux et les aigles, ça n'était pas la même chose. Mais dans l'esprit de Louie, cela faisait sens. Il se comprenait.
Le regard du garçon oscillait entre la corneille et Astrid. Elle était encore prudente pour ne pas faire fuir la bête, mais tentait de la faire réagir à ses cheveux roux. Les oiseaux voyaient-ils les couleurs comme nous ? Cela, il ne le savait pas. L'animal avait trouvé ce qu'il cherchait : un ver de terre. Elle l'attrapa dans son bec et le laissa s'agiter mollement, avant de le jeter au sol et de le picorer sans merci, probablement pour le rendre plus facile à tenir en bouche. Miam.
Lorsqu'Astrid ria aux bêtises du brun, ce dernier afficha un large sourire rayonnant, à la frontière du rire. Le Serdaigle adorait quand ses blagues provoquaient une réaction. Dans une autre vie, il aurait aimé être un comédien. Cela dit, il aurait aussi aimé être un chat, un chercheur en singes et le bouffon d'un roi du moyen âge. Finalement, sorcier, c'était au moins aussi bien que le reste.
Quand sa camarade se prit au jeu, attribuant à Bridget les détails qu'il n'avait pas pensé à ajouté, il laissa son visage s'étirer en une mine tranquille et amusée pendant quelques instants, avant de se briser en une expression de réalisation : ses yeux s'agrandirent, sa bouche s'entrouvrit, et il laissa s'échapper un hoquet de surprise qui fit brusquement lever la tête de la corneille, soudainement méfiante. Elle attrapa le ver, s'éloigna d'encore quelque mètres, à présent hors de portée des deux enfants, et retourna à son funeste festin.
" On est le quatorze avril ! J'ai douze ans ! J'avais complètement oublié ! "
317 mots
@Astrid Keaty - désolé, c'était long !
Le regard du garçon oscillait entre la corneille et Astrid. Elle était encore prudente pour ne pas faire fuir la bête, mais tentait de la faire réagir à ses cheveux roux. Les oiseaux voyaient-ils les couleurs comme nous ? Cela, il ne le savait pas. L'animal avait trouvé ce qu'il cherchait : un ver de terre. Elle l'attrapa dans son bec et le laissa s'agiter mollement, avant de le jeter au sol et de le picorer sans merci, probablement pour le rendre plus facile à tenir en bouche. Miam.
Lorsqu'Astrid ria aux bêtises du brun, ce dernier afficha un large sourire rayonnant, à la frontière du rire. Le Serdaigle adorait quand ses blagues provoquaient une réaction. Dans une autre vie, il aurait aimé être un comédien. Cela dit, il aurait aussi aimé être un chat, un chercheur en singes et le bouffon d'un roi du moyen âge. Finalement, sorcier, c'était au moins aussi bien que le reste.
Quand sa camarade se prit au jeu, attribuant à Bridget les détails qu'il n'avait pas pensé à ajouté, il laissa son visage s'étirer en une mine tranquille et amusée pendant quelques instants, avant de se briser en une expression de réalisation : ses yeux s'agrandirent, sa bouche s'entrouvrit, et il laissa s'échapper un hoquet de surprise qui fit brusquement lever la tête de la corneille, soudainement méfiante. Elle attrapa le ver, s'éloigna d'encore quelque mètres, à présent hors de portée des deux enfants, et retourna à son funeste festin.
" On est le quatorze avril ! J'ai douze ans ! J'avais complètement oublié ! "
317 mots
@Astrid Keaty - désolé, c'était long !
Derrière Astrid un soir d'Avril
Plissant le front, elle avait regardé la corneille picorer son ver, se demandant s'il allait finir par l'emporter ou le gober, ou l'abandonner même qui sait? Elle n'avait pas vraiment de pitié pour le ver en train de se faire torturer par le bec assassin. Ce n'était qu'un ver après tout. Et c'était naturel. C'était sans détourner le regard qu'elle avait proposé ses détails supplémentaires à l'histoire du garçon. Mais lorsque l'oiseau s'éloigna soudainement suite au hoquet du brun, elle avait commencé à regarder dans sa direction.
Puis il lança sa révélation du jour. Délaissant complètement l'oiseau, Astrid se redressa soudainement en tournant la tête vers Louie.
Désormais debout, face à lui, elle plaqua ses mains sur ses hanches, un air tout ce qu'il y avait de plus sérieux collé au visage. Après tout, l'affaire était de la plus haute importance, et ils devaient régler le problème avant le soir, donc pas question de se perdre en badinages!
Elle tourna la tête de part et d'autre, cherchant des idées. Naviguer sur le lac, c'était mort, passer à la bibliothèque, pas fou, faire des devoirs en salle commune, encore pire.
Parce que bon, les deux essentiels d'un anniversaire, ça restait les cadeaux, et le gâteau!
_______
Ayééé @Louie Mahogany !
253 mots
Puis il lança sa révélation du jour. Délaissant complètement l'oiseau, Astrid se redressa soudainement en tournant la tête vers Louie.
-Attends, c'est ton anniversaire? Comment t'as pu oublier ça? T'as pas eu de cadeaux?
Désormais debout, face à lui, elle plaqua ses mains sur ses hanches, un air tout ce qu'il y avait de plus sérieux collé au visage. Après tout, l'affaire était de la plus haute importance, et ils devaient régler le problème avant le soir, donc pas question de se perdre en badinages!
-Aller, debout! On va faire quelque chose pour fêter ça! Tu veux faire quoi?
Elle tourna la tête de part et d'autre, cherchant des idées. Naviguer sur le lac, c'était mort, passer à la bibliothèque, pas fou, faire des devoirs en salle commune, encore pire.
-Heu... On peut faire quoi? Oh! Tu crois on peut demander à Krobley pour que t'aies un gâteau d'anniversaire ce soir?
Parce que bon, les deux essentiels d'un anniversaire, ça restait les cadeaux, et le gâteau!
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Ayééé @Louie Mahogany !
253 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
Il semblait que la nouvelle avait fait au moins autant d'effet à Astrid qu'à Louie. Elle fut soudainement habitée d'une montée d'énergie et face à cela, il ressentit un déchirement entre deux pôles : s'il avait commencé à se sentir paresseux à force de rester installé dans l'herbe, on n'avait pas douze ans tous les jours, et se souvenir de la nouvelle le poussa à un certain degré d'excitation.
Quand sa camarade se leva, il la suivit donc simplement d'un regard amusé sans se lever, puis il lui répondit, les yeux rieurs :
" Un gâteau ? A Krobley ? Je sais pas, ça m'a l'air d'être du boulot, pour un seul élève. Il lui adressa un sourire pensif, puis il continua, les yeux plongés dans la corneille qui picorait le ver un peu plus loin d'eux, alors qu'il se remémorait sa matinée. J'ai reçu un colis ce matin mais je l'ai monté dans la Tour, puis j'ai été distrait par le livre de Métamorphoses d'un troisième année qui traînait ouvert à une page particulièrement intéressante, dit-il d'un air rêveur, minimisant quelque peu l'ampleur d'une telle étourderie. En même temps, ils transformaient des animaux en dragon. Quand c'était l'heure d'aller en cours, j'ai oublié le colis sur mon lit. On pourrait aller le chercher et voir ce que c'est, proposa t-il en relevant les yeux vers Astrid, la mine à présent enjouée. "
Il attendait de voir ce qu'elle disait avant de se lever : on ne gaspillait pas de l'énergie comme ça, surtout en pleine soirée, alors qu'on était si bien installé dans l'herbe ...
266 mots
Quand sa camarade se leva, il la suivit donc simplement d'un regard amusé sans se lever, puis il lui répondit, les yeux rieurs :
" Un gâteau ? A Krobley ? Je sais pas, ça m'a l'air d'être du boulot, pour un seul élève. Il lui adressa un sourire pensif, puis il continua, les yeux plongés dans la corneille qui picorait le ver un peu plus loin d'eux, alors qu'il se remémorait sa matinée. J'ai reçu un colis ce matin mais je l'ai monté dans la Tour, puis j'ai été distrait par le livre de Métamorphoses d'un troisième année qui traînait ouvert à une page particulièrement intéressante, dit-il d'un air rêveur, minimisant quelque peu l'ampleur d'une telle étourderie. En même temps, ils transformaient des animaux en dragon. Quand c'était l'heure d'aller en cours, j'ai oublié le colis sur mon lit. On pourrait aller le chercher et voir ce que c'est, proposa t-il en relevant les yeux vers Astrid, la mine à présent enjouée. "
Il attendait de voir ce qu'elle disait avant de se lever : on ne gaspillait pas de l'énergie comme ça, surtout en pleine soirée, alors qu'on était si bien installé dans l'herbe ...
266 mots
Derrière Astrid un soir d'Avril
Bien sûr à Krobley, à qui d'autre? Elle acquiesça franchement en souriant alors qu'il répétait ces quelques mots. Mais le garçon ne semblait pas tellement partant. Peut-être que Krobley savait déjà, en fait, et qu'ils auraient un gâteau tout spécial rien que pour son anniversaire? Elle n'en était pas convaincue, mais sur un malentendu...
Son visage s'illumina à nouveau quand le héros du jour évoqua son cadeau non déballé. Alors là, ça c'était une super idée pour fêter un anniversaire: déballer un cadeau. Il avait l'air du même avis, vu son visage. Même si elle avait un peu de mal à comprendre comment on pouvait oublier un cadeau. Enfin, après tout, le garçon avait déjà réussi à oublier son anniversaire, alors un cadeau... C'était raccord.
Bah oui, quand même. Des ballons en plus, ça aurait été encore mieux, mais elle n'était pas certaine de réussir à en trouver. A moins qu'on puisse en faire apparaître par magie?
L'avantage d'être au lendemain du retour des vacances, c'est que l'Irlandaise n'avait pas encore mangé et distribué toutes les sucreries que ses parents avaient bien voulu lui acheter et lui laisser emmener, c'est à dire pas grand chose.
Et avec ça, ils allaient réussir à faire le meilleur anniversaire oublié qu'on aura jamais vu.
262 mots
Son visage s'illumina à nouveau quand le héros du jour évoqua son cadeau non déballé. Alors là, ça c'était une super idée pour fêter un anniversaire: déballer un cadeau. Il avait l'air du même avis, vu son visage. Même si elle avait un peu de mal à comprendre comment on pouvait oublier un cadeau. Enfin, après tout, le garçon avait déjà réussi à oublier son anniversaire, alors un cadeau... C'était raccord.
-Ouiii! On fait ça! C'est de tes parents? T'as une idée de ce que ça peut être? J'aime trop essayer de deviner avant d'ouvrir! Oh je sais! Pendant que tu vas chercher ton cadeau, moi je vais chercher des bonbons! A la place du gâteau, il faut au moins des bonbons!
Bah oui, quand même. Des ballons en plus, ça aurait été encore mieux, mais elle n'était pas certaine de réussir à en trouver. A moins qu'on puisse en faire apparaître par magie?
L'avantage d'être au lendemain du retour des vacances, c'est que l'Irlandaise n'avait pas encore mangé et distribué toutes les sucreries que ses parents avaient bien voulu lui acheter et lui laisser emmener, c'est à dire pas grand chose.
Et avec ça, ils allaient réussir à faire le meilleur anniversaire oublié qu'on aura jamais vu.
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