Terminé Ainsi, elle le laissa eclore.

Les pas de Sixtine avaient ralenti pour écouter les mots de l’enfant. Des mots qu’il avait craché. Puis, comme si un mur s’était dressé devant elle, elle s’arrêta. Le regard de la professeure était fixé sur le château. Elle n’avait pas menti au garçon, elle ne lui avait livré que la stricte vérité. Mais admettre ce genre de chose n’était pas une chose facile pour elle et, elle y voyait presque un signe de faiblesse. Son cerveau lui criait de continuer sa route, de ne pas se retourner et de ne pas répondre. Il ne s’agissait que d’un enfant sans intérêt, elle ne pourrait rien en tirer mais son cœur lui, avait une tout autre opinion… Son cœur avait envie de crier à ce gamin qu’elle n’était pas une menteuse et qu’elle était prête à lui venir en aide.

Si il y avait bien une chose que la sorcière ne supportait pas c’était le mensonge et qu’on puisse la traiter ainsi de menteuse avait tendance à la mettre en rogne. Malgré tout, elle avait senti, à travers la voix du garçon, qu’il s’agissait bien plus d’un appel à l’aide que d’une véritable insulte.

Finalement, la main de la sorcière se tendit en direction du garçon. Une invitation pour qu’il pose sa main dans la sienne comme un pacte de loyauté ou une promesse qu’elle ne l’abandonnerait jamais. Et ses doigts remuèrent pour lui faire comprendre de venir.

Si il comprenait ce geste et posait sa main dans la sienne, elle l’amènerait dans son bureau pour qu’il puisse discuter de manière plus privée et si jamais, il restait mué et impassible face à ce geste alors, la professeure ne chercherait pas à en faire plus. Sa décision était prise.
Fin du rp pour moi, merci !

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Terminé Ainsi, elle le laissa eclore.
A quoi peut-elle penser, le regard ailleurs, ne me laissant rien y lire ? Se dit-elle que je l’ennuie ? Que je n’ai que onze ans, et qu’à cet âge, les colères sont puériles ? Lorsqu’elle se retourne, son visage me semble encore plus dur qu’avant et elle ne dit rien. Cela m’agace qu’elle ne dise rien car cela atténue la colère dont je me nourrissais jusque là. Et s’il n’y a plus de colère, comment est-ce que je suis censé parler ? Cette femme a le don de faire toujours tout le contraire de ce que l’on attend d’elle, et son silence est tellement assourdissant que je m’apprête à répliquer pour le combler.

L’absence de mots chez Sixtine Valerion est quelque chose de plus lourd que chez les autres professeurs. Chez elle, on ne peut rien y lire, et c’est agaçant. Il n’y a rien que je puisse ou sache utiliser dans son regard.

Je m’attends à ce qu’elle me lance un regard dédaigneux, qu’elle me ligote à nouveau, qu’elle sorte une énième cigarette et qu’elle m’envoie son plus grand sourire moqueur dont elle a le secret. Je m’attends à tout ; à tout, sauf à une main tendue. Mes épaules se crispent. Je crains l’énième tâche que je ne saurai plus relever. Les sorts m’ont affaibli, lui en vouloir m’a fatigué, espérer son attention m’a épuisé. Mes yeux font l’aller-retour entre sa main et son regard, à la recherche d’indices, tout en restant immobile. Je ne veux pas tomber dans le piège et me ridiculiser à nouveau. Peut-être le comprend-elle lorsque les doigts de sa main s’agitent et me font signe d’avancer. Je marche vers elle avec précaution, redouble d’efforts pour me tenir prêt et tends ma main au dessus de la sienne. Je n’ai pas quitté son regard et lorsque je suis assez prêt, mes pensées la mettent en garde. Si c’est vers le lac que vous m’emmenez, je jure de… Je ne sais ni ne peux finir cette pensée, car je me fiche de savoir. Je veux sa main, sa protection et sa promesse.


Merci Sixtine de rendre les histoires de ce château si vivantes, drôles et attachantes.

Fiche PR - 5e année RP