Te voilà enfin!
6 avril 2048
Vers 11h
Manoir Shell
Vers 11h
Manoir Shell
Les bras derrière le dos, admirant les buissons parfaitement taillés de son jardin depuis l’immense fenêtre de son bureau, Phillips Shell était d’une humeur étonnamment bonne. Son regard habituellement froid et impassible était aujourd’hui plus jovial, l’on pouvait même apercevoir un fin sourie serein sur le coin de ses lèvres!
Aujourd’hui était le grand jour, et si tout se passait bien, ses heures de négociation avec les Meywood seraient enfin bientôt rentabilisées. Dans quelques minutes, il verrait son plan entrer en action, la clé pour prendre sa vengeance sur celui qui avait salit leur nom ne devait plus être bien loin. Il ne resterait plus qu’à en informer ses enfants. Enora avait déjà été mise au courant et, comme toujours, l’avait suivit sans la moindre hésitation. Maintenant il lui faudrait en parler à ses trois enfants… Il savait déjà que James accepterait sans broncher, il pouvait pas rêver mieux comme fils! Il était en revanche plus septique concernant la réaction de Arthur et Eléonore… Mais quoi qu’il en soit, ce n’était pas comme si ils avaient leur mot à dire dans cette histoire! En particulier Eléonore qui, désormais, était sous la tutelle de son mari.
Brisant le silence apaisant des lieux, il entendit le portail menant à l’habitation s’ouvrir. On y était. Le moment tant attendu était arrivé, sa revanche avait sonnée. Déverrouillant la porte d’un simple geste de la main, utilisant la magie sans baguette, Phillips resta néanmoins face à la vitre. Ce n’est qu’à l’arrivée de Fritzy, l’elfe de maison, qu’il se décida enfin à tourner la tête, laissant apparaître un faux sourire des plus inquiétant.
"Maître…"
"Fais la entrer. Et laisse nous seul."
La petite créature acquiesça à l’aide d’une longue révérence avant de s’en aller pour inviter la nouvelle venue à se rendre dans le bureau de l’ancien patron.
Il ne fallut attendre que quelques seconde avant d’entendre des petits pas de souris s’avancer vers le cadran de la porte. En croisant le regard de l’enfant, qu’il surplombait de presque 50cm, Phillips avait l’impression de regarder sa fille Eléonore, à l’âge de 13 ans. Petite, l’air plus jeune qu’elle ne l’était réellement, les yeux gris perçants, un visage parsemé de tâches de rousseurs, de fines boucles rousses… La seule différence entre les deux rouquines était que l’une avait le sang salit par les moldus. Mais ce ne serait bientôt plus un problème…
"Tiffanie Shell. Je suis ravie d’enfin pouvoir faire ta connaissance."
Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC
Te voilà enfin!
Ses longues boucles parfaitement brossées, une petite robe noir à brettelles accompagnée de ballerines assorties, Tiffanie Shell tremblotait comme une feuille! Après être rentré discrètement dans la chambre de ses parents cette nuit pour récupérer les fragments de son collier toujours dans la poche du manteau de son père, la rouquine était partie de chez elle un peu avant 10h, tout en laissant un papier sur la table de la cuisine disant qu’elle était chez une amie. En réalité, cette-dernière avait prit un bus direction Londres d’une demi-heure pour arriver dans une ruelle des plus banales. Mais, parmi toutes les maisons aussi basiques les unes que les autres encadrant la longue avenue, une gigantesque demeure sortait du lot. Protégée d’un grand portail à barreaux métalliques, l’endroit aux aires de Maison de Maître était lugubre, aux briques brunes et beiges. L’on en sentait rien que de loins l’ancienneté du manoir et toute l’histoire qui y était renfermée. Prenant une grande inspiration, elle s’installa sur un banc non loin de son lieu de rendez-vous qui aurait lieu dans une vingtaine de minutes. Que devait-elle dire déjà? Comment devait-elle se comporter? Et si ça se passait mal? Trop de questions en tête…
Les secondes se transformèrent en minutes et en ce qui sembla être un trop court lapse de temps, on entendit Big Ben sonner les 11h. Instantanément, Tiffanie se leva, lissant une dernière fois les plis de sa robe. La Serpentard s’approcha du grillage, cherchant une sonnette afin de faire savoir sa présence mais n’en eu pas besoin, puisque le double portillon s’ouvrît par lui même. Cherchant du regard la personne ayant pu lancer un sortilège d’ouverture, elle croisa celui d’une femme pâle, au visage marqué par l’âge l’observant depuis la fenêtre du premier étage, dans ce qui semblait être une tour… S’agissait-il de sa grand-mère?
"Mademoiselle." La concernée baissa les yeux pour voir un petit elfe la dévisageant. "Suivez-moi."
Sans rien ajouter de plus, il la guida jusqu’à l’intérieur de la demeure, là, les yeux de la deuxième année s’écarquillèrent. C’est comme dans les films! Le haut plafond blanc était décoré de formes géométriques y étant comme incrustées à l’intérieur, le hall d’entrée menait à trois long couloir: celui sur droite n’avait que des portes fermés, à sa gauche, tout au fond, un grand homme blond de la trentaine faisait ce qui semblait être une partie de billard, ce dernier ne semblât pas remarqué la présence de la nouvelle venue. Enfin, face à elle s’étendait le plus large des couloirs au bout duquel Tiffanie vit deux escaliers se rejoindre pour mener au même premier étage. Ce même couloir fut celui qu’elle et la créature longèrent durent quelques mètres avant de s’arrêter face à une porte entre-ouverte. L’elf l’ouvrit avant de transplaner aussitôt, sans la moindre révérence.
Il était là. L’homme dont elle avait rêvé et cauchemardé depuis sa plus tendre enfance. Le monstre sans cœur avide d’argent et de pouvoir dont lui avait tant parlé son père, celui qui voulait tout contrôler chez ses enfants, que ce soit leurs vêtements, leurs activités, leurs études et même leur mariage… Une personne vile et terrifian-
"Tiffanie Shell. Je suis ravie d’enfin pouvoir faire ta connaissance."
Les bras de Phillips s’ouvrirent, laissant apparaître un sourire chaleureux.
Hein?!
Pourquoi paraissait-il si… gentil? Son père n’était pourtant pas un menteur! Était-ce une technique de manipulation? Impossible, cela semblait si sincère.
"B-bonjour monsieur."
Phillips s’approcha d’elle, l’air satisfait, puis posa tendrement sa main sur son épaule pour ensuite venir s’abaisser à la hauteur de sa petite fille.
"Par Merlin! T’as-t-on déjà dit que tu ressemblais énormément à ta tante? Si je ne savais pas que c’était toi, je t’aurais sans doute appelé Eléonore."
La tête de la rouquine se pencha sur le côté… Était-il vraiment si mauvais que ça? Non. Certainement pas! Face à cette révélation, Tiffanie releva les épaules et afficha un sourire confiant, que lui rendit son grand-père. Ce dernier jeta un rapide coup d’œil à la nuque de la Serpentard et constata avec surprise qu’elle ne portait pas son cadeau…
"Tu n’aime pas le collier que je t’ai offert?"
"Oh! Si si!" reprit-elle en fouillant la poche de sa veste en jean. "C’est juste que…" elle lui tendit ensuite les fragments du bijou. "L’ex à papa, heu… Eva je crois, l’a cassé et il n’a pas voulu me le réparer. J’ai pensé que vous pourriez le faire?"
Pour simple réponse, le retraité sortie sa baguette magique de la poche ensorcelée de son pantalon pour venir faire léviter l’objet à quelques centimètres de la main de Tiffanie. Puis, d’un simple coup de baguette, les fragments vinrent se rejoindre jusqu’à rassembler le pendentif en son complet. Ce dernier vint de lui-même s’accrocher autour du coup de sa nouvelle propriétaire, lui arrachant un sourire au passage. Satisfait de son travail, l’homme se trouvant en face d’elle se releva.
"Savais-tu Tiffanie que ce collier était magique? Seul le chef de famille, c’est à dire le patriarche, peut le léguer et le reconstituer. William savait cela, puisqu’il était lui-même destiné à assumé ce rôle… Mais il nous a lâchement abandonné sans même nous laisser le temps de discuter avec lui, et nous a empêché de nous rencontrer durant ces 13 longues années, injuste n’est-ce pas?"
La rouquine fronça des sourcils. N’était-ce pas eux qui l’avaient abandonnés? Enfin, elle était si heureuse d’enfin pouvoir créer un lien avec son grand-père paternel qu’elle préféra ne pas créer de conflit supplémentaire et se contenta donc de simplement hocher la tête.
"Mais toi, tu n’es pas comme lui… Tu sauras nous faire honneur et tes enfants pourront grandir à nos côtés."
Mes enfants ? N’ayant pas plus de 13 ans, la fillette n’avait jamais réfléchi à son avenir à proprement parlé, à si elle voulait fonder une famille ou non… Ce n’était pas forcément quelque chose qui l’attirait, mais peut-être qu’avec le temps ça viendrait? Oui. Avec le temps, ça viendra.
Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC
Les secondes se transformèrent en minutes et en ce qui sembla être un trop court lapse de temps, on entendit Big Ben sonner les 11h. Instantanément, Tiffanie se leva, lissant une dernière fois les plis de sa robe. La Serpentard s’approcha du grillage, cherchant une sonnette afin de faire savoir sa présence mais n’en eu pas besoin, puisque le double portillon s’ouvrît par lui même. Cherchant du regard la personne ayant pu lancer un sortilège d’ouverture, elle croisa celui d’une femme pâle, au visage marqué par l’âge l’observant depuis la fenêtre du premier étage, dans ce qui semblait être une tour… S’agissait-il de sa grand-mère?
"Mademoiselle." La concernée baissa les yeux pour voir un petit elfe la dévisageant. "Suivez-moi."
Sans rien ajouter de plus, il la guida jusqu’à l’intérieur de la demeure, là, les yeux de la deuxième année s’écarquillèrent. C’est comme dans les films! Le haut plafond blanc était décoré de formes géométriques y étant comme incrustées à l’intérieur, le hall d’entrée menait à trois long couloir: celui sur droite n’avait que des portes fermés, à sa gauche, tout au fond, un grand homme blond de la trentaine faisait ce qui semblait être une partie de billard, ce dernier ne semblât pas remarqué la présence de la nouvelle venue. Enfin, face à elle s’étendait le plus large des couloirs au bout duquel Tiffanie vit deux escaliers se rejoindre pour mener au même premier étage. Ce même couloir fut celui qu’elle et la créature longèrent durent quelques mètres avant de s’arrêter face à une porte entre-ouverte. L’elf l’ouvrit avant de transplaner aussitôt, sans la moindre révérence.
Il était là. L’homme dont elle avait rêvé et cauchemardé depuis sa plus tendre enfance. Le monstre sans cœur avide d’argent et de pouvoir dont lui avait tant parlé son père, celui qui voulait tout contrôler chez ses enfants, que ce soit leurs vêtements, leurs activités, leurs études et même leur mariage… Une personne vile et terrifian-
"Tiffanie Shell. Je suis ravie d’enfin pouvoir faire ta connaissance."
Les bras de Phillips s’ouvrirent, laissant apparaître un sourire chaleureux.
Hein?!
Pourquoi paraissait-il si… gentil? Son père n’était pourtant pas un menteur! Était-ce une technique de manipulation? Impossible, cela semblait si sincère.
"B-bonjour monsieur."
Phillips s’approcha d’elle, l’air satisfait, puis posa tendrement sa main sur son épaule pour ensuite venir s’abaisser à la hauteur de sa petite fille.
"Par Merlin! T’as-t-on déjà dit que tu ressemblais énormément à ta tante? Si je ne savais pas que c’était toi, je t’aurais sans doute appelé Eléonore."
La tête de la rouquine se pencha sur le côté… Était-il vraiment si mauvais que ça? Non. Certainement pas! Face à cette révélation, Tiffanie releva les épaules et afficha un sourire confiant, que lui rendit son grand-père. Ce dernier jeta un rapide coup d’œil à la nuque de la Serpentard et constata avec surprise qu’elle ne portait pas son cadeau…
"Tu n’aime pas le collier que je t’ai offert?"
"Oh! Si si!" reprit-elle en fouillant la poche de sa veste en jean. "C’est juste que…" elle lui tendit ensuite les fragments du bijou. "L’ex à papa, heu… Eva je crois, l’a cassé et il n’a pas voulu me le réparer. J’ai pensé que vous pourriez le faire?"
Pour simple réponse, le retraité sortie sa baguette magique de la poche ensorcelée de son pantalon pour venir faire léviter l’objet à quelques centimètres de la main de Tiffanie. Puis, d’un simple coup de baguette, les fragments vinrent se rejoindre jusqu’à rassembler le pendentif en son complet. Ce dernier vint de lui-même s’accrocher autour du coup de sa nouvelle propriétaire, lui arrachant un sourire au passage. Satisfait de son travail, l’homme se trouvant en face d’elle se releva.
"Savais-tu Tiffanie que ce collier était magique? Seul le chef de famille, c’est à dire le patriarche, peut le léguer et le reconstituer. William savait cela, puisqu’il était lui-même destiné à assumé ce rôle… Mais il nous a lâchement abandonné sans même nous laisser le temps de discuter avec lui, et nous a empêché de nous rencontrer durant ces 13 longues années, injuste n’est-ce pas?"
La rouquine fronça des sourcils. N’était-ce pas eux qui l’avaient abandonnés? Enfin, elle était si heureuse d’enfin pouvoir créer un lien avec son grand-père paternel qu’elle préféra ne pas créer de conflit supplémentaire et se contenta donc de simplement hocher la tête.
"Mais toi, tu n’es pas comme lui… Tu sauras nous faire honneur et tes enfants pourront grandir à nos côtés."
Mes enfants ? N’ayant pas plus de 13 ans, la fillette n’avait jamais réfléchi à son avenir à proprement parlé, à si elle voulait fonder une famille ou non… Ce n’était pas forcément quelque chose qui l’attirait, mais peut-être qu’avec le temps ça viendrait? Oui. Avec le temps, ça viendra.
Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC