Salle de quarantaine

Lyam avait vu le professeur d'EDM s'approcher et son visage éclaira.

*Peut-être que s'il y a un adulte, les deux hommes ne vont pas venir?* se dit-il.

Mais il vit du coin de l'oeil, le jeune Alex se renfrogné. Il semblait ne pas porter dans son coeur l'adulte sombre. Il attrapa avec beaucoup de peine la chemise du jeune roux. Il ouvrit la bouche pour qu'il laisse l'adulte les aider mais seul des brives de mots s'en sortaient.


"Aide...gentil...prof...bien...beaucoup...faut..."

Il souffla un peu. Ca lui avait coûté de l'effort de parler. Il sourit une dernière fois aux deux garçons et c'est là qu'il sentit une main sur sa cheville. Il descendit son regard vers le bas et blêmit. La main était pâle.
Il eut juste le temps de dire...


"Vampyr..."

Et soudainement, il disparut des yeux des deux hommes sans un bruit.

Salle de quarantaine
"Vampyr..."

Telle avait était le dernier mot de Lyam qu'Emilie eut à peine le temps d'entendre.
Elle regarda dans la direction du jeune griffondor et fut tétanisée par ce qu'elle voyait. En effet, deux sihlouettes menaçantes étaient penchées sur son ami. Si Lyam avait employé le mot VAMPYRE, c'est que ces deux ombres devaient en être. Ce qui inquiétait le plus la jeune serpentard, c'était le fait que personne à part elle ne les voyait ! Instinctivement, elle sortit sa baguette, la pointa sur les deux ombres et prononça la formule qu'elle avait entendu quelques jours avant dans les couloirs où deux élèves de deuxièmes années revoyaient leurs de DCFM.

" Exparlliamus !"

Aussitôt, les deux silhouettes furent projetées assez loin du jeune Lyam.


" Lyam, tu vas bien ? Qui s'étaient ces deux créatures ? C'était des vampires ? "

Salle de quarantaine
La jeune Serpentarde, regardait, un sourire narquois sur ses fines lèvres le spectacle qui se déroulait devant elle. Cela faisait maintenant une bonne vingtaine de minutes qu'elle devait supporter les braillements ridicules du jeune Gryffondor. Cela devenait tout simplement inssuportable... autant que cela en devienne amusant, non ?

Une idée fleurit dans les méandres de son cerveau.

Elle se souvenait que Pompom avait gardé un Epouvantard de côté dans un but totalement médicale. Elle avait surpris ce curieux compagnon dans une de ses visites. Autant l'avouer, elle avait définitivement considérée l'aide soignante comme une de ces savants fous qui pensaient trouver un remède miracle.

Il fallait juste que la petite fille se souvienne de son emplacement. La disposition des affaires avaient changés depuis mais elle savait que l'Epouvantard se trouvait quelque part dans cette pièce. Elle se faufila donc d'un pas lent parmis ses camarades, n'y prettant aucune attention particulière.

Alors qu'elle se penchait sous un lit pour vérifier s'il ne s'y trouvait rien, elle se rappella l'amusante réaction de Keyls. Ca ne l'étonnai pas vraiment. Il n'appréciait pas non plus les élèves plus que nécessaire...

Ses rougeurs étaient vaguement sortis de son esprit. Sa machinerie contre le stupide Gryffondor accaparait bien trop son attention. Ce fut finalement au bout de 5 bonnes minutes qu'elle reconnue le coffre recherché. Celui ci était en fer, semblait lourd et long.

* Un de ces coffres de pirates... *


Elle tourna la tête en tout sens. Tous étaient occupés à larmoyer. Tant mieux. Elle sortit sa baguette magique et marmonna doucement... :

- Wingardium Leviosa...

Excitée par son plan, elle regarda, l'oeil pétillant le coffre se soulever doucement au dessus du sol... Maintenant, il s'agissait d'être particulièrement discret. Aussi décida t-elle de passer derrières les rideaux qui étaient sencés cacher chaque lit.

A l'endroit propice de son complot la jeune fille releva un pan du tissu et y déposa le coffre. Aucun changement chez ses camarades. Elle se retourna et prit un bouquin de Magicomage qui traînait dans les parages. Marchant sereinement vers l'infirmière, la petite fille glissa ses ongles dans le livre pour trouver une page adéquate à la situation... Il fallait croire que pour le coup, elle avait de la chance.

- Madame Pompfresh... est-il vrai que si nous restons dans cette état, nous allons mourir ? Ce livre dit que c'est une transformation trop violente pour survivre... , dit elle en mimant une voix inquiète.


Affectée par la panique de la petite fille, l'infirmière s'enquit de la rassurer -ce dont elle n'avait bien sûr pas besoin-.

- Pas si vous prenez vos médicaments. Rassurez vous, vous serrez très vite de nouveau en forme..., sourit-elle.


La Serpentarde se retint de lever les yeux au ciel. Elle finit par se détourner pour se trouver une place non loin du groupe qui allait bientôt en voir de toutes les couleurs.

- Alohomora... , chuchota t-elle d'une voix telle qu'il était impossible de l'entendre.

Satisfaite et confortablement installée elle vit le coffre s'ouvrir doucement pour laisser place à... deux vampires dont un semblait avoir trouvé le pied du pleurnichard particulièrement attrayant. Elle observa d'un oeil amusé une fille de Serpentard lançer un sort d'Expelliarmus.

* Quelle idiote... En plus on voit ces créatures en première année...*


Rien à faire, ils faisaient maintenant l'erreur de se détourner de la créature dans le reflexe de demander au garçon s'il se sentait bien. Ridicule... L'autre Gryffondor, néanmoins surpris la Serpentarde en regardant de nouveau les vampires... Or, ils avaient disparu...

Visiblement, son Epouvantard préféré semblait avoir trouvé une nouvelle victime...

Exaltée par le spectacle, elle prit soin tout d'abord d'effacer toute trace laissant supposer son passage sur son plan. Le cri d'Alexandre emporta tout le monde dans la panique. Après tout une peur de plus ou de moins ne pouvait faire que du bien à son humeur...

Salle de quarantaine
Reducio
Votre histoire ne tient vraiment pas debout ! Des vampires à Poudlard ! Et puis quoi encore ?!


Alors qu'il contemplait tranquillement le parc, une voix grave d'adulte lui parvint à l'oreille. Il se tourna et vit un professeur qu'il n'avait jamais vu auparavant, lui aussi atteint de Dragoncelle puisqu'il se trouvait enfermé avec les patient dans l'infirmerie. Il parlait aux deux élèves de première année, qu'il avait vu quelques minutes plus tôt accrochés l'un à l'autre. Non, c'était plutôt une demande d'aide vu le visage crispé de l'un des élèves.

* Pff ... *

Cela ne l'intéressait guère, il avait vu ce même élève fondre en larmes tel une fille six ans alors qu'il appartient à la maison des courageux ! Andrew se demandait comment cette femmelette avait pu atterrir à Gryfondor. Le choixpeau avait-il subi un sort de confusion ? Non, sûrement pas, puisque Andrew a été réparti en même temps que cet élève, et Serdaigle est depuis bien longtemps la maison qu'il convoitait : Sagesse, intelligence.. Il secoua légèrement sa tête pour revenir à la réalité et entama une longue réflexion sur la source de cette épidémie qui venait de frapper les élèves de Poudlard.

* Voyons voir ... *

Il balaya la salle du regard. Malgré son intelligence, il ne pouvait deviner du premier coup d'œil les porteurs élémentaires de cette maladie. Une longue investigation devait avoir lieu, et il était prêt à y participer.

Salle de quarantaine
Reducio
Pour ça que je laisse le soin à quelqu'un de zigouiller mon Epouvantard préféré... ^^ Mais oui... sinon, les vampires à Poudlard... :S

Salle de quarantaine
Reducio
Excellente initiative, merci d'avoir sauvé le RP. Sinon je crois que tu devrais enlever le fait qu'Alexandre ait crié puisque dans les RPG chacun décide de ses gestes.


Une foule d'élèves et de professeurs s'étaient rassemblée autour du même Gryffondor pleurnichard. Andrew resta dans la même position, l'oreilles aux aguets. Il entendit un élève affirmer qu'il avait vu un main de vampire se renfermer sur le pied du Gryffondor qui apparemment s'appelait Lyam.

« Un vampire à l'enceinte de Poudlard ? »

C'était avec un ton ironique qu'Andrew s'exclama. Un vampire à Poudlard ? Et pourquoi pas un dragon ou un détraqueur tant qu'on y est ? C'était vraiment absurde. Une plaisanterie pour apaiser la tension dans la salle, ou une diversion pour s'échapper de l'infirmerie. Il regarda autour de lui : Tout les regards étaient tournées vers Lyam, tous sauf celui d'une fille, qui ricanait dans son coin...

Salle de quarantaine
" Lyam, tu vas bien ? Qui s'étaient ces deux créatures ? C'était des vampires ? "

Emilie s'inquiéta car elle ne voyait plus Lyam et de plus, tout le monde la regardait étrangement. Cependant, elle ne tint pas compte, la vie de son ami étant plus importante que les regards inquisiteurs de ses camarades et du professeur qui accompagnait Alexandre.

"Où est Lyam ? Où l'ont-ils emmené ? Il faut absolument aller à son secours ! Faire quelque chose quoi ! "

Emilie commença à paniquer et se mit à pleurer tellement qu'elle avait peur pour son ami de griffondor.

Salle de quarantaine
-"Le prochain qui parle ou qui gémit je le transforme en veracrasse"

Le professeur d'EDM n'en aurait peut-être pas la force maintenant, il ne se priverait pas de punir les concernés en temps voulu. Pour l'heure, il était contraint d'avoir un oeil un peu partout et de surveiller tous ces élèves devenus complètement dingos au point d'halluciner, de voir des vampires, et de croire qu'ils pouvaient disparaître. Il se passait des choses pas bien nettes dans le coin.

Un peu plus tôt, le jeune gryffondor le renseignait sur l'état de son camarade. Le jeune LAGOON délirait comme jamais, sans doute à cause de la maladie. Réda prendrait sur lui pour prévenir l'infirmière lorsque la jeune fille de serpentard précédemment croisée eu pour idée d'inquiéter toute la salle avec sa question posée à la femme POMFRESH. KEYLS leva les yeux au plafond, pensant une fois encore au calme qui régnait dans son bureau à l'heure actuelle.

Bref, inutile de rêver, il était coincé ici comme un escargot dans sa coquille. Le professeur vit alors la cause du problème, ou plutôt il soupçonna une jeune personne qui avait l'oeil un peu trop rieur, d'être à l'origine de certaines perturbations, en plus de celles créées par la dragoncelle. Comme si on s'ennuyait. Bon certes, il venait de l'encourager. Réda laissa le jeune Lyam entre les bonnes mains de son camarade et d'une jeune élève, puis il se dirigea vers la jeune Lily SHWARTZEF, qu'il avait déjà eu l'occasion de rencontrer au détour d'un couloir. Le caractère de la gamine en disait long sur ce qu'elle était, et le sorcier n'était pas étonné qu'elle s'amuse de la situation... un peu comme il avait tendance à le faire.

Il s'avança donc vers la jeune fille, ayant compris pourquoi elle s'était dirigée vers un certain coin de la salle quelques instants auparavant.


-"Mademoiselle SHWARTZEF" dit-il à voix basse pour que la conversation reste assez secrète. "Que diriez-vous de nous débarrasser vous-même du petit désagrément qui plane dans cette pièce ?"

Le professeur la fixa intensément.

"Vous semblez très intelligente, cela ne devrait pas vous poser de problèmes"

Le sorcier lui sourit et alla chercher l'infirmière (brrr) pour qu'elle se penche plus particulièrement sur le cas inquiétant du jeune gryffondor.

Salle de quarantaine
Dans un coin jusque là oublié de la vue de tous, derrière un paravent de tissus blanc s'élevaient des borborygmes disgracieux d'un estomac malmené.

Sous une montagne de draps se trouvait le professeur de Sortilèges qui semblait plongé dans un état de léthargie totale.

Voilà trois jours qu'il dormait profondément, plongé dans ce sommeil réparateur par cette chère Madame Pomfresh. Ronan s'était vu offrir un bouquet de maladies : Gastro-Fog, Rhinocépharingite, Migrose fulgurante et une nouvelle Dragoncelle.

Sans ce sommeil, même le baiser d'un Détraqueur paraitrait doux face à cette pyramide de virus.

Trois cornes sur le front, des pustules partout si bien que quand il se retournait, on aurait pu croire à un concert de papier bulle ; la migrose lui rendait la tête noircie et la gastro-fog emplissait ses environs d'un nuage épais, verdâtre et dont l'odeur qui en émanait était à l'antipode de celle d'un bouquet de fleurs.

Quiconque tentait de s'y introduire était pris de vomissements, nausées et d'étourdissements, tout ça en même temps et en quelques secondes.

Les plus avertis arriveraient à y apercevoir ce qui était sensé être leur professeur, la bave s'amoncelant au coin de sa bouche tel un glacier se formant dans une montagne ..

- Auror chargé des relations Moldus/Sorciers - "Il est inutile d'avoir des rêves si vous ne les poursuivez pas."

Salle de quarantaine
Reducio
Je suis désolé de ma bêtise! Je me suis un peu trop emporté en écrivant la suite de l'histoire... Désolé! Vraiment!


Lyam se sentait léger. Il semblait flotter. Il ne savait pas où il était. Il n'entendait plus Alex qui le rassurait avant. Il n'entendait plus la voix grave du professeur d'EDM. Il n'entendait plus le brouhaha de tous le monde.
Juste...le silence. Une apaisante silence.
La dernière fois qu'il avait ouvert les yeux, il avait vu la main d'un des hommes dangereux sur sa cheville. Il avait vu Emilie, une de ses amis les envoyer valser au loin. Il aurait pu en rire tellement c'était comique mais il n'avait pas la force.
Quand il avait senti la main sur sa cheville, il avait fermé les yeux et prit dans sa main droite son collier, en or blanc avec une goutte de saphir, en pensant très fort à être protégé. Et après cela, ce fut le calme. Il voudrait tellement rester dans ce calme plat, être rassuré par ce silence, être protégé par la clarté qu'il ne voyait que derrière ses paupières qu'il ne veut pas ouvrir de peur de casser cette sérénité.
Il était toujours entrain de serrer dans sa main droite la goutte de saphir comme pour se raccrocher à quelque chose ayant peur de se perdre.
Il se rappelait d'une voix. La voix d'une femme. Apeurée mais douce.


"Si tu te sens en danger, prends dans ta main la Pierre de Zéphyr. Il te protégera de tous."

Il ne savait pas d'où il avait déjà entendu cette voix. Pas chez les Soeurs, ni dans les rues de San Francisco. Il sentait que c'était avant, bien avant San Francisco. Bien avant d'être orphelin.
Il se rappelait aussi que la voix lui avait dit qu'il y avait un endroit caché de tous dans la Pierre mais il ne se rappelait plus d'où vient l'information.