T'as déjà vu un Goéland ? PV

Je hoche la tête pour me décider que cette fois, c'est bon. Je vais arrêter de chouiner et de me morfondre sur mes échecs. Je ne vais plus m'énerver contre moi-même si fort que je ne suis plus capable de penser. Je ne passerai plus tout ce temps à ruminer ce qui ne va pas dans ma petite vie pourtant teintée de réussite.

Maintenant, je me concentre totalement sur sa métamorphose. Je l'observe très attentivement pour saisir toutes les étapes qu'elle réalise pour me montrer l'animal en chair et en magie. Je l'ai déjà regardé exécuter un sortilège, que ce soit un des siens ou un des miens, pendant nos entraînements avec notre petite société secrète. Mais cette fois j'ai le sentiment que ça va être différent, probablement parce qu'il ne s'agit pas de maîtrise pour la maîtrise mais de maîtrise pour la démonstration.

Elle se concentre et j'observe le processus. Je devine derrière ses yeux clos qu'elle réalise les cinq étapes du lancer d'un sortilège, étapes qui valent aussi bien pour la métamorphose que pour n'importe quel sort avec baguette. Je me demande ce qu'elle est en train de visualiser, alors que j'imagine bien le sentiment et l'état d'esprit dans lequel elle doit se plonger. Je verrai le résultat de sa visualisation dans sa métamorphose.

J'aime observer attentivement les métamorphoses, les miennes et celles des autres, en train de se métamorphoser. J'aime décortiquer les étapes de la transformation, le moment où la peau se forme et se remplit, les poils ou les plumes qui poussent et dans quel ordre. Quoi des ailes ou des pattes se forment en premier. J'ai d'ailleurs tendance à penser qu'une métamorphose réussie est une métamorphose qui a été pensée dans ses moindres détails même si en réalité, plus la visualisation est détaillée, plus le résultat sera long à obtenir. Cependant, et ça dépend de l'objectif du sortilège, c'est parfois plus intéressant de s'atteler à une visualisation complète en omettant aucune fibre de l'animal, que de penser l'animal dans sa globalité et de le faire apparaître imparfait en un coup de baguette.

Ces derniers mois, j'ai réalisé tellement d'essais, visualisé les mêmes animaux de toutes les manières que mon cerveau était capable d'imaginer, que j'ai pu récolter des données et faire des pronostics.

Quand Bristyle lance son sortilège, je prête une attention très particulière à chaque étape. Le mouchoir commence à prendre la forme des ailes avant toute chose, avant même de former ce corps oval. Je souris discrètement en pensant à ce que cela doit vouloir dire sur la sorcière en face de moi, probablement ses envies de grandeur et de liberté. Comme quoi, la métamorphose c'est aussi un peu de la divination. Je grimace en pensant que ma grand-mère trouverait cette idée intéressante, alors que c'est juste de la déduction.
C'est ensuite le cou, les pattes, les yeux qui apparaissent et qui se couvrent de plume, tantôt blanches tantôt noires. La métamorphose est longue mais elle est plus convenable que tous mes autres essais, et puis je ne juge pas une métamorphose à sa longueur (ni un livre à sa couverture). Quand la créature se met à brailler, mon sourire se distord en une grimace.

« C'est réussi, merci. »

Annoncé-je à ma partenaire pour cet exercice. Je me prépare, en attrapant ma baguette qui jonche le sol, à lancer le sortilège à mon tour. Quand je réalise que la créature bat des ailes comme si on froissait un mouchoir et que je vois l'air sur le visage de Bristyle, je me sens le devoir d'ajouter :

« En tout cas suffisamment. »

J'attrape un autre mouchoir dans ma poche, il faut que ce soit un mouchoir, le secoue et le pose entre le goéland de Bristyle et mes jambes croisées en tailleur.

Avec un hochement de tête décidé, je me mets à ma visualisation. Moi, je veux que ma créature soit palpable, complète, pleine de vie, fidèle à l'originale et bien vivante. Ma technique de visualisation me pousse à commencer par la texture. J'imagine d'abord le mouchoir former une boule qui progressivement se tend et se détend pour former la silhouette de l'animal, de sa tête à sa queue. Puis elle se remplit de chair, de sang et d'os. Les ailes et les pattes poussent simultanément pour donner de la hauteur à la forme rose qui bientôt est dotée de deux yeux noirs, d'un bec jaune et d'une parure en plumes.

« Avifors ! »

La formule et la gestuelle s'allient pour former le sortilège qui commence à transformer le mouchoir.

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« En tout cas suffisamment. »

Ma bouche se pince mais j'entreprends de museler mon agacement, d'en faire une boule compacte et de la lancer très loin dans mon esprit. Macbeth aurait pu s'abstenir. Je sais que ce n'était pas parfait, pas besoin de le préciser. Mais mon agacement s'est fait avaler par le monstre tapi au fond de mon esprit, alors je me contente de pincer les lèvres et de ramener mon regard, que j'avais levé pour lui jeter une œillade affligée, sur la bestiole qui s'agite devant moi. Un goéland qui fait des bruits de mouchoir froissé, en voilà une métamorphose suffisamment réussi. Splendide, magnifique. Dans ma tête, je fais défiler mon emploi du temps de ces prochains jours : j'annule une ou deux séances d'entraînements sur des sortilèges de septième année pour les remplacer par Avifors. Si dans une semaine mon sortilège fait toujours un putain de bruit de papier, Macbeth, je te jure que je l'avale devant toi, ce mouchoir.

La Gryffondor est très loin de mes pensées agacées. Elle est toute concentrée sur sa métamorphose à venir et je reconnais bien là la jeune fille que je côtoie depuis quelques semaines. On ne peut pas dire que ce soit une personne dissipée. Elle écoute avec ses deux oreilles quand il faut écouter et elle est la première à répondre quand une question est posée. Sérieuse, déterminée, un brin buté. Des qualités qui caractérisent les trois uniques membres de la Société Secrète des Savants Sorciers. Surtout le dernier point, réalisé-je en me concentrant sur le mouchoir que Macbeth dépose entre nous.

Je pose un coude sur mon genou et entoure ma joue d'une main. Elle parviendra très rapidement au résultat qu'elle espère. Elle a ce qui faut pour y parvenir. Si tant est qu'elle apaise ses grands tourments, évidemment. Je crois qu'elle avait juste besoin de sortir de son mode d'entraînement habituel, ce qu'elle a fait en venant me trouver. Mes yeux passent du mouchoir à son visage. Elle est sûrement en train d'imaginer un goéland semblable au mien. Espérons juste que le sien ne croisse pas comme un corbeau. Je me rends compte que je n'ai aucune envie de la voir échouer, même si cela apaiserait mon ego bousculé. J'ai envie qu'elle se dépasse et réussisse. Je ne sais pas très bien pourquoi. Peut-être seulement parce que je souhaite que l'aide que je lui apporte soit efficace ? Qu'elle puisse un jour se dire : c'est grâce à Aelle que je peux réussir cette métamorphose ? Peut-être, oui

Le sortilège fuse, enfin. Je me penche en avant et observe le mouchoir se mouvoir, s'entortiller et se transformer. L'objet change d'abord de texture sous mon regard curieux et il meut doucement, il grossit, grandit, s'allonge en prenant une forme qui me rappelle celle d'un goéland. Quelle étrange façon de visualiser une métamorphose ! La technique de Macbeth m'étonne : elle est intéressante. Et voilà que le mouchoir qui a l'ambition de devenir un goéland semble se remplir de l'intérieur, il devient d'avantage consistant, la forme se précise, des ailes se dessinent, une patte apparaît et deux yeux, puis... Plus rien.

Je regarde la Gryffondor à travers mes cils pour observer sa réaction avant d'en revenir à la chose que j'observe avec une mine amusée. Alors certes, c'est une bestiole qui bouge, qui a le pelage d'un goéland, la forme aussi avec sa petite tête et ses yeux fixes. Trop fixes. Et les ailes, peuvent-elles seulement se détacher du corps ? Non, elles semblent presque dessinées sur celui-ci. Pourtant, la chose bouge comme mon propre goéland, elle tourne bien la tête. Mais ses yeux sont fixes, vides, ses ailes ne sont pas vraiment des ailes et il faut dire que ce mouchoir n'a qu'une seule patte. Et pas de bec. Une tête toute ronde sans bec.

J'enferme ma lèvre entre mes deux rangées de dents pour m'empêcher de rire, même si c'est plutôt tentant. Pas par moquerie. Je ne ressens pas la moindre envie de me moquer de la tentative de Macbeth. Mais le résultat est très étonnant... Je retrouve très rapidement une contenance et m'adosse nonchalamment à la grande pierre derrière moi.

« C'est un bon début. »

J'observe la jeune fille entre mes yeux plissés.

« Je doute pas de tes capacités de visualisation. Tu as un très bon niveau en Métamorphose, tu sais visualiser. Mais y'a pas que ça, dans un sortilège. Connecte-toi à ta magie, Macbeth, sens-là couler à l'intérieur de toi. Il n'y a aucune raison pour que t'arrives pas à métamorphoser ce mouchoir en goéland. Tu as la technique et les capacités. Prends deux secondes pour oublier un peu ce que tu as appris et pour ressentir ta magie. »

En parlant, je me penche en avant, emportée par la passion qui se ressent dans mes paroles. Toujours la même lorsque j'évoque la Magie.

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Le résultat de ma métamorphose me déçoit. Je fronce les sourcils et pince les lèvres en regardant avec une pointe de désespoir ce semblant de goéland. La forme est bonne, la couleur aussi, mais il lui manque trop de choses pour être réussi.

En levant les yeux, je tombe sur le visage de Bristyle et son sourire amusé. Ça aurait pu m’énerver et me décevoir encore plus, mais étonnamment, ça me donne envie de rire. Alors je ne retiens pas ce rire qui veut sortir de ma bouche. Pendant quelques instants je le laisse aller, les yeux plissés.

Quand Bristyle se remet à parler, c’est le moment de se reconcentrer. Je l’écoute attentivement et je prends tous les enseignements que je peux.

Ressentir la magie tu dis ? C’est une bonne idée, et je me concentre trop souvent sur la technique plutôt que le ressenti. Je crois que ma professeure du jour (et de certains autres jours) sait comment ressentir sa magie, elle la fait exploser comme elle explose ses mannequins et la laisse vibrer dans tout son corps.

Alors, en bonne élève, je décide de ressentir ma magie. Avant ça, je fais disparaître la métamorphose ratée d’un coup de baguette et d’une formule prononcée tout bas. Le mouchoir reprend sa forme initiale.

Je me concentre sur ma magie, cette fois. En redressant mon dos, je ressens ma baguette entre mes doigts. C’est de ce bout de bois que ma magie s’exprime, c’est un outil que l’on apprend à utiliser et ressentir lors de la toute première année au château. Je crois que je suis capable de sentir la magie circuler dans mon corps, la plupart du temps, pour se déverser par ma baguette. Ma magie est particulière, elle s’exprime mieux avec les sorts de métamorphose parce que ma magie est créatrice. Elle s’exprime bien avec les sortilèges élémentaires, un Incendio me procure la sensation d’utiliser ma magie pleinement.

Toutes ces pensées m’aident à me connecter, bientôt je ressens les picotements caractéristiques dans mes doigts, qui se propagent dans tout mon corps et que je sens vibrer dans ma baguette - comme une extension de moi.

Maintenant, après plusieurs minutes de silence, j’ai conscience de la magie qui coule en moi. Je ressens la puissance créatrice et tout ce potentiel qui gronde. Cette sensation est électrisante, et j’ose un nouveau coup d’œil vers Bristyle qui me surveille. Je ne peux m’empêcher de sourire, parce que je me sens bien, bien mieux. C’est le moment que je me choisis pour recommencer la métamorphose.

La baguette pointée sur le mouchoir, je prends quelques grandes inspirations avant de me plonger dans la visualisation. Cette fois, ce n’est pas seulement la métamorphose que j’imagine, mais c’est la magie qui se module en s’échappant de moi par ma baguette en saule. Je vois la créature se moduler, se remplir, prendre sa forme, s’animer de vie avant de décoller ses deux ailes de son flanc pour s’envoler au dessus de nos têtes.

« Avifors ! »

Lancé-je d’une voix assurée.

Le mouchoir se transforme, exactement de la même manière qu’un peu plus tôt. Il se remplit de vie et tous les membres poussent : deux pattes, deux ailes, une tête surmontée de deux yeux bien plus expressifs et d’un bec jaune, même les plumes de la queue prennent leur forme. L’oiseau s’anime bientôt, levant une patte, ouvrant les ailes puis dans le froissement des plumes s’envole autour de nous. Il ne fait pas de bruit, parce que je ne sais pas à quoi ressemble son cri - et je doute que le croassement de celui de Bristyle soit un bon modèle.

Je regarde la créature nous survoler avec émerveillement.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 1 janv. 2024, 19:40, modifié 2 fois.

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Le silence retombe entre nous deux. Puisqu'elle a les yeux fermés, je peux aisément la regarder sans me détourner. Je lève un genou et pose mon bras dessus, je laisse tomber ma tête contre l'immense rocher derrière moi et observe silencieusement la jeune fille qui, je le sais, est en train de se connecter à sa magie. J'imagine cette dernière grouiller dans son corps mais inévitablement, ce n'est pas sa magie qui me vient à l'esprit quand j'essaie de visualiser mais la mienne. Celle que je ressens vibrer à l'intérieur de moi quand je lance un sortilège, celle qui m'arrache parfois un peu mon souffle, qui me fait ressentir une sensation de bien-être comme je n'en ai rarement connu. Non, pas de bien-être : de plénitude. Lorsque je suis connectée à ma magie, je plane dans un monde merveilleux qui n'est connu que de moi seule. Un monde fait de couleurs qui n'ont pas de nom et dans lequel ma magie est comme un immense fleuve en colère qui bouillonne, un source inestimable, un tourbillon de vie. Les yeux braqués sur ce visage qui s'offre sans le vouloir à moi, je me remémore le tourbillon de vie, sur le Plateau.

« Veux-tu savoir à quoi ressemble ta magie, et ressentir à quel point tu existes ? »

Je murmure cette phrase du bout de mes lèvres silencieuses en me demandant si Loewy pouvait deviner, lorsqu'elle m'a fait faire l'exercice de ressentir ma magie, si j'allais y découvrir un puits de pouvoir qui m'a fait tourner la tête. Un puits duquel, je me souviens très bien, je n'ai pas eu envie de m'extirper. Parfois quand il fait très nuit, qu'il est très tard, je me souviens de ces sensations et je me dis que je donnerais tout pour y retourner et ne jamais revenir dans ce monde.

La voilà qui ouvre les yeux et qui m'offre un sourire que je reconnais. C'est un sourire qui parle de ce qu'elle ressent dans son corps, de sa magie, de cette jolie sensation que l'on ressent quand on se connecte à ce qui fait de nous des sorcières. Elle ne peut pas le voir car elle se concentre sur sa métamorphose, mais je réponds à ce sourire en souriant à mon tour.

Comme elle, j'observe le mouchoir. Je le vois se transformer, se remplir, se former. Devenir un goéland tout ce qu'il y a de goéland. Avec des ailes qui bougent, deux pattes, des yeux pleins de vie et un bec. Merlin, il a un bec qu'il ouvre et referme sans faire le moindre bruit. Lorsqu'il décolle, je le suis du regard et me laisse emporter par son vol gracieux et apaisé. Il nous survole comme le ferait n'importe quel oiseau. Je songe à Nyakane, mon camarade quotidien.

Je ramène mes yeux sur la jeune fille qui s'émerveille devant moi. C'est sans doute pour cela que j'ai accepté, à l'époque, de faire partie de son petit groupe dont le nom contient trop de S. Parce que je savais déjà, ce n'était pas bien difficile à remarquer, qu'elle est faite d'une passion semblable à la mienne. D'une passion qui la pousse à exploser de colère quand elle échoue mais qui la fait aussi sourire quand elle sent sa magie dans son corps ou qu'elle crée une jolie métamorphose. Le monde devrait être fait de plus de personne comme elle. Comme l'était Thalia, songé-je avec une douleur familière au coeur. Comme le sont quelques rares personnes que j'ai rencontrées : des passionnées qui ne vivent que pour ces fragments de savoir et de connaissance qu'elles glanent chaque jour qui passe. Je ne sais pas si Macbeth correspond exactement à cette définition quotidiennement mais je sais qu'aujourd'hui, c'est le cas.

« Voilà, annoncé-je alors comme si ce qu'elle venait de faire avait été d'une simplicité enfantine. Tu dois t'entraîner encore pour que ce blocage n'arrive plus jamais, Macbeth. »

D'un coup de baguette, je fais disparaître mon propre goéland qui était toujours devant moi, statique et tout de bruits de mouchoir fait. Dans une semaine, je me promets de réussir à en créer un tout joli, tout parfait.

« Je te montrerai à quoi ressemble son cri, » affirmé-je sans douter une seule seconde de ma future réussite.

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J'ai réussi. J'ai réussi à me détacher complètement de tout ce qui gravite autour de ma magie et de la réussite de ce sortilège, de ce qui peut me tournoyer dans la tête alors que je visualise la métamorphose, de tout ce qui me préoccupe lorsque j'échoue. Et en me libérant du poids de toutes ces choses, j'ai redonné sa place à ma magie, je l'ai ressentie couler en moi et s'écraser contre le mouchoir pour en faire un parfait goéland. J'ai réussi. Et je ne peux m'empêcher de sourire à pleines dents.

« Merci, Bristyle. »

Lui dis-je pour seule réponse.

Je me détourne assez vite de la sorcière nonchalante, pour éviter qu'elle ne me contamine ou qu'elle ne me rappelle que j'ai été ridicule aujourd'hui. Pour autant, elle aura beau me regarder de travers, me traiter d'imbécile, ou regretter d'avoir intégré la SSSS après ça, moi je ne regretterai pas de lui avoir demandé de l'aide.

Dans un silence relatif, je ramasse mes affaires. Le Cromlech ne ressemble plus à rien, ainsi grimé par tous les parchemins raturés imprimés ça et là, qui sont parfois de longs textes ou de petits croquis représentant des oiseaux divers. Accroupie, je rassemble les feuilles sans faire vraiment attention, je ne trie pas, je ne lis même pas, je rassemble dans un gros tas et puis je glisse dans mon sac. Quand le Cromlech est nettoyé, je réalise que Bristyle n'est plus derrière moi.

Cela m'arrache un petit sourire, un peu idiot, qui restera sur mon visage jusqu'à ce que je rejoigne le château.

Fin.

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