Trop jeune pour mourir
Mercredi 18 Décembre,
Pont couvert menant au Cromlech
Avec @Orlaith Ó Súilleabháin
Pont couvert menant au Cromlech
Avec @Orlaith Ó Súilleabháin
TW : évocation du thème du suicide

La cour de la tour de l’Horloge était un des lieux favoris de Veronica à Poudlard, du moins quand elle n’était pas inondée d’élèves et de bruits. C’était un endroit où elle pouvait être tranquille, à moitié cachée dans un coin du couloir qui faisait le tour, ou bien assise contre la fontaine, voir nichée sur les petits murées et les arches. Parfois pour lire, pour s’entrainer avec sa baguette, ou tout simplement pour se reposer de ses courtes nuits. Mais avec la neige et la froideur du sol, elle préférait éviter de faire comme d’habitude ; avoir le derrière congelé et trempé n’était pas dans ses projets.
Au lieu de ça, elle se contentait d’aller jusqu’au pont couvert, et se poser devant le paysage, les coudes posés sur un rebord. Heureusement qu’elle n’avait pas hérité du vertige monstre de son père ! Elle ne savait pas comment il avait pu survivre à Poudlard, avec tous les escaliers, les ponts, ou même les tribunes de Quidditch – quoi que, il n'était pas du genre à aller aux matchs tout simplement.
Ce jour-là, la jeune fille n’avait pas cours de la journée, et elle était loin de s’en plaindre. Les vacances arrivaient à grand pas, bien que cela signifiait aussi que le bal de Yule approchait dangereusement. Elle avait finalement accepté d’y aller, pour son plus grand malheur… Enfin si sa grand-mère réussissait à lui envoyer une robe avant – elle lui avait envoyé un hibou le jour précédent. De plus, qui dit vacances hors du château, dit retrait des baguettes, et cela révoltait la jeune fille. Rien que l’idée de ne pas pratiquer la magie, pendant deux semaines, était frustrante… Même si elle comprenait en partie pourquoi, cela ne lui plaisait pas. C’est une des raisons pour lesquelles elle avait décidé de consacrer davantage de temps à s’entrainer ces derniers jours, ne prêtant pas vraiment attention aux échanges AMICO.
Veronica se trouvait donc au milieu du pont couvert, sa baguette en main et quelques vieilles feuilles chiffonnées dans ses poches. Cela faisait plusieurs fois que l’idée lui venait en tête, de tester le sortilège de lévitation dans des conditions plus hostiles, comme un vent particulièrement violent.
« Du vent et du froid », se dit-elle à voix haute, « un temps parfait pour se débarrasser de vieux devoirs inutiles », même si techniquement l’objectif est de n’en faire tomber aucun…
La brunette sortit un des parchemins de sa poche, un devoir d’Histoire de la Magie de première année, et le transforma en boulette. Elle savait faire léviter des objets un peu plus lourd que ça, mais elle ne voyait mal risquer de faire chuter un livre ou une boite dans le vide. Une fois la tâche accomplie, elle renforça sa prise sur sa baguette.
« Wingardium Levios- Et zut ! »
Avant même d’avoir lancé son sortilège, la boule de papier s’envola de sa main à cause du vent. Veronica essaya de s’en ressaisir et s’approcha immédiatement au bord du pont, le ventre collé contre la rambarde et le bras tendu mais c’était peine perdu, même en se penchant davantage…
Dernière modification par Veronica Blackburn le 7 sept. 2023, 16:40, modifié 3 fois.
#680853 - LE SERPENT VINT, VOIT ET VAINCRA - 5A RP - Fiche PR
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
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Trop jeune pour mourir
Cela faisait quelques jours que la neige avait envahi Poudlard : Orlaith pouvait se lever chaque matin et observer le manteau de nacre qui couvrait tous les bâtiments. Alors, ce matin, elle était une nouvelle fois sortie afin d'en profiter, décidée à tenter d'utiliser sa journée de libre pour penser à autre chose qu'aux cours.
L'enfant était donc allée se promener dans le parc, profitant des sensations que lui procuraient le crissement sous ses pieds tandis qu'elle avançait, et la poudre glacée qui se déposait peu à peu sur ses cheveux. Elle se retrouva rapidement dans la Cour de la Tour de l'Horloge. Elle avait toujours apprécié cet endroit, mais il était encore plus solennel avec les larges statues couvertes de givre et la fontaine gelée...
Tellement solennel qu'il en devenait impressionnant... Voir malaisant. La Gryffone se sentait observée, ainsi isolée parmi les phénix de pierre et les noms des sorciers tombés au combat. Un frisson la parcouru, et elle décida de partir de cet endroit.
Elle se dirigea alors vers le large pont de pierres qui en partait. Elle commença à le traverser, étonnée de la violence de la neige qui, poussée par le vent, frappait ses joues au point qu'elle sentait des coupures se former sur sa peau.
L'enfant recouvrit son visage de sa manche et baissa les yeux vers le sol pour continuer à avancer, fascinée par ce déchaînement des éléments. Elle se prit à espérer pouvoir un jour pratiquer de l'escalade dans ces conditions. Ça, ça serait un vrai challenge...
Elle releva alors les yeux, essayant de déterminer si la partie du pont à traverser était encore longue. Mais elle aperçut alors une jeune fille qui s'apprêtait à sauter du pont. Elle était penchée au dessus du rebord, le bras tendu dans l'impulsion... Elle allait sauter. Mettre fin à ses jours.
Orlaith se figea. Son cerveau se bloqua, empêchant ainsi tout son corps de fonctionner, de se précipiter à l'aide de la jeune fille. Mourir... Mourir... Si elle voulait mourir, c'est que... C'est qu'elle le voulait, que c'était son choix, qu'il devait être respecté, qu'elle ne pouvait rien faire, que... Mais elle allait mourir ! Personne ne devrait mourir, personne ne... Personne ne devrait en arriver à ce choix là ! Et personne ne devrait laisser une autre personne se faire ça ! Si elle ne faisait rien, si elle la laissait faire, ce serait comme si elle l'avait fait elle-même...
La rouquine finit par bouger et courut vers sa camarade. Elle empoigna sa taille de ses deux mains et la tira en arrière, la faisant ainsi revenir sur le pont, loin du rebord, loin de la mort. Les deux enfants tombèrent l'une sur l'autre, collées l'une à l'autre. Orlaith haleta, ne sachant quoi dire, ne sachant comment l'aider. "Tu... Tu devrais pas mourir. Personne mérite de mourir comme ça." murmura-t-elle, toujours sous le choc, tandis que ses yeux se remplissaient de larmes.
Elle n'avait jamais pleuré comme ça, sans aucune raison. D'habitude, elle n'en avait même pas grand chose à faire, des autres et de ce qui pourrait leur arriver. Mais pas comme ça. Pas... pas ça. "Te tues pas... S'il te plaît..." chuchota-t-elle.
L'enfant était donc allée se promener dans le parc, profitant des sensations que lui procuraient le crissement sous ses pieds tandis qu'elle avançait, et la poudre glacée qui se déposait peu à peu sur ses cheveux. Elle se retrouva rapidement dans la Cour de la Tour de l'Horloge. Elle avait toujours apprécié cet endroit, mais il était encore plus solennel avec les larges statues couvertes de givre et la fontaine gelée...
Tellement solennel qu'il en devenait impressionnant... Voir malaisant. La Gryffone se sentait observée, ainsi isolée parmi les phénix de pierre et les noms des sorciers tombés au combat. Un frisson la parcouru, et elle décida de partir de cet endroit.
Elle se dirigea alors vers le large pont de pierres qui en partait. Elle commença à le traverser, étonnée de la violence de la neige qui, poussée par le vent, frappait ses joues au point qu'elle sentait des coupures se former sur sa peau.
L'enfant recouvrit son visage de sa manche et baissa les yeux vers le sol pour continuer à avancer, fascinée par ce déchaînement des éléments. Elle se prit à espérer pouvoir un jour pratiquer de l'escalade dans ces conditions. Ça, ça serait un vrai challenge...
Elle releva alors les yeux, essayant de déterminer si la partie du pont à traverser était encore longue. Mais elle aperçut alors une jeune fille qui s'apprêtait à sauter du pont. Elle était penchée au dessus du rebord, le bras tendu dans l'impulsion... Elle allait sauter. Mettre fin à ses jours.
Orlaith se figea. Son cerveau se bloqua, empêchant ainsi tout son corps de fonctionner, de se précipiter à l'aide de la jeune fille. Mourir... Mourir... Si elle voulait mourir, c'est que... C'est qu'elle le voulait, que c'était son choix, qu'il devait être respecté, qu'elle ne pouvait rien faire, que... Mais elle allait mourir ! Personne ne devrait mourir, personne ne... Personne ne devrait en arriver à ce choix là ! Et personne ne devrait laisser une autre personne se faire ça ! Si elle ne faisait rien, si elle la laissait faire, ce serait comme si elle l'avait fait elle-même...
La rouquine finit par bouger et courut vers sa camarade. Elle empoigna sa taille de ses deux mains et la tira en arrière, la faisant ainsi revenir sur le pont, loin du rebord, loin de la mort. Les deux enfants tombèrent l'une sur l'autre, collées l'une à l'autre. Orlaith haleta, ne sachant quoi dire, ne sachant comment l'aider. "Tu... Tu devrais pas mourir. Personne mérite de mourir comme ça." murmura-t-elle, toujours sous le choc, tandis que ses yeux se remplissaient de larmes.
Elle n'avait jamais pleuré comme ça, sans aucune raison. D'habitude, elle n'en avait même pas grand chose à faire, des autres et de ce qui pourrait leur arriver. Mais pas comme ça. Pas... pas ça. "Te tues pas... S'il te plaît..." chuchota-t-elle.
@Veronica Blackburn dis moi si ça te va 
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
Trop jeune pour mourir
Sa première tentative de sort était loin d’être glorieuse. Avec le vent, la boulette de parchemin s’était en quelque sorte coincée sur la rambarde. Mais à une distance inatteignable à bout de bras, comme pour se moquer de Veronica. Bien, tu ne veux pas que je te rattrape à la main ? On va faire ça avec de la magie alors !
Toujours penchée, la jeune fille s’apprêta à passer son bras droit au-dessus de la barrière pour lancer un sortilège de lévitation avant d’être violemment attraper par quelqu’un. L’adolescente poussa un cri de surprise, et aurait lâché sa baguette dans le vide, si elle n’avait pas été en plus tiré vers l’arrière. En quelques secondes, elle se retrouva à terre, collée à… à une élève ?
Mourir, me tuer… mais de quoi elle parle celle-là ? Et… elle pleure en plus ?
Instinctivement, elle eut un mouvement sec de recul, repoussant la jeune fille rousse, et se releva rapidement. D’un coup d’œil rapide autour d’elle, elle vérifia qu’il n’y avait eu aucun témoin de cette chute ridicule. Une fois rassurée, elle se reconcentra sur l’autre sorcière, qui s’était mise à pleurer.
« Mais ça va pas dans la tête toi ? D’où tu te permets de faire peur aux gens comme ça ? J’ai failli faire tomber ma baguette à cause de toi ! Ma baguette. Et qu’est-ce qui te fait croire que je voulais me tuer hein ? C’est pas comme si j’allais saut- Oh. »
Oh.
Effectivement, en y repensant, la situation pouvait porter à confusion. Qui se pencherait au-dessus d’une rambarde pour récupérer un vieux devoir ? Personne. Et encore moins elle-même, si cela n’avait pas été dans le but d’un entrainement et d’une expérience. Mais la rousse aurait quand même pu faire autrement.
J’ai quand même failli perdre ma baguette dans cette histoire !
« Bon, la situation pouvait prêter à confusion, certes. Mais je vois pas en quoi c’est tes affaires ! Si j’avais eu envie de sauter du pont, et ce n’est absolument pas le cas, c’est que j’aurais surement eu une bonne raison, qui ne te regarde en rien ! »
C’était faux bien sûr, Veronica ne pensait pas qu’il y avait de bonnes raisons de sauter – hormis si l’on savait voler, ou si c’était pour faire un plongeon dans de l’eau. Et elle était loin de vouloir mourir tout de suite, alors qu’elle n’avait même pas encore fini sa scolarité ni même fait quelque chose d’incroyable encore. Mais elle ne supportait pas l’idée d’avoir été interrompue, et encore moins par quelqu’un qu’elle ne connaissait pas.
Comme si j’avais voulu sauter… A la limite, pousser quelqu’un oui, mais sauter…
@Orlaith Ó Súilleabháin
Toujours penchée, la jeune fille s’apprêta à passer son bras droit au-dessus de la barrière pour lancer un sortilège de lévitation avant d’être violemment attraper par quelqu’un. L’adolescente poussa un cri de surprise, et aurait lâché sa baguette dans le vide, si elle n’avait pas été en plus tiré vers l’arrière. En quelques secondes, elle se retrouva à terre, collée à… à une élève ?
Mourir, me tuer… mais de quoi elle parle celle-là ? Et… elle pleure en plus ?
Instinctivement, elle eut un mouvement sec de recul, repoussant la jeune fille rousse, et se releva rapidement. D’un coup d’œil rapide autour d’elle, elle vérifia qu’il n’y avait eu aucun témoin de cette chute ridicule. Une fois rassurée, elle se reconcentra sur l’autre sorcière, qui s’était mise à pleurer.
« Mais ça va pas dans la tête toi ? D’où tu te permets de faire peur aux gens comme ça ? J’ai failli faire tomber ma baguette à cause de toi ! Ma baguette. Et qu’est-ce qui te fait croire que je voulais me tuer hein ? C’est pas comme si j’allais saut- Oh. »
Oh.
Effectivement, en y repensant, la situation pouvait porter à confusion. Qui se pencherait au-dessus d’une rambarde pour récupérer un vieux devoir ? Personne. Et encore moins elle-même, si cela n’avait pas été dans le but d’un entrainement et d’une expérience. Mais la rousse aurait quand même pu faire autrement.
J’ai quand même failli perdre ma baguette dans cette histoire !
« Bon, la situation pouvait prêter à confusion, certes. Mais je vois pas en quoi c’est tes affaires ! Si j’avais eu envie de sauter du pont, et ce n’est absolument pas le cas, c’est que j’aurais surement eu une bonne raison, qui ne te regarde en rien ! »
C’était faux bien sûr, Veronica ne pensait pas qu’il y avait de bonnes raisons de sauter – hormis si l’on savait voler, ou si c’était pour faire un plongeon dans de l’eau. Et elle était loin de vouloir mourir tout de suite, alors qu’elle n’avait même pas encore fini sa scolarité ni même fait quelque chose d’incroyable encore. Mais elle ne supportait pas l’idée d’avoir été interrompue, et encore moins par quelqu’un qu’elle ne connaissait pas.
Comme si j’avais voulu sauter… A la limite, pousser quelqu’un oui, mais sauter…
@Orlaith Ó Súilleabháin
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Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
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Trop jeune pour mourir
A peine les deux enfants étaient-elles tombées à terre, Orlaith pensant avoir ainsi sauvé la vie de sa camarade et toujours en proie à de vives émotions assez contradictoire face à la tentative de suicide auquel elle venait d'assister que la Serpentard s'énerva d'un coup, hurlant après la Gryffone.
C'était relativement normal : si elle projetait de mettre fin à ses jours, elle ne devait pas être ravie que la petite sorcière ait mis à mal ses plans de la sorte, d'autant que c'était sa vie et qu'elle devrait pouvoir en disposer comme elle le souhaitait.
Au final, Orlaith s'était immiscée dans une décision qui ne la regardait absolument pas, et la détresse qui l'avait saisie n'était aucunement une excuse pour avoir pu prétendre décider de la vie d'une autre personne. Normal que celle-ci soit en colère, mais c'était quand même vraiment bête de commettre une tentative de la sorte au milieu du pont traversé par tous les habitants de Poudlard. Niveau discrétion on avait fait mieux...
Plongée dans ses pensées, tentant de retrouver sa contenance, la rouquine n'avait pas du tout suivi la tirade de sa camarade, se contentant de constater sa colère, qui si elle pouvait être perçue comme légitime contribuait également à la tendre de son côté.
Elle s'essuya d'ailleurs les yeux d'un coup de manche rageur. Depuis quand pleurait-elle de la sorte ?! Elle n'avait aucune idée de pourquoi la scène l'avait impactée de la sorte, et se sentir aussi vulnérable la mettait franchement mal à l'aise.
Mais... la fille n'allait pas sauter ? Comment ça elle n'allait pas sauter ?! Il n'y avait aucun doute, Orlaith l'avait vu de ses yeux, la situation ne prêtait pas du tout à confusion comme la fille semblait le dire. La Gryffone avait une bonne vue, ses yeux ne la trompaient pas et c'était impossible que la Serpentard n'ait pas tenté de se jeter au dessus de la rambarde.
Pourquoi mentait-elle ? Qu'est ce que ça pouvait lui apporter ? Est-ce qu'elle avait honte ? Elle n'en avait pas l'air...
Ce qui n'était pas faux, c'est que ce n'était en aucun cas les affaires de la petite irlandaise. Fin, en théorie, parce que quiconque se promenait sur un pont se retrouvait responsable s'iel voyait une personne prête à sauter.
Mais le ton de la Serpentard commença à faire monter les nerfs de la rouquine, qui ne put s'empêcher de prendre un ton assez agressif. "Mais tu te prends pour qui à me parler comme ça alors que j'essayais de te sauver la vie ?! Je m'en fous de ta baguette, je t'assure que c'était vraiment pas ton problème ! Et si tu veux pas ce genre de situation, t'as qu'à faire plus attention à toi, parce que même si tu voulais pas sauter, y'aurais eu une rafale de vent à ce moment là tu serais déjà de l'autre côté ! Et ça m'aurait regardé quand j'aurais dû passer chez le psy toutes les semaines après t'avoir vu t'écraser en bas. Alors la moindre des choses c'est de dire merci."
C'était relativement normal : si elle projetait de mettre fin à ses jours, elle ne devait pas être ravie que la petite sorcière ait mis à mal ses plans de la sorte, d'autant que c'était sa vie et qu'elle devrait pouvoir en disposer comme elle le souhaitait.
Au final, Orlaith s'était immiscée dans une décision qui ne la regardait absolument pas, et la détresse qui l'avait saisie n'était aucunement une excuse pour avoir pu prétendre décider de la vie d'une autre personne. Normal que celle-ci soit en colère, mais c'était quand même vraiment bête de commettre une tentative de la sorte au milieu du pont traversé par tous les habitants de Poudlard. Niveau discrétion on avait fait mieux...
Plongée dans ses pensées, tentant de retrouver sa contenance, la rouquine n'avait pas du tout suivi la tirade de sa camarade, se contentant de constater sa colère, qui si elle pouvait être perçue comme légitime contribuait également à la tendre de son côté.
Elle s'essuya d'ailleurs les yeux d'un coup de manche rageur. Depuis quand pleurait-elle de la sorte ?! Elle n'avait aucune idée de pourquoi la scène l'avait impactée de la sorte, et se sentir aussi vulnérable la mettait franchement mal à l'aise.
Mais... la fille n'allait pas sauter ? Comment ça elle n'allait pas sauter ?! Il n'y avait aucun doute, Orlaith l'avait vu de ses yeux, la situation ne prêtait pas du tout à confusion comme la fille semblait le dire. La Gryffone avait une bonne vue, ses yeux ne la trompaient pas et c'était impossible que la Serpentard n'ait pas tenté de se jeter au dessus de la rambarde.
Pourquoi mentait-elle ? Qu'est ce que ça pouvait lui apporter ? Est-ce qu'elle avait honte ? Elle n'en avait pas l'air...
Ce qui n'était pas faux, c'est que ce n'était en aucun cas les affaires de la petite irlandaise. Fin, en théorie, parce que quiconque se promenait sur un pont se retrouvait responsable s'iel voyait une personne prête à sauter.
Mais le ton de la Serpentard commença à faire monter les nerfs de la rouquine, qui ne put s'empêcher de prendre un ton assez agressif. "Mais tu te prends pour qui à me parler comme ça alors que j'essayais de te sauver la vie ?! Je m'en fous de ta baguette, je t'assure que c'était vraiment pas ton problème ! Et si tu veux pas ce genre de situation, t'as qu'à faire plus attention à toi, parce que même si tu voulais pas sauter, y'aurais eu une rafale de vent à ce moment là tu serais déjà de l'autre côté ! Et ça m'aurait regardé quand j'aurais dû passer chez le psy toutes les semaines après t'avoir vu t'écraser en bas. Alors la moindre des choses c'est de dire merci."
@Veronica Blackburn milles excuses pour mon retard...
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
Trop jeune pour mourir
Elle ne prêtait pas attention aux réactions de la Gryffondor, concentrée sur son propre flot de parole. Ce n’est que lorsqu’elle eut fini que la brunette se concentra réellement la fille. Bien que muette durant la tirade de la rousse, elle n’en était pas moins attentive. Elle essaya de se calmer, mais les paroles qui lui étaient adressées ne l’aidaient pas.
Je me prends pour qui ? Mais je t’ai rien demandé !
Elle commença à s’énerver contre la Serpentard. Veronica souffla, mais refusa de baisser son regard. Elle ne serait jamais tombée, même s’il y avait eu une bourrasque de vent, la jeune fille n’était pas si bête. Sa réaction avait été certes impulsive, surtout pour récupérer une simple feuille de papier qu’elle comptait sacrifier. Mais elle repoussa l’idée de s’être mise en danger, même involontairement.
« Te dire merci ? Pourquoi ? Merci de te mêler de chose qui ne te regarde pas ? Tu veux que je me sente désolée pour toi, et tes soi-disantes consultations chez un psychomage ? »
La colère de la deuxième année s’était atténuée, mais elle n’en restait pas moins de mauvaise humeur. Elle n’était pas là pour se battre avec une autre élève, mais pour expérimenter ses limites dans la pratique du sortilège de lévitation. Avec ce temps, elle avait espéré ne tomber sur personne. Bien sûr, ce qu’elle souhaitait était souvent très différent de la réalité. Et cela ne s’appliquait pas uniquement à la situation. Veronica était déjà assez frustrée par les vacances qui approchaient, qu’elle aurait préféré passer à Poudlard.
« Et je n’avais pas besoin que tu viennes m’aider. »
Veronica ne put s’empêcher d’insister sur le dernier mot. Ce n’était pas pour l’aider que l’autre sorcière était intervenue. Que la situation avait été comme ce que la griffone pensait ou non, son intervention n’était qu’un acte d’égoïsme. L’une des premières choses qui lui était venue était cette histoire de psy ? Vu la hauteur du pont couvert, il y avait peu de chance qu’elle réussisse à distinguer réellement un corps tout en bas.
« Je n’allais pas tomber, et je ne comptais pas sauter, alors tu peux partir. »
Au lieu de continuer de parler, elle décida de choisir l’ignorance. Tournant le dos à celle qui avait interrompu ses activités, elle s’approcha de nouveau de la barrière, pour voir si le papier était encore là, coincé contre les morceaux de bois. Malheureusement celui-ci avait disparu, et avait surement chuté dans le vide. Il ne lui restait plus que deux parchemins chiffonnés dans les poches. Elle souffla de nouveau. Sa première tentative – si elle pouvait l’appeler comme cela – avait été un échec.
Je me prends pour qui ? Mais je t’ai rien demandé !
Elle commença à s’énerver contre la Serpentard. Veronica souffla, mais refusa de baisser son regard. Elle ne serait jamais tombée, même s’il y avait eu une bourrasque de vent, la jeune fille n’était pas si bête. Sa réaction avait été certes impulsive, surtout pour récupérer une simple feuille de papier qu’elle comptait sacrifier. Mais elle repoussa l’idée de s’être mise en danger, même involontairement.
« Te dire merci ? Pourquoi ? Merci de te mêler de chose qui ne te regarde pas ? Tu veux que je me sente désolée pour toi, et tes soi-disantes consultations chez un psychomage ? »
La colère de la deuxième année s’était atténuée, mais elle n’en restait pas moins de mauvaise humeur. Elle n’était pas là pour se battre avec une autre élève, mais pour expérimenter ses limites dans la pratique du sortilège de lévitation. Avec ce temps, elle avait espéré ne tomber sur personne. Bien sûr, ce qu’elle souhaitait était souvent très différent de la réalité. Et cela ne s’appliquait pas uniquement à la situation. Veronica était déjà assez frustrée par les vacances qui approchaient, qu’elle aurait préféré passer à Poudlard.
« Et je n’avais pas besoin que tu viennes m’aider. »
Veronica ne put s’empêcher d’insister sur le dernier mot. Ce n’était pas pour l’aider que l’autre sorcière était intervenue. Que la situation avait été comme ce que la griffone pensait ou non, son intervention n’était qu’un acte d’égoïsme. L’une des premières choses qui lui était venue était cette histoire de psy ? Vu la hauteur du pont couvert, il y avait peu de chance qu’elle réussisse à distinguer réellement un corps tout en bas.
« Je n’allais pas tomber, et je ne comptais pas sauter, alors tu peux partir. »
Au lieu de continuer de parler, elle décida de choisir l’ignorance. Tournant le dos à celle qui avait interrompu ses activités, elle s’approcha de nouveau de la barrière, pour voir si le papier était encore là, coincé contre les morceaux de bois. Malheureusement celui-ci avait disparu, et avait surement chuté dans le vide. Il ne lui restait plus que deux parchemins chiffonnés dans les poches. Elle souffla de nouveau. Sa première tentative – si elle pouvait l’appeler comme cela – avait été un échec.
Excuse moi du retard
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Trop jeune pour mourir
La Serpentard continuait à fixer Orlaith dans les yeux, ne semblant pas le moins du monde désolée - ou même embêtée - ce qui ne contribuait pas à la calmer. Et sa réplique non plus. Se mêler de choses qui ne la regardaient pas. Une personne qui risquait de mourir devant elle ne la regardait pas ! Alors ça, c'était la meilleure. Mais elle n'avait vraiment aucune remise en question cette fille ?!
Ce n'était pas une question d'être désolée mais une question de ne pas être insultante ! Mais apparemment c'était déjà trop demander. La Gryffone serra les poings. Elle allait vraiment lui en mettre une, c'est pas possible d'être aussi stupide et prétentieuse !
Effectivement, peut-être que pour cette fois elle n'avait pas besoin d'aide. Mais il n'y avait rien qui le montrait : ça aurait parfaitement pu être le cas, et ça serait peut-être le cas dans le futur. Et ce jour là, elle serait sûrement très heureuse que quelqu'un lui apporte de l'aide ! Alors pour quelqu'un qui semblait en danger de la sorte et qui risquait sa vie de manière aussi bête, elle ferait peut-être bien de moins la ramener.
Je n'allais pas tomber, mais qu'est-ce qu'elle en savait d'abord ! Peut-être que si Orlaith ne l'avait pas ramenée en arrière, peut-être que si elle avait laissé le vent faire son travail, elle serait écrasée en bas à l'heure qu'il est. Mais madame devait sûrement avoir des visions du futur pour affirmer les choses aussi catégoriquement !
L'enfant leva les sourcils et dévisagea sa camarade de la tête aux pieds, un air de mépris clairement affiché sur son visage. Et bah, ce qui était sûr c'est que son ego était plus haut que son intelligence. Mais effectivement, elle n'allait pas tarder à partir. Elle avait autre chose à faire de sa vie que de s'embrouiller avec ce genre de personnes...
La Serpentard se retourna alors, faisant à nouveau face au vide et s'approchant de la barrière. Orlaith grimaça. Non, elle n'allait sûrement pas tenter de sauter après la scène qui devait se dérouler. Il fallait se détendre.
Mais le fait qu'elle ose se détourner - lui manquant ainsi une nouvelle fois de respect - raviva la colère de la rouquine. "Excuse-moi, je ne savais pas que tu avais un don en divination ! Dans ce cas tu aurait peut-être du mettre un petit panneau "Ne vous inquiétez pas ! Je vois le futur et aucune rafale ne me fera tomber, c'est pour ça que je me mets dans une position aussi dangereuse ! Surtout, n'essayez pas de me sauver la vie, c'est inutile puisqu'en tant qu'imbécile prétentieuse je ne perdais pas beaucoup à m'écraser en bas, et même si vous me sauvez je vous ferais simplement perdre 20min de votre vie à vous faire la morale !" Ça marcherait sûrement mieux."
La petite sorcière grimaça en concluant sa phrase. Ce n'était pas forcément la meilleure idée d'insulter frontalement une Serpentard qui faisait une tête de plus qu'elle mais elle n'avait pas su se retenir. Et de toute façon, elle n'allait pas s'empêcher d'exprimer le fin-fond de sa pensée.
La rouquine avait rarement été aussi amère, et le fait d'avoir pour une fois tenté d'être un minimum aimable avec autrui - qu'elle pensait sincèrement en position de danger - pour au final être traitée de la sorte la faisait réellement exploser. Ça lui apprendrait à être empathique !
Ce n'était pas une question d'être désolée mais une question de ne pas être insultante ! Mais apparemment c'était déjà trop demander. La Gryffone serra les poings. Elle allait vraiment lui en mettre une, c'est pas possible d'être aussi stupide et prétentieuse !
Effectivement, peut-être que pour cette fois elle n'avait pas besoin d'aide. Mais il n'y avait rien qui le montrait : ça aurait parfaitement pu être le cas, et ça serait peut-être le cas dans le futur. Et ce jour là, elle serait sûrement très heureuse que quelqu'un lui apporte de l'aide ! Alors pour quelqu'un qui semblait en danger de la sorte et qui risquait sa vie de manière aussi bête, elle ferait peut-être bien de moins la ramener.
Je n'allais pas tomber, mais qu'est-ce qu'elle en savait d'abord ! Peut-être que si Orlaith ne l'avait pas ramenée en arrière, peut-être que si elle avait laissé le vent faire son travail, elle serait écrasée en bas à l'heure qu'il est. Mais madame devait sûrement avoir des visions du futur pour affirmer les choses aussi catégoriquement !
L'enfant leva les sourcils et dévisagea sa camarade de la tête aux pieds, un air de mépris clairement affiché sur son visage. Et bah, ce qui était sûr c'est que son ego était plus haut que son intelligence. Mais effectivement, elle n'allait pas tarder à partir. Elle avait autre chose à faire de sa vie que de s'embrouiller avec ce genre de personnes...
La Serpentard se retourna alors, faisant à nouveau face au vide et s'approchant de la barrière. Orlaith grimaça. Non, elle n'allait sûrement pas tenter de sauter après la scène qui devait se dérouler. Il fallait se détendre.
Mais le fait qu'elle ose se détourner - lui manquant ainsi une nouvelle fois de respect - raviva la colère de la rouquine. "Excuse-moi, je ne savais pas que tu avais un don en divination ! Dans ce cas tu aurait peut-être du mettre un petit panneau "Ne vous inquiétez pas ! Je vois le futur et aucune rafale ne me fera tomber, c'est pour ça que je me mets dans une position aussi dangereuse ! Surtout, n'essayez pas de me sauver la vie, c'est inutile puisqu'en tant qu'imbécile prétentieuse je ne perdais pas beaucoup à m'écraser en bas, et même si vous me sauvez je vous ferais simplement perdre 20min de votre vie à vous faire la morale !" Ça marcherait sûrement mieux."
La petite sorcière grimaça en concluant sa phrase. Ce n'était pas forcément la meilleure idée d'insulter frontalement une Serpentard qui faisait une tête de plus qu'elle mais elle n'avait pas su se retenir. Et de toute façon, elle n'allait pas s'empêcher d'exprimer le fin-fond de sa pensée.
La rouquine avait rarement été aussi amère, et le fait d'avoir pour une fois tenté d'être un minimum aimable avec autrui - qu'elle pensait sincèrement en position de danger - pour au final être traitée de la sorte la faisait réellement exploser. Ça lui apprendrait à être empathique !
Désolée pour ce retard. Je crois qu'Orlaith a pas trop apprécié l'acerbité de Niks
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
Trop jeune pour mourir
Le vent fort et le froid mordant avaient certainement créé des conditions difficiles, mais elle ne pouvait pas se contenter d'accuser la météo – c’était un exercice pour tester ses propres limites après tout. Alors elle commença à essayer de déconstruire les raisons de son échec. Sa concentration ? Peut-être avait-elle été distraite par un léger manque de focalisation. Ou bien simplement la puissance de son sortilège de lévitation ? Le vent fort pouvait certainement avoir un impact sur le sort en le dispersant, et il se pourrait bien qu'elle n'ait pas canalisé suffisamment de magie pour contrer les éléments.
Son attention se tourna de nouveau vers l’intruse. Visiblement, les répliques piquantes de Veronica avaient atteint la jeune sorcière, ou en tout cas elles avaient touché une corde sensible, car au lieu de s’en aller comme lui avait conseillé la brunette, la rousse décida de lui sortir une autre de ses tirades. Comme si c’était la première année la victime de l’histoire, alors qu’Orlaith était à l’origine de leur confrontation.
Les Gryffondor et leur syndrome du héro stupide…
Un tsk s’échappa de la bouche de Veronica, marquant l’agacement persistant que la présence de la Gryffondor provoquait chez elle. Le regard de Veronica, dénuée de toute empathie, se posa une dernière fois sur Orlaith, avec un mélange d'irritation et de mépris. Elle n'était pas du tout intéressée par une réconciliation, et n’avait aucune raison de chercher à pacifier la situation. Son seul but était de revenir à son entraînement de sortilège de lévitation et de retrouver sa tranquillité.
Si seulement il n’y avait plus cette loi sur les baguettes et sur la pratique de la magie en dehors de l’école, ou bien si elle n’était pas obligée de revenir pour les vacances… Elle n’aurait pas ce sentiment frustrant de perte de temps, qui l’avait poussé à se trouver là, dans un lieu public avec le risque de se faire embêter par ses camarades comme à présent.
« C’est bon ? Tu as fini ta crise ? », dit-elle en se tournant de nouveau vers le paysage. Quand est-ce qu’elle comprendrait le message ? Après tout, elles avaient déjà perdu trop de temps et d'énergie dans cette altercation inutile. La deuxième année ferma un instant les yeux, pour se reconcentrer. Elle sentait le fouet encore puissant du vent passer sur son visage, accompagnant le froid mordant de l’hiver. C’était un temps qu’elle appréciait étrangement, et elle espérait que la solitude régnerait de nouveau autour d'elle. Orlaith, avec sa soudaine interruption et ses paroles acerbes, avait été une perturbation temporaire. Mais Veronica n'était pas du genre à se laisser déstabiliser par les autres, de moins, pas longtemps. Elle avait ses propres objectifs et ne permettrait à personne de les entraver.
Son attention se tourna de nouveau vers l’intruse. Visiblement, les répliques piquantes de Veronica avaient atteint la jeune sorcière, ou en tout cas elles avaient touché une corde sensible, car au lieu de s’en aller comme lui avait conseillé la brunette, la rousse décida de lui sortir une autre de ses tirades. Comme si c’était la première année la victime de l’histoire, alors qu’Orlaith était à l’origine de leur confrontation.
Les Gryffondor et leur syndrome du héro stupide…
Un tsk s’échappa de la bouche de Veronica, marquant l’agacement persistant que la présence de la Gryffondor provoquait chez elle. Le regard de Veronica, dénuée de toute empathie, se posa une dernière fois sur Orlaith, avec un mélange d'irritation et de mépris. Elle n'était pas du tout intéressée par une réconciliation, et n’avait aucune raison de chercher à pacifier la situation. Son seul but était de revenir à son entraînement de sortilège de lévitation et de retrouver sa tranquillité.
Si seulement il n’y avait plus cette loi sur les baguettes et sur la pratique de la magie en dehors de l’école, ou bien si elle n’était pas obligée de revenir pour les vacances… Elle n’aurait pas ce sentiment frustrant de perte de temps, qui l’avait poussé à se trouver là, dans un lieu public avec le risque de se faire embêter par ses camarades comme à présent.
« C’est bon ? Tu as fini ta crise ? », dit-elle en se tournant de nouveau vers le paysage. Quand est-ce qu’elle comprendrait le message ? Après tout, elles avaient déjà perdu trop de temps et d'énergie dans cette altercation inutile. La deuxième année ferma un instant les yeux, pour se reconcentrer. Elle sentait le fouet encore puissant du vent passer sur son visage, accompagnant le froid mordant de l’hiver. C’était un temps qu’elle appréciait étrangement, et elle espérait que la solitude régnerait de nouveau autour d'elle. Orlaith, avec sa soudaine interruption et ses paroles acerbes, avait été une perturbation temporaire. Mais Veronica n'était pas du genre à se laisser déstabiliser par les autres, de moins, pas longtemps. Elle avait ses propres objectifs et ne permettrait à personne de les entraver.
Vraiment navrée pour la réponse tardive...
#680853 - LE SERPENT VINT, VOIT ET VAINCRA - 5A RP - Fiche PR
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
Trop jeune pour mourir
La colère battait dans les tempes de la fillette. Si elle pouvait faire une liste de tout ce qu'elle détestait chez les gens, cette Serpentard semblait remplir la plupart des critères. Sa désinvolture et son arrogance lui renvoyaient simplement sa propre impétuosité. Que son adversaire soit si calme et si sûre d'elle énervait la Gryffone plus sûrement que si elle l'avait insultée.
Sa dernière réplique n'apaisa pas les choses. Elle ferma ses poings, laissant ses courts ongles s'enfoncer dans ses paumes. Sa crise ?! Mais de quel droit se permettait-elle de la traiter comme ça, comme une enfant stupide et immature alors qu'elle était plus intelligente que beaucoup de grands ! Non, la brune cherchait forcément à la faire partir en vrille, à la pousser à bout.
Elle se pencha à nouveau au dessus de la balustrade, allant jusqu'à fermer ses yeux. L'impulsion claire et précise de la pousser, légèrement, juste assez pour aider un peu le travail du vent, s'implémenta dans son esprit. Juste poser sa main dans son dos et appuyer vers l'avant, et les éléments dont la Verte semblait si peu se soucier feraient leur travail.
Mais non, non, il ne fallait pas qu'elle se laisse submerger par ce genre d'idées... Ca la menait trop souvent à faire des bêtises. Et quand elle faisait des bêtises de ce genre à Poudlard - oui, apparemment éliminer un.e nuisible était répréhensible - elle risquait de se faire renvoyer. Et ça, c'était pas une bonne idée. Non, il fallait qu'elle se contrôle.
Elle respira calmement, apaisant sa colère. Ou du moins essayant de le faire. Elle était mature, elle n'allait pas se laisser déstabiliser par une prétentieuse dans ce genre. Et puis, si elle restait convaincue que la violence était une solution comme une autre, elle valait mieux que ça. Elle n'allait pas s'épuiser pour elle.
Bon, elle avait beau se répéter ça dans sa tête, visiblement, elle avait du mal à réellement se calmer. Ses joues étaient toujours rougies, ses cheveux presque ébouriffés, on pourrait voir de la fumée sortir de ses oreilles si on se concentrait bien ! Mais elle se sentait humiliée. Et elle ne comptait pas lui donner matière à renforcer cette humiliation avec une petite phrase acerbe bien sentie qui réduirait à néant ses tirades pleines de colère.
Quelques larmes montèrent aux yeux de la rouquine. Le froid, c'est forcément le froid se convainquit-elle. Elle ferma ses paupières pour les faire disparaître. Pathétique. C'était rare qu'elle emploie ce genre de termes envers elle même, mais c'était le seul qualificatif qu'elle pourrait employer là maintenant.
"Même pas capable d'être reconnaissante..." marmonna-t-elle entre ses dents. "T'aurais juste dit merci ça se serait fini là. T'as commencé à gueuler et après tu viens faire la meuf." Elle toisa la Serpentard, retenant le flux colérique qu'elle aurait voulu lui envoyer. Il fallait qu'elle se comporte dignement.
Sa dernière réplique n'apaisa pas les choses. Elle ferma ses poings, laissant ses courts ongles s'enfoncer dans ses paumes. Sa crise ?! Mais de quel droit se permettait-elle de la traiter comme ça, comme une enfant stupide et immature alors qu'elle était plus intelligente que beaucoup de grands ! Non, la brune cherchait forcément à la faire partir en vrille, à la pousser à bout.
Elle se pencha à nouveau au dessus de la balustrade, allant jusqu'à fermer ses yeux. L'impulsion claire et précise de la pousser, légèrement, juste assez pour aider un peu le travail du vent, s'implémenta dans son esprit. Juste poser sa main dans son dos et appuyer vers l'avant, et les éléments dont la Verte semblait si peu se soucier feraient leur travail.
Mais non, non, il ne fallait pas qu'elle se laisse submerger par ce genre d'idées... Ca la menait trop souvent à faire des bêtises. Et quand elle faisait des bêtises de ce genre à Poudlard - oui, apparemment éliminer un.e nuisible était répréhensible - elle risquait de se faire renvoyer. Et ça, c'était pas une bonne idée. Non, il fallait qu'elle se contrôle.
Elle respira calmement, apaisant sa colère. Ou du moins essayant de le faire. Elle était mature, elle n'allait pas se laisser déstabiliser par une prétentieuse dans ce genre. Et puis, si elle restait convaincue que la violence était une solution comme une autre, elle valait mieux que ça. Elle n'allait pas s'épuiser pour elle.
Bon, elle avait beau se répéter ça dans sa tête, visiblement, elle avait du mal à réellement se calmer. Ses joues étaient toujours rougies, ses cheveux presque ébouriffés, on pourrait voir de la fumée sortir de ses oreilles si on se concentrait bien ! Mais elle se sentait humiliée. Et elle ne comptait pas lui donner matière à renforcer cette humiliation avec une petite phrase acerbe bien sentie qui réduirait à néant ses tirades pleines de colère.
Quelques larmes montèrent aux yeux de la rouquine. Le froid, c'est forcément le froid se convainquit-elle. Elle ferma ses paupières pour les faire disparaître. Pathétique. C'était rare qu'elle emploie ce genre de termes envers elle même, mais c'était le seul qualificatif qu'elle pourrait employer là maintenant.
"Même pas capable d'être reconnaissante..." marmonna-t-elle entre ses dents. "T'aurais juste dit merci ça se serait fini là. T'as commencé à gueuler et après tu viens faire la meuf." Elle toisa la Serpentard, retenant le flux colérique qu'elle aurait voulu lui envoyer. Il fallait qu'elle se comporte dignement.
Désolée pour ce retard interminable...
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
Trop jeune pour mourir
La petite héroïne rouge n’est pas contente d’avoir son merci ou sa récompense, quel dommage... Elle leva les yeux en l’air et se retenu de faire une grimace. Faire la meuf ? Non seulement la rouge semblait être incapable de passer à autre chose aussi rapidement que la verte, mais sa familiarité commençait également à se montrer dans son langage. Depuis quand agir comme une femme était péjoratif, notamment pour une fille ? Les expressions de péquenaud n’avaient aucun sens, et celle-ci encore moins – si ce n’était une connotation sexiste. Orlaith descendit encore plus bas dans le respect de la franco-écossaise, qui ne se vit pas le moins du monde affectée par les paroles de la sorcière. Bien qu’elle ne s’était pas détournée d’un pouce de ses actions, la deuxième année pouvait aisément imaginer les fulminations de son irritable fausse sauveuse. Typique des cul-terreux de Gryffondor, de perdre leur sang froid pour un rien. Enfin, un rien… Certes, un ‘saut’ d’un pont n’avait pas non plus un caractère commun, mais cela n’en avait pas été un ! Et la situation était passée et résolue, du moins du côté de la plus âgée.
La situation aurait même été amusante pour Veronica, si celle-ci n’était pas encore sous l’effet de la gêne et de sa fierté. Elle n’avait pas eu le contrôle de la situation, et un accident aurait pu arriver du à un moment d’égarement – d’idiotie même. Néanmoins, il en faudrait beaucoup plus pour qu’elle accepte de reconnaitre quoi que ce soit ou même d’y penser à ce moment-là, devant quelqu’un. Surtout ce genre de quelqu’un. Alors elle continua à ignorer le lionceau et sortit une autre boulette de parchemin de sa cape. Avant de réentreprendre ses essais, elle se focalisa davantage sur les sensations que le vent lui apportait. D’où venait-il ? Était-il moins fort ou l’était-il plus que tout à l’heure ? Le froid qui lui mordait la peau ne l’aidait pas à être totalement maitresse de sa sensibilité, alors il fallait qu’elle se concentre sur chaque indice qu’elle pouvait trouvé. Ses cheveux, les petites bourrasques, les arbres… Rien n’était insignifiant à cet instant pour l’adolescente, pas même les rares feuilles mortes qui volaient ou les flocons ne posant sur elle. Rien, si ce n’était la présence d’une seconde personne sur le pont de la cour.
Parfois, Veronica détestait vraiment l’humanité. La magie et la nature étaient, à ses yeux, les seuls essentiels du monde. Même pas capable d'être reconnaissante... qu’elle lui avait dit. Reconnaissante pourquoi au juste ? Une vie humaine en moins sur Terre n’était pas une mauvaise chose – la brunette était juste trop égoïste pour que réellement sacrifier la sienne.
La situation aurait même été amusante pour Veronica, si celle-ci n’était pas encore sous l’effet de la gêne et de sa fierté. Elle n’avait pas eu le contrôle de la situation, et un accident aurait pu arriver du à un moment d’égarement – d’idiotie même. Néanmoins, il en faudrait beaucoup plus pour qu’elle accepte de reconnaitre quoi que ce soit ou même d’y penser à ce moment-là, devant quelqu’un. Surtout ce genre de quelqu’un. Alors elle continua à ignorer le lionceau et sortit une autre boulette de parchemin de sa cape. Avant de réentreprendre ses essais, elle se focalisa davantage sur les sensations que le vent lui apportait. D’où venait-il ? Était-il moins fort ou l’était-il plus que tout à l’heure ? Le froid qui lui mordait la peau ne l’aidait pas à être totalement maitresse de sa sensibilité, alors il fallait qu’elle se concentre sur chaque indice qu’elle pouvait trouvé. Ses cheveux, les petites bourrasques, les arbres… Rien n’était insignifiant à cet instant pour l’adolescente, pas même les rares feuilles mortes qui volaient ou les flocons ne posant sur elle. Rien, si ce n’était la présence d’une seconde personne sur le pont de la cour.
Parfois, Veronica détestait vraiment l’humanité. La magie et la nature étaient, à ses yeux, les seuls essentiels du monde. Même pas capable d'être reconnaissante... qu’elle lui avait dit. Reconnaissante pourquoi au juste ? Une vie humaine en moins sur Terre n’était pas une mauvaise chose – la brunette était juste trop égoïste pour que réellement sacrifier la sienne.
#680853 - LE SERPENT VINT, VOIT ET VAINCRA - 5A RP - Fiche PR
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
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Trop jeune pour mourir
Forcément, la Verte levait les yeux au ciel. En fait, Orlaith s'y attendait presque. Elle-même se sentait pathétique, alors qu'attendre de cette adversaire inopinée prétentieuse... Bien sûr qu'elle la mépriserait. Attendant la prochaine réplique, elle resta figée quelques secondes, qui se transformèrent en minutes.
Elle ne concevait probablement pas le fait que quelqu'un puisse ne pas réagir aux insultes, puisse arrêter le débat aussi abruptement, semblant s'en désintéresser complètement. La rousse fulminait encore, ne sachant pas si elle devait relancer la conversation ou simplement partir... Mais aucun mot ne voulait sortir de sa bouche.
L'adolescente sortir un autre bout de parchemin, le levant dans le vent, au dessus du pont, adoptant une position similaire à celle qui avait commencé l'altercation. La gryffone espérait presque qu'une nouvelle bourrasque surgirait et la déstabiliserait. Cette fois, elle n'empêcherait pas sa chute. Elle la laisserait dégringoler, bien fait pour elle !
Elle ne voulait apparemment pas être aidée, donc pourquoi faire ? Mais évidemment, même si le vent était fort, la Serpentard était forte sur ses appuis et ne semblait pas vouloir réitérer son erreur. Elle était concentrée, bien loin de la querelle qui n'avait prit fin qu'à l'instant. Pourtant, Orlaith ne réussissait pas à se calmer.
Elle s'imaginait la pousser elle-même, pour compenser la rafale de vent qui n'arrivait pas avant de reprendre ses esprits. Elle inspira calmement, ferma ses yeux quelques secondes. La situation était ridicule. Et puis même si elle voulait, la fille était probablement trop lourde... Et en plus, elle ne la connaissait pas. Non, elle avait clairement d'autres personnes sur sa liste avant elle.
Elle resserra sa cape autour d'elle pour empêcher le vent de s'y engouffrer, le laissant seulement meurtrir ses joues déjà rougies par le froid. Elle détestait cette École, elle détestait les gens qui la peuplaient mais quoi qu'elle puisse en dire, le paysage n'avait aucune concurrence. Et à ce moment, debout sur ce pont alors que le vent emportait les flocons de neige autour des hautes tours du château pour ensuite se déposer sur les arbres sans feuilles du Parc...
Bon, elle divaguait. Certes c'était magnifique, et nul ne pourrait dire le contraire, mais ce n'était pas le moment de s'y attarder. Et surtout pas en aussi mauvaise compagnie. Elle lâcha un dernier regard en direction de la Verte, toujours concentrée sur son parchemin et sur sa baguette. Un regard de mépris, méprisable lui-même puisqu'il était lancé dans son dos, quand elle ne pouvait même pas le remarquer.
Elle se détourna alors, satisfaite de sa supposée maturité lui permettant de se détourner de l'embrouille sans la relancer, et repris la direction inverse. Elle avait froid et il était temps de rejoindre le château, elle avait déjà perdu trop de temps sur ce pont.
Elle ne concevait probablement pas le fait que quelqu'un puisse ne pas réagir aux insultes, puisse arrêter le débat aussi abruptement, semblant s'en désintéresser complètement. La rousse fulminait encore, ne sachant pas si elle devait relancer la conversation ou simplement partir... Mais aucun mot ne voulait sortir de sa bouche.
L'adolescente sortir un autre bout de parchemin, le levant dans le vent, au dessus du pont, adoptant une position similaire à celle qui avait commencé l'altercation. La gryffone espérait presque qu'une nouvelle bourrasque surgirait et la déstabiliserait. Cette fois, elle n'empêcherait pas sa chute. Elle la laisserait dégringoler, bien fait pour elle !
Elle ne voulait apparemment pas être aidée, donc pourquoi faire ? Mais évidemment, même si le vent était fort, la Serpentard était forte sur ses appuis et ne semblait pas vouloir réitérer son erreur. Elle était concentrée, bien loin de la querelle qui n'avait prit fin qu'à l'instant. Pourtant, Orlaith ne réussissait pas à se calmer.
Elle s'imaginait la pousser elle-même, pour compenser la rafale de vent qui n'arrivait pas avant de reprendre ses esprits. Elle inspira calmement, ferma ses yeux quelques secondes. La situation était ridicule. Et puis même si elle voulait, la fille était probablement trop lourde... Et en plus, elle ne la connaissait pas. Non, elle avait clairement d'autres personnes sur sa liste avant elle.
Elle resserra sa cape autour d'elle pour empêcher le vent de s'y engouffrer, le laissant seulement meurtrir ses joues déjà rougies par le froid. Elle détestait cette École, elle détestait les gens qui la peuplaient mais quoi qu'elle puisse en dire, le paysage n'avait aucune concurrence. Et à ce moment, debout sur ce pont alors que le vent emportait les flocons de neige autour des hautes tours du château pour ensuite se déposer sur les arbres sans feuilles du Parc...
Bon, elle divaguait. Certes c'était magnifique, et nul ne pourrait dire le contraire, mais ce n'était pas le moment de s'y attarder. Et surtout pas en aussi mauvaise compagnie. Elle lâcha un dernier regard en direction de la Verte, toujours concentrée sur son parchemin et sur sa baguette. Un regard de mépris, méprisable lui-même puisqu'il était lancé dans son dos, quand elle ne pouvait même pas le remarquer.
Elle se détourna alors, satisfaite de sa supposée maturité lui permettant de se détourner de l'embrouille sans la relancer, et repris la direction inverse. Elle avait froid et il était temps de rejoindre le château, elle avait déjà perdu trop de temps sur ce pont.
C'est la fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP !
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭