Un souffle sur une ouverture
Dimanche 08 mars 2048
15 heures
Avec @Gabryel Fleurdelys
15 heures
Avec @Gabryel Fleurdelys
Je compte les jours depuis que j'ai posé ma main sur celle de Sixtine Valerion. Je compte les jours depuis que je suis sorti de son bureau avec un cœur plus léger et des larmes à en remplir trois flacons. Je compte les jours depuis que je n'ai plus remis les pieds dans le parc. Je l'évite car il n'est plus que l'image de ma douleur et d'une promesse, et je n'y vois que la douleur. Aujourd'hui, c'est le lac que j'ai choisi pour m'éloigner et changer de pensées. Le léger froid de mars accompagne ma balade.
Les mains dans les poches, je lance quelques sourires de politesse à ceux que je croise, à ceux qui rentrent en courant, trop naïfs d'avoir pensé qu'un simple t-shirt suffirait. Je ralentis lorsque je m'approche du lac qui ne m'a jamais tellement inspiré jusqu'à maintenant. J'ai beau le fixer, je ne me dis pas que je fixe l'horizon, je ne me dis pas que j'ai de la chance d'être ici, je ne me dis pas non plus que je voudrais découvrir le monde qui s'y cache, et encore moins que c'est un endroit où l'on y amène quelqu'un qu'on apprécie. Je ne me dis rien de tout cela, je ne vois qu'une étendue d'eau, comme toute celle qui entoure le château.
Je jette quelques regards derrière moi, vérifiant que je ne suis pas épié, que l'on ne se dit pas que je suis le Poufsouffle idiot qui fixe un lac, mais il n'y a plus personne. Et puis aucun écusson ne peut trahir ma maison aujourd'hui. Un jean bleu clair et un pull à capuche blanc, la tenue d'un non sorcier par excellence. Mon regard s'apprête à revenir vers le lac et, à mi chemin, s'arrête sur le petit champ de roseaux et l'immense saule pleureur qui trône là. Je fronce les sourcils, tente de comprendre ce que je vois, ce que les petits bous de bois de toute taille sont. J'avance, curieux, et lève la tête pour ne pas quitter du regard ce que je comprends être une cabane. Les souvenirs de la construction de la mienne surgissent dans mon esprit, me décrochent un sourire et me poussent à grimper sans me soucier des regards qu'il pourrait y avoir. Agile, j'arrive rapidement dans ce que certaines mains ont dû construire. Magie ou pas magie ? Et surtout, qui ? Qui avait pu faire une telle construction ?
Je m'assieds devant le mur du fond de la cabane, lève la tête pour admirer l'œuvre et passe ma main sur le bois pour le ressentir. Ce n'est pas le même que celui utilisé pour la mienne. Celui-là est plus rêche, plus brut et rend le lieu moins parfait, mais plus beau. Je laisse mon dos se reposer sur le mur et regarde le mur de droite. Je remarque un trou de la taille de ma main et me penche pour observer ce que l'on peut y voir. D'ici, le lac est différent. Peut-être lui fallait-il un autre angle pour qu'il puisse être admiré. Un angle moins banal.
La brèche a offert à la cabane une vie, des débris s'y sont déposés et quelques plumes s'accumulent, coincées entre deux planches. J'en saisis une, la fais tourner entre mes doigts et souffle dessus pour qu'elle s'échappe à travers le trou. Je la suis du regard, je la vois se faire attraper par le léger vent et finir quelque part qu'il m'est impossible de voir. Une idée me vient. Je me redresse et saisis une nouvelle plume, et de ma main gauche, extraie ma baguette de la poche centrale de mon pull. Je repense aux conseils de ma professeure, faire le vide des pensées parasites, et se concentrer sur l'émotion qu'il nous faut. Une salle vide, une visualisation et une gestuelle plus tard : Avifors ! Je soupire, laisse mon dos retomber contre le mur. Valerion serait bien déçue de voir que ses conseils n'ont servi à rien.
Fiche PR - 5e année RP
Un souffle sur une ouverture
15h15
- J’arrive, petite boule… Ne sois pas aussi casse-pieds !
Le petit hibou blanc, pas plus gros qu’une noix de coco, s’échinait à cogner la vitre du bout de son bec depuis vingt minutes. Ses grands yeux scrutaient l’intérieur de la chambre du Gryffon, occupé à enfiler ses chaussures. Si tous ses camarades avaient déjà quitté le dortoir pour vaquer à leurs occupations, Gabryel avait préféré dévorer un livre emprunté la veille à la bibliothèque, consacré aux dragons d’Extrême-Orient.
Depuis cette fameuse soirée passée avec Aelle au sommet de la volière, l’oiseau impatient s’était lié à lui, sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Il n’aurait depuis raté pour rien au monde une ballade au bord du Lac, posé sur la tête du sorcier. Depuis la fin de l’hiver, Gabryel avait instauré ce rituel du dimanche, motivé à ne plus broyer du noir. L’Écossais pouvait passer des heures à patauger dans l’eau, ou à observer la vie foisonnante depuis son Petit Chalet, cabane nichée au cœur d’un majestueux saule. Adepte de la Magie Naturelle, il tirait sa force dans toutes les merveilles de la campagne environnante.
Dans le Grand Hall, Gabryel partagea quelques instants avec des camarades, croisés ici et là. Ces derniers se réjouissaient de retrouver leur copain, solitaire et isolé depuis des mois. À peine le Rouge et Or eut-il descendu les marches menant à la cour du Château, le petit hibou se posa sur son crâne. D’un pas léger, son porteur traversa le parc. Une petite brise caressa son visage. Il huma les parfums de ce bel après-midi printanier. Le garçon emprunta le chemin zigzagant entre les herbes hautes, pour atterrir sur les berges. Il se déchaussa, et jeta ses chaussettes sur l’herbe, tandis que le petit rapace s’installa sur une branche. Impossible de résister : Tremper ses pieds dans la fraîche étendue d’eau, avant de grimper dans sa cabane, était un plaisir trop exquis. Face à lui, sur les hauteurs rocheuses, Poudlard s’élevait avec majesté.
En rejoignant la rive, le jeune sorcier repéra un tas de roseaux brisés, entassés sur les cailloux. Le vent les avait certainement séchés au soleil. Ces longues et solides tiges seraient idéales pour consolider le toit du Petit Chalet. L’hiver était passé par là, les branchages d’origine de la cabane avaient besoin d’êtres renouvelés. L’adolescent les regroupa en une sorte de fagot, noué à l’aide d’un de ces lacets. Pieds nus, comme toujours, il transporta sa trouvaille au pied du Saule. Il lui fallait maintenant trouver la meilleure solution afin de parvenir à tout hisser dans son refuge, sans trop d’effort. Il était sur le point de lancer un sortilège de lévitation, tandis qu’une plume attira son attention. Du haut de la cabane, elle glissa dans sa direction. Rêveur dans l’âme, le jeune Gryffon l’observa virevolter vers lui. Un sourire aux lèvres, il pointa sa baguette sur le pompon duveté, et jeta son sort préféré :
- Avifors !
La plume se transforma en une nuée de petits oisillons piaillant. Ils prirent leur envol, tournèrent un court instant au-dessus de la construction de bois, puis disparurent dans le vent.
- J’arrive, petite boule… Ne sois pas aussi casse-pieds !
Le petit hibou blanc, pas plus gros qu’une noix de coco, s’échinait à cogner la vitre du bout de son bec depuis vingt minutes. Ses grands yeux scrutaient l’intérieur de la chambre du Gryffon, occupé à enfiler ses chaussures. Si tous ses camarades avaient déjà quitté le dortoir pour vaquer à leurs occupations, Gabryel avait préféré dévorer un livre emprunté la veille à la bibliothèque, consacré aux dragons d’Extrême-Orient.
Depuis cette fameuse soirée passée avec Aelle au sommet de la volière, l’oiseau impatient s’était lié à lui, sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Il n’aurait depuis raté pour rien au monde une ballade au bord du Lac, posé sur la tête du sorcier. Depuis la fin de l’hiver, Gabryel avait instauré ce rituel du dimanche, motivé à ne plus broyer du noir. L’Écossais pouvait passer des heures à patauger dans l’eau, ou à observer la vie foisonnante depuis son Petit Chalet, cabane nichée au cœur d’un majestueux saule. Adepte de la Magie Naturelle, il tirait sa force dans toutes les merveilles de la campagne environnante.
Dans le Grand Hall, Gabryel partagea quelques instants avec des camarades, croisés ici et là. Ces derniers se réjouissaient de retrouver leur copain, solitaire et isolé depuis des mois. À peine le Rouge et Or eut-il descendu les marches menant à la cour du Château, le petit hibou se posa sur son crâne. D’un pas léger, son porteur traversa le parc. Une petite brise caressa son visage. Il huma les parfums de ce bel après-midi printanier. Le garçon emprunta le chemin zigzagant entre les herbes hautes, pour atterrir sur les berges. Il se déchaussa, et jeta ses chaussettes sur l’herbe, tandis que le petit rapace s’installa sur une branche. Impossible de résister : Tremper ses pieds dans la fraîche étendue d’eau, avant de grimper dans sa cabane, était un plaisir trop exquis. Face à lui, sur les hauteurs rocheuses, Poudlard s’élevait avec majesté.
En rejoignant la rive, le jeune sorcier repéra un tas de roseaux brisés, entassés sur les cailloux. Le vent les avait certainement séchés au soleil. Ces longues et solides tiges seraient idéales pour consolider le toit du Petit Chalet. L’hiver était passé par là, les branchages d’origine de la cabane avaient besoin d’êtres renouvelés. L’adolescent les regroupa en une sorte de fagot, noué à l’aide d’un de ces lacets. Pieds nus, comme toujours, il transporta sa trouvaille au pied du Saule. Il lui fallait maintenant trouver la meilleure solution afin de parvenir à tout hisser dans son refuge, sans trop d’effort. Il était sur le point de lancer un sortilège de lévitation, tandis qu’une plume attira son attention. Du haut de la cabane, elle glissa dans sa direction. Rêveur dans l’âme, le jeune Gryffon l’observa virevolter vers lui. Un sourire aux lèvres, il pointa sa baguette sur le pompon duveté, et jeta son sort préféré :
- Avifors !
La plume se transforma en une nuée de petits oisillons piaillant. Ils prirent leur envol, tournèrent un court instant au-dessus de la construction de bois, puis disparurent dans le vent.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un souffle sur une ouverture
La tête toujours posée sur le mur, je relève la tête vers le plafond pour admirer la cabane. Même si elle accueille mon échec cuisant en métamorphose, elle est aussi le lieu qui me fait voir ce lac différemment. Instinctivement, je tourne la tête vers celui-ci, imaginant ce qu’il peut bien abriter comme créatures, et freine mon imagination lorsque je remarque une nuée d’oisillons. Leur cri ne tarde pas à suivre et je me redresse aussitôt pour me pencher vers le trou. Je n’ai peut-être pas l’habileté de ce sort, mais je sais le reconnaître. Je sais qu’il n’est pas de moi et que ces oisillons ne sont pas réels. Je le sais, mais je fixe tout de même ma baguette. Impossible. Je fronce les sourcils. Vite, pense plus vite ! Ce n’est pas parce que je n’ai entendu personne énoncer ce sortilège qu’il n’y a personne en bas de la cabane. Je réfléchis un instant, pesant le pour et le contre d’une potentielle anonciation. Non, je ne montrerai pas. Si je ne vois personne, c’est que l’on ne me voit pas. Donc je peux rester ici, me taire et attendre que la personne s’en aille.
Je regarde derrière moi, comme si une sortie de secours pouvait s’être dissimulée là, pendant que je réfléchissais, mais rien. Je me colle au mur, ramène mes genoux contre mon torse et ramasse ma baguette d’un geste brusque. Je me prépare à l’éventualité de recevoir de la visite, de recevoir un sort moins calme et pointe mon catalyseur vers l’entrée de la cabane. Un léger battement de cœur s’accentue dans ma poitrine. L’inconnu m’angoisse. Si quelqu’un monte, je verrai ses cheveux en premier. Si quelqu’un monte… Clairement, je ne ferai rien. Mais je saurai. Pitié, faites que ce ne soit pas encore Valerion. Faites que je ne me retrouve pas enfermé dans une vraie pièce, cette fois.
Je prends une grande inspiration, reste silencieux et me dis qu’attendre trois minutes me parait raisonnable. J’attends et s’il n’y a vraiment personne, je sors de ce lieu sans issue. Quelle idée de venir ici !
Je regarde derrière moi, comme si une sortie de secours pouvait s’être dissimulée là, pendant que je réfléchissais, mais rien. Je me colle au mur, ramène mes genoux contre mon torse et ramasse ma baguette d’un geste brusque. Je me prépare à l’éventualité de recevoir de la visite, de recevoir un sort moins calme et pointe mon catalyseur vers l’entrée de la cabane. Un léger battement de cœur s’accentue dans ma poitrine. L’inconnu m’angoisse. Si quelqu’un monte, je verrai ses cheveux en premier. Si quelqu’un monte… Clairement, je ne ferai rien. Mais je saurai. Pitié, faites que ce ne soit pas encore Valerion. Faites que je ne me retrouve pas enfermé dans une vraie pièce, cette fois.
Je prends une grande inspiration, reste silencieux et me dis qu’attendre trois minutes me parait raisonnable. J’attends et s’il n’y a vraiment personne, je sors de ce lieu sans issue. Quelle idée de venir ici !
Fiche PR - 5e année RP
Un souffle sur une ouverture
Satisfait de son sortilège, l’Écossais contempla un instant le ciel gris sans nuage se refléter sur l’immense lac. Ils semblaient ne former qu’un. Les oiseaux migrateurs avaient depuis longtemps quitté la région pour de plus chaudes contrées. Gabryel encorda son tas de bois, puis forma une sorte de boucle solide autour de sa taille. Il avait pris soin de ne pas former un bloc de roseaux trop lourd. Deux voyages s’avéreraient certainement nécessaires afin de tous les hisser jusqu’à la cabane.
Il fit le choix de ne pas utiliser l’échelle au profit de la corde à nœuds. Le Rouge et Or aimait disposer de sa force dans la vie de tous les jours, plutôt que d’user de magie. Il n’avait jamais été un garçon musclé, jusqu’à ses quatorze ans. Sa silhouette s’était naturellement dessinée. Il s’était surpris à voir apparaître des abdominaux, tandis que des biceps avaient pris possession de ses bras. Il n’était pas trapu, comme certains de ses camarades, et n’avait pas de fierté particulière pour son corps, mais il était bien content de se voir porter des charges plus lourdes. Si certains élèves du Château se moquaient autrefois de son bégaiement, ils s’abstenaient maintenant de se frotter à lui.
Le petit hibou blanc précéda le jeune sorcier au sommet du Saule Pleureur, se postant sur l’une des hautes branches. Gabryel positionna ses pieds sur le premier nœud de corde, et commença à se hisser, centimètres après centimètres. Le poids des roseaux avait tendance à peser sur son dos, l’arc-boutant en arrière. Alors qu’il en était à la moitié de son ascension, il sentit une résistance au niveau de la jambe gauche. Il baissa la tête, pour se rendre compte que l’attache autour des roseaux s’était entremêlée à sa cheville. Il tenta de s’en défaire en secouant le genou. Malheureusement, il n’obtient pas le résultat escompté. Son pied libre glissa du noeud sur lequel il s’était positionné, entrainant avec lui le poids de ses épaules en arrière. À une vitesse vertigineuse, il se retrouva la tête en bas, le corps pendu dans le vide, son pied fixé entre l’attache du bois, et celle de la cordelette de la cabane. Pour ne rien arranger, sa baguette glissa de sa poche arrière, pour atterrir au pied du tronc.
Gabryel évalua les options qui s’offraient à lui. Il n’y en avait pas trente-six. Abdominaux, ou pas abdominaux, le poids du fagot était écrasant. Il ne parviendrait pas à se plier suffisamment longtemps en deux pour atteindre le haut de la corde avec ses bras. Se détacher équivalait à une lourde chute, et le risque de s’empaler sur un morceau de roseau. Il ne pouvait plus compter sur son catalyseur, impossible à saisir depuis cette hauteur.
- Y’a quelqu'un a dans le coin ?
Bizarrement, les mots extirpés bien malgré lui d’entre ses lèvres lui donnèrent envie de rire, tant la situation dans laquelle il se trouvait paraissait ridicule.
@Lukas Sharp 1000 excuses honteuses pour ce retard…
@Lukas Sharp
Il fit le choix de ne pas utiliser l’échelle au profit de la corde à nœuds. Le Rouge et Or aimait disposer de sa force dans la vie de tous les jours, plutôt que d’user de magie. Il n’avait jamais été un garçon musclé, jusqu’à ses quatorze ans. Sa silhouette s’était naturellement dessinée. Il s’était surpris à voir apparaître des abdominaux, tandis que des biceps avaient pris possession de ses bras. Il n’était pas trapu, comme certains de ses camarades, et n’avait pas de fierté particulière pour son corps, mais il était bien content de se voir porter des charges plus lourdes. Si certains élèves du Château se moquaient autrefois de son bégaiement, ils s’abstenaient maintenant de se frotter à lui.
Le petit hibou blanc précéda le jeune sorcier au sommet du Saule Pleureur, se postant sur l’une des hautes branches. Gabryel positionna ses pieds sur le premier nœud de corde, et commença à se hisser, centimètres après centimètres. Le poids des roseaux avait tendance à peser sur son dos, l’arc-boutant en arrière. Alors qu’il en était à la moitié de son ascension, il sentit une résistance au niveau de la jambe gauche. Il baissa la tête, pour se rendre compte que l’attache autour des roseaux s’était entremêlée à sa cheville. Il tenta de s’en défaire en secouant le genou. Malheureusement, il n’obtient pas le résultat escompté. Son pied libre glissa du noeud sur lequel il s’était positionné, entrainant avec lui le poids de ses épaules en arrière. À une vitesse vertigineuse, il se retrouva la tête en bas, le corps pendu dans le vide, son pied fixé entre l’attache du bois, et celle de la cordelette de la cabane. Pour ne rien arranger, sa baguette glissa de sa poche arrière, pour atterrir au pied du tronc.
Gabryel évalua les options qui s’offraient à lui. Il n’y en avait pas trente-six. Abdominaux, ou pas abdominaux, le poids du fagot était écrasant. Il ne parviendrait pas à se plier suffisamment longtemps en deux pour atteindre le haut de la corde avec ses bras. Se détacher équivalait à une lourde chute, et le risque de s’empaler sur un morceau de roseau. Il ne pouvait plus compter sur son catalyseur, impossible à saisir depuis cette hauteur.
- Y’a quelqu'un a dans le coin ?
Bizarrement, les mots extirpés bien malgré lui d’entre ses lèvres lui donnèrent envie de rire, tant la situation dans laquelle il se trouvait paraissait ridicule.
@Lukas Sharp 1000 excuses honteuses pour ce retard…
@Lukas Sharp
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un souffle sur une ouverture
L'attente me paraît bien longue depuis le bruit que j'ai entendu plus tôt. Je ne sais pas ce que j'attends, d'ailleurs. J'aurais pu signaler ma présence, je pourrais encore répondre, dire que oui, il y a bien quelqu'un dans ce coin, mais j'espère encore que lors de sa montée, il n'ira pas jusqu'au bout et se ravisera. J'espère qu'il se dira entre deux marches qu'aucun son n'a été entendu et qu'il peut donc repartir d'où il vient. Mais ses pieds qui s'appuient sur les marches en bois m'apprennent que son objectif ne sera atteint lorsqu'il aura obtenu réponse. Ou lorsqu'il m'aura vu.
Je jette un coup d'œil vers l'extrémité et je dois bien m'avouer vaincu, il n'y a là aucune autre sortie de secours. Qui est donc la personne qui a conçu cet endroit et qui n'a pas pensé à une porte arrière ? Peut-être que son créateur avait suffisamment de magie en lui pour la créer sur le moment, mais ce n'est pas mon cas. Et à moins de frapper d'un coup de pied violent contre cette paroi, il n'y a rien que je ne puisse faire. Alors donner une réponse est la seule chose qu'il me reste à faire.
- Oui.. Pardon, j'allais descendre.
Mon cœur bat à mille à l'heure, comme si j'étais pris au piège - bien que cela y ressemble. Je ne sais pas si les cheveux de la tête que je vois apparaître va attendre une réponse plus développée, mais j'espère qu'il ne dira rien. La situation est déjà assez gênante : sa tête qui apparaît de nulle part. Un première année complètement recroquevillé dans un coin, et l'angoisse de l'inconnu. Peu importe qui il y aura derrière cette question, je n'aurai rien pour me défendre.
Je jette un coup d'œil vers l'extrémité et je dois bien m'avouer vaincu, il n'y a là aucune autre sortie de secours. Qui est donc la personne qui a conçu cet endroit et qui n'a pas pensé à une porte arrière ? Peut-être que son créateur avait suffisamment de magie en lui pour la créer sur le moment, mais ce n'est pas mon cas. Et à moins de frapper d'un coup de pied violent contre cette paroi, il n'y a rien que je ne puisse faire. Alors donner une réponse est la seule chose qu'il me reste à faire.
- Oui.. Pardon, j'allais descendre.
Mon cœur bat à mille à l'heure, comme si j'étais pris au piège - bien que cela y ressemble. Je ne sais pas si les cheveux de la tête que je vois apparaître va attendre une réponse plus développée, mais j'espère qu'il ne dira rien. La situation est déjà assez gênante : sa tête qui apparaît de nulle part. Un première année complètement recroquevillé dans un coin, et l'angoisse de l'inconnu. Peu importe qui il y aura derrière cette question, je n'aurai rien pour me défendre.
Fiche PR - 5e année RP
Un souffle sur une ouverture
Une voix masculine, frêle et discrète, raisonna depuis le Petit Chalet. Gabryel n’identifia pas son interlocuteur, mais Poudlard comptait tant d’élèves, et le moment n’était pas le mieux choisi pour poser des questions, ou jouer aux devinettes. Le Griffon espérait simplement que cette personne, qu'elle qu'elle soit, aurait suffisammentent de bonté d’âme pour l’aider à s’extirper de cette situation embarassante.
- Ah merci ! Je suis suspendu à la corde de l’arbre, juste en dessous de toi.
Quelques secondes s’écoulèrent. Puis les secondes se firent minute. Le Rouge et Or, la tête à l’envers, hésita un instant.
- Ce n’est pas pour te ppppresser, mais disons que ça hurge un pppppeu quand même…
Foutu bégaiement. La position physique de Fleurdelys n’aidait pas à construire des phrases sans exprimer un rien de nervosité. Il serait bien temps, une fois les pieds sur le sol, d’expliquer calmement ce qui l’avait mené au point de ressembler à un verre de terre suspendu à un fil. Le petit hibou blanc choisit son moment pour quitter la branche depuis laquelle il observait la scène. Il fit une percée depuis une haute cime du Saule Pleureur, et tournoya autour de la tête de Gabryel en poussant des petits cris.
- Franchement, ce n’est pas le moment toi… J’ai l’air de vvvvouloir jouer ?
En réalité, la petite chouette aurait pu le penser. Pourquoi un humain irait se mettre dans une telle panade si ce n’était pour s’amuser ? L’adolescent regretta de ne pas avoir entrainé l’animal à aller chercher des objets sur demande. Ce dernier lui aurait ramené sa baguette tombée au sol, et l’histoire serait déjà réglée. Les secondes s’écoulèrent, tandis qu’aucun mouvement ne se manifesta depuis la cabane. Gabryel commença sérieusement à s’inquiéter. La perspective de chuter sur le tas de roseaux, et de se casser les os par la même occasion, ne faisait guère partie de ses projets immédiats. Spontanément et instinctivement, comme s’il sentit la nécessité de mettre l’inconnu en confiance, l’Écossais s’efforça de paraître le plus courtois possible.
- Sinon… Moi je m’appelle Gabryel… Fleurdelys. Je suis en cinquième année chez les Gryffons… Et ttttoi ?
Pardon pour ce honteux retard…
- Ah merci ! Je suis suspendu à la corde de l’arbre, juste en dessous de toi.
Quelques secondes s’écoulèrent. Puis les secondes se firent minute. Le Rouge et Or, la tête à l’envers, hésita un instant.
- Ce n’est pas pour te ppppresser, mais disons que ça hurge un pppppeu quand même…
Foutu bégaiement. La position physique de Fleurdelys n’aidait pas à construire des phrases sans exprimer un rien de nervosité. Il serait bien temps, une fois les pieds sur le sol, d’expliquer calmement ce qui l’avait mené au point de ressembler à un verre de terre suspendu à un fil. Le petit hibou blanc choisit son moment pour quitter la branche depuis laquelle il observait la scène. Il fit une percée depuis une haute cime du Saule Pleureur, et tournoya autour de la tête de Gabryel en poussant des petits cris.
- Franchement, ce n’est pas le moment toi… J’ai l’air de vvvvouloir jouer ?
En réalité, la petite chouette aurait pu le penser. Pourquoi un humain irait se mettre dans une telle panade si ce n’était pour s’amuser ? L’adolescent regretta de ne pas avoir entrainé l’animal à aller chercher des objets sur demande. Ce dernier lui aurait ramené sa baguette tombée au sol, et l’histoire serait déjà réglée. Les secondes s’écoulèrent, tandis qu’aucun mouvement ne se manifesta depuis la cabane. Gabryel commença sérieusement à s’inquiéter. La perspective de chuter sur le tas de roseaux, et de se casser les os par la même occasion, ne faisait guère partie de ses projets immédiats. Spontanément et instinctivement, comme s’il sentit la nécessité de mettre l’inconnu en confiance, l’Écossais s’efforça de paraître le plus courtois possible.
- Sinon… Moi je m’appelle Gabryel… Fleurdelys. Je suis en cinquième année chez les Gryffons… Et ttttoi ?
Pardon pour ce honteux retard…
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un souffle sur une ouverture
Je fronce aussitôt les sourcils lorsque sa voix, qui n'a pas l'air de me reprocher ma venue ici, me remercie. Le ton et le remerciement me surprennent tellement qu'il me faut un temps avant de réagir à sa demande d'aide. Lorsque tout se débloque, mes mains se détachent, mes jambes se mettent en marche et foncent vers la tête qui dépasse. Sa demande qui me presse me décroche même un petit rire nerveux mais amusé.
Je prends un instant pour observer la situation, comprendre ce qu'il fabrique et surtout, tenter de trouver une solution à ce problème qui m'est tout à fait étonnant. Comment est-ce qu'il a pu se retrouver coincé de la sorte ? Alors je tends ma main vers son bras, vers ce que je peux attraper et ce que je peux tirer vers moi pour l'aider. Sauver ce garçon de cette situation qui urge, comme il le dit, me paraît dingue et mon corps s'exécute sans finalement réfléchir à aucun des mouvements qu'il met en marche.
Une fois dans la cabane, les deux corps bien posés, je repense à son nom. Son année et sa maison. Un cinquième année ? Dans cette situation ? Je me mords les lèvres pour me retenir de rire.
— Lukas..., commencé-je avant de me rappeler sa manière à lui de se présenter. Sharp. Première année, Poufsouffle.
Comme un matricule à réciter par cœur.
— Tu... Tu essayais de faire quoi ?
La situation a effacé toute la peur de l'inconnu. Trop amusé et curieux de comprendre, mais encore un peu prudent, je replace mon dos contre la paroi en bois de la cabane, les jambes à nouveau ramenées contre mon torse, et mes mains qui les retiens.
Je prends un instant pour observer la situation, comprendre ce qu'il fabrique et surtout, tenter de trouver une solution à ce problème qui m'est tout à fait étonnant. Comment est-ce qu'il a pu se retrouver coincé de la sorte ? Alors je tends ma main vers son bras, vers ce que je peux attraper et ce que je peux tirer vers moi pour l'aider. Sauver ce garçon de cette situation qui urge, comme il le dit, me paraît dingue et mon corps s'exécute sans finalement réfléchir à aucun des mouvements qu'il met en marche.
Une fois dans la cabane, les deux corps bien posés, je repense à son nom. Son année et sa maison. Un cinquième année ? Dans cette situation ? Je me mords les lèvres pour me retenir de rire.
— Lukas..., commencé-je avant de me rappeler sa manière à lui de se présenter. Sharp. Première année, Poufsouffle.
Comme un matricule à réciter par cœur.
— Tu... Tu essayais de faire quoi ?
La situation a effacé toute la peur de l'inconnu. Trop amusé et curieux de comprendre, mais encore un peu prudent, je replace mon dos contre la paroi en bois de la cabane, les jambes à nouveau ramenées contre mon torse, et mes mains qui les retiens.
Fiche PR - 5e année RP
Un souffle sur une ouverture
Il y eut d’abord la main, tendue sans hésitation, puis un effort soudain, et un enchaînement de gestes maladroits mais efficaces. Gabryel n’eut que le temps d’agripper ce qu’il pouvait, une manche, un bras volontaire, avant de se retrouver projeté en avant, les genoux râpant le bois rugueux de la plateforme. Il roula sur le côté, le cœur battant à la chamade. Le silence s’imposa tandis qu’il reprenait ses esprits, encore pris d’une forme de vertige.
Puis il leva les yeux, et ce fut là qu’il le vit, un garçon plus jeune que lui, assis dans sa cabane. Gabryel resta un instant figé. Non pas par peur, mais par étonnement. La présence de l’inconnu n’avait rien d’hostile, il était simplement là, comme si cette cabane l’avait toujours attendu. Comme s’il y avait toujours eu un coin pour lui, entre le mur du fond et les planches. Il s’était présenté : « Lukas Sharp, première année, Poufsouffle ». Gabryel ne l’avait jamais croisé. Ou alors en coup de vent, sans jamais lui prêter attention. Il ne semblait pas être un de ceux qui parlent fort, ou que l’on remarque.
Et pourtant, il était là. Dans un lieu qu’il croyait secret, qu’il avait construit de ses mains, planche après planche, au fil des saisons. Le Rouge et Or détailla rapidement son sauveur. Il avait les yeux en alerte et les gestes prudents. Il lui inspirait de la retenue, mais pas de la fuite. Il avait cette présence discrète qui ne cherchait pas à s’imposer, et c’était peut-être pour ça qu’il s’était fondu si facilement dans le secret du Petit Chalet.
Gabryel cligna des yeux, puis se redressa lentement, encore un peu sonné. Il répondit à la question de Lukas d’un ton calme, entre amusement et lassitude :
- J’essayais juste de grimper, comme je l’ai déjà ffffait mille fois.
Il sourit, sans moquerie.
- Je voulais consolider le toit avec des roseaux. Sauf que j’ai vvvvoulu faire ça sans magie, parce que parfois je suis un peu têtu, et que j’aime sentir les choses dans mes mains. Le résultat, c’est que je mmmme suis pris les pieds dans la corde. Et paf, me voilà suspendu comme un ppppoisson au bout d’un fil.
Un éclat de rire léger lui échappa, puis il posa les yeux sur Lukas, cette fois sans détour. Il voulait comprendre qui il était, et ce qu’il faisait là. Mais au lieu d’interroger, Gabryel opta pour la gratitude.
- Merci. Tu m’as sorti de là sans hésiter. Ce n’est pas rien.
Il laissa planer un silence.
- Je ne t’avais jamais vu ici. C’est étrange, tu sais. J’ai construit cette cabane comme un refuge secret.
Il marqua une pause, les yeux tournés vers l’extérieur. Le vent faisait frémir les branches du saule. Son petit hibou blanc, plus haut dans les branches, hulula à nouveau, d’un son complice. Gabryel reprit, cette fois avec une sincérité désarmante :
- Ça ne me dérange pppppas que tu sois venu. Ce genre d’endroit nous appelle parfois sans qu’on sache pourquoi.
Puis il leva les yeux, et ce fut là qu’il le vit, un garçon plus jeune que lui, assis dans sa cabane. Gabryel resta un instant figé. Non pas par peur, mais par étonnement. La présence de l’inconnu n’avait rien d’hostile, il était simplement là, comme si cette cabane l’avait toujours attendu. Comme s’il y avait toujours eu un coin pour lui, entre le mur du fond et les planches. Il s’était présenté : « Lukas Sharp, première année, Poufsouffle ». Gabryel ne l’avait jamais croisé. Ou alors en coup de vent, sans jamais lui prêter attention. Il ne semblait pas être un de ceux qui parlent fort, ou que l’on remarque.
Et pourtant, il était là. Dans un lieu qu’il croyait secret, qu’il avait construit de ses mains, planche après planche, au fil des saisons. Le Rouge et Or détailla rapidement son sauveur. Il avait les yeux en alerte et les gestes prudents. Il lui inspirait de la retenue, mais pas de la fuite. Il avait cette présence discrète qui ne cherchait pas à s’imposer, et c’était peut-être pour ça qu’il s’était fondu si facilement dans le secret du Petit Chalet.
Gabryel cligna des yeux, puis se redressa lentement, encore un peu sonné. Il répondit à la question de Lukas d’un ton calme, entre amusement et lassitude :
- J’essayais juste de grimper, comme je l’ai déjà ffffait mille fois.
Il sourit, sans moquerie.
- Je voulais consolider le toit avec des roseaux. Sauf que j’ai vvvvoulu faire ça sans magie, parce que parfois je suis un peu têtu, et que j’aime sentir les choses dans mes mains. Le résultat, c’est que je mmmme suis pris les pieds dans la corde. Et paf, me voilà suspendu comme un ppppoisson au bout d’un fil.
Un éclat de rire léger lui échappa, puis il posa les yeux sur Lukas, cette fois sans détour. Il voulait comprendre qui il était, et ce qu’il faisait là. Mais au lieu d’interroger, Gabryel opta pour la gratitude.
- Merci. Tu m’as sorti de là sans hésiter. Ce n’est pas rien.
Il laissa planer un silence.
- Je ne t’avais jamais vu ici. C’est étrange, tu sais. J’ai construit cette cabane comme un refuge secret.
Il marqua une pause, les yeux tournés vers l’extérieur. Le vent faisait frémir les branches du saule. Son petit hibou blanc, plus haut dans les branches, hulula à nouveau, d’un son complice. Gabryel reprit, cette fois avec une sincérité désarmante :
- Ça ne me dérange pppppas que tu sois venu. Ce genre d’endroit nous appelle parfois sans qu’on sache pourquoi.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR