La magie des petits détails
@Klea Han
Dans l'après-midi..
La lettre n'était pas encore arrivée, mais il étaient là, à déambuler sur le chemin de Traverse. Logan savait pertinemment que Max était un sorcier et il n'avait pas besoin de confirmation. À vrai dire, il ne s'était même jamais posé la question, les cracmols étaient tellement rares qu'il était inutile de s'inquiéter. En toute situation, ce n'était pas le genre de père à se faire du soucis pour ses enfants. Il les aimait certes, mais d'une façon inconditionnelle? Non.
Disons que ce n'était pas sa priorité. Néanmoins, depuis le décès d'Agneta, l'ancien gérant de la poste avait maintenant responsabilité totale sur sa progéniture et il ne désintéressait pas assez d'eux pour les négliger. Ça lui coutait donc du temps, et du temps il en avait besoin. D'aucuns diraient que le temps c'est de l'argent, mais Logan ne se souciait guère de son patrimoine. Ses motivation n'étaient pas matérielles, "politique" était un mot qui convenait mieux.
"Pose ce bidule' Ordonna Logan à son fils.
Celui-ci, Maximilian, dit Max tripatouillait une espèce de ressort dans lequel une bille écarlate était enfermée. L'œil concentré et la langue en réflexion aux coins des lèvres, le gamins tentaient de faire sortir cette maudite boule. Contractant et tordant le ressort de toute les façons possibles. Il eut suffi d'une torsion supplémentaire pour que dans un "pop" et un "wizz" cartoonesque la bille s'envole dans le ciel sans jamais retomber, celle-ci éclata dans une myriade de minuscules feux d'artifices . Le petit blond eu un mouvement de sursaut en suspension avant d'éclater d'un rire franc et joyeux qui s'évanouit aussitôt lorsque Max eut aperçu le regard noir que lui lançait son père. Le petit garçon posa pudiquement le ressort sur l'étal devant la boutique de farce et attrape.
'Filons d'ici avant qu'on ne nous demande de payer.' Il appuya ses mots avec de petites poussées dans le dos de son fils dans l'optique de vite déguerpir. Ce n'est pas tout ça mais ils avaient des achats à faire pour la rentrée approchante de Max.
'Papa, j'veux ma baguette en premier s'teuplaît.' Quémanda le fils en se frayant un chemin parmi la foule.
'La boutique la plus proche n'est pas Ollivander, c'est Madame Guipure et c'est là que nous allons pour ta robe.'
Le blond masqua sa mine déçu par un sourire et acquiesça. Mieux valait ne pas agacer le paternel d'avantage. Il observait sur le chemin tout ce qui se présentait, les gens, les boutiques, les fleurs, les livres, les animaux, ses chaussures, les pavés. Ses yeux défilaient sur les moindres détails des moindres passants.
C'est quand son regard s'arrêta sur une chevelure blonde que son attention fût retenue. ll connaissait cette fille. Depuis peu elle venait à la maison de temps en temps avec ses parents et des fois quelques-uns de ses frères. Il l'aimait bien, c'était d'elle qu'il était le plus proche parce qu'ils avaient presque le même âge. Enfin proche, ça restait une connaissance pour le moment.
Max tira sur la manche de son père et pointa du doigt en direction de Klea -car c'était comme cela qu'elle se dénommait - histoire de lui dire "Regarde là-bas".
Puis le jeune homme se dressa sur la pointe de ses pieds histoire de se rendre un peu plus visible; il hurla comme s'il était seul sur la ruée:
'Klea, Klea !"
Puis il agita la main de gauche à droite de façon un peu exagérée. Il dévoilait les quelques dents qu'il lui restait dans un grand sourire qui penchait lui aussi légèrement de gauche à droite tant les mouvements de la main là-haut entraînait le reste du corps.
Dans l'après-midi..
La lettre n'était pas encore arrivée, mais il étaient là, à déambuler sur le chemin de Traverse. Logan savait pertinemment que Max était un sorcier et il n'avait pas besoin de confirmation. À vrai dire, il ne s'était même jamais posé la question, les cracmols étaient tellement rares qu'il était inutile de s'inquiéter. En toute situation, ce n'était pas le genre de père à se faire du soucis pour ses enfants. Il les aimait certes, mais d'une façon inconditionnelle? Non.
Disons que ce n'était pas sa priorité. Néanmoins, depuis le décès d'Agneta, l'ancien gérant de la poste avait maintenant responsabilité totale sur sa progéniture et il ne désintéressait pas assez d'eux pour les négliger. Ça lui coutait donc du temps, et du temps il en avait besoin. D'aucuns diraient que le temps c'est de l'argent, mais Logan ne se souciait guère de son patrimoine. Ses motivation n'étaient pas matérielles, "politique" était un mot qui convenait mieux.
"Pose ce bidule' Ordonna Logan à son fils.
Celui-ci, Maximilian, dit Max tripatouillait une espèce de ressort dans lequel une bille écarlate était enfermée. L'œil concentré et la langue en réflexion aux coins des lèvres, le gamins tentaient de faire sortir cette maudite boule. Contractant et tordant le ressort de toute les façons possibles. Il eut suffi d'une torsion supplémentaire pour que dans un "pop" et un "wizz" cartoonesque la bille s'envole dans le ciel sans jamais retomber, celle-ci éclata dans une myriade de minuscules feux d'artifices . Le petit blond eu un mouvement de sursaut en suspension avant d'éclater d'un rire franc et joyeux qui s'évanouit aussitôt lorsque Max eut aperçu le regard noir que lui lançait son père. Le petit garçon posa pudiquement le ressort sur l'étal devant la boutique de farce et attrape.
'Filons d'ici avant qu'on ne nous demande de payer.' Il appuya ses mots avec de petites poussées dans le dos de son fils dans l'optique de vite déguerpir. Ce n'est pas tout ça mais ils avaient des achats à faire pour la rentrée approchante de Max.
'Papa, j'veux ma baguette en premier s'teuplaît.' Quémanda le fils en se frayant un chemin parmi la foule.
'La boutique la plus proche n'est pas Ollivander, c'est Madame Guipure et c'est là que nous allons pour ta robe.'
Le blond masqua sa mine déçu par un sourire et acquiesça. Mieux valait ne pas agacer le paternel d'avantage. Il observait sur le chemin tout ce qui se présentait, les gens, les boutiques, les fleurs, les livres, les animaux, ses chaussures, les pavés. Ses yeux défilaient sur les moindres détails des moindres passants.
C'est quand son regard s'arrêta sur une chevelure blonde que son attention fût retenue. ll connaissait cette fille. Depuis peu elle venait à la maison de temps en temps avec ses parents et des fois quelques-uns de ses frères. Il l'aimait bien, c'était d'elle qu'il était le plus proche parce qu'ils avaient presque le même âge. Enfin proche, ça restait une connaissance pour le moment.
Max tira sur la manche de son père et pointa du doigt en direction de Klea -car c'était comme cela qu'elle se dénommait - histoire de lui dire "Regarde là-bas".
Puis le jeune homme se dressa sur la pointe de ses pieds histoire de se rendre un peu plus visible; il hurla comme s'il était seul sur la ruée:
'Klea, Klea !"
Puis il agita la main de gauche à droite de façon un peu exagérée. Il dévoilait les quelques dents qu'il lui restait dans un grand sourire qui penchait lui aussi légèrement de gauche à droite tant les mouvements de la main là-haut entraînait le reste du corps.
"Tu as bon coeur. Ne le perd jamais. Peu importe à quel point le monde essaie de te briser."
Max n'est pas encore rentré à Poudlard.
La magie des petits détails
Vacances d'avril ça rime avec avec robe qui ne tient plus qu'à un fil. Et bingo, Klea a été forcée de rentrer à la maison familiale pour les dernières vacances de l'année. Elle a pourtant tout tenté pour rester à l'école et profiter des derniers instants avant la tempête des examens de fin d'année. Elle a même tenté l'excuse des révisions, justement. Mais personne n'est dupe, dans la famille Han. Klea ? Réviser volontairement ? Non, ça, ça ne rime pas. Par contre, Klea qui se ramasse une énième fois et qui ruine une énième robe, là, étrangement, ça match bien mieux.
Alors elle est rentrée, dès le samedi 4 avril et ce jusqu'au dimanche suivant. Déjà qu'elle est rentrée à Noël, le Poudlard Express, elle le connaît presque par coeur, à force de faire des allers-retours. Et dès le lundi, la mère de Klea ne l'avait pas loupée. Direction le chemin de Traverse. Heureusement, cette dernière a dû avoir un semblant de bonté : elle l'a laissée dormir toute la matinée et a attendu l'après-midi pour remplir son objectif. Mais se rendre au chemin de Traverse, ça a toujours du bon. Depuis son réveil, elle se voit avec une glace ou un nouveau livre sur le Quidditch, encore. Et puis surtout, c'est une réelle excuse pour ne pas travailler quoi que ce soit durant tout l'après-midi, réquisitionnée par sa mère. Il faut toujours voir le côté positif, même dans une activité qui l'ennuie profondément.
Avec un petit sourire et un "maman je peux rester devant Keddle & Leather le temps que t'ailles à Gringotts?" encore accompagné d'un regard d'enfant modèle et innocent, la petite blonde a rapidement obtenu ce qu'elle voulait : se débarrasser de l'adulte le temps de quelques minutes pour vaquer à ses occupations. Le Quidditch donc. Pour changer.
Elle est là, devant la vitrine, en train de rêver. Un jour, elle sera sur ce balai-là, exposé fièrement. Et elle sera tout aussi fière, pratiquant ce sport défendu par Miceala Han qui le juge trop violent pour la prunelle de ses yeux. Un jour. — Klea, Klea ! Vous entendez ? Elle est même en train de se faire acclamer par la foule en délire. Quoi que. La foule, là, elle ressemble plutôt à une seule et même voix. Assez jeune, la voix. Et connue de la Serpentard, surtout.
Ça la sort de sa rêverie. D'où est-ce que cette voix qui l'appelle peut-elle bien venir. Elle se grandit le plus possible, balance tête et corps d'un peu tous les côtés dans l'espoir de trouver celui qu'elle pense avoir entendu.
Bingo. Un peu plus loin, y'a le petit Tremblay. Elle l'aime bien, Maximilian. Quand leurs parents se retrouvent pour parler de on-ne-sait-quoi, cet enfant est toujours là. Et avoir un autre enfant de son âge quand les adultes sont obnubilés par une conversation que seuls eux sont en capacité de comprendre, et bien ma foi, ça aide à faire passer le temps. Et des fois, le temps il passe un peu trop vite. Parce que des fois, ils s'amusent bien, quand même.
Alors son grand salut, elle le lui rend, avec à peu près le même sourire et le même entrain. Bon, elle avait dit à sa mère qu'elle la retrouvera devant le magasin, promis, sans faute mais il faut croire que Klea va désobéir une nouvelle fois, maintenant qu'elle se dirige vers le garçon et son père. Son père il lui fait peur, un peu. C'est un adulte. Une grande personne. Et qui parle de trucs dont elle n'a pas la moindre idée avec son propre père à elle. Trop bizarre. — Bonjour monsieur Tremblay, vous allez bien ? Salut Maximilian, ça va ? Savoir si l'adulte va bien, Klea n'en a vraiment que faire. Mais c'est la politesse qu'on lui a apprise. Et elle va s'y tenir, au cas où sa mère avait décidé de transplaner juste derrière elle pour l'espionner. Polie, elle sourit donc d'abord au père de famille avant de se tourner vers son fils avec un ton beaucoup moins soutenu. Un enfant lui aussi, plus petit d'un an qui plus est, pas besoin de mettre tant de formes dont Klea se passerait bien avec le monde entier, finalement.
Alors elle est rentrée, dès le samedi 4 avril et ce jusqu'au dimanche suivant. Déjà qu'elle est rentrée à Noël, le Poudlard Express, elle le connaît presque par coeur, à force de faire des allers-retours. Et dès le lundi, la mère de Klea ne l'avait pas loupée. Direction le chemin de Traverse. Heureusement, cette dernière a dû avoir un semblant de bonté : elle l'a laissée dormir toute la matinée et a attendu l'après-midi pour remplir son objectif. Mais se rendre au chemin de Traverse, ça a toujours du bon. Depuis son réveil, elle se voit avec une glace ou un nouveau livre sur le Quidditch, encore. Et puis surtout, c'est une réelle excuse pour ne pas travailler quoi que ce soit durant tout l'après-midi, réquisitionnée par sa mère. Il faut toujours voir le côté positif, même dans une activité qui l'ennuie profondément.
Avec un petit sourire et un "maman je peux rester devant Keddle & Leather le temps que t'ailles à Gringotts?" encore accompagné d'un regard d'enfant modèle et innocent, la petite blonde a rapidement obtenu ce qu'elle voulait : se débarrasser de l'adulte le temps de quelques minutes pour vaquer à ses occupations. Le Quidditch donc. Pour changer.
Elle est là, devant la vitrine, en train de rêver. Un jour, elle sera sur ce balai-là, exposé fièrement. Et elle sera tout aussi fière, pratiquant ce sport défendu par Miceala Han qui le juge trop violent pour la prunelle de ses yeux. Un jour. — Klea, Klea ! Vous entendez ? Elle est même en train de se faire acclamer par la foule en délire. Quoi que. La foule, là, elle ressemble plutôt à une seule et même voix. Assez jeune, la voix. Et connue de la Serpentard, surtout.
Ça la sort de sa rêverie. D'où est-ce que cette voix qui l'appelle peut-elle bien venir. Elle se grandit le plus possible, balance tête et corps d'un peu tous les côtés dans l'espoir de trouver celui qu'elle pense avoir entendu.
Bingo. Un peu plus loin, y'a le petit Tremblay. Elle l'aime bien, Maximilian. Quand leurs parents se retrouvent pour parler de on-ne-sait-quoi, cet enfant est toujours là. Et avoir un autre enfant de son âge quand les adultes sont obnubilés par une conversation que seuls eux sont en capacité de comprendre, et bien ma foi, ça aide à faire passer le temps. Et des fois, le temps il passe un peu trop vite. Parce que des fois, ils s'amusent bien, quand même.
Alors son grand salut, elle le lui rend, avec à peu près le même sourire et le même entrain. Bon, elle avait dit à sa mère qu'elle la retrouvera devant le magasin, promis, sans faute mais il faut croire que Klea va désobéir une nouvelle fois, maintenant qu'elle se dirige vers le garçon et son père. Son père il lui fait peur, un peu. C'est un adulte. Une grande personne. Et qui parle de trucs dont elle n'a pas la moindre idée avec son propre père à elle. Trop bizarre. — Bonjour monsieur Tremblay, vous allez bien ? Salut Maximilian, ça va ? Savoir si l'adulte va bien, Klea n'en a vraiment que faire. Mais c'est la politesse qu'on lui a apprise. Et elle va s'y tenir, au cas où sa mère avait décidé de transplaner juste derrière elle pour l'espionner. Polie, elle sourit donc d'abord au père de famille avant de se tourner vers son fils avec un ton beaucoup moins soutenu. Un enfant lui aussi, plus petit d'un an qui plus est, pas besoin de mettre tant de formes dont Klea se passerait bien avec le monde entier, finalement.
@Maximilian Tremblay
promo Péliade, 2047-2048 — #b370f9