Expérimental
Ah... une raison de plus de ne pas perdre le contrôle. Incapable de défaire son regard de la tête du mamba noir, piégée quelque part entre le respect et la fascination, Leo hoche la tête pour signifier qu'elle avait assimilé l'information tout en tentant de garder ses propres invocations sous son emprise.
Et c'est d'un nouveau hochement de tête qu'elle accueille le renseignement sur la venin. Même si la rousse ne comprend pas tout à fait pourquoi il serait possible de créer un serpent avec tous les attributs de celui-ci, même des crochets mortels... mais pas de venin. Probablement la faute aux cours de Métamorphose qu'elle ne suit pas. Peut-être bien qu'elle ira se renseigner à la bibliothèque si elle trouve un moment, mais au fond, c'est surtout l'information qui l'intéresse en premier lieu, pas tant le pourquoi du comment.
La Gryffondor aurait tout un tas d'autres questions à poser à Aelle. Par exemple si une invocation pouvait dévorer une souris et si oui, si la souris disparaitrait en même temps que l'invocation. Ou alors, comment il se pouvait qu'une invocation vouée, par sa nature éphémère, à disparaître, puisse blesser voire tuer quelque chose de réellement vivant. Enfin bon. Voilà qui commence à faire beaucoup de bibliothèque. Trop de bibliothèque pour Leo, probablement qu'elle ira plutôt directement trouver Monsieur Lynch. Ou Ennis. Ou Merlin sait qui de doué en métamorphose, parce que se laisser servir les informations sur un plateau d'argent est tout de même nettement plus confortable qu'avoir à feuilleter des pages et des pages de manuels soi-même. Quelqu'un de doué en métamorphose, donc... et qui n'est pas en train d'envoyer une invocation attaquer le serpent que Leo a fait avancer dans sa direction.
C'est violent. Leo ne sait pas à quoi elle s'est attendue, mais ça... violent, il n'y a pas d'autre mot. Les crochets du mamba noir d’Aelle percent les écailles du python pour se planter dans sa chair. Déchiqueter sa chair. Une première fois, une deuxième. Encore et encore. C'est que sa grande taille n'est pas d'un avantage : parfois un peu plus à droite, parfois un peu plus à gauche, mais les crochets du serpent finissent toujours par toucher leur cible. Les sifflements du python, au début brefs et furieux, ne tardent pas à se transformer en de longs sifflements de serpent souffrant. Le visage de Leo a beau être figé, avec ses lèvres entr'ouvertes et le regard vrillé sur la scène, au fond de son estomac quelque chose se révolte : ce tableau a quelque chose de dérangeant, presque révulsant. Mais également de fascinant. Une fascination malsaine, que Leo trouve presque tout aussi dérangeante et révulsante que la scène elle-même.
L'anglaise met moment à réagir. Le moment qu'il lui faut pour se rappeler qu'il ne s'agit que de deux invocations qui ce battent devant ses yeux - ou plutôt, que c'est l'une des deux invocations qui s'acharne sur cette autre invocation, celle qui se tord de douleur sous l'assaut incessant des crochets, celle dont le corps serpente de gauche à droite de manière un peu indécise, probablement dans l'espoir vain de trouver une manière d'échapper à ces deux lames tranchantes. Tranchantes et mortelles. Enfin "mortelles" : ce n'est pas comme si le python vivait vraiment. Ce ne sont pas des vrais serpents qui se battent, ce n'est pas de la vraie souffrance, c'est juste de la magie. Mais Merlin, qu'est-ce que cette magie est violente !
Et puis tout à coup, Leo sort de sa torpeur. Sa réaction est peut-être tardive, mais ses gestes sont d'autant plus vifs et déterminés : brandissant sa baguette, elle force son python blessé à redresser la tête pour tenter de faire face à son assaillant. Étant donné que de toute évidence, il semble incapable de se défendre sans l'impulsion de la lionne. Allez mec, un peu de fierté ! Sans indulgence, Leo l'envoie à son tour planter ses crochets dans le cou de l'autre bestiole. Du moins, elle essaye : le python est grand, mais blessé, lourd et donc relativement lent. Sans compter que dans sa manoeuvre, il vient d'exposer une partie particulièrement sensible de son cou, de manière à ce que le fait qu'il échappe au prochain assaut du mamba relève du pur miracle. La rouge et or sent que son invocation ne fera plus long feu et une grande partie de sa concentration est mobilisée pour tenter de le maintenir en vie. Enfin en "vie", Leo s'efforce-t-elle de se rappeler. Plutôt présent. Ou matérialisé devant elles. Mais pas en vie.
Il lui faut une nouvelle idée et son cerveau répond présent : subitement, l'image du python du livre de la jungle lui revient en tête. Quelle idée aussi, d'avoir voulu répondre par des crocs à une attaque de crocs, quand les crocs attaquants font partie des crocs les plus dangereux imaginables ! Ce n'est pas de cette façon-là que le python vient à bout de sa proie.
Un sort aurait été tout aussi efficace, mais la rouge et or a rapidement écarté cette pensée : c'est un combat de serpents. Sourcils froncés de concentration, Leo brandit sa baguette pour laisser Pi glisser au sol. Aelle le remarquera peut-être, mais avec un peu de chance, l'invocation de la sorcière est trop aveuglée par sa violence pour réellement noter sa présence. Quelques instants plus tard, le petit serpent écarlate plante déjà ses crochets dans la queue du mamba noir. Mordre et tenir bon, surtout, ne pas lâcher prise. L'idée est simple - du moins en théorie : avec un peu de chance, le mamba se retournera pour trouver la source de la morsure petite mais tenace à l'extrémité opposée de sa tête. Et à ce moment-là, quand l'attention sera ailleurs, le python pourra commencer à enrouler son gros corps autour de celui plus mince du mamba. Enrouler, entourer, enserrer. Parce qu'un python n'attaque pas avec ses crocs, un python étouffe. Enfin pour autant que son propre souffle tienne suffisamment longtemps et que l'invocation ne disparaisse pas avant...
Et c'est d'un nouveau hochement de tête qu'elle accueille le renseignement sur la venin. Même si la rousse ne comprend pas tout à fait pourquoi il serait possible de créer un serpent avec tous les attributs de celui-ci, même des crochets mortels... mais pas de venin. Probablement la faute aux cours de Métamorphose qu'elle ne suit pas. Peut-être bien qu'elle ira se renseigner à la bibliothèque si elle trouve un moment, mais au fond, c'est surtout l'information qui l'intéresse en premier lieu, pas tant le pourquoi du comment.
La Gryffondor aurait tout un tas d'autres questions à poser à Aelle. Par exemple si une invocation pouvait dévorer une souris et si oui, si la souris disparaitrait en même temps que l'invocation. Ou alors, comment il se pouvait qu'une invocation vouée, par sa nature éphémère, à disparaître, puisse blesser voire tuer quelque chose de réellement vivant. Enfin bon. Voilà qui commence à faire beaucoup de bibliothèque. Trop de bibliothèque pour Leo, probablement qu'elle ira plutôt directement trouver Monsieur Lynch. Ou Ennis. Ou Merlin sait qui de doué en métamorphose, parce que se laisser servir les informations sur un plateau d'argent est tout de même nettement plus confortable qu'avoir à feuilleter des pages et des pages de manuels soi-même. Quelqu'un de doué en métamorphose, donc... et qui n'est pas en train d'envoyer une invocation attaquer le serpent que Leo a fait avancer dans sa direction.
C'est violent. Leo ne sait pas à quoi elle s'est attendue, mais ça... violent, il n'y a pas d'autre mot. Les crochets du mamba noir d’Aelle percent les écailles du python pour se planter dans sa chair. Déchiqueter sa chair. Une première fois, une deuxième. Encore et encore. C'est que sa grande taille n'est pas d'un avantage : parfois un peu plus à droite, parfois un peu plus à gauche, mais les crochets du serpent finissent toujours par toucher leur cible. Les sifflements du python, au début brefs et furieux, ne tardent pas à se transformer en de longs sifflements de serpent souffrant. Le visage de Leo a beau être figé, avec ses lèvres entr'ouvertes et le regard vrillé sur la scène, au fond de son estomac quelque chose se révolte : ce tableau a quelque chose de dérangeant, presque révulsant. Mais également de fascinant. Une fascination malsaine, que Leo trouve presque tout aussi dérangeante et révulsante que la scène elle-même.
L'anglaise met moment à réagir. Le moment qu'il lui faut pour se rappeler qu'il ne s'agit que de deux invocations qui ce battent devant ses yeux - ou plutôt, que c'est l'une des deux invocations qui s'acharne sur cette autre invocation, celle qui se tord de douleur sous l'assaut incessant des crochets, celle dont le corps serpente de gauche à droite de manière un peu indécise, probablement dans l'espoir vain de trouver une manière d'échapper à ces deux lames tranchantes. Tranchantes et mortelles. Enfin "mortelles" : ce n'est pas comme si le python vivait vraiment. Ce ne sont pas des vrais serpents qui se battent, ce n'est pas de la vraie souffrance, c'est juste de la magie. Mais Merlin, qu'est-ce que cette magie est violente !
Et puis tout à coup, Leo sort de sa torpeur. Sa réaction est peut-être tardive, mais ses gestes sont d'autant plus vifs et déterminés : brandissant sa baguette, elle force son python blessé à redresser la tête pour tenter de faire face à son assaillant. Étant donné que de toute évidence, il semble incapable de se défendre sans l'impulsion de la lionne. Allez mec, un peu de fierté ! Sans indulgence, Leo l'envoie à son tour planter ses crochets dans le cou de l'autre bestiole. Du moins, elle essaye : le python est grand, mais blessé, lourd et donc relativement lent. Sans compter que dans sa manoeuvre, il vient d'exposer une partie particulièrement sensible de son cou, de manière à ce que le fait qu'il échappe au prochain assaut du mamba relève du pur miracle. La rouge et or sent que son invocation ne fera plus long feu et une grande partie de sa concentration est mobilisée pour tenter de le maintenir en vie. Enfin en "vie", Leo s'efforce-t-elle de se rappeler. Plutôt présent. Ou matérialisé devant elles. Mais pas en vie.
Il lui faut une nouvelle idée et son cerveau répond présent : subitement, l'image du python du livre de la jungle lui revient en tête. Quelle idée aussi, d'avoir voulu répondre par des crocs à une attaque de crocs, quand les crocs attaquants font partie des crocs les plus dangereux imaginables ! Ce n'est pas de cette façon-là que le python vient à bout de sa proie.
Un sort aurait été tout aussi efficace, mais la rouge et or a rapidement écarté cette pensée : c'est un combat de serpents. Sourcils froncés de concentration, Leo brandit sa baguette pour laisser Pi glisser au sol. Aelle le remarquera peut-être, mais avec un peu de chance, l'invocation de la sorcière est trop aveuglée par sa violence pour réellement noter sa présence. Quelques instants plus tard, le petit serpent écarlate plante déjà ses crochets dans la queue du mamba noir. Mordre et tenir bon, surtout, ne pas lâcher prise. L'idée est simple - du moins en théorie : avec un peu de chance, le mamba se retournera pour trouver la source de la morsure petite mais tenace à l'extrémité opposée de sa tête. Et à ce moment-là, quand l'attention sera ailleurs, le python pourra commencer à enrouler son gros corps autour de celui plus mince du mamba. Enrouler, entourer, enserrer. Parce qu'un python n'attaque pas avec ses crocs, un python étouffe. Enfin pour autant que son propre souffle tienne suffisamment longtemps et que l'invocation ne disparaisse pas avant...
Dernière modification par Leo Ginger le 27 juil. 2023, 23:52, modifié 1 fois.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Expérimental
Sous mes yeux attentifs se déroule le combat de serpents le plus épique que j'ai jamais vu — et le seul auquel j'ai assisté, d'ailleurs. Je m'accroupis doucement, les doigts crispés sur ma baguette et les yeux braqués sur les serpents qui se débattent l'un face à l'autre. Mon mamba noir est évidemment gagnant dans l'histoire. Il attaque avec vivacité et précision. La violence du combat, le bruit des deux corps sinuant dans la terre, les sifflements douloureux du python et les coups qu'assène le mamba à son ennemi m'inspirent une telle fascination qu'une nuée de frissons apparaît soudainement sur mes épaules et dévale mes bras et mon dos. Je suis incapable de détourner les yeux ou de forcer ma respiration qui s'est coupée à reprendre son court. Je regarde, j'observe tout, trouvant à ce combat acharné une beauté que je ne retrouve que rarement ailleurs. Là où d'autres pourraient être fascinés par un magnifique coucher de soleil sur le lac noir, moi ce sont ces cris et cette violence que je contrôle du bout de ma baguette qui gonflent mon coeur de reconnaissance — envers la magie et mon propre talent qui me permet de créer une reproduction si fidèle d'un serpent.
À aucun moment je ne fais attention à la Gryffondor qui assiste elle aussi au carnage. Je m'imagine être ce serpent et, les yeux rivés sur lui et toute mon attention focalisée sur les mouvements que je lui ordonne mentalement et magiquement de faire, j'écoute mon instinct pour parvenir à gagner ce combat — tout à coup, n'existe que ce but dans ma vie : terminer et gagner ce combat. Alors j'ordonne à mon serpent d'attaquer, de frapper, d'esquiver, d'une violence toujours plus grande et parfaitement contrôlable.
Je ne comprends au préalable pas ce qu'il se passe, pourquoi le mamba noir réagit avec moins d'ardeur. Puis je remarque enfin ce second serpent accroché au bout de sa queue. Je me redresse, toujours accroupie au sol, un genou dans la terre, et laisse grandir sur mes lèvres un sourire admiratif. Enfin, pour la première fois depuis de longues minutes, je lance un regard à Ginger qui me surplombe de toute sa taille. Pas mal, l'idée du second serpent ! Évidemment, mon attention a été détournée et mon mamba, suivant mes directives silencieuses (et incontrôlées, cette fois-ci), se retourne pour attaquer ce qui lui déchire la queue de ses crocs meurtriers. La suite est tellement logique qu'elle ne m'agace pas, elle ne fait que grandir mon sourire qui a un petit quelque chose de cruel : le python attaque comme seul un python peut le faire, avec ses anneaux et sa force. Mon mamba noir disparaît sous son corps épais et je sens que je perds son contrôle.
Je m'accroche avec plus de force à ma baguette magique. Face à de la force brute, mon serpent qui est censé être une créature vive et mortelle grâce à son venin n'a pas beaucoup de chances de vaincre. Mais j'ai un second serpent, moi aussi, même si celui-ci est beaucoup plus petit que ceux de Ginger. Ma créature chatoyante se jette à son tour sur le python pour le planter de ses crocs qui, bien que n'étant pas bien gros, réussissent à faire quelques dégâts.
Dépitée face au combat qui a encore lieu sous mes yeux mais qui met en avant une défaite de plus en plus certaine de mes serpents, je prends appui sur le sol pour me mettre debout. Je jette un regard en coin à Ginger ; dans un duel, tous les coups sont permis : le but est de gagner. Si j'envoyais un bon petit Repulso, ou un Stupéfix, ou même un Expelliarmus à la fille, elle perdrait aussitôt le contrôle de ses apparitions qui disparaîtraient sur le champ. Ce serait une victoire, pour moi. Et je n'aurais surtout aucun scrupule à l'attaquer par surprise. Pendant une demi-seconde, mon regard noir braqué sur elle et ma baguette à demi levée, je suis persuadée que je vais le faire... Puis je baisse soudainement mon bras et baisse des yeux amusés sur les serpents qui se débattent au sol.
« Mh, tu vois Ginger, si j'avais su que ça se terminerait en combat de serpents, j'en aurais fait apparaître un bien plus gros. »
Mon mamba noir n'a pas encore perdu. Il se débat toujours au milieu des gros anneaux de son ennemi. Et son petit compagnon chatoyant est en train de réduire en charpie le gros corps épais qui emprisonne le serpent noir tout en essayant, parfois en vain, d'éviter les coups de crocs du python qui a la gueule libre.
« Je crois que maintenant, continué-je d'une voix concentrée en forçant mon mamba noir à se débattre et à déchiqueter la chair du python à l'aide de ses crocs, c'est une question de force magique et mentale. Entre toi et moi. La question étant de savoir qui de nous deux parviendra à maîtriser le plus longtemps son serpent. »
Je ne lui dit pas à voix haute parce que cela me parait inutile mais pour moi la réponse est toute trouvée : je suis persuadée avoir une puissance magique plus élevée que la sienne. Ce qui ne laisse aucun doute quant à l'issue du combat.
À aucun moment je ne fais attention à la Gryffondor qui assiste elle aussi au carnage. Je m'imagine être ce serpent et, les yeux rivés sur lui et toute mon attention focalisée sur les mouvements que je lui ordonne mentalement et magiquement de faire, j'écoute mon instinct pour parvenir à gagner ce combat — tout à coup, n'existe que ce but dans ma vie : terminer et gagner ce combat. Alors j'ordonne à mon serpent d'attaquer, de frapper, d'esquiver, d'une violence toujours plus grande et parfaitement contrôlable.
Je ne comprends au préalable pas ce qu'il se passe, pourquoi le mamba noir réagit avec moins d'ardeur. Puis je remarque enfin ce second serpent accroché au bout de sa queue. Je me redresse, toujours accroupie au sol, un genou dans la terre, et laisse grandir sur mes lèvres un sourire admiratif. Enfin, pour la première fois depuis de longues minutes, je lance un regard à Ginger qui me surplombe de toute sa taille. Pas mal, l'idée du second serpent ! Évidemment, mon attention a été détournée et mon mamba, suivant mes directives silencieuses (et incontrôlées, cette fois-ci), se retourne pour attaquer ce qui lui déchire la queue de ses crocs meurtriers. La suite est tellement logique qu'elle ne m'agace pas, elle ne fait que grandir mon sourire qui a un petit quelque chose de cruel : le python attaque comme seul un python peut le faire, avec ses anneaux et sa force. Mon mamba noir disparaît sous son corps épais et je sens que je perds son contrôle.
Je m'accroche avec plus de force à ma baguette magique. Face à de la force brute, mon serpent qui est censé être une créature vive et mortelle grâce à son venin n'a pas beaucoup de chances de vaincre. Mais j'ai un second serpent, moi aussi, même si celui-ci est beaucoup plus petit que ceux de Ginger. Ma créature chatoyante se jette à son tour sur le python pour le planter de ses crocs qui, bien que n'étant pas bien gros, réussissent à faire quelques dégâts.
Dépitée face au combat qui a encore lieu sous mes yeux mais qui met en avant une défaite de plus en plus certaine de mes serpents, je prends appui sur le sol pour me mettre debout. Je jette un regard en coin à Ginger ; dans un duel, tous les coups sont permis : le but est de gagner. Si j'envoyais un bon petit Repulso, ou un Stupéfix, ou même un Expelliarmus à la fille, elle perdrait aussitôt le contrôle de ses apparitions qui disparaîtraient sur le champ. Ce serait une victoire, pour moi. Et je n'aurais surtout aucun scrupule à l'attaquer par surprise. Pendant une demi-seconde, mon regard noir braqué sur elle et ma baguette à demi levée, je suis persuadée que je vais le faire... Puis je baisse soudainement mon bras et baisse des yeux amusés sur les serpents qui se débattent au sol.
« Mh, tu vois Ginger, si j'avais su que ça se terminerait en combat de serpents, j'en aurais fait apparaître un bien plus gros. »
Mon mamba noir n'a pas encore perdu. Il se débat toujours au milieu des gros anneaux de son ennemi. Et son petit compagnon chatoyant est en train de réduire en charpie le gros corps épais qui emprisonne le serpent noir tout en essayant, parfois en vain, d'éviter les coups de crocs du python qui a la gueule libre.
« Je crois que maintenant, continué-je d'une voix concentrée en forçant mon mamba noir à se débattre et à déchiqueter la chair du python à l'aide de ses crocs, c'est une question de force magique et mentale. Entre toi et moi. La question étant de savoir qui de nous deux parviendra à maîtriser le plus longtemps son serpent. »
Je ne lui dit pas à voix haute parce que cela me parait inutile mais pour moi la réponse est toute trouvée : je suis persuadée avoir une puissance magique plus élevée que la sienne. Ce qui ne laisse aucun doute quant à l'issue du combat.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 13 juil. 2023, 19:05, modifié 1 fois.
Expérimental
"Tu peux m'appeler Leo..."
Sous l'effet de la concentration, la voix de la rouge et or est traînante, lente sans intonation particulière. L’intention est à mi-chemin entre l’invitation et la requête, mais probablement que cela peut tout aussi bien être lu comme une question ou un proposition. C’est ses adversaires de Quidditch qu’on désigne par leur nom de famille... Mais Leo ne s’en préoccupe pas outre mesure, trop absorbée par le duel de serpents : en l’espace de quelques instants, le nombre d’invocations en lutte a doublé. Ils sont quatre, maintenant. Deux plus grands, deux plus petit, un ensemble plutôt improbable, dans une constellation encore plus improbable. Enlacés mais acharnés à déchiqueter, se libérer, siffler, étouffer, essayer de gagner.
Ce n’est que lorsqu’elle se relève que Leo se rend compte que la Poufsouffle s'était accroupie un moment. Elle a bien conscience que c'est la brune qui tient les fils invisibles de ses marionnettes d'invocations et que tant le cerveau que la baguette derrière les mouvements du mamba et de l’autre serpent sont ceux de la septième année. Et pourtant, l'anglaise a bien de la peine à lâcher du regard le feu de l’action, ce carnage qui se déroule au sol, sous ses yeux…
La manœuvre du serpent rouge semble avoir fonctionné, permettant au python de s’enrouler autour du dangereux mamba. Mais à présent, la situation semble plutôt équilibrée. Du moins à première vue. Deux contre deux. Crochets tranchants contre anneaux asphyxiants. Une question de force physique et mentale, la Poufsouffle a raison. Pourtant, malgré cet équilibre apparent, l’issue du combat paraît assez évidente.
“On sait les deux qu’le python fera plus long feu.”
Que le serpent rouge et le serpent chatoyant ne sont que les acteurs secondaires de ce duel et que les protagonistes-clés en compétition sont le mamba et le python. De même qu'il paraît assez évident que les forces magiques et mentales de l’aînée des deux sorcière sont supérieures à celles de la cinquième année. Ne serait-ce que parce qu’elle est plus expérimentée ou parce que Leo n’a que rarement eu affaire à des métamorphoses, ces dernières années. Mais surtout : c'est maintenant que les premiers coups de crochets du mamba révèlent tout leur puissance destructrice. C'est maintenant que Leo - et surtout son python - paient le prix de ces quelques secondes d'inactivité de la rousse, tout au début du combat. Quelques secondes, mais des dégâts irréversibles. Alors la volonté et l’endurance de Leo peuvent être intenses, le python n’est et restera qu’une invocation qui finira fatalement par disparaître lorsqu'elle deviendra trop faible.
Que le déclin du reptile tâché ait déjà commencé saute aux yeux. Ecailles déchiquetés, il continue d'enserrer le corps de son adversaire d'une pression qui doit également soulager sa propre souffrance, mais l'assaut de ses crocs se fait plus faible, plus lent, moins vif, la tête lourde et fatiguée.
“J’dirais plutôt que la question c’est combien de temps ton mamba mettra à l’achever... Bristyle”
Leo lève brièvement la tête le temps de glisser un sourire en coin plein de défi à la Poufsouffle. C'est ses adversaires de Quidditch qu'on désigne par leur nom de famille... mais peut-être également ses adversaires dans un arène improvisée en plein duel de serpents, quand il en va de quelques secondes supplémentaires de survie de son invocation. Déterminée à opposer autant de résistance possible au mamba, Leo serre sa main autour de sa baguette. A l'image de celle qui vole jusqu'à s'écrouler, son invocation continuera à lutter jusqu'au au bout, même si elle est presque plus lambeaux de chair que serpent, à présent.
Coucou ! Mes excuses pour l'attente.
Je pense qu'à moins qu'il n'y ait un plot twist imprévu, le python devrait raisonnablement disparaitre dans les dizaines de secondes qui suivent. Mais je te laisse voir !
Sous l'effet de la concentration, la voix de la rouge et or est traînante, lente sans intonation particulière. L’intention est à mi-chemin entre l’invitation et la requête, mais probablement que cela peut tout aussi bien être lu comme une question ou un proposition. C’est ses adversaires de Quidditch qu’on désigne par leur nom de famille... Mais Leo ne s’en préoccupe pas outre mesure, trop absorbée par le duel de serpents : en l’espace de quelques instants, le nombre d’invocations en lutte a doublé. Ils sont quatre, maintenant. Deux plus grands, deux plus petit, un ensemble plutôt improbable, dans une constellation encore plus improbable. Enlacés mais acharnés à déchiqueter, se libérer, siffler, étouffer, essayer de gagner.
Ce n’est que lorsqu’elle se relève que Leo se rend compte que la Poufsouffle s'était accroupie un moment. Elle a bien conscience que c'est la brune qui tient les fils invisibles de ses marionnettes d'invocations et que tant le cerveau que la baguette derrière les mouvements du mamba et de l’autre serpent sont ceux de la septième année. Et pourtant, l'anglaise a bien de la peine à lâcher du regard le feu de l’action, ce carnage qui se déroule au sol, sous ses yeux…
La manœuvre du serpent rouge semble avoir fonctionné, permettant au python de s’enrouler autour du dangereux mamba. Mais à présent, la situation semble plutôt équilibrée. Du moins à première vue. Deux contre deux. Crochets tranchants contre anneaux asphyxiants. Une question de force physique et mentale, la Poufsouffle a raison. Pourtant, malgré cet équilibre apparent, l’issue du combat paraît assez évidente.
“On sait les deux qu’le python fera plus long feu.”
Que le serpent rouge et le serpent chatoyant ne sont que les acteurs secondaires de ce duel et que les protagonistes-clés en compétition sont le mamba et le python. De même qu'il paraît assez évident que les forces magiques et mentales de l’aînée des deux sorcière sont supérieures à celles de la cinquième année. Ne serait-ce que parce qu’elle est plus expérimentée ou parce que Leo n’a que rarement eu affaire à des métamorphoses, ces dernières années. Mais surtout : c'est maintenant que les premiers coups de crochets du mamba révèlent tout leur puissance destructrice. C'est maintenant que Leo - et surtout son python - paient le prix de ces quelques secondes d'inactivité de la rousse, tout au début du combat. Quelques secondes, mais des dégâts irréversibles. Alors la volonté et l’endurance de Leo peuvent être intenses, le python n’est et restera qu’une invocation qui finira fatalement par disparaître lorsqu'elle deviendra trop faible.
Que le déclin du reptile tâché ait déjà commencé saute aux yeux. Ecailles déchiquetés, il continue d'enserrer le corps de son adversaire d'une pression qui doit également soulager sa propre souffrance, mais l'assaut de ses crocs se fait plus faible, plus lent, moins vif, la tête lourde et fatiguée.
“J’dirais plutôt que la question c’est combien de temps ton mamba mettra à l’achever... Bristyle”
Leo lève brièvement la tête le temps de glisser un sourire en coin plein de défi à la Poufsouffle. C'est ses adversaires de Quidditch qu'on désigne par leur nom de famille... mais peut-être également ses adversaires dans un arène improvisée en plein duel de serpents, quand il en va de quelques secondes supplémentaires de survie de son invocation. Déterminée à opposer autant de résistance possible au mamba, Leo serre sa main autour de sa baguette. A l'image de celle qui vole jusqu'à s'écrouler, son invocation continuera à lutter jusqu'au au bout, même si elle est presque plus lambeaux de chair que serpent, à présent.
Coucou ! Mes excuses pour l'attente.
Je pense qu'à moins qu'il n'y ait un plot twist imprévu, le python devrait raisonnablement disparaitre dans les dizaines de secondes qui suivent. Mais je te laisse voir !
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Expérimental
Leo. Je lutte pour ne pas laisser la drôle de proposition de la fille me déconcentrer. Pourquoi donc l'appellerais-je par son prénom ? Nous ne nous connaissons pas et ce n'est pas ce court combat qui nous a rapproché, n'est-ce pas ? Je n'entends pas dans sa voix la demande désespérée et muette qu'ont beaucoup d'élèves quand ils me proposent de les nommer par leur prénom. Comme si c'était absolument essentiel. Comme si c'était la suite logique. Comme s'ils avaient besoin de ça pour avancer d'un pas dans la relation — chose que je refuse la plupart du temps. Mais dans la voix de Ginger, j'entends des choses différentes. Sauf que je suis incapable de comprendre quoi. Je me contente donc d'un léger haussement d'épaules et décide que je verrai plus tard ce que je veux faire de cette drôle de proposition. Après tout, ce n'est pas comme si j'avais beaucoup d'occasion de la nommer par son prénom.
Le combat de serpents se poursuit. Et même si je sais qu'ils ne sont qu'invocation, je ne veux pas détourner le regard du spectacle qui s'offre à moi. Il n'y a pas de doute : le python est en bien mauvaise posture et mon mamba continue inlassablement d'attaquer. C'est assez facile comme manipulation mentale. Attaque, attaque, attaque ; et je visualise le cou qui se lève et s'abaisse, et les crocs qui se plantent, encore et encore. Maintenir sa concentration malgré les paroles de la fille, qui reconnait à demi-mot sa défaite. Je choisis de ne pas lui répondre mais sur ma bouche se dessine un rictus amusé : évidemment qu'il ne va plus faire long feu. J'aime le fait qu'elle soit capable de le reconnaître. Je déteste les gens qui refusent de voir leurs échecs.
Et puis il y a ce nom qui résonne, le mien. Dans sa bouche, quelques secondes après qu'elle m'ait proposé de l'appeler par son prénom, cela semble sonner comme une moquerie. Alors je lui accorde un regard perçant en biais en essayant de deviner l'intention qui se cache derrière ce choix de mots. Son sourire n'a rien de moqueur, lui. Il me fait penser aux grimaces que je lui ai vu une ou deux sur le visage quand son balai passait très près des tribunes durant les matchs de Quidditch. Une grimace déterminée. Mais déterminée de quoi ? Elle est en train d'échouer.
À ce drôle de sourire, je réponds par un regard plissé. Les mots ne sont plus nécessaires, à présent. Je remise au fond de moi mes interrogations. Perdure ma motivation de gagner ce combat en grande pompe. Alors, à l'image de ma camarade, je me concentre sur mon serpent, vif comme l'éclair, qui déchiquette avec une violence toute particulière les écailles de celui qui l'étouffe petit à petit.
Une poignée de secondes plus tard, mon mamba noir retombe sur le sol. Le python a disparu. Reste donc trois serpents, dont un dans le camp de Ginger. Elle n'a plus la moindre chance de gagner quoi que ce soit désormais mais là n'est pas la question : elle a déjà échoué mais elle a gagné l'opportunité, comme moi, d'observer un phénomène passionnant de la magie.
Je me redresse, fière d'avoir eu une fois de plus la preuve de ma maîtrise magique, et d'un mouvement nonchalant de la baguette je fais disparaître mes apparitions.
« Eh bien ! m'exclamé-je d'une voix claire en rengainant mon arme. C'était intéressant. »
J'ai déjà dans l'idée de prendre note dans un carnet de ce qu'il vient de se passer. J'aime les questions pertinentes de la capitaine qui nous ont permis de faire ces expérimentations. J'aime les esprits qui se posent des questions et qui mettent tout en oeuvre pour trouver des réponses. Je prends une grande inspiration en me souvenant qu'il n'était question, au préalable, que d'une balade dans le parc — c'était avant de faire cette drôle de rencontre.
« C'est ce que j'aime le plus dans la magie, commenté-je en adressant à Ginger un regard franc qu'elle a, me semble-t-il, bien mérité. Faire des expérimentations. Ça sert à rien d'apprendre bêtement des sortilèges ou des lois de la magie. Il faut tester, apprendre, échouer, comprendre. La compréhension ne vient qu'en repoussant les frontières de ce qu'on nous apprend. »
Je prononce cette dernière phrase sur un ton plus bas, le regard perdu quelque part sur l'horizon, mes pensées enchaînées à des centaines d'autres qui sont trop rapides pour être exprimées. Je papillonne des yeux quand je me rends compte de la personne à laquelle je m'adresse. Leo Ginger peut-elle seulement comprendre à quel point traverser les frontières est essentiel ? J'imagine que sa réponse me mettra sur la voie, même si je suis à moitié persuadée qu'elle se contentera de hausser ses épaules musclées d'athlète — au Quidditch, dépasser les frontières est synonyme de triche, après tout.
Excuse-moi, j'ai tellement traîné !
J'ai beaucoup aimé ta réponse. Leo est parfaitement impertinente — Aelle se fait un bon avis d'elle, malgré la dernière phrase de ce texte.
Le combat de serpents se poursuit. Et même si je sais qu'ils ne sont qu'invocation, je ne veux pas détourner le regard du spectacle qui s'offre à moi. Il n'y a pas de doute : le python est en bien mauvaise posture et mon mamba continue inlassablement d'attaquer. C'est assez facile comme manipulation mentale. Attaque, attaque, attaque ; et je visualise le cou qui se lève et s'abaisse, et les crocs qui se plantent, encore et encore. Maintenir sa concentration malgré les paroles de la fille, qui reconnait à demi-mot sa défaite. Je choisis de ne pas lui répondre mais sur ma bouche se dessine un rictus amusé : évidemment qu'il ne va plus faire long feu. J'aime le fait qu'elle soit capable de le reconnaître. Je déteste les gens qui refusent de voir leurs échecs.
Et puis il y a ce nom qui résonne, le mien. Dans sa bouche, quelques secondes après qu'elle m'ait proposé de l'appeler par son prénom, cela semble sonner comme une moquerie. Alors je lui accorde un regard perçant en biais en essayant de deviner l'intention qui se cache derrière ce choix de mots. Son sourire n'a rien de moqueur, lui. Il me fait penser aux grimaces que je lui ai vu une ou deux sur le visage quand son balai passait très près des tribunes durant les matchs de Quidditch. Une grimace déterminée. Mais déterminée de quoi ? Elle est en train d'échouer.
À ce drôle de sourire, je réponds par un regard plissé. Les mots ne sont plus nécessaires, à présent. Je remise au fond de moi mes interrogations. Perdure ma motivation de gagner ce combat en grande pompe. Alors, à l'image de ma camarade, je me concentre sur mon serpent, vif comme l'éclair, qui déchiquette avec une violence toute particulière les écailles de celui qui l'étouffe petit à petit.
Une poignée de secondes plus tard, mon mamba noir retombe sur le sol. Le python a disparu. Reste donc trois serpents, dont un dans le camp de Ginger. Elle n'a plus la moindre chance de gagner quoi que ce soit désormais mais là n'est pas la question : elle a déjà échoué mais elle a gagné l'opportunité, comme moi, d'observer un phénomène passionnant de la magie.
Je me redresse, fière d'avoir eu une fois de plus la preuve de ma maîtrise magique, et d'un mouvement nonchalant de la baguette je fais disparaître mes apparitions.
« Eh bien ! m'exclamé-je d'une voix claire en rengainant mon arme. C'était intéressant. »
J'ai déjà dans l'idée de prendre note dans un carnet de ce qu'il vient de se passer. J'aime les questions pertinentes de la capitaine qui nous ont permis de faire ces expérimentations. J'aime les esprits qui se posent des questions et qui mettent tout en oeuvre pour trouver des réponses. Je prends une grande inspiration en me souvenant qu'il n'était question, au préalable, que d'une balade dans le parc — c'était avant de faire cette drôle de rencontre.
« C'est ce que j'aime le plus dans la magie, commenté-je en adressant à Ginger un regard franc qu'elle a, me semble-t-il, bien mérité. Faire des expérimentations. Ça sert à rien d'apprendre bêtement des sortilèges ou des lois de la magie. Il faut tester, apprendre, échouer, comprendre. La compréhension ne vient qu'en repoussant les frontières de ce qu'on nous apprend. »
Je prononce cette dernière phrase sur un ton plus bas, le regard perdu quelque part sur l'horizon, mes pensées enchaînées à des centaines d'autres qui sont trop rapides pour être exprimées. Je papillonne des yeux quand je me rends compte de la personne à laquelle je m'adresse. Leo Ginger peut-elle seulement comprendre à quel point traverser les frontières est essentiel ? J'imagine que sa réponse me mettra sur la voie, même si je suis à moitié persuadée qu'elle se contentera de hausser ses épaules musclées d'athlète — au Quidditch, dépasser les frontières est synonyme de triche, après tout.
Excuse-moi, j'ai tellement traîné !
J'ai beaucoup aimé ta réponse. Leo est parfaitement impertinente — Aelle se fait un bon avis d'elle, malgré la dernière phrase de ce texte.
Expérimental
La tête du mamba noir s'abaisse une dernière fois et tout à coup, c'est fini. A chacun des sifflements de serpent souffrant soufflés par le python, Leo s'est demandée si ce serait son dernier. Et là... oui, effectivement. Ça a été son dernier. Il résonne encore dans le crâne de la rousse : cela n'a ni été un sifflement furieux ni un sifflement combatif mais un sifflement moins vif, presque résigné, comme si le serpent, au moment de l'émettre savait, contrairement à Leo, qu'il n'allait plus siffler. L'anglaise ne lui en veut pas, il s'est bien battu. Elle-même s'est bien battue. Et maintenant, c'est fini.
Pendant quelques instants, la rouge et or fixe en silence l'endroit où, il y a quelques instants encore, luttait son invocation. Ce n'est qu'en entendant la voix d'Aelle qu'elle constate que les deux serpents de la Poufsouffle, vainqueurs du duel, ont également disparu. Agitant sa propre baguette pour faire disparaître le petit serpent rouge qui lui reste, Leo s'arrache de son immobilité pour hocher vivement la tête. Intéressant. Oui, effectivement. Bien que tout un tas d'autres adjectifs lui viendraient en tête également. Comme horrifiant, par exemple. Ou effrayant. Ou intimidant. Mais la septième année a raison, Leo tente de s'en convaincre : ce à quoi elle vient d'assister est une expérience magique. Juste cela. Et pour une expérimentation, l'adjectif convenant le mieux est probablement vraiment juste intéressant.
Tester, apprendre, échouer, comprendre, cela aurait pu venir d'elle. La batteuse aussi adore expérimenter avec la magie, ce n'est pas une nouveauté. Ce qu'elle aime le plus dans la magie, Aelle a dit. Mais cette formule-là lui semble étrangement déplacée dans cette situation. Quand bien même Leo le sait et s'efforce de se le répéter pour relativiser : ce n'étaient pas des vrais serpents. D'ailleurs... non seulement c'était techniquement son idée, mais elle ne s'est pas non plus arrêtée en voyant la tournure que le duel a pris. Est-ce que cela veut dire qu'elle a apprécié ? Quoi au fait, vraiment juste l'expérience ? Ou bien la lutte de serpents... la lutte de magie ? Et Aelle alors ? Quelque part, l'impassibilité de la brune face au carnage venant de se dérouler sous leurs yeux la dérange. Aussi, Leo ne peut s'empêcher de regarder son ainée dans les yeux pour souffler :
"Comment tu fais pour rester aussi détachée ? Tu trouves pas ça... horrifiant ? effrayant ? ...intimidant parfois, à quel point la magie peut être destructrice ? Comment tu fais pour rester aussi neutre ?
Dit celle qui passe son temps à envoyer des balles de fer ensorcelées se fracasser contre des élèves. Dit celle qui aime se mesurer en duel en lançant sans pitié maléfices et sortilèges. Dit une des deux sorcières seules responsables de ce fameux carnage - paradoxe dont Leo a désagréablement conscience.
Ce n'est que maintenant que la Gryffondor se rend compte à quel point sa main est crispée autour de sa baguette. Elle s'efforce de la relâcher un peu, bascule le poids de son corps sur l'autre pied et tente d'imiter l'air détendu et scientifique de son ainée.
Comme toujours quand quelque chose la préoccupe, Leo passe une main dans ses boucles rousses. Puis, sans raison apparente, un léger sourire apparait sur ses lèvres. Parce qu'Aelle a dit autre chose, aussi. Une question de frontières...
"C'est pas la première fois que j'entends ça... les frontières à dépasser, je veux dire. Jacob. Cela aurait tout à fait pu venir de Jacob. Lui aussi lui a parlé de limites. De limites à trouver, à tester et finalement à repousser de plus en plus loin. C'est un état d'esprit que j'aime beaucoup. Que je respecte beaucoup. J'essaye de le faire, moi aussi. Même si ce n'est pas toujours évident", finit-elle par admettre.
La dernière fois que Leo a ignoré les limites de son corps et grillé ses réserves, elle s'est quasiment évanouie en plein vol, ne parvenant qu'à grande peine à diriger son balai en direction du sol avant que ce ne soit la perte de contrôle totale. Pourtant, elle serait prête à serrer les dents et à recommencer. Même si c'est tellement humiliant d'être confronté à ses propres limites, un retour à la réalité très brutal. Mais consciemment rester en dessous du meilleur de soi-même n'est, pour la Gryffondor, plus une option. Alors l'option qui reste... Spontanément, une idée lui vient.
"Hey, si jamais un jour t'as envie d'essayer quelque chose d'un peu différent et de te défouler un frappant un cognard, en défiant une balle folle... tu sais où me trouver. Quand t'as pas peur du cognard, ça peur être plus grisant que tu ne le penses, j'en suis convaincue. Enfin c'est juste une proposition hein, à prendre ou à laisser," conclut la capitaine des Griffes Ardentes avec un nouveau sourire légèrement malicieux et teinté, cette fois-ci, d'une petite note de défi.
Elle doute que la septième année ait déjà eu l'occasion de réellement jouer avec un cognard. Peut-être en cours de vol, mais alors il s'est très probablement agi d'un cognard d'entraînement et ce n'est pas du tout la même chose étant donné l'absence de l'effet que produit la prise de risque face à un vrai cognard. Et honnêtement... Leo sait plus ou moins qui fréquente le terrain d'entrainement, sans compter qu'Aelle Bristyle n'a pas vraiment l'air d'être le genre de personne qui se placerait volontairement face à un cognard. Mais en parlant de limites à dépasser et de nouvelles choses à expérimenter... De toute manière, la batteuse n'en a pas grand chose à faire. Après tout si la Poufsouffle n'a pas envie d'essayer, c'est elle-même qui passe à côté de quelque chose, pas Leo.
Attention, batteuse en approche ! Au risque de redevenir qu'une p'tite brute qui n'a que le Quidditch dans la tête
Pendant quelques instants, la rouge et or fixe en silence l'endroit où, il y a quelques instants encore, luttait son invocation. Ce n'est qu'en entendant la voix d'Aelle qu'elle constate que les deux serpents de la Poufsouffle, vainqueurs du duel, ont également disparu. Agitant sa propre baguette pour faire disparaître le petit serpent rouge qui lui reste, Leo s'arrache de son immobilité pour hocher vivement la tête. Intéressant. Oui, effectivement. Bien que tout un tas d'autres adjectifs lui viendraient en tête également. Comme horrifiant, par exemple. Ou effrayant. Ou intimidant. Mais la septième année a raison, Leo tente de s'en convaincre : ce à quoi elle vient d'assister est une expérience magique. Juste cela. Et pour une expérimentation, l'adjectif convenant le mieux est probablement vraiment juste intéressant.
Tester, apprendre, échouer, comprendre, cela aurait pu venir d'elle. La batteuse aussi adore expérimenter avec la magie, ce n'est pas une nouveauté. Ce qu'elle aime le plus dans la magie, Aelle a dit. Mais cette formule-là lui semble étrangement déplacée dans cette situation. Quand bien même Leo le sait et s'efforce de se le répéter pour relativiser : ce n'étaient pas des vrais serpents. D'ailleurs... non seulement c'était techniquement son idée, mais elle ne s'est pas non plus arrêtée en voyant la tournure que le duel a pris. Est-ce que cela veut dire qu'elle a apprécié ? Quoi au fait, vraiment juste l'expérience ? Ou bien la lutte de serpents... la lutte de magie ? Et Aelle alors ? Quelque part, l'impassibilité de la brune face au carnage venant de se dérouler sous leurs yeux la dérange. Aussi, Leo ne peut s'empêcher de regarder son ainée dans les yeux pour souffler :
"Comment tu fais pour rester aussi détachée ? Tu trouves pas ça... horrifiant ? effrayant ? ...intimidant parfois, à quel point la magie peut être destructrice ? Comment tu fais pour rester aussi neutre ?
Dit celle qui passe son temps à envoyer des balles de fer ensorcelées se fracasser contre des élèves. Dit celle qui aime se mesurer en duel en lançant sans pitié maléfices et sortilèges. Dit une des deux sorcières seules responsables de ce fameux carnage - paradoxe dont Leo a désagréablement conscience.
Ce n'est que maintenant que la Gryffondor se rend compte à quel point sa main est crispée autour de sa baguette. Elle s'efforce de la relâcher un peu, bascule le poids de son corps sur l'autre pied et tente d'imiter l'air détendu et scientifique de son ainée.
Comme toujours quand quelque chose la préoccupe, Leo passe une main dans ses boucles rousses. Puis, sans raison apparente, un léger sourire apparait sur ses lèvres. Parce qu'Aelle a dit autre chose, aussi. Une question de frontières...
"C'est pas la première fois que j'entends ça... les frontières à dépasser, je veux dire. Jacob. Cela aurait tout à fait pu venir de Jacob. Lui aussi lui a parlé de limites. De limites à trouver, à tester et finalement à repousser de plus en plus loin. C'est un état d'esprit que j'aime beaucoup. Que je respecte beaucoup. J'essaye de le faire, moi aussi. Même si ce n'est pas toujours évident", finit-elle par admettre.
La dernière fois que Leo a ignoré les limites de son corps et grillé ses réserves, elle s'est quasiment évanouie en plein vol, ne parvenant qu'à grande peine à diriger son balai en direction du sol avant que ce ne soit la perte de contrôle totale. Pourtant, elle serait prête à serrer les dents et à recommencer. Même si c'est tellement humiliant d'être confronté à ses propres limites, un retour à la réalité très brutal. Mais consciemment rester en dessous du meilleur de soi-même n'est, pour la Gryffondor, plus une option. Alors l'option qui reste... Spontanément, une idée lui vient.
"Hey, si jamais un jour t'as envie d'essayer quelque chose d'un peu différent et de te défouler un frappant un cognard, en défiant une balle folle... tu sais où me trouver. Quand t'as pas peur du cognard, ça peur être plus grisant que tu ne le penses, j'en suis convaincue. Enfin c'est juste une proposition hein, à prendre ou à laisser," conclut la capitaine des Griffes Ardentes avec un nouveau sourire légèrement malicieux et teinté, cette fois-ci, d'une petite note de défi.
Elle doute que la septième année ait déjà eu l'occasion de réellement jouer avec un cognard. Peut-être en cours de vol, mais alors il s'est très probablement agi d'un cognard d'entraînement et ce n'est pas du tout la même chose étant donné l'absence de l'effet que produit la prise de risque face à un vrai cognard. Et honnêtement... Leo sait plus ou moins qui fréquente le terrain d'entrainement, sans compter qu'Aelle Bristyle n'a pas vraiment l'air d'être le genre de personne qui se placerait volontairement face à un cognard. Mais en parlant de limites à dépasser et de nouvelles choses à expérimenter... De toute manière, la batteuse n'en a pas grand chose à faire. Après tout si la Poufsouffle n'a pas envie d'essayer, c'est elle-même qui passe à côté de quelque chose, pas Leo.
Attention, batteuse en approche ! Au risque de redevenir qu'une p'tite brute qui n'a que le Quidditch dans la tête
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Expérimental
Le regard braqué sur cette drôle de partenaire, je range ma baguette à sa place. Mes mains trouvent le chemin de mes poches et je reste plantée ainsi, à regarder la Gryffondor, le bas des jambes battu par le vent qui s'amuse à ouvrir et rabattre les pans de ma longue cape. Je fronce légèrement les sourcils tant l'enchaînement de ses pensées, qui s'expriment semble-t-il avec naturel dans ses paroles prononcées à voix haute, me parait avoir un sens que je ne comprends pas tout à fait.
« La magie est intimidante, » acquiescé-je en la regardant bien en face. Et c'est ça qui est fascinant ! Ne trouves-tu pas ? L'effroi de savoir que l'on peut détruire si on le souhaite ? Qu'on peut réduire en poussière ? C'est fascinant. « Mais j'en ai conscience. » Je tourne légèrement les yeux. « Je sais ce que je peux faire avec elle, dis-je du bout des lèvres. Et si je reste neutre, c'est parce que je sais que je peux... La contrôler. »
J'affiche un drôle de sourire, tout à coup. Leo Ginger aurait-elle peur de la magie ? Cette fille qui affronte des cognards et qui vole sur un balai comme si n'existaient pas sous elle des dizaines de mètres de vide et la perspective d'une chute douloureuse ?
« Je vois pas pourquoi je resterais pas neutre. C'est de la magie, Ginger. » Leo ? « Je connais des démonstrations de magie bien plus intimidantes que ça. »
C'est dire ! Que dirait-elle si elle devait faire face à ces démonstrations auxquelles je songe ? Pâlirait-elle de peur et d'angoisse ? Sûrement fait-elle partie de cette bonne petite population britannique qui pose sur la magie un regard coincé. Évidemment qu'elle en fait partie, comme tous les autres. Rares sont les personnes qui s'ouvrent à la magie comme je le fais. Même moi j'ai mis des années avant de réellement pouvoir le faire sans en éprouver une honte qui ne provenait pas de moi-même, pas même de l'éducation de ma famille, mais de ces siècles et ces siècles de jugement que nous portons tous et toutes sur nos épaules.
J'affiche un sourire compréhensif face aux compliments qu'elle fait sans les faire — quand on me dit « C'est un état d'esprit que je respecte beaucoup, je prends cela comme un compliment. Et si ces précédentes paroles m'ont permis de comprendre que cette fille posait un regard assez banal sur la magie, la suite de son discours précise son tempérament que je n'ai fait qu'entendre ces dernières années sans en avoir la preuve : elle est faite d'une détermination qui la pousse à repousser ses limites. À sa façon. Ses limites physiques, comme toute bonne sportive, j'imagine. Malgré moi, je songe à Delphillia. Mais je n'ai pas envie de penser à elle et à ses poings, alors je la repousse loin de mon esprit.
Facile de la repousser face à la proposition de Ginger, cela dit. J'ouvre de grands yeux et ne parvient pas à me retenir assez rapidement : j'éclate de rire. Mais c'est un rire qui n'a rien de moqueur et qui ne comporte aucun jugement. Il a un quelque chose d'aussi défiant que le sourire qui étire les lèvres de la Gryffondor. Je ne sais pas pourquoi, mais malgré le fait qu'elle soit très différente de moi, j'apprécie ce qui fait briller son regard, sa détermination, son petit côté défiant.
« C'est comme ça que tu te défoules, Ginger ? » Mon sourire s'agrandit, suffisamment sincère pour m'étonner moi-même — il est rare que je m'amuse ainsi. « Enfin, pas étonnant pour une joueuse de Quidditch. Cela dit je sais pas trop si ça me défoulerait, moi, un cognard. »
Tu sais, moi, pour me défouler, je plonge au coeur même de cette énergie brute que tu trouves intimidante. Mais sait-elle seulement que l'on peut se défouler de cette manière ? Je coule dans sa direction un regard amusé ; mon rire a été si bref, tout comme mes sourires, que l'on peut se demander s'il a réellement existé.
« Si t'as du temps à perdre un jour, commencé-je en détournant le regard, comme si j'étais déjà bien loin de cet endroit et de ces pensées — alors qu'en fait, je ne suis juste pas capable d'affronter les vraies raisons qui me poussent à lui faire cette proposition —, tu me montreras ta façon de te défouler... Et je te montrerai la mienne. »
Je crois que j'aime beaucoup beaucoup beaucoup la perspective qu'elles se revoient un jour pour se montrer mutuellement leur façon de se défouler.
« La magie est intimidante, » acquiescé-je en la regardant bien en face. Et c'est ça qui est fascinant ! Ne trouves-tu pas ? L'effroi de savoir que l'on peut détruire si on le souhaite ? Qu'on peut réduire en poussière ? C'est fascinant. « Mais j'en ai conscience. » Je tourne légèrement les yeux. « Je sais ce que je peux faire avec elle, dis-je du bout des lèvres. Et si je reste neutre, c'est parce que je sais que je peux... La contrôler. »
J'affiche un drôle de sourire, tout à coup. Leo Ginger aurait-elle peur de la magie ? Cette fille qui affronte des cognards et qui vole sur un balai comme si n'existaient pas sous elle des dizaines de mètres de vide et la perspective d'une chute douloureuse ?
« Je vois pas pourquoi je resterais pas neutre. C'est de la magie, Ginger. » Leo ? « Je connais des démonstrations de magie bien plus intimidantes que ça. »
C'est dire ! Que dirait-elle si elle devait faire face à ces démonstrations auxquelles je songe ? Pâlirait-elle de peur et d'angoisse ? Sûrement fait-elle partie de cette bonne petite population britannique qui pose sur la magie un regard coincé. Évidemment qu'elle en fait partie, comme tous les autres. Rares sont les personnes qui s'ouvrent à la magie comme je le fais. Même moi j'ai mis des années avant de réellement pouvoir le faire sans en éprouver une honte qui ne provenait pas de moi-même, pas même de l'éducation de ma famille, mais de ces siècles et ces siècles de jugement que nous portons tous et toutes sur nos épaules.
J'affiche un sourire compréhensif face aux compliments qu'elle fait sans les faire — quand on me dit « C'est un état d'esprit que je respecte beaucoup, je prends cela comme un compliment. Et si ces précédentes paroles m'ont permis de comprendre que cette fille posait un regard assez banal sur la magie, la suite de son discours précise son tempérament que je n'ai fait qu'entendre ces dernières années sans en avoir la preuve : elle est faite d'une détermination qui la pousse à repousser ses limites. À sa façon. Ses limites physiques, comme toute bonne sportive, j'imagine. Malgré moi, je songe à Delphillia. Mais je n'ai pas envie de penser à elle et à ses poings, alors je la repousse loin de mon esprit.
Facile de la repousser face à la proposition de Ginger, cela dit. J'ouvre de grands yeux et ne parvient pas à me retenir assez rapidement : j'éclate de rire. Mais c'est un rire qui n'a rien de moqueur et qui ne comporte aucun jugement. Il a un quelque chose d'aussi défiant que le sourire qui étire les lèvres de la Gryffondor. Je ne sais pas pourquoi, mais malgré le fait qu'elle soit très différente de moi, j'apprécie ce qui fait briller son regard, sa détermination, son petit côté défiant.
« C'est comme ça que tu te défoules, Ginger ? » Mon sourire s'agrandit, suffisamment sincère pour m'étonner moi-même — il est rare que je m'amuse ainsi. « Enfin, pas étonnant pour une joueuse de Quidditch. Cela dit je sais pas trop si ça me défoulerait, moi, un cognard. »
Tu sais, moi, pour me défouler, je plonge au coeur même de cette énergie brute que tu trouves intimidante. Mais sait-elle seulement que l'on peut se défouler de cette manière ? Je coule dans sa direction un regard amusé ; mon rire a été si bref, tout comme mes sourires, que l'on peut se demander s'il a réellement existé.
« Si t'as du temps à perdre un jour, commencé-je en détournant le regard, comme si j'étais déjà bien loin de cet endroit et de ces pensées — alors qu'en fait, je ne suis juste pas capable d'affronter les vraies raisons qui me poussent à lui faire cette proposition —, tu me montreras ta façon de te défouler... Et je te montrerai la mienne. »
Je crois que j'aime beaucoup beaucoup beaucoup la perspective qu'elles se revoient un jour pour se montrer mutuellement leur façon de se défouler.
Expérimental
Je ne sais pas si la réponse de la Poufsouffle me satisfait. J’crois pas. Mais je ne creuse pas, me contenant de regarder devant moi et de lâcher un “hum” qui laisse entendre que j’y réfléchirai.
J'y réfléchis maintenant, en fait. Je ne peux pas m'empêcher d'y penser maintenant, alors que la brune se tient face à moi. Je scrute Aelle du regard, me demandant à quoi elle peut bien penser lorsqu’elle évoque des démonstrations de magie plus intimidantes. Des explosions assourdissantes, des éclairs éblouissants, de la poussière qui tourbillonne à mesure qu'une série de sorts destructeurs fasse voler en éclat tout ce qu'il peut bien y avoir autour ? Un spectacle digne des plus spectaculaires effets spéciaux des films moldus ? C’est impressionnant, je dois bien l'admettre… mais si c’est de cela qu’elle parle, je ne suis pas convaincue.
Je pense que la magie la plus destructrice n’est pas toujours la plus cruelle, la plus sonore ou la plus grandiose, en bref : celle qui ne passe pas inaperçue. Une Vélane. Ce n'est pas par hasard si c'est précisément cet exemple qui me vient en tête lorsque je pense à une forme de magie destructrice sans être brutale. Après l'état dans lequel elle a laissé Jacob à la sortie du Dominion... Une magie littéralement belle, en fait... mais ô combien ravageuse. Qu'est-ce qu'elle ferait Bristyle, hein, face au regard enchanteur d'une Vélane ? Peut-être qu'elle me dirait qu'elle neutraliserait la créature avant même de rencontre son regard... mais ce n'est pas la question puisque ce ne serait alors pas réellement la magie qu'elle affronterait. Celle qui détruit. Celle que je trouve si effrayante. Car en mettant hors de nuire la figure matérielle qui la contient, cette magie, elle serait inhibée avant de pouvoir se déployer. Contrôle ? Ou bien fuite ? Mais n'est-ce pas devant les choses effrayantes, qu'on fuit ?
J''hésite un instant, mais finalement, je ne pose pas la question à la sorcière. Même si je suis sincèrement, vraiment, curieuse. D'ailleurs, je crois que la septième année a peut-être raison dans ce qu'elle dit. La magie, lorsque je peux la contrôler, n'est pas celle qui m'intimide. Alors j'admets prudemment :
"Possible... alors laisse-moi corriger : c'est la magie qu'on ne peut pas contrôler qui peut être intimidante. Celle des autres. Ou peut-être : les autres eux-mêmes et ce qu'ils ont la possibilité de faire de leur magie."
Ou pour faire court : ce que des mauvaises mains peuvent faire de la magie qui se trouve à leur disposition, tout en ayant le contrôle le plus total sur leur oeuvre destructrice. Enfin bon. Je ne sais pas comment je suis passée de la proposition de la Poufsouffle à tenter un dégradé du rouge au jaune sur une invocation prénommée Pi à ça, philosopher mentalement sur la magie. Et pour être honnête, je n'ai pas envie, là maintenant, de continuer à remuer mon cerveau avec des pensées aussi sombres.
Alors je m'accroche volontiers aux mots "cognard" et "joueuse de Quidditch" qui tombent, m'accordant un petit sourire. Aelle pense ne pas pouvoir se défouler avec un cognard... moi, je pense qu'elle sous-estime très clairement la balle de fer ensorcelée.
"Quand tu veux !"
Pour être honnête : je dois avouer que sa réaction m'a étonnée. Je m'étais attendue à ce qu'elle décline (au mieux) ou me rie au nez (ce que j'aurais estimé plus probable). En tout cas, j'ai très, très hâte de voir ça. Tant Bristyle face à un cognard que de découvrir ce qu'elle peut bien avoir à me montrer. Même si pour l'instant :
"Bon j'dois y aller. P't-être à bientôt, du coup."
Je lui adresse un petit signe de la main avant de tourner les talons pour reprendre la direction du château. Sauf qu'après quelques mètres à peine, je ne peux m'empêcher de me retourner une dernière fois le temps de lui lancer avec un grand sourire :
"Hé d'ailleurs ! J'pense pas que ce sera du temps perdu !"
Je ne sais pas si elle a vu mon clin d'oeil, mais je ne m'en préoccupe pas plus que ça en rejoignant le chemin le plus proche menant à une des entrées de la grosse bâtisse grise. Je dois avouer être surprise. De la tournure qu'ont pris les évènements – totalement insoupçonnés –, de ce que j'ai appris concernant les métamorphoses et leurs nombreuses possibilités à expérimenter, mais surtout de la rencontre que j'ai faite. Cela fait quand même cinq années qu'on arpente les mêmes couloirs... alors comment est-ce possible que je sois totalement passée à côté d'une sorcière comme Aelle Bristyle ?
C'est la fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP ! Je ne peux que rejoindre Leo : quel régal c'était de découvrir à chaque post l'évolution inattendue de cet échange ! Tout comme moi aussi, je suis très curieuse de voir ce que la suite pourrait donner. Alors à bientôt ?
J'y réfléchis maintenant, en fait. Je ne peux pas m'empêcher d'y penser maintenant, alors que la brune se tient face à moi. Je scrute Aelle du regard, me demandant à quoi elle peut bien penser lorsqu’elle évoque des démonstrations de magie plus intimidantes. Des explosions assourdissantes, des éclairs éblouissants, de la poussière qui tourbillonne à mesure qu'une série de sorts destructeurs fasse voler en éclat tout ce qu'il peut bien y avoir autour ? Un spectacle digne des plus spectaculaires effets spéciaux des films moldus ? C’est impressionnant, je dois bien l'admettre… mais si c’est de cela qu’elle parle, je ne suis pas convaincue.
Je pense que la magie la plus destructrice n’est pas toujours la plus cruelle, la plus sonore ou la plus grandiose, en bref : celle qui ne passe pas inaperçue. Une Vélane. Ce n'est pas par hasard si c'est précisément cet exemple qui me vient en tête lorsque je pense à une forme de magie destructrice sans être brutale. Après l'état dans lequel elle a laissé Jacob à la sortie du Dominion... Une magie littéralement belle, en fait... mais ô combien ravageuse. Qu'est-ce qu'elle ferait Bristyle, hein, face au regard enchanteur d'une Vélane ? Peut-être qu'elle me dirait qu'elle neutraliserait la créature avant même de rencontre son regard... mais ce n'est pas la question puisque ce ne serait alors pas réellement la magie qu'elle affronterait. Celle qui détruit. Celle que je trouve si effrayante. Car en mettant hors de nuire la figure matérielle qui la contient, cette magie, elle serait inhibée avant de pouvoir se déployer. Contrôle ? Ou bien fuite ? Mais n'est-ce pas devant les choses effrayantes, qu'on fuit ?
J''hésite un instant, mais finalement, je ne pose pas la question à la sorcière. Même si je suis sincèrement, vraiment, curieuse. D'ailleurs, je crois que la septième année a peut-être raison dans ce qu'elle dit. La magie, lorsque je peux la contrôler, n'est pas celle qui m'intimide. Alors j'admets prudemment :
"Possible... alors laisse-moi corriger : c'est la magie qu'on ne peut pas contrôler qui peut être intimidante. Celle des autres. Ou peut-être : les autres eux-mêmes et ce qu'ils ont la possibilité de faire de leur magie."
Ou pour faire court : ce que des mauvaises mains peuvent faire de la magie qui se trouve à leur disposition, tout en ayant le contrôle le plus total sur leur oeuvre destructrice. Enfin bon. Je ne sais pas comment je suis passée de la proposition de la Poufsouffle à tenter un dégradé du rouge au jaune sur une invocation prénommée Pi à ça, philosopher mentalement sur la magie. Et pour être honnête, je n'ai pas envie, là maintenant, de continuer à remuer mon cerveau avec des pensées aussi sombres.
Alors je m'accroche volontiers aux mots "cognard" et "joueuse de Quidditch" qui tombent, m'accordant un petit sourire. Aelle pense ne pas pouvoir se défouler avec un cognard... moi, je pense qu'elle sous-estime très clairement la balle de fer ensorcelée.
"Quand tu veux !"
Pour être honnête : je dois avouer que sa réaction m'a étonnée. Je m'étais attendue à ce qu'elle décline (au mieux) ou me rie au nez (ce que j'aurais estimé plus probable). En tout cas, j'ai très, très hâte de voir ça. Tant Bristyle face à un cognard que de découvrir ce qu'elle peut bien avoir à me montrer. Même si pour l'instant :
"Bon j'dois y aller. P't-être à bientôt, du coup."
Je lui adresse un petit signe de la main avant de tourner les talons pour reprendre la direction du château. Sauf qu'après quelques mètres à peine, je ne peux m'empêcher de me retourner une dernière fois le temps de lui lancer avec un grand sourire :
"Hé d'ailleurs ! J'pense pas que ce sera du temps perdu !"
Je ne sais pas si elle a vu mon clin d'oeil, mais je ne m'en préoccupe pas plus que ça en rejoignant le chemin le plus proche menant à une des entrées de la grosse bâtisse grise. Je dois avouer être surprise. De la tournure qu'ont pris les évènements – totalement insoupçonnés –, de ce que j'ai appris concernant les métamorphoses et leurs nombreuses possibilités à expérimenter, mais surtout de la rencontre que j'ai faite. Cela fait quand même cinq années qu'on arpente les mêmes couloirs... alors comment est-ce possible que je sois totalement passée à côté d'une sorcière comme Aelle Bristyle ?
C'est la fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP ! Je ne peux que rejoindre Leo : quel régal c'était de découvrir à chaque post l'évolution inattendue de cet échange ! Tout comme moi aussi, je suis très curieuse de voir ce que la suite pourrait donner. Alors à bientôt ?
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Expérimental
Celle des autres. Je hoche la tête, concernée par ce qu'elle me dit. Oui, la magie des autres, celle qu'on ne peut pas contrôler, fait peur. Oui, c'est effrayant de ne pas savoir ce dont est capable l'autre, effrayant l'idée de ne pas pouvoir prendre le dessus. C'est pour cela qu'il faut sans cesse chercher à se dépasser, à faire mieux, à être plus puissante, plus douée, mieux que les autres. Pour s'assurer de pouvoir les dépasser et avoir une meilleure maîtrise qu'eux. S'assurer que personne ne puisse nous faire du mal avec le contrôle qu'il a sur sa propre magie. Je crois que c'est aussi pour cela, en partie, que je travaille si dur depuis tant d'années. Parce que j'ai compris que c'était essentiel, de prendre le dessus.
C'est étonnant, cette discussion avec cette fille-là. Je n'ai pas pour l'habitude de m'arrêter discuter avec mes camarades, c'est un fait. Parfois, je le fais. Avec certains grands élèves qui n'ont pas le jugement facile, ceux qui ne se laissent pas entraver par mes sourcils froncés. Nous parlons des cours, de la magie, des révisions, parfois de ce qui arrive dans le monde. Mais c'est tellement rare que je peux compter ces rencontres sur les doigts de mes deux mains. Je n'ai besoin de discuter avec les gens, même si quand une rencontre comme celle-ci arrive, cela ne me déplaît pas.
Leo Ginger n'est pas contre l'idée de s'essayer à ma propre solution pour se défouler. Son enthousiasme me contamine : je lève le menton d'une façon qui pourrait paraître hautaine mais qui est en fait seulement satisfaite. J'arrange ma cape autour de moi et moi aussi je me prépare à m'en aller. La discussion est terminée. Je réponds à la salutation de la Gryffondor :
« Peut-être à bientôt, oui. Salut, Ginger. »
Puis je prends la direction du chemin pour pouvoir rentrer lentement au château, comme cela était initialement prévu. Mais une dernière phrase qu'elle me lance attire mon attention. Je me retourne au dernier moment, j'ouvre la bouche mais déjà elle s'en va, m'abandonnant avec ce clin d'oeil que je n'ai pas pu manquer tellement elle a voulu que je l'aperçoive. Je la regarde s'éloigner en me demandant la raison d'une telle grimace. Je pense pas que ce serait du temps perdu. Je me rends compte qu'elle ne fait que répéter une phrase que j'ai dite plus tôt. Si tu as du temps à perdre, lui ai-je dit. Mais ce ne serait pas du temps perdu, dit-elle, comme si l'idée de passer du temps avec moi à découvrir ce que je fais pour me défouler était aussi intéressant pour elle que ce le serait pour moi (et je ne sais pas très bien pourquoi) de m'essayer à frapper dans un cognard pour le seul plaisir de comprendre ce que ça peut faire.
Ma foi, drôle de fille que cette Ginger. Je me remets en marche, les mains plongées dans mes poches. Je songe déjà à ce que je lui montrerai si nous prenons effectivement le temps, un jour, de faire ce que l'on a dit. Quelque part sur le chemin du château, mes pensées retrouvent leur place initiale : je repars à mes révisions, à mes pensées studieuses.
Merci beaucoup pour ce RP ! C'était un vrai plaisir d'écrire avec toi. Je suis contente d'être venue squatter, dis donc. Je ne m'attendais pas du tout à ce que ça se passe aussi bien.
Du coup, oui : à bientôt ! J'ai vraiment envie d'écrire une suite avec toi.
C'est étonnant, cette discussion avec cette fille-là. Je n'ai pas pour l'habitude de m'arrêter discuter avec mes camarades, c'est un fait. Parfois, je le fais. Avec certains grands élèves qui n'ont pas le jugement facile, ceux qui ne se laissent pas entraver par mes sourcils froncés. Nous parlons des cours, de la magie, des révisions, parfois de ce qui arrive dans le monde. Mais c'est tellement rare que je peux compter ces rencontres sur les doigts de mes deux mains. Je n'ai besoin de discuter avec les gens, même si quand une rencontre comme celle-ci arrive, cela ne me déplaît pas.
Leo Ginger n'est pas contre l'idée de s'essayer à ma propre solution pour se défouler. Son enthousiasme me contamine : je lève le menton d'une façon qui pourrait paraître hautaine mais qui est en fait seulement satisfaite. J'arrange ma cape autour de moi et moi aussi je me prépare à m'en aller. La discussion est terminée. Je réponds à la salutation de la Gryffondor :
« Peut-être à bientôt, oui. Salut, Ginger. »
Puis je prends la direction du chemin pour pouvoir rentrer lentement au château, comme cela était initialement prévu. Mais une dernière phrase qu'elle me lance attire mon attention. Je me retourne au dernier moment, j'ouvre la bouche mais déjà elle s'en va, m'abandonnant avec ce clin d'oeil que je n'ai pas pu manquer tellement elle a voulu que je l'aperçoive. Je la regarde s'éloigner en me demandant la raison d'une telle grimace. Je pense pas que ce serait du temps perdu. Je me rends compte qu'elle ne fait que répéter une phrase que j'ai dite plus tôt. Si tu as du temps à perdre, lui ai-je dit. Mais ce ne serait pas du temps perdu, dit-elle, comme si l'idée de passer du temps avec moi à découvrir ce que je fais pour me défouler était aussi intéressant pour elle que ce le serait pour moi (et je ne sais pas très bien pourquoi) de m'essayer à frapper dans un cognard pour le seul plaisir de comprendre ce que ça peut faire.
Ma foi, drôle de fille que cette Ginger. Je me remets en marche, les mains plongées dans mes poches. Je songe déjà à ce que je lui montrerai si nous prenons effectivement le temps, un jour, de faire ce que l'on a dit. Quelque part sur le chemin du château, mes pensées retrouvent leur place initiale : je repars à mes révisions, à mes pensées studieuses.
Merci beaucoup pour ce RP ! C'était un vrai plaisir d'écrire avec toi. Je suis contente d'être venue squatter, dis donc. Je ne m'attendais pas du tout à ce que ça se passe aussi bien.
Du coup, oui : à bientôt ! J'ai vraiment envie d'écrire une suite avec toi.