Ils ont été... oubliettés !

Lundi 6 janvier 2048
Toilettes des filles
Milieu d'après-midi après le cours de vol


Depuis mon retour hier en Poudlard Express, je n'avais pas dit un mot à ce sujet. J'avais fais comme si de rien n'était. J'avais fait semblant. Enfin, j'avais fait comme si ces vacances s'étaient bien passées, dans leur totalité. Que rien de particulier ne s'était produit. Rien d'extraordinaire, rien de fâcheux, rien d'horrible.
Après tout, j'avais retrouvé ma famille, mes proches. J'étais même allée à la fête foraine avec mes deux meilleurs amis et y avait retrouvé Eli. Quel chouette et inoubliable moment !! Pis, un peu plus tard, j'avais rencontré un jeune Serpentard, Nowan, plutôt sympathique avec qui j'avais passé un moment - bien qu'étrange sur certains points - assez revigorant et sympathique.

Oui. Cela aurait pu être des vacances de Noël tout ce qu'il y a de plus normales, avec des temps en famille, un bon repas de Noël, des activités hivernales, des moments de rire et de partage...
Mais clairement, en réalité, ça ne s'était pas vraiment passé comme ça.
Quelque chose d'horrible s'était produit. Horrible. Affligeant. Et perturbant.
J'avais fait de mon mieux pour garder le contrôle sur mes émotions. J'avais échoué bien sûr ce fameux jour-là. Et après. Après... j'avais fait mon maximum pour tenir le coup.
Mon cerveau, mon corps... se sont mis en pilote automatique et j'ai navigué à travers la deuxième semaine de vacances tel un fantôme errerait à travers les couloirs de Poudlard vidés de ses élèves.

Combien de temps aurais-je pu tenir comme ça ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le retour hier soir a été particulièrement douloureux car je retrouvais mes camarades. Camarades qui ne se doutaient de rien. Qui ne savaient en rien ce qui se passait dans ma tête, dans mon coeur, dans mon ventre qui se contractait de douleur quand je repensais à ce qu'il s'était passé. Et bien sûr, je devais faire comme si de rien n'était. Sourire et dire que ces vacances avaient été g é n i a l e s comme toujours. Mais rien que prononcer ce mot m'affligeait. Un mal de crâne s'est peu à peu installé sous mon crâne et je n'ai pas eu beaucoup de mal à m'isoler du reste du groupe. Alors que tout le monde était en effervescence au terrier, j'avais vite signifié en m'excusant auprès de mes camarades que j'allais me reposer car une migraine me martelait le crâne tel un marteau-piqueur.
C'est ainsi que, alors que tout le monde se racontait ses vacances, montrait ses cadeaux reçus, des photos etc... je me suis étendue sur mon lit, ai tiré le rideau, me renfermant dans mon antre. Me coupant ainsi du reste du monde.

Après avoir vainement attendu, les yeux fermés, tantôt étendue, tantôt roulée en boule, j'avais fini par sombrer dans un sommeil nébuleux où des hommes vêtus de noir sonnaient à une porte, que celle-ci s'ouvrait et que tantôt Michael, tantôt Johann se trouvaient sur le pas de la porte. Une baguette était brandie vers leur front et le noir se faisait dans mon esprit. Je me réveillais et me rendormais. Encore et encore. Cela faisait quelques nuits que ce cauchemar hantait mes rêves. Heureusement, certaines nuits, j'étais tellement fatiguée que je ne me réveillais pas avant le matin avec l'agréable sensation de n'avoir pas rêvé du tout.
Ce n'était donc pas le cas d'hier soir et j'avais passé la matinée de cours de potions, fatiguée, à essayer de mon mieux de ne pas ressasser ce rêve. Après tout, Michael et Johann étaient en sécurité et en bonne santé, n'est ce pas ?

Tel un mouton qui s'efforce de ne pas penser, de juste se laisser porter par le flot de sa journée, j'étais allée déjeuner avec les autres Poufsouffle, pis je m'étais rendue au cours de vol où j'avais été bien plus silencieuse que d'habitude, m'appliquant pour ne pas tomber de mon balai et me rendre la plus discrète possible.
Sortant de cours, je me demandais ce que je pouvais faire alors. Nous étions libre pour le reste de la journée mais je n'avais aucune envie particulière. Je n'avais pas envie de bouquiner ni d'aller réviser. Je n'avais pas envie non plus d'aller me promener. Je n'avais pas envie de rester avec mes amies ni d'aller faire une sieste. Je n'avais envie de rien. Mon coeur était balloté par un trop plein d'émotions -tristesse, mélancolie, mais aussi de la culpabilité et de la... colère, bien que je me refusais de penser à cette dernière - qui m'avais étreint un peu plus d'un an plus tôt. Le truc, c'est qu'à cette époque, pour m'en débarrasser, j'avais attendu de rentrer à Londres pour expliquer ce qui me pesait tant à mes meilleurs amis : le secret que je leur cachais véritablement. Depuis, il s'en était passé des choses, pas forcément très cool au début c'est vrai mais tout s'était finalement arrangé. Pff. Enfin jusqu'à ce fameux jour de décembre 2047.

Ruminant mes pensées noires, j'errais dans les couloirs. Une bande d'élèves inconnus arrive en sens inverse. Ils parlent et rigolent plutôt bruyamment. Une vague de tristesse m'étreint et je pousse la première porte qui vient à ma portée. Les toilettes des filles. Vides. Très bien, je n'ai envie de rien ni de voir personne, ça tombe bien.
De l'épaule, je pousse un battant de cabinet WC et rabat la cuvette avant de m'y asseoir, la tête dans les mains. Le silence des toilettes se referme sur moi. Seul les battements de mon coeur et ma respiration irrégulière résonnent dans mes oreilles. J'aimerais tant que tout ça ne soit qu'un mauvais rêve.

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Dernière modification par Constance Nelson le 18 mai 2023, 23:36, modifié 1 fois.

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Ils ont été... oubliettés !
La fin des vacances et le retour au château marquaient une nouvelle période pour la jeune pouffys. La tête encore pleine de souvenirs de ses derniers jours de liberté, elle profitait encore un instant de l'insouciance du moment. Elle savait que la réalité frapperais plus vite qu'un cognard à sa porte, mais pour l'instant elle s'en fichait.

Entre les fêtes en famille, sa sortie avec Constance et ses amis au parc d'attraction et le séjour chez Lukas, elle avait temporairement mis de côté la colère qui lui compressait les poumons, lui offrant une parenthèse ou personne ne savait, et ou rien n'avais changé.

Même si elle aimait rentrer chez elle, les couloirs du château lui avaient manqué. Éli marchait d'un pas léger, son cours de vol juste avant n'avait même pas réussit à lui étioler cette insouciance passagère. Même son vertige, elle l'avait accueilli comme un ami retrouvé après les vacances.

Elle profitait de cet apaisement de quelques heures, sans douleur, sans angoisse, seul son envie d'être ici, de réentendre le bruit ambiant, de voir des visages familiers, de plonger la tête la première dans les cours qui ne lui laisseraient plus le temps de penser à autres choses, tout ça endormait un peu sa nervosité.

Éli passa la porte des toilettes du 4eme étage, les efforts sur son balai lui avaient donné un peu chaud, et de l'eau sur son visage ne ferait pas de mal pour calmer un peu les rougeurs de ses joues. La porte se referma derrière elle, et machinalement elle se mis à fredonner les paroles d'une chanson des Bizzar' Sisters qu'elle venait d'entendre dans un couloir.

- Peux-tu danser comme un hippogriffe ? Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma

@Constance Nelson @Orla LeFer @Amy Stenford

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

Ils ont été... oubliettés !
C'était la fin des vacances ! Amy avait été si heureuse d'avoir pu retrouver sa famille, fêter Noël et le nouvel an avec eux. Elle avait même pu participer au spectacle de son grand-père en interprétant une musique.
Mais elle était aussi contente de retourner à Poudlard, de revoir ses amis, être de nouveau en cours pour apprendre plein de choses fantastiques.
Elle avait particulièrement apprécié le cours de vol. Elle trouvait agréable de voler, d'être dans les hauteurs et sentir le vent sur son visage. Et puis, elle était de plus en plus à l'aise sur son balais. Elle était heureuse que ses heures d'entrainement commençaient à porter du fruit.
Elle avait envie d'écrire sa journée au terrier. Mais avant, elle devait passer aux toilettes des filles en se demandant pourquoi cet endroit, qui devait être facilement accessible, était au 4e étage.
Oh mais tiens ! Élisabeth venait d'y entrer !
La jeune irlandaise, tout en passant la porte des toilettes, joignit sa voix à la sienne en chantant :

Ma, ma, ma, ma, ma...Hey cette chanson va rester dans ma tête toute la soirée maintenant ! En même temps, tout le monde la chante en ce moment., dit-elle en rigolant.Tu peux m'attendre s'il te plaît ?

La brunette avait hâte de raconter ses vacances et d'entendre Eli raconter les siennes ainsi que sa journée au parc d'attraction avec Constance, et ce qu'elle avait fait avec Lukas.

Elle fila dans un des toilettes tout en fredonnant la fameuse chanson, puis ressortit joyeusement pour se laver les mains.

Alors, c'était comment le parc d'attraction ? Oh....et tu n'aurais pas vu Constance ? Elle est vite partie du cours de vol. Je n'ai pas encore eu l'occasion de beaucoup parler avec elle depuis le retour des vacances. dit-elle tout en se séchant les mains.

En réalité, Amy s'inquiétait pour son amie. Constance n'était pas comme d'habitude. D'ordinaire, au retour des vacances, elle aimait discuter avec ses camarades. Cette fois, elle s'était vite couchée comme si elle voulait éviter tout le monde. Et ce jour là, elle n'était pas très bavarde. Cela pouvait être simplement la fatigue...ou bien quelque chose de plus grave.

@Constance Nelson @Élisabeth Willis et @Orla Lefer

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Ils ont été... oubliettés !
Alors que je laissais le silence m'envelopper, assise sur la cuvette baissée d'un des WC, la tête dans les mains, les coudes sur les genoux, j'essaie de calmer mon rythme cardiaque en me concentrant sur ma respiration. Finalement, je laisse mes mains s'enfouir dans mes cheveux et ma tête se baisse davantage vers mes genoux. Je me sens tellement mal. Je vois les visages de Michael et de Johann. Je vois le visage du Responsable de la Brigade. Je vois ses lèvres s'articuler silencieusement sur les mots qu'il a prononcé ce soir-là. La tête de mes parents qui n'étaient au courant de rien.
Malgré moi, mon esprit prend le dessus sur mon coeur et des dizaines et dizaines d'images prennent le contrôle sur mes yeux. Comme une vague de souvenirs.
Je repense à cette super après-midi à la fête foraine. Je ne m'en rend pas vraiment compte mais ma tête est désormais posée sur mes coudes et mes genoux. Je suis pliée en deux, comme pour me protéger de ces souvenirs qui m'emplissent la tête et m'emprisonnent de l'intérieur. Il faut que je me calme. Il faut que je me calme.

Soudain, comme si la réalité était une bulle qu'on éclate, la porte des toilettes menant au couloir s'ouvre et se referme. Une voix chantonne un air des Bizarr Sisters, un groupe de musique sorcier. Le souffle court, je relève à peine mon visage de mes genoux. Je reste prostrée, mes oreilles à l'affût.
Est ce que je connais cette voix ?

Aussitôt la porte s'ouvre de nouveau et une voix familière résonne dans les toilettes des filles. Amy. La voix de mon amie, légère, amusée, rebondit sur l'air de la première et lui demande de l'attendre, le temps qu'elle aille au petit coin. Je sens ma gorge se serrer. Dans ma précipitation, je n'ai pas fermé le verrou du cabinet où je suis entrée. Mes yeux se posent sur le verrou et je reste figée. Mon coeur tambourine et je prie pour qu'Amy ne vienne pas jusqu'à ma porte. S'il vous plaît, s'il vous plaît...
Amy est l'une de mes amies les plus proches ici mais je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état-là. C'est sûr, elle va s'inquiéter sinon.

Une poignée de secondes s'écoule bien que j'ai l'impression qu'elles se transforment en minutes. Finalement, Amy ressort d'un des cabinets et rejoint la première personne près des lavabos. Je l'entends en actionner un. Une partie de moi, une toute petite partie, ne sait pas quoi faire, un autre me trouve stupide de rester cachée là, dans le silence de mon cabinet de WC.
J'essaie de me concentrer sur ma respiration. De toute façon, il est bien trop tard pour sortir n'est-ce pas ? Je vais attendre qu'elle...

Mon prénom résonne dans la pièce et je comprends avec qui parle Amy. Élisabeth. Une autre amie qui a rencontré Johann et Michael - la seule en fait. Et avec qui j'ai passé ce super après-midi de liberté. Avant. Avant que le monsieur de la Brigade n'intervienne. N'aille chez Johann puis Michael puis chez moi.
Ma gorge se serre encore plus, alors que je croyais qu'elle ne pouvait pas se serrer davantage. J'ai mal à la gorge. Elle ne sait pas, elle ne se doute pas un instant de ce qu'il a pu se passer ensuite. Je n'ai rien dit. Rien raconter.
C'est tellement effroyable ce qu'il s'est passé. En parler était trop difficile. Pis raconter quoi ? Comment ? "Hey, ça va ? Oh tu sais pas la dernière ? Tu sais mes deux meilleurs amis moldus que t'as rencontré à la fête foraine l'autre jour ? Ouais ben il y a eu une dénonciation anonyme et la Brigade des Brise-Mémoire du Ministère s'est rendue chez eux à la fin de la journée et les a oublietter. Fun hein ? Sacré souvenir !"
Oui, bien sûr. Sacré souvenir.

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Ils ont été... oubliettés !
A peine était-elle entrée dans les toilettes qu'Amy arriva juste derrière elle, mêlant sa voix à la sienne.

- oui trop, moi aussi je viens de l'entendre dans le couloir, une fois que tu l'entends c'est foutu pour t'en défaire ! Souriant à sa camarade.

Les deux filles n'avaient pas encore eu l'occasion de beaucoup parler en dehors des cours, et naturellement son amie lui demanda de l'attendre, Éli pensa de suite que ce serait l'occasion de papoter dans les couloirs après.

- Va y j't'attend. souriant d'entendre encore la chanson à travers la cloison des toilettes ou son amie était entrée.

A peine ressortit, Amy n'attendit pas d'avoir fini de se laver les mains pour commencer à parler des vacances. Le souvenir encore très ressent du parc d'attraction raviva un peu plus le sourire de la pouffys, elle avait passé des vacances superbes malgré l'ombre qui planait au dessus d'elle.
Sans avoir le temps de commencer à raconter les différentes attractions qu'elle avait pu faire, son amie souleva un problème de taille. Elle aussi avait trouvé Constance étrange depuis leur retour.

- oh toi aussi tu trouves qu'elle était bizarre ! Je me disais la même chose, elle à filé direct après le cours, j'ai cru qu'elle me faisait la tête. Elle ne t'as pas parlé non plus alors ? Pourtant elle avait l'air d'aller très bien pendant les vacances, elle rigolait comme dab' j'comprends pas. Tu crois qu'on devrait lui parler ?

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Ils ont été... oubliettés !
La voix d'Élisabeth résonna alors à nouveau dans les toilettes. Je me fige, retenant ma respiration.
Je pensais, depuis notre retour hier soir, avoir réussi à donner le change. Je pensais avoir réussi à ne pas alerter mes amies avec mon état émotionnel sans dessus dessous. Oui, je pensais avoir réussit à garder un visage le plus stable possible.

La tristesse se mêle à la honte et l'embarras de les inquiéter. Cette vague menace tout mon être de me submerger. Je tâche de respirer encore. Encore. Profondément. Mais cela ne marche pas. Mon coeur semble tellement lourd. Ma gorge me fait si mal. J'étouffe un sanglot alors que je plaque mes mains sur ma bouche. Celles-ci s'étendent ensuite sur le reste de mon visage.

Je ne sais plus quoi faire. Une partie de moi a envie de rejoindre mes deux amies qui s'inquiètent de mon état. Pour les rassurer. Leur dire que "tout va bien". Une autre a envie de creuser le sol de pierre et de m'y cacher. Une autre est tellement triste qu'elle a envie de laisser s'épancher ma tristesse, laisser celle-ci déborder enfin.

Une larme coule le long de ma joue et je sens mes lèvres trembler. Je renifle et commence à pleurer doucement. Si les filles me voyaient dans cet état, elles s'inquiéteraient plus que de raison. Il faut que je me calme. A quoi cela pourrait bien servir de laisser toutes ces larmes, toute cette tristesse, sortir ?
Peut-on se noyer - émotionnellement parlant - dans sa propre tristesse ?

Je pense à Johann et à Michael. Je pense à la tête de mes parents quand ils ont découvert ce que j'avais fait. Je pense à cet après-midi avec Johann, Michael et Élisabeth qui avait été si chouette ! Je pense à ce monsieur de la Brigade qui avait commis à mes yeux l'irréparable. Je pense au fait que je suis revenue à la case de départ et que je suis de nouveau en train de mentir à Johann et Michael sur ma vie réelle. Puis je pense au fait que ça va être ça ma vie. Que je ne suis pas maîtresse de celle-ci. Que le moindre "faux pas" peut mettre en danger mes proches restés en Angleterre. Que le moindre "faux pas" - "faux pas" qui est considérer comme tel par une bande de sorciers conformistes tellement effrayés par le passé et les non-sorciers qu'ils préfèrent mettre en place un système s'apparentant d'une certaine manière à une dictature - peut engendrer des conséquences pas très chouettes.
Oui, ma tête comme mon coeur est remplie de négativité. Me voilà dans un couloir sombre où j'ai oublié où se trouve la lumière.

447 - @Élisabeth Willis et @Amy Stenford

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Ils ont été... oubliettés !
Alors Elisabeth avait la même impression que la jeune irlandaise. Mais pourquoi Constance était-elle aussi distante soudainement ? Est-ce que la brunette avait fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Non Amy n'avait rien à se reprocher.

Non elle ne m'a pas parlé non plus, et j'avoue que ça m'inquiète aussi. Je ne sais pas ce qui se passe. Elle attacha ses cheveux pour "mieux réfléchir" à comment agir au mieux envers son amie.Je pense que c'est une bonne idée de lui parler. C'est notre amie, si quelque ne va pas, elle peut nous le dire. On peut l'aider...en tout cas l'écouter. Enfin déjà pour ça, il faut la trouver. Tu penses qu'elle est dans notre maison ?

Pour la jeune fille aux boucles brunes, il était logique que son amie aille se réfugier dans les dortoirs si jamais elle ne se sentait pas bien. Mais voudrait-elle leur parler maintenant ? Peut-être aurait elle besoin de temps pour se confier à ses amies.

Tu penses que Constance voudra nous parler ? J'espère qu'on ne l'embêtera pas. demanda-t-elle encore en se dirigeant vers la sortie.

Soudain, elle entendit quelqu'un renifler et pleurer doucement dans un des cabinets. Elle regarda son amie.

Tu entends ?

Était-ce une première année qui avait le blues ? Une née-moldue qui s'est fait harcelé par un anti-moldu ? Amy se repassait de tas de scénarios dans sa tête et était prête à aider cette personne en détresse. Elle se dirigea vers le cabinet d'où provenait le bruit.

Hey! ça va ? Tu as besoin d'aide ?

@Constance Nelson, @Élisabeth Willis, @Orla Lefer, enfin je prends le temps !

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Ils ont été... oubliettés !
Une chose était sur, elle n'était pas la seule à avoir trouvé Constance différente. Le soutien d'Amy sur la question lui confirma encore plus, qu'il fallait faire quelque chose pour leur amie.

- oui, elle est sûrement dans le dortoir, ou à la cabane peut être, j'sais pas mais même si elle veux pas nous parler on doit essayer quand même, non ?

Éli entendit en même temps que sa camarade le reniflement venant des toilettes, elle observa Amy qui bien plus réactive qu'elle, mis moins d'une seconde pour repartir en direction des portes closes.

- oui j'entends, quelqu'un n'est pas bien j'crois.

Elle se demandait ce qui pouvait pousser une élève à se réfugier ici, mais beaucoup de trop de choses lui passèrent en tête. Elle aussi était déjà venue ici plusieurs fois juste pour ne croiser personne. Rien que d'y penser, son visage devint fermé et triste. Amy venait de trouver la porte d'où venait visiblement le bruit et Éli se rapprocha d'elle comme pour rajouter son soutien invisible à la personne dernière.

-... tu veux pas ouvrir la porte ? j'sais pas ce qu'il se passe mais on peut p'tetre t'aider.

Elle fixa Amy dans les yeux, haussant les épaules en signe d'impuissance face à la situation, puis d'un ton chuchotant : Qu'est-ce qu'on fait ? On ouvre ?

@Constance Nelson@Amy Stenford

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Le visage dans mes mains, les larmes salées qui coulent le long de mes joues, je sens que je perds le contrôle et que je me suis en train de me faire submerger par cette vague de mal-être. Et je me sens mal de ressentir ça. J'ai honte d'être si vulnérable, honte d'être là assise dans les toilettes en train de pleurer. Mais c'est plus fort que moi. Comme si mes yeux ne me répondaient plus. Qu'est ce que je suis pathétique...
Le pire dans tout ça ? Deux de mes amies dont je me sens pourtant si proches sont de l'autre côté de la porte sans se douter que je suis là. Mais ce n'est pas de leur faute, j'aurais pu signifier ma présence. Le truc, c'est que je voulais pas leur montrer combien je me sens mal. Je voulais pas les inquiéter non plus.

Soudain, une voix amie résonne à travers le battant de bois et je me fige. La voix d'Amy. Miiiince, elles m'ont entendu ! Non ! Non non non non noooon. Je relève mon visage et m'essuie prestement les joues, les yeux. La porte n'est pas verrouillée, si elle l'ouvre, elle me verra là toute... pathétique et seras sûrement déçue de moi que je n'ai pas indiqué ma présence depuis qu'elle et Éli sont là. Crotte...

Sa voix est si compatissante. Si...
J'ai beau ne pas vouloir qu'elle me voit dans cet état, je... j'ai cette partie de moi qui a envie d'ouvrir la porte et me jeter dans leurs bras. Pff... c'est pas du tout la meilleure idée qui me vient à l'esprit, hein.
La voix d'Éli résonne alors, tout aussi inquiète et gentille. Aucune des deux ne se doutent de mon identité. Je déglutis, mon cerveau semble se débrancher et... je ne sais plus. Je ne sais plus quoi faire. Est ce que je dois rester là, cachée dans ces WC gris ou bien est ce que j'ouvre la porte. Si je répond, elles vont reconnaître ma voix et pas la peine d'essayer de la camoufler, j'ai le coeur sans dessus dessous et pas l'énergie pour le faire. De toute façon, ce serait encore plus pathétique. Et si la solution, ce serait d'affronter le regard triste et inquiet de mes amies ?

J'entend comme un chuchotement mais je n'arrive pas à percevoir ce qui est dit. J'essuie de nouveau mes yeux et me lève. Tendant une main devant moi, j'hésite à toucher la poignée. J'ai peur de parler de ce sujet à haute voix. J'ai peur de voir leurs visages inquiets. J'ai peur de... Pff, j'sais pas.
Mais si je continue à rester silencieuse, je les connais, cela va pas les dissuader pour autant, elles vont sûrement même s'inquiéter davantage. Il faut que j'assume. Elles m'ont entendu renifler ou pleurer. Bref, elles ont bon ne pas savoir que je suis là, elles savent que je suis là.

Expirant pour me donner du courage, espérant vainement réussir à donner le change, j'actionne la poignée de la porte et l'entrouvre.
Finalement, lorsque je croise leurs regards, je ne réussis qu'à baisser le mien, honteuse, les mots coincés dans ma gorge.

525 - @Amy Stenford @Élisabeth Willis pfiou, ça y est. Elle ouvre la porte :sweatingbullets:
Dernière modification par Constance Nelson le 26 juil. 2023, 18:50, modifié 1 fois.

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Amy approuva la proposition d'Éli.

Oui, tu as raison. Elle ne doit pas rester seule. dit Amy sérieuse.

Alors que les deux amies s'apprêtaient à partir à la recherche de Constance, des bruits de firent entendre dans un des toilettes. Éli demanda à la jeune fille enfermée si elle voulait bien ouvrir la porte. Mais un moment passa sans qu'il y ait de réponse. Alors que les deux jeunes Poufsouffle se demandèrent ce qui était le mieux à faire, la jeune irlandaise entendit le bruit de la poignée. La porte s'ouvrit....sur Constance.

Oh mais...qu'est-ce que tu fais là ?. C'était ma première question que lui vint en tête. C'était une question assez stupide à vrai dire. Mais d'autres questions lui vinrent à l'esprit en voyant le visage triste de son amie. Cela se confirmait : elle n'allait vraiment pas bien.

Quelqu'un t'a fait du mal ? Dis nous qui sait et on lui lance un sort de cracheur de limaces, hein Éli ? dit-elle en regardant cette dernière. La jeune fille était prête à tout pour défendre ses amis. Et si quelqu'un avait insulter Constance...il le regretterait.
Mais la jeune irlandaise se souvient que son amie n'avait pas l'air de se sentir bien depuis le retour des vacances. Ce n'était peut-être pas quelqu'un de Poudlard qui lui avait causé du tord.
Peu importe, Amy était prête à écouter et aider son ami quoiqu'il en coûte.

235 mots

@Élisabeth Willis, @ Constance Nelson

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