J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
Jeudi 13 Février 2048, 17h
Salle d'attente puis bureau de Psychomagie
Avec @Mia Vermillon
Ça faisait maintenant plus d'un mois que les vacances de Noël étaient terminées, mais la conversation qu'Orlaith avait eue avec son père tournait toujours en boucle dans sa tête. Celui-ci ne réussissait pas à penser à autre chose qu'aux notes de sa fille, qui certes n'étaient pas excellentes, mais elle estimait tout de même qu'ils avaient d'autres problèmes dans leur vie familiale.
Il lui avait demandé d'aller consulter la psychologue du château à ce sujet, sous peine de passer ses vacances d'été en stage afin de renforcer ses compétences scolaires. Elle avait eu beau argumenter, lui expliquant qu'il n'y avait pas de psychologue à Poudlard, celui-ci semblait particulièrement bien informé puisqu'il lui avait assuré qu'il avait connaissance d'une "psy sorcière" dans l'établissement.
La Gryffone voyait parfaitement ce à quoi il faisait référence, c'est à dire à la psychomage, un métier qui, si on lui demandait son avis, lui semblait être encore plus grotesque que celui des psychologues moldus, qui lui semblait déjà être parfaitement inutiles.
Elle avait tout de même fini par se résigner, et même si elle avait tout fait pour repousser le moment fatidique de la prise de rendez-vous, elle refusait de gâcher ses vacances estivales pour si peu.
Elle avait donc choisi ce jour-là par hasard, selon ses disponibilités, mais il se trouvait justement qu'elle venait de passer une matinée de cours exécrable.
Elle s'était rendue auprès de Miss Vermillon à contre-cœur et s'était confortablement installée dans la Salle d'Attente, espérant que la psychomage oublierait l'enfant et qu'elle serait ainsi libérée.
Il fallait néanmoins reconnaître que les poufs étaient particulièrement confortables et que les magasines disposés étaient intéressants, notamment celui sur le Quidditch qu'Orlaith s'empressa d'ouvrir pour le feuilleter, tandis qu'elle était allongée sur un pouf, les jambes à angle droit contre le canapé.
@Mia Vermillon, j'espère que tout vous convient Miss 
J'ai pris le titre dans la chanson Si C'était le dernier de Diams, mais dites moi si ça ne vous convient pas !
J'ai pris le titre dans la chanson Si C'était le dernier de Diams, mais dites moi si ça ne vous convient pas !
Dernière modification par Orlaith Ó Súilleabháin le 17 sept. 2023, 14:06, modifié 1 fois.
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
Après une journée qui commençait à être bien entamée, c'était souvent à ce moment que je recevais les élèves ayant rendez vous pour la simple et bonne raison qu'il n'avait plus cours. Mon objectif était bien qu'il ne manque aucuns cours et que leur scolarité ne soit pas impacté par les visites qu'ils avaient avec moi alors j'essayais toujours d'avoir leur emploi du temps non loin lorsqu'ils prennaient rendez-vous. J'avais moi même été élève et je savais à quel point l'envie de manquer un cours pouvait être tentant. Particulièrement les cours d'histoire de la magie je devais bien le reconnaitre.
Je jeta un petit coup d'oeil à l'heure. Mince, 17h01, je n'étais pas en avance. Vite, je me dépêcha de ranger le dossier que je complétais avant de me diriger vers la salle d'attente en me pressant. Bon, visiblement, à la position pour laquelle ma prochaine patiente avait opté, l'attente n'avait pas l'air particulièrement désagréable pour elle et je souris en la voyant. "Orlaith, c'est bien ça ? On peut commencer si tu veux, la place est libre !" Une fois l'élève rentrée dans mon bureau, je referma la porte derrière elle. "Tiens, viens installe toi sur le siège de ton choix, est-ce que tu as soif ? Faim ? J'ai du jus de citrouille et quelques gâteau si cela t'intéresse !" je lui proposa alors, la discussion aurait bien le temps de venir plus tard, en attendant, elle avait peut-être un petit creux ?
C'est parfait ! Désolée pour l'attente
Je jeta un petit coup d'oeil à l'heure. Mince, 17h01, je n'étais pas en avance. Vite, je me dépêcha de ranger le dossier que je complétais avant de me diriger vers la salle d'attente en me pressant. Bon, visiblement, à la position pour laquelle ma prochaine patiente avait opté, l'attente n'avait pas l'air particulièrement désagréable pour elle et je souris en la voyant. "Orlaith, c'est bien ça ? On peut commencer si tu veux, la place est libre !" Une fois l'élève rentrée dans mon bureau, je referma la porte derrière elle. "Tiens, viens installe toi sur le siège de ton choix, est-ce que tu as soif ? Faim ? J'ai du jus de citrouille et quelques gâteau si cela t'intéresse !" je lui proposa alors, la discussion aurait bien le temps de venir plus tard, en attendant, elle avait peut-être un petit creux ?
C'est parfait ! Désolée pour l'attente
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
Orlaith eut à peine le temps d'entamer son magazine que la porte du cabinet s'ouvrit, laissant entrer une femme assez jeune, à l'air doux et enjoué. Pour l'avoir déjà croisée quelques fois dans les couloirs, l'enfant reconnu facilement Miss Vermillon, la psychomage. Personne contre qui elle n'avait initialement aucun ressentiment mais dont la simple perspective de devoir lui raconter sa vie tandis qu'elle ferait semblant de s'y intéresser la mettait déjà en colère.
D'ailleurs, elle lui proposa de commencer, lui lançant une invitation implicite à entrer dans son bureau. La rouquine ne répondit pas, se contentant de traverser la porte pour entrer dans le bureau.
Celui-ci avait une apparence classique, le genre de pièces qui se voulait faussement rassurant et intime. Comme si parce que les élèves avais le droit de s'asseoir dans un fauteuil et qu'il y avait des plantes un peu partout, c'était sensé les faire dire tout ce qu'elle voulait entendre.
Mais le pire, c'est qu'Orlaith ne savait même pas ce qu'elle voulait entendre. Ses parents, elle savait : qu'elle serait plus sage, qu'elle écouterait son frère et qu'elle se concentrerait en cours. Ses professeurs, elle savait : qu'elle arrêterait d'être déconcentrée, qu'elle se mettrait à travailler et à améliorer ses notes. Mais elle, l'enfant ne voyait pas ses intérêts ici. C'est bien ce qu'elle allait devoir découvrir, puisqu'il n'y a que quand elle lui aurait dit ce qu'elle voulait entendre qu'elle la laisserait tranquille.
Sur proposition de la psychomage, la petite sorcière s'installa sur le fauteuil de droite. Mal à l'aise, elle tapotait le rythme d'une musique sur sa jambe, tout en faisant trembler ses pieds. La proposition de nourriture ne pouvait donc être refusée, elle préfèrerait toujours manger à ne rien faire, au moins c'était une occupation.
Elle n'avait pas envie d'accepter une proposition de cette femme, mais sur ce coup-ci elle allait devoir faire une concession. "J'veux bien un biscuit s'vous plaît."
Elle hésita... Quitte à être coincée dans ce bureau encore un moment, autant ne pas la laisser mener la discussion. Peut-être qu'elle pourrait gagner du temps et essayer de sortir plus vite comme ça. De toute façon, elle n'aurait qu'à envoyer un message à son père après ce rendez-vous lui expliquant qu'elle avait vu la psy, qu'elle ne pouvait rien pour elle et hop ! Plus de problème.
Le seul enjeu était donc de tenir ce rendez-vous. "Et du coup pourquoi vous êtes revenue ici ? Fin j'veux dire y doit quand même y'avoir bien plus intéressant à soigner que des gamins de Poudlard... Vous d'vez bien vous ennuyer."
Et si elle répondait vraiment à la question, la Gryffone aurait peut-être même une chance de comprendre ses motivations, et donc ce qui était attendu d'elle.
D'ailleurs, elle lui proposa de commencer, lui lançant une invitation implicite à entrer dans son bureau. La rouquine ne répondit pas, se contentant de traverser la porte pour entrer dans le bureau.
Celui-ci avait une apparence classique, le genre de pièces qui se voulait faussement rassurant et intime. Comme si parce que les élèves avais le droit de s'asseoir dans un fauteuil et qu'il y avait des plantes un peu partout, c'était sensé les faire dire tout ce qu'elle voulait entendre.
Mais le pire, c'est qu'Orlaith ne savait même pas ce qu'elle voulait entendre. Ses parents, elle savait : qu'elle serait plus sage, qu'elle écouterait son frère et qu'elle se concentrerait en cours. Ses professeurs, elle savait : qu'elle arrêterait d'être déconcentrée, qu'elle se mettrait à travailler et à améliorer ses notes. Mais elle, l'enfant ne voyait pas ses intérêts ici. C'est bien ce qu'elle allait devoir découvrir, puisqu'il n'y a que quand elle lui aurait dit ce qu'elle voulait entendre qu'elle la laisserait tranquille.
Sur proposition de la psychomage, la petite sorcière s'installa sur le fauteuil de droite. Mal à l'aise, elle tapotait le rythme d'une musique sur sa jambe, tout en faisant trembler ses pieds. La proposition de nourriture ne pouvait donc être refusée, elle préfèrerait toujours manger à ne rien faire, au moins c'était une occupation.
Elle n'avait pas envie d'accepter une proposition de cette femme, mais sur ce coup-ci elle allait devoir faire une concession. "J'veux bien un biscuit s'vous plaît."
Elle hésita... Quitte à être coincée dans ce bureau encore un moment, autant ne pas la laisser mener la discussion. Peut-être qu'elle pourrait gagner du temps et essayer de sortir plus vite comme ça. De toute façon, elle n'aurait qu'à envoyer un message à son père après ce rendez-vous lui expliquant qu'elle avait vu la psy, qu'elle ne pouvait rien pour elle et hop ! Plus de problème.
Le seul enjeu était donc de tenir ce rendez-vous. "Et du coup pourquoi vous êtes revenue ici ? Fin j'veux dire y doit quand même y'avoir bien plus intéressant à soigner que des gamins de Poudlard... Vous d'vez bien vous ennuyer."
Et si elle répondait vraiment à la question, la Gryffone aurait peut-être même une chance de comprendre ses motivations, et donc ce qui était attendu d'elle.
@Mia Vermillon j'espère que ça vous convient ! 
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
La jeune fille rentra dans la salle sans un mot, et je la regardais passer avant de fermer la porte et de me diriger vers le bureau. C'était difficile de décrypter ce que la jeune fille pensait mais à son attitude, je penchais plus pour la non envie de venir me voir. Une attitude qui cachait d'ailleurs surement des difficultés bien cachées et qu'elle n'avait pas envie de laisser apparente. Les mouvements de sa jambe me laissait penser qu'elle était gênée et mal à l'aise mais elle accepta un biscuit. Je pris donc la boite et lui tendis. "Biscuit à la fraise, c'est les elfes des cuisines qui ont accepté de me les faire. Ils sont délicieux. Enfin, si tu aimes la fraise bien sûr" dis-je en essayant de la mettre un peu plus à l'aise.
Sans que j'ai le temps de commencer, c'est elle qui commença à me poser des questions. Super, c'est pas gagné tout ça pensais-je sans le montrer et en gardant mon sourire. "Car il y avait une offre d'emploi et que j'apprécie les gamins comme tu le dis si bien. Et au contraire, je ne m'ennuie absolument pas, ce n'est pas car vous êtes des adolescent que vous ne méritez pas que l'on prenne soin de vous." dis-je avant d'enchainer sans que la jeune fille ait le temps de repartir sur une nouvelle question. "Est-ce que tu veux me parler un peu de pourquoi tu es venue me voir ?"
Sans que j'ai le temps de commencer, c'est elle qui commença à me poser des questions. Super, c'est pas gagné tout ça pensais-je sans le montrer et en gardant mon sourire. "Car il y avait une offre d'emploi et que j'apprécie les gamins comme tu le dis si bien. Et au contraire, je ne m'ennuie absolument pas, ce n'est pas car vous êtes des adolescent que vous ne méritez pas que l'on prenne soin de vous." dis-je avant d'enchainer sans que la jeune fille ait le temps de repartir sur une nouvelle question. "Est-ce que tu veux me parler un peu de pourquoi tu es venue me voir ?"
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Orlaith mordit dans le biscuit qui lui avait été proposé au moment où la sorcière qui lui faisait face déclarait qu'il était à la fraise, ce dont l'enfant s'était donc déjà rendue compte. Ils étaient effectivement vraiment délicieux, et elle l'engloutit en quelques secondes. Heureusement qu'il y avait des elfes de maison à Poudlard pour préparer tous les repas et préparer des cadeaux comme ça.
Enfin, la Gryffone hocha de la tête pour signifier qu'elle appréciait effectivement la fraise. Ça ne coûtait rien d'au moins répondre à ça. Et puis elle avait eu la gentillesse de lui donner un gâteau donc elle n'allait pas délibérément l'ignorer sur ce genre de questions.
Toujours aussi souriante et avenante, la psychomage répondit aux questions de la petite sorcière. Apprécier les enfants... Quelle idée saugrenue. Le principe d'un adulte s'était de pouvoir aller où on voulait, de pouvoir tout découvrir, tout vivre, et surtout partir loin des écoles et des gamins qui les peuplaient.
Elle ne comprenait pas les adultes qui choisissaient délibérément de revenir s'enfermer dans un endroit comme ça. Au moins les profs c'était limpide, ils étaient vieux, snobs et voulaient enseigner la vie aux jeunes qui n'y connaissaient rien et dont ils espéraient être respectés et écoutés. Mais les autres adultes, c'était autre chose. Mais impossible que ce soit de l'amour pour les jeunes comme elle le disait. C'était peut-être une question d'argent...
Personne ne "mérite" qu'on prenne soin de lui ! Les gens devraient être capables de faire attention à eux-même au lieu de toujours s'en remettre au plus grands, aux plus forts, aux plus instruits, aux plus riches etc. Peut-être que si tout le monde s'occupait de lui-même et arrêtait de se croire le sauveur des autres, la vie serait plus simple...
Mais elle ne dit pas ça à voix haute. Elle n'avait aucune envie de se lancer sur ce genre de débats, et n'avait pas envie de donner matière à être analysée. Elle se contenta donc de grimacer, haussant les sourcils.
D'ailleurs, elle n'eut même pas le temps de rebondit que la psychomage lui demanda les raisons de sa visite. L'enfant soupira et changea la position de ses jambes, s'asseyant en tailleur sur le fauteuil. Bon. Le but était maintenant de répondre le plus vaguement possible, et sans lui donner trop de choses sur lesquelles rebondir. Mais la Gryffone ne réfléchissait pas assez avant d'agir ou de parler pour être capable de maintenir une stratégie de la sorte sur le long-terme.
"Mon père voulait qu'j'vous voie. Il s'inquiète pour mes notes. Mais il s'inquiète tout l'temps pour rien, et y m'crois pas quand j'lui dis qu'elles sont normales." Mais déjà la petite sorcière ne savait plus tenir sa langue, et elle s'agaça toute seule. "Fin nan, c'est même pas qu'elles sont normales, c'est juste qu'on s'en fout de ces notes, ça change rien ! Pis d'toute façon c'est pas discuter avec vous qui va changer quoi que ce soit." Elle ricana avant de se rendre compte qu'elle avait déjà trop parlé.
"Ouais... Fin il est inquiet pour mes notes comme 90% des parents quoi. Du coup il voulait qu'j'vienne vous voir. Voilà" Elle se tut et se renfonça dans son siège, croisant les bras devant sa poitrine et observant la pièce sans regarder la femme en face d'elle.
Enfin, la Gryffone hocha de la tête pour signifier qu'elle appréciait effectivement la fraise. Ça ne coûtait rien d'au moins répondre à ça. Et puis elle avait eu la gentillesse de lui donner un gâteau donc elle n'allait pas délibérément l'ignorer sur ce genre de questions.
Toujours aussi souriante et avenante, la psychomage répondit aux questions de la petite sorcière. Apprécier les enfants... Quelle idée saugrenue. Le principe d'un adulte s'était de pouvoir aller où on voulait, de pouvoir tout découvrir, tout vivre, et surtout partir loin des écoles et des gamins qui les peuplaient.
Elle ne comprenait pas les adultes qui choisissaient délibérément de revenir s'enfermer dans un endroit comme ça. Au moins les profs c'était limpide, ils étaient vieux, snobs et voulaient enseigner la vie aux jeunes qui n'y connaissaient rien et dont ils espéraient être respectés et écoutés. Mais les autres adultes, c'était autre chose. Mais impossible que ce soit de l'amour pour les jeunes comme elle le disait. C'était peut-être une question d'argent...
Personne ne "mérite" qu'on prenne soin de lui ! Les gens devraient être capables de faire attention à eux-même au lieu de toujours s'en remettre au plus grands, aux plus forts, aux plus instruits, aux plus riches etc. Peut-être que si tout le monde s'occupait de lui-même et arrêtait de se croire le sauveur des autres, la vie serait plus simple...
Mais elle ne dit pas ça à voix haute. Elle n'avait aucune envie de se lancer sur ce genre de débats, et n'avait pas envie de donner matière à être analysée. Elle se contenta donc de grimacer, haussant les sourcils.
D'ailleurs, elle n'eut même pas le temps de rebondit que la psychomage lui demanda les raisons de sa visite. L'enfant soupira et changea la position de ses jambes, s'asseyant en tailleur sur le fauteuil. Bon. Le but était maintenant de répondre le plus vaguement possible, et sans lui donner trop de choses sur lesquelles rebondir. Mais la Gryffone ne réfléchissait pas assez avant d'agir ou de parler pour être capable de maintenir une stratégie de la sorte sur le long-terme.
"Mon père voulait qu'j'vous voie. Il s'inquiète pour mes notes. Mais il s'inquiète tout l'temps pour rien, et y m'crois pas quand j'lui dis qu'elles sont normales." Mais déjà la petite sorcière ne savait plus tenir sa langue, et elle s'agaça toute seule. "Fin nan, c'est même pas qu'elles sont normales, c'est juste qu'on s'en fout de ces notes, ça change rien ! Pis d'toute façon c'est pas discuter avec vous qui va changer quoi que ce soit." Elle ricana avant de se rendre compte qu'elle avait déjà trop parlé.
"Ouais... Fin il est inquiet pour mes notes comme 90% des parents quoi. Du coup il voulait qu'j'vienne vous voir. Voilà" Elle se tut et se renfonça dans son siège, croisant les bras devant sa poitrine et observant la pièce sans regarder la femme en face d'elle.
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
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La grimace et le sourcil haussé de la jeune fille me fit comprendre que ma réponse n'était pas vraiment celle qu'elle attendait. Cela ne m'étonnait pas franchement, certaines personnes avaient un avis très tranché et cela semblait être son cas, cela ne servait à rien de batailler sur un sujet aussi inutile. Je me contenta de sourire, bien consciente de cette différence de point de vu que je comprenais. Orlaith se mit alors en tailleurs, un petit signe surement inconscient qui me montrait que quelque chose souhaitait rester bien cacher, que cette question ne la mettais pas super à l'aise.
A écouter la jeune fille, cette entrevue lui semblait parfaitement inutile, cela semblait plus être une perte de temps qu'autre chose et il allait donc falloir que je creuse un peu plus si je voulais plus de détails. Elle était agacé, nonchalante, et convaincue que cela ne servait à rien, il fallait bien que j'admette que ce n'était pas une super base. Je l'observa simplement et attendit qu'elle ait fini de parler. Les cours étaient-ils inutiles ou il y avait quelque chose de bien plus profond derrière ? S'il y avait réellement une chute de note sans raison particulière comme son père semblait le penser, je supposait que la réponse à ma question était la deuxième option. "Donc si je résume, les cours c'est nul et tu n'as pas envie de travailler pour ça. Cette entretien ne sert à rien et mon travail est inutile." Je marquais une petite pause. "Bien dans ce cas, j'ai une petite question, selon toi à quoi sert une psychomage et à quoi servent les notes ?" De part cette question, j'espérais bien avoir le point de vue de la jeune fille, cela me permettrait d'un peu mieux la cerner, même si j'avais déjà une petite idée de sa réponse. J'espérais aussi une petite prise de conscience de sa part sur sa présence ici. On ne l'avait pas obligé à venir ici alors une petite part d'elle devait forcément vouloir quelque chose.
A écouter la jeune fille, cette entrevue lui semblait parfaitement inutile, cela semblait plus être une perte de temps qu'autre chose et il allait donc falloir que je creuse un peu plus si je voulais plus de détails. Elle était agacé, nonchalante, et convaincue que cela ne servait à rien, il fallait bien que j'admette que ce n'était pas une super base. Je l'observa simplement et attendit qu'elle ait fini de parler. Les cours étaient-ils inutiles ou il y avait quelque chose de bien plus profond derrière ? S'il y avait réellement une chute de note sans raison particulière comme son père semblait le penser, je supposait que la réponse à ma question était la deuxième option. "Donc si je résume, les cours c'est nul et tu n'as pas envie de travailler pour ça. Cette entretien ne sert à rien et mon travail est inutile." Je marquais une petite pause. "Bien dans ce cas, j'ai une petite question, selon toi à quoi sert une psychomage et à quoi servent les notes ?" De part cette question, j'espérais bien avoir le point de vue de la jeune fille, cela me permettrait d'un peu mieux la cerner, même si j'avais déjà une petite idée de sa réponse. J'espérais aussi une petite prise de conscience de sa part sur sa présence ici. On ne l'avait pas obligé à venir ici alors une petite part d'elle devait forcément vouloir quelque chose.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
Sans la regarder, l'enfant sentait tout de même le regard de la psychomage fixé sur elle. Cela ne la mettait pas mal à l'aise, mais elle détestait avoir l'impression d'être analysée. Et vu son métier, c'était forcément précisément ce que faisait la femme qui lui faisait face.
D'ailleurs, lorsqu'elle reprit la parole, tentant de résumer les pensées de la Gryffone, cela la fit soupirer. Oui, effectivement. Les cours sont la chose la plus inutile au monde - non seulement nuls mais également insipides et chronophages. Alors pourquoi travailler pour quelque chose qui ne nous intéresse pas et qui ne nous offre rien ? C'était quand même logique de se dire ça !
Et la femme pouvait être aussi gentille que possible, cela ne changeait rien à son travail qui ne pourrait rien changer à la situation. Est-ce que parler ou débattre inciterait réellement la rouquine à changer d'avis sur les études ?! C'était bien optimiste. Mais libre à elle d'essayer.
La question qu'elle lança à l'enfant la fit lever les yeux au ciel. Non mais elle ne devait pas être la première élève qu'elle croisait qui n'aimait pas aller en cours ! Et ce n'était pas son métier de lui expliquer justement l'intérêt de la psychomagie et des notes ?! Quel était l'intérêt de ce genre de questions rhétoriques...
Mais maintenant qu'elle était là, il fallait bien que la Gryffone réponde. "Et bien j'imagine que les notes servent à faire croire aux profs qu'ils servent à quekchose. Et valoriser les élèves bien studieux, ceux qui révisent bien tous les soirs comme on leur dit de le faire, parc'que sans notes bah ils le feraient pas. Et tout ça serait vraiment inutile." lâcha-t-elle, bravache.
Elle se doutait que la psychomage serait en désaccord avec cette réponse mais elle avait l'impression qu'en répondant aussi frontalement elle entrait dans une sorte de résistance.
Mais il fallait toujours qu'elle réponde à la deuxième partie de la question. "Et vous, bah... Ch'ais pas. J'pense que vous servez pour des gens qu'ont des vrais problèmes au cerveau. Mais sinon, vous servez juste à faire croire qu'on peut changer les choses simplement, en parlant. Parc'que sinon y'aurait plein de gens qu'auraient aucun espoir. Alors que là ils croient qu'en venant vous voir une fois par semaine leur vie elle va changer."
Pour le coup, la Gryffone avait tenté de mener une vraie réflexion. Parce que même si elle pensait que la psychomagie ne servait à rien, si elle existait et que des gens allaient consulter, il devait quand même y avoir une raison. Raison qu'elle essayait de deviner sans compromettre sa propre vision de cette discipline, ce qui n'était pas le plus facile.
D'ailleurs, lorsqu'elle reprit la parole, tentant de résumer les pensées de la Gryffone, cela la fit soupirer. Oui, effectivement. Les cours sont la chose la plus inutile au monde - non seulement nuls mais également insipides et chronophages. Alors pourquoi travailler pour quelque chose qui ne nous intéresse pas et qui ne nous offre rien ? C'était quand même logique de se dire ça !
Et la femme pouvait être aussi gentille que possible, cela ne changeait rien à son travail qui ne pourrait rien changer à la situation. Est-ce que parler ou débattre inciterait réellement la rouquine à changer d'avis sur les études ?! C'était bien optimiste. Mais libre à elle d'essayer.
La question qu'elle lança à l'enfant la fit lever les yeux au ciel. Non mais elle ne devait pas être la première élève qu'elle croisait qui n'aimait pas aller en cours ! Et ce n'était pas son métier de lui expliquer justement l'intérêt de la psychomagie et des notes ?! Quel était l'intérêt de ce genre de questions rhétoriques...
Mais maintenant qu'elle était là, il fallait bien que la Gryffone réponde. "Et bien j'imagine que les notes servent à faire croire aux profs qu'ils servent à quekchose. Et valoriser les élèves bien studieux, ceux qui révisent bien tous les soirs comme on leur dit de le faire, parc'que sans notes bah ils le feraient pas. Et tout ça serait vraiment inutile." lâcha-t-elle, bravache.
Elle se doutait que la psychomage serait en désaccord avec cette réponse mais elle avait l'impression qu'en répondant aussi frontalement elle entrait dans une sorte de résistance.
Mais il fallait toujours qu'elle réponde à la deuxième partie de la question. "Et vous, bah... Ch'ais pas. J'pense que vous servez pour des gens qu'ont des vrais problèmes au cerveau. Mais sinon, vous servez juste à faire croire qu'on peut changer les choses simplement, en parlant. Parc'que sinon y'aurait plein de gens qu'auraient aucun espoir. Alors que là ils croient qu'en venant vous voir une fois par semaine leur vie elle va changer."
Pour le coup, la Gryffone avait tenté de mener une vraie réflexion. Parce que même si elle pensait que la psychomagie ne servait à rien, si elle existait et que des gens allaient consulter, il devait quand même y avoir une raison. Raison qu'elle essayait de deviner sans compromettre sa propre vision de cette discipline, ce qui n'était pas le plus facile.
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
En entendant la jeune fille, j'hochais la tête, je semblais bien avoir compris ce que Orlaith pensait et je me contentai de sourire. Elle ne s'en surement pas rendu compte mais elle commençait déjàà se confier. Même si pour l'instant cela ressemblait à du venin craché à la figure, je savais qu'en occupant cette position, je restais une adulte du château, une incarnation du règlement, ce que les adolescents avaient tendance à bien me rappeler.
Selon elle les psychomages étaient donc des personnes garants de l'espoir ? Même si j'aimais cette comparaison, je me permis de lui répondre. "Effectivement, on peut être là pour les personnes ayant des problèmes au cerveau, mais ce n'est pas mon travail ici à poudlard. Je suis là pour écouter et accompagner les personnes qui souffrent mentalement, celles qui se sentent perdu, qui ont besoin de conseil et d'aide. Je peux aider à apprendre à gérer le stress, la souffrance, la colère... Mon champ de compétence est très vaste. Cela ne t'intéresse peut-être pas mais je m'occupe aussi de dépister les troubles chez les enfants et adolescents." Je marquai une petite pause.
Peut-être avait-elle des questions ? Peut-être que j'avais réussi à lui donner une raison d'être ici ? Ou alors au contraire allait-elle continuer dans sa lignée du "je n'ai pas besoin d'être là" ? Si cela s'avérait être la deuxième réponse, cela me semblait assez compliqué de continuer, rentrer dans la confrontation n'avait aucun sens à mon image. Je ne pouvais pas forcer une personne à être ici en face de moi. S'il elle le souhaitait la porte était ouverte et elle pouvait partir à tout moment, mais si elle restait assise sur sa chaise c'est qu'au fond d'elle, au moins une toute partie d'elle souhaitait être là.
Dans ce cas, elle voulait surement avoir de meilleure note mais passait par une attitude très défensive et très nonchalante comme pour justifier ces notes. Je ne connaissais pas ses notes d'avant, ni même les nouvelles mais je souhaitais l'aider et une petite lumière c'était allumé au fur et à mesure de la conversation. Impulsivité et impatience. Dommage que je ne puisse pas avoir de conversation avec son père, cela m'aurait probablement bien aidé car pour le moment, je n'avais pas beaucoup d'informations. "Tu n'aimes pas travailler, quand tu fais quelque chose, est-ce que tu arrives tout le temps à aller au bout ? Par exemple quand tu lis une recette de potion ou autre chose, est-ce que tu bouges ? Est- ce que tu as envie de faire autre chose ?"
Je pars du côté de l'hyperactivité, n'hésite pas à bien décrire si elle bouge beaucoup et les signes qui pourraient montrer qu'elle est hyperactive pour m'aider un peu
Selon elle les psychomages étaient donc des personnes garants de l'espoir ? Même si j'aimais cette comparaison, je me permis de lui répondre. "Effectivement, on peut être là pour les personnes ayant des problèmes au cerveau, mais ce n'est pas mon travail ici à poudlard. Je suis là pour écouter et accompagner les personnes qui souffrent mentalement, celles qui se sentent perdu, qui ont besoin de conseil et d'aide. Je peux aider à apprendre à gérer le stress, la souffrance, la colère... Mon champ de compétence est très vaste. Cela ne t'intéresse peut-être pas mais je m'occupe aussi de dépister les troubles chez les enfants et adolescents." Je marquai une petite pause.
Peut-être avait-elle des questions ? Peut-être que j'avais réussi à lui donner une raison d'être ici ? Ou alors au contraire allait-elle continuer dans sa lignée du "je n'ai pas besoin d'être là" ? Si cela s'avérait être la deuxième réponse, cela me semblait assez compliqué de continuer, rentrer dans la confrontation n'avait aucun sens à mon image. Je ne pouvais pas forcer une personne à être ici en face de moi. S'il elle le souhaitait la porte était ouverte et elle pouvait partir à tout moment, mais si elle restait assise sur sa chaise c'est qu'au fond d'elle, au moins une toute partie d'elle souhaitait être là.
Dans ce cas, elle voulait surement avoir de meilleure note mais passait par une attitude très défensive et très nonchalante comme pour justifier ces notes. Je ne connaissais pas ses notes d'avant, ni même les nouvelles mais je souhaitais l'aider et une petite lumière c'était allumé au fur et à mesure de la conversation. Impulsivité et impatience. Dommage que je ne puisse pas avoir de conversation avec son père, cela m'aurait probablement bien aidé car pour le moment, je n'avais pas beaucoup d'informations. "Tu n'aimes pas travailler, quand tu fais quelque chose, est-ce que tu arrives tout le temps à aller au bout ? Par exemple quand tu lis une recette de potion ou autre chose, est-ce que tu bouges ? Est- ce que tu as envie de faire autre chose ?"
Je pars du côté de l'hyperactivité, n'hésite pas à bien décrire si elle bouge beaucoup et les signes qui pourraient montrer qu'elle est hyperactive pour m'aider un peu
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
J'ai vu des psys se prendre pour dieu, prétendant lire dans mon cœur
Mais pourquoi elle continuait à sourire, comme si ce que lui balançait la Gryffone l'amusait ?! Ce n'était pas drôle, ni gentil pourtant ! Ou est-ce que c'était juste son travail, de se donner l'air bienveillante et souriante pour calmer les gens... En tout cas, ça ne marchait pas. Ce n'était pas du tout calmant, au contraire.
Si elle était là pour les personnes qui ont des problèmes au cerveau, mais que ce n'était pas son travail à Poudlard, c'est bien que son travail était inutile ! Elle venait littéralement de dire que ce qu'elle faisait à Poudlard n'était pas la base de son métier, alors pourquoi est-ce qu'elle faisait semblant, au lieu de le dire tel quel ?
D'ailleurs, énormément d'adultes faisaient la même chose. Il faisaient semblant que les enfants ne les comprenaient pas, qu'ils pouvaient leur raconter n'importe quoi, et que de toute façon ils ne comprendraient pas...
Mais perdue dans ses pensées, concentrée sur autre chose, la rouquine n'avait pas entendu la fin des explications de la psychomage. Elle secoua rapidement la tête pour se reconcentrer, réussissant à capter ses dernières paroles. Dépister des troubles ?! Quel genre de troubles ? "Trouble", c'était un synonyme de "problème au cerveau", donc elle avait effectivement menti. Elle était juste au château pour repérer les gens qui vont pas bien, qui sont fous.
Orlaith commença à se mettre vraiment sur la défensive, se reculant physiquement et observant la femme qui lui faisait face avec un regard de défiance. Est-ce qu'elle allait dire qu'elle était folle ? Le silence plana encore durant quelques instants pendant lesquels la Gryffone laissa sa jambe trembler, sans savoir quoi répondre.
Détournant son regard pour ne pas avoir à fixer l'adulte, elle continua à tapoter de sa main sur sa cuisse. Mais celle-ci reprit la parole à ce moment-là, captant à nouveau l'attention de la petite sorcière. Aimer travailler, non. C'était long, ennuyant, répétitif... Et puis, elle avait toujours envie de passer à autre chose, et c'est souvent ce qu'elle faisait d'ailleurs. Sauf qu'elle oubliait la plupart du temps de revenir à la 1e tâche.
"Non... Souvent ça m'saoûle avant la fin. Y'a tout l'temps quekchose de plus intéressant à faire, et puis au pire j'peux aller faire autre chose et r'commencer après. Même si la plupart du temps j'oublie... De m'y r'mettre j'veux dire." répondit-elle du bout des lèvres, tentant au moins d'être honnête. Si elle était honnête, la psychomage se rendrait bien compte qu'elle n'était pas folle non ?
"Et nan, j'bouge pas trop... Fin pas plus que là quoi. J'bouge un peu, mais comme tout le monde. Et oui j'ai envie de faire autre chose, surtout quand j'lis ou que j'travaille. Quand j'm'ennuie quoi, quand j'fais des trucs où j'dois être posée." rajouta-t-elle. C'est vrai, elle gigotait toujours un peu ses doigts, ses jambes, mais rien de bien important. Et tous ceux qui disent qu'ils aiment lire ou dessiner ou quoi mentent : tout le monde s'ennuie en faisant ça... Et travailler, c'est pire. Mais tout le monde le sait.
"Mais j'ai pas de... trouble, ou ch'ais pas quoi. J'ai rien à dépister" lança-t-elle, comme pour se rassurer elle-même en proclamant quelque chose qui se devait donc être la vérité.
J'ai essayé de décrire son inattention et le fait qu'elle bouge tout le temps, mais il faut dire qu'elle ne va pas l'avouer super facilement vu qu'elle est "normale"
J'espère que ça te va, dis-moi s'il faut que je renforce encore le trait
Si elle était là pour les personnes qui ont des problèmes au cerveau, mais que ce n'était pas son travail à Poudlard, c'est bien que son travail était inutile ! Elle venait littéralement de dire que ce qu'elle faisait à Poudlard n'était pas la base de son métier, alors pourquoi est-ce qu'elle faisait semblant, au lieu de le dire tel quel ?
D'ailleurs, énormément d'adultes faisaient la même chose. Il faisaient semblant que les enfants ne les comprenaient pas, qu'ils pouvaient leur raconter n'importe quoi, et que de toute façon ils ne comprendraient pas...
Mais perdue dans ses pensées, concentrée sur autre chose, la rouquine n'avait pas entendu la fin des explications de la psychomage. Elle secoua rapidement la tête pour se reconcentrer, réussissant à capter ses dernières paroles. Dépister des troubles ?! Quel genre de troubles ? "Trouble", c'était un synonyme de "problème au cerveau", donc elle avait effectivement menti. Elle était juste au château pour repérer les gens qui vont pas bien, qui sont fous.
Orlaith commença à se mettre vraiment sur la défensive, se reculant physiquement et observant la femme qui lui faisait face avec un regard de défiance. Est-ce qu'elle allait dire qu'elle était folle ? Le silence plana encore durant quelques instants pendant lesquels la Gryffone laissa sa jambe trembler, sans savoir quoi répondre.
Détournant son regard pour ne pas avoir à fixer l'adulte, elle continua à tapoter de sa main sur sa cuisse. Mais celle-ci reprit la parole à ce moment-là, captant à nouveau l'attention de la petite sorcière. Aimer travailler, non. C'était long, ennuyant, répétitif... Et puis, elle avait toujours envie de passer à autre chose, et c'est souvent ce qu'elle faisait d'ailleurs. Sauf qu'elle oubliait la plupart du temps de revenir à la 1e tâche.
"Non... Souvent ça m'saoûle avant la fin. Y'a tout l'temps quekchose de plus intéressant à faire, et puis au pire j'peux aller faire autre chose et r'commencer après. Même si la plupart du temps j'oublie... De m'y r'mettre j'veux dire." répondit-elle du bout des lèvres, tentant au moins d'être honnête. Si elle était honnête, la psychomage se rendrait bien compte qu'elle n'était pas folle non ?
"Et nan, j'bouge pas trop... Fin pas plus que là quoi. J'bouge un peu, mais comme tout le monde. Et oui j'ai envie de faire autre chose, surtout quand j'lis ou que j'travaille. Quand j'm'ennuie quoi, quand j'fais des trucs où j'dois être posée." rajouta-t-elle. C'est vrai, elle gigotait toujours un peu ses doigts, ses jambes, mais rien de bien important. Et tous ceux qui disent qu'ils aiment lire ou dessiner ou quoi mentent : tout le monde s'ennuie en faisant ça... Et travailler, c'est pire. Mais tout le monde le sait.
"Mais j'ai pas de... trouble, ou ch'ais pas quoi. J'ai rien à dépister" lança-t-elle, comme pour se rassurer elle-même en proclamant quelque chose qui se devait donc être la vérité.
J'ai essayé de décrire son inattention et le fait qu'elle bouge tout le temps, mais il faut dire qu'elle ne va pas l'avouer super facilement vu qu'elle est "normale"
J'espère que ça te va, dis-moi s'il faut que je renforce encore le trait
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
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C'était vraiment difficile comme conversation, j'avais vraiment la sensation qu'elle n'écoutait que ce qu'elle voulait et donc qu'elle se mettait de plus en plus sur la defensive. Enfin pour le côté défensif c'était plus qu'une sensation, sa manière de se reculer et son regard en disait long sur ce que la jeune fille pensait de moi. Un des points positifs de cet échange était cependant l'honnêteté avec laquelle Orlaith répondait à mes questions, ce que j'appréciais très fortement et qui me permettait de garder patience également. Cependant, tout ce qu'elle me disait, faisait, ses doigts qui bougeaient constamment trahissait une envie de s'échapper et ne faisait que confirmer mes pensées en faveur d'une hyperactivité.
Je devrais peut-être voir pour faire remplir à un des enseignants un test de Conners ou alors à ses parents. J'aimerais également qu'elle réponde à certaines questions mais elle semblait tout simplement refuser d'accepter le fait qu'elle puisse avoir des difficultés pour certaines choses. "D'accord, merci pour ta sincérité !" dis-je en réponse à ce qu'elle m'avait dit pour répondre à ma question, essayant de mettre un peu d'enthousiasme dans cette conversation. L'art de choisir mes mots en étant assez rapide pour qu'elle m'écoute jusqu'au bout. Tel était ce que j'allais devoir faire maintenant si je ne voulais pas que la jeune fille s'en aille en courant. "Écoute. Trouble ne veut pas dire fou, ni malade. Je ne connais aucun élève de Poudlard qui est fou et je n'ai jamais entendu parlé de ça. Je ne suis pas là pour te coller une étiquette mais t'aider à résoudre tes problèmes, ici tes difficultés d'attention. Ton père s'inquiète pour toi et tes résultats scolaires. Je veux simplement t'aider." J'étais calme et vraiment sincère, si la jeune fille refusait complétement, malheureusement je doutais pouvoir faire quelque chose. "Je veux t'aider mais il faut que tu m'aide un peu, je ne peux pas y arriver toute seule."
Je devrais peut-être voir pour faire remplir à un des enseignants un test de Conners ou alors à ses parents. J'aimerais également qu'elle réponde à certaines questions mais elle semblait tout simplement refuser d'accepter le fait qu'elle puisse avoir des difficultés pour certaines choses. "D'accord, merci pour ta sincérité !" dis-je en réponse à ce qu'elle m'avait dit pour répondre à ma question, essayant de mettre un peu d'enthousiasme dans cette conversation. L'art de choisir mes mots en étant assez rapide pour qu'elle m'écoute jusqu'au bout. Tel était ce que j'allais devoir faire maintenant si je ne voulais pas que la jeune fille s'en aille en courant. "Écoute. Trouble ne veut pas dire fou, ni malade. Je ne connais aucun élève de Poudlard qui est fou et je n'ai jamais entendu parlé de ça. Je ne suis pas là pour te coller une étiquette mais t'aider à résoudre tes problèmes, ici tes difficultés d'attention. Ton père s'inquiète pour toi et tes résultats scolaires. Je veux simplement t'aider." J'étais calme et vraiment sincère, si la jeune fille refusait complétement, malheureusement je doutais pouvoir faire quelque chose. "Je veux t'aider mais il faut que tu m'aide un peu, je ne peux pas y arriver toute seule."
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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