Foyer Complicité chocolatée

5 Avril
2048


Touchée par le geste du vert et argent la lionne avait proposé d'aller partager leurs découvertes en chocolats. La cueillette avait été plutôt bonne, les deux élèves étaient bien chargés, à voir ensuite si les deux sorciers auraient le courage de goûter aux œufs noirs que Marine avait trouvé en grand nombre et les regardait toujours d'un oeil méfiant gardant toujours à l'esprit l'odeur nauséabonde du premier. Heureusement que parmi eux elle avait réussi à mettre la main sur quelques œufs colorés de bien meilleure allure. Tandis qu'elle avait fait sa proposition l'anglaise n'avait pas songé un instant du lieu où ils pourraient bien se poser pour un petit goûter. Le bon vieux parc aurait été une bonne idée s'il ne restait pas encore quelques élèves qui devaient encore chercher les derniers trésors cachés par les professeurs.

Finalement elle choisi à défaut de se rabattre dans la Grande salle, elle risquait d'être bien fréquentée d'autant plus depuis que le foyer avait vu le jour. Mais ça restait le lieu le plus accueillant et le plus confortable pour s'installer et auquel les sorciers aient tous les deux accès. Elle tâcha donc de leur trouver un espace un maximum calme, on pouvait toutefois aisément remarquer que les vacances avaient commencé car la mission ne fut pas trop difficile, elle s'assit donc rapidement dans un des fauteuils disponibles.
- C'était vachement cool, comme, comme animation ! Je, j'crois qu'j'ai ja, jamais autant parcouru le, le parc de long en... large. Dit la Gryffondor avec un grand sourire.

En tentant de relancer le dialogue la brunette ne manqua de remercier une nouvelle fois le garçon :
- Merci encore pour, pour l'œuf, on s'le partage ?! Proposa-t-elle en le prenant dans sa main. D'ailleurs, tu, tu crois qu'ils sont... mangeables ceux-là ? Demanda la fillette en prenant un de ses œufs noirs dans l'autre main.
Bien que peu gourmande la timide avait hâte de goûter à un de ces œufs, c'est qu'ils donnaient envie avec toutes leur couleur et puis arpenter le parc comme ils l'avaient fait une bonne partie de la journée ça creusait.
@Ernest Stevens et voilà, j'espère que ce début te convient ^^.

Marraine||Sixième année RP|Marine
Couleur RP #000080

Foyer Complicité chocolatée
Ernest n’était pas déçu d’être resté à Poudlard pour les vacances de Pâques. Il devait bien avouer que jamais sa mère ne l’aurait autorisé à manger autant de chocolat que la récolte qu’il venait de faire dans le parc. Ça avait été l’occasion de prendre l’air pour une fois. Il n’avait d’ailleurs pas fallu longtemps au garçon, généralement livide, pour retrouver ses couleurs. La magie du grand air… Et peut-être aussi la compagnie de Marine. Il l’avait rencontré un mois plus tôt dans des circonstances un peu particulières. Elle était plus âgée ET de Gryffondor mais elle avait réussi à lui inspirer confiance. Elle avait aussi accepté de garder son secret et à priori elle n’était pas revenue sur sa promesse. Elle ne s’était pas moquée de lui, et c’était déjà beaucoup.

Alors quand il l’avait vu dans le parc, attelée à la chasse aux œufs, c’était assez naturellement qu’il lui avait proposé de faire un petit bout de recherche ensemble. Et les deux adolescents avaient été gâtés. C’est les bras chargés d’oeufs en chocolat - mais peut-être pas que… qu’ils avaient repris le chemin du château. Marine avait proposé à Ernest de partager leur butin autour d’un petit goûter commun. Non sans avoir d’abord piqué un petit fard, Ernest avait sourit timidement et acquiescé. C’est au foyer qu’ils trouvèrent un coin pour s’installer confortablement. Les vacances avaient ce pouvoir fantastique de drainer le château d’une bonne partie des élèves. L’endroit était complètement différent, le garçons se sentait également beaucoup plus serein. Il se nota mentalement de réfléchir à la perspective de passer toutes ses vacances ici.

“Ça m’a bien plus aussi… en général, il y a toujours du monde partout et on n’a pas toujours le temps… c’était sympa…”

Il fallait dire qu’Ernest se laissait rarement le temps pour faire autre chose qu’étudier. Son ambition était nourrie de ses doutes et de ses incertitudes. Un sacré moteur. Ce caractère déterminé, il le tenait de sa mère sorcière. Elianor s’était toujours donné les moyens de ses ambitions. Elle avait d’ailleurs tiré un trait sur son héritage familial pour suivre son cœur. L’adolescent adressa un sourire à la jeune Gryffondor quand celle-ci le remercia une nouvelle fois.

“Bah… j’en avais déjà pleins…”

Ernest haussa les épaules à la question de la demoiselle. Il était de nature curieuse mais n’avait jamais fait montre de beaucoup de témérité.

“On pourrait peut-être ouvrir les autres en premier… d’ici qu’on ait encore faim on pourra toujours aviser, j’crois…”

La sécurité avant tout. Enfin c’était une notion toute relative pour lui. Il avait bien essayé de soulever un rocher du parc à l’aide du sortilège de lévitation et avait fini le nez en sang en prenant un retour de baguette dans le visage. Il était précautionneux, la plupart du temps. Il déballa donc l’un des gros oeufs blancs qu’il avait ramassé et le craqua en plusieurs morceau dont il tendit un bout à la petite brune.

“Dis Marine… C’est toujours que tu parles haché comme ça ?”

Qui a dit qu’Ernest était subtil ? C’était un art de la vie dans lequel il avait encore de gros progrès à faire…

@Marine Baylacq

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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Foyer Complicité chocolatée
Malgré la justification du sorcier le geste restait très gentil, ce n'est pas parce qu'il pouvait presque remplir un chaudron de taille 2 qu'on leur faisait acheter pour suivre les cours de potion qu'il était obligé de donner, certain ne l'aurait pas fait. Ce vert et argent avait bon cœur, la lionne en était convaincue. Mais elle se garda de rétorquer quoi que ce soit et écouta plutôt Ernest proposer la prudence sur la consommation des œufs étranges et il n'avait pas tord, il serait dommage se rendre malade avec ces friandises alors qu'ils avaient assez de chocolat appétissant pour tous les deux.
- Pas faux !
Imitant le sorcier elle commença par déballer son cadeau et lorsqu'ils l'auraient terminé, elle comptait ouvrir le bel œuf doré qu'elle avait trouvé dans un arbuste comme il était de bonne taille.

D'une main Marine se saisit du bout de chocolat que le Serpentard lui tendait, et de l'autre elle en proposait un de l'œuf qu'elle avait ouvert en échange. Mais la question que le sorcier lui posa l'arrêta net dans son geste. Ses traits se durcirent pour dissimuler l'avalanche de sentiments qui se deverseaient en elle. *Pas lui, c'est pas possible !*, il avait toujours été tout gentil, la Gryffonne voulait se convaincre qu'il ne voulait pas la blesser mais la question était si insidieusement bien posée, elle venait parfaitement bien toucher là où cela faisait mal.

Les yeux baissés sur ses pieds elle ne lâchait pas des yeux l'ourlet de sa salopette tandis qu'elle retenait ses larmes, excédée que l'on ne remarque que ce détail chez elle.
- Oui...
Comme si ça lui faisait plaisir de bégayer en permanence. Bien sûr qu'elle rêvait d'un renouveau, ce jour où elle ne serait plus rongée par le stress et la peur du regard des autres, ce jour où elle oserait être elle-même sans réflexion, sans stress face à n'importe qui. Elle allait nuancer son propos en ajoutant qu'en apprenant à connaître l'autre elle parvenait avec du temps à se défaire de cette timidité qui l'empêchait de s'exprimer plus fluidement, mais elle s'arrêta net au bout de quelques mots, jugeant qu'il n'avait pas besoin de le savoir.
Mots en italique et en gras pour la CdC.

Marraine||Sixième année RP|Marine
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Foyer Complicité chocolatée
Ernest glissa un morceau de chocolat et le laissa doucement fondre sous sa langue. Un large sourire vint fendre son visage, ce qui était plutôt rare. Il adorait ça, le chocolat. Celui-ci était au lait et bien plus sucré que ce que pouvait acheter sa mère. Le sucre était son péché mignon. Et il en abusait pas mal depuis qu’il était à Poudlard. Heureusement que sa mère n’était pas là pour le voir. Si elle savait qu’il buvait du jus de citrouille à quasiment tous les repas, elle pourrait en faire une attaque. Elle qui faisait toujours tellement attention à ce que mangeait la famille Stevens.

“Tu crois qu’il y a plusieurs “goûts” ?

Marine avait tendu la main pour lui donner un morceau de chocolat mais s’était arrêté dans son élan en entendant la question d’Ernest. Il se mordit la lèvre et baissa les yeux, légèrement honteux en voyant la réaction de la petite brune. Il avait encore une fois mis les pieds dans le plat. C’était la parfaite illustration des situations dans lesquelles il avait peur de se mettre et qu’il redoutait tant. La blesser, c’était bien la dernière chose qu’il voulait. Les mots pouvaient heurter et l’adolscent maîtrisait mal leur usage. Il se frotta nerveusement l’arrière de la tête. Il sentait bien que l’atmosphère détendu était en train de tourner au vinaigre.

“Je… c’était pas… enfin… c’est… pas une critique, hein… C’est juste que… euhm… moi aussi… j’ai du mal… avec les gens… et… enfin… je… comprends…”

Le ton de la voix de la jeune fille, la manière sèche avec laquelle elle lui avait répondu d’un simple oui, faisaient perdre tous ses moyens au petit brun. Il était décidément trop nul avec les gens. Pourquoi avait-il pensé que ça serait différent cette fois-ci ? Il avait pris trop d’assurance. Et maintenant, ça se retournait contre lui. Au moins dans les cachots, il ne prenait pas le risque de blesser qui que ce soit. On ne parlait pas mal à un livre, on ne le vexait pas. Au pire des cas, on cornait une page. Enfin non, Ernest ne faisait jamais de cornes aux livres. Assis sur son pouf, il avait ramené ses genoux contre sa poitrine et reposé son morceau de chocolat sur la petite table. Il ne lui faisait plus autant envie à présent.

“Je… j’suis désolé…”

Il s’attendait à ce qu’elle le plante là. Elle aurait raison. Au moment de poser sa question, il n’en avait pas réalisé la portée. Mais en voyant le visage de Marine se décomposer il avait pris la mesure de son erreur.

@Marine Baylacq

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Foyer Complicité chocolatée
Le garçon avait bien mis les deux pieds dans le chaudron comme ça se disait chez les sorciers, il y avait deux sujets qu'il valait mieux éviter d'aborder avec la timide et le pauvre avait touché à l'un d'eux en plein centre. Le sujets avait réellement blessé la lionne qui avait senti aussi une grande déception monter concernant le Serpentard, elle qui l'avait trouvé si gentil et sympathique, elle était déçue de le découvrir ainsi. Mais avant qu'elle songe à s'en aller puisqu'elle n'avait aucune envie de passer plus de temps avec quelqu'un qui pouvait la blesser si insidieusement, Ernest visiblement mal à l'aise lui aussi se confondit en excuse. Dans le ton qu'il employait et la façon dont il s'était mis à bégayer en tentant de s'expliquer, l'anglaise compris que ses excuses étaient sincères.

Elle releva la tête de sa salopette, on voyait encore la douleur de la pique sur son visage, mais elle se sentait prête à lui pardonner. Elle espérait ne pas se tromper sur son impression de sincérité, il avait juste manqué de délicatesse voilà tout, se convainquait-elle.
- J'me... demande bien, co, comment font les personnes... sociables.
Volontairement elle ne rebondissait pas sur les excuses du garçon mais plutôt sur leur point commun : la difficulté dans les relations sociales, loin d'être un cadeau mais qui à la compréhension mutuelle, sans doute que lui aussi se serait bien passé de sa boulette. Ainsi elle comptait signifier à son interlocuteur qu'elle acceptait de passer l'éponge.

- Alors... il, il est bon ce cho, chocolat ? Demanda timidement la lionne toujours un peu sur la défensive dans une tentative de renouveau dans la conversation, il ne serait agréable pour personne que l'ambiance reste aussi tendue.
La journée avait si bien commencé il aurait été dommage de la gâcher ainsi surtout s'il s'agissait vraiment d'un manque de délicatesse, on a tous droit à l'erreur non ? Sans attendre la réponse elle croqua dans son morceau espérant que le garçon récupèrerait le sien, abandonné sur la table suite à la vive réaction de la Gryffonne. Lui qui semblait bien apprécier cette friandise, et puis s'ils les avaient si durement cherchés derrière les arbres, dans les parterres de fleurs et les arbustes c'était pour en profiter.
Mots en gras et en italique pour la CdC.

Marraine||Sixième année RP|Marine
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Foyer Complicité chocolatée
Ernest était embarrassé. Il ne voulait pas blesser la petite brune d’une quelconque manière. C’était juste que lui aussi, il trouvait ça difficile. Et il avait eu envie de le lui dire. Pas de la meilleure manière qui soit, certes. Mais il ne savait pas vraiment faire autrement. Le bégaiement de Marine était flagrant et d’une certaine manière, il était désolé pour elle. Ça ne devait pas être marrant. Lui non plus ne trouvait pas toujours ses mots, ou parfois ils sortaient tous seuls sans qu’il ne puisse vraiment juger de la conséquence de ses paroles. Et la jeune Gryffondor semblait être capable de faire preuve de plus de maturité que lui. Malgré sa mine renfrognée, Marine ne mis pas un point final à cette conversation. Ernest haussa les épaules, le regard sur ses pieds.

“Je sais pas… je dis jamais les bons trucs au bon moment… alors en général, je dis rien…”

Il est vrai qu’il avait échangé avec la demoiselle plus de paroles qu’avec la plupart des élèves de sa classe ou de sa maison. Ernest ne se mélangeait pas trop et restait généralement à l’écart des groupes. Les rares fois où il se retrouvait à devoir participer à des évènements ou des activités de groupe, il se sentait mal à l’aise. Plus que d’habitude. Alors il s’effaçait et se mettait à l’écart.

“J’voulais pas te blesser ou dire un truc méchant… c’est juste que… j’avais l’impression que… tu pouvais comprendre…”

Ce qui était probablement le cas vu la réaction de la jeune fille. Mais Ernest ne comptait pas s’étaler sur le sujet. Il voyait bien que Marine faisait un gros effort pour ne pas l’envoyer bouler et il lui en était reconnaissant. Il espérait vraiment qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur. En général, il tentait de se convaincre qu’il n’en avait rien à fiche de l’avis des autres, mais apparemment, celui de la Gryffondor comptait plus que ce qu’il ne voulait bien l’admettre.

“Il est… ouai… le chocolat c’est toujours bon… ma mère me laisse pas trop en manger normalement… elle dit que c’est trop sucré… elle achète toujours un truc 100% cacao hyper amer… mais bon au moins elle est sûre que je m'en filerais pas toute une tablette…”

Et voilà qu’il se mettait en mode pipelette. C’était le gène qui faisait sortir aussi vite les mots de sa bouche. Il y enfourna un nouveau morceau de chocolat. Là au moins, il ne pourrait plus dire n’importe quoi et ça lui laisserait le temps de réfléchir et de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Mais une fois que le chocolat avait complètement fondu sous son palais, il décida de rompre une nouvelle fois le silence. Il ne voulait pas que cet échange se finisse en queu de poisson.

“C’est… c’est quoi ton sortilège préféré jusqu’à présent ? De tous ceux que tu as appris ?”

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Foyer Complicité chocolatée
La lionne écouta d'une oreille attentive les confessions du Serpentard, elle fut toutefois surprise qu'il trouve qu'il ne disait généralement rien. Non, elle lui accordait il n'était pas vraiment bavard mais elle l'avait trouvé plutôt loquace depuis qu'ils avaient appris à se connaitre, mais elle ne rétorqua rien, peut-être qu'il ne se comportait pas pareil lorsqu'il y avait plus de monde. C'est vrai, Marine aussi ne disait rien elle non plus lorsqu'il y avait trop de monde à son goût qui pouvait entendre et juger sa réponse. Comme quoi leur timidité leur faisait un énorme point commun puisque la rouge et or se retrouvait un peu dans les mots du sorcier.

Justement alors qu'il réitéra ses excuses il releva ce qui était venu à l'esprit de la brunette. Bien sûr qu'elle le comprenait, ils affrontaient tous les deux le même mur ou plutôt le même monstre qui mettait sans cesse leur courage à l'épreuve lorsque qu'il fallait s'adresser à quelqu'un. Marine se surpris à se demander si lui aussi avait le sentiment que lorsqu'il parlait tout le monde l'épiait, le jugeait, s'il sentait un blocage dans sa gorge, dans son ventre lorsqu'il devait parler, s'il entendait la petite voix qui vous rabaisse lorsque tu arrives enfin à sauter le pas et à parler de toi-même à quelqu'un.
- T'as... raison, j'comprend.
L'élève hésita à ajouter "malheureusement" mais finalement dans une certaine mesure n'était-ce pas un "heureusement" qui était plus approprié, c'est vrai qui n'est pas soulagé de savoir que quelqu'un vit la même chose que toi et qu'il peut comprendre mieux que personne ce que tu affrontes au quotidien.

Les pensées de la lionne devenait vraiment de moins en moins joyeuses malgré la journée qu'elle avait placé plus tôt sous le signe de la joie avec une chasse aux œufs plus que réussie. Mais le dialogue repartie sur des notes plus positives qui fit sourire la lionne, alors comme ça le garçon était un grand gourmand.
- À la maison on... on est plus... chocolat au lait. Mais on a plu, plutôt le problème inverse, la tablette traine trop, trop longtemps dans les placards. Rebondit Marine.
C'est sûr, depuis que les deux gourmands de la maison n'étaient plus là on pouvait craindre que la tablette finisse plutôt à la poubelle que dans un estomac pour cause de péremption.

Comme la rouge et or le vert et argent devait craindre que le dialogue se termine ainsi dans un blanc gênant car il lança une nouvelle question bien difficile. Pour la sorcière choisir un seul sortilège était complexe, elle avait tous adoré les apprendre même les moins utiles à ses yeux, sauf ceux de métamorphose qui était un calvaire dont elle avait pu se passer depuis cette année.
- Un seul... c'est vraiment compliqué a, alors je dirais tous ceux, ceux utiles pour un, un duel... comme Expelliarmus, Rictusempra, Lashlabask... La fillette s'arrêta puis repris après s'être rend compte de quelque chose. En fait, ceux, ceux que je préfère c'est les, les sorts vu en DCFM, même si, si les sorts de sortilège sont, sont bien aussi maiiis... ça doit pas trop servir lors de duels, j'aim, j'aimerais beaucoup m'y essayé, j'ai pas eu encore... l'o, l'occasion de, de sauter le pas. T'en as dé, déjà fais un toi ? Elle marqua une nouvelle pause et relança la question. Et toi, t'as, t'as un sort préféré ?

Marraine||Sixième année RP|Marine
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Ernest était soulagé de voir que Marine ne lui tenait pas rigueur de son manque de subtilité et qu’elle comprenait la motivation de sa question. Il tentait juste de comprendre le monde dans lequel il évoluait et c’était difficile. Et ce n’était peut-être pas très altruiste de sa part, mais savoir qu’il n’était pas le seul à galérer, ça avait quelque chose de réconfortant. Ça le mettait également un peu plus en confiance en présence de la petite brune. Ernest avait toujours dû faire attention à naviguer entre deux murs. Petit, il lui était souvent arrivé de mettre les pieds dans le plat. De ne pas différencier le monde magique et le monde moldu ou d’en oublier leurs limites respectives. Alors il s’abstenait. Et c’était la même chose qui se passait dans sa relation avec les gens. Il ne savait pas définir les limites entre les connaissances et les amis, entre les proches et les étrangers. À présent, il se méfiait de tout, mais surtout de lui-même.

L’adolescent adressa un sourire timide à la petite brune. Et la discussion repris (presque) comme si de rien n’était. Le malaise était toujours palpable mais Marine était assez mature pour ne pas laisser son manque de tact entraver leur échange. Le petit brun fut assez étonné quand elle lui expliqua qu’ils n’étaient pas de grands adeptes de chocolat dans sa famille. Comment ne pouvait-on ne pas aimer le chocolat ? C’était un mystère pour lui. Un mystère qui ne trouverait probablement jamais de réponse. Tous les goûts étaient dans la nature.

“Bah si jamais t’as pas envie de finir tous tes oeufs, j’veux bien me sacrifier pour toi…”

La phrase était maladroite. Son humour malhabile. Il y avait d’ailleurs une pointe de sérieux dans sa réflexion. Ernest adorait le chocolat. Et tout comme avec les sortilèges, il ne savait pas s’arrêter. Ce qui le conduisait généralement à l’indigestion. Heureusement, il ne faisait pas d’indigestion de magie mais s’il avait tout de même réussi à se pousser lui-même à l’épuisement à plusieurs reprises.

Il acquiesça à la remarque de la demoiselle. C’est vrai que choisir un unique sort n’était pas chose aisée. Il avait ses préférés bien sûr, mais aimait bien tous les lancers. Ce qu’il aimait surtout, c’était de leur trouver de nouvelles applications au quotidien. Faire des expériences. Un sortilège aussi banal que Lumos pouvait devenir extrêmement intéressant lancé à travers le bassin rempli d’algues et de nénuphars dans lequel poussait la Branchiflore et créer des reflets colorés sur les façades de la serre n°4.

“C’est vrai que c’est difficile de choisir. J’aime bien aussi les sortilèges de Défense mais on a pas trop l’occasion de les lancer en dehors des cours…”

Quand la Gryffondor aborda les duels, l'œil du petit garçon se mit à briller. Il en rêvait depuis son arrivée à Poudlard. Il avait trouvé dans les tribunes du Club de Duel un coin tranquille, loin de l’agitation de la Salle commune. Et regarder les élèves plus âgés s’entraîner le fascinait.

“Nan… Je… J’ai pas osé non plus… Mais je vais souvent regarder les entraînements. Et puis j’ai assisté à tous les duels des échanges AMICO. C’était tellement cool ! Chez Serpentard, il y a un grand, Edmund Dale… Il est vraiment trop fort !”

Ernest réfléchit quelques secondes alors que sa question lui était retournée.

“Bin les sortilèges de première année ils sont biens… mais ils ont l’air ennuyeux par rapport à ceux qui viennent après… enfin… de ce que j’ai vu dans le bouquin de cours…”

Parce qu'évidemment, il était allé voir. Et il avait commencé à mémoriser le nom de tous les sortilèges qu'il apprendrait les années suivantes.

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La lionne se mis à rire en entendant le "sacrifice" du Serpentard, oui, définitivement c'était un véritable gourmand.
- C'est trop gentil, fa, fallait pas, haha ! Ça serait vraiment dommage de... de gâcher tout ce chocolat c'est, c'est ça ? Haha ! D'un air plus sérieux elle poursuivi. Pas de soucis, je, je te laisse le reste... au moins ce sera pas... gaspillé je pense.
Et puis si ça lui faisait plaisir ce n'était que bénéfique, les œufs ne traineraient pas sur sa commode toute l'année. Ces choses là étaient faites pour être pour manger non pas pour décorer et au vu de ce que venait de lui dire le vert et argent elle ne doutait pas du sort des friandises qu'ils avaient ramassé.

- Ça, ça dépend desquels ! Certains... peuvent être utile en, en duel. Mais c'est vrai que, que les plus courants c'est ceux de, de sortilège. Ne pu s'empêcher de rétorquer la brune avant de se mettre à rougir. Pardon, je, je voulais pas te couper...
C'est pas possible, elle avait honte, pourquoi avait-elle ramener sa fraise, d'un côté que la brunette n'apercevait pas, cela signifiait qu'elle se sentait plus à l'aise avec le garçon, peut-être cela venait-il des confessions sur l'obstacle de la timidité. La lionne due toutefois arrêter de se morfondre sur son intervention pour écouter le sorcier.
- Oh ! C'est pas... vrai ! Trop génial ! J' aurais trop, trop aimé y aller... Ça devait être tellement im, impressionnant ! S'exclama-t-elle envieuse. Un, un jour faudra que j'ose aller aux, aux sessions d'entraînements du... vendredi ou du mercredi.

Le garçon semblait lui aussi avoir quelques difficulté à choisir un ou plusieurs sorts mais pour des raisons toutes autres qui surpris la fillette.
- Tu, tu t'es déjà renseigné sur... sur les sorts des autres années ? Demanda-t-elle impressionnée. Il y a tell, tellement de nouvelles choses à, à découvrir chaque année que, que je peux pas baver sur, sur ce qui m'attend l'an prochain. T'es, t'es pas déjà débordé par toutes, toutes ces nouvelles choses, t, toi ?
Marine, elle, était toujours ensevelie sous les nouveautés de ce monde qu'elle découvrait encore chaque jours alors elle n'avait pas le temps de penser aux découvertes des années suivantes trop occupée à digérer toutes les nouvelles informations dont on l'a submergeait.

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Ernest rougit de plus belle alors qu’il réalisa que Marine lui proposait bel et bien ses chocolats. D’accord, elle ne les aimait pas, mais au point de les lui donner ? Elle avait sûrement pleins de copines dans sa maison avec qui elle pourrait les partager. Enfin c’est ce qu’il imaginait. Il ne se disait pas qu’il existait la possibilité que d’autres élèves soient tout aussi solitaire que lui. Il savait que c’était sa faute mais il n’arrivait pas à faire les premiers pas. Ernest vacillait entre la méfiance et un besoin profond d’appartenance à un groupe. Autant dire qu’il ne brillait pas par ses exploits dans ce domaine là.

“T’es pas obligée tu sais…”

Il s'abstint de faire part de la suite de sa réflexion. Il ne voulait pas faire une nouvelle gaffe. La discussion vira vers un sujet avec lequel il était nettement plus à l’aise. Les sortilèges. Plus qu’à l’aise, le garçon pouvait facilement se laisser emporter vers l’exaltation. Et apparemment, la petite brune partageait son engouement sur la pratique de la magie. Quand elle s’excusa de l’avoir coupé, Ernest se contenta de lui adressa un léger sourire qu’il se voulait encourageant.

Ils se découvraient alors un nouveau point en commun. Malgré leur enthousiasme pour les duels, ni l’un ni l’autre n’avait osé franchir le cap de se présenter à une session d’entraînement. Ernest remarqua que Marine connaissait les horaires. Tout comme lui. Ils n’étaient qu’à un cheveux. Et pourtant si loin.

“J’ai pas osé y aller non plus… c’est plein de grands et… le Professeur Valerion… enfin.. je… j’ai un peu plus de mal quand il y a des gens qui regardent…”

Il avait fait des progrès de ce côté-là. En classe, en tout cas. Il avait de moins en moins de mal à faire abstraction des autres. Mais de là à se lancer dans un duel… Ernest n’avait pas assez confiance en lui pour oser braver le regard des autres. Mais peut-être qu’avec un petit coup de pouce ?

“J’me suis dit que j’allais attendre la rentrée. Comme ça j’aurais tout le temps de m’entraîner seul pendant les grandes vacances sur tous les sortilèges de première année… Tu… ça te dirait qu’on aille ensemble ? Le mercredi par exemple ? Enfin… Si t’as rien d’autre à faire évidemment…”

Voilà qui était un sacré pas en avant pour l’adolescent. Lui qui en dehors de ses expériences et de son emploi du temps ne planifiait rien plus loin que le jour suivant, était en train de se projeter des mois en avant. Ernest n’était pas dénué de courage. C’est seulement qu’il ne savait pas toujours où le trouver. Mais semblerait-il que quand on cherche, on trouve…

“Je… euh… ouai… enfin… ceux qui sont dans les manuels quoi… j’ai un peu regardé…”

Ernest avait parcouru, si ce n’était lu quasiment l’intégralité des manuels des matières enseignées dans le tronc commun. Sa curiosité n’était jamais rassasié et il y trouvait un certain réconfort. Quelque chose sur quoi fixer son esprit. Il avait ce rituel qui consistait à énumérer les sortilèges qu’il avait appris et ceux qu’il apprendrait. Il se les répétait comme un mantra. Par ordre d’apprentissage, par ordre alphabétique. Dans un sens puis dans l’autre. Il avait dans sa tête toutes ces listes qui correspondaient aux différents moments de son quotidien. Quand il se levait, quand il se brossait les temps. S’il ne comptait pas les marches des escaliers mouvants, il répétait encore les sortilèges dans sa tête. Pour s’endormir aussi, lorsque le sentiment de temps long était trop pesant.

“Euh… nan, pas vraiment… faut dire que j’adore ça… moi, c’est plutôt les gens qui me débordent…”

@Marine Baylacq

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