Celle qui tuait, celui qui soignait
Honor ne put s'empêcher de pouffer du nez avec un léger sourire lorsque cet inconnu la complimenta. Elle avait conscience de ses forces et de ses faiblesses, et le sentimentalisme n'était absolument pas l'un de ses traits de caractère, loin de là. Aussitôt sortie de l'hôpital, elle avait déjà fait le deuil de sa stérilité, et avait immédiatement commencé un travail sur elle-même pour se remettre en forme en suivant la rééducation plus difficilement que n'importe qui. Perdre son temps à se lamenter était un comportement qu'elle trouvait tout bonnement pathétique. Elle redirigea son regard sur lui en croisant ses mains devant son visage.
Une pensée fugace traversa son esprit : il était hors de question qu'il touche quoi que ce soit chez elle. Elle garderait sa cicatrice, et elle ne se voyait pas soudainement guérie de sa stérilité. Elle n'attendait rien de cet entretien. Puis il posa la question de l'auscultation. Sa tête se pencha doucement sur le côté alors que son index tapotait lentement le dos de sa main. Puis elle posa les bras sur les accoudoirs en se redressant, décroisant les jambes pour exposer un maximum l'avant de son corps.
- Si vous êtes dans la capacité de procéder à un examen sans votre baguette, je vous donne mon accord.
Elle leva ensuite l'index du canapé.
- Mais que les choses soient claires : pas une fois je ne veux voir votre baguette dans votre main.
Ses lèvres se déformèrent lentement dans un petit sourire satisfait.
- Et il va de soi que je ne veux pas vous voir pratiquer de magie sans baguette non plus.
Elle ignorait les capacités de cet homme, mais elle voulait être certaine de ne pas perdre le contrôle de la situation. Aussi longtemps qu'elle vivrait ici, elle ne voulait pas voir d'inconnus pratiquer une quelconque forme de magie chez elle.
Une pensée fugace traversa son esprit : il était hors de question qu'il touche quoi que ce soit chez elle. Elle garderait sa cicatrice, et elle ne se voyait pas soudainement guérie de sa stérilité. Elle n'attendait rien de cet entretien. Puis il posa la question de l'auscultation. Sa tête se pencha doucement sur le côté alors que son index tapotait lentement le dos de sa main. Puis elle posa les bras sur les accoudoirs en se redressant, décroisant les jambes pour exposer un maximum l'avant de son corps.
- Si vous êtes dans la capacité de procéder à un examen sans votre baguette, je vous donne mon accord.
Elle leva ensuite l'index du canapé.
- Mais que les choses soient claires : pas une fois je ne veux voir votre baguette dans votre main.
Ses lèvres se déformèrent lentement dans un petit sourire satisfait.
- Et il va de soi que je ne veux pas vous voir pratiquer de magie sans baguette non plus.
Elle ignorait les capacités de cet homme, mais elle voulait être certaine de ne pas perdre le contrôle de la situation. Aussi longtemps qu'elle vivrait ici, elle ne voulait pas voir d'inconnus pratiquer une quelconque forme de magie chez elle.
Celle qui tuait, celui qui soignait
Il avait d'abord acquiescé. Oui il en était capable, c'était le maigre avantage que lui apportait l'enseignement de vieux médicomage français, il avait pu aller plus loin dans cette manière de pratiquer. Quand à la posture que prenait la militaire, aussi intimidante soit elle, ça ne l'impressionnait pas, plus. Il l'avait trop vu pour qu'il prenne peut par cette capacité à s'imposer dans l'espace. A la requête suivante, il acquiesça à nouveau, hormis pour transplaner au moment de partir - quand il se serait éloigné - il n'avait aucune raison de l'utiliser s'il voulait rester discret. Quand au sourire et à la sortie suivante... Ce fut lui qui en sourit. Qu'avait-elle imaginé? Et son fils? Et lui-même? Trop optimiste sans aucun doute. Avec des individus comme cette femme, quand bien même elle était mère d'un enfant sorcier, espérer une cohabitation sereine avec les familles des nés-moldus semblait être une douce utopie. C'était dommage pour ces enfants qui étaient forcés de choisir, et pas forcément du fait des sorciers.
Diarmuid considéra la militaire, posa ses mains sur les accoudoirs de son propre fauteuil et prit appui dessus pour se lever, il fit ensuite quelques pas pour atteindre la porte menant au couloir qui donnait sur l'entrée. Une fois dans l'embrasure il se tourna vers la mère de Narcisse. "Je ne peux que m'excuser Miss Brando, mais je suis un sorcier. Si je peux obtenir des informations que vous n'avez pas, ni que vos médecins ont pu déduire à cause de la nature probablement magique de vos blessures, je ne peux rien déduire sans mes propres outils. Que vous le vouliez ou non, je n'ai que la magie pour faire mes explorations. Mais puisque c'est votre souhait, je n'en ferais rien." Il avait été distant dans son bref discours, parce qu'il était celui qui, dans son propre spectre d'analyse, avait le moins en jeu dans cette entrevue.
Après une interruption de quelques secondes, il reprit: "Bonne journée Miss." Et il remonta le long du couloir jusqu'à poser la main sur la poignée de la porte, l'oreille tendue au moindre signe suspect. Au moindre doute, il poserait sa main sur sa baguette pour transplaner quand bien même il était à l'intérieur du logement moldu.
Diarmuid considéra la militaire, posa ses mains sur les accoudoirs de son propre fauteuil et prit appui dessus pour se lever, il fit ensuite quelques pas pour atteindre la porte menant au couloir qui donnait sur l'entrée. Une fois dans l'embrasure il se tourna vers la mère de Narcisse. "Je ne peux que m'excuser Miss Brando, mais je suis un sorcier. Si je peux obtenir des informations que vous n'avez pas, ni que vos médecins ont pu déduire à cause de la nature probablement magique de vos blessures, je ne peux rien déduire sans mes propres outils. Que vous le vouliez ou non, je n'ai que la magie pour faire mes explorations. Mais puisque c'est votre souhait, je n'en ferais rien." Il avait été distant dans son bref discours, parce qu'il était celui qui, dans son propre spectre d'analyse, avait le moins en jeu dans cette entrevue.
Après une interruption de quelques secondes, il reprit: "Bonne journée Miss." Et il remonta le long du couloir jusqu'à poser la main sur la poignée de la porte, l'oreille tendue au moindre signe suspect. Au moindre doute, il poserait sa main sur sa baguette pour transplaner quand bien même il était à l'intérieur du logement moldu.
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Celle qui tuait, celui qui soignait
L'index d'Honor continua de tapoter lentement l'accoudoir du canapé alors qu'elle l'observait. Il n'avait pas l'air d'être le genre d'homme facilement intimidable. Tant mieux, ce n'était pas ce qu'elle recherchait, mais un infirmier plaintif ne lui serait d'aucune utilité. Elle attendait, avec appréhension, sa demande étant à la fois sincère et un test de sa réaction. Réaction qui ne se fit pas attendre. Elle se tendit un bref instant lorsqu'il se leva, par réflexe et habitude, en l'observant. Elle l'écouta ensuite avec attention.
Ses dents serrèrent, ses poings aussi. Sa faiblesse la dégoûtait, rampait en elle comme un poison insidieux. Claire avait été très claire avec elle : Honor souffrait d'un syndrome post-traumatique, et il fallait impérativement qu'elle se tienne aussi loin de possible de tout ce qui pouvait lui rappeler de près ou de loin sa mauvaise expérience. Elle en ignorait les détails évidemment, mais tant que la guérison de l'esprit d'Honor n'avait pas commencé, hors de question de replonger ainsi. Elle se mordit la joue avant de se lever, se dirigeant vers l'embrasure. La militaire observa la silhouette de l'homme alors qu'il attendait avant de sortir, il était plus qu'évident que lui aussi testait ses réactions. Soit. Elle pensa à Narcisse, à Oscar. Elle devait au moins essayer. Tous les muscles de son corps était tendus alors qu'elle luttait intérieurement pour dépasser ses mauvais souvenirs. À défaut de triompher, elle pouvait au moins les contenir à l'intérieur de son cœur. Une grande inspiration.
- Dites-moi...
S'il se retournait, elle plongerait son regard dans le sien. Elle croisa les bras dans son dos, dans sa pose militaire devenue désormais réflexe.
- Pourquoi avoir reculé, en septembre 2045... Les tensions étaient à leur paroxysme, et d'un coup d'un seul, pouf. Plus rien. Vous aviez l'occasion de vous révéler. Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
Elle croisa les bras sur sa poitrine, baissant légèrement le regard, elle le releva ensuite pour regarder Diarmuid, une intense énergie se dégageant d'elle.
- Je n'ai aucune idée de comment la situation de votre monde a évolue après ces événements. Mais... mon fils, Narcisse...
Elle serra les dents, griffant légèrement la peau de son bras avec ses ongles alors qu'elle serra le poing.
- Risque-t-il quelque chose là où il est ?
Ses dents serrèrent, ses poings aussi. Sa faiblesse la dégoûtait, rampait en elle comme un poison insidieux. Claire avait été très claire avec elle : Honor souffrait d'un syndrome post-traumatique, et il fallait impérativement qu'elle se tienne aussi loin de possible de tout ce qui pouvait lui rappeler de près ou de loin sa mauvaise expérience. Elle en ignorait les détails évidemment, mais tant que la guérison de l'esprit d'Honor n'avait pas commencé, hors de question de replonger ainsi. Elle se mordit la joue avant de se lever, se dirigeant vers l'embrasure. La militaire observa la silhouette de l'homme alors qu'il attendait avant de sortir, il était plus qu'évident que lui aussi testait ses réactions. Soit. Elle pensa à Narcisse, à Oscar. Elle devait au moins essayer. Tous les muscles de son corps était tendus alors qu'elle luttait intérieurement pour dépasser ses mauvais souvenirs. À défaut de triompher, elle pouvait au moins les contenir à l'intérieur de son cœur. Une grande inspiration.
- Dites-moi...
S'il se retournait, elle plongerait son regard dans le sien. Elle croisa les bras dans son dos, dans sa pose militaire devenue désormais réflexe.
- Pourquoi avoir reculé, en septembre 2045... Les tensions étaient à leur paroxysme, et d'un coup d'un seul, pouf. Plus rien. Vous aviez l'occasion de vous révéler. Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
Elle croisa les bras sur sa poitrine, baissant légèrement le regard, elle le releva ensuite pour regarder Diarmuid, une intense énergie se dégageant d'elle.
- Je n'ai aucune idée de comment la situation de votre monde a évolue après ces événements. Mais... mon fils, Narcisse...
Elle serra les dents, griffant légèrement la peau de son bras avec ses ongles alors qu'elle serra le poing.
- Risque-t-il quelque chose là où il est ?
Celle qui tuait, celui qui soignait
Il avait senti le regard de la femme le suivre alors qu'il rejoignait le couloir, puis il l'avait entendu se lever et faire la même chose physiquement. Quand il eut la main sur la poignée, elle l'apostropha doucement. Signe interprété par Diarmuid comme étant de ceux qui demandait de se retourner pour faire face à son interlocutrice qui capta son regard immédiatement. Un regard qu'il soutint, notant cette rigidité qu'elle ne quittait résolument pas. Lui non plus d'ailleurs. Pas une fois ses épaules ne s'étaient affaissées, pas une fois son dos n'avait eut des signe de courbure. Mais ils ne se tenaient pas droit de la même façon. Elle militaire. Lui comme une pose devenue naturelle.
L'irlandais considéra la question de sa compatriote, même dénuée de pouvoirs, ils étaient avant tout irlandais, ils avaient un quelque chose en commun. "Pourquoi ne pas nous être révélés? Mais nous l'étions déjà. Avec les conséquences que nous connaissons tous les deux. Une chasse aux sorciers du XXIème siècle. Avec pour différence que votre technologie vous permet de nous distinguer des moldus. Comment, je n'en sais rien. Vous pouviez nous trouver sans que nous le sachions, sans même que nous fassions d'acte magique. Il a fallu composer avec le risque que les enfants issus du monde moldu, comme Narcisse, soient pris et subissent le même sort que ceux que vous aviez capturés... Je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer." Des morts il y en avait eu. Trop. De partout. "Nous devions disparaître. Ca n'a pas été sans troubles pour le gouvernement qui a négocié avec le vôtre et obtenu que tout soit fait pour que nous devenions... un canular. J'ai entendu parler de mouvements dans la composition des votre armée, chez les gradés." C'était là tout ce qu'il savait et surtout était en mesure d'expliquer. Il l'avait fait d'une voix mesurée mais où il ne cacha pas la peur, la crainte que lui et d'autres sorciers avaient pu ressentir. Le monde moldu avait été honni et même maintenant, ils prenaient garde quand ils y faisaient une excursion.
Et puis la femme, ou plutôt la mère, s'était inquiétée. Seuls les mots lui permettait d'avancer une chose pareille cependant. Car dans son attitude, à part de la tension de l'attention et de la nervosité, il ne voyait pas grand chose. "Les soixante dernières années sont synonymes d'instabilité. Notre gouvernement actuel ne fait pas l'unanimité. Deux coups d'état en quelques années laissent des traces." Cela ne servait à rien de lui mentir. Cependant, Narcisse n'avait pour le moment, pas grand chose à craindre, ça aussi il comptait bien le lui dire. "Tant qu'il est à Poudlard, il ne risque pas grand chose. La menace externe, internationale, a été... supprimée. Le collège est indépendant du Conseil. La politique n'influera pas sur sa sécurité là bas ou dans le train. Et d'ici à ce que sa scolarité soit terminée, beaucoup de choses peuvent changer, j'espère." Il y avait déjà eu des solutions mises en place pour l'intégrité des nés-moldus, Diarmuid ne doutait pas qu'elles seraient réutilisées au besoin. "Autre chose?" S'enquit-il en la regardant dans les yeux, il ne faudrait pas grand chose pour qu'il se retourne à nouveau pour ouvrir la porte et s'en aller. Mais il n'était pas de ceux qui s'enfuyaient. Enfin... plus.
L'irlandais considéra la question de sa compatriote, même dénuée de pouvoirs, ils étaient avant tout irlandais, ils avaient un quelque chose en commun. "Pourquoi ne pas nous être révélés? Mais nous l'étions déjà. Avec les conséquences que nous connaissons tous les deux. Une chasse aux sorciers du XXIème siècle. Avec pour différence que votre technologie vous permet de nous distinguer des moldus. Comment, je n'en sais rien. Vous pouviez nous trouver sans que nous le sachions, sans même que nous fassions d'acte magique. Il a fallu composer avec le risque que les enfants issus du monde moldu, comme Narcisse, soient pris et subissent le même sort que ceux que vous aviez capturés... Je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer." Des morts il y en avait eu. Trop. De partout. "Nous devions disparaître. Ca n'a pas été sans troubles pour le gouvernement qui a négocié avec le vôtre et obtenu que tout soit fait pour que nous devenions... un canular. J'ai entendu parler de mouvements dans la composition des votre armée, chez les gradés." C'était là tout ce qu'il savait et surtout était en mesure d'expliquer. Il l'avait fait d'une voix mesurée mais où il ne cacha pas la peur, la crainte que lui et d'autres sorciers avaient pu ressentir. Le monde moldu avait été honni et même maintenant, ils prenaient garde quand ils y faisaient une excursion.
Et puis la femme, ou plutôt la mère, s'était inquiétée. Seuls les mots lui permettait d'avancer une chose pareille cependant. Car dans son attitude, à part de la tension de l'attention et de la nervosité, il ne voyait pas grand chose. "Les soixante dernières années sont synonymes d'instabilité. Notre gouvernement actuel ne fait pas l'unanimité. Deux coups d'état en quelques années laissent des traces." Cela ne servait à rien de lui mentir. Cependant, Narcisse n'avait pour le moment, pas grand chose à craindre, ça aussi il comptait bien le lui dire. "Tant qu'il est à Poudlard, il ne risque pas grand chose. La menace externe, internationale, a été... supprimée. Le collège est indépendant du Conseil. La politique n'influera pas sur sa sécurité là bas ou dans le train. Et d'ici à ce que sa scolarité soit terminée, beaucoup de choses peuvent changer, j'espère." Il y avait déjà eu des solutions mises en place pour l'intégrité des nés-moldus, Diarmuid ne doutait pas qu'elles seraient réutilisées au besoin. "Autre chose?" S'enquit-il en la regardant dans les yeux, il ne faudrait pas grand chose pour qu'il se retourne à nouveau pour ouvrir la porte et s'en aller. Mais il n'était pas de ceux qui s'enfuyaient. Enfin... plus.
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Celle qui tuait, celui qui soignait
Honor écouta attentivement chaque parole de l'infirmier, décomposant ses phrases et analysant son langage corporel, cherchant la moindre trace de vilénie dans son discours. Mais rien, mis à part l'honnêteté, ne semblait transparaître, et son discours était cohérent, complétant les informations qu'elle avait glané de son côté. Elle ne put retenir un frisson en comprenant que les sorciers ignoraient comment ils pouvaient être détectés. Honor avait appris que certaines technologies permettaient de faire cela, mais ne l'avait bien évidemment jamais mis en pratique elle-même. Chacun des camp représentait de toute évidence une menace absolument colossale pour l'autre. Elle fut rassurée de voir que le monde sorcier ne nourrissait pas plus de bellicisme envers eux qu'elle ne le craignait.
Un léger rire la secoua quand il mentionna les mouvements chez les gradés. Elle avait été parmi les premiers à en pâtir, et avait depuis totalement bifurqué, loin de tout ce qui avait jamais compté sur elle. L'armée avait toujours été toute sa vie, et depuis quelques années, elle n'en faisait plus partie. Mais elle savait que c'était la bonne solution, le bon choix, quand elle regardait son fils aujourd'hui. Elle grimaça à la mention du gouvernement sorcier, notant mentalement qu'elle ferait bien de questionner Narcisse le plus possible dessus quand elle le pourrait.
Puis vint finalement le réconfort, elle fut rassurée. Narcisse ne risquait pour le moment rien, et elle comptait bien faire en sorte que cela continue. Elle plongea son regard dans celui de l'infirmier, pensant le pour et le contre avec sa conscience en réfléchissant à sa question, avant de finalement soupirer nerveusement en fermant les yeux. Elle détourna le regard.
- Je suppose que tôt ou tard, il faudra bien que je reprenne confiance...
Elle fronça les sourcils avant de redresser la tête, une esquisse de sourire déformant brièvement la commissure de ses lèvres. Honor était capable de contrôler ses émotions à la perfection pour faire ce qui lui semblait juste et correct. Et en l'occurrence, elle ne voyait qu'une chose à faire en cet instant : faire confiance à cet infirmier, en qui Narcisse avait également l'air de faire confiance. Elle devait le faire, pour lui. Elle croisa les bras sur sa poitrine, se détournant légèrement de lui, sentant un frisson la parcourir, sa voix était hésitante.
- Avez-vous besoin que je sois assise ou allongée pour cet examen ?..
Peu importe la réponse, tu peux écrire qu'Honor exécute les consignes et s'allonge ou s'assoit dans le grand canapé pour se laisser examiner. Tu peux la décrire comme hésitante et légèrement tremblante, mais stoïque.
Un léger rire la secoua quand il mentionna les mouvements chez les gradés. Elle avait été parmi les premiers à en pâtir, et avait depuis totalement bifurqué, loin de tout ce qui avait jamais compté sur elle. L'armée avait toujours été toute sa vie, et depuis quelques années, elle n'en faisait plus partie. Mais elle savait que c'était la bonne solution, le bon choix, quand elle regardait son fils aujourd'hui. Elle grimaça à la mention du gouvernement sorcier, notant mentalement qu'elle ferait bien de questionner Narcisse le plus possible dessus quand elle le pourrait.
Puis vint finalement le réconfort, elle fut rassurée. Narcisse ne risquait pour le moment rien, et elle comptait bien faire en sorte que cela continue. Elle plongea son regard dans celui de l'infirmier, pensant le pour et le contre avec sa conscience en réfléchissant à sa question, avant de finalement soupirer nerveusement en fermant les yeux. Elle détourna le regard.
- Je suppose que tôt ou tard, il faudra bien que je reprenne confiance...
Elle fronça les sourcils avant de redresser la tête, une esquisse de sourire déformant brièvement la commissure de ses lèvres. Honor était capable de contrôler ses émotions à la perfection pour faire ce qui lui semblait juste et correct. Et en l'occurrence, elle ne voyait qu'une chose à faire en cet instant : faire confiance à cet infirmier, en qui Narcisse avait également l'air de faire confiance. Elle devait le faire, pour lui. Elle croisa les bras sur sa poitrine, se détournant légèrement de lui, sentant un frisson la parcourir, sa voix était hésitante.
- Avez-vous besoin que je sois assise ou allongée pour cet examen ?..
Peu importe la réponse, tu peux écrire qu'Honor exécute les consignes et s'allonge ou s'assoit dans le grand canapé pour se laisser examiner. Tu peux la décrire comme hésitante et légèrement tremblante, mais stoïque.
Celle qui tuait, celui qui soignait
Un rire qui semblait nerveux parcouru le corps de la militaire quand il évoqua les remerciements qu'il y avait pu avoir quelques années auparavant. Une rire qui avait laissé place à une grimace quand il avait par la suite donné des explications sur le gouvernement sorcier. Diarmuid attendait une réaction claire de la part de la femme afin de savoir s'il quittait ou non définitivement l'endroit. Mais ce qu'elle dit laissa le doute planer quelques secondes chez l'irlandais qui ne compris qu'avec sa deuxième phrase, alors qu'elle était à demi retournée, qu'elle acceptait finalement qu'il procédé à une auscultation magique. Il acquiesça alors en stipulant: "Vous pouvez rester assise, je n'aurais besoin que de poser les mains sur vos épaules."
Il la suivit une fois encore dans le salon et la laissa s'installer avant de lui expliquer ce qui allait se passer. "Dès que vous serez prête je poserais ma main sur vos épaules. Ca n'est pas douloureux. Parfois la sensation est désagréable. N'hésitez pas à me décrire ce que vous ressentirez ou à me demander d'arrêter." Il se plaça ensuite dans son dos et attendit son accord pour initier le contact physique. Si jusque là Honor Brando était restée stoïque, bien qu'une pointe d'hésitation ait été perceptible lorsqu'elle accepta qu'il commence. Il frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer puis initia le contact, il avait senti son corps tressaillir. Aussi, il patienta quelques secondes, qu'elle s'habitue au contact et que ce mouvement d'inconfort au moins cesse. Il n'osait espérer du relâchement, ni même le demander. "Je commence." Spécifia-t-il après avoir pris le temps d'une profonde respiration et de procéder à l'auscultation par sa magie qu'il laissa opérer et lui renvoyer des informations sur le corps de celle qui devenait désormais sa patiente.
Il la suivit une fois encore dans le salon et la laissa s'installer avant de lui expliquer ce qui allait se passer. "Dès que vous serez prête je poserais ma main sur vos épaules. Ca n'est pas douloureux. Parfois la sensation est désagréable. N'hésitez pas à me décrire ce que vous ressentirez ou à me demander d'arrêter." Il se plaça ensuite dans son dos et attendit son accord pour initier le contact physique. Si jusque là Honor Brando était restée stoïque, bien qu'une pointe d'hésitation ait été perceptible lorsqu'elle accepta qu'il commence. Il frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer puis initia le contact, il avait senti son corps tressaillir. Aussi, il patienta quelques secondes, qu'elle s'habitue au contact et que ce mouvement d'inconfort au moins cesse. Il n'osait espérer du relâchement, ni même le demander. "Je commence." Spécifia-t-il après avoir pris le temps d'une profonde respiration et de procéder à l'auscultation par sa magie qu'il laissa opérer et lui renvoyer des informations sur le corps de celle qui devenait désormais sa patiente.
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Celle qui tuait, celui qui soignait
Honor se sentit reconnaissante envers cet infirmier pour la discrétion dont il fit preuve à l'égard de son changement d'avis. Davantage qu'elle n'acceptait de le reconnaître. Seuls les idiots ne changent jamais d'avis, et la volonté d'Honor était suffisamment forte pour accepter de prendre sur elle pour affronter ses démons et ses peurs. Elle s'assit sans piper mot sur le canapé, attendant qu'il vienne se positionner. Droite et raide comme la justice, les mains posées dans le creux de ses cuisses, le regard braqué devant elle, elle attendit. Discipline, courage et détermination, elle serra les dents, essayant de chasser les images, les sons et les odeurs de ses souvenirs qui menaçaient de l'assaillir. Le fait qu'il ne cherche pas à minimiser ce qu'elle allait ressentir la rassura sur sa compétence, seuls les abrutis pensent que la médecine peut se faire sans douleur. Elle hocha la tête, prenant une grande inspiration. Elle hésita à aller se réfugier dans son palais mental, mais son pugnacité s'opposa à cette retraite, plus qu'à affronter cet examen de front.
Elle tressaillit, comment aurait-il pu en être autrement quand le contact se fit. Sa respiration s'accéléra imperceptiblement, malgré tous ses efforts, ainsi que son cœur, elle serra les dents, toujours aussi stoïque.
Lorsqu'il indiqua commencer, une multitude d'aiguilles picotèrent son corps. Ne s'agissait-il que de son imagination, ou bien était-ce réellement ce qu'elle ressentait ? Son cerveau luttait-il si fort contre cet examen qu'il considérait comme une invasion de son corps qu'il faussait ses ressentis ? Elle décida d'ignorer tout cela, et d'endurer patiemment, sans réagir, sans broncher, malgré l'envie indicible de vomir qui venait de s'emparer de son estomac. Mais le cumul de toute la négativité qui s'emparait de son corps ne put être absorbé entièrement sans broncher, et un petit rire nerveux la secoua brièvement. Elle se mordit la lèvre, baissant imperceptiblement la tête.
- J'ai l'impression qu'un liquide poisseux parcourt mon corps. Je suppose que c'est normal.
Elle se garda bien de dire tout le malaise que cette expérience lui faisait ressentir. Honor laissa flotter un petit moment de silence.
- Quel effet cela fait, d'utiliser la magie ?
Elle tourna très légèrement son visage vers l'infirmier, le visage fermé, la voix dénuée de toute émotion, laissant apparaître son œil perçant qui se posa sur Diarmuid.
- Que ressent-on, lorsque d'un claquement de doigts, on peut accomplir des choses qui dépassent l'entendement ? Enfin... Mon entendement. L'entendement de ceux qui ne sont pas nés comme mon fils.
Elle laissa planer un léger silence, redirigeant son attention face à elle.
- Est-ce grisant ? Est-ce aussi facile que j'ai pu l'imaginer lorsque j'ai assisté, impuissante, à la carbonisation de cet ancien ministère ? Ou bien n'était-ce le fruit que de quelques lunatiques surpuissants ? Hors de la portée de la plupart ?
Une inspiration la prit par surprise, et un frisson parcourut son dos.
Elle tressaillit, comment aurait-il pu en être autrement quand le contact se fit. Sa respiration s'accéléra imperceptiblement, malgré tous ses efforts, ainsi que son cœur, elle serra les dents, toujours aussi stoïque.
Lorsqu'il indiqua commencer, une multitude d'aiguilles picotèrent son corps. Ne s'agissait-il que de son imagination, ou bien était-ce réellement ce qu'elle ressentait ? Son cerveau luttait-il si fort contre cet examen qu'il considérait comme une invasion de son corps qu'il faussait ses ressentis ? Elle décida d'ignorer tout cela, et d'endurer patiemment, sans réagir, sans broncher, malgré l'envie indicible de vomir qui venait de s'emparer de son estomac. Mais le cumul de toute la négativité qui s'emparait de son corps ne put être absorbé entièrement sans broncher, et un petit rire nerveux la secoua brièvement. Elle se mordit la lèvre, baissant imperceptiblement la tête.
- J'ai l'impression qu'un liquide poisseux parcourt mon corps. Je suppose que c'est normal.
Elle se garda bien de dire tout le malaise que cette expérience lui faisait ressentir. Honor laissa flotter un petit moment de silence.
- Quel effet cela fait, d'utiliser la magie ?
Elle tourna très légèrement son visage vers l'infirmier, le visage fermé, la voix dénuée de toute émotion, laissant apparaître son œil perçant qui se posa sur Diarmuid.
- Que ressent-on, lorsque d'un claquement de doigts, on peut accomplir des choses qui dépassent l'entendement ? Enfin... Mon entendement. L'entendement de ceux qui ne sont pas nés comme mon fils.
Elle laissa planer un léger silence, redirigeant son attention face à elle.
- Est-ce grisant ? Est-ce aussi facile que j'ai pu l'imaginer lorsque j'ai assisté, impuissante, à la carbonisation de cet ancien ministère ? Ou bien n'était-ce le fruit que de quelques lunatiques surpuissants ? Hors de la portée de la plupart ?
Une inspiration la prit par surprise, et un frisson parcourut son dos.
Celle qui tuait, celui qui soignait
Dès les premières secondes où sa magie commença son louvoiement dans le corps de la moldue qu'il voulait ausculter, il sentit que tout était différent. Pas radicalement mais il ressentait une part de malaise lui même dans l'établissement du processus. Mais pas au point de ce que lui décrivait sa patiente. Concentré sur les informations qu'il percevait, il n'articula qu'une réponse brève: "Normal, je ne sais pas. C'est la première fois." Toutefois, comme l'inconfort était réel pour tous les deux, dès qu'il eut ce dont il avait besoin, il ne fit pas durer l'auscultation aux reflets d'expérience et interrompit la circulation de sa magie puis le contact physique.
Ses mains le long du corps, toujours dans le dos de la femme, il prit le temps de deux longs mouvements respiratoires complets eu terme desquels une question retentit dans le silence avant que le visage d'Honor Brando se tourne vers lui. Mal à l'aise à l'idée d'une conversation où elle devrait se tordre le cou, il revint en face d'elle, alors qu'elle affinait son interrogation. Il hésita un instant mais choisit de reprendre place dans le fauteuil où il avait été assis précédemment. Rester debout pour répondre à ce genre de choses, avoir un ascendant de hauteur physique... Non.
- "Ce que cela fait? C'est mon quotidien depuis que je suis né. Même si la magie ne se manifeste pas dès la naissance et qu'on ne peut pas la maîtriser suffisamment avant la préadolescence." Il cherchait ses mots pour lui la magie et la plupart de ses usages étaient banals et quotidiens. "Nous avons des sorts de tous les jours, comme vous avez des appareils pour le ménage ou cuisiner. Nous avons des sorts et des potions de soin, des maladies propres. Tout n'est pas immédiat ni sans perte d'énergie. Quand à ce dont vous parlez..." Un voile passa devant ses yeux, le ramenant à son principal démon. Il inspira en s'interdisant de fermer les yeux pour ne pas rompre le contact visuel.
- "Je ne saurais dire quel pourcentage des adultes seraient capables de lancer un sort tel que celui qui a dévaster le Ministère et le quartier autour. Nous avons tous une magie, une baguette, une puissance interne qui nous sont propres et qui peuvent nous faciliter ou nous compliquer certains usages de sortilèges. Mais ce que je sais, c'est qu'à part les fous, personne ne prend le risque de se rendre responsable de morts comme ça. Je suppose que je ne vous apprends rien. Tuer n'a rien d'un jeu ou d'un divertissement." Termina-t-il, grave, le visage se fermant et son accent emplissant sa voix.
Il laissa le silence s'installer, détourna le regard un instant avant de l'observer à nouveau. "Je pourrais vous retourner la question." Il avait envie de développer mais... s'abstint, préférant demander tout autre chose. "Est-ce que vous voulez connaître les quelques conclusions que je peux tirer de mon examen? Ca ne sera jamais aussi précis que si je pouvais utiliser ma baguette mais j'ai pu dégager certaines choses." Rien ne l'obligeait à accepter et lui ne s'offusquerait pas de repartir sans lui donner ces informations.
Ses mains le long du corps, toujours dans le dos de la femme, il prit le temps de deux longs mouvements respiratoires complets eu terme desquels une question retentit dans le silence avant que le visage d'Honor Brando se tourne vers lui. Mal à l'aise à l'idée d'une conversation où elle devrait se tordre le cou, il revint en face d'elle, alors qu'elle affinait son interrogation. Il hésita un instant mais choisit de reprendre place dans le fauteuil où il avait été assis précédemment. Rester debout pour répondre à ce genre de choses, avoir un ascendant de hauteur physique... Non.
- "Ce que cela fait? C'est mon quotidien depuis que je suis né. Même si la magie ne se manifeste pas dès la naissance et qu'on ne peut pas la maîtriser suffisamment avant la préadolescence." Il cherchait ses mots pour lui la magie et la plupart de ses usages étaient banals et quotidiens. "Nous avons des sorts de tous les jours, comme vous avez des appareils pour le ménage ou cuisiner. Nous avons des sorts et des potions de soin, des maladies propres. Tout n'est pas immédiat ni sans perte d'énergie. Quand à ce dont vous parlez..." Un voile passa devant ses yeux, le ramenant à son principal démon. Il inspira en s'interdisant de fermer les yeux pour ne pas rompre le contact visuel.
- "Je ne saurais dire quel pourcentage des adultes seraient capables de lancer un sort tel que celui qui a dévaster le Ministère et le quartier autour. Nous avons tous une magie, une baguette, une puissance interne qui nous sont propres et qui peuvent nous faciliter ou nous compliquer certains usages de sortilèges. Mais ce que je sais, c'est qu'à part les fous, personne ne prend le risque de se rendre responsable de morts comme ça. Je suppose que je ne vous apprends rien. Tuer n'a rien d'un jeu ou d'un divertissement." Termina-t-il, grave, le visage se fermant et son accent emplissant sa voix.
Il laissa le silence s'installer, détourna le regard un instant avant de l'observer à nouveau. "Je pourrais vous retourner la question." Il avait envie de développer mais... s'abstint, préférant demander tout autre chose. "Est-ce que vous voulez connaître les quelques conclusions que je peux tirer de mon examen? Ca ne sera jamais aussi précis que si je pouvais utiliser ma baguette mais j'ai pu dégager certaines choses." Rien ne l'obligeait à accepter et lui ne s'offusquerait pas de repartir sans lui donner ces informations.
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Celle qui tuait, celui qui soignait
Un léger frisson parcourut le dos de la militaire lorsqu'il mentionna que c'était sa première fois. L'idée de servir ainsi de cobaye ou de premier test n'était jamais quelque chose de rassurant, et pourtant elle avait eu moult fois l'occasion d'expérimenter des choses en apparence bien plus dangereuses. Mais cette impression, cette sensation, que quelque chose qui n'avait jamais été en nous auparavant pénètre et s'échappe aussi aisément, voilà une sensation à laquelle elle ne s'habituerait probablement jamais. Elle observa ensuite patiemment l'infirmier s'assoir face à elle, tandis qu'elle se redressait, ses bras passant autour de sa poitrine dans un réflexe protecteur. Il était temps de fermer son cœur et de reprendre le contrôle d'elle-même.
Son regard changea, les traits de son visage se durcirent alors qu'elle croisa calmement les jambes, posant ses mains sur son genou. Elle écouta ensuite attentivement sa réponse, grapillant la moindre information à laquelle elle pourrait se raccrocher et utiliser dans le futur. Elle se devait de comprendre autant qu'elle pouvait cette magie, aussi bien par volonté de ne pas s'éloigner de son fils que par une précaution presque maladive qui ne la quittait plus depuis ses seize ans. Mais lorsqu'il expliqua que les incidents auxquels elle avait dû faire face à l'époque n'étaient que le produit de minorités marginales, qualifiés du même adjectifs que les gens de son monde utilisaient pour décrire les terroristes ou criminels, elle ne put retenir un soupir de soulagement. Elle ferma les yeux une brève seconde.
- Voilà qui ne manque pas de me rassurer, et de me conforter dans mon choix d'avoir refusé de vous affronter à l'époque.
Elle rouvrit les yeux, s'accordant un sourire léger, et une détente relative. Mais la méfiance demeurait, comme une vieillie amie dont on ne saurait se défaire d'un simple claquement de doigts. Un petit rire naquit au fond de sa gorge, appréciant la prétérition dont fit preuve l'infirmier en retournant la question sans la formuler. Inutile de répondre. Elle tourna ensuite le regard en direction de la petite table sur laquelle était posée quelques photos de famille, avant de rediriger ses yeux sur l'homme.
- Et bien... je suppose qu'il serait dommage de gâcher tous ces efforts. Je vous écoute.
Elle s'adossa plus en arrière sur le canapé, sans toutefois jamais se relâcher totalement.
Son regard changea, les traits de son visage se durcirent alors qu'elle croisa calmement les jambes, posant ses mains sur son genou. Elle écouta ensuite attentivement sa réponse, grapillant la moindre information à laquelle elle pourrait se raccrocher et utiliser dans le futur. Elle se devait de comprendre autant qu'elle pouvait cette magie, aussi bien par volonté de ne pas s'éloigner de son fils que par une précaution presque maladive qui ne la quittait plus depuis ses seize ans. Mais lorsqu'il expliqua que les incidents auxquels elle avait dû faire face à l'époque n'étaient que le produit de minorités marginales, qualifiés du même adjectifs que les gens de son monde utilisaient pour décrire les terroristes ou criminels, elle ne put retenir un soupir de soulagement. Elle ferma les yeux une brève seconde.
- Voilà qui ne manque pas de me rassurer, et de me conforter dans mon choix d'avoir refusé de vous affronter à l'époque.
Elle rouvrit les yeux, s'accordant un sourire léger, et une détente relative. Mais la méfiance demeurait, comme une vieillie amie dont on ne saurait se défaire d'un simple claquement de doigts. Un petit rire naquit au fond de sa gorge, appréciant la prétérition dont fit preuve l'infirmier en retournant la question sans la formuler. Inutile de répondre. Elle tourna ensuite le regard en direction de la petite table sur laquelle était posée quelques photos de famille, avant de rediriger ses yeux sur l'homme.
- Et bien... je suppose qu'il serait dommage de gâcher tous ces efforts. Je vous écoute.
Elle s'adossa plus en arrière sur le canapé, sans toutefois jamais se relâcher totalement.
Celle qui tuait, celui qui soignait
Alors qu'il observait cette femme en lui parlant, ou juste en attendant qu'elle lui réponde, il ressentait quelque chose d'étrange. Une sorte de familiarité déconcertante mêlée à de la méfiance. Elle avait des manières et un contrôle d'elle-même qui n'avait pas grand chose à envier à ce qu'il connaissait mais... Mais elle avait aussi suffisamment de connaissance pour qu'il ne ressorte jamais de cette maison. Encore que sa baguette était à portée de main. Sauf que si elle venait à son contact, il savait qu'il n'aurait pas le dessus. S'il avait une condition physique correcte, il n'avait aucune maîtrise des techniques de combat moldues.
Mais au delà de ça, il était venu offrir une auscultation qui s'était trouvée être partielle et il tait en mesure de donner des conclusions toutes aussi partielles. Mais il l'avait prévenue et elle avait acceptée, alors il allait les lui exposer. "Comme je vous le disais, cela reste imprécis et partiel en plus d'être tardif et sur une plaie cicatrisée. De nombreux facteurs qui viennent compliquer l'analyse." Le cacher serait inutile et de ce qu'il comprenait de son interlocutrice, elle était du genre à préférer la vérité clairement énoncée. "Je ne peux pas dire ce qui vous a blessée, du moins rien de plus que ce que les médecins ont pu vous dire, mais il n'était pas magique. Il n'y en a aucune trace dans votre corps. Les cicatrices internes et externes sont belles. Certaines ont des adhérences - des attaches plus fermes que du tissu sain - notamment à la base des poumons et sur celle qui est externe. Mais si vous n'avez aucune gêne, il me semble préférable de ne pas y toucher. La seule chose que je pourrais vous apporter c'est d'atténuer l'aspect de votre cicatrice externe et travailler sur les adhérences pour assouplir la peau. Mais elle demeurera, après tout ce temps et vu son amplitude, elle ne s'effacera pas." Aucune fausse promesse. "C'est tout ce que je peux vous dire avec cet examen."
Mais au delà de ça, il était venu offrir une auscultation qui s'était trouvée être partielle et il tait en mesure de donner des conclusions toutes aussi partielles. Mais il l'avait prévenue et elle avait acceptée, alors il allait les lui exposer. "Comme je vous le disais, cela reste imprécis et partiel en plus d'être tardif et sur une plaie cicatrisée. De nombreux facteurs qui viennent compliquer l'analyse." Le cacher serait inutile et de ce qu'il comprenait de son interlocutrice, elle était du genre à préférer la vérité clairement énoncée. "Je ne peux pas dire ce qui vous a blessée, du moins rien de plus que ce que les médecins ont pu vous dire, mais il n'était pas magique. Il n'y en a aucune trace dans votre corps. Les cicatrices internes et externes sont belles. Certaines ont des adhérences - des attaches plus fermes que du tissu sain - notamment à la base des poumons et sur celle qui est externe. Mais si vous n'avez aucune gêne, il me semble préférable de ne pas y toucher. La seule chose que je pourrais vous apporter c'est d'atténuer l'aspect de votre cicatrice externe et travailler sur les adhérences pour assouplir la peau. Mais elle demeurera, après tout ce temps et vu son amplitude, elle ne s'effacera pas." Aucune fausse promesse. "C'est tout ce que je peux vous dire avec cet examen."
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