Quand les mots s'emmêlent...
samedi 28 décembre 2047, à table après le repas
- On peut sortir de table ? demanda Hortense, tenant par la main sa jumelle. Les deux petites grandissaient, mais elle ne se ressemblaient pas tant que ça : leur grande différence restait leurs cheveux, Luna les ayant coupés au carré et sa sœur les ayant plus longs lui arrivant bien en-dessous des épaules. Elles étaient mignonnes, toutes les deux, leurs mains entrelacées comme si rien ne pouvait les en détacher.
- Z'peux v'nir avec vous ? questionna le petit dernier avant de courir vers ses deux grandes sœurs, ne leur laissant pas le temps de répondre.
- Mmh.. Oui, allez-y... commença Gustave avant de jeter un regard sérieux à ses deux plus grandes filles, quand les plus jeunes se furent éloignés partant en direction de leurs chambres. Lyna avait retrouvé la sienne sans dessus-dessous quand elle était rentrée la semaine d'avant, malgré le lit qui avait été fait le matin même. L'odeur des draps de chez elle avait détendu Ellana, à qui cette odeur manquait tant. Ce n'était pas la même, à Poudlard, et elle pensait souvent avec nostalgie au temps où elle rentrait chez elle tous les soirs, détestant les colonies de vacances quand il fallait partir de chez soi pendant une semaine. Alors...que ce serait-il passé si elle avait imaginé que dans un futur plus ou moins proche, elle partirait en Ecosse pour étudier dans une école de magie ? Parfois, elle se demandait si elle n'était pas dans un cauchemar, où la réalité et le rêve se confonde.
Et elle aimait tellement ses cours à Poudlard.
A cette pensée, elle tâtonna son pull d'hiver, blanc comme la neige, à la recherche de sa baguette magique. A Poudlard, elle l'avait toujours sur elle, mais là, malgré le nouveau décret qui autorisait à emporter sa baguette pendant les vacances, elle ne la glissait pas dans ses poches, préférant la laisser rangée dans sa boite, au fond d'un tiroir. Tous les soirs, elle la palpait, ne voulant pas perdre le contact de la magie et ses affinités avec son bâton, qui l'avait supportée pendant les années les plus difficiles. La toucher rassurait la troisième année qui pourtant, ne l'avait pas sur elle maintenant. S'en rendant compte rapidement, elle arrêta de fouiller ses poches, avant de croiser le regard de son père.
Il ne lui avait jamais paru aussi concentré, et malgré son air froid quand il était dans la rue, chez lui, il se laissait emporter par la bonne humeur contaminante de sa femme. Sauf que là, même Alice avait perdu son sourire, elle-même fixant les deux jeunes filles restées à table. Le cœur de la brune commença à s'emballer. Pourquoi abordaient-ils cet air ? Elle n'était pas sûre de les avoir déjà vu comme ça.. Perplexe devant cette scène, elle resta immobile, les questions se bousculant dans sa tête, mais la même revenant toujours. Pourquoi étaient-ils ainsi ? Le temps sembla s'éterniser avant qu'Alice ne regarde son mari, et se racle la gorge, annonçant qu'elle allait commencer.
- Je ne sais par où commencer, mais autant ne pas tourner autour du pot ? demanda-t-elle en esquissant un petit sourire quand ses deux filles acquiescèrent, pressées d'en savoir plus. Dans ces moments-là, la brune avait l'impression d'être très - trop ? - impatiente, ayant juste envie de découvrir le pourquoi. Et si la nouvelle la bouleversait ? Et si ce que allait lui annoncer sa mère allait tout changer ? Et si... Elle n'eut pas le temps de penser plus, que l'astronome continua. Nous avons décidé de déménager.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Quand les mots s'emmêlent...
Déménager. Ce mot sonnait bizarrement aux oreilles d'Ellana. Elle avait toujours vécu à Londres, toute sa vie - pour le travail de son père. Elle ne connaissait rien d'autre. Qu'est-ce que cela faisait de changer de domicile, comme ça, du jour au lendemain ? Elle n'en savait rien. Du plus loin qu'elle puisse s'en souvenir, elle avait toujours habité dans son modeste logement, jolie petite maison. Il n'y avait certes pas assez de chambres... mais pourquoi changer maintenant, alors que toute la famille avait développé sa vie dans la capitale de l'Angleterre ? La brune avait quitté sa ville il y a un peu plus de deux ans, mais elle aimait rentrer chez elle, malgré son mal-être dans cette métropole trop peuplée. Quel rêve ce serait d'aller à Poudlard avec sa famille !
L'étonnement se voyait sans peine sur son visage, la jeune adolescente ne prenant pas la peine de le masquer. Elle n'y pensait même pas. A quoi bon se soucier des apparences, quand on est trop occupé sur ses pensées, parfois contradictoires ? Tout allait trop vite, dans sa tête. Déménager, ça voulait dire qu'elle ne reviendrait plus jamais ici, dans cette maison ? Elle avait tant de souvenirs ici ! Allait-elle tous les abandonner, d'un coup ?
Elle avait souvent rêver silencieusement d'aller vivre dans un endroit plus calme, moins peuplé et pollué que Londres et pourtant... maintenant qu'on venait de lui apprendre la nouvelle, elle en était plus que bouleversée. Elle n'était pas si heureuse que ça, d'apprendre qu'elle quitterait cette maison, où elle avait tant grandi. Mais, ne l'avait-elle pas déjà quittée, en apprenant qu'elle était une sorcière et qu'elle devait aller vivre dans un internat en Ecosse ?
- Déménager ? Pourquoi ? La voix de Lyna tira l'ainée du vague dans lequel elle s'était plongée, sans même s'en rendre compte. La blonde semblait également surprise d'apprendre la nouvelle, mais la plus âgée n'avait pas fait attention à sa réaction suite à cette nouvelle, trop concentrée sur elle-même, et ses pensées qui tournaient trop vites. Apprendrait-elle un jour à maîtriser ce flot et à canaliser cette rivière ?
- Je vais faire mon propre cabinet d'architecte à Cambridge avec quelques amis, répondit Gustave Duchêne. Cela faisait plusieurs années que l'homme souhaitait ouvrir son cabinet, sans que cela ne mène quelque part. Il avait cherché, longtemps, puis finalement, après de longues discussions avec Alice, Gustave avait décidé de mettre en place le plus grand projet de toute sa carrière.
- Donc on va aller à Cambridge ? osa Ellana. Elle n'était pas très douée en géographie, n'en faisant plus depuis qu'elle étudiait la sorcellerie, et ayant beaucoup rêvasser pendant ses cours à l'école élémentaire, quand elle ne savait pas encore qu'elle avait de la magie en elle, néanmoins, elle savait qu'il s'agissait d'une ville assez grande, bien que plus petite que Londres.
- Non, répondit rapidement Alice, avant de poursuivre. On voulait aussi s'éloigner des grandes villes, donc on a décidé d'aller habiter à Flitwick.
#002a57 - Fiche - Sixième année
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L'étonnement se voyait sans peine sur son visage, la jeune adolescente ne prenant pas la peine de le masquer. Elle n'y pensait même pas. A quoi bon se soucier des apparences, quand on est trop occupé sur ses pensées, parfois contradictoires ? Tout allait trop vite, dans sa tête. Déménager, ça voulait dire qu'elle ne reviendrait plus jamais ici, dans cette maison ? Elle avait tant de souvenirs ici ! Allait-elle tous les abandonner, d'un coup ?
Elle avait souvent rêver silencieusement d'aller vivre dans un endroit plus calme, moins peuplé et pollué que Londres et pourtant... maintenant qu'on venait de lui apprendre la nouvelle, elle en était plus que bouleversée. Elle n'était pas si heureuse que ça, d'apprendre qu'elle quitterait cette maison, où elle avait tant grandi. Mais, ne l'avait-elle pas déjà quittée, en apprenant qu'elle était une sorcière et qu'elle devait aller vivre dans un internat en Ecosse ?
- Déménager ? Pourquoi ? La voix de Lyna tira l'ainée du vague dans lequel elle s'était plongée, sans même s'en rendre compte. La blonde semblait également surprise d'apprendre la nouvelle, mais la plus âgée n'avait pas fait attention à sa réaction suite à cette nouvelle, trop concentrée sur elle-même, et ses pensées qui tournaient trop vites. Apprendrait-elle un jour à maîtriser ce flot et à canaliser cette rivière ?
- Je vais faire mon propre cabinet d'architecte à Cambridge avec quelques amis, répondit Gustave Duchêne. Cela faisait plusieurs années que l'homme souhaitait ouvrir son cabinet, sans que cela ne mène quelque part. Il avait cherché, longtemps, puis finalement, après de longues discussions avec Alice, Gustave avait décidé de mettre en place le plus grand projet de toute sa carrière.
- Donc on va aller à Cambridge ? osa Ellana. Elle n'était pas très douée en géographie, n'en faisant plus depuis qu'elle étudiait la sorcellerie, et ayant beaucoup rêvasser pendant ses cours à l'école élémentaire, quand elle ne savait pas encore qu'elle avait de la magie en elle, néanmoins, elle savait qu'il s'agissait d'une ville assez grande, bien que plus petite que Londres.
- Non, répondit rapidement Alice, avant de poursuivre. On voulait aussi s'éloigner des grandes villes, donc on a décidé d'aller habiter à Flitwick.
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Quand les mots s'emmêlent...
Flitwick ? Ce nom sonnait bizarrement. Perturbée, Ellana ne savait pas quoi penser. Devait-elle être contente de déménager ? A présent, elle se souvenait des nombreuses fois où elle avait rêvé d'habiter dans un endroit verdoyant, un peu comme ses grands-parents paternels, à Gif-sur-Yvette. La banlieue des villes lui semblait auparavant beaucoup plus accueillante que les grandes villes elles-mêmes. Ses pensées, tout comme ses émotions, s'entrechoquaient. Elle allait déménager... Sa confusion devait être visible sur son visage, ses yeux sombres douteux, sa bouche en une ligne droite. Elle ne souriait pas, ne savant pas encore si elle devait se réjouir, ou au contraire, être triste.
Une simple nouvelle venait de changer beaucoup de choses. Beaucoup trop.
D'après les dires de ses parents, Flitwick était une ville un peu plus rurale que Londres -ce qui n'était pas bien difficile. Ils avaient dit en avoir marre des métropoles, vouloir s'en éloigner... Dans quoi allaient-ils loger, là-bas ? Avaient-ils déjà trouver une maison -ou un appartement ? Et surtout, pourquoi attendre que deux de leurs filles soient presque parties de la maison, pour changer et habiter dans quelque chose qui, elle l'espérait, serait plus grand et plus spacieux ? Tant de questions se bousculaient, formaient un courant trop rapide dans la tête de la née-moldue. Elle avait l'impression de sombrer, avalant l'eau salée qui s'engouffrait dans son corps, la secouant de spasmes pour s'en débarrasser. Quand verrait-elle de nouveau le jour, dans cet océan de confusion ?
S'il y avait une chose qu'elle haïssait bien, c'était de ne pas savoir.
- C'est à côté de Cambridge... Fitwick ? demanda-t-elle finalement, encore trop surprise de la nouvelle. La réponse était évidente, mais elle avait besoin d'en être sûre. Tout tanguait sous elle, dans la mer déchaînée.
- Flitwick, corrigea sa mère. C'est pas tout près, environ à une heure en voiture j'dirais, répondit-elle en cherchant le regard de son mari, comme si elle avait besoin de son approbation. Gustave se contenta de hocher de la tête, acquiesçant aux dires de son épouse.
- On a trouvé une belle maison, là-bas continua ce dernier, dans l'espoir, sans doute, de convaincre ses plus grandes filles. Après tout, elles n'avaient pas tellement le choix, la décision était déjà prise.
Le silence, pesant, retomba sur la petite attablée. On entendait au loin les cris des plus jeunes qui jouaient ensemble, s'amusant gaiement. Plus personne n'osait parler, pas même Lyna, qui, d'ordinaire dynamique et rarement décontenancée, gardait le silence. Quelqu'un arrivé à ce moment-là n'aurait pu comprendre l'objet de ce silence de mort. Ellana tritura nerveusement ses cheveux. Elle ne savait pas quoi penser. Ils avaient trouvé une maison. Belle, qui plus est. Au moins, ils n'habiteraient pas un petit immeuble tout crasseux, comme dans les pires cauchemars de la jeune adolescente. La petite famille gagnait bien sa vie, les métiers du couple bien payés. Alors, en revendant cette maison qui avait due coûter cher, ils étaient sûrs de pouvoir s'acheter quelque chose de plus grand plus isolé des villes. La brune n'avait aucune idée de à quoi pouvait ressembler cette mystérieuse ville, Flitwick...
- On l'a déjà ach'tée ? Est-ce qu'on va pouvoir la visiter avec Ellana ? finit par demander Lyna, ne pouvant plus tenir.
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Une simple nouvelle venait de changer beaucoup de choses. Beaucoup trop.
D'après les dires de ses parents, Flitwick était une ville un peu plus rurale que Londres -ce qui n'était pas bien difficile. Ils avaient dit en avoir marre des métropoles, vouloir s'en éloigner... Dans quoi allaient-ils loger, là-bas ? Avaient-ils déjà trouver une maison -ou un appartement ? Et surtout, pourquoi attendre que deux de leurs filles soient presque parties de la maison, pour changer et habiter dans quelque chose qui, elle l'espérait, serait plus grand et plus spacieux ? Tant de questions se bousculaient, formaient un courant trop rapide dans la tête de la née-moldue. Elle avait l'impression de sombrer, avalant l'eau salée qui s'engouffrait dans son corps, la secouant de spasmes pour s'en débarrasser. Quand verrait-elle de nouveau le jour, dans cet océan de confusion ?
S'il y avait une chose qu'elle haïssait bien, c'était de ne pas savoir.
- C'est à côté de Cambridge... Fitwick ? demanda-t-elle finalement, encore trop surprise de la nouvelle. La réponse était évidente, mais elle avait besoin d'en être sûre. Tout tanguait sous elle, dans la mer déchaînée.
- Flitwick, corrigea sa mère. C'est pas tout près, environ à une heure en voiture j'dirais, répondit-elle en cherchant le regard de son mari, comme si elle avait besoin de son approbation. Gustave se contenta de hocher de la tête, acquiesçant aux dires de son épouse.
- On a trouvé une belle maison, là-bas continua ce dernier, dans l'espoir, sans doute, de convaincre ses plus grandes filles. Après tout, elles n'avaient pas tellement le choix, la décision était déjà prise.
Le silence, pesant, retomba sur la petite attablée. On entendait au loin les cris des plus jeunes qui jouaient ensemble, s'amusant gaiement. Plus personne n'osait parler, pas même Lyna, qui, d'ordinaire dynamique et rarement décontenancée, gardait le silence. Quelqu'un arrivé à ce moment-là n'aurait pu comprendre l'objet de ce silence de mort. Ellana tritura nerveusement ses cheveux. Elle ne savait pas quoi penser. Ils avaient trouvé une maison. Belle, qui plus est. Au moins, ils n'habiteraient pas un petit immeuble tout crasseux, comme dans les pires cauchemars de la jeune adolescente. La petite famille gagnait bien sa vie, les métiers du couple bien payés. Alors, en revendant cette maison qui avait due coûter cher, ils étaient sûrs de pouvoir s'acheter quelque chose de plus grand plus isolé des villes. La brune n'avait aucune idée de à quoi pouvait ressembler cette mystérieuse ville, Flitwick...
- On l'a déjà ach'tée ? Est-ce qu'on va pouvoir la visiter avec Ellana ? finit par demander Lyna, ne pouvant plus tenir.
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Quand les mots s'emmêlent...
Déménager, déménager, déménager. Ellana ne parvenait plus à se détacher de ce mot : il retentissait dans sa tête, sonnait comme une cloche qui n'en finissait pas, résonnait. Un simple mot l'obnubilait, et ses pensées, d'ordinaire tourbillonnantes, s'étaient arrêtées. Le temps lui même semblait s'être arrêté, et pourtant, les cloches continuaient de sonner, dans sa tête : néanmoins, ça ne l'aurait presque pas étonnée de ne pas voir le balancier d'une horloge se mouvoir. Presque. Cherchant désespérément un soutien avant de sombrer avec ce mot, ce verbe qui se répétait à l'infini, elle parcourait du regard la petite assemblée à table, complètement perdue.
Est-ce que c'était douloureux, de partir de sa maison ? Quitter son quartier, les gens qu'elle connait ? L'inconnu lui avait toujours fait peur ; elle n'avait jamais aimé se jeter dans le gouffre profond qu'était tout ce qui échappait à sa connaissance.
- Nous n'allons pas y emménager tout de suite, commença Gustave, mais la brunette n'écouta pas la suite, les mots de son père se perdant dans le fouillis de ses pensées qui noyaient tous les sons. Tout n'était plus qu'un mélange désordonné de sons, de lettres, d'images dans la tête de la jeune fille, complètement troublée. Elle ne savait pas quoi penser, ne savait même pas si elle devait penser quelque chose. Elle n'aurait jamais cru, avant cet instant, être attachée à son lieu de résidence depuis qu'elle était née, liée à sa maison, presque emprisonnée par ses souvenirs, ses réminiscences et tout ce qui accompagnait cet endroit.
Quand déménageraient-ils ? Si c'était dans un ou deux ans, pourquoi en parler maintenant, alors qu'il y avait bien d'autres sujets de conversation à aborder en deux semaines, beaucoup trop courtes pour dire tout ce qui avait été vécu depuis la rentrée de septembre. Ou alors, est-ce que d'ici aux prochaines vacances, ils n'habiteraient plus à Londres ? Bouleversée, Ellana ne parvenait pas à rester vraiment lucide, envahie de questionnements, de doutes, d'incertitudes, et de plein d'autres sentiments qu'elle n'aurait su nommer.
- Quand ? Quand on va aller... là-bas ? demanda-t-elle, ses ongles s'enfonçant dans la main de son pull blanc jusqu'à sentir leur contact contre la paume de sa main. Elle était stressée, perturbée, à moitié coupée de la réalité.
- En juillet, répondit son père, avant de se lever de table sous le regard fixateur de sa fille ainée : elle avait besoin de se raccrocher à quelque chose, quand tout tanguait autour d'elle, qu'elle avait l'impression d'être sur la mer, une mer déchaînée.
Gustave revint rapidement, des feuilles de papier en main sur lesquelles il avait imprimé les images de leur future maison. Quand il les déposa sur la table, la troisième année ne put s'empêcher de fixer son regard dessus, sans parvenir à s'en détacher. Sur les photos, une maison semblant grande trônait au centre, faite de pierres rougeâtres. Il y avait deux étages, et à première vue, elle devait pouvoir héberger plusieurs personnes : elle paraissait beaucoup plus grande que la maisonnette qu'ils possédaient ici, à Londres mais il n'aurait pas été étonnant que ce soit moins cher là-bas...
Sous le charme des images, les pensées d'Ellana se calmaient : au final, était-ce si pire que cela d'aller habiter dans une petite ville calme, où chacun aurait sa chambre ?
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Est-ce que c'était douloureux, de partir de sa maison ? Quitter son quartier, les gens qu'elle connait ? L'inconnu lui avait toujours fait peur ; elle n'avait jamais aimé se jeter dans le gouffre profond qu'était tout ce qui échappait à sa connaissance.
- Nous n'allons pas y emménager tout de suite, commença Gustave, mais la brunette n'écouta pas la suite, les mots de son père se perdant dans le fouillis de ses pensées qui noyaient tous les sons. Tout n'était plus qu'un mélange désordonné de sons, de lettres, d'images dans la tête de la jeune fille, complètement troublée. Elle ne savait pas quoi penser, ne savait même pas si elle devait penser quelque chose. Elle n'aurait jamais cru, avant cet instant, être attachée à son lieu de résidence depuis qu'elle était née, liée à sa maison, presque emprisonnée par ses souvenirs, ses réminiscences et tout ce qui accompagnait cet endroit.
Quand déménageraient-ils ? Si c'était dans un ou deux ans, pourquoi en parler maintenant, alors qu'il y avait bien d'autres sujets de conversation à aborder en deux semaines, beaucoup trop courtes pour dire tout ce qui avait été vécu depuis la rentrée de septembre. Ou alors, est-ce que d'ici aux prochaines vacances, ils n'habiteraient plus à Londres ? Bouleversée, Ellana ne parvenait pas à rester vraiment lucide, envahie de questionnements, de doutes, d'incertitudes, et de plein d'autres sentiments qu'elle n'aurait su nommer.
- Quand ? Quand on va aller... là-bas ? demanda-t-elle, ses ongles s'enfonçant dans la main de son pull blanc jusqu'à sentir leur contact contre la paume de sa main. Elle était stressée, perturbée, à moitié coupée de la réalité.
- En juillet, répondit son père, avant de se lever de table sous le regard fixateur de sa fille ainée : elle avait besoin de se raccrocher à quelque chose, quand tout tanguait autour d'elle, qu'elle avait l'impression d'être sur la mer, une mer déchaînée.
Gustave revint rapidement, des feuilles de papier en main sur lesquelles il avait imprimé les images de leur future maison. Quand il les déposa sur la table, la troisième année ne put s'empêcher de fixer son regard dessus, sans parvenir à s'en détacher. Sur les photos, une maison semblant grande trônait au centre, faite de pierres rougeâtres. Il y avait deux étages, et à première vue, elle devait pouvoir héberger plusieurs personnes : elle paraissait beaucoup plus grande que la maisonnette qu'ils possédaient ici, à Londres mais il n'aurait pas été étonnant que ce soit moins cher là-bas...
Sous le charme des images, les pensées d'Ellana se calmaient : au final, était-ce si pire que cela d'aller habiter dans une petite ville calme, où chacun aurait sa chambre ?
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Quand les mots s'emmêlent...
Ellana sentait qu'elle se calmait peu à peu, que son visage retrouvait des couleurs, après sans doute avoir viré au blanc profond de la neige, qui ne tarderait par ailleurs pas à tomber ici, en recouvrant Londres de son manteau. La maison lui semblait plutôt jolie sur l'image, assez grande pour que toute la famille y vive... Et la jeune fille n'avait pas son mot à dire sur le déménagement. Ses parents l'avaient décidé, ça se ferait, quoi qu'elle en pense. Elle ne savait même pas pourquoi ils lui en parlaient maintenant, à ce dîner familial, alors que c'était dans longtemps. Sans doute parce qu'ils ne voulaient pas leur mentir, à elle et à sa sœur, ne pas leur cacher que cet été, elles diraient au revoir à Londres, à la capitale, à cette métropole étouffante.
La brune, reprenant peu à peu ses esprits, regarda sa petite soeur, qui, elle, était toujours immobile, sous le choc de la nouvelle. Ses cheveux blonds encadraient son visage d'ange, et pourtant, pour une fois, on ne voyait pas l'ombre d'un sourire sur ses lèvres, et ses yeux avaient pris une teinte que sa grande soeur ne leur connaissait pas. Elle semblait réfléchir, perdue au milieu de ses pensées ; était-ce à ça qu'elle ressemblait, quelques instants plus tôt, complètement perdue avec elle-même, dans un labyrinthe trop sombre pour pouvoir trouver son chemin sans lumière ? Lyna avait des amis ici, dont elle s'était déjà séparée en apprenant qu'elle était une sorcière. Elle avait déjà presque coupé les ponts, mais continuait d'essayer de les voir pendant les vacances. Sauf qu'elle ne savait pas mentir. Elle était mal à l'aise avec ses amis, en leur disant qu'elle allait en internat, en Ecosse -ce qui n'était pas faux, mais elle devait avoir l'impression de dissimuler une grosse partie de la vérité. Ellana pensait pouvoir comprendre tout ça, mais en réalité, ça la dépassait, bien plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Elle, elle n'avait pas eu beaucoup d'amis, quelques connaissances par-ci par-là, et ce n'était pas les gens de Londres qui allaient lui manquer.
Le silence était pesant sur la salle à manger, et la jeune sorcière aurait bien eu envie de s'enfuir de cette pièce, de partir dans sa chambre, enfouir sa tête sous son oreiller pour oublier ce qu'elle venait d'apprendre. Elle ne s'était auparavant pas rendue compte qu'elle était tant attachée à sa maison, et pourtant, à chaque regard qu'elle faisait autour d'elle, elle avait l'impression que ce serait le dernier -alors même qu'elle savait qu'ils allaient déménager en juillet, sans doute quand les petits auront terminés l'école.
- On visite quand ? demanda très sérieusement Lyna, qui elle, devait avoir écouté la réponse de son père un peu plus tôt.
- Quand vous rentrez en juin, ça vous irait ? répondit Gustave. La blondinette hocha la tête, suivit par sa grande sœur : au moins, elle allait pouvoir voir à quoi ça ressemblait un petit mois avant d'emménager, c'était déjà ça.
- Je... je peux monter ? demanda ensuite la plus jeune des deux soeurs.
Attendant de savoir qu'elle pouvait, Lyna sortit ensuite de table rapidement, et monta les marches quatre à quatre, sous le regard étonné de son ainée. Quelques instants plus tôt, elle semblait presque sereine en posant sa question à leurs parents, et maintenant, Ellana avait l'impression que la première année les fuyait, partait se réfugier loin du monde et de ce déménagement qui la perturbait plus qu'autre chose. Lentement, l'ainée se leva à son tour, laissant ses deux parents seuls à table, et monta elle-aussi les escaliers avant d'ouvrir la porte de la chambre de Lyna, que celle-ci venait de refermer. La Serdaigle ne savait pas si c'était un bon plan de la "déranger" tout de suite sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, mais elle n'avait pas envie que sa soeur s'embourbe dans de mauvaises pensées. Peut-être que pour une fois, ça pourrait être elle qui la "sauverait".
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La brune, reprenant peu à peu ses esprits, regarda sa petite soeur, qui, elle, était toujours immobile, sous le choc de la nouvelle. Ses cheveux blonds encadraient son visage d'ange, et pourtant, pour une fois, on ne voyait pas l'ombre d'un sourire sur ses lèvres, et ses yeux avaient pris une teinte que sa grande soeur ne leur connaissait pas. Elle semblait réfléchir, perdue au milieu de ses pensées ; était-ce à ça qu'elle ressemblait, quelques instants plus tôt, complètement perdue avec elle-même, dans un labyrinthe trop sombre pour pouvoir trouver son chemin sans lumière ? Lyna avait des amis ici, dont elle s'était déjà séparée en apprenant qu'elle était une sorcière. Elle avait déjà presque coupé les ponts, mais continuait d'essayer de les voir pendant les vacances. Sauf qu'elle ne savait pas mentir. Elle était mal à l'aise avec ses amis, en leur disant qu'elle allait en internat, en Ecosse -ce qui n'était pas faux, mais elle devait avoir l'impression de dissimuler une grosse partie de la vérité. Ellana pensait pouvoir comprendre tout ça, mais en réalité, ça la dépassait, bien plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Elle, elle n'avait pas eu beaucoup d'amis, quelques connaissances par-ci par-là, et ce n'était pas les gens de Londres qui allaient lui manquer.
Le silence était pesant sur la salle à manger, et la jeune sorcière aurait bien eu envie de s'enfuir de cette pièce, de partir dans sa chambre, enfouir sa tête sous son oreiller pour oublier ce qu'elle venait d'apprendre. Elle ne s'était auparavant pas rendue compte qu'elle était tant attachée à sa maison, et pourtant, à chaque regard qu'elle faisait autour d'elle, elle avait l'impression que ce serait le dernier -alors même qu'elle savait qu'ils allaient déménager en juillet, sans doute quand les petits auront terminés l'école.
- On visite quand ? demanda très sérieusement Lyna, qui elle, devait avoir écouté la réponse de son père un peu plus tôt.
- Quand vous rentrez en juin, ça vous irait ? répondit Gustave. La blondinette hocha la tête, suivit par sa grande sœur : au moins, elle allait pouvoir voir à quoi ça ressemblait un petit mois avant d'emménager, c'était déjà ça.
- Je... je peux monter ? demanda ensuite la plus jeune des deux soeurs.
Attendant de savoir qu'elle pouvait, Lyna sortit ensuite de table rapidement, et monta les marches quatre à quatre, sous le regard étonné de son ainée. Quelques instants plus tôt, elle semblait presque sereine en posant sa question à leurs parents, et maintenant, Ellana avait l'impression que la première année les fuyait, partait se réfugier loin du monde et de ce déménagement qui la perturbait plus qu'autre chose. Lentement, l'ainée se leva à son tour, laissant ses deux parents seuls à table, et monta elle-aussi les escaliers avant d'ouvrir la porte de la chambre de Lyna, que celle-ci venait de refermer. La Serdaigle ne savait pas si c'était un bon plan de la "déranger" tout de suite sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, mais elle n'avait pas envie que sa soeur s'embourbe dans de mauvaises pensées. Peut-être que pour une fois, ça pourrait être elle qui la "sauverait".
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Quand les mots s'emmêlent...
Poussant la porte de la chambre de sa petite soeur, Ellana la découvrit bien plus en désordre que ce à quoi elle s'était attendue. Dormir avec Mathias ne devait pas être évident, car le petit ne dormait pas encore très bien, et faisait toujours des cauchemars, mais étrangement, depuis que la blonde était rentrée de Poudlard, le petit garçon semblait dormir mieux -du moins, d'après leurs parents. Des jouets s'entassaient aux quatre coins de la chambre, des petites voitures et des circuits de train envahissaient le grand tapis central. Un lit était disposé de chaque côté de la pièce, et dans le plus grand des deux, celui aux draps roses et mauves, Lyna était allongée, ses cheveux blonds s'étalant autour de son visage d'ange. Mais pour une fois, elle ne souriait pas. Son expression était neutre, fermée même, et de loin, ses joues semblaient humides.
Doucement, Ellana s'approcha de sa petite soeur, jusqu'à s'asseoir par terre, à côté de son lit. Elle lui prit la main ; tant pis si la Poufsouffle n'avait pas envie de la sentir contre elle, la plus âgée ne bougerait pas tant qu'elle n'aurait pas l'impression que sa soeur aille mieux. Les yeux de celle-ci devaient être brouillés de larmes, des larmes de tristesse ou d'incompréhension, des larmes qui défiguraient son visage, rougissaient ses yeux, trempaient ses joues et faisaient dessus des petits ruisseaux, qui glissaient vers les draps. La brune se sentait impuissante face à cette tristesse. Terriblement impuissante. Elle aurait aimé savoir comment lui parler, lui murmurer des mots doux à l'oreille comme Lyna savait si bien le faire, mais elle avait peur de manquer de tact. Et elle n'avait certainement pas envie d'empirer l'état de sa petite soeur, de la faire pleurer toutes les larmes de son corps.
Elle resta immobile et silencieuse, n'osant pas prendre la parole, et se contenta de serrer sa main contre la sienne, pour lui montrer qu'elle n'était pas seule. Les secondes s'écoulaient, semblables à des heures tandis que la jeune adolescente regardait les larmes s'écouler sur les joues de l'enfant. Voir le chagrin dans les yeux bruns de sa soeur lui donnait presque envie de se mettre également à pleurer, mais elle savait que c'était tout sauf une bonne idée, car ça ne ferait sans doute qu'empirer les pleurs de la plus jeune.
- Ca va ? lui demanda-t-elle finalement. Tu sais, on peut regarder où c'est Flit-machin-chouette par rapport à Londres ? Si c'est pas loin, j'suis sûre que tu pourras quand même aller chez tes amis, murmura-t-elle pour briser le silence, en essayant de la rassurer. Elle n'avait aucune idée d'où était Cambridge, mais c'était à environ une heure de route... Avec un peu de chance, ce n'était pas trop loin de Londres non plus ?
- Mouais... Cambridge c'est pas très loin d'Londres mais ça dépend d'où est Flit-machin-chouette, lui répondit-elle, en passant son coude sur ses yeux pour les essuyer. "J'ai une carte sur mon bureau" lui dit-elle ensuite.
Ellana se leva pour aller jusqu'au bureau, et chercha quelques secondes la carte de l'Angleterre, avant de s'en saisir et de l'apporter à sa petite soeur, qui s'était redressée comme le mur. Tentant de lui faire un petit sourire, l'Aiglonne posa la carte devant elles, trouva Londres rapidement, puis sa soeur lui indiqua Cambridge et elles cherchèrent quelques instants avant de trouver Flitwick. C'était un peu plus au nord que Londres, mais pas bien loin non plus, et en voiture, on ne devait pas mettre plus de deux heures, ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Elles continuèrent de parler un peu, et Lyna, effondrée et ayant besoin de se remettre du choc de la nouvelle, s'endormit, sa tête posée sur les cuisses de sa grande soeur, qui demeura immobile ensuite, perdue dans ses réflexions et se demandant à quoi ça pouvait bien ressembler, cette ville où elles allaient habiter.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Doucement, Ellana s'approcha de sa petite soeur, jusqu'à s'asseoir par terre, à côté de son lit. Elle lui prit la main ; tant pis si la Poufsouffle n'avait pas envie de la sentir contre elle, la plus âgée ne bougerait pas tant qu'elle n'aurait pas l'impression que sa soeur aille mieux. Les yeux de celle-ci devaient être brouillés de larmes, des larmes de tristesse ou d'incompréhension, des larmes qui défiguraient son visage, rougissaient ses yeux, trempaient ses joues et faisaient dessus des petits ruisseaux, qui glissaient vers les draps. La brune se sentait impuissante face à cette tristesse. Terriblement impuissante. Elle aurait aimé savoir comment lui parler, lui murmurer des mots doux à l'oreille comme Lyna savait si bien le faire, mais elle avait peur de manquer de tact. Et elle n'avait certainement pas envie d'empirer l'état de sa petite soeur, de la faire pleurer toutes les larmes de son corps.
Elle resta immobile et silencieuse, n'osant pas prendre la parole, et se contenta de serrer sa main contre la sienne, pour lui montrer qu'elle n'était pas seule. Les secondes s'écoulaient, semblables à des heures tandis que la jeune adolescente regardait les larmes s'écouler sur les joues de l'enfant. Voir le chagrin dans les yeux bruns de sa soeur lui donnait presque envie de se mettre également à pleurer, mais elle savait que c'était tout sauf une bonne idée, car ça ne ferait sans doute qu'empirer les pleurs de la plus jeune.
- Ca va ? lui demanda-t-elle finalement. Tu sais, on peut regarder où c'est Flit-machin-chouette par rapport à Londres ? Si c'est pas loin, j'suis sûre que tu pourras quand même aller chez tes amis, murmura-t-elle pour briser le silence, en essayant de la rassurer. Elle n'avait aucune idée d'où était Cambridge, mais c'était à environ une heure de route... Avec un peu de chance, ce n'était pas trop loin de Londres non plus ?
- Mouais... Cambridge c'est pas très loin d'Londres mais ça dépend d'où est Flit-machin-chouette, lui répondit-elle, en passant son coude sur ses yeux pour les essuyer. "J'ai une carte sur mon bureau" lui dit-elle ensuite.
Ellana se leva pour aller jusqu'au bureau, et chercha quelques secondes la carte de l'Angleterre, avant de s'en saisir et de l'apporter à sa petite soeur, qui s'était redressée comme le mur. Tentant de lui faire un petit sourire, l'Aiglonne posa la carte devant elles, trouva Londres rapidement, puis sa soeur lui indiqua Cambridge et elles cherchèrent quelques instants avant de trouver Flitwick. C'était un peu plus au nord que Londres, mais pas bien loin non plus, et en voiture, on ne devait pas mettre plus de deux heures, ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Elles continuèrent de parler un peu, et Lyna, effondrée et ayant besoin de se remettre du choc de la nouvelle, s'endormit, sa tête posée sur les cuisses de sa grande soeur, qui demeura immobile ensuite, perdue dans ses réflexions et se demandant à quoi ça pouvait bien ressembler, cette ville où elles allaient habiter.
Fin.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen