Un compartiment pour deux
@Faustine Ruewen

22 Décembre 204X, au matin
Quatre mois. Presque. J'ai tellement hâte.
La neige craque sous mes pieds alors que je me dandine en attendant de monter dans le train. Chacune de mes respiration créer une fumée blanche qui s'évapore dans les airs, comme celle de la locomotive du Poudlard Express. C'est beau, ce décor blanc. C'est beau mais froid. Je préfère de loin la chaleur de l'Espagne. L'Espagne... J'espère que Miguel sera à la maison pendant les vacances. Je ne sais pas. Alors j'attend.
J'attend, les mains fourrées au fond de mes poches. Et ma grosse écharpe de laine rouge, remontée quasiment jusque sur mon nez.
Il y a un brouhaha autour de moi. Les élèves trop heureux, comme moi, de retrouver leur parents. Ceux qui font des batailles de boule de neige sur le bord du quai. Ceux qui sont encore à remettre leur baguette avant le départ...
Moi je suis prête. Plus que prête, à monter une nouvelle fois les deux marches qui me conduiront dans la chaleur feutrée des wagons. Il y a moins de monde qu'à mon précédent voyage. J'aurais certainement moins de mal à trouver un compartiment au calme. Une espèce de boule se forme dans mon ventre quand je pense aux élèves restés au Château pour les vacances. Bien sûr, Poudlard est magnifique sous la neige, comme sorti d'un livre de comtes pour enfant. La silhouette des grandes tours, la cour intérieure vêtue de son manteau poudreux, comme coloriées à la craie. Mais froid. Le froid qui s'infiltre partout. Je veux retrouver la chaleur de ma chambre. La chaleur des bras de maman autour de moi. La chaleur de la voix grave de Miguel en train de chanter...
Un sifflement me parvient au loin, strident. Il couvre le bruit ambiant, et d'un coup, met tout le monde en arrêt. Le temps d'un instant. C'est le signal du départ...
J'avance donc, derrière une Serpentard, laissant mes empreintes sur le tapis blanc.
Tour à tour, les élèves disparaissent dans le monstre de métal rouge et noir. Bientôt à moi. A moi.
Je m'engouffre à l'intérieur, à l'affut DU compartiment. Au bout de plusieurs tentatives, mes yeux rencontre le vide. Personne. Ma main se pose sur la poignée de la porte en verre et j'entre, rapidement, comme si j'étais dans un endroit interdit. Les compartiments vides sont rares et ne le restent généralement pas longtemps. Je ne me fais pas d'illusion. Je sais qu'un visage va se dessiner derrière la paroi transparente et entrer à sont tour. Mais au moins, j'ai pu choisir ma place. Collée à la fenêtre. Mes valises ont de nouveau pris place sur la grille et moi sur la moquette grise du siège.
Je colle mon corps au fond du fauteuil, je glisse une chocogrenouille sur ma langue. J'adore le chocolat. Et j'attend, avec le cœur battant d'excitation...
#6d5b6e
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux
Un compartiment pour deux
C'était le jour J ! Faustine se leva de bonne heure toute excitée. Jamais elle n'avait été aussi pressée, et elle bondit hors de son lit, revêtant son uniforme pour ce qui devait être la dernière fois avant deux bonnes semaines, à sa plus grande joie.
Bien sûr Faustine aimait Poudlard de tout cœur : ses longs couloirs aux grandes fenêtres, sa salle commune si chaleureuse, les cours de sortilège, la bibliothèque aux vastes rayonnages et l'immense Parc du château. Tout cela allait lui manquer et elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une petite pointe d'amertume. Néanmoins, la jeune fille avait tant attendu le moment où elle retrouverait ses parents, sa sœur, ses amies ainsi que sa chambre et toutes ses affaires que sa tristesse en avait vite été oublié.
Sa malle était fin prête depuis un bon moment, mais elle ne put s'empêcher de vérifier que tout était en ordre.
Une fois cela fait, la jeune Poufsouffle descendit à tout allure les marches pour aller vers la Grande Salle. La vaste pièce résonnait des brouhahas d'élève trop contents d'être enfin en vacances. Faustine s'assit à sa table et salua une de ses amies, mais ne put rien avaler. L'excitation nouait sa gorge lui coupant l'appétit. Elle attendit impatiemment l'heure où ils allaient être appelé à quitter le château pour monter à bord du train et s'imagina déjà dans les bras de ses parents à leur raconter son début d'année.
Ses pas s'enfonçaient dans la neige, laissant des empreintes, rapidement recouvertes par les flocons tombant du ciel. Faustine était enveloppée dans sa cape à fourrure et avait mis en plus son écharpe aux couleurs de sa maison, ce qui ne l'empêchait pas tout de même de claquer des dents et de grelotter.
Le groupe d'élèves arriva sur le quai et un flot d'émotions envahit la petite. Ses souvenirs remontaient à la surface et elle se souvint avec précision de la première fois où elle était arrivée sur le quai. Il faisait nuit quand elle avait posé le pied dehors et elle s'était sentie exténuée ce soir-là autant émotionnellement que physiquement. La première année était toute perdue ne savant ni à quoi s'attendre, ni comment allait se dérouler les prochains jours. Bref, elle avait été en panique.
Depuis elle avait l'impression qu'il s'était écoulé une éternité. Toute avait changé.
Plongée dans ses pensées, elle sursauta en entendant un sifflement strident déchirer l'air. C'était le train qui arrivait à quai ! Une fois arrêté, les portes s'ouvrirent toutes en même temps et la foule d'élèves se précipita pour monter à bord. Faustine attendit un peu que les élèves soient passés puis s'avança et rentra dans le train.
Pêle-mêle de souvenirs lui revinrent également en voyant le long couloir de compartiment. Elle s'était demandée comment elle allait bien pouvoir faire pour s'intégrer dans cette foule d'élèves qui paraissaient tous se connaître. Et qu'est qu'elle allait bien pouvoir devenir dans ce monde si nouveau.
Mais elle repoussa ces souvenirs qui appartenaient à son passé. Il ne servait à rien de revivre son anxiété.
Parcourant le long couloir, elle chercha un compartiment laissé vide pour pouvoir s'y installer. Mais étant montée dans les dernières, la plupart était déjà occupé par plusieurs élèves. Renonçant à continuer plus loin, la Poufsouffle s'arrêta devant le compartiment qui lui faisait face et vit qu'il n'était occupé par qu'une seule personne. Elle ouvrit la porte et rentrant dans le compartiment s'adressa à la jeune fille d'une voix laissant deviner sa timidité :
- Euh... ça te dérange si je me mets ici ? Presque tous les autres compartiments sont pleins...
La jeune fille brune du compartiment s'était mise juste à côté de la fenêtre et croquait dans une chocogrenouille. En voyant cela, le ventre de Faustine gargouilla bruyamment. Elle sentit ses joues s'enflammaient et elle baissa les yeux, gênée au plus haut point de la première impression chaotique qu'elle avait dû faire à la fillette en face.
@Louisa Evans
J'essayerai d'être plus rapide la prochaine fois, mille excuses...
5e année Rp ~ Code couleur :#c7759d
Présence quelque peu aléatoire sur le site
Bien sûr Faustine aimait Poudlard de tout cœur : ses longs couloirs aux grandes fenêtres, sa salle commune si chaleureuse, les cours de sortilège, la bibliothèque aux vastes rayonnages et l'immense Parc du château. Tout cela allait lui manquer et elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une petite pointe d'amertume. Néanmoins, la jeune fille avait tant attendu le moment où elle retrouverait ses parents, sa sœur, ses amies ainsi que sa chambre et toutes ses affaires que sa tristesse en avait vite été oublié.
Sa malle était fin prête depuis un bon moment, mais elle ne put s'empêcher de vérifier que tout était en ordre.
Une fois cela fait, la jeune Poufsouffle descendit à tout allure les marches pour aller vers la Grande Salle. La vaste pièce résonnait des brouhahas d'élève trop contents d'être enfin en vacances. Faustine s'assit à sa table et salua une de ses amies, mais ne put rien avaler. L'excitation nouait sa gorge lui coupant l'appétit. Elle attendit impatiemment l'heure où ils allaient être appelé à quitter le château pour monter à bord du train et s'imagina déjà dans les bras de ses parents à leur raconter son début d'année.
_______________________
Ses pas s'enfonçaient dans la neige, laissant des empreintes, rapidement recouvertes par les flocons tombant du ciel. Faustine était enveloppée dans sa cape à fourrure et avait mis en plus son écharpe aux couleurs de sa maison, ce qui ne l'empêchait pas tout de même de claquer des dents et de grelotter.
Le groupe d'élèves arriva sur le quai et un flot d'émotions envahit la petite. Ses souvenirs remontaient à la surface et elle se souvint avec précision de la première fois où elle était arrivée sur le quai. Il faisait nuit quand elle avait posé le pied dehors et elle s'était sentie exténuée ce soir-là autant émotionnellement que physiquement. La première année était toute perdue ne savant ni à quoi s'attendre, ni comment allait se dérouler les prochains jours. Bref, elle avait été en panique.
Depuis elle avait l'impression qu'il s'était écoulé une éternité. Toute avait changé.
Plongée dans ses pensées, elle sursauta en entendant un sifflement strident déchirer l'air. C'était le train qui arrivait à quai ! Une fois arrêté, les portes s'ouvrirent toutes en même temps et la foule d'élèves se précipita pour monter à bord. Faustine attendit un peu que les élèves soient passés puis s'avança et rentra dans le train.
Pêle-mêle de souvenirs lui revinrent également en voyant le long couloir de compartiment. Elle s'était demandée comment elle allait bien pouvoir faire pour s'intégrer dans cette foule d'élèves qui paraissaient tous se connaître. Et qu'est qu'elle allait bien pouvoir devenir dans ce monde si nouveau.
Mais elle repoussa ces souvenirs qui appartenaient à son passé. Il ne servait à rien de revivre son anxiété.
Parcourant le long couloir, elle chercha un compartiment laissé vide pour pouvoir s'y installer. Mais étant montée dans les dernières, la plupart était déjà occupé par plusieurs élèves. Renonçant à continuer plus loin, la Poufsouffle s'arrêta devant le compartiment qui lui faisait face et vit qu'il n'était occupé par qu'une seule personne. Elle ouvrit la porte et rentrant dans le compartiment s'adressa à la jeune fille d'une voix laissant deviner sa timidité :
- Euh... ça te dérange si je me mets ici ? Presque tous les autres compartiments sont pleins...
La jeune fille brune du compartiment s'était mise juste à côté de la fenêtre et croquait dans une chocogrenouille. En voyant cela, le ventre de Faustine gargouilla bruyamment. Elle sentit ses joues s'enflammaient et elle baissa les yeux, gênée au plus haut point de la première impression chaotique qu'elle avait dû faire à la fillette en face.
@Louisa Evans
J'essayerai d'être plus rapide la prochaine fois, mille excuses...
5e année Rp ~ Code couleur :#c7759d
Présence quelque peu aléatoire sur le site
Un compartiment pour deux
La douceur du chocolat contraste avec l'excitation qui règne en moi. J'entends les bruits qui m'entourent. Les pas de ceux qui filent le long de la coursive, les rires, les élèves qui chahutent dans le compartiment d'à côté. ..
Ma chocogrenouille est déjà engloutie, et je n'ai même pas eu le temps de la déguster. Alors je glisse ma main dans la poche de mon manteau. Du bout du doigt, je sens la forme si familière de ma sucrerie préférée. J'en attrape une, que je sors délicatement, avant de la déballer doucement. Comme on déballe un cadeau précieux. Avec autant de précaution, je la glisse dans ma bouche.
Humm c'est trop bon, ce goût de chocolat fondu ! Je laisse la friandise fondre sur ma langue et coller à mon palais. Le cacao tapisse l'intérieur de ma bouche, et je ferme les yeux de plaisir, pour mieux savourer chaque arôme.
Mon extase est interrompu par un son léger, qui parvient fragilement à mes oreilles.
Alors j'ouvre les yeux, que je dirige en direction de cette voix timide. Mon regard, croise celui, noisette, d'une élève de Poufsouffle, si j'en crois les couleurs de son écharpe. Elle a un visage de poupée je trouve, mais pas figé, plutôt doux et chaleureux. Chaleur qui est accentuée par une longue chevelure rousse, couleur de renard.
Un grognement provenant du ventre de la Poufsouffle me tire de ma contemplation. Je me rend compte que je n'ai pas répondu à sa question. Pour toute réponse, je lui fait un signe de main, l'invitant à s'installer dans le compartiment. Il est peine perdue d'espérer être seule dans le Poudlard Express, alors une personne, c'est toujours mieux que trois ! Et puis elle a l'air gentille aussi. Il faut avouer que depuis mon arrivée au Château, je ne me suis pas fait beaucoup d'amie. C'est peut-être l'occasion... Et comme dit souvent maman : "les gens n'entrent pas dans notre vie par hasard, il faut prendre soin de ces rencontres".
Alors, je me redresse sur mon fauteuil, et la main devant la bouche pour cacher mon sourire chocolaté, je lance un regard malicieux à ma nouvelle compagne de voyage. Je sors un amas de chocogrenouilles, que je dépose sur le fauteuil à côté de moi. Et la bouche encore pleine et collante de chocolat, je lui lance en riant :
- Tiens, vas-y prend ! Il y a encore plein de bonbons dans ma valise.
Puis, plus sérieusement, j'attrape le bout de mon écharpe, que nous avons d'identiques, à l'exception des couleurs de nos maisons respectives, et je la secoue en lui annonçant :
- Moi c'est Louisa, Gryffondor. Et toi ?
Ma chocogrenouille est déjà engloutie, et je n'ai même pas eu le temps de la déguster. Alors je glisse ma main dans la poche de mon manteau. Du bout du doigt, je sens la forme si familière de ma sucrerie préférée. J'en attrape une, que je sors délicatement, avant de la déballer doucement. Comme on déballe un cadeau précieux. Avec autant de précaution, je la glisse dans ma bouche.
Humm c'est trop bon, ce goût de chocolat fondu ! Je laisse la friandise fondre sur ma langue et coller à mon palais. Le cacao tapisse l'intérieur de ma bouche, et je ferme les yeux de plaisir, pour mieux savourer chaque arôme.
Mon extase est interrompu par un son léger, qui parvient fragilement à mes oreilles.
Alors j'ouvre les yeux, que je dirige en direction de cette voix timide. Mon regard, croise celui, noisette, d'une élève de Poufsouffle, si j'en crois les couleurs de son écharpe. Elle a un visage de poupée je trouve, mais pas figé, plutôt doux et chaleureux. Chaleur qui est accentuée par une longue chevelure rousse, couleur de renard.
Un grognement provenant du ventre de la Poufsouffle me tire de ma contemplation. Je me rend compte que je n'ai pas répondu à sa question. Pour toute réponse, je lui fait un signe de main, l'invitant à s'installer dans le compartiment. Il est peine perdue d'espérer être seule dans le Poudlard Express, alors une personne, c'est toujours mieux que trois ! Et puis elle a l'air gentille aussi. Il faut avouer que depuis mon arrivée au Château, je ne me suis pas fait beaucoup d'amie. C'est peut-être l'occasion... Et comme dit souvent maman : "les gens n'entrent pas dans notre vie par hasard, il faut prendre soin de ces rencontres".
Alors, je me redresse sur mon fauteuil, et la main devant la bouche pour cacher mon sourire chocolaté, je lance un regard malicieux à ma nouvelle compagne de voyage. Je sors un amas de chocogrenouilles, que je dépose sur le fauteuil à côté de moi. Et la bouche encore pleine et collante de chocolat, je lui lance en riant :
- Tiens, vas-y prend ! Il y a encore plein de bonbons dans ma valise.
Puis, plus sérieusement, j'attrape le bout de mon écharpe, que nous avons d'identiques, à l'exception des couleurs de nos maisons respectives, et je la secoue en lui annonçant :
- Moi c'est Louisa, Gryffondor. Et toi ?
@Faustine Ruewen
#6d5b6e
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux