Être un sang-mêlé à Poudlard
Le garçon s'avérait aussi curieux qu'elle-même, Eileen adorait ça ! Pour une fois, ce n'était pas elle qui posait les questions ! Ou en tout cas, elle ne parvenait à soutenir le rythme... ce qui n'était pas une mince affaire ! Elle tirait son chapeau à son interlocuteur pour cela !
- "Le transplanage ? La sensation n'est pas des plus agréables : ca fait comme un tourbillon écrasant. Ca me rappelle un peu ce qu'on ressent avec un portoloin... Je comprends que beaucoup préfèrent le balai même si le trajet est plus long... mais franchement, en terme de temps de transport, c'est vraiment une belle invention ! Et on finit par s'habituer !"
Eileen avait commencé le transplanage d'escorte à un jeune âge mais pas avant que sa mère ait pris des précautions d'usage. Elle s'était renseignée autour d'elle sur les effets sur une jeune enfant, a priori sans conséquence différente qu'auprès d'un adulte.
- "Tu sais, je n'ai jamais transplané seule non plus ! Il faut un permis pour cela. Un peu comme pour la voiture... Il y a des risques. Maman les a évoqué sans me les expliquer en détail... En tout cas, elle fait toujours preuve d'une grande concentration avant de se lancer et connait systématiquement le lieu où elle va atterrir."
En y réfléchissant, de son côté, elle privilégierait probablement le balai pour les trajets courts. Elle avait entendu parler de sorciers qui transplanaient simplement d'un étage à l'autre pour s'amuser ou éviter de marcher. Elle ne comprenait pas et pensait à une rumeur.
- "C'est une bonne question. Je pense que c'est compliqué de cacher ce que l'on est... Mais ca l'est plus maintenant que je sais me servir de la magie qu'avant. Vivant dans un monde moldu, c'était facile de dire ce que j'avais fait de ma journée ou avec qui j'étais. Maman fait un métier de cuisinière et de potionniste mais je peux dire qu'elle est cuisinière. C'est le seul lien qui me lie au monde sorcier avec mes grands-parents maternels qui sont à Londres... Mais avec Poudlard, j'ai du mentir sur la raison de ma venue ici, sur mes cours... jusqu'à mon vocabulaire. Notre système postal nous a amené à ruser : je donne mes lettres à Ybou donc mes parents doivent dire que j'ai mis tout mon courrier pour mes proches dans une plus grosse enveloppe que je leur ai adressé, ce qui explique l'absence de cachet de la Poste ou de timbres..."
Finalement, être de deux mondes, ce n'était pas si facile. Dans le monde de Poudlard, elle ne se sentait pas obligée qu'elle était une sang-mêlée. Elle ne se sentait pas particulièrement moldue ici sauf pour quelques éléments culturels parfois ou quelques références qu'elle n'avait pas. Mais ce n'était pas gênant, elle n'était pas la seule à ne pas être une née-sorcière et après tout, beaucoup d'élèves n'avaient pas été élevés comme des sorciers à 100%. A Poudlard, la jeune fille se sentait libre d'être qui elle était, et c'était peut-être pour cela qu'elle avait autant de faciliter à se confier à Ernest qui semblait vivre les mêmes problématiques qu'elle !
- "Et pour toi ? Tu as des difficultés à te cacher ? du côté moldu ou du côté sorcier ?"
Lorsqu'Eileen apprit les difficultés du jeune Serpentard, elle rentra en empathie. Elle comprenait parfaitement sa situation. Malheureusement, peu d'élèves avaient une vie toute rose à la maison. Les histoires de famille étaient toujours compliquées.
- "Je suis désolée pour toi que vous ne soyez que tous les trois... mais au moins, vous avez l'air de vous soutenir et de vous aimer. Comment ca se passe avec tes grands-parents sorciers ?"
Au moins, de son côté Eileen était soutenue par une grande famille. Certes, ils ne savaient pas qu'elle était sorcière mais elle était certaine que s'ils venaient à l'apprendre un jour ils s'en ficheraient. Il existait des liens qu'un statut de sang ne pouvaient pas défaire... Peut-être lui en voudrait-il un temps d'avoir menti par omission mais ca ne durerait pas... Elle les connaissait bien les O'Brien. Une famille fière mais surtout soudée autour de ses membres !
Pourtant Eileen comprit la situation d'Ernest. La vie à trois, c'était finalement ce qu'elle vivait avec ses parents. Ils étaient les seuls avec qui elle pouvait être totalement elle-même en Irlande. Les seuls à l'accepter pleinement, sans faux semblants ou ruses. Bien sûr, il y avait ses grands-parents paternels dans la confidence, mais elle ne les voyait pas au quotidien. Ce n'était pas pareil...
- "Ah ah ! Nous sommes irlandais, nous ne sommes pas anglais !" lâcha la jeune fille. Elle était fière de ses origines et de ce qu'elles impliquaient. "Pourtant, même si je vis dans la partie de l'Irlande qui est indépendante, nous avons des points communs : nous parlons tous anglais par exemple... même si l'irlandais est une langue que nous utilisons aussi ! Que nous soyons de l'Eire, de l'Ecosse ou de l'Angleterre, nous venons tous à Poudlard en tant que jeunes sorciers..."
Elle essayait d'exprimer le fond de sa pensée mais ce n'était pas si facile que cela. Globalement, ils étaient tous des humains, pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait des guerres et des discriminations ?
- "Le transplanage ? La sensation n'est pas des plus agréables : ca fait comme un tourbillon écrasant. Ca me rappelle un peu ce qu'on ressent avec un portoloin... Je comprends que beaucoup préfèrent le balai même si le trajet est plus long... mais franchement, en terme de temps de transport, c'est vraiment une belle invention ! Et on finit par s'habituer !"
Eileen avait commencé le transplanage d'escorte à un jeune âge mais pas avant que sa mère ait pris des précautions d'usage. Elle s'était renseignée autour d'elle sur les effets sur une jeune enfant, a priori sans conséquence différente qu'auprès d'un adulte.
- "Tu sais, je n'ai jamais transplané seule non plus ! Il faut un permis pour cela. Un peu comme pour la voiture... Il y a des risques. Maman les a évoqué sans me les expliquer en détail... En tout cas, elle fait toujours preuve d'une grande concentration avant de se lancer et connait systématiquement le lieu où elle va atterrir."
En y réfléchissant, de son côté, elle privilégierait probablement le balai pour les trajets courts. Elle avait entendu parler de sorciers qui transplanaient simplement d'un étage à l'autre pour s'amuser ou éviter de marcher. Elle ne comprenait pas et pensait à une rumeur.
- "C'est une bonne question. Je pense que c'est compliqué de cacher ce que l'on est... Mais ca l'est plus maintenant que je sais me servir de la magie qu'avant. Vivant dans un monde moldu, c'était facile de dire ce que j'avais fait de ma journée ou avec qui j'étais. Maman fait un métier de cuisinière et de potionniste mais je peux dire qu'elle est cuisinière. C'est le seul lien qui me lie au monde sorcier avec mes grands-parents maternels qui sont à Londres... Mais avec Poudlard, j'ai du mentir sur la raison de ma venue ici, sur mes cours... jusqu'à mon vocabulaire. Notre système postal nous a amené à ruser : je donne mes lettres à Ybou donc mes parents doivent dire que j'ai mis tout mon courrier pour mes proches dans une plus grosse enveloppe que je leur ai adressé, ce qui explique l'absence de cachet de la Poste ou de timbres..."
Finalement, être de deux mondes, ce n'était pas si facile. Dans le monde de Poudlard, elle ne se sentait pas obligée qu'elle était une sang-mêlée. Elle ne se sentait pas particulièrement moldue ici sauf pour quelques éléments culturels parfois ou quelques références qu'elle n'avait pas. Mais ce n'était pas gênant, elle n'était pas la seule à ne pas être une née-sorcière et après tout, beaucoup d'élèves n'avaient pas été élevés comme des sorciers à 100%. A Poudlard, la jeune fille se sentait libre d'être qui elle était, et c'était peut-être pour cela qu'elle avait autant de faciliter à se confier à Ernest qui semblait vivre les mêmes problématiques qu'elle !
- "Et pour toi ? Tu as des difficultés à te cacher ? du côté moldu ou du côté sorcier ?"
Lorsqu'Eileen apprit les difficultés du jeune Serpentard, elle rentra en empathie. Elle comprenait parfaitement sa situation. Malheureusement, peu d'élèves avaient une vie toute rose à la maison. Les histoires de famille étaient toujours compliquées.
- "Je suis désolée pour toi que vous ne soyez que tous les trois... mais au moins, vous avez l'air de vous soutenir et de vous aimer. Comment ca se passe avec tes grands-parents sorciers ?"
Au moins, de son côté Eileen était soutenue par une grande famille. Certes, ils ne savaient pas qu'elle était sorcière mais elle était certaine que s'ils venaient à l'apprendre un jour ils s'en ficheraient. Il existait des liens qu'un statut de sang ne pouvaient pas défaire... Peut-être lui en voudrait-il un temps d'avoir menti par omission mais ca ne durerait pas... Elle les connaissait bien les O'Brien. Une famille fière mais surtout soudée autour de ses membres !
Pourtant Eileen comprit la situation d'Ernest. La vie à trois, c'était finalement ce qu'elle vivait avec ses parents. Ils étaient les seuls avec qui elle pouvait être totalement elle-même en Irlande. Les seuls à l'accepter pleinement, sans faux semblants ou ruses. Bien sûr, il y avait ses grands-parents paternels dans la confidence, mais elle ne les voyait pas au quotidien. Ce n'était pas pareil...
- "Ah ah ! Nous sommes irlandais, nous ne sommes pas anglais !" lâcha la jeune fille. Elle était fière de ses origines et de ce qu'elles impliquaient. "Pourtant, même si je vis dans la partie de l'Irlande qui est indépendante, nous avons des points communs : nous parlons tous anglais par exemple... même si l'irlandais est une langue que nous utilisons aussi ! Que nous soyons de l'Eire, de l'Ecosse ou de l'Angleterre, nous venons tous à Poudlard en tant que jeunes sorciers..."
Elle essayait d'exprimer le fond de sa pensée mais ce n'était pas si facile que cela. Globalement, ils étaient tous des humains, pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait des guerres et des discriminations ?
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
D’une certaine manière, ça allait bien à Ernest que ce soit Eileen qui monopolise la conversation. Lui avait plus de mal à s’exprimer. Il n’avait clairement pas l’élocution de la petite rousse. Ce qui n’empêchait pas l’échange de se faire. Un peu comme avec Blair finalement. C’était souvent elle qui parlait. Il l’écouta avec attention quand elle lui parla de transplanage. S’il n’était pas étranger aux pratiques sorcières, il avait tout de même beaucoup de choses à apprendre et à découvrir. Et ces dernières années, sa mère était beaucoup moins encline à répondre à ses questions.
“Ah… ça a pas l’air si fun que ça en fait… au final marcher c’est bien aussi… ou prendre le métro…”
Lucy, sa mère moldue, avait toujours insisté pour que les choses qui pouvaient être faites sans magie le soit. Ça valait pour les transports, le ménage, la cuisine. Quand il serait grand, il pourrait choisir la méthode, mais en attendant, il savait faire son lit et plier ses vêtements. Il savait faire la pâte à crêpes et essuyer la vaisselle. Il était également capable de se rendre d’un bout à l’autre de Londres même si on ne le laissait pas encore partir seul pour le moment. Avec les événements qui étaient survenus dans la capitale britannique quelques années plus tôt, ses deux mamans se montraient un peu réticentes. Mais il avait douze ans maintenant, et il connaissait quelques sortilèges de défense. Peut-être qu’elles le laisseraient se rendre seul au Chemin de Traverse durant le prochain été.
“Des fois, j’oublie qu’il y a des trucs dont il faut pas parler… Et puis à l’école, c’était pas toujours évident de rien dire aux copains… Après à Londres, tu fais assez vite la différence entre un endroit moldu et un endroit sorcier dont ça va…”
Ernest n’avait pas trop de problème avec le courrier. Il y avait Herbert, le hibou de la famille. Il était habitué à passer inaperçu dans la grande ville, il avait été entraîné pour ça.
“Ybou ?”
Lui qui pensait connaître beaucoup de choses. Depuis tout petit, le monde des sorciers l’avait fasciné et il avait dévoré quantité de livres qui parlaient de leur communauté. Pour ça, la bibliothèque de Poudlard était une mine d’or. Le gros dilemme, c’était toujours de savoir quel livre choisir. Il y en avait tellement. Il avait pris le parti de commencer par ceux dont la thématique se rapprochait des matières enseignées en première année mais il était déjà arrivé qu’un livre complètement hors-sujet lui fasse de l’oeil. Il était comme un ogre de la lecture. Il n’en avait jamais assez. Et les journées étaient bien trop courtes. Sept ans, est-ce que ce serait suffisant pour lire tous les livres de la bibliothèque ? Et puis il y avait la Réserve. Le petit brun savait pertinemment qu’il lui faudrait attendre encore quelques années et une bonne justification pour y avoir accès. Ce qui ne l’empêchait pas de lorgner dessus de temps à autre. Particulièrement quand Mr Locke s’y rendait.
Ernest se frotta l’arrière de la tête, légèrement mal à l’aise. Il ne parlait jamais de ses grands parents. À qui que ce soit. Même pas avec ses mères. C’était un sujet qui avait été exclu de manière tacite de toutes leurs conversations. Un tabou. Il avait toujours respecté ça car il avait rapidement senti que ça faisait de la peine à sa mère.
“Euhm… Je… J’les ai vu qu’une fois… par hasard… je les connais pas vraiment en réalité…”
Il se souvenait de cette rencontre au Chemin de Travers il y a quelques années de cela. Du port altier de sa grand-mère et de ses longs cheveux blonds platines, comme sa mère. De leur air distingué et de leur regard inquisiteur. Et ce mot qui était sorti de la bouche de son grand-père : bâtard… Il n’avait pas compris tout de suite. Il avait été bien trop intimidé par leur stature de grande personne et la prestance dont ils faisaient preuve. Ce n’était que plus tard qu’il avait pris la mesure de ce mot. Qui s’était alors gravé dans son esprit au fer rouge. Lui qui n’avait jamais ressenti la moindre gêne sur ses origines, car il n’avait même pas conscience qu’il s’agissait de quelque chose qu’on relevait, il avait commencé à éprouver de la gêne pour son statut. Et depuis 2045, où le conseil des sorciers avait édité un nouveau décret sur les statuts, il se posait de plus en plus de questions.
Heureusement, la discussion tourna vers un autre sujet. Les origines irlandaises de la jeune Serdaigle. Ernest n’avait jamais voyagé et il était toujours curieux de découvrir de nouvelles coutumes, d’autres habitudes ou mode de vie. Bien sûr, l’Irlande partageait une base commune avec la Grande-Bretagne mais les Irlandais avaient aussi leur propre histoire. Il avait appris ça à l’école moldue.
“Tu parles le gaélique du coup ?”
L’opinion de la demoiselle était empreinte de beaucoup de tolérance et elle faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit. L’idée était belle mais était-ce aussi simple ?
“T’as l’impression que c’est comme ça à Poudlard ? Que tout le monde part sur un pied d’égalité ?”
C’était le credo de l’école. Mais dans les faits, Ernest avait le sentiment que c’était un peu différent. Il y avait toujours un clivage entre les élèves né-sorciers et les autres. Du moins, c’est ce qu’il ressentait à Serpentard.
“Ah… ça a pas l’air si fun que ça en fait… au final marcher c’est bien aussi… ou prendre le métro…”
Lucy, sa mère moldue, avait toujours insisté pour que les choses qui pouvaient être faites sans magie le soit. Ça valait pour les transports, le ménage, la cuisine. Quand il serait grand, il pourrait choisir la méthode, mais en attendant, il savait faire son lit et plier ses vêtements. Il savait faire la pâte à crêpes et essuyer la vaisselle. Il était également capable de se rendre d’un bout à l’autre de Londres même si on ne le laissait pas encore partir seul pour le moment. Avec les événements qui étaient survenus dans la capitale britannique quelques années plus tôt, ses deux mamans se montraient un peu réticentes. Mais il avait douze ans maintenant, et il connaissait quelques sortilèges de défense. Peut-être qu’elles le laisseraient se rendre seul au Chemin de Traverse durant le prochain été.
“Des fois, j’oublie qu’il y a des trucs dont il faut pas parler… Et puis à l’école, c’était pas toujours évident de rien dire aux copains… Après à Londres, tu fais assez vite la différence entre un endroit moldu et un endroit sorcier dont ça va…”
Ernest n’avait pas trop de problème avec le courrier. Il y avait Herbert, le hibou de la famille. Il était habitué à passer inaperçu dans la grande ville, il avait été entraîné pour ça.
“Ybou ?”
Lui qui pensait connaître beaucoup de choses. Depuis tout petit, le monde des sorciers l’avait fasciné et il avait dévoré quantité de livres qui parlaient de leur communauté. Pour ça, la bibliothèque de Poudlard était une mine d’or. Le gros dilemme, c’était toujours de savoir quel livre choisir. Il y en avait tellement. Il avait pris le parti de commencer par ceux dont la thématique se rapprochait des matières enseignées en première année mais il était déjà arrivé qu’un livre complètement hors-sujet lui fasse de l’oeil. Il était comme un ogre de la lecture. Il n’en avait jamais assez. Et les journées étaient bien trop courtes. Sept ans, est-ce que ce serait suffisant pour lire tous les livres de la bibliothèque ? Et puis il y avait la Réserve. Le petit brun savait pertinemment qu’il lui faudrait attendre encore quelques années et une bonne justification pour y avoir accès. Ce qui ne l’empêchait pas de lorgner dessus de temps à autre. Particulièrement quand Mr Locke s’y rendait.
Ernest se frotta l’arrière de la tête, légèrement mal à l’aise. Il ne parlait jamais de ses grands parents. À qui que ce soit. Même pas avec ses mères. C’était un sujet qui avait été exclu de manière tacite de toutes leurs conversations. Un tabou. Il avait toujours respecté ça car il avait rapidement senti que ça faisait de la peine à sa mère.
“Euhm… Je… J’les ai vu qu’une fois… par hasard… je les connais pas vraiment en réalité…”
Il se souvenait de cette rencontre au Chemin de Travers il y a quelques années de cela. Du port altier de sa grand-mère et de ses longs cheveux blonds platines, comme sa mère. De leur air distingué et de leur regard inquisiteur. Et ce mot qui était sorti de la bouche de son grand-père : bâtard… Il n’avait pas compris tout de suite. Il avait été bien trop intimidé par leur stature de grande personne et la prestance dont ils faisaient preuve. Ce n’était que plus tard qu’il avait pris la mesure de ce mot. Qui s’était alors gravé dans son esprit au fer rouge. Lui qui n’avait jamais ressenti la moindre gêne sur ses origines, car il n’avait même pas conscience qu’il s’agissait de quelque chose qu’on relevait, il avait commencé à éprouver de la gêne pour son statut. Et depuis 2045, où le conseil des sorciers avait édité un nouveau décret sur les statuts, il se posait de plus en plus de questions.
Heureusement, la discussion tourna vers un autre sujet. Les origines irlandaises de la jeune Serdaigle. Ernest n’avait jamais voyagé et il était toujours curieux de découvrir de nouvelles coutumes, d’autres habitudes ou mode de vie. Bien sûr, l’Irlande partageait une base commune avec la Grande-Bretagne mais les Irlandais avaient aussi leur propre histoire. Il avait appris ça à l’école moldue.
“Tu parles le gaélique du coup ?”
L’opinion de la demoiselle était empreinte de beaucoup de tolérance et elle faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit. L’idée était belle mais était-ce aussi simple ?
“T’as l’impression que c’est comme ça à Poudlard ? Que tout le monde part sur un pied d’égalité ?”
C’était le credo de l’école. Mais dans les faits, Ernest avait le sentiment que c’était un peu différent. Il y avait toujours un clivage entre les élèves né-sorciers et les autres. Du moins, c’est ce qu’il ressentait à Serpentard.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
La remarque d'Ernest fit sourire la jeune fille.
- "J'avoue que je suis d'accord avec toi ! Le métro, c'est super pratique ! J'aime bien l'idée de pouvoir me débrouiller pour tout sans magie... mais parfois le transplanage peut avoir ses avantages !"
A la maison, il n'était pas question de faire de la magie. N'importe qui du voisinage pouvait regarder par la fenêtre ou rentrer sans s'annoncer. Le quartier où habitait la jeune fille ressemblait à une belle communauté où tout le monde se connaissait et prenait des nouvelles. Un peu comme un village... et c'était sans compter sur la famille qui avait les clés de la maison. Elle ne savait jamais quand l'un de ses oncles, tantes, grands-parents ou cousins déboulerait dans la maison... Et puis, c'était tellement plus gratifiant de réaliser ses propres actions !
- "Donc finalement, tu n'as pas de difficulté à te cacher ? Tu scindes facilement les deux mondes ?"
Ca semblait facile dans une grande ville de pouvoir s'assumer sorcier. Pourtant, la jeune fille ne regrettait pas le moins du monde de devoir mettre de côté son côté sorcier. Sa mère ne s'était jamais sentie amputée d'une partie d'elle-même et Eileen, ne pratiquant pas la magie jusqu'à Poudlard, n'avait jamais senti de manque.
Pourtant, la relation qu'elle entretenait avec sa famille avait changé. Elle l'avait senti lors des vacances d'hiver. Elle s'était éloignée car ils n'avaient plus le même quotidien... mais était-ce vraiment à imputer à la magie ? N'était-ce pas plutôt le lot de toute personne qui s'éloigne de ses proches ?
Lorsqu'il l'interrogea sur Ybou, elle rit de bon coeur :
- "Ybou, c'est le prénom du hibou familial. On a cherché loin, n'est-ce pas ?!"
L'humour faisait partie de la famille O'Brien. Elle se souvenait encore que lorsqu'il avait fallu trouver un nom à l'oiseau les idées avaient fusées. In fine, c'était le plus simple qui avait été retenu. Le plus facile à retenir aussi...
Lorsque la conversation s'orienta vers les grands-parents sorciers du garçon, la Serdaigle ressentit une gêne. Elle ne voulait pas l'accentuer.
- "Je comprends... Les relations familiales, ce n'est jamais facile… C'est comme moi, j'ai du voir ma tante maternelle et son mari une ou deux fois. Quand on me demande combien j'ai d'oncles ou de tantes, je ne les compte jamais. Je les oublie tout simplement..."
Heureusement, elle avait pu rencontrer son cousin chez ses grands-parents maternels. Elle ne l'avait pas croisé souvent mais les vacances avaient permis de créer du lien, et c'était déjà beaucoup dans le contexte familial.
- "Je parle très mal le gaélique... Je baragouine plus que je ne le parle mais je le comprends ! La langue n'est pas l'élément de la culture irlandaise que je maitrise le plus !"
Après tout, elle n'y pouvait rien si elle n'était pas bonne avec l'apprentissage des langues. Il fallait toujours qu'elle mélange le vocabulaire et dès lors qu'elle ne pratiquait plus pendant un certain temps, elle finissait par oublier. Elle ne s'encombrait pas de superflu !
A la remarque d'Ernest sur Poudlard, elle comprit que lui-même n'avait pas été accueilli avec tolérance dans l'école. Elle s'en désola.
- "Je pense qu'il y a le principe qui veut qu'on soit tous égaux. Je trouve l'idée belle. Pourtant, c'est vrai que ce n'est pas une réalité. A Serdaigle, je ne ressens pas de discrimination mais je pense que globalement ca se ressent dans l'éducation de ceux qui nous entourent."
Elle réfléchit et chercha à expliquer :
- "On est censé tous arriver à Poudlard en n'ayant jamais pratiqué la magie. Sauf que certains avaient des balais pour enfant, que certains ont déjà une culture sorcière... Par exemple, je ne me suis jamais intéressée au Quidditch... je préfère largement les sports moldus... Rien que cela nous met en décalage. Je trouve aussi étonnant qu'il y ait un cours d'études des moldus... comme s'ils étaient une espèce à part qu'il fallait comprendre... et pourtant, je trouve ce cours intéressant et ne comprend pas pourquoi il n'intervient pas de façon obligatoire dans la scolarité dès la première année..."
Eileen n'était pas naïve. Poudlard n'était pas un monde tout rose où tout le monde s'acceptait. Même si les professeurs tâchaient de faire de leur mieux. Pour autant, elle ne s'était jamais sentie différente que ce soit en cours ou avec ses camarades, quelqu'ils soient. Elle n'avait peut-être pas encore rencontré de personnes foncièrement attachées au statut du sang... et c'était tant mieux !
- "Tu as eu des difficultés avec certaines personnes à Poudlard à cause de ton statut de sang ?"
La jeune fille ressentit une fêlure chez le jeune garçon. Elle voulait tenter de le soulager du poids qu'il portait. Elle sentait qu'il pouvait déployer ses ailes si seulement il se faisait plus confiance.
- "J'avoue que je suis d'accord avec toi ! Le métro, c'est super pratique ! J'aime bien l'idée de pouvoir me débrouiller pour tout sans magie... mais parfois le transplanage peut avoir ses avantages !"
A la maison, il n'était pas question de faire de la magie. N'importe qui du voisinage pouvait regarder par la fenêtre ou rentrer sans s'annoncer. Le quartier où habitait la jeune fille ressemblait à une belle communauté où tout le monde se connaissait et prenait des nouvelles. Un peu comme un village... et c'était sans compter sur la famille qui avait les clés de la maison. Elle ne savait jamais quand l'un de ses oncles, tantes, grands-parents ou cousins déboulerait dans la maison... Et puis, c'était tellement plus gratifiant de réaliser ses propres actions !
- "Donc finalement, tu n'as pas de difficulté à te cacher ? Tu scindes facilement les deux mondes ?"
Ca semblait facile dans une grande ville de pouvoir s'assumer sorcier. Pourtant, la jeune fille ne regrettait pas le moins du monde de devoir mettre de côté son côté sorcier. Sa mère ne s'était jamais sentie amputée d'une partie d'elle-même et Eileen, ne pratiquant pas la magie jusqu'à Poudlard, n'avait jamais senti de manque.
Pourtant, la relation qu'elle entretenait avec sa famille avait changé. Elle l'avait senti lors des vacances d'hiver. Elle s'était éloignée car ils n'avaient plus le même quotidien... mais était-ce vraiment à imputer à la magie ? N'était-ce pas plutôt le lot de toute personne qui s'éloigne de ses proches ?
Lorsqu'il l'interrogea sur Ybou, elle rit de bon coeur :
- "Ybou, c'est le prénom du hibou familial. On a cherché loin, n'est-ce pas ?!"
L'humour faisait partie de la famille O'Brien. Elle se souvenait encore que lorsqu'il avait fallu trouver un nom à l'oiseau les idées avaient fusées. In fine, c'était le plus simple qui avait été retenu. Le plus facile à retenir aussi...
Lorsque la conversation s'orienta vers les grands-parents sorciers du garçon, la Serdaigle ressentit une gêne. Elle ne voulait pas l'accentuer.
- "Je comprends... Les relations familiales, ce n'est jamais facile… C'est comme moi, j'ai du voir ma tante maternelle et son mari une ou deux fois. Quand on me demande combien j'ai d'oncles ou de tantes, je ne les compte jamais. Je les oublie tout simplement..."
Heureusement, elle avait pu rencontrer son cousin chez ses grands-parents maternels. Elle ne l'avait pas croisé souvent mais les vacances avaient permis de créer du lien, et c'était déjà beaucoup dans le contexte familial.
- "Je parle très mal le gaélique... Je baragouine plus que je ne le parle mais je le comprends ! La langue n'est pas l'élément de la culture irlandaise que je maitrise le plus !"
Après tout, elle n'y pouvait rien si elle n'était pas bonne avec l'apprentissage des langues. Il fallait toujours qu'elle mélange le vocabulaire et dès lors qu'elle ne pratiquait plus pendant un certain temps, elle finissait par oublier. Elle ne s'encombrait pas de superflu !
A la remarque d'Ernest sur Poudlard, elle comprit que lui-même n'avait pas été accueilli avec tolérance dans l'école. Elle s'en désola.
- "Je pense qu'il y a le principe qui veut qu'on soit tous égaux. Je trouve l'idée belle. Pourtant, c'est vrai que ce n'est pas une réalité. A Serdaigle, je ne ressens pas de discrimination mais je pense que globalement ca se ressent dans l'éducation de ceux qui nous entourent."
Elle réfléchit et chercha à expliquer :
- "On est censé tous arriver à Poudlard en n'ayant jamais pratiqué la magie. Sauf que certains avaient des balais pour enfant, que certains ont déjà une culture sorcière... Par exemple, je ne me suis jamais intéressée au Quidditch... je préfère largement les sports moldus... Rien que cela nous met en décalage. Je trouve aussi étonnant qu'il y ait un cours d'études des moldus... comme s'ils étaient une espèce à part qu'il fallait comprendre... et pourtant, je trouve ce cours intéressant et ne comprend pas pourquoi il n'intervient pas de façon obligatoire dans la scolarité dès la première année..."
Eileen n'était pas naïve. Poudlard n'était pas un monde tout rose où tout le monde s'acceptait. Même si les professeurs tâchaient de faire de leur mieux. Pour autant, elle ne s'était jamais sentie différente que ce soit en cours ou avec ses camarades, quelqu'ils soient. Elle n'avait peut-être pas encore rencontré de personnes foncièrement attachées au statut du sang... et c'était tant mieux !
- "Tu as eu des difficultés avec certaines personnes à Poudlard à cause de ton statut de sang ?"
La jeune fille ressentit une fêlure chez le jeune garçon. Elle voulait tenter de le soulager du poids qu'il portait. Elle sentait qu'il pouvait déployer ses ailes si seulement il se faisait plus confiance.
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Eileen semblait avoir le même avis que sa mère. Mais quand même la magie, c’était bien pratique. Il en rêvait depuis qu’il était tout gamin. Il s’imaginait qu’à Poudlard, il serait pareil que les autres. Qu’il n’aurait rien à cacher et que les choses deviendraient nettement plus simples. C’était le cas, dans un sens. Et il pouvait lancer autant de sortilèges qu’il voulait. Enfin, autant qu’il en avait appris et que son corps le lui permettait. Pas assez à son goût. À la maison, il y avait toujours un peu de magie mais c’était surtout dans les livres qu’Ernest avait tiré une grande partie de ce qu’il savait. D’abord dans les histoires pour enfants sorciers, et puis dans des livres plus spécifiques. Il adorait se rendre au Chemin de Traverse et traîner entre les étagères de chez Fleury et Bott.
“J’ai pas encore le droit de le prendre seul… le métro… mes mères elles trouvent pas ça trop sûr… mais maintenant que je connais quelques sortilèges, peut-être qu’elle me laisseront… ou peut-être pas en fait…”
Parce qu’il y avait le Secret Magique et que les sorciers n’étaient pas censés se servir de leur magie dans le métro. Ça valait bien la peine… Ernest était en train de réaliser que ses possibilités pour s’exercer une fois chez lui seraient tout de même très limitées.
“Bin disons… à force on sait… quels endroits sont plutôt sorciers ou moldus… j’imagine qu’on prend le pli… après des fois, bin… il y a des trucs qui t'échappent… ça m’est déjà arrivé à l’école… et… enfin… les autres après, ils commencent à te regarder bizarrement… ils pensent que tu mens ou alors juste que tu les ignorent… alors que non…”
Il y avait bien les récits qu’on s’inventait pour justifier le travail d’un parent ou certains déplacements. Mais à force de broder, il lui était arrivé de se perdre dans ses propres histoires.
Ernest esquissa un sourire timide lorsque la rouquine précisa que Ybou était en fait le nom de leur hibou. Il fallait oser. Le hibou de sa mère portait tout l’héritage de sa famille. Grand duc africain d’un noir de jaie, le port altier et des grands yeux oranges vifs. Ernest avait toujours l’impression que la créature le regardait de haut. Ce qui était souvent le cas d’ailleurs, Herbert se perchait toujours à un niveau supérieur que le petit garçon. Mais le brun l’appréciait bien quand même.
“Notre hibou, il s’appelle Herbert. C’est pas aussi marrant que Ybou… Et puis il est super sérieux… Il a l’air encore plus revêche depuis que ma mère lui fait faire des allers-retours incessants entre ici et Londres…”
Sa mère lui écrivait presque tous les jours et il soupçonnait le hibou de faire parfois un crochet par la volière avant de lui remettre son courrier. De peur qu’Ernest ne réponde trop vite. Ce qui n’arrivait pourtant jamais. C’était généralement le hibou qui venait le harceler pour qu’il se décide enfin à répondre à ses mamans.
L’adolescent grimaça alors que le sujet de la famille fut abordé de manière plus spécifique.
“Je comprends pas trop… qu’on puisse décider de plus voir sa famille sous prétexte qu’elle fréquente des moldus… C’est pas comme si on avait fait quelque chose de mal..”
C’était douloureux pour lui, blessant pour sa mère moldue aussi. Encore plus pour sa mère sorcière. C’est ce dont il avait l’impression en tout cas. Qu’elle avait sacrifié toute une partie de sa vie pour sa femme. Et pour lui…
Le petit brun poussa un profond soupir avait de se frotter l’arrière de la tête nerveusement. Parler de culture différente, c’était un bon moyen de changer de sujet. Ernest connaissait un peu l’Irlande et ses coutumes mais il n’y était jamais allé.
“J’aimerais bien apprendre d’autres langues… mais genre… des magiques… comme le troll ou la langue des centaures…”
Ernest écouta Eileen avec attention. Elle avait raison, l’environnement dans lequel on grandissait avait nécessairement un impact sur la manière dont on appréhendait le monde magique. Le petit brun avait pensé un moment que Poudlard effacerait toutes ces différences mais il était un peu naïf. Il réfléchit un instant sur sa remarque concernant l’étude des moldus.
“C’est vrai que c’est bizarre… mais c’est peut-être pas plus mal que les né-sorciers apprennent à mieux comprendre le monde des moldus… Mais c’est vrai que le nom, bin… ça fait un peu tiquer… dans ma maison, j’ai pas vraiment l’impression qu’y a beaucoup de né-sorciers qui suivent ce cours… sinon ils seraient peut-être un peu plus… euh… moins… dans le jugement…”
Ernest n’avait probablement pas aligné autant de mots dans une conversation depuis qu’il était à Poudlard. Mais le sujet abordé avec Eileen le touchait peut-être un peu plus profondément que ce qu’il se l’était imaginé. Le regard un peu fuyant, l’adolescent se mordilla la lèvre en réfléchissant à sa réponse. Il avait eu à faire à une élève en particulier qui semblait prendre cette histoire de statut bien trop au sérieux. Mais globalement, il y avait tout de même quelque chose qui planait dans la maison verte et argent. Seulement c’était sa maison.
“Nan… enfin… pas vraiment… c’est pas… j’ai des difficultés avec tout le monde de toute manière…”
“J’ai pas encore le droit de le prendre seul… le métro… mes mères elles trouvent pas ça trop sûr… mais maintenant que je connais quelques sortilèges, peut-être qu’elle me laisseront… ou peut-être pas en fait…”
Parce qu’il y avait le Secret Magique et que les sorciers n’étaient pas censés se servir de leur magie dans le métro. Ça valait bien la peine… Ernest était en train de réaliser que ses possibilités pour s’exercer une fois chez lui seraient tout de même très limitées.
“Bin disons… à force on sait… quels endroits sont plutôt sorciers ou moldus… j’imagine qu’on prend le pli… après des fois, bin… il y a des trucs qui t'échappent… ça m’est déjà arrivé à l’école… et… enfin… les autres après, ils commencent à te regarder bizarrement… ils pensent que tu mens ou alors juste que tu les ignorent… alors que non…”
Il y avait bien les récits qu’on s’inventait pour justifier le travail d’un parent ou certains déplacements. Mais à force de broder, il lui était arrivé de se perdre dans ses propres histoires.
Ernest esquissa un sourire timide lorsque la rouquine précisa que Ybou était en fait le nom de leur hibou. Il fallait oser. Le hibou de sa mère portait tout l’héritage de sa famille. Grand duc africain d’un noir de jaie, le port altier et des grands yeux oranges vifs. Ernest avait toujours l’impression que la créature le regardait de haut. Ce qui était souvent le cas d’ailleurs, Herbert se perchait toujours à un niveau supérieur que le petit garçon. Mais le brun l’appréciait bien quand même.
“Notre hibou, il s’appelle Herbert. C’est pas aussi marrant que Ybou… Et puis il est super sérieux… Il a l’air encore plus revêche depuis que ma mère lui fait faire des allers-retours incessants entre ici et Londres…”
Sa mère lui écrivait presque tous les jours et il soupçonnait le hibou de faire parfois un crochet par la volière avant de lui remettre son courrier. De peur qu’Ernest ne réponde trop vite. Ce qui n’arrivait pourtant jamais. C’était généralement le hibou qui venait le harceler pour qu’il se décide enfin à répondre à ses mamans.
L’adolescent grimaça alors que le sujet de la famille fut abordé de manière plus spécifique.
“Je comprends pas trop… qu’on puisse décider de plus voir sa famille sous prétexte qu’elle fréquente des moldus… C’est pas comme si on avait fait quelque chose de mal..”
C’était douloureux pour lui, blessant pour sa mère moldue aussi. Encore plus pour sa mère sorcière. C’est ce dont il avait l’impression en tout cas. Qu’elle avait sacrifié toute une partie de sa vie pour sa femme. Et pour lui…
Le petit brun poussa un profond soupir avait de se frotter l’arrière de la tête nerveusement. Parler de culture différente, c’était un bon moyen de changer de sujet. Ernest connaissait un peu l’Irlande et ses coutumes mais il n’y était jamais allé.
“J’aimerais bien apprendre d’autres langues… mais genre… des magiques… comme le troll ou la langue des centaures…”
Ernest écouta Eileen avec attention. Elle avait raison, l’environnement dans lequel on grandissait avait nécessairement un impact sur la manière dont on appréhendait le monde magique. Le petit brun avait pensé un moment que Poudlard effacerait toutes ces différences mais il était un peu naïf. Il réfléchit un instant sur sa remarque concernant l’étude des moldus.
“C’est vrai que c’est bizarre… mais c’est peut-être pas plus mal que les né-sorciers apprennent à mieux comprendre le monde des moldus… Mais c’est vrai que le nom, bin… ça fait un peu tiquer… dans ma maison, j’ai pas vraiment l’impression qu’y a beaucoup de né-sorciers qui suivent ce cours… sinon ils seraient peut-être un peu plus… euh… moins… dans le jugement…”
Ernest n’avait probablement pas aligné autant de mots dans une conversation depuis qu’il était à Poudlard. Mais le sujet abordé avec Eileen le touchait peut-être un peu plus profondément que ce qu’il se l’était imaginé. Le regard un peu fuyant, l’adolescent se mordilla la lèvre en réfléchissant à sa réponse. Il avait eu à faire à une élève en particulier qui semblait prendre cette histoire de statut bien trop au sérieux. Mais globalement, il y avait tout de même quelque chose qui planait dans la maison verte et argent. Seulement c’était sa maison.
“Nan… enfin… pas vraiment… c’est pas… j’ai des difficultés avec tout le monde de toute manière…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
Eileen sentit qu'Ernest avait envie de prendre le métro seul et qu'il n'en avait pas le droit. Pouvoir utiliser un moyen de transport seule représentait pour la jeune fille une liberté nouvelle qu'elle découvrait avec le balai. Pourtant, elle ne se sentait pas prête à se déplacer seule dans Londres... peut-être parce que ce n'était pas sa ville. Elle admirait l'envie d'émancipation du Serpentard.
- "J'espère que ton vœu de pouvoir te déplacer seul se réalisera bientôt !"
La rouquine comprenait les difficultés que l'adolescent pouvait avoir à scinder les deux mondes. Lorsqu'on est constamment en train de naviguer entre l'un et l'autre, ca ne doit pas être évident à gérer. C'est pour cette raison que pendant les vacances d'hiver, elle avait pris le parti de redevenir celle qu'elle était avant, une jeune élève qui ne connaissait pas la magie. Bien sûr, elle n'avait pas le droit d'en faire en dehors de l'école et puis, elle se demandait quand elle aurait pu pratiquer, au regard de la folie qu'avaient été ces journées en famille.
- "Le mensonge est quelque chose de terrible. Quand tu sors un mensonge et que quelqu'un y croit, il faut alors un autre mensonge pour te couvrir et ainsi de suite, jusqu'à perdre soi-même le fil ! C'est pour ca que je ne mens pas et que je détourne seulement la vérité en la collant de près. Par exemple, si je suis allée à Poudlard, c'est pour étudier la botanique. C'est la version officielle auprès de ma famille moldue... Ce n'est pas un mensonge puisque c'est au programme mais ce n'est qu'une partie de la vérité !"
Etonnament, beaucoup de hiboux autour d'elles semblaient hautains. Elle se souvenait encore du hibou de la grand-mère de Mei, une de ses camarades de classe, qui l'été précédent l'avait regardé de haut comme si elle n'était pas digne qu'il lui livre son courrier. Elle se souvenait d'avoir entendu Mei se plaindre de subir le même sort... Seule sa grand-mère parvenait à gérer le volatile.
Elle n'avait jamais eu de problème avec Ybou qui se montrait toujours très amical avec tout le monde et d'ailleurs s'était fait un plaisir de permettre aux deux jeunes filles de s'écrire tout l'été.
- "De notre côté, on s'est organisé : Ybou passe tous les samedis matins. Je le retrouve à la volière vers 10h30 et on fait un échange de caresses et courriers ! Comme ça, il ne voyage pas trop entre la maison et ici..."
Le fait que des personnes soient exclues à cause de leur sang posait un réel problème de compréhension à l'irlandaise. C'est pour cette raison qu'elle avait décidé de ne pas essayé de concevoir ce qui poussait des gens, des familles à des comportements si extrêmes. Pour elle, la peur de l'inconnu pouvait être une raison mais elle était encore trop jeune pour assimiler tous les méandres d'un raisonnement discriminant. Comme ce n'était pas à sa portée, elle avait décidé de ne pas se laisser impacter.
- "Je ne peux rien faire contre ce que pense les gens, mais je peux agir sur la façon dont je me vois et je vois les autres. J'ai donc décidé de ne pas les considérer et de ne pas m'embêter avec eux. Ils ne veulent pas entendre parler de moi, je leur rends la pareille ! Ils ne peuvent pas m'atteindre si je ne leur en laisse pas l'occasion ! Comme dit mon cousin "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe". Peu importe ce qu'ils pensent, je suis heureuse et fière d'être qui je suis et que ma famille soit ce qu'elle est."
Heureusement, ses parents avaient éduqué la jeune fille dans l'acceptation des autres et la tolérance mais aussi dans l'acceptation de soi. La liberté des autres s’arrêtait où commençait la sienne et elle ne laisserait à personne le droit de l'atteindre pour la dévaloriser !
- "Autant les langues moldues ne m'attirent pas vraiment, autant, c'est vrai, les langues sorcières ont l'air très intéressantes... comme les runes par exemple ! Tu aimerais faire des études ou un métier en lien avec les langues étrangères ?"
Une fois de plus Ernest exprimait ce que la jeune fille pensait. Elle ne savait pas comment expliquer ni même exprimer cette forme de jugement qui pointait chez quelques nés-sorciers. Elle n'avait pas eu de problème à ce sujet à l'école mais sentait que ce n'était pas une norme...
A l'attitude de son interlocuteur, Eileen tenta de l'apaiser :
- "Tout le monde ? Mais non, regarde... Ca se passe bien avec moi ! " lâcha-t-elle avec un sourire et un clin d'œil.
Elle se demandait comme elle pouvait l'aider. Certes, il ne l'avait pas demandé, mais il lui était très sympathique et elle n'aimait pas sentir la souffrance chez ses condisciples :
- "Pourquoi dis-tu que tu as des difficultés avec tout le monde ? De quelles difficultés parles-tu ? A qui penses-tu quand tu dis "tout le monde" ? "
Parfois, discuter de choses, que ce soit avec quelqu'un avec qui on se sentait en confiance ou même un parfait inconnu, ca pouvait résoudre des problèmes qu'on ne parvenait à solutionner seul... Eileen espérait que le point de vue négatif du jeune garçon sur lui-même pouvait être un problème de ce type...
- "J'espère que ton vœu de pouvoir te déplacer seul se réalisera bientôt !"
La rouquine comprenait les difficultés que l'adolescent pouvait avoir à scinder les deux mondes. Lorsqu'on est constamment en train de naviguer entre l'un et l'autre, ca ne doit pas être évident à gérer. C'est pour cette raison que pendant les vacances d'hiver, elle avait pris le parti de redevenir celle qu'elle était avant, une jeune élève qui ne connaissait pas la magie. Bien sûr, elle n'avait pas le droit d'en faire en dehors de l'école et puis, elle se demandait quand elle aurait pu pratiquer, au regard de la folie qu'avaient été ces journées en famille.
- "Le mensonge est quelque chose de terrible. Quand tu sors un mensonge et que quelqu'un y croit, il faut alors un autre mensonge pour te couvrir et ainsi de suite, jusqu'à perdre soi-même le fil ! C'est pour ca que je ne mens pas et que je détourne seulement la vérité en la collant de près. Par exemple, si je suis allée à Poudlard, c'est pour étudier la botanique. C'est la version officielle auprès de ma famille moldue... Ce n'est pas un mensonge puisque c'est au programme mais ce n'est qu'une partie de la vérité !"
Etonnament, beaucoup de hiboux autour d'elles semblaient hautains. Elle se souvenait encore du hibou de la grand-mère de Mei, une de ses camarades de classe, qui l'été précédent l'avait regardé de haut comme si elle n'était pas digne qu'il lui livre son courrier. Elle se souvenait d'avoir entendu Mei se plaindre de subir le même sort... Seule sa grand-mère parvenait à gérer le volatile.
Elle n'avait jamais eu de problème avec Ybou qui se montrait toujours très amical avec tout le monde et d'ailleurs s'était fait un plaisir de permettre aux deux jeunes filles de s'écrire tout l'été.
- "De notre côté, on s'est organisé : Ybou passe tous les samedis matins. Je le retrouve à la volière vers 10h30 et on fait un échange de caresses et courriers ! Comme ça, il ne voyage pas trop entre la maison et ici..."
Le fait que des personnes soient exclues à cause de leur sang posait un réel problème de compréhension à l'irlandaise. C'est pour cette raison qu'elle avait décidé de ne pas essayé de concevoir ce qui poussait des gens, des familles à des comportements si extrêmes. Pour elle, la peur de l'inconnu pouvait être une raison mais elle était encore trop jeune pour assimiler tous les méandres d'un raisonnement discriminant. Comme ce n'était pas à sa portée, elle avait décidé de ne pas se laisser impacter.
- "Je ne peux rien faire contre ce que pense les gens, mais je peux agir sur la façon dont je me vois et je vois les autres. J'ai donc décidé de ne pas les considérer et de ne pas m'embêter avec eux. Ils ne veulent pas entendre parler de moi, je leur rends la pareille ! Ils ne peuvent pas m'atteindre si je ne leur en laisse pas l'occasion ! Comme dit mon cousin "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe". Peu importe ce qu'ils pensent, je suis heureuse et fière d'être qui je suis et que ma famille soit ce qu'elle est."
Heureusement, ses parents avaient éduqué la jeune fille dans l'acceptation des autres et la tolérance mais aussi dans l'acceptation de soi. La liberté des autres s’arrêtait où commençait la sienne et elle ne laisserait à personne le droit de l'atteindre pour la dévaloriser !
- "Autant les langues moldues ne m'attirent pas vraiment, autant, c'est vrai, les langues sorcières ont l'air très intéressantes... comme les runes par exemple ! Tu aimerais faire des études ou un métier en lien avec les langues étrangères ?"
Une fois de plus Ernest exprimait ce que la jeune fille pensait. Elle ne savait pas comment expliquer ni même exprimer cette forme de jugement qui pointait chez quelques nés-sorciers. Elle n'avait pas eu de problème à ce sujet à l'école mais sentait que ce n'était pas une norme...
A l'attitude de son interlocuteur, Eileen tenta de l'apaiser :
- "Tout le monde ? Mais non, regarde... Ca se passe bien avec moi ! " lâcha-t-elle avec un sourire et un clin d'œil.
Elle se demandait comme elle pouvait l'aider. Certes, il ne l'avait pas demandé, mais il lui était très sympathique et elle n'aimait pas sentir la souffrance chez ses condisciples :
- "Pourquoi dis-tu que tu as des difficultés avec tout le monde ? De quelles difficultés parles-tu ? A qui penses-tu quand tu dis "tout le monde" ? "
Parfois, discuter de choses, que ce soit avec quelqu'un avec qui on se sentait en confiance ou même un parfait inconnu, ca pouvait résoudre des problèmes qu'on ne parvenait à solutionner seul... Eileen espérait que le point de vue négatif du jeune garçon sur lui-même pouvait être un problème de ce type...
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest n’était pas bien courageux ce qui ne l’empêchait pas de rêver d’aventures fantastiques. Mais après tout, il n’avait que douze ans. Il s’imaginait crapahuter dans les rues de Londres, moldues et sorcières à la découverte de sa ville. Même si en réalité, il aurait probablement trop peur d’y aller seul. Il adressa un sourire discret à Eileen, légèrement étonné de sa bienveillance.
“J’demanderais à mes mères, on verra bien…”
Eileen avait une facilité déconcertante de mettre des mots sur les sentiments qu’éprouvait l’adolescent. Ses exemples étaient pertinents et il était de plus en plus curieux de savoir de quelle manière elle se débrouillait pour vaquer d’un monde à l’autre. Pour s’en sortir avec ce mode de vie.
“L’avantage de pas avoir beaucoup de famille, c’est que j’ai pas eu besoin de mentir quand je suis parti à Poudlard… À l’école, j’ai juste dit que je changeais de collège… c’est pas si exceptionnel comme situation.”
Le hibou de la famille Stevens ressemblait un peu à sa mère sorcière. Sa posture était fière et il dégageait un air assuré. Il se tenait toujours droit, la tête haute et ses grands yeux oranges vous fixaient d’un air grave. Son regard était franc et perçant et traduisait une grande confiance en lui. Exactement comme Elianor. Elle était élégante et distinguée, sa mère. Son port altier exprimait une certaine forme d’indépendance et de maîtrise de soi. Comme si elle avait la conviction profonde de pouvoir affronter n’importe quelle situation avec aplomb et détermination. Tout le contraire d’Ernest en somme. À part peut-être pour la détermination.
“Ma mère, je pense qu’elle m’enverrait des hiboux tous les jours si elle pouvait… Mais Herbert, j’crois qu’il se planque parfois dans la volière ici. C’est un peu plus calme qu’à Londre et y a plus de place pour voler. J’me d’mande s’il va parfois chasser dans la Forêt Interdite…”
Il parlait bien entendu de Lucy, sa maman moldue. Les paroles d’Eileen étaient bien sage pour une gamine d’une douzaine d’années. Ernest entendait ce qu’elle disait et il n’était pas en désaccord avec ses propos. Il aurait aimé faire preuve d’autant de maturité que la demoiselle. Mais il sentait toujours ce manque au fond de lui. Ce besoin de reconnaissance. Il n’avait pourtant jamais manqué d’amour. Au contraire, le petit brun avait été couvé par ses mères. Trop longtemps, peut-être.
“T’as raison, ouai…”
Il n’était pas particulièrement convaincu lui-même. Mais il était incapable d’expliquer pourquoi il ressentait ce besoin. Et le fait de voir Eileen aussi assurée et confiante le rendait légèrement envieux. Lui n’arrivait pas à accepter la situation aussi facilement. Ce qui était d’autant plus paradoxale c’est qu’il ne s’était jamais vraiment préoccupé de ses grands-parents avant leur rencontre quelques mois auparavant.
“Euh… Je sais pas trop… Mais j’me dis que ça doit être vachement cool de pouvoir discuter avec un troll si j’en croisais un… ou alors avec le peuple de l’eau qui vit dans le Lac Noir… Toi, tu sais déjà ce que tu veux faire plus tard ?”
Ce n’était pas la première fois qu’Ernest abordait ce sujet. Il avait déjà commencé à s’informer sur les différentes filières mais tout ça, ça semblait plutôt compliqué. Il n’avait strictement aucune idée de ce qu’il voulait faire plus tard. Ça faisait seulement quelques mois qu’il était à Poudlard et il y avait déjà tellement de choses à apprendre, à découvrir. Tellement de nouvelles questions auxquelles il n’avait pas de réponses.
Ernest rougit légèrement à la remarque d’Eileen et un sourire timide vint fendre le coin de ses lèvres. C’est vrai qu’avec elle, c’était étrangement facile. Il se frotta l’arrière de la tête un peu gêné.
“Je… euhm… c’est que…”
Chassez le naturel et il revenait au galop.
“C’est que… enfin… j’suis pas très à l’aise avec… les gens… enfin pas toi, hein… j’veux dire… c’est… pas… toujours aussi… simple…”
Pourtant, la conversation qu’il était en train d’avoir avec la jeune Serdaigle n’avait rien de simple. Elle touchait à des sujets qui lui tenaient à cœur. Plus qu’il ne l’aurait cru.
“J’demanderais à mes mères, on verra bien…”
Eileen avait une facilité déconcertante de mettre des mots sur les sentiments qu’éprouvait l’adolescent. Ses exemples étaient pertinents et il était de plus en plus curieux de savoir de quelle manière elle se débrouillait pour vaquer d’un monde à l’autre. Pour s’en sortir avec ce mode de vie.
“L’avantage de pas avoir beaucoup de famille, c’est que j’ai pas eu besoin de mentir quand je suis parti à Poudlard… À l’école, j’ai juste dit que je changeais de collège… c’est pas si exceptionnel comme situation.”
Le hibou de la famille Stevens ressemblait un peu à sa mère sorcière. Sa posture était fière et il dégageait un air assuré. Il se tenait toujours droit, la tête haute et ses grands yeux oranges vous fixaient d’un air grave. Son regard était franc et perçant et traduisait une grande confiance en lui. Exactement comme Elianor. Elle était élégante et distinguée, sa mère. Son port altier exprimait une certaine forme d’indépendance et de maîtrise de soi. Comme si elle avait la conviction profonde de pouvoir affronter n’importe quelle situation avec aplomb et détermination. Tout le contraire d’Ernest en somme. À part peut-être pour la détermination.
“Ma mère, je pense qu’elle m’enverrait des hiboux tous les jours si elle pouvait… Mais Herbert, j’crois qu’il se planque parfois dans la volière ici. C’est un peu plus calme qu’à Londre et y a plus de place pour voler. J’me d’mande s’il va parfois chasser dans la Forêt Interdite…”
Il parlait bien entendu de Lucy, sa maman moldue. Les paroles d’Eileen étaient bien sage pour une gamine d’une douzaine d’années. Ernest entendait ce qu’elle disait et il n’était pas en désaccord avec ses propos. Il aurait aimé faire preuve d’autant de maturité que la demoiselle. Mais il sentait toujours ce manque au fond de lui. Ce besoin de reconnaissance. Il n’avait pourtant jamais manqué d’amour. Au contraire, le petit brun avait été couvé par ses mères. Trop longtemps, peut-être.
“T’as raison, ouai…”
Il n’était pas particulièrement convaincu lui-même. Mais il était incapable d’expliquer pourquoi il ressentait ce besoin. Et le fait de voir Eileen aussi assurée et confiante le rendait légèrement envieux. Lui n’arrivait pas à accepter la situation aussi facilement. Ce qui était d’autant plus paradoxale c’est qu’il ne s’était jamais vraiment préoccupé de ses grands-parents avant leur rencontre quelques mois auparavant.
“Euh… Je sais pas trop… Mais j’me dis que ça doit être vachement cool de pouvoir discuter avec un troll si j’en croisais un… ou alors avec le peuple de l’eau qui vit dans le Lac Noir… Toi, tu sais déjà ce que tu veux faire plus tard ?”
Ce n’était pas la première fois qu’Ernest abordait ce sujet. Il avait déjà commencé à s’informer sur les différentes filières mais tout ça, ça semblait plutôt compliqué. Il n’avait strictement aucune idée de ce qu’il voulait faire plus tard. Ça faisait seulement quelques mois qu’il était à Poudlard et il y avait déjà tellement de choses à apprendre, à découvrir. Tellement de nouvelles questions auxquelles il n’avait pas de réponses.
Ernest rougit légèrement à la remarque d’Eileen et un sourire timide vint fendre le coin de ses lèvres. C’est vrai qu’avec elle, c’était étrangement facile. Il se frotta l’arrière de la tête un peu gêné.
“Je… euhm… c’est que…”
Chassez le naturel et il revenait au galop.
“C’est que… enfin… j’suis pas très à l’aise avec… les gens… enfin pas toi, hein… j’veux dire… c’est… pas… toujours aussi… simple…”
Pourtant, la conversation qu’il était en train d’avoir avec la jeune Serdaigle n’avait rien de simple. Elle touchait à des sujets qui lui tenaient à cœur. Plus qu’il ne l’aurait cru.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Être un sang-mêlé à Poudlard
Eileen était quelque part envieuse de ce qu'Ernest n'avait pas à se cacher vis-à-vis de sa famille sur ce qu'il faisait aujourd'hui. C'était une douleur pour la jeune fille de ne pas pouvoir être absolument franche avec ses proches. Elle s'en voulait un peu mais ne pouvait raisonnablement pas faire autrement. Au moins, elle était soutenue par ses parents, et dans une moindre mesure par ses grands-parents maternels desquels elle se sentait étrangement plus proche depuis qu'elle avait rejoint Poudlard...
- "C'est vrai que ce n'est pas exceptionnel de changer de collège... Ma difficulté est que ma famille est très proche de nous et qu'ils ne comprennent pas pourquoi j'ai souhaité quitté l'Irlande..."
Ce sujet restait difficile pour l'adolescente. Elle s'était toujours sentie comme faisant partie d'un tout avec sa famille O'Brien. S'en éloigner et de leur mentir rompaient quelque chose de précieux aux yeux de la jeune fille, plus qu'elle ne voulait l'exprimer. Cette conversation avec Ernest lui permettait de verbaliser ce ressenti qu'elle avait enfoui profondément en elle. Pour cela, elle l'en remerciait secrètement.
Il n'avait jamais été facile pour l'irlandaise de montrer ses peurs. Ses parents l'avaient beaucoup accompagné à travers du développement personnel ce qui lui donnait une certaine maturité sur de nombreux sujets. Mais elle restait une petite fille qui avait des sensibilités sur certains autres...
Lorsque le jeune garçon lui parla de la forêt interdite, elle tressaillit à la simple idée qu'Ybou puisse s'y perdre. Elle aimait tellement l'oiseau qu'elle n'avait jamais pensé qu'il pourrait faire des choses dangereuses. Elle tenta de se rassurer :
- "Je pense qu'Ybou n'est pas du genre à se perdre dans la forêt interdite. Il est plutôt du genre sociable. Il semble toujours en grande conversation quand je le rejoins à la volière... Et il est toujours très ouvert sur les voyages que l'on peut lui faire faire. Je pense qu'il adore ça !"
Elle s'était exprimée avec l'enthousiasme qui la caractérisait, tentant de cacher cette crainte irrationnelle de perdre l'ami à plumes de son enfance. Oh elle avait d'autres animaux à la maison, des chats, un chien... mais étrangement, c'est toujours avec Ybou qu'elle avait eu un rapport particulier... comme si elle-même mourrait d'envie de déployer ses ailes. Il est vrai qu'elle avait toujours aimé voyager avec sa famille et que de ce fait, le volatile les suivait partout... Il avait vécu plus d'aventures avec eux que les animaux à quatre pattes du foyer O'Brien... Eileen n'aimait pas faire de préférence, mais elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier un peu plus que les autres bêtes de la maison son fidèle Ybou, et cela d'autant plus que depuis qu'elle était à Poudlard, il était son seul lien avec la maison...
La rouquine n'avait probablement pas autant souffert par son entourage qu'Ernest. C'était sûrement aussi pour cette raison qu'elle avait plus de facilité à se détacher de ceux qui pouvaient lui faire du mal. Elle ne les connaissait pas vraiment, ils n'étaient pas parmi ses proches. Elle tenta de faire valoir ses arguments au Serpentard pour l'aider à voir ce qu'elle appréhendait presque naturellement :
- "Je ne dis pas que c'est facile de se détacher de ce que les autres disent. Je pense que plus tu as confiance en toi, plus les autres auront du mal à te toucher. Et plus ces autres sont des gens qui ne te sont pas proches, moins ils pourront te faire souffrir..."
Après un temps de réflexion, elle poursuivit :
- "Ca a l'air de grandes phrases je sais... Mais j'en ai eu l'expérience. Je m'étais attachée à une camarade de classe et elle m'a dévalorisé au point de me faire du mal et de me faire remettre en question ce que je pensais être. J'ai eu du mal à remonter la pente. Je l'ai fait parce que j'étais accompagnée avec ma famille, par ma meilleure amie... avec des gens qui croyaient en moi et qui m'ont permis d'avoir confiance en mes capacités..."
Elle était un peu gênée d'évoquer un moment trouble de son passé qui ne lui laissait pas vraiment de bons souvenirs. Pour autant, elle sentait que cette expérience partagée pouvait apporter à son interlocuteur. Elle la lui offrait de bon cœur.
Les langues étrangères... C'était quelque chose qui donnait du mal à Eileen. La rouquine trouvait cela génial de pouvoir converser avec tous les êtres qu'elle pourrait croiser... d'autant plus qu'elle était une fan de voyages... mais elle avait du mal à retenir déjà quelques langues proches d'elle, elle se doutait que ca ne serait pas évident pour elle d'en apprendre de nouvelles...
- "J'avoue que se faire comprendre de tous ceux que l'on rencontre doit être super ! J'adorerai aller au Japon... et je ne crois pas que là-bas, ils soient très bons en anglais... Il va me falloir apprendre un peu de vocabulaire nippon !" rigola-t-elle pour masquer son embarras.
A la remarque d'Ernest sur le métier futur à avoir, elle fut confuse. Elle n'avait pas de grande passion qui l'amenait naturellement vers un souhait de métier. Bien sûr, elle avait toujours été proche des animaux mais cela pouvait-il vraiment l'amener à en faire un travail au quotidien ? Elle ne savait pas vraiment quoi faire plus tard.
Elle s'était renseignée sur les filières qu'il faudrait choisir en troisième année. Pour le moment, elle ne réfléchissait pas en activité rémunérée qu'elle pourrait faire plus tard, mais plutôt en matière qu'elle appréciait. Ce serait sûrement comme cela qu'elle choisirait sa filière... Pour la suite, elle aviserait plus tard...
- "Et bien... J'apprécie les matières qui font manipuler la baguette comme les sortilèges et la métamorphose. J'adore l'histoire. J'ai un peu de mal à apprécier les potions ... J'aimerai vraiment suivre le cours de soins aux créatures magiques et je suis curieuse de suivre le cours d'études des moldus pour voir comment ils sont vus par les sorciers... A part ça, je n'ai pas vraiment d'idée de profession..."
D'habitude, quand on lui parlait d'un métier pour plus tard, la jeune fille avait tendance à se renfermer. Les gens qui l'évoquaient avaient souvent une passion qui les conduisaient sur un chemin tout tracé. Quelque part, la rouquine les jalousait. Elle aurait tant aimé savoir quelle serait sa voie sans avoir besoin de chercher...
- "Je crois que je vais suivre la filière "Pratique et ouverture" et en option, je prendrai les cours d'histoire de la magie et probablement plus de soins aux créatures magiques... J'aimerai bien voir ce que donnent les runes..."
Eileen ne s'était jamais autant épanchée sur son avenir avec quelqu'un, à croire que le contact avec Ernest était si facile pour elle qu'elle ne pouvait rien y faire... Elle se sentait bien en sa compagnie et le fait d'avoir fait remarquer la réciproque au garçonnet le gênait. Elle s'en voulait infiniment... Parfois, il n'était pas nécessaire de mettre des mots sur des ressentis... Elle ne voulait pas qu'il se soit le seul à se sentir en difficulté, elle était prête à lui montrer qu'elle avait aussi des faiblesses.
- "Je suis désolée si j'ai été trop franche... C'est juste que j'apprécie aussi ta compagnie" avoua-t-elle rougissante.
Il était vrai que la plupart des gens avait du mal à échanger avec autrui. Pour la jeune fille, ca ne s'était jamais posé en ces termes. Elle trouvait généralement toujours un sujet de conversation, même si ce dernier n'était pas forcément profond. Elle partagea le slogan que sa mère lui avait répété après sa relation difficile avec sa camarade :
- ""Tu peux ne pas apprécier tout le monde mais chacun abrite en lui une pépite qu'il ne tient qu'à toi de découvrir" Je me répète souvent cette phrase de Maman. Au fond, chacun a au moins un élément que l'on peut apprécier. Il suffit de s'attacher à cet élément pour garder des rapports cordiaux avec autrui."
Ne voulant pas qu'il se méprenne, elle ajouta maladroitement avec un grand sourire franc :
- "Je ne parle pas de toi, je trouve que tu es une pépite à toi tout seul..."
Après avoir fini sa phrase, elle se rendit compte de ce que cela pouvait impliquer comme interprétation. Elle sentit le rouge monter à ses joues. Contrite, elle n'osa plus le regarder pendant un court instant. Pourtant, bien vite elle releva les yeux pour croiser son regard. Elle ne voulait pas revenir sur ce qu'elle avait dit car elle le pensait véritablement. Mais elle était encore trop jeune pour penser à une relation amoureuse. Elle ne voyait en Ernest qu'un être sensible avec qui elle appréciait converser et qui pourrait être un merveilleux ami pour elle.
- "C'est vrai que ce n'est pas exceptionnel de changer de collège... Ma difficulté est que ma famille est très proche de nous et qu'ils ne comprennent pas pourquoi j'ai souhaité quitté l'Irlande..."
Ce sujet restait difficile pour l'adolescente. Elle s'était toujours sentie comme faisant partie d'un tout avec sa famille O'Brien. S'en éloigner et de leur mentir rompaient quelque chose de précieux aux yeux de la jeune fille, plus qu'elle ne voulait l'exprimer. Cette conversation avec Ernest lui permettait de verbaliser ce ressenti qu'elle avait enfoui profondément en elle. Pour cela, elle l'en remerciait secrètement.
Il n'avait jamais été facile pour l'irlandaise de montrer ses peurs. Ses parents l'avaient beaucoup accompagné à travers du développement personnel ce qui lui donnait une certaine maturité sur de nombreux sujets. Mais elle restait une petite fille qui avait des sensibilités sur certains autres...
Lorsque le jeune garçon lui parla de la forêt interdite, elle tressaillit à la simple idée qu'Ybou puisse s'y perdre. Elle aimait tellement l'oiseau qu'elle n'avait jamais pensé qu'il pourrait faire des choses dangereuses. Elle tenta de se rassurer :
- "Je pense qu'Ybou n'est pas du genre à se perdre dans la forêt interdite. Il est plutôt du genre sociable. Il semble toujours en grande conversation quand je le rejoins à la volière... Et il est toujours très ouvert sur les voyages que l'on peut lui faire faire. Je pense qu'il adore ça !"
Elle s'était exprimée avec l'enthousiasme qui la caractérisait, tentant de cacher cette crainte irrationnelle de perdre l'ami à plumes de son enfance. Oh elle avait d'autres animaux à la maison, des chats, un chien... mais étrangement, c'est toujours avec Ybou qu'elle avait eu un rapport particulier... comme si elle-même mourrait d'envie de déployer ses ailes. Il est vrai qu'elle avait toujours aimé voyager avec sa famille et que de ce fait, le volatile les suivait partout... Il avait vécu plus d'aventures avec eux que les animaux à quatre pattes du foyer O'Brien... Eileen n'aimait pas faire de préférence, mais elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier un peu plus que les autres bêtes de la maison son fidèle Ybou, et cela d'autant plus que depuis qu'elle était à Poudlard, il était son seul lien avec la maison...
La rouquine n'avait probablement pas autant souffert par son entourage qu'Ernest. C'était sûrement aussi pour cette raison qu'elle avait plus de facilité à se détacher de ceux qui pouvaient lui faire du mal. Elle ne les connaissait pas vraiment, ils n'étaient pas parmi ses proches. Elle tenta de faire valoir ses arguments au Serpentard pour l'aider à voir ce qu'elle appréhendait presque naturellement :
- "Je ne dis pas que c'est facile de se détacher de ce que les autres disent. Je pense que plus tu as confiance en toi, plus les autres auront du mal à te toucher. Et plus ces autres sont des gens qui ne te sont pas proches, moins ils pourront te faire souffrir..."
Après un temps de réflexion, elle poursuivit :
- "Ca a l'air de grandes phrases je sais... Mais j'en ai eu l'expérience. Je m'étais attachée à une camarade de classe et elle m'a dévalorisé au point de me faire du mal et de me faire remettre en question ce que je pensais être. J'ai eu du mal à remonter la pente. Je l'ai fait parce que j'étais accompagnée avec ma famille, par ma meilleure amie... avec des gens qui croyaient en moi et qui m'ont permis d'avoir confiance en mes capacités..."
Elle était un peu gênée d'évoquer un moment trouble de son passé qui ne lui laissait pas vraiment de bons souvenirs. Pour autant, elle sentait que cette expérience partagée pouvait apporter à son interlocuteur. Elle la lui offrait de bon cœur.
Les langues étrangères... C'était quelque chose qui donnait du mal à Eileen. La rouquine trouvait cela génial de pouvoir converser avec tous les êtres qu'elle pourrait croiser... d'autant plus qu'elle était une fan de voyages... mais elle avait du mal à retenir déjà quelques langues proches d'elle, elle se doutait que ca ne serait pas évident pour elle d'en apprendre de nouvelles...
- "J'avoue que se faire comprendre de tous ceux que l'on rencontre doit être super ! J'adorerai aller au Japon... et je ne crois pas que là-bas, ils soient très bons en anglais... Il va me falloir apprendre un peu de vocabulaire nippon !" rigola-t-elle pour masquer son embarras.
A la remarque d'Ernest sur le métier futur à avoir, elle fut confuse. Elle n'avait pas de grande passion qui l'amenait naturellement vers un souhait de métier. Bien sûr, elle avait toujours été proche des animaux mais cela pouvait-il vraiment l'amener à en faire un travail au quotidien ? Elle ne savait pas vraiment quoi faire plus tard.
Elle s'était renseignée sur les filières qu'il faudrait choisir en troisième année. Pour le moment, elle ne réfléchissait pas en activité rémunérée qu'elle pourrait faire plus tard, mais plutôt en matière qu'elle appréciait. Ce serait sûrement comme cela qu'elle choisirait sa filière... Pour la suite, elle aviserait plus tard...
- "Et bien... J'apprécie les matières qui font manipuler la baguette comme les sortilèges et la métamorphose. J'adore l'histoire. J'ai un peu de mal à apprécier les potions ... J'aimerai vraiment suivre le cours de soins aux créatures magiques et je suis curieuse de suivre le cours d'études des moldus pour voir comment ils sont vus par les sorciers... A part ça, je n'ai pas vraiment d'idée de profession..."
D'habitude, quand on lui parlait d'un métier pour plus tard, la jeune fille avait tendance à se renfermer. Les gens qui l'évoquaient avaient souvent une passion qui les conduisaient sur un chemin tout tracé. Quelque part, la rouquine les jalousait. Elle aurait tant aimé savoir quelle serait sa voie sans avoir besoin de chercher...
- "Je crois que je vais suivre la filière "Pratique et ouverture" et en option, je prendrai les cours d'histoire de la magie et probablement plus de soins aux créatures magiques... J'aimerai bien voir ce que donnent les runes..."
Eileen ne s'était jamais autant épanchée sur son avenir avec quelqu'un, à croire que le contact avec Ernest était si facile pour elle qu'elle ne pouvait rien y faire... Elle se sentait bien en sa compagnie et le fait d'avoir fait remarquer la réciproque au garçonnet le gênait. Elle s'en voulait infiniment... Parfois, il n'était pas nécessaire de mettre des mots sur des ressentis... Elle ne voulait pas qu'il se soit le seul à se sentir en difficulté, elle était prête à lui montrer qu'elle avait aussi des faiblesses.
- "Je suis désolée si j'ai été trop franche... C'est juste que j'apprécie aussi ta compagnie" avoua-t-elle rougissante.
Il était vrai que la plupart des gens avait du mal à échanger avec autrui. Pour la jeune fille, ca ne s'était jamais posé en ces termes. Elle trouvait généralement toujours un sujet de conversation, même si ce dernier n'était pas forcément profond. Elle partagea le slogan que sa mère lui avait répété après sa relation difficile avec sa camarade :
- ""Tu peux ne pas apprécier tout le monde mais chacun abrite en lui une pépite qu'il ne tient qu'à toi de découvrir" Je me répète souvent cette phrase de Maman. Au fond, chacun a au moins un élément que l'on peut apprécier. Il suffit de s'attacher à cet élément pour garder des rapports cordiaux avec autrui."
Ne voulant pas qu'il se méprenne, elle ajouta maladroitement avec un grand sourire franc :
- "Je ne parle pas de toi, je trouve que tu es une pépite à toi tout seul..."
Après avoir fini sa phrase, elle se rendit compte de ce que cela pouvait impliquer comme interprétation. Elle sentit le rouge monter à ses joues. Contrite, elle n'osa plus le regarder pendant un court instant. Pourtant, bien vite elle releva les yeux pour croiser son regard. Elle ne voulait pas revenir sur ce qu'elle avait dit car elle le pensait véritablement. Mais elle était encore trop jeune pour penser à une relation amoureuse. Elle ne voyait en Ernest qu'un être sensible avec qui elle appréciait converser et qui pourrait être un merveilleux ami pour elle.
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest essayait de s’imaginer ce que serait la vie s’il devait faire comme si la magie n’existait pas. Même pendant une courte période. Il trouverait ça horrible. Depuis qu’il avait commencé à utiliser sa baguette, il lui était inconcevable de s’en séparer. Il avait du mal à savoir comment il faisait avant. Il lisait des livres, il se nourrissait de leurs histoires. Mais ce n’était plus suffisant. S’il trouvait qu’il y avait quelques complications dans son quotidien, il réalisait que la situation d’Eileen était bien plus complexe malgré que la demoiselle semble s’y accoutumer.
“Mais ta famille, tu pourrais pas leur dire ? J’veux dire, c’est ta famille quand même… le secret magique l’autorise pas ?”
Il ne connaissait pas vraiment les limites du secret magique mais ça lui semblait tout de même rude de devoir mentir à ses proches. Ou est-ce que c’était une décision prise par ses parents ? Sa voix semblait également empreinte d’une certaine nostalgie. La maison lui manquait aussi parfois. L’odeur de l’appartement, les habitudes, ses mères. Mais quand il se surprenait à y penser trop, il se plongeait un peu plus intensément dans la pratique. Et puis Lucy lui écrivait avec assiduité. Elle écrivait pour deux.
“Ça te manque l’Irlande ?”
Ce n’était pas le genre de question qu’il était trop prompt à poser mais depuis le début de leur conversation, Eileen et lui s'étaient rapidement aventurés sur des sujets très personnels.
Petit à petit, les deux adolescents se découvraient des intérêts communs. Mais plus encore, des incertitudes communes. Tout comme lui, la petite Serdaigle semblait apprécier se servir de sa baguette. Ernest nota néanmoins qu’elle n’avait pas cité la défense contre les forces du mal.
“J’trouve ça dur de devoir choisir des matières… moi j’aimerais bien tout faire… et devenir bon en tout… ma mère elle était bonne en tout…”
Sa voix était empreinte d’une légère amertume. En tombant un jour sur les distinctions de sa mère dans la Salle des trophées, il avait senti le poids du monde s’écraser sur ses épaules. Elle était brillante sa mère et l’adolescent avait l’impression que la barre était beaucoup trop haute. Ce qui ne l’empêchait pas d’essayer de l’atteindre.
“Soins aux créatures magiques, ça doit être cool aussi… Je vais parfois me balader près des enclos… J’ai même vu des hippogriffes cet hiver ! Mais je sais pas… on verra bien. On est qu’en première année après tout… ça nous laisse un peu de temps, nan ?”
Ernest n’avait pas plus d’idées que la rouquine. Il avait certes plus d'affinités avec certaines matières que d’autres mais ça faisait seulement six mois qu’il avait commencé à apprendre la magie et il avait l’intuition de n’avoir gratté que la surface. Alors comment savoir ?
Si les sourires de la Serdaigle étaient communicatifs, il fallait croire que la gêne et la timidité du petit brun l’étaient tout autant. La voilà qui s’excusait pour sa franchise. Ernest secoua la tête.
“Nan, nan… c’est…cool… t’inquiète…”
Elle l’avait quand même mise dans un sacré embarras. Il ne savait simplement pas encore qu’il y avait des bonnes formes d’embarras. Ernest ne savait pas recevoir les compliments, pas quand ils ne venaient pas de ses mères. Mais des mères, c’est normal que ça complimentent leur enfant, c’est leur job après tout. Une moue déforma son visage. Il aurait bien aimé savoir qu’elle genre de pépite il y avait en lui. Et si elle était là, elle devait être cachée vraiment très très profondément. La mère d’Eileen avait l’air de parler avec des grandes phrases et des citations, un peu comme Elianor.
Ernest ne vit pas la suivante arriver. Elle le frappa de plein fouet. Son visage prit une teinte cramoisi et il sentit ses oreilles se mettre à chauffer. Il baissa les yeux au sol, confus. C’est qu’il s’agissait d’un très beau compliment et qu’il n’était pas sûr de le mériter. Il ne savait surtout pas quoi en faire. Mais il avait été bien élevé.
“Euhm… Merci… je…'fin... pareil…”
“Mais ta famille, tu pourrais pas leur dire ? J’veux dire, c’est ta famille quand même… le secret magique l’autorise pas ?”
Il ne connaissait pas vraiment les limites du secret magique mais ça lui semblait tout de même rude de devoir mentir à ses proches. Ou est-ce que c’était une décision prise par ses parents ? Sa voix semblait également empreinte d’une certaine nostalgie. La maison lui manquait aussi parfois. L’odeur de l’appartement, les habitudes, ses mères. Mais quand il se surprenait à y penser trop, il se plongeait un peu plus intensément dans la pratique. Et puis Lucy lui écrivait avec assiduité. Elle écrivait pour deux.
“Ça te manque l’Irlande ?”
Ce n’était pas le genre de question qu’il était trop prompt à poser mais depuis le début de leur conversation, Eileen et lui s'étaient rapidement aventurés sur des sujets très personnels.
Petit à petit, les deux adolescents se découvraient des intérêts communs. Mais plus encore, des incertitudes communes. Tout comme lui, la petite Serdaigle semblait apprécier se servir de sa baguette. Ernest nota néanmoins qu’elle n’avait pas cité la défense contre les forces du mal.
“J’trouve ça dur de devoir choisir des matières… moi j’aimerais bien tout faire… et devenir bon en tout… ma mère elle était bonne en tout…”
Sa voix était empreinte d’une légère amertume. En tombant un jour sur les distinctions de sa mère dans la Salle des trophées, il avait senti le poids du monde s’écraser sur ses épaules. Elle était brillante sa mère et l’adolescent avait l’impression que la barre était beaucoup trop haute. Ce qui ne l’empêchait pas d’essayer de l’atteindre.
“Soins aux créatures magiques, ça doit être cool aussi… Je vais parfois me balader près des enclos… J’ai même vu des hippogriffes cet hiver ! Mais je sais pas… on verra bien. On est qu’en première année après tout… ça nous laisse un peu de temps, nan ?”
Ernest n’avait pas plus d’idées que la rouquine. Il avait certes plus d'affinités avec certaines matières que d’autres mais ça faisait seulement six mois qu’il avait commencé à apprendre la magie et il avait l’intuition de n’avoir gratté que la surface. Alors comment savoir ?
Si les sourires de la Serdaigle étaient communicatifs, il fallait croire que la gêne et la timidité du petit brun l’étaient tout autant. La voilà qui s’excusait pour sa franchise. Ernest secoua la tête.
“Nan, nan… c’est…cool… t’inquiète…”
Elle l’avait quand même mise dans un sacré embarras. Il ne savait simplement pas encore qu’il y avait des bonnes formes d’embarras. Ernest ne savait pas recevoir les compliments, pas quand ils ne venaient pas de ses mères. Mais des mères, c’est normal que ça complimentent leur enfant, c’est leur job après tout. Une moue déforma son visage. Il aurait bien aimé savoir qu’elle genre de pépite il y avait en lui. Et si elle était là, elle devait être cachée vraiment très très profondément. La mère d’Eileen avait l’air de parler avec des grandes phrases et des citations, un peu comme Elianor.
Ernest ne vit pas la suivante arriver. Elle le frappa de plein fouet. Son visage prit une teinte cramoisi et il sentit ses oreilles se mettre à chauffer. Il baissa les yeux au sol, confus. C’est qu’il s’agissait d’un très beau compliment et qu’il n’était pas sûr de le mériter. Il ne savait surtout pas quoi en faire. Mais il avait été bien élevé.
“Euhm… Merci… je…'fin... pareil…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
Sa vie de sorcière venait de commencer, mais Eileen aimait aussi sa vie de moldue. Elle aimait faire la part des choses entre Poudlard et Galway. Elle se sentait à la maison dans les deux cas, elle s'y sentait bien, sans forcément être complètement elle-même dans les deux cas... Elle s'en rendait compte à présent. En fait, elle était sorcière et moldue, et c'était cela qui lui compliquait la tâche... Non pas que la jeune fille renie l'un de ses côtés à Poudlard, mais la magie était son quotidien au collège de sorcellerie comme l'huile de coude l'était en Irlande... Quelque part, cela lui permettait d'éviter de faire des gaffes ou d'évoquer des sujets qu'elle ne devait pas quand elle se retrouvait sous le toit qui l'avait vu grandir. Elle ne sut trop quoi répondre à la question pourtant plein de bienveillance d'Ernest :
- "Je ne me suis jamais posée la question... Je me suis toujours dit que seuls mes parents pouvaient connaitre mon statut, et bien sûr ma famille maternelle qui est sorcière. Je n'ai jamais envisagé que ma famille O'Brien apprenne que je sois une sang-mêlée. Pour moi, ca a toujours été comme ça... En y pensant... Avouer mon statut, c'est aussi mettre en danger toute ma branche maternelle... Je ne sais pas si ca serait accepté et puis ma famille est grande ! J'ai 2 grands-parents, 2 oncles, 2 tantes et 5 cousins. Je me demande si le Conseil n'enverrait pas les Oubliators pour leur effacer la mémoire... "
Elle en avait entendu des rumeurs sur le Conseil. Il lui faisait froid dans le dos. Elle ne savait pas si la moitié était vraie mais elle leur en voulait beaucoup d'avoir pris des décrets qui mettaient à mal la liberté des concitoyens sans pour autant de justification... comme le décret n°4 qui avait fait coulé beaucoup d'encre lors de sa promulgation et qui heureusement avait été abrogé depuis... Elle avait entendu sa mère s'en plaindre à l'époque sans vraiment comprendre toutes les ramifications de la politique sorcière...
- "Si tu savais... C'est un très beau pays... Les gens sont heureux et gentils. Les paysages sont à couper le souffle, il ne fait pas trop chaud... J'adore la nature et là-bas, je suis servie ! Oui ca me manque... mais c'est aussi et surtout parce que ma famille me manque. Mais Ybou m'aide à faire passer cette impression de louper des choses importantes. Et puis, j'ai ramené Mochara... C'est une bruyère irlandaise dont je prends soin en serre N°6. Je vais la voir régulièrement et quand j'échange avec elle, je me rappelle le pays avec nostalgie..." évoqua-t-elle rêveuse.
Ne voulant pas non plus qu'il se méprenne :
- "Ce qui est étonnant c'est que pour autant j'adore aussi Poudlard ! Le Château m'a affreusement manqué pendant les vacances d'hiver ! Je suis une fille compliquée" avoua-t-elle en riant !
Elle parlait beaucoup d'elle. Sa parole était libérée avec le jeune garçon. Elle voulait en apprendre plus sur lui.
- "Et toi Londres ou quelque chose te manque en particulier ?"
C'était dingue ! Ernest avait la même vision qu'elle sur les matières.
- "J'aimerais aussi tout apprendre. Je me demande si c'est pas mon côté Serdaigle qui y est pour beaucoup."
Les actes de sa mère sorcière semblaient beaucoup peser sur les épaules de l'adolescent. L'irlandaise tâcha de l'évoquer avec tact :
- "Je crois que nous devons emprunter notre propre chemin. Nos parents ont eu leur succès... et leurs échecs... Etonnamment, soit on entend parler que de leurs succès qu'il faut qu'on suive.... soit de leurs échecs, qu'il faut qu'on répare... Mais, ils n'ont pas à nous influencer... Je ferai ce que je veux faire, et je le ferai uniquement pour moi... pas pour plaire aux autres. Nous avons tous une seule vie à vivre, autant en profiter !"
A la mention des animaux dans le parc, Eileen se sentit encore plus enthousiaste si c'était possible. Il ne fallait pas lui en conter !
- "J'adore aussi les enclos ! Les animaux sont si amusants et je passe souvent du temps à les voir évoluer... Je pense que je le dois au métier de vétérinaire de mon père grâce auquel j'ai passé beaucoup de temps avec eux !"
Effectivement, ils avaient un peu de temps pour choisir les matières obligatoires. Mais ca filait tellement vite ! Ils étaient déjà en juin... Une année scolaire s'était écoulée ! Encore une et il faudrait déjà faire un choix de filière... Rien que d'y penser, la jeune fille se sentait écrasée par un poids.
Elle s'était bien rendue compte que son compliment ne laisserait pas insensible le garçonnet. Elle l'avait su lorsqu'elle l'avait laissé échappé. Une fois encore, elle n'en avait aucun regret. Elle sentait qu'il ne croyait pas en lui et qu'il ne devait pas avoir souvent de compliments. Pourtant, un être humain est comme une plante : pour bien grandir, il faut qu'on l'arrose et qu'on l'entoure d'amour. Sa Mochara en savait quelque chose !
Elle sentait elle ne savait comment, par un étrange phénomène qu'elle aurait pu appeler empathie, la souffrance contenue et le besoin de reconnaissance du Serpentard. Elle connaissait le baume à y apporter sans y penser et ne se forçait pas à l'utiliser, ca lui était naturel. Elle croyait à ce qu'elle disait. Elle sentait au plus profond d'elle-même que ce qu'elle avait dit était la vérité. Sa nature franche lui jouait parfois des tours, elle n'aimait pourtant pas qu'elle en joue à son entourage. Elle détestait être cause d'inconfort, de détresse ou de douleur pour ceux qu'elle côtoyait. Aussi tenta-t-elle de s'expliquer sur le compliment qu'elle venait d'énoncer avec force :
- "J'ai l'impression que tu ne me crois pas... mais je t'assure que j'adore discuter avec toi. Tu es honnête et intelligent. Sensible et curieux. Perspicace aussi... Tes questions m'ont fait révéler des choses que je n'avais encore jamais dites ou que je n'osais pas m'avouer..."
Elle laissa passer un temps de silence avant d'ajouter :
- "Je ne te demande pas de répondre sur ce que je viens de dire. Je veux seulement que tu comprennes que je vois un garçon dont j'aimerais être l'amie. Je suis juste franche. Ca ne t'engage à rien de me croire" termina-t-elle avec un grand sourire.
Et en effet, la jeune fille n'avait aucune arrière pensée en disant cela, rien que la vérité pure d'une enfant qui se sentait comme sous le coup d'une révélation inexplicable. Celle qu'elle venait de faire une belle rencontre...
- "Je ne me suis jamais posée la question... Je me suis toujours dit que seuls mes parents pouvaient connaitre mon statut, et bien sûr ma famille maternelle qui est sorcière. Je n'ai jamais envisagé que ma famille O'Brien apprenne que je sois une sang-mêlée. Pour moi, ca a toujours été comme ça... En y pensant... Avouer mon statut, c'est aussi mettre en danger toute ma branche maternelle... Je ne sais pas si ca serait accepté et puis ma famille est grande ! J'ai 2 grands-parents, 2 oncles, 2 tantes et 5 cousins. Je me demande si le Conseil n'enverrait pas les Oubliators pour leur effacer la mémoire... "
Elle en avait entendu des rumeurs sur le Conseil. Il lui faisait froid dans le dos. Elle ne savait pas si la moitié était vraie mais elle leur en voulait beaucoup d'avoir pris des décrets qui mettaient à mal la liberté des concitoyens sans pour autant de justification... comme le décret n°4 qui avait fait coulé beaucoup d'encre lors de sa promulgation et qui heureusement avait été abrogé depuis... Elle avait entendu sa mère s'en plaindre à l'époque sans vraiment comprendre toutes les ramifications de la politique sorcière...
- "Si tu savais... C'est un très beau pays... Les gens sont heureux et gentils. Les paysages sont à couper le souffle, il ne fait pas trop chaud... J'adore la nature et là-bas, je suis servie ! Oui ca me manque... mais c'est aussi et surtout parce que ma famille me manque. Mais Ybou m'aide à faire passer cette impression de louper des choses importantes. Et puis, j'ai ramené Mochara... C'est une bruyère irlandaise dont je prends soin en serre N°6. Je vais la voir régulièrement et quand j'échange avec elle, je me rappelle le pays avec nostalgie..." évoqua-t-elle rêveuse.
Ne voulant pas non plus qu'il se méprenne :
- "Ce qui est étonnant c'est que pour autant j'adore aussi Poudlard ! Le Château m'a affreusement manqué pendant les vacances d'hiver ! Je suis une fille compliquée" avoua-t-elle en riant !
Elle parlait beaucoup d'elle. Sa parole était libérée avec le jeune garçon. Elle voulait en apprendre plus sur lui.
- "Et toi Londres ou quelque chose te manque en particulier ?"
C'était dingue ! Ernest avait la même vision qu'elle sur les matières.
- "J'aimerais aussi tout apprendre. Je me demande si c'est pas mon côté Serdaigle qui y est pour beaucoup."
Les actes de sa mère sorcière semblaient beaucoup peser sur les épaules de l'adolescent. L'irlandaise tâcha de l'évoquer avec tact :
- "Je crois que nous devons emprunter notre propre chemin. Nos parents ont eu leur succès... et leurs échecs... Etonnamment, soit on entend parler que de leurs succès qu'il faut qu'on suive.... soit de leurs échecs, qu'il faut qu'on répare... Mais, ils n'ont pas à nous influencer... Je ferai ce que je veux faire, et je le ferai uniquement pour moi... pas pour plaire aux autres. Nous avons tous une seule vie à vivre, autant en profiter !"
A la mention des animaux dans le parc, Eileen se sentit encore plus enthousiaste si c'était possible. Il ne fallait pas lui en conter !
- "J'adore aussi les enclos ! Les animaux sont si amusants et je passe souvent du temps à les voir évoluer... Je pense que je le dois au métier de vétérinaire de mon père grâce auquel j'ai passé beaucoup de temps avec eux !"
Effectivement, ils avaient un peu de temps pour choisir les matières obligatoires. Mais ca filait tellement vite ! Ils étaient déjà en juin... Une année scolaire s'était écoulée ! Encore une et il faudrait déjà faire un choix de filière... Rien que d'y penser, la jeune fille se sentait écrasée par un poids.
Elle s'était bien rendue compte que son compliment ne laisserait pas insensible le garçonnet. Elle l'avait su lorsqu'elle l'avait laissé échappé. Une fois encore, elle n'en avait aucun regret. Elle sentait qu'il ne croyait pas en lui et qu'il ne devait pas avoir souvent de compliments. Pourtant, un être humain est comme une plante : pour bien grandir, il faut qu'on l'arrose et qu'on l'entoure d'amour. Sa Mochara en savait quelque chose !
Elle sentait elle ne savait comment, par un étrange phénomène qu'elle aurait pu appeler empathie, la souffrance contenue et le besoin de reconnaissance du Serpentard. Elle connaissait le baume à y apporter sans y penser et ne se forçait pas à l'utiliser, ca lui était naturel. Elle croyait à ce qu'elle disait. Elle sentait au plus profond d'elle-même que ce qu'elle avait dit était la vérité. Sa nature franche lui jouait parfois des tours, elle n'aimait pourtant pas qu'elle en joue à son entourage. Elle détestait être cause d'inconfort, de détresse ou de douleur pour ceux qu'elle côtoyait. Aussi tenta-t-elle de s'expliquer sur le compliment qu'elle venait d'énoncer avec force :
- "J'ai l'impression que tu ne me crois pas... mais je t'assure que j'adore discuter avec toi. Tu es honnête et intelligent. Sensible et curieux. Perspicace aussi... Tes questions m'ont fait révéler des choses que je n'avais encore jamais dites ou que je n'osais pas m'avouer..."
Elle laissa passer un temps de silence avant d'ajouter :
- "Je ne te demande pas de répondre sur ce que je viens de dire. Je veux seulement que tu comprennes que je vois un garçon dont j'aimerais être l'amie. Je suis juste franche. Ca ne t'engage à rien de me croire" termina-t-elle avec un grand sourire.
Et en effet, la jeune fille n'avait aucune arrière pensée en disant cela, rien que la vérité pure d'une enfant qui se sentait comme sous le coup d'une révélation inexplicable. Celle qu'elle venait de faire une belle rencontre...
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest comprenait l’explication d’Eileen. Lui aussi pendant un certain temps, il avait pensé que le monde fonctionnait juste de la manière dont ses mères le lui avait appris. Que son “normal” était un standard. Il n’avait jamais remis en question leur manière de vivre jusqu’à ce qu’elle se remette en question d’elle-même quand il avait commencé à aller à l’école et lors des événements qui avaient secoué Londres ces dernières années. Le petit brun avait commencé à avoir des questions. Beaucoup trop de questions. Et la plupart restaient sans réponse. Son arrivée à Poudlard n’avait fait que renforcer ces incertitudes.
“En danger ? Tu crois que ta famille moldue elle accepterait pas ?”
C’était une notion qui avait eu du mal à entrer dans sa tête. Le petit brun avait toujours été couvé par ses deux mamans. Protégé de la réalité des mondes à la frontière desquels il vivait. Et ça avait rendu la chute un peu plus brutale, les peurs un peu plus présentes. Tout était un peu plus confus et chaque réponse amenait son nouveau lot de questions. Rester dans son coin, c’était aussi une manière de se préserver de tout ça. De maintenir l’illusion. Mais Ernest se coupait également des opportunités. Malgré tout, certaines semblaient plus tenaces.
En entendant la demoiselle parler de chez elle, il n’avait pas de mal à imaginer les grandes plaines vertes du Connemara, les moutons, les falaises escarpées et l’embrun de la mer. Mais tout ça, c’était dans son imagination. Dans les images des livres qu’il avait lus. Ernest n’avait jamais beaucoup voyagé. Il était très familier des plages de Brighton et de son Peer, mais ça restait quand même très proche de Londres. Un jour, quand il serait grand, il partirait découvrir le monde.
“C’est à toi cette bruyère ?! Je l'avais remarqué quand j’ai amené ma plante dans la serre. T’y vas souvent ? Parce que j’ai pas souvenir de t’y avoir jamais croisé…”
Pourtant, il y passait du temps auprès de sa plante. Et dans les serres de manière plus générale. Mais uniquement quand il n’y avait pas d’attroupement. Il y allait seul et il s’y oubliait dans la contemplation des différents spécimens ou simplement dans un bouquin. Il aimait l’atmosphère qui y régnait. Dans la serre méditerranéenne, en hiver, il y faisait toujours doux. Enfin chacune avait ses spécificités et il y trouvait toujours son compte. Et s’il connaissait tous les pensionnaires de la Serre N°6, il était bien loin d’en connaître leur propriétaire.
“Moi aussi, j’ai une plante… un Sarracenia Alata. C’est une plante carnivore… avec des tubes, comme ça… Tu… tu parles à ta plante ?”
Maggy aussi, c’était un petit bout de chez lui. N’importe quelle plante lui rappelait Lucy, sa mère. C’était d’elle qu’il tenait cette curiosité démesurée pour tout ce qui poussait. Ses mamans avaient toujours encouragé ses envies de découvertes. Elles les avaient même nourri. Tous ces livres, ces expositions, ces films qu’il avait pu lire ou voir.
“Y’a des endroits que j’aime bien ici… d’autres moins… Ce qui est quand même trop cool, c’est qu’on peut s’entraîner à la magie autant qu’on veut. À la maison, c’est pas tout à fait pareil.”
Surtout pas pendant les fêtes. Il fallait faire les courses, préparer le sapin, tous ces p’tits rituels qui entouraient les fêtes de fin d’années. Et c’était toujours la course chez les Stevens malgré le côté très organisé d’Elianor, rien ne se passait jamais comme prévu. Lucy amenait toujours cette petite touche d’imprévisible dans leur famille. Il suffisait qu’elle change d’avis ou qu’elle ait une nouvelle idée pour que le planning d’une journée s’en trouve chamboulé. Et puis il ne pouvait pas se balader dans les rues de Londres avec sa baguette dans la poche. On le lui avait formellement interdit. Ici, elle ne le quittait quasiment jamais.
“Euh… moi je sais pas trop de quel côté ça vient…”
Une nouvelle moue pris place sur son visage en entendant le discours d’Eileen. À l’entendre, sa mère était une tortionnaire, mais ce n’était pas du tout le cas.
“Nan, c’est… elle me demande pas des trucs dingues ou quoi… juste de faire de mon mieux… et d’être poli avec les adultes… C’est pas elle… C’est… j’ai l’impression qu’elle a fait vachement de sacrifices pour mon autre mère et moi et… J’veux juste être à la hauteur… Pour pas qu’elle ait fait tout ça pour rien…”
C’était la première fois qu’Ernest formulait cette réflexion à voix haute. Il s’en étonnait lui-même. Les mots n’étaient pas toujours faciles à trouver. Les sentiments pas toujours faciles à saisir. Personne ne lui demandait de compte mis à part lui-même. Cette pression-là, elle ne venait que de lui et de l’interprétation qu’il avait de sa vie.
La thématique des créatures magiques étaient bien plus légères et plus abordable. Ernest avait des tonnes de passions et ces dernières en faisaient parties. Mais comme un peu tout ce qui était magique finalement. Elles le fascinaient. Il se sentait plus à l’aise avec les animaux et les plantes qu’avec les autres êtres humains.
“Vétérinaire ? Ça doit être cool ça comme travail. T’as déjà vu les niffleurs qui sont dans l’enclos ? L’autre jour, j’y ai jeté une noise pour voir et ils sont carrément devenus dingues… Parfois j’essaie d’apercevoir les botrucs aussi mais je m’approche pas trop de l’arbre quand même…”
Ernest n’avait pas l’habitude d’être le centre de l’attention d’autres personnes que de ses mères. Et même ce centre là s’était déplacé au fil des dernières années sans qu’il n’arrive vraiment à comprendre pourquoi. Le monde n’était pas tout beau, ni tout rose et cette découverte brutale l’avait rendu relativement méfiant. Il avait également découvert qu’il n’était pas du bon côté de la ligne. Seulement légèrement à cheval dessus. Et ça lui avait valu qu’on lui colle une étiquette. Mais comme à tous les autres gamins finalement.
“C’est… euhm…”
C’était de plus en plus gênant. Ses joues rougissaient de plus en plus. L’adolescent ne savait plus vraiment où se mettre. Les choses que disaient Eileen, il n’avait pas vraiment l’impression que ça correspondait à l’image qu’il se faisait de lui même. Il était toujours maladroit, n’avait que très peu de filtres lorsqu’il se mettait réellement à parler et mettait souvent les pieds dans le plat.
“Nan, mais… c’est pas pour ça… ‘fin… j’lai pas dit parce que tu l’avais dit… c’est juste que… bin… moi aussi… enfin, j'te crois et… j’aime bien…”
“En danger ? Tu crois que ta famille moldue elle accepterait pas ?”
C’était une notion qui avait eu du mal à entrer dans sa tête. Le petit brun avait toujours été couvé par ses deux mamans. Protégé de la réalité des mondes à la frontière desquels il vivait. Et ça avait rendu la chute un peu plus brutale, les peurs un peu plus présentes. Tout était un peu plus confus et chaque réponse amenait son nouveau lot de questions. Rester dans son coin, c’était aussi une manière de se préserver de tout ça. De maintenir l’illusion. Mais Ernest se coupait également des opportunités. Malgré tout, certaines semblaient plus tenaces.
En entendant la demoiselle parler de chez elle, il n’avait pas de mal à imaginer les grandes plaines vertes du Connemara, les moutons, les falaises escarpées et l’embrun de la mer. Mais tout ça, c’était dans son imagination. Dans les images des livres qu’il avait lus. Ernest n’avait jamais beaucoup voyagé. Il était très familier des plages de Brighton et de son Peer, mais ça restait quand même très proche de Londres. Un jour, quand il serait grand, il partirait découvrir le monde.
“C’est à toi cette bruyère ?! Je l'avais remarqué quand j’ai amené ma plante dans la serre. T’y vas souvent ? Parce que j’ai pas souvenir de t’y avoir jamais croisé…”
Pourtant, il y passait du temps auprès de sa plante. Et dans les serres de manière plus générale. Mais uniquement quand il n’y avait pas d’attroupement. Il y allait seul et il s’y oubliait dans la contemplation des différents spécimens ou simplement dans un bouquin. Il aimait l’atmosphère qui y régnait. Dans la serre méditerranéenne, en hiver, il y faisait toujours doux. Enfin chacune avait ses spécificités et il y trouvait toujours son compte. Et s’il connaissait tous les pensionnaires de la Serre N°6, il était bien loin d’en connaître leur propriétaire.
“Moi aussi, j’ai une plante… un Sarracenia Alata. C’est une plante carnivore… avec des tubes, comme ça… Tu… tu parles à ta plante ?”
Maggy aussi, c’était un petit bout de chez lui. N’importe quelle plante lui rappelait Lucy, sa mère. C’était d’elle qu’il tenait cette curiosité démesurée pour tout ce qui poussait. Ses mamans avaient toujours encouragé ses envies de découvertes. Elles les avaient même nourri. Tous ces livres, ces expositions, ces films qu’il avait pu lire ou voir.
“Y’a des endroits que j’aime bien ici… d’autres moins… Ce qui est quand même trop cool, c’est qu’on peut s’entraîner à la magie autant qu’on veut. À la maison, c’est pas tout à fait pareil.”
Surtout pas pendant les fêtes. Il fallait faire les courses, préparer le sapin, tous ces p’tits rituels qui entouraient les fêtes de fin d’années. Et c’était toujours la course chez les Stevens malgré le côté très organisé d’Elianor, rien ne se passait jamais comme prévu. Lucy amenait toujours cette petite touche d’imprévisible dans leur famille. Il suffisait qu’elle change d’avis ou qu’elle ait une nouvelle idée pour que le planning d’une journée s’en trouve chamboulé. Et puis il ne pouvait pas se balader dans les rues de Londres avec sa baguette dans la poche. On le lui avait formellement interdit. Ici, elle ne le quittait quasiment jamais.
“Euh… moi je sais pas trop de quel côté ça vient…”
Une nouvelle moue pris place sur son visage en entendant le discours d’Eileen. À l’entendre, sa mère était une tortionnaire, mais ce n’était pas du tout le cas.
“Nan, c’est… elle me demande pas des trucs dingues ou quoi… juste de faire de mon mieux… et d’être poli avec les adultes… C’est pas elle… C’est… j’ai l’impression qu’elle a fait vachement de sacrifices pour mon autre mère et moi et… J’veux juste être à la hauteur… Pour pas qu’elle ait fait tout ça pour rien…”
C’était la première fois qu’Ernest formulait cette réflexion à voix haute. Il s’en étonnait lui-même. Les mots n’étaient pas toujours faciles à trouver. Les sentiments pas toujours faciles à saisir. Personne ne lui demandait de compte mis à part lui-même. Cette pression-là, elle ne venait que de lui et de l’interprétation qu’il avait de sa vie.
La thématique des créatures magiques étaient bien plus légères et plus abordable. Ernest avait des tonnes de passions et ces dernières en faisaient parties. Mais comme un peu tout ce qui était magique finalement. Elles le fascinaient. Il se sentait plus à l’aise avec les animaux et les plantes qu’avec les autres êtres humains.
“Vétérinaire ? Ça doit être cool ça comme travail. T’as déjà vu les niffleurs qui sont dans l’enclos ? L’autre jour, j’y ai jeté une noise pour voir et ils sont carrément devenus dingues… Parfois j’essaie d’apercevoir les botrucs aussi mais je m’approche pas trop de l’arbre quand même…”
Ernest n’avait pas l’habitude d’être le centre de l’attention d’autres personnes que de ses mères. Et même ce centre là s’était déplacé au fil des dernières années sans qu’il n’arrive vraiment à comprendre pourquoi. Le monde n’était pas tout beau, ni tout rose et cette découverte brutale l’avait rendu relativement méfiant. Il avait également découvert qu’il n’était pas du bon côté de la ligne. Seulement légèrement à cheval dessus. Et ça lui avait valu qu’on lui colle une étiquette. Mais comme à tous les autres gamins finalement.
“C’est… euhm…”
C’était de plus en plus gênant. Ses joues rougissaient de plus en plus. L’adolescent ne savait plus vraiment où se mettre. Les choses que disaient Eileen, il n’avait pas vraiment l’impression que ça correspondait à l’image qu’il se faisait de lui même. Il était toujours maladroit, n’avait que très peu de filtres lorsqu’il se mettait réellement à parler et mettait souvent les pieds dans le plat.
“Nan, mais… c’est pas pour ça… ‘fin… j’lai pas dit parce que tu l’avais dit… c’est juste que… bin… moi aussi… enfin, j'te crois et… j’aime bien…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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