Mauvaise note, mauvais jour
15 avril 2048
Ft. @Sunday Vandermeer
Kalev se réveilla ce matin-là avec un sentiment de frustration et de déception. Il avait reçu son dernier devoir de potion la veille et n'avait pas été satisfait de ce qu'il y avait vu. Malgré tous ses efforts, il avait obtenu une série de notes qui le laissaient bouillonnant de colère. Jusqu'ici, le garçon n'a eu que des A dans cette matière, c'était encore passable, mais à présent, s'était un P qui était venu s'inscrire dans son bulletin. La pire de toutes. Il avait travaillé dur sur ce devoir et pensait avoir mérité un A, voir même un E, mais il avait tout gâché lors de la partie écrite. Kalev avait l'impression que tout était contre lui. Les questions étaient mal formulées et son professeur ne l'aimait pas. C'était simple de blâmer son professeur, alors qu'il était l'unique responsable de ces mauvaises notes. Mais pourquoi n'y arrivait-il pas, alors que tout le monde semblait réussir avec facilité ?
— Merde, ce n'est pas de ma faute si ses questions manquent de clarté aussi ! se plaignait-il, serrant son poing contre le manche de son balai avec une force agressive.
En se levant de son lit, il avait décidé qu'il avait besoin d'une pause de toute cette négativité et oublié qu'il allait devoir annoncer à sa mère la mauvaise note qu'il venait de décrocher. Il s'était levé tôt pour se rendre et profiter du terrain d'entraînement. C'était son moment de calme, son moment pour s'évader et se vider l'esprit. Il enfourcha son balai et sortit une petite balle dorée de sa poche - un cadeau de sa sœur aînée. C'était une Vif d'Or, le genre de balle que tout attrapeur rêvait d'attraper. Kalev l'observa tournoyer gracieusement dans les airs, s'amusant de la voir zigzaguer autour de lui.
Mais bientôt, l'amusement céda la place à la détermination. Il allait attraper cette balle, peu importe combien de temps cela prendrait et Kalev prendra son petit-déjeuner une fois ceci fait. Il se lança à sa poursuite, son balai répondant instantanément à ses moindres mouvements. Le Vif d'Or semblait jouer avec lui, évitant habilement ses mains tendues. Mais Kalev n'était pas prêt à abandonner. Il se sentait vivant, énergisé par la poursuite, même s'il grognait de temps en temps lorsque le Vif le déjouait.
Il se concentra de plus en plus sur la balle dorée, oubliant tout le reste. Il n'y avait que lui et la balle, rien d'autre n'existait. Il tenta de l'attraper une fois, deux fois, trois fois, sans succès. Mais il ne se laissa pas abattre. Il continuait à voler, se rapprochant de plus en plus du Vif. Finalement, il l'attrapa presque par hasard. Mais peu importait comment il avait réussi - il avait réussi. Il tenait la Vif d'Or dans le creux de sa main, souriant largement, sentant une vague de fierté monter en lui. Ce petit moment de victoire avait fait disparaître toute la négativité qui le poursuivait depuis le matin.
Ft. @Sunday Vandermeer
Kalev se réveilla ce matin-là avec un sentiment de frustration et de déception. Il avait reçu son dernier devoir de potion la veille et n'avait pas été satisfait de ce qu'il y avait vu. Malgré tous ses efforts, il avait obtenu une série de notes qui le laissaient bouillonnant de colère. Jusqu'ici, le garçon n'a eu que des A dans cette matière, c'était encore passable, mais à présent, s'était un P qui était venu s'inscrire dans son bulletin. La pire de toutes. Il avait travaillé dur sur ce devoir et pensait avoir mérité un A, voir même un E, mais il avait tout gâché lors de la partie écrite. Kalev avait l'impression que tout était contre lui. Les questions étaient mal formulées et son professeur ne l'aimait pas. C'était simple de blâmer son professeur, alors qu'il était l'unique responsable de ces mauvaises notes. Mais pourquoi n'y arrivait-il pas, alors que tout le monde semblait réussir avec facilité ?
— Merde, ce n'est pas de ma faute si ses questions manquent de clarté aussi ! se plaignait-il, serrant son poing contre le manche de son balai avec une force agressive.
En se levant de son lit, il avait décidé qu'il avait besoin d'une pause de toute cette négativité et oublié qu'il allait devoir annoncer à sa mère la mauvaise note qu'il venait de décrocher. Il s'était levé tôt pour se rendre et profiter du terrain d'entraînement. C'était son moment de calme, son moment pour s'évader et se vider l'esprit. Il enfourcha son balai et sortit une petite balle dorée de sa poche - un cadeau de sa sœur aînée. C'était une Vif d'Or, le genre de balle que tout attrapeur rêvait d'attraper. Kalev l'observa tournoyer gracieusement dans les airs, s'amusant de la voir zigzaguer autour de lui.
Mais bientôt, l'amusement céda la place à la détermination. Il allait attraper cette balle, peu importe combien de temps cela prendrait et Kalev prendra son petit-déjeuner une fois ceci fait. Il se lança à sa poursuite, son balai répondant instantanément à ses moindres mouvements. Le Vif d'Or semblait jouer avec lui, évitant habilement ses mains tendues. Mais Kalev n'était pas prêt à abandonner. Il se sentait vivant, énergisé par la poursuite, même s'il grognait de temps en temps lorsque le Vif le déjouait.
Il se concentra de plus en plus sur la balle dorée, oubliant tout le reste. Il n'y avait que lui et la balle, rien d'autre n'existait. Il tenta de l'attraper une fois, deux fois, trois fois, sans succès. Mais il ne se laissa pas abattre. Il continuait à voler, se rapprochant de plus en plus du Vif. Finalement, il l'attrapa presque par hasard. Mais peu importait comment il avait réussi - il avait réussi. Il tenait la Vif d'Or dans le creux de sa main, souriant largement, sentant une vague de fierté monter en lui. Ce petit moment de victoire avait fait disparaître toute la négativité qui le poursuivait depuis le matin.
"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
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Mauvaise note, mauvais jour
Les vacances de Pâques lui avaient fait un bien fou, comme il l’avait escompté. Seulement, le positif qu’il avait récolté de son passage chez ses parents n’était pas celui qu’il pensait récolter. Les chocolats étaient délicieux, certes, bien qu’il n’y retrouva pas de cartes à collectionner. Mais une révélation s’était présentée à lui lorsque, fatigué, il s’était affalé sur son lit après une journée passé auprès de ses parents : il se sentait mieux, davantage lui quand il était à Poudlard que quand il devait se faire une place entre les opposés que constituaient ses parents. La pensée lui avait fait froncer les sourcils, mais elle s’était imposée à lui et il ne parvint pas à la contrer d’un argument convaincant : malgré les extravagances du monde des sorciers et les bizarreries qui lui faisaient parfois lever les yeux au ciel, il ne s’y sentait pas si mal. Pire, c’était ces mêmes extravagances qui lui donnaient une opportunité d’être lui-même.
S’il avait cru que sa mère serait muette face à son bulletin, rendue muette par des mots et des notions qu’elle ne pouvait pas saisir, il avait sous-estimé la ténacité avec laquelle elle se bornait d’une volonté de tout contrôler. Ainsi, bien qu’elle n’eut jamais mis les pieds à Poudlard, elle s’inventait meilleure sorcière que Sunday, et clamait mieux comprendre ce que ses professeurs attendaient de lui, ou ce qui clochait dans son comportement au quotidien.
Somme-toute, malgré des moments désagréables, Poudlard lui offrait une séparation de sa mère qu’il acceptait finalement avec un plaisir difficile à dissimuler. Aussi, Isla parut presque vexée quand son garçon courut rejoindre le quai 9¾, ce qu’il ne remarqua même pas puisqu’il ne se tourna pas une seule fois vers elle.
Cette révélation, aussi difficile fut-elle à avaler, provoqua quelque chose en Sunday. Ce lundi là, il se réveilla pour le premier cours de cette dernière rentrée de l’année scolaire avec une certaine bonne humeur — qui le quitta à l’instant où le professeur de métamorphose introduit le cours du jour, pour revenir lorsque Sunday quitta le cours. Quand bien même il appréciait certains côtés de sa scolarité à Poudlard, les cours restaient une corvée d’autant plus évidente qu’il était mauvais en magie. Même avec toute la bonne volonté dont il pouvait faire preuve, il lui semblait avoir besoin de trois mois de plus que les autres pour faire la même chose qu’eux.
Aussi, galvanisé par cette motivation nouvellement acquise, le garçon décida de s’entraîner. Cette semaine marquait le début de la grande carrière de sorcier de Sunday, et pour cela, il avait mis en place chaque jour des horaires de pratique — qu’il ne parvint pas à suivre du tout. Ainsi, le mercredi, il se dirigea vers le terrain d’entraînement pour faire un petit tour en balai. Le vol, c’était pourtant ce qui avait été prévu dès le lundi, mais mieux valait commencer tard que ne jamais commencer.
Sa descente vers le terrain d’entraînement fut semée d’embûches : une coccinelle sur un brin d’herbe (il avait manqué de l’écraser et, pour se pardonner, décida de la divertir avec un poème de son cru), un nuage qui avait la forme d’un éléphant et qui l’inspira à chercher d’autres formes dans le ciel, une soudaine envie de s’entraîner à faire le poirier dans l’herbe, et finalement, le trajet avait été multiplié par trois.
Enfin arrivé sur le terrain d’entraînement, il avait perdu toute volonté et plutôt que de chercher un balai, il se décida à arpenter le sol pour étudier la faune locale : le trajet d’un gendarme le passionna et il le suivit, marchant accroupi, le long du terrain à une vitesse qui aurait pu l’endormir s’il n’était pas en pleine recherche inconsciente de s’éloigner autant que possible de son entraînement du jour.
« Vrrrrm », c’était à peu près la manière dont il analysa le bruit qu’il venait d’entendre et qui lui parvint du dessus. Le son étranger parvint à le tirer de son étude entomologique, et il leva le nez, une main sur le haut de sa tête car il était persuadé avoir senti quelque chose le frôler dangereusement. La vision était de celle qu’on ne voyait qu’ici ; à un mètre de lui, un peu plus en hauteur, il pouvait voir des jambes pendre d’un balai, puis, la silhouette d’un Poufsouffle, et enfin, un vif d’or capturé dans une main à la poigne pleine de fierté. À quatre pattes pour éviter un malencontreux accident, il se glissa à deux mètres pour finalement se relever alors que son regard se glissa de la main, remonta le bras du Poufsouffle, pour finalement tomber sur le visage du fou du balai.
— Tour de contrôle à pilote, tour de contrôle à pilote : vous êtes bien trop bas, je répète, vous êtes bien trop bas, déclara-t-il, se frottant le haut du crâne comme s’il avait été touché — il ne l’avait pas été. En fait, quand bien même il avait été touché, Sunday aurait été celui mis en cause dans l’accident. Il n’y avait aucune raison pour un piéton de se retrouver dans l’espace d’entraînement, au beau milieu du terrain, aussi il aurait été dans l’incapacité de se plaindre s’il n’avait pas la fâcheuse tendance à remettre la faute sur les autres. Néanmoins, le nez renfrogné et les yeux plissés, il jeta un regard accusateur au Poufsouffle.
S’il avait cru que sa mère serait muette face à son bulletin, rendue muette par des mots et des notions qu’elle ne pouvait pas saisir, il avait sous-estimé la ténacité avec laquelle elle se bornait d’une volonté de tout contrôler. Ainsi, bien qu’elle n’eut jamais mis les pieds à Poudlard, elle s’inventait meilleure sorcière que Sunday, et clamait mieux comprendre ce que ses professeurs attendaient de lui, ou ce qui clochait dans son comportement au quotidien.
Somme-toute, malgré des moments désagréables, Poudlard lui offrait une séparation de sa mère qu’il acceptait finalement avec un plaisir difficile à dissimuler. Aussi, Isla parut presque vexée quand son garçon courut rejoindre le quai 9¾, ce qu’il ne remarqua même pas puisqu’il ne se tourna pas une seule fois vers elle.
Cette révélation, aussi difficile fut-elle à avaler, provoqua quelque chose en Sunday. Ce lundi là, il se réveilla pour le premier cours de cette dernière rentrée de l’année scolaire avec une certaine bonne humeur — qui le quitta à l’instant où le professeur de métamorphose introduit le cours du jour, pour revenir lorsque Sunday quitta le cours. Quand bien même il appréciait certains côtés de sa scolarité à Poudlard, les cours restaient une corvée d’autant plus évidente qu’il était mauvais en magie. Même avec toute la bonne volonté dont il pouvait faire preuve, il lui semblait avoir besoin de trois mois de plus que les autres pour faire la même chose qu’eux.
Aussi, galvanisé par cette motivation nouvellement acquise, le garçon décida de s’entraîner. Cette semaine marquait le début de la grande carrière de sorcier de Sunday, et pour cela, il avait mis en place chaque jour des horaires de pratique — qu’il ne parvint pas à suivre du tout. Ainsi, le mercredi, il se dirigea vers le terrain d’entraînement pour faire un petit tour en balai. Le vol, c’était pourtant ce qui avait été prévu dès le lundi, mais mieux valait commencer tard que ne jamais commencer.
Sa descente vers le terrain d’entraînement fut semée d’embûches : une coccinelle sur un brin d’herbe (il avait manqué de l’écraser et, pour se pardonner, décida de la divertir avec un poème de son cru), un nuage qui avait la forme d’un éléphant et qui l’inspira à chercher d’autres formes dans le ciel, une soudaine envie de s’entraîner à faire le poirier dans l’herbe, et finalement, le trajet avait été multiplié par trois.
Enfin arrivé sur le terrain d’entraînement, il avait perdu toute volonté et plutôt que de chercher un balai, il se décida à arpenter le sol pour étudier la faune locale : le trajet d’un gendarme le passionna et il le suivit, marchant accroupi, le long du terrain à une vitesse qui aurait pu l’endormir s’il n’était pas en pleine recherche inconsciente de s’éloigner autant que possible de son entraînement du jour.
« Vrrrrm », c’était à peu près la manière dont il analysa le bruit qu’il venait d’entendre et qui lui parvint du dessus. Le son étranger parvint à le tirer de son étude entomologique, et il leva le nez, une main sur le haut de sa tête car il était persuadé avoir senti quelque chose le frôler dangereusement. La vision était de celle qu’on ne voyait qu’ici ; à un mètre de lui, un peu plus en hauteur, il pouvait voir des jambes pendre d’un balai, puis, la silhouette d’un Poufsouffle, et enfin, un vif d’or capturé dans une main à la poigne pleine de fierté. À quatre pattes pour éviter un malencontreux accident, il se glissa à deux mètres pour finalement se relever alors que son regard se glissa de la main, remonta le bras du Poufsouffle, pour finalement tomber sur le visage du fou du balai.
— Tour de contrôle à pilote, tour de contrôle à pilote : vous êtes bien trop bas, je répète, vous êtes bien trop bas, déclara-t-il, se frottant le haut du crâne comme s’il avait été touché — il ne l’avait pas été. En fait, quand bien même il avait été touché, Sunday aurait été celui mis en cause dans l’accident. Il n’y avait aucune raison pour un piéton de se retrouver dans l’espace d’entraînement, au beau milieu du terrain, aussi il aurait été dans l’incapacité de se plaindre s’il n’avait pas la fâcheuse tendance à remettre la faute sur les autres. Néanmoins, le nez renfrogné et les yeux plissés, il jeta un regard accusateur au Poufsouffle.
Mauvaise note, mauvais jour
Plongé dans son propre monde, Kalev était tellement captivé par la petite balle qu'il mit une bonne seconde avant de réaliser que quelqu'un lui adressait la parole. Les mots "tour de contrôle" et "pilote" lui parvenaient, mais il ne comprenait pas cet étrange charabia. Il baissa les yeux et aperçut un garçon de Serpentard à quatre pattes sous son balai. Ses yeux s'écarquillent de surprise et le jeune sorcier se demande d'où il sortait, que faisait-il ici en plein milieu du terrain et pourquoi par Merlin, il frottait sa tête de cette manière. Son balai ne l'avait jamais percuté, sinon il l'aurait senti !
Mécontent, le troisième année glissa le Vif d'Or dans sa poche et s'éloigna du Serpentard pour atterrir à environ un mètre de distance, avant de s'approcher à grands pas du gamin inconscient.
— Qu'est-ce que tu fais ici, en plein milieu du terrain ? C'est dangereux ! s'exclama-t-il. J'aurais vraiment pu te blesser.
Et pas qu'un peu si Kalev l'avait malencontreusement percuté de plein fouet. Qu'en aurait pensé monsieur O'Belt en les voyant débarquer en trombe à l'infirmerie à cause d'un accident qui aurait pu être évité ? "Bon sang, mais à quoi pensait-il ?" À rien, certainement, c'était peut-être là tout le problème. En le regardant de plus près, le première année semblait perdu. Kalev se détend et se dit qu'il avait sans doute été trop sévère. Non sans un soupir, le Poufsouffle tendit sa main.
— Allez, lève-toi, tu vas tacher ton pantalon si ça continue.
Et ce n'était certainement pas lui qui allait lancer un "recurvite", au risque d'aggraver une éventuelle tache plutôt que de la faire disparaître d'un coup de baguette.
Mécontent, le troisième année glissa le Vif d'Or dans sa poche et s'éloigna du Serpentard pour atterrir à environ un mètre de distance, avant de s'approcher à grands pas du gamin inconscient.
— Qu'est-ce que tu fais ici, en plein milieu du terrain ? C'est dangereux ! s'exclama-t-il. J'aurais vraiment pu te blesser.
Et pas qu'un peu si Kalev l'avait malencontreusement percuté de plein fouet. Qu'en aurait pensé monsieur O'Belt en les voyant débarquer en trombe à l'infirmerie à cause d'un accident qui aurait pu être évité ? "Bon sang, mais à quoi pensait-il ?" À rien, certainement, c'était peut-être là tout le problème. En le regardant de plus près, le première année semblait perdu. Kalev se détend et se dit qu'il avait sans doute été trop sévère. Non sans un soupir, le Poufsouffle tendit sa main.
— Allez, lève-toi, tu vas tacher ton pantalon si ça continue.
Et ce n'était certainement pas lui qui allait lancer un "recurvite", au risque d'aggraver une éventuelle tache plutôt que de la faire disparaître d'un coup de baguette.
"Les fleurs sécher sur le tombeau
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Mauvaise note, mauvais jour
Le regard de Sunday suivit le Poufsouffle comme son ombre, l’observant atterrir avec l’aise d’un oiseau, que le Serpentard lui envia secrètement, lui qui avait l’adresse d’un manchot sur terre, mais dans les airs (et sur terre aussi, tout compte fait). Il laissa son interlocuteur lui reprocher sa présence, et profita d’ailleurs de cet instant pour oublier la coccinelle et observer les alentours : il se trouvait effectivement au beau milieu du terrain, et sa présence pouvait effectivement passer pour dangereuse pour quiconque était doté de bon sens. La main du Serpentard était restée poser sur le haut de sa tête comme s’il sentait encore le courant d’air suit au passage du balai, et comme s’il se souvenait finalement de sa présence, Sunday laissa son bras retomber le long de son corps. Ses paupières, lourdes comme à leur habitude, retombaient légèrement sur ses yeux dans une expression qui lui donna probablement l’air d’un grand désintérêt, ce qui était loin d’être le cas. Sans pour autant le connaître, le garçon cultivait pour son interlocuteur l’admiration qu’on donnait habituellement aux athlète, bien qu’il n’avait aucun regard critique permettant de comprendre l’absence ou la présence de technicité dans les mouvements qu’avaient amorcés le Poufsouffle. Il attrapa la main proposée avec une timidité toute particulière, lui qui n’était pas friand des contacts physiques et qui les vivait tous comme un événement tout particulier quand ils étaient, en réalité, quelque chose de bien plus anodin pour les autres, puis se leva, les mains se mettant à épousseter son pantalon aussitôt la remarque du Poufsouffle — qui lui donna d’ailleurs l’impression qu’il était en présence de sa mère.
— Non, c’est pas sale ça va, répondit Sunday avec le ton d’un enfant qu’on venait de gronder et qui ne souhaitait pourtant pas être le vilain petit canard. Même debout, il devait lever la tête pour croiser le regard du Poufsouffle, ce qui était devenu une habitude de toute façon pour le garçon, tant tout le monde était plus grand que lui à Poudlard. Enfin, parce que le Serpentard détestait être en tort, il ajouta, pour justifier sa présence sur le terrain : Je croyais que vous voliez bien plus haut, pour vous entraîner.
La remarque était pourtant fausse, car il n’avait pas pensé un seul instant à quoi que ce soit d’à peu près constructif une fois qu’il avait mis les pieds sur le terrain d’entraînement, et, se croyant seul, il n’avait pas tenté un seul instant de réfléchir à la dangerosité de son action. Il enchaîna ensuite, dans une volonté de ne pas faire tourner la conversation entre des rappels de consignes ennuyeuses et des remontrances barbants : Tu t’entraînais à attraper le truc avec les ailes ? Sur ces mots, il amorça un petit geste de la main vers la poche du blond pour lui signaler qu’il parlait bien du vif d’or, mais il en avait oublié le nom tant il se préoccupait peu de tout ce qui touchait au sport sorcier.
— Non, c’est pas sale ça va, répondit Sunday avec le ton d’un enfant qu’on venait de gronder et qui ne souhaitait pourtant pas être le vilain petit canard. Même debout, il devait lever la tête pour croiser le regard du Poufsouffle, ce qui était devenu une habitude de toute façon pour le garçon, tant tout le monde était plus grand que lui à Poudlard. Enfin, parce que le Serpentard détestait être en tort, il ajouta, pour justifier sa présence sur le terrain : Je croyais que vous voliez bien plus haut, pour vous entraîner.
La remarque était pourtant fausse, car il n’avait pas pensé un seul instant à quoi que ce soit d’à peu près constructif une fois qu’il avait mis les pieds sur le terrain d’entraînement, et, se croyant seul, il n’avait pas tenté un seul instant de réfléchir à la dangerosité de son action. Il enchaîna ensuite, dans une volonté de ne pas faire tourner la conversation entre des rappels de consignes ennuyeuses et des remontrances barbants : Tu t’entraînais à attraper le truc avec les ailes ? Sur ces mots, il amorça un petit geste de la main vers la poche du blond pour lui signaler qu’il parlait bien du vif d’or, mais il en avait oublié le nom tant il se préoccupait peu de tout ce qui touchait au sport sorcier.
Mauvaise note, mauvais jour
Kalev l'aide sans difficulté à se relever et aussitôt, le garçon s'occupe de ses vêtements. Il lui assure qu'ils ne sont pas sales, ce qui soulage l'attrapeur ; il n'a pas besoin de sortir sa baguette. L'avait-il même avec lui ? À cette pensée, Kalev fronce les sourcils et tâtonne ses poches pour les trouver vides - enfin, si l'on oublie le Vif d'or qu'il avait rangé plus tôt. Sa baguette est sûrement restée sur son lit. Il réalise qu'il l'a laissée dès qu'il n'en a plus eu besoin. Enfin, ce n'est pas bien grave. La voix du garçon le tire de ses pensées. Voler plus haut ? Kalev le regarde avec amusement.
— Si tu étais attentif, tu aurais vu que je poursuis un Vif d'or et que ce dernier se fiche de savoir s'il est trop haut ou trop bas.
Cette petite balle ne paye pas de mine comme ça, mais elle est aussi imprévisible qu'un Cognard. Pour cette séance, tout s'est bien passé, mais par moments, le Vif pouvoir le mener en bateau ! Kalev y pense : c'est peut-être pour ça qu'il ne prends pas ma baguette. Il manque de patience, il sait pertinemment qu'il lancerait un Accio pour récupérer la petite balle.
— Tu t’entraînais à attraper le truc avec les ailes ? demande-t-il en désignant sa poche.
— Oui, c'est un Vif d'or, indique Kalev en réponse. Comme je viens d'intégrer l'équipe, je m'entraîne autant que possible.
Bien qu'il soit un grand fan de Quidditch, Kalev n'a jamais pratiqué ce sport jusqu'à présent. Alors, pour atteindre un bon niveau, il a décidé de s'entraîner en dehors des heures d'entraînement.
— Et toi ? À part compter les brins d'herbe, qu'est-ce qui t'amène ici ? demande-t-il avec amusement.
Il ne sait pas pourquoi, mais l'adolescent aime bien le taquiner. C'est venu naturellement, en espérant que l'enfant ne le prenne pas mal. Après tout, chacun a sa sensibilité.
Désolé du retard !
— Si tu étais attentif, tu aurais vu que je poursuis un Vif d'or et que ce dernier se fiche de savoir s'il est trop haut ou trop bas.
Cette petite balle ne paye pas de mine comme ça, mais elle est aussi imprévisible qu'un Cognard. Pour cette séance, tout s'est bien passé, mais par moments, le Vif pouvoir le mener en bateau ! Kalev y pense : c'est peut-être pour ça qu'il ne prends pas ma baguette. Il manque de patience, il sait pertinemment qu'il lancerait un Accio pour récupérer la petite balle.
— Tu t’entraînais à attraper le truc avec les ailes ? demande-t-il en désignant sa poche.
— Oui, c'est un Vif d'or, indique Kalev en réponse. Comme je viens d'intégrer l'équipe, je m'entraîne autant que possible.
Bien qu'il soit un grand fan de Quidditch, Kalev n'a jamais pratiqué ce sport jusqu'à présent. Alors, pour atteindre un bon niveau, il a décidé de s'entraîner en dehors des heures d'entraînement.
— Et toi ? À part compter les brins d'herbe, qu'est-ce qui t'amène ici ? demande-t-il avec amusement.
Il ne sait pas pourquoi, mais l'adolescent aime bien le taquiner. C'est venu naturellement, en espérant que l'enfant ne le prenne pas mal. Après tout, chacun a sa sensibilité.
Désolé du retard !
"Les fleurs sécher sur le tombeau
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