Être un sang-mêlé à Poudlard
Eileen n'avait jamais imaginé que sa famille moldue la repousserait si jamais elle venait à apprendre pour sa partie sorcière. Non, ce qu'elle craignait, c'était plutôt ce qu'il y avait autour. Le danger pourrait venir de l'entourage de la famille... Il suffisait qu'un mot échappe... et on ne savait jamais... La jeune fille était frileuse sur les révélations de ce type. Et si jamais le Conseil n'appréciait pas qu'elle révèle sa vérité ? Et si sa famille se mettait en danger à cause d'elle ? Et si les gens finissaient par apprendre la vérité... Un secret partagé n'en est plus un... et il restait encore, gravé dans de nombreux esprits, la guerre qui avait fait rage entre les sorciers et les moldus... Tout cela se mélangeait dans l'esprit de la jeune fille sans qu'elle ne saisisse vraiment les implications politiques et les relations des deux peuples. Elle ne comprenait pas comment deux mondes par bien des façons identiques pouvaient se détester autant...
- "En fait... je... je... pense que j'aurai peur pour ma famille... pas qu'il me mette en danger mais qu'eux le soient..."
Jusque là elle ne se l'était jamais avoué, mais c'était surtout pour cette raison qu'elle n'avait pas demandé à ses parents si elle pouvait parler de son état de sorcière à sa famille moldue... c'était avant tout parce qu'elle avait une sorte d'appréhension au fond du cœur, un risque qu'elle ne voulait pas prendre de leur faire du mal malgré elle...
- "Toi aussi tu as une plante ! Et bah ca alors !" s'étonna la rouquine. Le monde était décidément petit. Quelle était la probabilité qu'elle tombe sur un amoureux des plantes ? "Et oui, c'est ma bruyère rouge irlandaise ! Je tâche de passer la voir deux fois parfois trois fois par semaine. Toujours une fois le week-end puis une à deux fois en semaine... Tu passas quand ? C'est vrai que je ne me souviens pas t'avoir déjà vu là-bas !"
Elle avait dit cela d'une traite. Après avoir repris son souffle, elle reprit amusée :
- "Et oui ! J'ai pris l'habitude de lui parler ! Elle est comme une confidente qui ne répond pas... Elle sait écouter. Généralement, je lui raconte mes journées et j'essaie de lui parler de l'Irlande. "
Puis comme sortant d'une rêverie profonde, à propos de Mochara, la jeune fille interrogea :
- "Alors comme ca, tu as une plante carnivore ! Elle vient de chez toi ? Elle s'appelle comment ?"
Elle n'avait jamais été vraiment portée sur les plantes jusqu'à Mochara... Elle avait dû trouver une raison à sa volonté de suivre des cours de botanique vis-à-vis de sa famille moldue mais elle avait aussi et surtout voulu emmener un bout de chez elle à Poudlard... un peu de flore irlandaise pour lui rappeler le pays... Au fur et à mesure des mois, elle était devenue une experte concernant sa bruyère qui s'était bien épanouie dans la serre N°6 !
- "Quels sont les endroits que tu aimes ? Ceux que tu n'aimes pas ?"
A la réflexion d'Ernest, Eileen prit conscience qu'elle s'était beaucoup attachée à sa baguette. Le lien qu'elle faisait avec elle était naturelle et tellement facile à tester lorsqu'elle se concentrait pour lancer un sort. Elle était devenue une partie d'elle-même. Ca s'était fait petit à petit. Elle ne lui avait pas tellement manqué pendant les vacances d'hiver... En même temps, vu la folie que ces quelques jours avaient été, elle n'avait pas tellement eu le temps d'y penser. Or, ces derniers temps, elle ne pouvait s'imaginer se séparer plus de quelques heures de sa baguette... comme si elle était amputée d'une partie d'elle-même... Elle qui aimait le monde moldu avait appris à comprendre ceux qui appréciaient le monde magique. Pour autant, elle aimait dans son esprit faire la distinction et se dire qu'elle pourrait encore la faire en rentrant chez elle. C'était probablement utopique mais avait-elle le choix ? Les élèves n'avaient pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école sauf dans de rares circonstances... Peut-être que savoir sa baguette non loin d'elle lui serait suffisant... Elle verrait pendant les vacances d'été. Elle ne savait comment exprimer cette révélation :
"Tu as raison... Ma baguette fait partie de moi !"
Eileen s'était méprise. C'était le garçon qui se mettait la pression... on était parfois ses plus fervents détracteurs...
- "Pourquoi penses-tu que tu ne serais pas à la hauteur ? Peut-être que tu l'es déjà ! C'est quoi être à la hauteur pour toi ?"
Lorsque la conversation parvint sur les animaux, Eileen se restreignit. Elle aurait pu en parler des heures.
- "Oh oui ! Papa adore son travail et il m'emmène souvent à la clinique pour m'occuper des animaux après une opération par exemple. J'adore ça !"
Elle avait toujours vécu entourée de bêtes en tout genre, elle s'entendait parfaitement avec eux, savait leur parler, les cajoler, les comprendre... Elle avait une sorte de don avec eux, probablement parce qu'elle avait toujours été près d'eux, qu'elle avait grandi avec eux et qu'elle ne comptait plus le nombre d'heures qu'elle avait passé en compagnie de son père à sa clinique à prendre soin d'eux. Un temps, elle avait pensé qu'elle pourrait faire un métier en lien avec les animaux... pourquoi pas ! En tout cas, elle avait vraiment hâte d'être en troisième année pour étudier les animaux magiques !
A l'évocation du Serpentard, Eileen partit dans un éclat de rire. L'enclos renfermait aussi souvent les oiseaux comme les vivets dorés qu'elle aimait à regarder et bien sûr les pipaillons de nuit. Mais rien n'était aussi amusant que les nifleurs. Ernest avait mis dans le mille en parlant d'eux ! :
- "Daphné et Nini sont terribles ! C'est toujours rigolo de les voir chercher tout ce qui brille ! Je me demande bien ce qu'ils en font !"
Plus sérieusement, elle répondit à propos de l'autre animal évoqué :
- "Je les trouve plutôt étonnants les Botrucs. Tant qu'on n'approche pas trop de leur arbre, ils ne disent rien. Mais je pense qu'il veut mieux ne pas s'aventurer à moins d'un mètre sans quelques cloportes sous la main..."
La jeune fille ne voulait pas prolonger la gêne du moment. Des choses avaient été dites qu'elle pensait profondément mais elle voyait bien que c'était trop pour son interlocuteur. Elle décida de changer de sujet pour qu'il se sente plus à l'aise :
- "Tu as déjà parlé de ton statut de sang avec d'autres personnes à Poudlard ? J'avoue que moi non... même si j'ai quelques amis... ce n'est pas un sujet facile à évoquer je trouve... Et toi tu as des amis ? "
- "En fait... je... je... pense que j'aurai peur pour ma famille... pas qu'il me mette en danger mais qu'eux le soient..."
Jusque là elle ne se l'était jamais avoué, mais c'était surtout pour cette raison qu'elle n'avait pas demandé à ses parents si elle pouvait parler de son état de sorcière à sa famille moldue... c'était avant tout parce qu'elle avait une sorte d'appréhension au fond du cœur, un risque qu'elle ne voulait pas prendre de leur faire du mal malgré elle...
- "Toi aussi tu as une plante ! Et bah ca alors !" s'étonna la rouquine. Le monde était décidément petit. Quelle était la probabilité qu'elle tombe sur un amoureux des plantes ? "Et oui, c'est ma bruyère rouge irlandaise ! Je tâche de passer la voir deux fois parfois trois fois par semaine. Toujours une fois le week-end puis une à deux fois en semaine... Tu passas quand ? C'est vrai que je ne me souviens pas t'avoir déjà vu là-bas !"
Elle avait dit cela d'une traite. Après avoir repris son souffle, elle reprit amusée :
- "Et oui ! J'ai pris l'habitude de lui parler ! Elle est comme une confidente qui ne répond pas... Elle sait écouter. Généralement, je lui raconte mes journées et j'essaie de lui parler de l'Irlande. "
Puis comme sortant d'une rêverie profonde, à propos de Mochara, la jeune fille interrogea :
- "Alors comme ca, tu as une plante carnivore ! Elle vient de chez toi ? Elle s'appelle comment ?"
Elle n'avait jamais été vraiment portée sur les plantes jusqu'à Mochara... Elle avait dû trouver une raison à sa volonté de suivre des cours de botanique vis-à-vis de sa famille moldue mais elle avait aussi et surtout voulu emmener un bout de chez elle à Poudlard... un peu de flore irlandaise pour lui rappeler le pays... Au fur et à mesure des mois, elle était devenue une experte concernant sa bruyère qui s'était bien épanouie dans la serre N°6 !
- "Quels sont les endroits que tu aimes ? Ceux que tu n'aimes pas ?"
A la réflexion d'Ernest, Eileen prit conscience qu'elle s'était beaucoup attachée à sa baguette. Le lien qu'elle faisait avec elle était naturelle et tellement facile à tester lorsqu'elle se concentrait pour lancer un sort. Elle était devenue une partie d'elle-même. Ca s'était fait petit à petit. Elle ne lui avait pas tellement manqué pendant les vacances d'hiver... En même temps, vu la folie que ces quelques jours avaient été, elle n'avait pas tellement eu le temps d'y penser. Or, ces derniers temps, elle ne pouvait s'imaginer se séparer plus de quelques heures de sa baguette... comme si elle était amputée d'une partie d'elle-même... Elle qui aimait le monde moldu avait appris à comprendre ceux qui appréciaient le monde magique. Pour autant, elle aimait dans son esprit faire la distinction et se dire qu'elle pourrait encore la faire en rentrant chez elle. C'était probablement utopique mais avait-elle le choix ? Les élèves n'avaient pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école sauf dans de rares circonstances... Peut-être que savoir sa baguette non loin d'elle lui serait suffisant... Elle verrait pendant les vacances d'été. Elle ne savait comment exprimer cette révélation :
"Tu as raison... Ma baguette fait partie de moi !"
Eileen s'était méprise. C'était le garçon qui se mettait la pression... on était parfois ses plus fervents détracteurs...
- "Pourquoi penses-tu que tu ne serais pas à la hauteur ? Peut-être que tu l'es déjà ! C'est quoi être à la hauteur pour toi ?"
Lorsque la conversation parvint sur les animaux, Eileen se restreignit. Elle aurait pu en parler des heures.
- "Oh oui ! Papa adore son travail et il m'emmène souvent à la clinique pour m'occuper des animaux après une opération par exemple. J'adore ça !"
Elle avait toujours vécu entourée de bêtes en tout genre, elle s'entendait parfaitement avec eux, savait leur parler, les cajoler, les comprendre... Elle avait une sorte de don avec eux, probablement parce qu'elle avait toujours été près d'eux, qu'elle avait grandi avec eux et qu'elle ne comptait plus le nombre d'heures qu'elle avait passé en compagnie de son père à sa clinique à prendre soin d'eux. Un temps, elle avait pensé qu'elle pourrait faire un métier en lien avec les animaux... pourquoi pas ! En tout cas, elle avait vraiment hâte d'être en troisième année pour étudier les animaux magiques !
A l'évocation du Serpentard, Eileen partit dans un éclat de rire. L'enclos renfermait aussi souvent les oiseaux comme les vivets dorés qu'elle aimait à regarder et bien sûr les pipaillons de nuit. Mais rien n'était aussi amusant que les nifleurs. Ernest avait mis dans le mille en parlant d'eux ! :
- "Daphné et Nini sont terribles ! C'est toujours rigolo de les voir chercher tout ce qui brille ! Je me demande bien ce qu'ils en font !"
Plus sérieusement, elle répondit à propos de l'autre animal évoqué :
- "Je les trouve plutôt étonnants les Botrucs. Tant qu'on n'approche pas trop de leur arbre, ils ne disent rien. Mais je pense qu'il veut mieux ne pas s'aventurer à moins d'un mètre sans quelques cloportes sous la main..."
La jeune fille ne voulait pas prolonger la gêne du moment. Des choses avaient été dites qu'elle pensait profondément mais elle voyait bien que c'était trop pour son interlocuteur. Elle décida de changer de sujet pour qu'il se sente plus à l'aise :
- "Tu as déjà parlé de ton statut de sang avec d'autres personnes à Poudlard ? J'avoue que moi non... même si j'ai quelques amis... ce n'est pas un sujet facile à évoquer je trouve... Et toi tu as des amis ? "
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest laissait les mots d’Eileen en suspens un court instant. Lui aussi avait peur. Pour l’une de ses mères, comme pour l’autre. Les clivages qui existaient entre les deux communautés penchaient toujours dangereusement d’un côté de la balance ou de l’autre. Et si elle finissait par pencher trop ? Et qu’ils se retrouvent tous en danger. Comme c’était le cas au moment des attentats de Londres ? Être sang-mêlé c’était ne jamais être du bon côté de la ligne quelle que soit la tournure que prenaient les évènements. Il espérait profondément qu’un jour le Secret Magique serait levé et que les sorciers et les moldus pourraient vivre en bonne intelligence. Il était naïf. Mais il n’avait que douze ans. Ses espoirs étaient encore frais et pas encore usés par l’expérience d’une vie.
“J’comprends oui…”
Le sujet vira sur un thème avec lequel Ernest était nettement plus à l’aise. Les plantes, c’était son monde. Enfin c’était surtout celui de sa mère, Lucy. Doctorante en botanique, elle avait étudié une bonne partie de sa vie pour finalement lâcher le système académique et se lancer dans la composition florale. Il y avait toujours eu des plantes dans la vie d’Ernest et c’était par elle que ses mères avaient peu à peu commencé à le responsabiliser. Et à présent, il s’occupait de sa propre plante qu’il avait amené avec lui dans ses bagages.
“J’y vais dès que je peux… J’aime bien les serres… mais uniquement quand y a pas trop de monde…”
L’emploi du temps de l’adolescent était calculé sur les fluxs des élèves dans l’école. Il se retrouvait rarement dans la foule, sauf s’il y était vraiment obligé. Pour les repas du soir par exemple. Le matin et le midi, il arrivait dans la Grande Salle avec un léger décalage. Il ne participait pas aux événements sportifs et avait rapidement intégré quelle était la période d’affluence de chaque endroit. Il avait également trouvé des endroits un peu plus discrets où personne ne pensait ou ne trouvait d’intérêt à mettre les pieds. Comme sous les tribunes par exemple.
Le petit brun avait toujours parlé aux plantes. D’après sa mère, ça les aidait à mieux pousser. Mais arrivé à Poudlard, il s’était senti un peu ridicule la première fois qu’on l’a surprit à le faire. Du coup, il ne se l’autorisait que quand il était seul. Savoir qu’Eileen avait également cette habitude, ça avait quelque chose de réconfortant. Il n’était peut-être pas si différent des autres finalement. Pas si différent d’elle en tout cas.
“Ma mère, elle dit toujours que les plantes ressentent notre présence. Mon autre mère, elle y croit pas, mais elle dit que ça fait pas de mal de s’entraîner à être poli et attentif aux autres. Du coup, je lui parle souvent… mais moi j’crois qu’elle sait que je suis là… Euh… Maggy… elle s’appelle Maggy… et, enfin… elle vient de chez moi ouai… mais enfin pas de Londres. Enfin c’est pas de là qu’elle est originaire quoi, c’est là qu’on l’a acheté.”
Il n’y avait pas grand chose de naturel qui poussait à Londres à part des pavés. Mais on pouvait y trouver multitudes de plantes en tout genre dans les marchés aux fleurs où travaillait souvent sa mère.
“J’préfère quand c’est calme… ici, la bibliothèque… ou les serres justement… au début j’aimais pas trop la salle commune de Serpentard, elle me donnait un peu le mal de mer mais finalement, je la trouve super paisible. Enfin, quand y a pas trop de monde… Et… j’aime bien aller au lac aussi quand y a personne… Euh… bin tous les endroits où y a personne en fait…”
Ernest avait un réel problème de confiance en lui et il fuyait le regard des autres comme la peste. Les bruits de couloirs le rendait parano et il avait toujours l’impression qu’on le regardait ou qu’on se moquait. Ce qui pouvait être un brin narcissique finalement. Il avait une telle capacité à se rendre invisible que la plupart des élèves ne remarquait que rarement sa présence. Quoi qu’il en soit, il ne voulait pas être le centre de l’attention, quel quelle soit.
L’adolescent afficha un sourire timide en entendant Eileen parler de sa baguette. Lui aussi aimait beaucoup la sienne. L’idée de s’en séparer en devenait déchirante. Il fallait dire qu’elle ne le quittait jamais et qu’il avait probablement passé plus d’heure avec elle qu’avec n’importe qui ou quoi depuis son arrivée à Poudlard. Il passait des heures à s’entraîner. Quasiment toutes ses heures libres quand il n’avait pas le nez plongé dans un bouquin.
“Elle est faite en quoi ta baguette ?”
Une question qui intéressait le gamin au plus haut point. Les baguettes magiques le fascinaient. Tout autant que les botrucs et leur relation aux arbres à bois de baguette ou toutes les créatures qui pouvaient entrer dans sa composition. Il n’était pas peu fier d’avoir une baguette dont le cœur était formé d’une plume de phénix. Et tout comme sa plante, il avait l’impression de partager un lien unique avec elle.
Ernest resta pensif à la question de la Serdaigle. Pour sa mère, tout avait toujours l’air facile. Aucun obstacle ne l’effrayait ni ne lui résistait. Du moins c’était la vision qu’en avait le petit garçon. Elianor était une sorcière accomplie et elle en imposait.
“Nan… ma mère, c’est un autre niveau… elle a toujours été super forte en duels, en vol… en tout en fait… elle a gagné pleins de distinctions à Poudlard…”
Et surtout, Elianor était une sorcière sûre d’elle. Elle avait été élevée dans une famille où on l’avait mise sur un pied d’estale et où l’origine déterminait sa supériorité sur les autres. Elle s’était écartée de ce mode de vie mais elle en gardait toujours les attitudes. Un brin arrogant et supérieur.
Ernest avait toujours voulu un animal de compagnie mais habitant dans un appartement en ville, ses mères n’avaient jamais cédé. Et puis un animal, c’était une responsabilité. Ernest avait tout de même réussi à obtenir sa plante. Et puis il y avait Herbert. Ça comptait un peu. Même si le hibou n’était pas la créature la plus affectueuse qui soit.
“Du coup, tu dois avoir plein d’animaux chez toi en Irlande ?”
C’est vrai que les niffleurs étaient amusants. Il repensa à Nico qui avait eu l’idée de faire équipe avec eux pour retrouver les trésors cachés de Poudlard. Pas sûr que le prof de Soins aux créatures magiques soit ultra d’accord cela dit. Et puis lui les trésors, ça l’intéressait bien moins que la magie elle-même.
“Sûrement qu’il les enterre pour pas que le prof les retrouve. Mais si tous les élèves leur jettent des noises, au bout d’un moment ça peut faire un p’tit pactole… “
Les botrucs, Ernest ne préférait pas s’en approcher de trop près même s’il les trouvait très intrigants. C’est qu’il se méfiait. Dans son esprit, les créatures utilisés en Défense contre les Forces du mal étaient probablement celles qui vivaient là dans le Gros Chêne. Et s’il se souvenait de lui et des Lashlabask qu’il avait dû leur envoyer ? Est-ce que c’était rancunier un Botruc ?
“J’ai vu qu’il y a des grands qui s’occupent parfois des créatures. Le professeur doit avoir sacrément confiance…”
Après un petit moment d’embarras, les deux adolescents poursuivirent leur discussion. Dans une tonalité pas nécessairement plus aisée.
“C’est déjà arrivé… mais j’évite en général… j’m’entends avec quelques personnes et on en a déjà parlé, ouai… enfin après… dans la salle commune, au bout d’un moment tu finis par savoir… les premières années en tout cas…”
Si le petit brun avait déjà fait état de sa situation familiale avec la plupart de ses camarades de promotion, il réalisait que les discussions qui traitaient du statut étaient souvent délicates et qu’il avait peut-être fait plus de rencontres significatives qu’il ne le pensait. Et puis il fallait dire qu'avec l'enquête intrusive de Lavinia, chacun avait rapidement fini par connaître le statut des élèves de la classe.
“J’m’entends bien avec les garçons de ma chambre… après, on traîne pas forcément ensemble. Et puis, y a Blair, une autre Serpentard de première année. On discute un peu plus souvent…”
“J’comprends oui…”
Le sujet vira sur un thème avec lequel Ernest était nettement plus à l’aise. Les plantes, c’était son monde. Enfin c’était surtout celui de sa mère, Lucy. Doctorante en botanique, elle avait étudié une bonne partie de sa vie pour finalement lâcher le système académique et se lancer dans la composition florale. Il y avait toujours eu des plantes dans la vie d’Ernest et c’était par elle que ses mères avaient peu à peu commencé à le responsabiliser. Et à présent, il s’occupait de sa propre plante qu’il avait amené avec lui dans ses bagages.
“J’y vais dès que je peux… J’aime bien les serres… mais uniquement quand y a pas trop de monde…”
L’emploi du temps de l’adolescent était calculé sur les fluxs des élèves dans l’école. Il se retrouvait rarement dans la foule, sauf s’il y était vraiment obligé. Pour les repas du soir par exemple. Le matin et le midi, il arrivait dans la Grande Salle avec un léger décalage. Il ne participait pas aux événements sportifs et avait rapidement intégré quelle était la période d’affluence de chaque endroit. Il avait également trouvé des endroits un peu plus discrets où personne ne pensait ou ne trouvait d’intérêt à mettre les pieds. Comme sous les tribunes par exemple.
Le petit brun avait toujours parlé aux plantes. D’après sa mère, ça les aidait à mieux pousser. Mais arrivé à Poudlard, il s’était senti un peu ridicule la première fois qu’on l’a surprit à le faire. Du coup, il ne se l’autorisait que quand il était seul. Savoir qu’Eileen avait également cette habitude, ça avait quelque chose de réconfortant. Il n’était peut-être pas si différent des autres finalement. Pas si différent d’elle en tout cas.
“Ma mère, elle dit toujours que les plantes ressentent notre présence. Mon autre mère, elle y croit pas, mais elle dit que ça fait pas de mal de s’entraîner à être poli et attentif aux autres. Du coup, je lui parle souvent… mais moi j’crois qu’elle sait que je suis là… Euh… Maggy… elle s’appelle Maggy… et, enfin… elle vient de chez moi ouai… mais enfin pas de Londres. Enfin c’est pas de là qu’elle est originaire quoi, c’est là qu’on l’a acheté.”
Il n’y avait pas grand chose de naturel qui poussait à Londres à part des pavés. Mais on pouvait y trouver multitudes de plantes en tout genre dans les marchés aux fleurs où travaillait souvent sa mère.
“J’préfère quand c’est calme… ici, la bibliothèque… ou les serres justement… au début j’aimais pas trop la salle commune de Serpentard, elle me donnait un peu le mal de mer mais finalement, je la trouve super paisible. Enfin, quand y a pas trop de monde… Et… j’aime bien aller au lac aussi quand y a personne… Euh… bin tous les endroits où y a personne en fait…”
Ernest avait un réel problème de confiance en lui et il fuyait le regard des autres comme la peste. Les bruits de couloirs le rendait parano et il avait toujours l’impression qu’on le regardait ou qu’on se moquait. Ce qui pouvait être un brin narcissique finalement. Il avait une telle capacité à se rendre invisible que la plupart des élèves ne remarquait que rarement sa présence. Quoi qu’il en soit, il ne voulait pas être le centre de l’attention, quel quelle soit.
L’adolescent afficha un sourire timide en entendant Eileen parler de sa baguette. Lui aussi aimait beaucoup la sienne. L’idée de s’en séparer en devenait déchirante. Il fallait dire qu’elle ne le quittait jamais et qu’il avait probablement passé plus d’heure avec elle qu’avec n’importe qui ou quoi depuis son arrivée à Poudlard. Il passait des heures à s’entraîner. Quasiment toutes ses heures libres quand il n’avait pas le nez plongé dans un bouquin.
“Elle est faite en quoi ta baguette ?”
Une question qui intéressait le gamin au plus haut point. Les baguettes magiques le fascinaient. Tout autant que les botrucs et leur relation aux arbres à bois de baguette ou toutes les créatures qui pouvaient entrer dans sa composition. Il n’était pas peu fier d’avoir une baguette dont le cœur était formé d’une plume de phénix. Et tout comme sa plante, il avait l’impression de partager un lien unique avec elle.
Ernest resta pensif à la question de la Serdaigle. Pour sa mère, tout avait toujours l’air facile. Aucun obstacle ne l’effrayait ni ne lui résistait. Du moins c’était la vision qu’en avait le petit garçon. Elianor était une sorcière accomplie et elle en imposait.
“Nan… ma mère, c’est un autre niveau… elle a toujours été super forte en duels, en vol… en tout en fait… elle a gagné pleins de distinctions à Poudlard…”
Et surtout, Elianor était une sorcière sûre d’elle. Elle avait été élevée dans une famille où on l’avait mise sur un pied d’estale et où l’origine déterminait sa supériorité sur les autres. Elle s’était écartée de ce mode de vie mais elle en gardait toujours les attitudes. Un brin arrogant et supérieur.
Ernest avait toujours voulu un animal de compagnie mais habitant dans un appartement en ville, ses mères n’avaient jamais cédé. Et puis un animal, c’était une responsabilité. Ernest avait tout de même réussi à obtenir sa plante. Et puis il y avait Herbert. Ça comptait un peu. Même si le hibou n’était pas la créature la plus affectueuse qui soit.
“Du coup, tu dois avoir plein d’animaux chez toi en Irlande ?”
C’est vrai que les niffleurs étaient amusants. Il repensa à Nico qui avait eu l’idée de faire équipe avec eux pour retrouver les trésors cachés de Poudlard. Pas sûr que le prof de Soins aux créatures magiques soit ultra d’accord cela dit. Et puis lui les trésors, ça l’intéressait bien moins que la magie elle-même.
“Sûrement qu’il les enterre pour pas que le prof les retrouve. Mais si tous les élèves leur jettent des noises, au bout d’un moment ça peut faire un p’tit pactole… “
Les botrucs, Ernest ne préférait pas s’en approcher de trop près même s’il les trouvait très intrigants. C’est qu’il se méfiait. Dans son esprit, les créatures utilisés en Défense contre les Forces du mal étaient probablement celles qui vivaient là dans le Gros Chêne. Et s’il se souvenait de lui et des Lashlabask qu’il avait dû leur envoyer ? Est-ce que c’était rancunier un Botruc ?
“J’ai vu qu’il y a des grands qui s’occupent parfois des créatures. Le professeur doit avoir sacrément confiance…”
Après un petit moment d’embarras, les deux adolescents poursuivirent leur discussion. Dans une tonalité pas nécessairement plus aisée.
“C’est déjà arrivé… mais j’évite en général… j’m’entends avec quelques personnes et on en a déjà parlé, ouai… enfin après… dans la salle commune, au bout d’un moment tu finis par savoir… les premières années en tout cas…”
Si le petit brun avait déjà fait état de sa situation familiale avec la plupart de ses camarades de promotion, il réalisait que les discussions qui traitaient du statut étaient souvent délicates et qu’il avait peut-être fait plus de rencontres significatives qu’il ne le pensait. Et puis il fallait dire qu'avec l'enquête intrusive de Lavinia, chacun avait rapidement fini par connaître le statut des élèves de la classe.
“J’m’entends bien avec les garçons de ma chambre… après, on traîne pas forcément ensemble. Et puis, y a Blair, une autre Serpentard de première année. On discute un peu plus souvent…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
L'aveu de besoin de solitude du garçon eut le don d'émouvoir Eileen :
- "Tu sais, je peux comprendre que tu aies besoin de ne pas être toujours avec le gens. Mais je crois que si tu leur laissais une chance, ils seraient heureux de te connaitre !"
Elle-même appréciait parfois se retrouver seule. Elle était d'un naturel ouvert et adorait profondément le contact des autres mais il lui arrivait de vouloir un peu se retrouver avec elle. De faire le point sur certaines choses. De prendre le temps de réfléchir. De se vider l'esprit aussi.
Elle n'avait jamais volontairement été dans un coin isolé pour être tranquille sauf parfois dans sa chambre. Elle ne connaissait que peu le château... En y réfléchissait, il est vrai qu'elle passait beaucoup de temps dans des endroits calmes. Elle n'était pas très chahut non plus... Elle avait besoin d'équilibre.
- "Je crois que les lieux où je passe le plus de temps sont la bibliothèque, la salle d'études, ma salle commune et les extérieurs sur mon temps libre. Le parc avec les serres, le coin des animaux, le parterre de l'amitié... J'aime aussi passer par la volière et l'atmosphère de la tour de l'horloge. "
Il fallait avouer que la jeune fille n'avait pas vraiment exploré les lieux. L'année était passer bien trop vite pour cela. Peut-être qu'elle en découvrirait plus l'année suivante...
- "Ta salle commune te donne le mal de mer ? Pourquoi ? Vous êtes sous le lac ?Nous au contraire, on est au 6ème étage... Je peux te dire que les premiers mois ici je me suis fait des jambes en béton ! Je travaille aussi le cœur d'ailleurs... car il faut encore ajouter un étage pour atteindre mon dortoir !"
Ah sa baguette, c'était un sujet de conversation qu'elle n'abordait pas souvent, mais elle en était drôlement fière !
- "Elle fait 24,7 cm en bois d’if et ventricule de dragon. Mr Ollivander m'a dit qu'elle s'associe bien aux sorciers dotés d'une bonne intuition et d'une grande affinité avec la nature. Et la tienne ?"
Elle se souvenait encore, comme si c'était hier, du petit discours du fabricant de baguette. Il lui avait expliqué que les baguettes réalisées dans ce bois étaient rares, d'une grande longévité, qu'elles étaient connues pour doter son possesseur d'un pouvoir de vie ou de mort... et que son maître idéal sortait de l'ordinaire. Il n'était ni médiocre ni timide...
Quant au ventricule de dragon, il produisait les baguettes les plus puissantes, capables de jeter les sortilèges les plus flamboyants. Ces baguettes avaient une faculté d'apprentissage plus rapide que les autres. Elles établissaient toujours un lien très fort avec leur possesseur mais pouvaient changer d'allégeance et se tourner plus facilement vers les forces du Mal étant connues pour générer souvent des accidents...
La baguette était souple, ce qui signifiait que la jeune irlandaise avait une grande capacité à s'adapter au changement.
Toutes ces informations avaient laissé une forte impression sur la jeune fille, en particulier la partie sur les forces du mal et le pouvoir de vie ou de mort. Mais le reste lui allait bien...
Peut-être était-ce ce discours, mais Eileen avait immédiatement apprécié les Botrucs lorsqu'elle les avait rencontré en cours pendant l'apprentissage du Lashlabask. Elle avait regretté de devoir leur faire du mal... C'est pour cette raison qu'elle aimait aller les voir dans le parc...
Des animaux en Irlande ? Pour une terre couverte de nature, il y en avait et pas qu'un peu. La jeune fille n'avait jamais pensé à en dresser une liste mais elle tenta d'en commencer une avec ce qui lui venait à l'esprit :
- "Oh oui ! Cerfs, daims, renards, lièvres, truites, saumons, loutres, poules d'eau... et des moutons, beaucoup de moutons ! Côté animaux magiques, on en a aussi. Comme ca, je pense au porlock, à l'Augurey ou bien sûr aux farfadets. Je dois en oublier mais nous avons beaucoup d'étendues sauvages chez nous donc beaucoup d'animaux ! Je suppose qu'il y en a moins à Londres..."
L'idée d'un petit pactole de noises dans le terrier des Nifleurs amusa l'irlandaise.
- "Ca se trouve ils font comme Picsou et sautent dedans comme dans une grande piscine !"
Lorsqu'elle serait plus grande, Eileen aimerait faire partie de ces privilégiés qui s'occuperaient des animaux. Elle entendit comme une envie dans la voix de son interlocuteur.
- "Je pense que si on est des élèves respectueux et responsables, on pourra être à leur place un jour. En tout cas, j'ai vraiment hâte d'être en troisième année pour commencer ce cours !"
Eileen fut étonnée que chez les Serpentard la question du statut de sang soit évoquée si facilement, même si ce n'était que sur la promotion des premières années. Il lui semblait que si une maison devait faire attention à ne pas en parler du moment qu'on était pas un sang-pur, c'était bien celle-là !
- "Comment le sujet est venu sur le tapis ? Chez les Serdaigle sauf à en parler spontanément avec le métier de nos parents par exemple, ce n'est pas évoqué. Globalement, on s'en fiche !"
La rouquine fut heureuse d'apprendre que le garçon s'était fait quelques relations et voir même une amie. Il n'était pas si seul que cela tant mieux.
- "Blair ? Super ! Tu la connais depuis longtemps ?"
La jeune fille était curieuse d'en savoir plus sur celle qui avait réussi à percer la carapace que s'était forgé Ernest.
- "Et maintenant, il y a moi si tu veux bien !" ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.
Ne voulant pas repartir sur un sujet glissant, elle poursuivit :
- "Je m'entends bien avec beaucoup de monde. J'apprécie particulièrement Daphné Bridgerton dans ta maison. Tu la connais ?"
- "Tu sais, je peux comprendre que tu aies besoin de ne pas être toujours avec le gens. Mais je crois que si tu leur laissais une chance, ils seraient heureux de te connaitre !"
Elle-même appréciait parfois se retrouver seule. Elle était d'un naturel ouvert et adorait profondément le contact des autres mais il lui arrivait de vouloir un peu se retrouver avec elle. De faire le point sur certaines choses. De prendre le temps de réfléchir. De se vider l'esprit aussi.
Elle n'avait jamais volontairement été dans un coin isolé pour être tranquille sauf parfois dans sa chambre. Elle ne connaissait que peu le château... En y réfléchissait, il est vrai qu'elle passait beaucoup de temps dans des endroits calmes. Elle n'était pas très chahut non plus... Elle avait besoin d'équilibre.
- "Je crois que les lieux où je passe le plus de temps sont la bibliothèque, la salle d'études, ma salle commune et les extérieurs sur mon temps libre. Le parc avec les serres, le coin des animaux, le parterre de l'amitié... J'aime aussi passer par la volière et l'atmosphère de la tour de l'horloge. "
Il fallait avouer que la jeune fille n'avait pas vraiment exploré les lieux. L'année était passer bien trop vite pour cela. Peut-être qu'elle en découvrirait plus l'année suivante...
- "Ta salle commune te donne le mal de mer ? Pourquoi ? Vous êtes sous le lac ?Nous au contraire, on est au 6ème étage... Je peux te dire que les premiers mois ici je me suis fait des jambes en béton ! Je travaille aussi le cœur d'ailleurs... car il faut encore ajouter un étage pour atteindre mon dortoir !"
Ah sa baguette, c'était un sujet de conversation qu'elle n'abordait pas souvent, mais elle en était drôlement fière !
- "Elle fait 24,7 cm en bois d’if et ventricule de dragon. Mr Ollivander m'a dit qu'elle s'associe bien aux sorciers dotés d'une bonne intuition et d'une grande affinité avec la nature. Et la tienne ?"
Elle se souvenait encore, comme si c'était hier, du petit discours du fabricant de baguette. Il lui avait expliqué que les baguettes réalisées dans ce bois étaient rares, d'une grande longévité, qu'elles étaient connues pour doter son possesseur d'un pouvoir de vie ou de mort... et que son maître idéal sortait de l'ordinaire. Il n'était ni médiocre ni timide...
Quant au ventricule de dragon, il produisait les baguettes les plus puissantes, capables de jeter les sortilèges les plus flamboyants. Ces baguettes avaient une faculté d'apprentissage plus rapide que les autres. Elles établissaient toujours un lien très fort avec leur possesseur mais pouvaient changer d'allégeance et se tourner plus facilement vers les forces du Mal étant connues pour générer souvent des accidents...
La baguette était souple, ce qui signifiait que la jeune irlandaise avait une grande capacité à s'adapter au changement.
Toutes ces informations avaient laissé une forte impression sur la jeune fille, en particulier la partie sur les forces du mal et le pouvoir de vie ou de mort. Mais le reste lui allait bien...
Peut-être était-ce ce discours, mais Eileen avait immédiatement apprécié les Botrucs lorsqu'elle les avait rencontré en cours pendant l'apprentissage du Lashlabask. Elle avait regretté de devoir leur faire du mal... C'est pour cette raison qu'elle aimait aller les voir dans le parc...
Des animaux en Irlande ? Pour une terre couverte de nature, il y en avait et pas qu'un peu. La jeune fille n'avait jamais pensé à en dresser une liste mais elle tenta d'en commencer une avec ce qui lui venait à l'esprit :
- "Oh oui ! Cerfs, daims, renards, lièvres, truites, saumons, loutres, poules d'eau... et des moutons, beaucoup de moutons ! Côté animaux magiques, on en a aussi. Comme ca, je pense au porlock, à l'Augurey ou bien sûr aux farfadets. Je dois en oublier mais nous avons beaucoup d'étendues sauvages chez nous donc beaucoup d'animaux ! Je suppose qu'il y en a moins à Londres..."
L'idée d'un petit pactole de noises dans le terrier des Nifleurs amusa l'irlandaise.
- "Ca se trouve ils font comme Picsou et sautent dedans comme dans une grande piscine !"
Lorsqu'elle serait plus grande, Eileen aimerait faire partie de ces privilégiés qui s'occuperaient des animaux. Elle entendit comme une envie dans la voix de son interlocuteur.
- "Je pense que si on est des élèves respectueux et responsables, on pourra être à leur place un jour. En tout cas, j'ai vraiment hâte d'être en troisième année pour commencer ce cours !"
Eileen fut étonnée que chez les Serpentard la question du statut de sang soit évoquée si facilement, même si ce n'était que sur la promotion des premières années. Il lui semblait que si une maison devait faire attention à ne pas en parler du moment qu'on était pas un sang-pur, c'était bien celle-là !
- "Comment le sujet est venu sur le tapis ? Chez les Serdaigle sauf à en parler spontanément avec le métier de nos parents par exemple, ce n'est pas évoqué. Globalement, on s'en fiche !"
La rouquine fut heureuse d'apprendre que le garçon s'était fait quelques relations et voir même une amie. Il n'était pas si seul que cela tant mieux.
- "Blair ? Super ! Tu la connais depuis longtemps ?"
La jeune fille était curieuse d'en savoir plus sur celle qui avait réussi à percer la carapace que s'était forgé Ernest.
- "Et maintenant, il y a moi si tu veux bien !" ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.
Ne voulant pas repartir sur un sujet glissant, elle poursuivit :
- "Je m'entends bien avec beaucoup de monde. J'apprécie particulièrement Daphné Bridgerton dans ta maison. Tu la connais ?"
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest baissa les yeux en entendant la remarque d’Eileen et ses joues se remirent à rosirent. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas. Mais les groupes le mettaient incroyablement mal à l’aise. Déjà à deux c’était relativement compliqué, mais quand on dépassait ce nombre, il avait alors du mal à savoir où était sa place. Ou à se la faire. Il avait également du mal à se faire une opinion précise sur les choses et ses avis étaient en constante évolution. L’adolescent se posait constamment des questions. Beaucoup trop. Et il n’arrivait pas nécessairement à y trouver des réponses.
C’était assez étrange d’entendre ces paroles de la bouche d’Eileen. Cela ne faisait pas plus d’un quart d’heure qu’ils se parlaient. Comment pourrait-elle savoir ? La première impression ? Mais était-elle toujours la bonne ? Et si elle changeait d’avis sur lui ? Si en continuant de parler, elle réalisait qu’il n’était pas si digne d’intérêt que ça.
“Je préfère pas prendre le risque… seul, c’est plus facile…”
Son regard avait fui du côté de l’étagère et des dizaines d’ouvrages qui s’y tenait. Comme si la couverture de l’un ou l’autre avait subitement attiré son attention par un détail extraordinaire. Il avait fait cet aveu à demi-mots. Ernest n’avait aucune confiance en lui-même. Au mieux, il commençait à avoir un peu confiance en sa baguette magique et dans l’équipe qu’ils formaient tous les deux.
Ernest passait la quasi-totalité de son temps libre à s’entraîner ou à faire des recherches sur les sortilèges. Il adorait ça mais c’était également un très bon exutoire pour toutes ces émotions qu’il ressentait sans arriver à les comprendre ni à la contrôler réellement. La pratique, c’était un moyen de fixer son attention sur quelque chose de concret.
“Quand, j’ai du temps libre, j’essaie de m’exercer au maximum… Mais j’arrive pas trop à me concentrer quand y’a d’autres gens ou qu’on me regarde…”
C’était étonnant de constater que les lieux que la Serdaigle énumérait étaient les rares lieux où se rendait le petit Serpentard. Mais comme Ernest prenait toujours soin d’éviter les autres, ce n’était pas étonnant qu’il ne l’ai pas croisé plus de fois. Il se rendait à la Volière pour envoyer ses lettres sur l’heure du déjeuner, quand tout le monde était à table. Parfois, il grignotait un morceau là-haut en compagnie de son hibou revêche.
Il profitait souvent des moments où les autres étaient regroupés pour errer dans les couloirs vides et les endroits qui étaient généralement plus peuplés.
“Bin on est dans les cachots oui… mais maintenant ça va… j’me suis habitué aux mouvements des algues et puis j’aime bien la luminosité finalement…”
S’il pestait parfois en montant les innombrables marches qui séparait le cachots de la plupart des salles de classe il n’avait jamais vraiment fait le parallèle avec les Serdaigle dans leur tour. Dans sa tête, ils n’avaient besoin que de descendre. Mais il fallait bien qu’ils remontent aussi à un moment donné. Finalement, c’était les Poufsouffle qui étaient le mieux loti.
Ernest posa sa main contre son abdomen. C’était là qu’elle se trouvait, sous son sweat-shirt. Sa baguette ne le quittait jamais. Il avait bien vu d’autres élèves glisser la leur dans leur manche mais la sienne était bien trop grande pour que ce ne soit pas une gêne significative.
“La mienne est en bois de charme. Avec une plume de phénix…”
Chez Ollivander, on lui avait dit que c’était la baguette qui choisissait son sorcier. Que cette dernière chercherait à s'accommoder avec un sorcier dont la personnalité ressemblerait à la sienne. Ce qui avait laissé Ernest légèrement incrédule au début. Le charme correspondait à une personnalité raffinée et sensible. Ces baguettes choisissaient des sorciers passionés. Ce qui était le cas du petit brun, même s’il n’en avait pas réellement conscience. Quand il décidait de quelque chose, il y mettait toute sa détermination et toute son obstination. Encore fallait-il qu’il arrive à s’arracher à l’indécision.
La plume de phénix qui composait son coeur fascinait le gamin et il s’imaginait qu’un jour, il partirait à la recherche de la créature qui l’aidait à canaliser sa magie au quotidien.
“32,7cm… plutôt fine et assez flexible… c’est ce qu’ils ont dit… et qu’elle était faite pour les voyageurs… pourtant je suis jamais allé nulle part… Mais on s’entend bien quand même… même si elle est un peu longue…”
Les voyageurs et explorateurs qui désirent des défis fréquents. Ernest n’était pourtant pas assez lucide pour réalisé qu’il relevait tout un tas de défis au quotidien. Être un explorateur, ce n’était pas simplement sortir de sa zone de confort. C’était également expérimenter la vie. S’il n’était pas très téméraire en ce qui concernait ses rapports aux autres, il avait néanmoins une curiosité insatiable en ce qui concernait la magie et ses limites. Il passait tout son temps à tenter diverses expériences et à définir le cadre de ses pouvoirs naissants.
La petite rouquine répondit avec enthousiasme à la question de l’adolescent en énumérant tous les animaux qu’elle pouvait croiser sur ses terres. À Londres, il y avait bien des oiseaux, quelques colonies d'écureuils dans les parcs et un nombre considérable de chiens et de chats. Il y avait aussi les hiboux, bien entendu, mais ils étaient plutôt discrets. La ville était également connue pour sa population anormalement élevée de renards. Ernest les aimait bien même s’il avait l’interdiction de s’en approcher et qu’ils étaient plutôt considérés comme des nuisibles par la population.
“Y a un zoo… sinon, y a beaucoup de renards… 18 au kilomètre carré m’a dit une fois un voisin, mais je me rends pas vraiment compte… enfin y en a plein… Et t’as des animaux de compagnie du coup ? À part Ybou ?”
Un autre fantasme qu’entretenait l’adolescent. Un jour il aurait un compagnon à poil ou à plume. Peut-être même à écailles. Il s’imaginait se lier d’amitié avec un hippogriffe ou faire partie d’une communauté de centaures. Nager avec les êtres de l’eau. Toutes ces idées farfelues n’en paraissaient pas moins probables que sa capacité à nouer des relations sérieuses avec d’autres élèves.
Ernest aussi avait hâte de suivre les cours de Soin aux Créatures magiques. Même s’il n’avait pas nécessairement hâte d’être en troisième année. La troisième année, ça voulait dire faire des choix de filière et c’était un nouveau flot de questions qui venaient l’assaillir.
Ernest se mordit légèrement la lèvre inférieure en réfléchissant à la question d’Eileen. Il n’y avait pas qu’une seule réponse mais tout un tas de raisons.
“Y a des gens qui tiennent absolument à savoir… À Serpentard, y a beaucoup de Sang-Purs… et… ils ont pas l’air de trop aimer se mélanger…”
À son arrivée à Poudlard, il lui avait semblé que ces élèves-là étaient capables de se sentir entre eux. Et donc de sentir ceux qui ne faisaient pas partie de leurs rangs. Il avait d’abord cru qu’il avait lui-même une odeur particulière qui le trahissait jusqu’à commencer à comprendre qu’il s’agissait plutôt d’une histoire d’éducation et de manière. De références aussi.
“Euh…bin… depuis le début de l’année… comme les autres…”
S’il était solitaire, cela ne l’avait pas empêché d’être observateur et d’arriver à mettre un nom et quelques adjectifs sur la tête de ses camarades de promotion avec qui il partageait la même maison. Pour les autres, c’était un peu plus compliqué. Nouveau sourire discret quand Eileen fit part de son envie de nouer un lien avec lui, suivit d’un rapide froncement de sourcil caractéristique du garçon et des doutes qu’il nourrissait envers lui-même.
“Comme ça oui… Je sais surtout qu’elle s'entend pas du tout avec Noah, un garçon de ma chambre… il en parle tout le temps et il ne fait que râler… enfin moi, elle m’a rien fait…”
@Noah River
C’était assez étrange d’entendre ces paroles de la bouche d’Eileen. Cela ne faisait pas plus d’un quart d’heure qu’ils se parlaient. Comment pourrait-elle savoir ? La première impression ? Mais était-elle toujours la bonne ? Et si elle changeait d’avis sur lui ? Si en continuant de parler, elle réalisait qu’il n’était pas si digne d’intérêt que ça.
“Je préfère pas prendre le risque… seul, c’est plus facile…”
Son regard avait fui du côté de l’étagère et des dizaines d’ouvrages qui s’y tenait. Comme si la couverture de l’un ou l’autre avait subitement attiré son attention par un détail extraordinaire. Il avait fait cet aveu à demi-mots. Ernest n’avait aucune confiance en lui-même. Au mieux, il commençait à avoir un peu confiance en sa baguette magique et dans l’équipe qu’ils formaient tous les deux.
Ernest passait la quasi-totalité de son temps libre à s’entraîner ou à faire des recherches sur les sortilèges. Il adorait ça mais c’était également un très bon exutoire pour toutes ces émotions qu’il ressentait sans arriver à les comprendre ni à la contrôler réellement. La pratique, c’était un moyen de fixer son attention sur quelque chose de concret.
“Quand, j’ai du temps libre, j’essaie de m’exercer au maximum… Mais j’arrive pas trop à me concentrer quand y’a d’autres gens ou qu’on me regarde…”
C’était étonnant de constater que les lieux que la Serdaigle énumérait étaient les rares lieux où se rendait le petit Serpentard. Mais comme Ernest prenait toujours soin d’éviter les autres, ce n’était pas étonnant qu’il ne l’ai pas croisé plus de fois. Il se rendait à la Volière pour envoyer ses lettres sur l’heure du déjeuner, quand tout le monde était à table. Parfois, il grignotait un morceau là-haut en compagnie de son hibou revêche.
Il profitait souvent des moments où les autres étaient regroupés pour errer dans les couloirs vides et les endroits qui étaient généralement plus peuplés.
“Bin on est dans les cachots oui… mais maintenant ça va… j’me suis habitué aux mouvements des algues et puis j’aime bien la luminosité finalement…”
S’il pestait parfois en montant les innombrables marches qui séparait le cachots de la plupart des salles de classe il n’avait jamais vraiment fait le parallèle avec les Serdaigle dans leur tour. Dans sa tête, ils n’avaient besoin que de descendre. Mais il fallait bien qu’ils remontent aussi à un moment donné. Finalement, c’était les Poufsouffle qui étaient le mieux loti.
Ernest posa sa main contre son abdomen. C’était là qu’elle se trouvait, sous son sweat-shirt. Sa baguette ne le quittait jamais. Il avait bien vu d’autres élèves glisser la leur dans leur manche mais la sienne était bien trop grande pour que ce ne soit pas une gêne significative.
“La mienne est en bois de charme. Avec une plume de phénix…”
Chez Ollivander, on lui avait dit que c’était la baguette qui choisissait son sorcier. Que cette dernière chercherait à s'accommoder avec un sorcier dont la personnalité ressemblerait à la sienne. Ce qui avait laissé Ernest légèrement incrédule au début. Le charme correspondait à une personnalité raffinée et sensible. Ces baguettes choisissaient des sorciers passionés. Ce qui était le cas du petit brun, même s’il n’en avait pas réellement conscience. Quand il décidait de quelque chose, il y mettait toute sa détermination et toute son obstination. Encore fallait-il qu’il arrive à s’arracher à l’indécision.
La plume de phénix qui composait son coeur fascinait le gamin et il s’imaginait qu’un jour, il partirait à la recherche de la créature qui l’aidait à canaliser sa magie au quotidien.
“32,7cm… plutôt fine et assez flexible… c’est ce qu’ils ont dit… et qu’elle était faite pour les voyageurs… pourtant je suis jamais allé nulle part… Mais on s’entend bien quand même… même si elle est un peu longue…”
Les voyageurs et explorateurs qui désirent des défis fréquents. Ernest n’était pourtant pas assez lucide pour réalisé qu’il relevait tout un tas de défis au quotidien. Être un explorateur, ce n’était pas simplement sortir de sa zone de confort. C’était également expérimenter la vie. S’il n’était pas très téméraire en ce qui concernait ses rapports aux autres, il avait néanmoins une curiosité insatiable en ce qui concernait la magie et ses limites. Il passait tout son temps à tenter diverses expériences et à définir le cadre de ses pouvoirs naissants.
La petite rouquine répondit avec enthousiasme à la question de l’adolescent en énumérant tous les animaux qu’elle pouvait croiser sur ses terres. À Londres, il y avait bien des oiseaux, quelques colonies d'écureuils dans les parcs et un nombre considérable de chiens et de chats. Il y avait aussi les hiboux, bien entendu, mais ils étaient plutôt discrets. La ville était également connue pour sa population anormalement élevée de renards. Ernest les aimait bien même s’il avait l’interdiction de s’en approcher et qu’ils étaient plutôt considérés comme des nuisibles par la population.
“Y a un zoo… sinon, y a beaucoup de renards… 18 au kilomètre carré m’a dit une fois un voisin, mais je me rends pas vraiment compte… enfin y en a plein… Et t’as des animaux de compagnie du coup ? À part Ybou ?”
Un autre fantasme qu’entretenait l’adolescent. Un jour il aurait un compagnon à poil ou à plume. Peut-être même à écailles. Il s’imaginait se lier d’amitié avec un hippogriffe ou faire partie d’une communauté de centaures. Nager avec les êtres de l’eau. Toutes ces idées farfelues n’en paraissaient pas moins probables que sa capacité à nouer des relations sérieuses avec d’autres élèves.
Ernest aussi avait hâte de suivre les cours de Soin aux Créatures magiques. Même s’il n’avait pas nécessairement hâte d’être en troisième année. La troisième année, ça voulait dire faire des choix de filière et c’était un nouveau flot de questions qui venaient l’assaillir.
Ernest se mordit légèrement la lèvre inférieure en réfléchissant à la question d’Eileen. Il n’y avait pas qu’une seule réponse mais tout un tas de raisons.
“Y a des gens qui tiennent absolument à savoir… À Serpentard, y a beaucoup de Sang-Purs… et… ils ont pas l’air de trop aimer se mélanger…”
À son arrivée à Poudlard, il lui avait semblé que ces élèves-là étaient capables de se sentir entre eux. Et donc de sentir ceux qui ne faisaient pas partie de leurs rangs. Il avait d’abord cru qu’il avait lui-même une odeur particulière qui le trahissait jusqu’à commencer à comprendre qu’il s’agissait plutôt d’une histoire d’éducation et de manière. De références aussi.
“Euh…bin… depuis le début de l’année… comme les autres…”
S’il était solitaire, cela ne l’avait pas empêché d’être observateur et d’arriver à mettre un nom et quelques adjectifs sur la tête de ses camarades de promotion avec qui il partageait la même maison. Pour les autres, c’était un peu plus compliqué. Nouveau sourire discret quand Eileen fit part de son envie de nouer un lien avec lui, suivit d’un rapide froncement de sourcil caractéristique du garçon et des doutes qu’il nourrissait envers lui-même.
“Comme ça oui… Je sais surtout qu’elle s'entend pas du tout avec Noah, un garçon de ma chambre… il en parle tout le temps et il ne fait que râler… enfin moi, elle m’a rien fait…”
@Noah River
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
Préférer être seul plutôt que risquer de souffrir ou d'avoir des désillusions. Eileen le comprenait. Elle avait failli tout perdre avec sa confiance en elle lorsque cette fameuse camarade avait failli gagner en la remettant en question. Elle s'était alors recroquevillée sur elle-même, comme coupée du monde et avait eu des idées noires. Elle ne voulait voir personne...
C'était peut-être différent de l'expérience d'Ernest mais il y avait étrangement quelques similarités. Lui semblait ne pas avoir confiance en lui parce qu'il ne voyait pas ses mérites, pas parce qu'on l'avait fait douter.
- "Quand j'ai eu mes difficultés avec ma camarade, mon père m'a expliqué que "seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin". Je ne trouvais pas forcément d'intérêt à cette expression, puis je l'ai comprise. Quand on s'enrichit les uns des autres, on s'ouvre sur un monde, comme avec un livre. C'est en parlant que j'ai pu comprendre certaines choses..."
Son père était féru de développement personnel, il en avait presque fait la religion de la maison. A l'époque, il lui avait parlé du syndrome de l'imposteur. Quand elle en avait compris tous les ressorts, elle avait compris qu'elle en souffrait et que sa camarde avait seulement appuyé là où ca faisait mal pour que le château de cartes du peu de confiance en elle qui lui restait s'écroule. Elle avait eu du mal à récupérer sa confiance en elle. Elle avait commencé par se couper de cette relation toxique. Puis cela avait été un pas après l'autre, un jour après l'autre... et un jour, elle avait fini par croire en elle.
Ce n'était pas si vieux que cela et elle n'avait pas suffisamment de prise de recul pour en faire un retour à Ernest qui pourrait l'aider.
Sa seule idée fut de respecter son sentiment. Après tout, il avait le droit d'être mieux avec lui-même. Elle-même était d'un caractère extraverti mais elle comprenait que les gens étaient différents et ne ressentaient pas tous les choses de la même façon. Elle ressortit la science qu'elle avait reçu de ses aînés à cette époque trouble en essayant de l'adopter au contexte :
- "Je me doute que tu ne fonctionnes pas forcément pas moi. Si tu es heureux en était solitaire, c'est le principal ! On n'a pas à se conformer à une soi-disant règle qui veut qu'on soit toujours avec d'autres personnes... Le but de notre vie n'est-il pas d'être bien avec nous-même ? On vivra avec soi chaque seconde à venir."
L'avantage est que cette expérience l'avait fait mûrir d'un coup. Combinée à l'abandon du père de sa meilleure amie du foyer familial et à la situation avec la branche maternelle de sa famille, Eileen avait appris à prendre du recul sur pas mal de choses à un âge où elle sortait seulement de l'enfance et où d'autres n'avaient pas d'autres problèmes que celui d'arriver à l'heure en cours.
Lorsqu'Ernest lui expliqua qu'il essayait de s'entrainer dès qu'il le pouvait, elle ressentit un grand respect pour lui. Le temps libre lui était cher. Certes, elle s'entrainait. Elle était plutôt bonne en cours et c'était le résultat d'un peu de travail... Mais elle avait aussi besoin de couper, de voir autre chose, de penser à autre chose. C'est pour cette raison que souvent elle était le nez dans un roman ou qu'elle se baladait dans le parc sans réel objectif. Elle avait besoin de déconnecter pour pouvoir être au top pendant ses cours. A priori, tout le monde ne fonctionnait pas pareil.
- "Tu t'exerces combien de temps par jour ? J'avoue que je suis plutôt du genre à profiter de la vie de mon côté. Je passe pas tant de temps que ça en dehors des cours avec mes révisions et ma baguette en main."
Ne connaissant pas trop le château, la jeune fille fut intriguée :
- "Si tu t'entraines dans des endroits où il n'y a pas beaucoup de monde, où vas-tu ? A part les toilettes abandonnées, je ne vois pas trop."
Eileen ne s'était jamais dit que la salle commune des Serpentard pouvait avoir une luminosité particulière. En y réfléchissant, il était vrai qu'en étant dans la Tour Ouest, il avait la même cause mais pas avec le même résultat : les nombreuses fenêtres permettaient une belle lumière naturelle dans pratiquement toutes les pièces de la salle commune aux dortoirs.
Au début de l'année, elle avait râlé de devoir monter tous les escaliers, mais il est vrai qu'en contrepartie, sa maison était vraiment agréable à vivre. Et puis, l'avantage est qu'elle faisait du sport sans s'en rendre compte !
Dis donc, une plume de phénix ! C'était une belle baguette qu'il avait là. Il semblait un peu gêné par sa taille par contre :
- "Ta baguette semble te plaire... et puis je pense que lorsque tu grandiras, elle ne te gênera plus par sa grande taille. " puis rebondissant sur les voyages : "Ce n'est pas parce que tu n'es pas un grand voyageur aujourd'hui que tu n'en seras pas un demain ! Qui sait de qui sera fait notre avenir ?"
Des animaux de compagnie ? Oui la famille en avait ! La jeune fille s'anima rien qu'à les évoquer :
- "On vit en maison donc on a un jardin. Et puis, avec un père vétérinaire, je suis entourée d'animaux oui ! En plus d'Ybou, on a deux chats et un chien. AménofisCat est un félin plutôt sauvage et DéliCat est son extrême opposé, un vrai chat-chien paresseux ! Notre cocker Marley est un chien de famille. Il accueille tout le monde avec plaisir !"
Après un instant de silence où elle partit dans ses souvenirs, elle évoqua :
- "Je sais qu'on peut avoir un animal à Poudlard mais ca me pose un vrai problème. Je ne me vois pas avec un autre hibou ou un autre chat. Je ne veux pas faire de jaloux avec ceux qui sont à la maison. Et je pense qu'ils seraient malheureux à Poudlard... ils ont l'habitude de Galway. Je ne pense pas non plus que mes parents seraient prêts à s'en séparer. Parmi les autres options, il me reste le choix du boursouflet qui me plairait bien mais comment je peux expliquer cet animal magique à ma famille moldue ? Et toi tu en as à la maison à part Herbert ? Tu en voudrais un ?"
Tant de questions et de nœud au cerveau ! La jeune fille se demandait vraiment quoi faire... d'autant que les animaux l'avaient toujours entourés. Certes, elle avait eu Mochara qui avait un peu pallier à leurs absences, mais ce n'était pas tout à fait pareil.
Le garçon n'était pas très bavard sur Blair. Elle tenta d'en savoir plus :
- "Comment vous vous êtes rencontrés ? Qu'est-ce qui fait que vous vous entendez bien ?"
Apprenant les relations difficiles de Daphné avec un jeune Serpentard, elle ne fut pas totalement étonnée. Elle connaissait le caractère de son amie, qui sortait parfois les griffes mais cachait un grand cœur.
- "Noah ? Noah River ? Il a été mon binôme en cours de métamorphose sur Translatio... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Si c'est pas trop indiscret..."
@Daphné Bridgerton
C'était peut-être différent de l'expérience d'Ernest mais il y avait étrangement quelques similarités. Lui semblait ne pas avoir confiance en lui parce qu'il ne voyait pas ses mérites, pas parce qu'on l'avait fait douter.
- "Quand j'ai eu mes difficultés avec ma camarade, mon père m'a expliqué que "seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin". Je ne trouvais pas forcément d'intérêt à cette expression, puis je l'ai comprise. Quand on s'enrichit les uns des autres, on s'ouvre sur un monde, comme avec un livre. C'est en parlant que j'ai pu comprendre certaines choses..."
Son père était féru de développement personnel, il en avait presque fait la religion de la maison. A l'époque, il lui avait parlé du syndrome de l'imposteur. Quand elle en avait compris tous les ressorts, elle avait compris qu'elle en souffrait et que sa camarde avait seulement appuyé là où ca faisait mal pour que le château de cartes du peu de confiance en elle qui lui restait s'écroule. Elle avait eu du mal à récupérer sa confiance en elle. Elle avait commencé par se couper de cette relation toxique. Puis cela avait été un pas après l'autre, un jour après l'autre... et un jour, elle avait fini par croire en elle.
Ce n'était pas si vieux que cela et elle n'avait pas suffisamment de prise de recul pour en faire un retour à Ernest qui pourrait l'aider.
Sa seule idée fut de respecter son sentiment. Après tout, il avait le droit d'être mieux avec lui-même. Elle-même était d'un caractère extraverti mais elle comprenait que les gens étaient différents et ne ressentaient pas tous les choses de la même façon. Elle ressortit la science qu'elle avait reçu de ses aînés à cette époque trouble en essayant de l'adopter au contexte :
- "Je me doute que tu ne fonctionnes pas forcément pas moi. Si tu es heureux en était solitaire, c'est le principal ! On n'a pas à se conformer à une soi-disant règle qui veut qu'on soit toujours avec d'autres personnes... Le but de notre vie n'est-il pas d'être bien avec nous-même ? On vivra avec soi chaque seconde à venir."
L'avantage est que cette expérience l'avait fait mûrir d'un coup. Combinée à l'abandon du père de sa meilleure amie du foyer familial et à la situation avec la branche maternelle de sa famille, Eileen avait appris à prendre du recul sur pas mal de choses à un âge où elle sortait seulement de l'enfance et où d'autres n'avaient pas d'autres problèmes que celui d'arriver à l'heure en cours.
Lorsqu'Ernest lui expliqua qu'il essayait de s'entrainer dès qu'il le pouvait, elle ressentit un grand respect pour lui. Le temps libre lui était cher. Certes, elle s'entrainait. Elle était plutôt bonne en cours et c'était le résultat d'un peu de travail... Mais elle avait aussi besoin de couper, de voir autre chose, de penser à autre chose. C'est pour cette raison que souvent elle était le nez dans un roman ou qu'elle se baladait dans le parc sans réel objectif. Elle avait besoin de déconnecter pour pouvoir être au top pendant ses cours. A priori, tout le monde ne fonctionnait pas pareil.
- "Tu t'exerces combien de temps par jour ? J'avoue que je suis plutôt du genre à profiter de la vie de mon côté. Je passe pas tant de temps que ça en dehors des cours avec mes révisions et ma baguette en main."
Ne connaissant pas trop le château, la jeune fille fut intriguée :
- "Si tu t'entraines dans des endroits où il n'y a pas beaucoup de monde, où vas-tu ? A part les toilettes abandonnées, je ne vois pas trop."
Eileen ne s'était jamais dit que la salle commune des Serpentard pouvait avoir une luminosité particulière. En y réfléchissant, il était vrai qu'en étant dans la Tour Ouest, il avait la même cause mais pas avec le même résultat : les nombreuses fenêtres permettaient une belle lumière naturelle dans pratiquement toutes les pièces de la salle commune aux dortoirs.
Au début de l'année, elle avait râlé de devoir monter tous les escaliers, mais il est vrai qu'en contrepartie, sa maison était vraiment agréable à vivre. Et puis, l'avantage est qu'elle faisait du sport sans s'en rendre compte !
Dis donc, une plume de phénix ! C'était une belle baguette qu'il avait là. Il semblait un peu gêné par sa taille par contre :
- "Ta baguette semble te plaire... et puis je pense que lorsque tu grandiras, elle ne te gênera plus par sa grande taille. " puis rebondissant sur les voyages : "Ce n'est pas parce que tu n'es pas un grand voyageur aujourd'hui que tu n'en seras pas un demain ! Qui sait de qui sera fait notre avenir ?"
Des animaux de compagnie ? Oui la famille en avait ! La jeune fille s'anima rien qu'à les évoquer :
- "On vit en maison donc on a un jardin. Et puis, avec un père vétérinaire, je suis entourée d'animaux oui ! En plus d'Ybou, on a deux chats et un chien. AménofisCat est un félin plutôt sauvage et DéliCat est son extrême opposé, un vrai chat-chien paresseux ! Notre cocker Marley est un chien de famille. Il accueille tout le monde avec plaisir !"
Après un instant de silence où elle partit dans ses souvenirs, elle évoqua :
- "Je sais qu'on peut avoir un animal à Poudlard mais ca me pose un vrai problème. Je ne me vois pas avec un autre hibou ou un autre chat. Je ne veux pas faire de jaloux avec ceux qui sont à la maison. Et je pense qu'ils seraient malheureux à Poudlard... ils ont l'habitude de Galway. Je ne pense pas non plus que mes parents seraient prêts à s'en séparer. Parmi les autres options, il me reste le choix du boursouflet qui me plairait bien mais comment je peux expliquer cet animal magique à ma famille moldue ? Et toi tu en as à la maison à part Herbert ? Tu en voudrais un ?"
Tant de questions et de nœud au cerveau ! La jeune fille se demandait vraiment quoi faire... d'autant que les animaux l'avaient toujours entourés. Certes, elle avait eu Mochara qui avait un peu pallier à leurs absences, mais ce n'était pas tout à fait pareil.
Le garçon n'était pas très bavard sur Blair. Elle tenta d'en savoir plus :
- "Comment vous vous êtes rencontrés ? Qu'est-ce qui fait que vous vous entendez bien ?"
Apprenant les relations difficiles de Daphné avec un jeune Serpentard, elle ne fut pas totalement étonnée. Elle connaissait le caractère de son amie, qui sortait parfois les griffes mais cachait un grand cœur.
- "Noah ? Noah River ? Il a été mon binôme en cours de métamorphose sur Translatio... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Si c'est pas trop indiscret..."
@Daphné Bridgerton
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest écoutait les paroles d’Eileen et il était un peu dubitatif. Durant ses dernières années à l’école moldue, il avait été de plus en plus difficile d’avoir des conversations avec ses camarades. Il aurait bien aimé parler, partager son point de vue mais le contexte avait évolué bien trop vite et il avait rapidement compris qu’il ferait mieux de tenir sa langue. Ça n’avait duré que quelques mois mais ensuite, le mal était fait.
“Y a quatre ans, quand le Silence Secret est tombé, ça a été compliqué pendant plusieurs mois… personne savait que j’avais une mère sorcière… mais… à Londres tout le monde était tendu… et puis à l’école… les autres enfants, ils racontaient des trucs sur les sorciers… tout le monde avait peur… c’était… compliqué…”
Ses mères lui avaient fait promettre de ne rien dire et ça avait été très difficile. Caché parmi les gamins moldus, c’était encore là où il risquait le moins. Cette époque-là était plutôt terrifiante parce qu’il avait eu du mal à comprendre ce qu’il se passait. C’était uniquement dans le regard inquiet de ses mères qu’il saisissait la gravité de la situation. Ce n’était que plus tard qu’il avait commencé à rassembler les pièces du puzzle. Les disparitions de sorciers, les attaques. Des deux côtés.
“Même quand t’as envie… c’est pas toujours possible de t’ouvrir au monde…”
Sa mère, Lucy, tenait un peu le même discours d’ouverture et de bienveillance envers tout le monde. Mais ça semblait très idéaliste. Dans les faits, ce n’était pas toujours la même histoire. Il aurait bien aimé arrivé à Poudlard et réalisé qu’il n’y avait aucune différence. Qu’il ne s’agissait ici que d’apprendre et faire partie intégrante de la communauté des sorciers. Il y avait presque cru. Mais les clivages existaient toujours. Apparemment, plus pour lui que pour les autres. Ou du moins, pour Eileen. Ou peut-être qu’il se focalisait trop là-dessus.
Les paroles de la demoiselle étaient bien sages. Peut-être un peu trop pour une gamine de 12 ans. Ou pour qu’un gamin du même âge soit capable d’intégrer de telles notions.
“C’est pas tant que ça me plaît d’être tout le temps tout seul… enfin… c’est… les gens ça… ça m’met mal à l’aise… je sais jamais…”
C’était déjà un gros aveu de la part d’Ernest. La solitude était sa compagne au quotidien, ce qui ne signifiait pas qu’elle ne lui pesait pas parfois ou qu’il n’avait pas envie de partager ses états d’âmes. Mais il s’abstenait. Il avait seulement pris l’habitude. Parce qu’on ne savait jamais réellement qui on avait en face de soi. À qui faire confiance.
À la question de la petite blonde concernant ses heures d’entraînement, il n’avait pas besoin de trop réfléchir. C’était comme si son emploi du temps était imprimé au fond de sa rétine. Au fil des mois, il avait appris où étaient les élèves et quand. De cette manière, il arrivait à se retrouver seul assez facilement.
“Bin ça dépend des jours… entre midi et deux et puis le soir… l’après-midi aussi quand on a pas cours…”
Dès que les portes étaient ouvertes et jusqu’à ce que tombe le couvre-feu. Et encore après quand il arrivait à trouver un endroit calme dans la salle commune. Après une certaine heure, personne ne traînait plus dans la salle d’étude par exemple. Enfin il y allait seulement quand le bureau de sa directrice de maison était vide et qu’il était certain que personne n’était là.
“C’est pas… enfin c’que tu crois… c’est juste que… bin j’aime beaucoup ça… ça me permet de me vider l’esprit… j’trouve ça apaisant en quelque sorte… et puis y a aussi la satisfaction de progresser… et puis y a toujours de nouvelles expériences à faire… c’est un peu comme si la magie avait pas de limite…”
L’adolescent hésita un instant à répondre à la question suivante. Allait-il réellement dévoiler ses coins préférés. S’il dévoilait ses caches secrètes, elle ne le resterait pas très longtemps. L’espace d’un instant, il jaugea la petite rousse du regard. Est-ce qu’il pouvait lui faire confiance ?
“Bin, en fait, ça dépend de l’heure… quand tout le monde mange, y a généralement personne dans les salles d’études… ou sinon y a des coins dans le parc où personne traîne… pareil pour la salle de bains, c’est une question de timing…”
Il garda tout de même pour lui le fait qu’il se planquait parfois sous les tribunes. C’est qu’il amassait un petit butin là-dessous. Tous les objets qu’il collectait pour ses “expériences”.
Il acquiesça à la réflexion de la jeune fille sur sa baguette. Elle lui plaisait beaucoup. Elle était devenue sa meilleure amie depuis qu’il en avait fait l’acquisition. Faute de savoir nouer des liens avec les gens, il avait placé toute sa confiance en elle.
“De sept années d’études à Poudlard, déjà… Au moins, ça c’est une certitude… enfin, si tout se passe normalement quoi…”
Ernest enviait beaucoup Eileen mais il fallait se rendre à l’évidence, les animaux de compagnie dans une grande ville, c’était compliqué et puis il serait à Poudlard une bonne partie de l’année à présent. Il avait quand même essayé pendant plusieurs années d’amadouer ses mères mais rien à faire. Il avait eu le droit à une plante. Ce qui n’était pas si mal finalement. Puis une deuxième. Jusqu’à accumuler assez de spécimens pour remplir une petite serre sur le toit de l’immeuble.
“Vous aimez bien donner de drôles de noms à vos animaux on dirait… Y a qu’Herbert. Mes mères étaient déjà pas chaudes au départ mais maintenant c’est carrément hors de question. Mais y a pleins d’élèves qui ont des animaux ici… alors peut-être que dans quelques temps, si je choisissais un truc un peu discret… je sais pas… on verra bien…”
Il n’avait pas fini de demander, ça c’était sûr. Une autre chose qui avait l’air sûre c’est que le cerveau d’Eileen était rempli de questions et tournait à tout allure. Ce que traduisait bien son débit de parole. C’était un peu comme si les pensées franchissaient ses lèvres au moment même où elles éclosaient dans son esprit et cette spontanéité impressionnait beaucoup l’adolescent. Lui n’osait pas. Non seulement elle parlait beaucoup, mais elle était également très curieuse.
“Euh… Bin on est dans la même maison… en cours… dans la salle commune… à force… on a parlé… enfin c’est surtout elle qui parle…”
Blair était un peu comme Eileen. Elle lui parlait tout le temps. Même quand il ne lui répondait pas. Au bout d’un moment, il avait commencé à connaître assez de choses sur elle pour se sentir un peu moins mal à l’aise. Le petit brun ne fut pas étonné d’apprendre que la rouquine connaissait Noah. C’est qu’il ne passait pas vraiment inaperçu. Lui n’avait pas trop de problème pour aller vers les autres. Il était plutôt sûr de lui, peut-être un peu trop parfois.
“Euh… je sais pas vraiment, je lui ai jamais demandé… C’est surtout qu’il râle beaucoup en parlant d’elle…”
“Y a quatre ans, quand le Silence Secret est tombé, ça a été compliqué pendant plusieurs mois… personne savait que j’avais une mère sorcière… mais… à Londres tout le monde était tendu… et puis à l’école… les autres enfants, ils racontaient des trucs sur les sorciers… tout le monde avait peur… c’était… compliqué…”
Ses mères lui avaient fait promettre de ne rien dire et ça avait été très difficile. Caché parmi les gamins moldus, c’était encore là où il risquait le moins. Cette époque-là était plutôt terrifiante parce qu’il avait eu du mal à comprendre ce qu’il se passait. C’était uniquement dans le regard inquiet de ses mères qu’il saisissait la gravité de la situation. Ce n’était que plus tard qu’il avait commencé à rassembler les pièces du puzzle. Les disparitions de sorciers, les attaques. Des deux côtés.
“Même quand t’as envie… c’est pas toujours possible de t’ouvrir au monde…”
Sa mère, Lucy, tenait un peu le même discours d’ouverture et de bienveillance envers tout le monde. Mais ça semblait très idéaliste. Dans les faits, ce n’était pas toujours la même histoire. Il aurait bien aimé arrivé à Poudlard et réalisé qu’il n’y avait aucune différence. Qu’il ne s’agissait ici que d’apprendre et faire partie intégrante de la communauté des sorciers. Il y avait presque cru. Mais les clivages existaient toujours. Apparemment, plus pour lui que pour les autres. Ou du moins, pour Eileen. Ou peut-être qu’il se focalisait trop là-dessus.
Les paroles de la demoiselle étaient bien sages. Peut-être un peu trop pour une gamine de 12 ans. Ou pour qu’un gamin du même âge soit capable d’intégrer de telles notions.
“C’est pas tant que ça me plaît d’être tout le temps tout seul… enfin… c’est… les gens ça… ça m’met mal à l’aise… je sais jamais…”
C’était déjà un gros aveu de la part d’Ernest. La solitude était sa compagne au quotidien, ce qui ne signifiait pas qu’elle ne lui pesait pas parfois ou qu’il n’avait pas envie de partager ses états d’âmes. Mais il s’abstenait. Il avait seulement pris l’habitude. Parce qu’on ne savait jamais réellement qui on avait en face de soi. À qui faire confiance.
À la question de la petite blonde concernant ses heures d’entraînement, il n’avait pas besoin de trop réfléchir. C’était comme si son emploi du temps était imprimé au fond de sa rétine. Au fil des mois, il avait appris où étaient les élèves et quand. De cette manière, il arrivait à se retrouver seul assez facilement.
“Bin ça dépend des jours… entre midi et deux et puis le soir… l’après-midi aussi quand on a pas cours…”
Dès que les portes étaient ouvertes et jusqu’à ce que tombe le couvre-feu. Et encore après quand il arrivait à trouver un endroit calme dans la salle commune. Après une certaine heure, personne ne traînait plus dans la salle d’étude par exemple. Enfin il y allait seulement quand le bureau de sa directrice de maison était vide et qu’il était certain que personne n’était là.
“C’est pas… enfin c’que tu crois… c’est juste que… bin j’aime beaucoup ça… ça me permet de me vider l’esprit… j’trouve ça apaisant en quelque sorte… et puis y a aussi la satisfaction de progresser… et puis y a toujours de nouvelles expériences à faire… c’est un peu comme si la magie avait pas de limite…”
L’adolescent hésita un instant à répondre à la question suivante. Allait-il réellement dévoiler ses coins préférés. S’il dévoilait ses caches secrètes, elle ne le resterait pas très longtemps. L’espace d’un instant, il jaugea la petite rousse du regard. Est-ce qu’il pouvait lui faire confiance ?
“Bin, en fait, ça dépend de l’heure… quand tout le monde mange, y a généralement personne dans les salles d’études… ou sinon y a des coins dans le parc où personne traîne… pareil pour la salle de bains, c’est une question de timing…”
Il garda tout de même pour lui le fait qu’il se planquait parfois sous les tribunes. C’est qu’il amassait un petit butin là-dessous. Tous les objets qu’il collectait pour ses “expériences”.
Il acquiesça à la réflexion de la jeune fille sur sa baguette. Elle lui plaisait beaucoup. Elle était devenue sa meilleure amie depuis qu’il en avait fait l’acquisition. Faute de savoir nouer des liens avec les gens, il avait placé toute sa confiance en elle.
“De sept années d’études à Poudlard, déjà… Au moins, ça c’est une certitude… enfin, si tout se passe normalement quoi…”
Ernest enviait beaucoup Eileen mais il fallait se rendre à l’évidence, les animaux de compagnie dans une grande ville, c’était compliqué et puis il serait à Poudlard une bonne partie de l’année à présent. Il avait quand même essayé pendant plusieurs années d’amadouer ses mères mais rien à faire. Il avait eu le droit à une plante. Ce qui n’était pas si mal finalement. Puis une deuxième. Jusqu’à accumuler assez de spécimens pour remplir une petite serre sur le toit de l’immeuble.
“Vous aimez bien donner de drôles de noms à vos animaux on dirait… Y a qu’Herbert. Mes mères étaient déjà pas chaudes au départ mais maintenant c’est carrément hors de question. Mais y a pleins d’élèves qui ont des animaux ici… alors peut-être que dans quelques temps, si je choisissais un truc un peu discret… je sais pas… on verra bien…”
Il n’avait pas fini de demander, ça c’était sûr. Une autre chose qui avait l’air sûre c’est que le cerveau d’Eileen était rempli de questions et tournait à tout allure. Ce que traduisait bien son débit de parole. C’était un peu comme si les pensées franchissaient ses lèvres au moment même où elles éclosaient dans son esprit et cette spontanéité impressionnait beaucoup l’adolescent. Lui n’osait pas. Non seulement elle parlait beaucoup, mais elle était également très curieuse.
“Euh… Bin on est dans la même maison… en cours… dans la salle commune… à force… on a parlé… enfin c’est surtout elle qui parle…”
Blair était un peu comme Eileen. Elle lui parlait tout le temps. Même quand il ne lui répondait pas. Au bout d’un moment, il avait commencé à connaître assez de choses sur elle pour se sentir un peu moins mal à l’aise. Le petit brun ne fut pas étonné d’apprendre que la rouquine connaissait Noah. C’est qu’il ne passait pas vraiment inaperçu. Lui n’avait pas trop de problème pour aller vers les autres. Il était plutôt sûr de lui, peut-être un peu trop parfois.
“Euh… je sais pas vraiment, je lui ai jamais demandé… C’est surtout qu’il râle beaucoup en parlant d’elle…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
A l'écouter, Eileen comprenait que sa vie avait été totalement différente de celle d'Ernest pendant la révélation du monde sorcier quelques années plus tôt. Galway, c'était une communauté. Tout le monde se connaissait depuis des années, personne ne se soupçonnait. Et même s'il fallait faire attention en cas d'acte magique, sa famille n'avait jamais eu cette peur quotidienne au ventre. Peut-être simplement parce qu'elle ne vivait que rarement avec la magie au quotidien...
- "Il est possible que de vivre dans une grande ville ait rendu les choses plus compliquées... Dans mon école, les gens se demandaient qui pouvaient bien être ces sorciers mais il n'y a eu aucun soupçon de nos voisins..."
Et oui, la rouquine comprenait qu'on ne pouvait pas s'ouvrir à tout le monde même si on le voulait, qu'il fallait aussi choisir les sujets à aborder, où placer sa confiance. Elle en avait fait l'amère expérience... mais sa foi en l'Humanité n'en était ressortie que plus forte.
- "Une relation, ca va dans les deux sens. C'est difficile de faire confiance qui ne dit rien pour la plupart des gens."
L'Aiglonne était vraiment admirative de la volonté de progresser de son interlocuteur :
- "Wahou ! Je ne sais pas comment tu fais ! Je suis une Serdaigle, je comprends cet intérêt d'apprendre mais par moment, mon cerveau dis stop... J'ai vraiment besoin de faire autre chose de temps en temps !"
Est-ce que le Choixpeau s'était trompé en envoyant Ernest dans à Serpentard ? En se faisant cette réflexion, l'irlandaise se souvint qu'elle même avait identifié qu'elle avait différente qualités des autres maisons... Il y avait bien quelque chose qui avait dû faire pencher la balance, pour l'un comme pour l'autre...
- "En tant que Serpentard, tu te reconnais plutôt dans quelles qualités de ta maison ? En tout cas, tu fais preuve d'une grande créativité dans les lieux de tes entrainements ! et d'une volonté d'explorateur à tester les lieux et leurs horaires... Ta baguette t'a bien choisi !
L'humour était un bien précieux de la famille O'Brien. Un amour de l'histoire. D'où les différents noms de leurs animaux.
- "Quel type d'animal tu trouverais discret ? Un rat ? Un serpent ? Une grenouille ? "
Lorsqu'Ernest formula à voix haute ce qu'Eileen avait compris concernant le caractère de Blair, elle eut un sourire.
- "Vous parlez de quoi ? Tu as des passions ?"
Noah avait fait une forte impression à la jeune fille. Il était très volontaire et ne semblait pas aimer perdre. Elle s'en était rendu compte en réussissant ses sortilèges rapidement alors que lui peinait. Ce trait de caractère, elle l'avait vu chez plusieurs élèves verts et argents. Ca ne devait pas être simple tous les jours entre eux.
- "Les relations se passent bien globalement entre vous, parmi les élèves de première année ou même plus globalement dans ta maison ? A part les histoires de sang je veux dire... "
- "Il est possible que de vivre dans une grande ville ait rendu les choses plus compliquées... Dans mon école, les gens se demandaient qui pouvaient bien être ces sorciers mais il n'y a eu aucun soupçon de nos voisins..."
Et oui, la rouquine comprenait qu'on ne pouvait pas s'ouvrir à tout le monde même si on le voulait, qu'il fallait aussi choisir les sujets à aborder, où placer sa confiance. Elle en avait fait l'amère expérience... mais sa foi en l'Humanité n'en était ressortie que plus forte.
- "Une relation, ca va dans les deux sens. C'est difficile de faire confiance qui ne dit rien pour la plupart des gens."
L'Aiglonne était vraiment admirative de la volonté de progresser de son interlocuteur :
- "Wahou ! Je ne sais pas comment tu fais ! Je suis une Serdaigle, je comprends cet intérêt d'apprendre mais par moment, mon cerveau dis stop... J'ai vraiment besoin de faire autre chose de temps en temps !"
Est-ce que le Choixpeau s'était trompé en envoyant Ernest dans à Serpentard ? En se faisant cette réflexion, l'irlandaise se souvint qu'elle même avait identifié qu'elle avait différente qualités des autres maisons... Il y avait bien quelque chose qui avait dû faire pencher la balance, pour l'un comme pour l'autre...
- "En tant que Serpentard, tu te reconnais plutôt dans quelles qualités de ta maison ? En tout cas, tu fais preuve d'une grande créativité dans les lieux de tes entrainements ! et d'une volonté d'explorateur à tester les lieux et leurs horaires... Ta baguette t'a bien choisi !
L'humour était un bien précieux de la famille O'Brien. Un amour de l'histoire. D'où les différents noms de leurs animaux.
- "Quel type d'animal tu trouverais discret ? Un rat ? Un serpent ? Une grenouille ? "
Lorsqu'Ernest formula à voix haute ce qu'Eileen avait compris concernant le caractère de Blair, elle eut un sourire.
- "Vous parlez de quoi ? Tu as des passions ?"
Noah avait fait une forte impression à la jeune fille. Il était très volontaire et ne semblait pas aimer perdre. Elle s'en était rendu compte en réussissant ses sortilèges rapidement alors que lui peinait. Ce trait de caractère, elle l'avait vu chez plusieurs élèves verts et argents. Ca ne devait pas être simple tous les jours entre eux.
- "Les relations se passent bien globalement entre vous, parmi les élèves de première année ou même plus globalement dans ta maison ? A part les histoires de sang je veux dire... "
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ce n’était pas évident pour Ernest de parler du climat qui régnait à Londres ces dernières années. Ni même au sein de son foyer. Si la plupart des Moldus avaient été convaincus que l’existence des sorciers étaient une farce et un coup monté, il y avait toujours des gens qui savaient. Qui se souvenaient. Sa mère Lucy, par exemple. Et dans la mémoire des sorciers londoniens qui n’avaient pas fuient l’ancienne capitale, le souvenir restait vivace.
“Ma mère, elle travaillait au Ministère de la magie et puis au Conseil des sorciers, enfin l’ancien… elle était Auror… et puis bin… c’était une situation compliquée… c’est toujours un peu compliqué…”
Ernest ne comprenait pas grand chose à la politique et à l’époque tout était très confus. Les informations changeaient sans cesse, de même que les gens. Et puis ses mères faisaient toujours bien attention à ne pas aborder de sujet sensible devant lui. Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne ressentait pas les tensions. Mais c’était bien la première fois qu’il en parlait à quelqu’un. Jusqu’à présent, il s’était contenté de rester flou ou de ne parler que de sa mère moldue quand on lui demandait ce que faisait ses parents.
“Peut-être oui…”
Ernest avait bien conscience qu’il lui faudrait faire plus d’efforts s’il voulait se faire de nouveaux camarades. Mais était-ce le cas ? Est-ce que le risque en valait la chandelle ? Seul, il avait le contrôle. Il ne dépendait de personne.
La réaction d’Eileen au sujet des heures qu’il passait à s'entraîner était plutôt étonnante. Lui n’y voyait rien d’extraordinaire. Et il considérait toujours que ce n’était pas suffisant. Il n’était jamais assez fort, jamais assez vieux, jamais assez résistant pour les ambitions qu’il nourrissait. Il n’y passait jamais trop de temps et déplorait le fait que les journées ne soient pas plus longues avec tout ce qu’il voulait apprendre et expérimenter.
“Je… tu crois que c’est étrange ? Moi j’ai l’impression que j’ai jamais assez de temps pour m’entraîner… après, y a bien des fois où je sens que je suis bloqué dans une situation, que mon sort s’améliore pas où que je bloque sur une idée… alors je vais faire un tour dans le parc ou dans les serres…”
La question suivante appuyait sur un point relativement sensible. Dans un premier temps, Ernest n’avait pas suffisamment d’estime de lui-même pour s’attribuer des qualités. Mais s’il fallait en plus les relier aux vertus encensées par la maison Serpentard, on pouvait dire que le bas blesse. Pourtant, il en possédait plus qu’il ne le réalisait. L’adolescent possédait une intelligence vive et une capacité d’adaptation dont il n’avait pas conscience. Il était toujours plein de ressources et faisait preuve d’une détermination féroce au quotidien. Et s’il n’avait que très peu confiance en lui, cela ne voulait pas dire qu’il ne cultivait pas un soupçon d’orgueil qui semblait être exacerbé par sa maison.
Et s’il attachait toujours beaucoup de soin à ne pas enfreindre le règlement, le petit brun en effleurait souvent les limites. Ernest était malin et servait avant tout ses propres objectifs. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un gamin farouchement loyal. Le problème, c’est qu’il ne savait pas toujours vers qui tourner cette loyauté. À sa famille d’abord. Mais ici, à Poudlard, c’était un autre casse-tête.
“Je… euh… Merci…”
Les compliments d’Eileen le rendirent aussi rouge qu’un Rapeltout. Il lui permirent aussi d’éluder la question. Il s’empressa d’enchaîner sur le sujet des animaux de compagnie. Un sujet bien plus commode à son goût.
“Des serpents, la moitié des Serpentard en ont un.. on croirait vivre dans un vivarium…”
Il exagérait peut-être un peu. Mais ce n’était pas rare de voir un écailleux se glisser d’un bout à l’autre de la salle commune.
“Nan, je sais pas un truc un peu cool… comme… avoir mon propre hibou par exemple.. ou un chat… c’est sympa les chats… enfin j’imagine…”
Eileen semblait particulièrement curieuse concernant sa relation avec Blair. Ernest n’avait pas grand chose à cacher cela dit. Mais il n’était pas du genre à répéter ce que d’autres personnes lui racontaient. Ce qui se disait dans les cachots, ça restait dans les cachots. Ou dans n’importe quel endroit.
“Bin… j’en sais rien… des cours… des profs… des trucs qui se passent dans la salle commune… Blair est toujours au courant de tout..”
À la question des passions, l’adolescent expira en réfléchissant.
“Hum… bin… j’aime faire de la magie… j’crois que t’avais compris… j’aime bien les plantes aussi… lire des livres…”
Rien de très original en somme.
“Et puis faire des expériences… et toi ?”
La petite Serdaigle s’intéressait beaucoup à ses camarades de Serpentard. Ernest les connaissait sans les connaître. Ou peut-être qu’il les connaissait plus qu’il ne voulait réellement le reconnaître. Après tout, il était très observateur et il passait pas mal de temps avec eux.
“Bin… je crois… je sais qu’il y a quelques premiers années qui s’aiment pas trop, genre Alaska et Elena ou Daphné et Noah… mais grosso modo j’imagine que ça va…”
“Ma mère, elle travaillait au Ministère de la magie et puis au Conseil des sorciers, enfin l’ancien… elle était Auror… et puis bin… c’était une situation compliquée… c’est toujours un peu compliqué…”
Ernest ne comprenait pas grand chose à la politique et à l’époque tout était très confus. Les informations changeaient sans cesse, de même que les gens. Et puis ses mères faisaient toujours bien attention à ne pas aborder de sujet sensible devant lui. Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne ressentait pas les tensions. Mais c’était bien la première fois qu’il en parlait à quelqu’un. Jusqu’à présent, il s’était contenté de rester flou ou de ne parler que de sa mère moldue quand on lui demandait ce que faisait ses parents.
“Peut-être oui…”
Ernest avait bien conscience qu’il lui faudrait faire plus d’efforts s’il voulait se faire de nouveaux camarades. Mais était-ce le cas ? Est-ce que le risque en valait la chandelle ? Seul, il avait le contrôle. Il ne dépendait de personne.
La réaction d’Eileen au sujet des heures qu’il passait à s'entraîner était plutôt étonnante. Lui n’y voyait rien d’extraordinaire. Et il considérait toujours que ce n’était pas suffisant. Il n’était jamais assez fort, jamais assez vieux, jamais assez résistant pour les ambitions qu’il nourrissait. Il n’y passait jamais trop de temps et déplorait le fait que les journées ne soient pas plus longues avec tout ce qu’il voulait apprendre et expérimenter.
“Je… tu crois que c’est étrange ? Moi j’ai l’impression que j’ai jamais assez de temps pour m’entraîner… après, y a bien des fois où je sens que je suis bloqué dans une situation, que mon sort s’améliore pas où que je bloque sur une idée… alors je vais faire un tour dans le parc ou dans les serres…”
La question suivante appuyait sur un point relativement sensible. Dans un premier temps, Ernest n’avait pas suffisamment d’estime de lui-même pour s’attribuer des qualités. Mais s’il fallait en plus les relier aux vertus encensées par la maison Serpentard, on pouvait dire que le bas blesse. Pourtant, il en possédait plus qu’il ne le réalisait. L’adolescent possédait une intelligence vive et une capacité d’adaptation dont il n’avait pas conscience. Il était toujours plein de ressources et faisait preuve d’une détermination féroce au quotidien. Et s’il n’avait que très peu confiance en lui, cela ne voulait pas dire qu’il ne cultivait pas un soupçon d’orgueil qui semblait être exacerbé par sa maison.
Et s’il attachait toujours beaucoup de soin à ne pas enfreindre le règlement, le petit brun en effleurait souvent les limites. Ernest était malin et servait avant tout ses propres objectifs. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un gamin farouchement loyal. Le problème, c’est qu’il ne savait pas toujours vers qui tourner cette loyauté. À sa famille d’abord. Mais ici, à Poudlard, c’était un autre casse-tête.
“Je… euh… Merci…”
Les compliments d’Eileen le rendirent aussi rouge qu’un Rapeltout. Il lui permirent aussi d’éluder la question. Il s’empressa d’enchaîner sur le sujet des animaux de compagnie. Un sujet bien plus commode à son goût.
“Des serpents, la moitié des Serpentard en ont un.. on croirait vivre dans un vivarium…”
Il exagérait peut-être un peu. Mais ce n’était pas rare de voir un écailleux se glisser d’un bout à l’autre de la salle commune.
“Nan, je sais pas un truc un peu cool… comme… avoir mon propre hibou par exemple.. ou un chat… c’est sympa les chats… enfin j’imagine…”
Eileen semblait particulièrement curieuse concernant sa relation avec Blair. Ernest n’avait pas grand chose à cacher cela dit. Mais il n’était pas du genre à répéter ce que d’autres personnes lui racontaient. Ce qui se disait dans les cachots, ça restait dans les cachots. Ou dans n’importe quel endroit.
“Bin… j’en sais rien… des cours… des profs… des trucs qui se passent dans la salle commune… Blair est toujours au courant de tout..”
À la question des passions, l’adolescent expira en réfléchissant.
“Hum… bin… j’aime faire de la magie… j’crois que t’avais compris… j’aime bien les plantes aussi… lire des livres…”
Rien de très original en somme.
“Et puis faire des expériences… et toi ?”
La petite Serdaigle s’intéressait beaucoup à ses camarades de Serpentard. Ernest les connaissait sans les connaître. Ou peut-être qu’il les connaissait plus qu’il ne voulait réellement le reconnaître. Après tout, il était très observateur et il passait pas mal de temps avec eux.
“Bin… je crois… je sais qu’il y a quelques premiers années qui s’aiment pas trop, genre Alaska et Elena ou Daphné et Noah… mais grosso modo j’imagine que ça va…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Être un sang-mêlé à Poudlard
La politique, ce n'était pas un sujet par lequel Eileen se sentait concernée. Pourtant, c'était intéressant pour elle d'échanger à ce sujet avec d'autres pour l'aider à forger ses opinions. Elle comprit rapidement qu'être sorcier à Londres ne ressemblait pas à un long fleuve tranquille... même bien des années après la guerre qui avait eu lieu entre sorciers et moldus. A entendre Ernest, ce n'était pas un sujet facile non plus pour lui ou pour ses mères. Cela semblait un sujet sensible sur lequel elle choisit volontairement de ne pas rebondir.
- "Je comprends..." puis pensant à autre chose : "Tu crois qu'il existe une liste de métiers magiques que l'on pourrait exercer ? En tant que sang-mêlé, on a pas la vision de tous les métiers spécifiques... par exemple, on connait Auror ou professeur de soins aux créatures magiques... mais il doit y en avoir tellement d'autres !"
Ernest semblait étonné par la réaction de la jeune fille à propos de ses heures d'entrainement. Pourtant, rares étaient les personnes qui en feraient autant que lui.
- "Je ne trouve pas ca étrange, je dirai plutôt que je suis admirative. Tu as une sacrée force de travail ! A ma connaissance, et je discute avec pas mal de gens, tu es sûrement l'un des seuls qui met autant de cœur à l'ouvrage... et pourtant, je suis entourée de Serdaigle ! "
Elle ne voulait pas non qu'Ernest se sente isolé par rapport à cet état de fait. Elle commençait à le cerner.
- "Je pense que tu ferais l'admiration de plein de Serdaigle. Peu de personnes de mon entourage sont aussi sérieux et déterminé ! Et c'est normal qu'à un moment tu sois bloqué, ton cerveau a aussi besoin de se divertir !"
En l'écoutant parler de ses progressions, Eileen fut confuse :
- "Tu remets en doute tes capacités ? Pourtant, j'ai l'impression que tu es un bon élève. Tu as envie de réussir, c'est une belle qualité. Et je suis presque sûre que tu te dévalorises... Il faut aussi se rappeler qu'on est en première année... On ne peut pas tout savoir, tout maitriser..."
Laissant son regard vagabonder autour d'elle, elle reprit en secouant négativement la tête :
- "Est-ce que toute une vie suffirait à connaitre tous les ouvrages de la bibliothèque ? Ou même à juste les lire ?"
Lorsque la conversation parvint sur les animaux de compagnie, Eileen comparait avec les élèves de Serdaigle :
- "C'est drôle les différences d'une maison à l'autre. Chez nous, c'est plutôt les chats, quelques hiboux et les boursouflets."
Le garçonnet ne semblait pas vouloir vraiment parler de Blair ou des autres Serpentards, aussi Eileen laissa tomber le sujet. De toute façon, elle était plus intéressée par l'adolescent face à elle. Elle-même avait sympathisé avec plusieurs Serpentards. On y repensant elle s'entendait bien avec cette maison... elle en connaissait plus que de Gryffondor ou de Poufsouffle.
- "Et bien, on dirait qu'on a les mêmes passions ! J'avoue que je suis plus lecture de romans que pour progresser en cours. J'adore lire dehors, me poser sur le parterre de l'amitié par exemple, ou alors dans la salle commune. On y a une très belle lumière naturelle et de très confortables canapés !"
Extravertie, la jeune fille avait plutôt des passions qui l'isolait. Elle avait besoin de se ressourcer, de se retrouver avec elle-même pour repartir au mieux d'elle-même vers les autres.
- "J'aime aussi discuter avec les gens, découvrir de nouvelles choses. En général, parler avec eux de leur passion est une grande source d'apprentissage."
Elle fut intriguée par la réponse originale du Serpentard :
- "Des expériences ? Quelles expériences ?"
- "Je comprends..." puis pensant à autre chose : "Tu crois qu'il existe une liste de métiers magiques que l'on pourrait exercer ? En tant que sang-mêlé, on a pas la vision de tous les métiers spécifiques... par exemple, on connait Auror ou professeur de soins aux créatures magiques... mais il doit y en avoir tellement d'autres !"
Ernest semblait étonné par la réaction de la jeune fille à propos de ses heures d'entrainement. Pourtant, rares étaient les personnes qui en feraient autant que lui.
- "Je ne trouve pas ca étrange, je dirai plutôt que je suis admirative. Tu as une sacrée force de travail ! A ma connaissance, et je discute avec pas mal de gens, tu es sûrement l'un des seuls qui met autant de cœur à l'ouvrage... et pourtant, je suis entourée de Serdaigle ! "
Elle ne voulait pas non qu'Ernest se sente isolé par rapport à cet état de fait. Elle commençait à le cerner.
- "Je pense que tu ferais l'admiration de plein de Serdaigle. Peu de personnes de mon entourage sont aussi sérieux et déterminé ! Et c'est normal qu'à un moment tu sois bloqué, ton cerveau a aussi besoin de se divertir !"
En l'écoutant parler de ses progressions, Eileen fut confuse :
- "Tu remets en doute tes capacités ? Pourtant, j'ai l'impression que tu es un bon élève. Tu as envie de réussir, c'est une belle qualité. Et je suis presque sûre que tu te dévalorises... Il faut aussi se rappeler qu'on est en première année... On ne peut pas tout savoir, tout maitriser..."
Laissant son regard vagabonder autour d'elle, elle reprit en secouant négativement la tête :
- "Est-ce que toute une vie suffirait à connaitre tous les ouvrages de la bibliothèque ? Ou même à juste les lire ?"
Lorsque la conversation parvint sur les animaux de compagnie, Eileen comparait avec les élèves de Serdaigle :
- "C'est drôle les différences d'une maison à l'autre. Chez nous, c'est plutôt les chats, quelques hiboux et les boursouflets."
Le garçonnet ne semblait pas vouloir vraiment parler de Blair ou des autres Serpentards, aussi Eileen laissa tomber le sujet. De toute façon, elle était plus intéressée par l'adolescent face à elle. Elle-même avait sympathisé avec plusieurs Serpentards. On y repensant elle s'entendait bien avec cette maison... elle en connaissait plus que de Gryffondor ou de Poufsouffle.
- "Et bien, on dirait qu'on a les mêmes passions ! J'avoue que je suis plus lecture de romans que pour progresser en cours. J'adore lire dehors, me poser sur le parterre de l'amitié par exemple, ou alors dans la salle commune. On y a une très belle lumière naturelle et de très confortables canapés !"
Extravertie, la jeune fille avait plutôt des passions qui l'isolait. Elle avait besoin de se ressourcer, de se retrouver avec elle-même pour repartir au mieux d'elle-même vers les autres.
- "J'aime aussi discuter avec les gens, découvrir de nouvelles choses. En général, parler avec eux de leur passion est une grande source d'apprentissage."
Elle fut intriguée par la réponse originale du Serpentard :
- "Des expériences ? Quelles expériences ?"
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Être un sang-mêlé à Poudlard
Ernest poussa un léger soupir de soulagement quand Eileen changea de sujet. Il s’était laissé emporter par le flot de la conversation mais évoqué cette époque avait tendance à faire remonter certaines émotions qu’il préférait garder pour lui. Et il était reconnaissant envers la jeune fille de ne pas creuser le sujet. Le garçon réfléchit quelques secondes à la question de la rouquine.
“Bin, ça doit être un peu pareil que chez les moldus j’imagine… en version sorcière ou quoi… fin je vois pas ce qui t’empêcherait d’être pâtissière et sorcière par exemple… ou alors architecte… c’est juste les outils qui changent tu crois pas ? Enfin évidemment, y a des métiers plus spécifiques aux sorciers… après tout dépend de ce que t’aime faire ?”
Ernest ne s’imaginait pas travailler dans un domaine qui ne toucherait pas la magie de très près. Mais il n’avait que douze ans et ça paraissait tellement loin. Il comprenait les interrogations d’Eileen. Il y avait probablement plein de métiers inconnus qui les attendaient dehors.
“J’pense que c’est aussi pour ça qu’on est là… on va sûrement apprendre aussi des trucs là dessus à mesure qu’on passera les années… y a une troisième année qui m’a dit qu’il y avait un truc d’orientation…”
Ernest haussa simplement les épaules, ne sachant pas trop comment prendre le compliment de la serdaigle. Pour lui, la pratique était la réponse à beaucoup des questions qu’il se posait. Un instant, son regard se posa à nouveau au sol. Eileen était perspicace ou peut-être que c’était lui qui ne savait pas bien cacher ses émotions.
“C’est… quand je suis seul tout marche comme sur des écailles… mais dès que je dois faire de la magie devant les autres… alors j’embrouille…”
Ernest perdait généralement ses moyens et son assurance. Il avait pensé qu’en s’entraînant assez seul, en maîtrisant parfaitement ses sortilèges, il aurait plus de facilité à agir sous le regard des autres. Ce n’était pas une stratégie dénuée d’intérêt. Et elle fonctionnait. Mais pas aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Il n’était pas le meilleur, et de loin. Parce que peu important s’il dominait sa pratique en solo, c’était en classe qu’il était noté.
“Moi j’aimerais bien savoir ce qu’il y a dans la Réserve…”
Forcément, tout ce à quoi il n’avait pas accès l’intéressait. L’adolescent avait un penchant pour l’inaccessible. Les mystères, ça attisait sa curiosité au plus haut point. L’une des questions qui l’accompagnait au quotidien était de savoir comment s’était chez les autres. Sa mère avait beau lui avoir appris que l’herbe n’était pas nécessairement plus verte ailleurs. Elle ne serait d’ailleurs jamais plus verte qu’à Serpentard. Mais n’empêche, il se surprenait parfois à se demander quel aurait été son quotidien s’il avait été envoyé dans une autre maison. Enfin sauf à Gryffondor. Ceux-là pouvaient aller se faire téter les yeux.
Les questions de la rouquine sur sa maison le mettait légèrement mal à l’aise. C’est vrai qu’à part les élèves de son année, Ernest ne fréquentait que très peu d’élèves de sa maison. Il traînait rarement en salle commune ou alors dans les endroits plus discrets.
“J’aime bien les romans d’aventures sorcières… mais quand t’y penses, lire une biographie de sorcier, c’est un peu la même chose… enfin ça dépend des sorciers, évidemment…”
L’espace d’un instant, il se demanda s’il y aurait un jour des livres qui raconteraient les aventures de Miss Montmort, Miss Priddy ou encore Miss Valerion. Élevé par deux mamans et à présent dans une école où les femmes imposaient par leur nombre, leur charisme et leur maîtrise de la magie, la gente féminine avait un impact relativement important sur lui. C’était à travers elles qu’il construisait ses repères. Elles étaient les héroïnes plus ou moins discrètes de son quotidien. Mais serait-il un jour le héros de sa propre histoire ?
“Y a un coin dans notre salle commune… c’est une fenêtre en saillie dans un couloir… j’aime bien m'asseoir là-bas pour lire… C’est comme un p’tit coin de lumière, tu vois… les rayons du soleil sont filtrés par le Lac mais ça reste très clair… Et puis y a jamais personne… c’est un peu froid et humide, mais ça me dérange pas…”
C’était aussi le coin où Blair le retrouvait pour discuter. Parfois ils se contentaient d’observer les bancs de poissons qui passaient par là. Un peu comme un aquarium géant.
L’adolescent adorait tester les sortilèges qu’il apprenait de manières diverses et variées. Tenter de découvrir les limites de sa propre magie.
“Bin avec les sortilèges… j’aime bien voir jusqu’où je peux aller… jusqu’où va la magie, tu vois…”
“Bin, ça doit être un peu pareil que chez les moldus j’imagine… en version sorcière ou quoi… fin je vois pas ce qui t’empêcherait d’être pâtissière et sorcière par exemple… ou alors architecte… c’est juste les outils qui changent tu crois pas ? Enfin évidemment, y a des métiers plus spécifiques aux sorciers… après tout dépend de ce que t’aime faire ?”
Ernest ne s’imaginait pas travailler dans un domaine qui ne toucherait pas la magie de très près. Mais il n’avait que douze ans et ça paraissait tellement loin. Il comprenait les interrogations d’Eileen. Il y avait probablement plein de métiers inconnus qui les attendaient dehors.
“J’pense que c’est aussi pour ça qu’on est là… on va sûrement apprendre aussi des trucs là dessus à mesure qu’on passera les années… y a une troisième année qui m’a dit qu’il y avait un truc d’orientation…”
Ernest haussa simplement les épaules, ne sachant pas trop comment prendre le compliment de la serdaigle. Pour lui, la pratique était la réponse à beaucoup des questions qu’il se posait. Un instant, son regard se posa à nouveau au sol. Eileen était perspicace ou peut-être que c’était lui qui ne savait pas bien cacher ses émotions.
“C’est… quand je suis seul tout marche comme sur des écailles… mais dès que je dois faire de la magie devant les autres… alors j’embrouille…”
Ernest perdait généralement ses moyens et son assurance. Il avait pensé qu’en s’entraînant assez seul, en maîtrisant parfaitement ses sortilèges, il aurait plus de facilité à agir sous le regard des autres. Ce n’était pas une stratégie dénuée d’intérêt. Et elle fonctionnait. Mais pas aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Il n’était pas le meilleur, et de loin. Parce que peu important s’il dominait sa pratique en solo, c’était en classe qu’il était noté.
“Moi j’aimerais bien savoir ce qu’il y a dans la Réserve…”
Forcément, tout ce à quoi il n’avait pas accès l’intéressait. L’adolescent avait un penchant pour l’inaccessible. Les mystères, ça attisait sa curiosité au plus haut point. L’une des questions qui l’accompagnait au quotidien était de savoir comment s’était chez les autres. Sa mère avait beau lui avoir appris que l’herbe n’était pas nécessairement plus verte ailleurs. Elle ne serait d’ailleurs jamais plus verte qu’à Serpentard. Mais n’empêche, il se surprenait parfois à se demander quel aurait été son quotidien s’il avait été envoyé dans une autre maison. Enfin sauf à Gryffondor. Ceux-là pouvaient aller se faire téter les yeux.
Les questions de la rouquine sur sa maison le mettait légèrement mal à l’aise. C’est vrai qu’à part les élèves de son année, Ernest ne fréquentait que très peu d’élèves de sa maison. Il traînait rarement en salle commune ou alors dans les endroits plus discrets.
“J’aime bien les romans d’aventures sorcières… mais quand t’y penses, lire une biographie de sorcier, c’est un peu la même chose… enfin ça dépend des sorciers, évidemment…”
L’espace d’un instant, il se demanda s’il y aurait un jour des livres qui raconteraient les aventures de Miss Montmort, Miss Priddy ou encore Miss Valerion. Élevé par deux mamans et à présent dans une école où les femmes imposaient par leur nombre, leur charisme et leur maîtrise de la magie, la gente féminine avait un impact relativement important sur lui. C’était à travers elles qu’il construisait ses repères. Elles étaient les héroïnes plus ou moins discrètes de son quotidien. Mais serait-il un jour le héros de sa propre histoire ?
“Y a un coin dans notre salle commune… c’est une fenêtre en saillie dans un couloir… j’aime bien m'asseoir là-bas pour lire… C’est comme un p’tit coin de lumière, tu vois… les rayons du soleil sont filtrés par le Lac mais ça reste très clair… Et puis y a jamais personne… c’est un peu froid et humide, mais ça me dérange pas…”
C’était aussi le coin où Blair le retrouvait pour discuter. Parfois ils se contentaient d’observer les bancs de poissons qui passaient par là. Un peu comme un aquarium géant.
L’adolescent adorait tester les sortilèges qu’il apprenait de manières diverses et variées. Tenter de découvrir les limites de sa propre magie.
“Bin avec les sortilèges… j’aime bien voir jusqu’où je peux aller… jusqu’où va la magie, tu vois…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -