Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
Dimanche 10 mai 2048
20h
En compagnie de @Elina Montmort
Mais c'était à mon avis pour le mieux, je n'allais pas gâcher une excellente soirée simplement en me torturant l'esprit sur les considérations de mon évolution. La soirée venait à peine de commencer, et j'avais déjà vendu une bonne dizaine de bouteilles. Surtout des françaises. Mais en même temps, j'avais tellement voyagé, et jamais aucun vin n'approchait la qualité ni le goût des vins français. On aurait pu croire à de la magie. Ces foutus français, s'il y avait bien quelque chose qu'il savaient faire, c'était le vin, même encore aujourd'hui.
Je tournoyai et agitai habilement ma langues et mes lèvres pour discuter fluidement avec le maximum de monde, afin que personne ne se sente délaissé. Puis en posant ma main sur ma hanche, essuyant mon front de l'autre, je profitai d'un instant de calme où seuls un ou deux clients étaient présents au bar. Je sentis que ça n'allait pas durer...
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
Une fois n'était pas coutume, Elina s'était brièvement absentée de Poudlard pour faire quelques courses sur le Chemin de Traverse. Elle commençait à être à court d'ingrédients pour ses expériences. La directrice avait profité du week-end, comptant sur les élèves pour ne pas faire de bêtises en son absence qui nécessiterait une intervention de sa part. Il y avait toutefois peu de chances que cela se produise. Pour que les directeurs de maisons ne soient pas en mesure de s'en occuper, il aurait fallut que ce soit une faute grave impliquant, potentiellement, un renvoi.
Ses emplettes achevées, Elina avait décidé de s'octroyer une pause bien méritée au célèbre Chaudron Baveur. Comme d'habitude, les lieux étaient occupés par une grande variété de personnes. Peu de jeunes car ce n'était pas les vacances scolaires mais on trouvait des sorciers et des sorcières de tous horizons. Il était cependant trop tôt dans la journée pour voir apparaître certains de ces clients très particuliers encapuchonnés et entourés de mystères qui nourrissaient l'imagination.
La directrice s'approcha du comptoir, jetant un regard pensif à la carte. Elle passa quelques minutes à étudier les options qui s'offraient à elle. Elle n'était pas une grande amatrice d'alcool. Elle buvait principalement du thé qu'elle préférait largement au café. Son expérience de l'alcool se limitait à la Bièraubeurre. Elle ne s'y était jamais vraiment intéressé et les noms des vins et spiritueux qui s'alignaient sous ses yeux ne lui parlait pas plus que des hiéroglyphes.
Désolée pour l'attente !
Ses emplettes achevées, Elina avait décidé de s'octroyer une pause bien méritée au célèbre Chaudron Baveur. Comme d'habitude, les lieux étaient occupés par une grande variété de personnes. Peu de jeunes car ce n'était pas les vacances scolaires mais on trouvait des sorciers et des sorcières de tous horizons. Il était cependant trop tôt dans la journée pour voir apparaître certains de ces clients très particuliers encapuchonnés et entourés de mystères qui nourrissaient l'imagination.
La directrice s'approcha du comptoir, jetant un regard pensif à la carte. Elle passa quelques minutes à étudier les options qui s'offraient à elle. Elle n'était pas une grande amatrice d'alcool. Elle buvait principalement du thé qu'elle préférait largement au café. Son expérience de l'alcool se limitait à la Bièraubeurre. Elle ne s'y était jamais vraiment intéressé et les noms des vins et spiritueux qui s'alignaient sous ses yeux ne lui parlait pas plus que des hiéroglyphes.
Désolée pour l'attente !
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
Mes doigts faisaient tournoyer d'un geste expert un Château Briand de 2036, et je m'apprêtais à déposer le nez au contact du verre pour m'imprégner de ses délicieuses odeurs, lorsqu'une autre attira mon attention. C'était un phénomène que j'étais de la plus absolue incapacité d'expliquer, ni même de conceptualiser, mais bien souvent, l'odeur seule suffisait à me donner un aperçu de l'intérêt d'une personne. Une odeur plate ou complexe, simple ou entremêlée, suave ou légère, toutes ces nuances que je percevais sans pour autant savoir les expliquer, je m'en servais pour décider qui était digne de mon temps, et qui ne l'était pas. Laissant glisser mes yeux sur les quelques clients attablés au comptoir, je finis par les poser sur celle que je soupçonnais être la propriétaire de cette odeur. Elle avait l'air bien jeune, et plongée dans une confusion des plus absolues. Un sourire malicieux se dessina sur mes lèvres, j'allais bien m'amuser.
Conservant mon en le tenant par le pied entre mon pouce et l'index, je m'avançais vers elle avant de le déposer face à elle, pour ensuite le faire glisser du bout de l'index dans sa direction. Je lui présentai ensuite de la main en me redressant, un sourire que je voulais affable, mais qui dissimulait ma malice, ornait mon visage.
- Château Briand Bergerac, rouge, millésime 2036, français, évidemment.
Je fis glisser mes doigts pour reprendre le verre que je portais à mes narines, sans pour autant détourner mon regard. Je humais les senteurs à deux reprises, avant de faire tournoyer le liquide pour le porter à mes lèvres. J'en bus une petite gorgée, fermant les yeux pour le savourer, avant de le déguster pour finalement reposer le verre face à moi, avec quelques petits claquements de langue.
- Je suis certaine que vous saurez apprécier la bouche sans lourdeur, légère et fruitée, avec les petites notes de fruits noirs, épicées. Celui-ci...
Le verre glissa de nouveau pour se placer devant elle, j'arquai un sourcil.
- A un petit goût de mûre.
Un sourire, je retins mon rire, avant de faire voler à moi un nouveau verre, que je proposais à l'inconnue, sans mot dire. J'attendais de voir si elle allait accepter de boire dans le même verre que moi. Sa réaction allait m'en apprendre beaucoup, et j'espérais qu'elle se révèle aussi amusante que je l'escomptais.
Les mots en italiques sont en français, avec un accent écossais. Si Elina refuse le verre dans lequel a bu Stéphanie, elle remplira l'autre verre avant de lui tendre.
Conservant mon en le tenant par le pied entre mon pouce et l'index, je m'avançais vers elle avant de le déposer face à elle, pour ensuite le faire glisser du bout de l'index dans sa direction. Je lui présentai ensuite de la main en me redressant, un sourire que je voulais affable, mais qui dissimulait ma malice, ornait mon visage.
- Château Briand Bergerac, rouge, millésime 2036, français, évidemment.
Je fis glisser mes doigts pour reprendre le verre que je portais à mes narines, sans pour autant détourner mon regard. Je humais les senteurs à deux reprises, avant de faire tournoyer le liquide pour le porter à mes lèvres. J'en bus une petite gorgée, fermant les yeux pour le savourer, avant de le déguster pour finalement reposer le verre face à moi, avec quelques petits claquements de langue.
- Je suis certaine que vous saurez apprécier la bouche sans lourdeur, légère et fruitée, avec les petites notes de fruits noirs, épicées. Celui-ci...
Le verre glissa de nouveau pour se placer devant elle, j'arquai un sourcil.
- A un petit goût de mûre.
Un sourire, je retins mon rire, avant de faire voler à moi un nouveau verre, que je proposais à l'inconnue, sans mot dire. J'attendais de voir si elle allait accepter de boire dans le même verre que moi. Sa réaction allait m'en apprendre beaucoup, et j'espérais qu'elle se révèle aussi amusante que je l'escomptais.
Les mots en italiques sont en français, avec un accent écossais. Si Elina refuse le verre dans lequel a bu Stéphanie, elle remplira l'autre verre avant de lui tendre.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
Tout bien considéré, la comparaison n'était pas adéquate. Des hiéroglyphes auraient été plus parlant pour elle. Après tout, l'oeil de révélation se serait chargé de les déchiffrer pour elle. Son incompréhension devait être visible car une serveuse s'approcha pour déposer un verre devant elle. Un château brillant. Drôle de nom. A quoi pouvait donc ressembler ce château ? L'alcool lui fut présenté comme un vin français. Ce qui semblait tomber sous le sens pour la serveuse. Malgré sa méconnaissance du sujet, Elina ne pouvait ignorer que la France était un pays bien connu pour ses vins. Elle ne s'y était pas particulièrement intéressé pour autant. Ce qui aurait peut-être choqué la famille Montmort. Cela dit, elle se souciait guère de leur avis à son sujet.
La serveuse repris le verre présenté pour goûter au breuvage avec des airs d'experte. Pour finalement le faire glisser de nouveau devant la directrice. Si elle faisait de même avec tous les clients elle disposait soit d'une très bonne résistance à l'alcool, soit d'un très bon remède contre la gueule de bois. D'autant que cette attitude ne devait pas plaire à tout le monde. Elina resta de marbre. L'oeil de révélation ne lui apprenait rien de plus que ce qu'elle pouvait deviner par elle-même : une bonne dose d'effronterie et de malice. Sa patronne devait avoir fort à faire avec un tel numéro. Elle ne décelait toutefois pas de mauvaises intentions à son égard. S'il était possible de cacher ses sentiments aux yeux des autres, il était impossible de le faire devant l'oeil de révélation. Avec une inclinaison de la tête en direction du verre vide elle déclara :
« Si vous comptez convaincre une néophyte dans mon genre, mieux vaut que votre vin soit au mieux de ses arômes. Ce verre-ci doit déjà en avoir libéré une grande quantité. »
Tandis qu'elle prononçait la dernière phrase, elle fit délicatement glisser le verre déjà plein en direction de la serveuse. Suite à quoi, elle attendit que la serveuse lui serve un nouveau verre. Lorsqu'elle eu ledit verre en main, elle ne le porta pas de suite à ses lèvres, se contentant d'observer la couleur du breuvage.
La serveuse repris le verre présenté pour goûter au breuvage avec des airs d'experte. Pour finalement le faire glisser de nouveau devant la directrice. Si elle faisait de même avec tous les clients elle disposait soit d'une très bonne résistance à l'alcool, soit d'un très bon remède contre la gueule de bois. D'autant que cette attitude ne devait pas plaire à tout le monde. Elina resta de marbre. L'oeil de révélation ne lui apprenait rien de plus que ce qu'elle pouvait deviner par elle-même : une bonne dose d'effronterie et de malice. Sa patronne devait avoir fort à faire avec un tel numéro. Elle ne décelait toutefois pas de mauvaises intentions à son égard. S'il était possible de cacher ses sentiments aux yeux des autres, il était impossible de le faire devant l'oeil de révélation. Avec une inclinaison de la tête en direction du verre vide elle déclara :
« Si vous comptez convaincre une néophyte dans mon genre, mieux vaut que votre vin soit au mieux de ses arômes. Ce verre-ci doit déjà en avoir libéré une grande quantité. »
Tandis qu'elle prononçait la dernière phrase, elle fit délicatement glisser le verre déjà plein en direction de la serveuse. Suite à quoi, elle attendit que la serveuse lui serve un nouveau verre. Lorsqu'elle eu ledit verre en main, elle ne le porta pas de suite à ses lèvres, se contentant d'observer la couleur du breuvage.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
Soudainement, mes sourcils se froncèrent brièvement lorsqu'un frisson glacé me pris à l'arrière de la nuque. Dissimulant impeccablement mon trouble, je repris ma respiration en me redressant. Quoique, d'un seul coup, j'eus l'impression que peu importe mon jeu d'acteur, il serait inutile. Je n'avais jamais ressenti une telle angoisse en plongeant mon regard dans celui d'une personne. Même dans celui de cette moldue qui m'avait formé. Qu'est-ce que c'était que ça ? Mon instinct tirait la sonnette d'alarme, mais absolument aucun élément rationnel ou probant ne me permettait d'asseoir cette inquiétude. Je déglutis en croisant les bras sur ma poitrine, avant de sourire.
Aussitôt qu'il était venu, cet étrange frisson disparut. Quelque chose me disait que face à cette inconnue... Non, c'était ridicule, je devais me faire des idées. Mais lorsque son regard me quitta, ce fut comme si un énorme poids me quittait. Bon, je n'allais pas me laisser décontenancer pour si peu. Où en étais-je moi... Ah oui. Oh, comme j'étais déçue de voir qu'elle ne voulait pas directement goûter dans mon verre... Bah, mon petit numéro ne pouvait pas séduire tout le monde.
J'hochais la tête d'un air impressionné lorsque elle exprima ses doutes, avant de m'emparer du verre vide pour gracieusement en verser un fond.
- Pour une néophyte, vous n'avez pas l'air totalement profane.
J'arquai un sourcil avant de déposer ce verre face à elle. Puis je récupérai le mien. Je déposai une main sur le comptoir en me penchant vers elle, relevant le verre au niveau de mon visage, avant de le faire doucement tournoyer.
- Tout d'abord, un vin, on le regarde. Voilà, comme ça. On peut observer ses détails, et rien qu'en l'examinant, on est capable de tirer beaucoup de conclusions. Voyez, il est assez clair, ce qui veut dire que la vinification s'est faite correctement. Et sa robe est très sombre, presque noire, il a reçu beaucoup de soleil.
Je passais sur tout le vocabulaire pour le moment. Ensuite, je déposai mon nez sur le bord du verre, avant de humer une fois, puis deux.
- Ensuite, un vin se sent. N'expirez pas trop dans le verre, ou le gaz carbonique faussera les odeurs.
Je l'éloignai de mon visage en soupirant, les yeux fermés, l'air contentée, après en avoir bu une petite gorgée, que je fis tourner plusieurs fois dans ma bouche d'un air experte. Puis j'avalais délicatement.
- Ah... Délicat et suave, une odeur ronde et... Oups, j'allais tout vous révéler.
Malicieuse, ma main vint se poser sur mes lèvres. Puis je déposai mon verre sur le comptoir, avant de regarder l'inconnue.
- Essayez, vous verrez, c'est amusant. Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête.
Libre à toi de voir comment Elina s'en sort ! Si tu estimes qu'elle a un don inné pour le vin, je te suivrai, et Stéphanie approuvera, sinon, mon personnage corrigera le tien.
Enfin... Si Elina se prête au jeu, évidemment !
Aussitôt qu'il était venu, cet étrange frisson disparut. Quelque chose me disait que face à cette inconnue... Non, c'était ridicule, je devais me faire des idées. Mais lorsque son regard me quitta, ce fut comme si un énorme poids me quittait. Bon, je n'allais pas me laisser décontenancer pour si peu. Où en étais-je moi... Ah oui. Oh, comme j'étais déçue de voir qu'elle ne voulait pas directement goûter dans mon verre... Bah, mon petit numéro ne pouvait pas séduire tout le monde.
J'hochais la tête d'un air impressionné lorsque elle exprima ses doutes, avant de m'emparer du verre vide pour gracieusement en verser un fond.
- Pour une néophyte, vous n'avez pas l'air totalement profane.
J'arquai un sourcil avant de déposer ce verre face à elle. Puis je récupérai le mien. Je déposai une main sur le comptoir en me penchant vers elle, relevant le verre au niveau de mon visage, avant de le faire doucement tournoyer.
- Tout d'abord, un vin, on le regarde. Voilà, comme ça. On peut observer ses détails, et rien qu'en l'examinant, on est capable de tirer beaucoup de conclusions. Voyez, il est assez clair, ce qui veut dire que la vinification s'est faite correctement. Et sa robe est très sombre, presque noire, il a reçu beaucoup de soleil.
Je passais sur tout le vocabulaire pour le moment. Ensuite, je déposai mon nez sur le bord du verre, avant de humer une fois, puis deux.
- Ensuite, un vin se sent. N'expirez pas trop dans le verre, ou le gaz carbonique faussera les odeurs.
Je l'éloignai de mon visage en soupirant, les yeux fermés, l'air contentée, après en avoir bu une petite gorgée, que je fis tourner plusieurs fois dans ma bouche d'un air experte. Puis j'avalais délicatement.
- Ah... Délicat et suave, une odeur ronde et... Oups, j'allais tout vous révéler.
Malicieuse, ma main vint se poser sur mes lèvres. Puis je déposai mon verre sur le comptoir, avant de regarder l'inconnue.
- Essayez, vous verrez, c'est amusant. Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête.
Libre à toi de voir comment Elina s'en sort ! Si tu estimes qu'elle a un don inné pour le vin, je te suivrai, et Stéphanie approuvera, sinon, mon personnage corrigera le tien.
Enfin... Si Elina se prête au jeu, évidemment !
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
La remarque de la serveuse quant à ses connaissances en vin lui tira un léger sourire, mais c’était là un petit secret qu’elle pouvait bien lui céder de bonne grâce :
« Disons plutôt que je ne suis pas néophyte en potions et que je fais la supposition que certains principes ne changent pas beaucoup. »
Elle écouta en silence la description que la serveuse faisait de la dégustation du vin. En d’autres mots, il s’agissait d’en observer la texture et la couleur comme on le ferait effectivement avec une potion afin d’en mesurer le degré de réussite. A la différence qu’en potion il était plus aisé d’accorder ces caractéristiques à certains des ingrédients. Ici, a priori, il était toujours question de raisin. Pas toujours le même certes, mais pour ce qui était de déterminer l’ensoleillement, elle se demandait s’il s’agissait là d’une observation fiable ou de spéculation. Et dans la mesure où cela était fiable, fallait-il envisager d’inclure les conditions de vie des ingrédients de potion dans l’équation ? L’ennui étant que, bien souvent, cette information n’était pas disponible chez l’apothicaire. Elle s’amusa à imaginer la tête du marchand si elle lui demandait quel avait été de dernier repas des sangsues qu’il vendait.
Pendant ce temps, la serveuse avait commencé à humer le vin. Elina l’imita, respectant son conseil de ne pas expirer dans le verre. Toutefois, elle était bien en peine de définir cette odeur. L’alcool, évidemment, n’était pas le plus difficile à reconnaître, mais à quoi devait-elle s’attendre d’autre qu’une odeur de raisin déformée par la vinification. L’idée d’une odeur « ronde » était bien trop abstraite pour elle. Une odeur ne pouvait avoir de forme. Ce n’était pas comme le thé où l’eau chaude à l’odeur neutre révélait les arômes des plantes dont il était composé.
Alors qu’elle en était à de ses réflexions, la serveuse était passée à autre chose et avait goûté une gorgée du breuvage. Elle commença à lui en parler en des termes qui ne l’avançaient pas vraiment. La jeune femme en bu une gorgée à son tour. Prudente, elle n’en avala qu’une petite quantité qu’elle garda un instant sur la langue avant de l’avaler. Elle senti la chaleur causée par l’alcool sur sa langue et dans sa gorge, mais pas aussi intensément qu’avec un alcool fort. La sensation d’asséchement sur sa langue après le passage du vin était telle qu’elle en avait gardé le souvenir. Celui d’une boisson âpre aux saveurs non-identifiées. Quelle étrange boisson à inventer. Au moins l’on parvenait à retrouver un goût de pomme dans le cidre. Mais là, elle était bien en peine de retrouver le raisin.
« C’est plutôt âpre et… » elle fit claquer sa langue comme pour chercher ses mots : « asséchant. »
Une boisson qui ne désaltérait pas et donnait soif. Décidément, elle ne comprenait rien au vin que cette serveuse semblait tant apprécier.
C'était ambitieux de tenter un vin rouge pour quelqu'un qui n'y connait rien.
« Disons plutôt que je ne suis pas néophyte en potions et que je fais la supposition que certains principes ne changent pas beaucoup. »
Elle écouta en silence la description que la serveuse faisait de la dégustation du vin. En d’autres mots, il s’agissait d’en observer la texture et la couleur comme on le ferait effectivement avec une potion afin d’en mesurer le degré de réussite. A la différence qu’en potion il était plus aisé d’accorder ces caractéristiques à certains des ingrédients. Ici, a priori, il était toujours question de raisin. Pas toujours le même certes, mais pour ce qui était de déterminer l’ensoleillement, elle se demandait s’il s’agissait là d’une observation fiable ou de spéculation. Et dans la mesure où cela était fiable, fallait-il envisager d’inclure les conditions de vie des ingrédients de potion dans l’équation ? L’ennui étant que, bien souvent, cette information n’était pas disponible chez l’apothicaire. Elle s’amusa à imaginer la tête du marchand si elle lui demandait quel avait été de dernier repas des sangsues qu’il vendait.
Pendant ce temps, la serveuse avait commencé à humer le vin. Elina l’imita, respectant son conseil de ne pas expirer dans le verre. Toutefois, elle était bien en peine de définir cette odeur. L’alcool, évidemment, n’était pas le plus difficile à reconnaître, mais à quoi devait-elle s’attendre d’autre qu’une odeur de raisin déformée par la vinification. L’idée d’une odeur « ronde » était bien trop abstraite pour elle. Une odeur ne pouvait avoir de forme. Ce n’était pas comme le thé où l’eau chaude à l’odeur neutre révélait les arômes des plantes dont il était composé.
Alors qu’elle en était à de ses réflexions, la serveuse était passée à autre chose et avait goûté une gorgée du breuvage. Elle commença à lui en parler en des termes qui ne l’avançaient pas vraiment. La jeune femme en bu une gorgée à son tour. Prudente, elle n’en avala qu’une petite quantité qu’elle garda un instant sur la langue avant de l’avaler. Elle senti la chaleur causée par l’alcool sur sa langue et dans sa gorge, mais pas aussi intensément qu’avec un alcool fort. La sensation d’asséchement sur sa langue après le passage du vin était telle qu’elle en avait gardé le souvenir. Celui d’une boisson âpre aux saveurs non-identifiées. Quelle étrange boisson à inventer. Au moins l’on parvenait à retrouver un goût de pomme dans le cidre. Mais là, elle était bien en peine de retrouver le raisin.
« C’est plutôt âpre et… » elle fit claquer sa langue comme pour chercher ses mots : « asséchant. »
Une boisson qui ne désaltérait pas et donnait soif. Décidément, elle ne comprenait rien au vin que cette serveuse semblait tant apprécier.
C'était ambitieux de tenter un vin rouge pour quelqu'un qui n'y connait rien.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
D'un air malicieux, je hoche la tête à sa remarque. Ce n'est pas faux, il fallait bien avouer que pour obtenir un bon vin, il fallait suivre une recette tout aussi stricte que pour une potion. Voire davantage dans certains cas. Il en allait de même pour les ingrédients, la manière de les traiter, de les cultiver, de les récolter et de les préparer. Les potions avaient toujours été pour moi d'une facilité déconcertante grâce à mon odorat.
Enfin, l'inconnue goûta la boisson. Et... Oh, Merlin. La faute m'incombe, évidemment que débuter par un vin rouge de cette trempe pour une néophyte à palais vierge était une mauvaise idée. Que voulez-vous, c'est tout moi ça. Je pouffe de rire en secouant la tête, avant de retirer le verre devant elle.
- Le contraire m'eut étonné. L'habitude, excusez-moi.
Je dépose un index sur mes lèvres en m'abaissant sous le comptoir, et dans un geste souple, j'en ressors une bouteille de vin blanc. J'explique tout en débouchant.
- Le vin rouge est souvent trop alcoolisé et trop fort pour les novices. Votre pauvre petit palais n'était pas préparé.
Pop. Et je remplis le nouveau verre au quart, juste assez pour que les saveurs puissent exister indépendamment de l'oxygène environnant. Je fais doucement tournoyer le verre d'un geste sensuel, avant de le faire glisser vers elle, un sourire aux lèvres.
- Un chardonnay, très doux, avec de très légères notes d'agrumes. Celui-ci devrait moins vous agresser. Oh... Et j'allais oublier.
D'un geste de baguette, je fais venir deux verres, que je remplis d'eau. Je tends le premier à la cliente, avant de boire quelques gorgées de l'autre.
- L'alcool déshydrate, comme vous avez probablement dû le sentir.
L'erreur ne vient pas de Lilith mais de la personne derrière l'écran qui n'y connaît rien... oups
Enfin, l'inconnue goûta la boisson. Et... Oh, Merlin. La faute m'incombe, évidemment que débuter par un vin rouge de cette trempe pour une néophyte à palais vierge était une mauvaise idée. Que voulez-vous, c'est tout moi ça. Je pouffe de rire en secouant la tête, avant de retirer le verre devant elle.
- Le contraire m'eut étonné. L'habitude, excusez-moi.
Je dépose un index sur mes lèvres en m'abaissant sous le comptoir, et dans un geste souple, j'en ressors une bouteille de vin blanc. J'explique tout en débouchant.
- Le vin rouge est souvent trop alcoolisé et trop fort pour les novices. Votre pauvre petit palais n'était pas préparé.
Pop. Et je remplis le nouveau verre au quart, juste assez pour que les saveurs puissent exister indépendamment de l'oxygène environnant. Je fais doucement tournoyer le verre d'un geste sensuel, avant de le faire glisser vers elle, un sourire aux lèvres.
- Un chardonnay, très doux, avec de très légères notes d'agrumes. Celui-ci devrait moins vous agresser. Oh... Et j'allais oublier.
D'un geste de baguette, je fais venir deux verres, que je remplis d'eau. Je tends le premier à la cliente, avant de boire quelques gorgées de l'autre.
- L'alcool déshydrate, comme vous avez probablement dû le sentir.
L'erreur ne vient pas de Lilith mais de la personne derrière l'écran qui n'y connaît rien... oups
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Allez, viens boire un p'tit coup au bar !
La serveuse sembla subitement réaliser quelques choses lorsqu'Elina fit ses commentaires. Elle retira le verre que la jeune directrice venait de reposer devant elle et disparaît un instant derrière le comptoir pour reparaître avec une autre bouteille à la main. Cette fois le liquide est clair. Tout en expliquant que les vins rouges sont trop... un peu tout pour les novices, elle lui sert un verre de cet autre vin qu'elle lui présente comme du "chardonnay". Sans doute une espèce de raisin particulière. Cependant, le raisin pouvait-il avoir des notes d'agrumes ? N'était-il pas supposer avoir des notes de raisin ?
Elina porta le verre à son nez dans un premier temps. L'odeur était assurément différente, mais elle avait bien du mal à mettre des termes dessus. L'odeur d'alcool était la première chose à lui sauter aux narines et elle avait du mal à en faire abstraction. Sans doute une question d'habitude... Elle avait plutôt confiance en son odorat, mais celui-ci n'était pas exercé pour ces parfums particuliers.
Avec prudence, elle pris une gorgée du breuvage. Celui-ci s'avéra effectivement bien moins "asséchant". Elle sentait toujours bien l'alcool, mais comprenait qu'on puisse le trouver plus fruité, même si les agrumes ne lui sautaient pas au palais. C'était toujours plus agréable que le premier verre car cela semblait plus léger en bouche. De là à dire qu'elle aimait et en redemanderait, il y avait encore tout un monde pour la buveuse de thé qu'elle était. Elle avait bien entendu déjà testé divers alcool dans sa vie, mais la bièraubeurre n'avait rien à voir avec ce qu'elle goûtait actuellement et le Whisky pur feu ne lui avait jamais inspiré quoique ce soit d'autre qu'une brûlure désagréable.
« C'est effectivement plus doux, mais je vais devoir vous faire confiance pour les agrûmes. »
Elle posa le verre un instant pour l'échanger contre celui contenant de l'eau. Boire quelque chose de vraiment désaltérant lui permettrait de se débarrasser du goût qu'elle avait encore en bouche si elle décidait de retenter la détection des agrumes.
« Cela demande beaucoup d'entrainement de distinguer les arômes ? »
L'inverse pour moi, c'est rigolo d'essayer de faire celle qui n'y connait rien.
Elina porta le verre à son nez dans un premier temps. L'odeur était assurément différente, mais elle avait bien du mal à mettre des termes dessus. L'odeur d'alcool était la première chose à lui sauter aux narines et elle avait du mal à en faire abstraction. Sans doute une question d'habitude... Elle avait plutôt confiance en son odorat, mais celui-ci n'était pas exercé pour ces parfums particuliers.
Avec prudence, elle pris une gorgée du breuvage. Celui-ci s'avéra effectivement bien moins "asséchant". Elle sentait toujours bien l'alcool, mais comprenait qu'on puisse le trouver plus fruité, même si les agrumes ne lui sautaient pas au palais. C'était toujours plus agréable que le premier verre car cela semblait plus léger en bouche. De là à dire qu'elle aimait et en redemanderait, il y avait encore tout un monde pour la buveuse de thé qu'elle était. Elle avait bien entendu déjà testé divers alcool dans sa vie, mais la bièraubeurre n'avait rien à voir avec ce qu'elle goûtait actuellement et le Whisky pur feu ne lui avait jamais inspiré quoique ce soit d'autre qu'une brûlure désagréable.
« C'est effectivement plus doux, mais je vais devoir vous faire confiance pour les agrûmes. »
Elle posa le verre un instant pour l'échanger contre celui contenant de l'eau. Boire quelque chose de vraiment désaltérant lui permettrait de se débarrasser du goût qu'elle avait encore en bouche si elle décidait de retenter la détection des agrumes.
« Cela demande beaucoup d'entrainement de distinguer les arômes ? »
L'inverse pour moi, c'est rigolo d'essayer de faire celle qui n'y connait rien.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex