Ft. A.S. Demi-sorcier

Mardi 9 Juin 2048,
18h passé.

ft. @Aeden Solis

Kalev vient tout juste de quitter la salle d'examen, s'éloignant du tumulte pour trouver un peu de répit à l'étage supérieur, avant de regagner sa salle commune. Il n'a même pas cherché à essayer. Face à son propre reflet, il lâchement fait demi-tour, acceptant l'idée qu'il ne sera rien d'autre qu'un échec. Cette pensée lui serre le cœur, faisant monter en lui une colère sourde alors qu'il repense à ses résultats décevants de ses trois dernières années. Comparé à Sarah, son aînée, il n'est rien. Elle est née chanceuse, et lui, il a juste eu la chance de naître. Il s'arrête brusquement, honteux de ressentir de la jalousie envers celle qu'il considère comme sa meilleure amie, sa confidente. *C'est le stress, rien de plus*. Mais cette jalousie persiste, s'insinuant en lui comme un poison. *Ingrat, après tout ce qu'elle a fait pour toi ?*.

Kalev continue son chemin jusqu'au détour du couloir où il aperçoit Aeden, prostré contre un mur, le visage enfoui dans ses mains, visiblement accablé. Inquiet, le sorcier s'approche. Aeden est passé juste avant lui à l'examen. A-t-il également échoué ? Kalev ne se permettrait pas d'être aussi direct, sachant que ce serait blessant. Alors, sans un mot, il s'assoit à côté de lui. Ils ne sont pas très proches, mais demeurent des camarades de promotion. *Et dans ces moments-là, on doit s'entraider, non ?*.

— Y'a pas à dire, même ses examens sont effrayants, soupire Kalev. J'ai beaucoup d'admiration pour Miss Valerion, mais par moments, t'as juste envie de fuir ses cours et de ne plus y retourner.

*Je l'ai fait à l'instant*. La honte le submerge, et il ne peut cacher la rougeur qui envahit son visage. De toute manière, il est épuisé, il ne veut plus sauver les apparences.

— Tu penses avoir combien à son examen ? Personnellement, je crois que je ne dépasserai pas le A...

Et encore, il est trop gentil avec lui-même. Kalev sait qu'après le fiasco de l'examen pratique, il obtiendra probablement un T, et pour ça, sa mère le tuera. Il replie ses jambes contre son buste et fixe ses pieds, alors que les pensées sur son avenir s'engouffrent dans sa tête. Avec un tel bulletin, aucune grande école ne voudra de lui, encore moins celle qu'il espère intégrer. *Bon à rien*.

"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
Avatar part chrisfroot

Ft. A.S. Demi-sorcier
Affaibli, exténué, épuisé, il y avait un bon nombre de mots qui pouvaient décrire l'état dans lequel Aeden se trouvait en sortant de la salle de classe de Défense Contre les Forces du Mal après son examen pratique. Cette matière avait beau être sa préférée depuis son arrivée au château, affronter un épouvantard était certainement la pire des épreuves qu'il avait pu avoir, du moins au sein de l'école. D'autres évènements comme celui du Poudlard Express l'année précédente restaient gravé dans sa mémoire, et le resteraient très probablement jusqu'à la fin de ses jours.

Le visage caché dans la paume de ses deux mains, le Serpentard n'arrivait pas à chasser de son esprit les phrases prononcées par ses parents quelques minutes plus tôt. Aurait-il vraiment été adopté à la naissance ? Cette possibilité ne pouvait être ignorée étant donné l'importance d'avoir un héritier mâle, ce qui manquait encore aux Solis avant qu'il ne vienne au monde, mais la suite de leurs dires étaient invraisemblables. Du sang moldu dans ses veines, à lui ? C'était tout bonnement impossible.
Le garçon n'avait d'ailleurs pas osé en toucher un mot auprès de son paternel après avoir affronté une de ces créatures pour la première fois au tout début de l'année en cours, la peur de faire face à la réalité si telle était la vraie histoire concernant sa naissance. Et puis même si il s'était un peu plus renseigné sur les épouvantards à la suite de leur première rencontre, et que ce dernier prenait racine dans les émotions - et plus particulièrement la peur - ce qui signifiait que rien n'était réel, il n'arrivait pas à se faire à cette idée.

Des bruits de pas se rapprochèrent alors doucement de lui, et aussitôt le brun entrouvrit les doigts pour tenter de voir de qui il s'agissait. "Kalev ? Il a déjà fini ?" Le temps était passé tellement vite que l'élève qui le suivait avait déjà vaincu son épouvantard, ce qui l'étonnait un peu venant de Cohn d'ailleurs. Il n'était visiblement pas très doué en DCFM de ce qu'il avait pu retenir de lui, avec la magie tout court si on voulait être encore plus réaliste.

Se rendant compte que le garçon ne passait pas son chemin et décidait de s'asseoir auprès de lui, puis de briser le silence par la suite, Aeden se releva du sol en lâchant un mh... d'acquiescement après sa phrase sur la professeure. Même si il n'était pas dans le meilleur des états, jamais il n'allait montrer ne serait-ce qu'une once de faiblesse à un camarade de promotion, ou du moins il allait tout faire pour l'éviter. À la question du Poufsouffle sur la note qu'il pensait avoir, le brun reprit doucement son humeur et sa personnalité qu'il pouvait avoir avec les autres. Il se tenait à présent le dos contre le mur, les bras ainsi que les pieds croisés.

— Ha ! s'exclama-t-il de surprise. Un Optimal évidemment, quelle autre note voudrais-tu que j'aie ? Jamais je n'aurai un A en tout cas, c'est certain !

4e année RP - #387d31
14 ans mais haut comme 3 2 pommes

Ft. A.S. Demi-sorcier
Il n'obtient aucune réponse à son commentaire, mais Kalev ne s'en étonne pas. À la place, son camarade se lève pour s'appuyer contre le mur. Du coin de l'œil, le Poufsouffle l'observe enfiler ce masque impassible qui ne laisse rien transparaître, alors que lui, il ne désire qu'une chose : pleurer. Kalev a l'horrible impression de détruire sa vie, et peu importe toute la bonne volonté qu'il y met, il n'arrive à rien. Il laisse sa tête reposer sur ses genoux, le regard perdu dans le vague, tandis que cette pensée l'obsède. *Que vais-je faire ?*. Aeden s'exclame lorsque l'adolescent le questionne sur sa potentielle note. *Optimal, évidemment*. Kalev n'en doute pas une seule seconde, son camarade est bien plus doué que lui, enfin, ce n'est pas difficile de surpasser l'adolescent dans de nombreuses matières. Il n'y a pas plus mauvais que Kalev Cohn quand il s'agit de magie et de potions.

— Je n'en doute pas, marmonne-t-il. Tu as toujours été doué, après tout.

Lui aussi, il est né chanceux. Il envie le Serpentard comme il envie Sarah. Tout leur semble si facile, pourquoi est-ce si différent pour lui ? Il n'arrive pas à comprendre pourquoi ça foire chez lui, pourquoi il est le seul de sa fratrie à posséder une magie si faible, et cela le rend amer. Il a beau y travailler, étudier plus que les autres, rien n'y fait. Sa source magique s'effiloche et rien de concret n'en sort, ou bien rarement. Il sort sa baguette pour l'observer. Trois ans que Kalev l'a en sa possession et aucun lien ne se crée entre eux. Il n'y a qu'entre eux qu'une faible connexion à peine existante. *Un gouffre béant*. Il s'étonne encore qu'une baguette ait bien voulu de lui et qu'il ait été accepté à Poudlard. *Imposteur*. Il finit par remettre sa baguette dans sa poche, les doigts crispés sur le bois froid. Une part de lui se sent désemparée, comme si son destin est scellé, condamné à être un échec perpétuel.

— Je t'envie, avoue-t-il d'une voix presque inaudible, honteux.

Il n'ajoute rien de plus, car il n'y a rien d'autre à dire. Il ressent de la jalousie pour lui et Kalev se sent empoisonné par ce sentiment amer qui le tenaille. Il se demande pourquoi il ne peut pas être comme lui, pourquoi il doit toujours être celui qui échoue et qui peine à suivre le rythme des autres. Il aimerait faire honneur à mon sang au lieu de le déshonorer et cette envie de pleurer pèse sur lui, alourdissant son cœur déjà trop lourd de déceptions. Ses yeux s'embuent, alors qu'une boule d'angoisse se forme dans le creux de sa gorge. Les mots qu'il n'ose pas prononcer s'entrechoquent dans sa tête, tout n'est que frustration et désespoir. Seulement, par fierté mal placée, il ravale ses larmes, refusant de se montrer vulnérable face à Aeden. *Seule Lavinia a ce privilège*. Mais la réalité est que Kalev se sent tellement seul.

— Comment tu fais pour garder constamment la tête haute ?

"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
Avatar part chrisfroot

Ft. A.S. Demi-sorcier
L'autre troisième avait l'air au fond du trou, plus que lui à peine quelques secondes avant qu'il ne se relève. Mais debout à présent, il n'entendait presque rien à ses murmures. Aeden fit semblant de rien et ne lui demanda pas de répéter, ne lui offrant que le silence comme seule réponse. Dans son champ de vision, il vit le garçon sortir sa baguette de sa poche, la regarder quelques secondes puis le ranger à nouveau, alors même qu'il ne lui accordait aucun regard. Sa tête était comme fixée sur son cou, ses yeux verts plongés sur le mur face à eux. Les orbites bougeaient quelques fois vers le bas pour observer les gestes de Kalev mais celui-ci ne pouvait s'en rendre compte de sa position.

— Je t'envie.

Un sourire qu'il n'essaya pas de cacher se dessina alors sur son visage. Ces mots avaient flatté son égo et sa fierté ne pouvait que s'en ravir. Mais ces mots. Ces mots qu'il avait prononcé d'un volume si faible mais que le flagois avait entendu. Qu'est-ce qu'il détestait les gens qui s'apitoyaient sur leur sort de cette façon. Comment pouvait-il prononcer ce genre de chose de sa propre volonté. Ses questionnements sur ce qui pouvait se passer dans la tête des autres ne durèrent que très peu de temps, ce n'était pas son problème après tout. Il pouvait bien continuer à écouter le pauvre petit sorcier se plaindre pendant des heures - ou plutôt des minutes parce qu'il n'avait pas que ça à faire non plus - si ce dernier le flattait encore et encore. Aucune de ses paroles ne réussirait à le toucher, à l'émouvoir.

— Comment tu fais pour garder constamment la tête haute ?

— Mh ! Quoii... Je devrais pas ? lui demanda-t-il avec ironie, la tête baissée vers lui à présent. Je devrais m'apitoyer sur mon sort comme t'es entrain de le faire en ce moment et pleurnicher toutes les larmes de mon corps ? Elle est où ta dignité Cohn ?

La façon d'être de son camarade l'irritait au plus haut point. Comment pouvait-il idolâtrer quelqu'un d'autre de cette façon plutôt que d'aller de l'avant et d'essayer de se battre, surtout à treize ou quatorze ans. Son attitude montrait presque qu'il avait envie de tout abandonner et de laisser tomber, s'il ne l'avait pas déjà fait intérieurement. Aeden avait prit 3 ans pour réussir à atteindre son petit niveau actuel, entrainements après entrainements, et il avait encore beaucoup de progrès à faire pour maitriser son catalyseur à la perfection. Il quitta après coup le mur sur lequel il s'appuyait et fit un ou deux pas en avant. Il s'arrêta et tourna uniquement la tête vers son interlocuteur avant de rajouter quelque chose, son visage débordant de mépris.

— Et relève-toi par Merlin, tu fais pitié à rester par terre sérieux ! "Mais qu'est-ce que je fais encore là à lui parler ?"

4e année RP - #387d31
14 ans mais haut comme 3 2 pommes

Ft. A.S. Demi-sorcier
Le silence n'a rien de réconfortant, mais il vaut mieux que des mots. Son regard se pose brièvement sur Aeden, dépréciant le ton qu'il adopte. Lui, se lamenter sur son sort ? Il a tout à fait le droit de se sentir épuisé, d'être accablé par toute cette situation. *M'en fout de la dignité*. Si pour mon camarade, être digne signifie se comporter comme une marionnette sans vie ni émotion, cela le concerne lui seul. Kalev n'a pas l'intention de s'excuser d'être purement humain. Ces trois dernières années ont été particulièrement éprouvantes et il sait que ça n'ira pas en s'arrangeant, peu importe les nuits blanches passées à se convaincre du contraire, à lancer sorts après sorts en vain. Kalev en a assez de redouter ses résultats, quels qu'ils soient, malgré tous les efforts qu'il investi. *Je suis épuisé, point*.

Le Poufsouffle soupire longuement et hausse les épaules lorsque Aeden lui demande de me relever. *Sérieusement, qui de nous deux suscite la pitié ?*. Certainement pas lui, alors qu'il s'est montré empathique quand le jeune Serpentard semblait être abattu; tout comme lui. Si Kalev est venu vers lui, s'était pour lui apporter un peu de réconfort. *Se serrer les coude*.

— Apaise ton cœur, articule-t-il après coup. Il n'y a rien de mal à vivre des moments de faiblesse et de doute, c'est simplement humain, et je n'ai aucune intention de m'excuser de l'être.

*Car telle est la manière dont l'Éternel m'a créé, imparfait*. Il est peut-être temps de l'accepter plutôt que de se bercer d'illusions et de fantasmer sur une vie différente. Alors non, pour le moment, il ne compte pas se relever. Il n'y a aucune honte à cela, car ainsi est la vie, faite de hauts et de bas. *Et l'Éternel nous fait grandir à travers les épreuves*. Cependant, il sait que ma mère ne sera pas satisfaite de son bulletin scolaire et ses perspectives d'avenir s'amenuisent. *Je dois envisager un plan B*. Mais pour l'heure, Kalev souhaite simplement lâcher prise.

"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
Avatar part chrisfroot

Ft. A.S. Demi-sorcier
Malgré le fait qu'il ait eu un langage très direct et qu'il n'avait aucune retenue sur sa façon de dire les choses, le blond ne réagit pas plus que ça à ses piques et ne se releva pas du sol comme le lui avait demandé Aeden. Il se permit même d'hausser les épaules après sa remarque, ce qui n'échappa pas au Serpentard.

— Il est bien apaisé ne te tracasse pas, mais c'est gentil de ta part de t'inquiéter pour lui, répondit-il la main et les yeux posés sur son cœur, comme s'il parlait d'une vraie personne. Mais du coup, si on suit ta logique je ne suis pas humain moi alors ? Simplement parce que je n'ai pas de moments de faiblesse et de doute, continua-t-il en répétant les mots du Poufsouffle sur un ton un poil moqueur.

Pour ne pas changer, l'anglais s'était une nouvelle fois servi du mensonge. Évidemment qu'il s'était déjà retrouvé dans ce genre de situation proche de celle de son camarade de classe. D'habitude, le brun faisait en sorte d'être seul dans ces moments-là mais Kalev l'avait presque grillé dans une de ces situations, lorsqu'Aeden était affalé contre le mur à peu près comme lui l'était actuellement. Le sorcier n'avait même pas prit la peine de chercher un coin plus effacé pour souffler après l'épreuve qu'il venait d'endurer face à cet épouvantard, lui qui ne pensait pas rester aussi longtemps dans cette position. Mais si en s'approchant l'autre adolescent avait choisi la voie de la discrétion et l'aurait observé en cachette, et qu'Aeden ne l'avait pas entendu évidemment, la conjoncture d'évènements ne serait très certainement pas la même.

4e année RP - #387d31
14 ans mais haut comme 3 2 pommes

Ft. A.S. Demi-sorcier
*Apaisé ? Je vais essayer d'y croire.* Kalev regarde son camarade avec une lassitude évidente, alors qu'il regrette de s'être montré aussi compatissant à son égard. Il fronce les sourcils. Depuis quand pense-t-il ainsi ? Qui est-il pour juger ? D'un mouvement imperceptible, l'adolescent secoue sa tête. *La fatigue, très certainement, mais ça n’excuse rien.* Aeden a ses raisons de vouloir être dur, être distant et ce n’est pas à lui de dire si son comportement est bon ou mauvais. Après tout, c’est lui qui est venu l’importuner, qu’importe si ces intentions sont bonnes, il a été surtout maladroit. C’est son droit à Aeden de vouloir être seul et de refuser de s’ouvrir aux autres et Kalev n’a pas respecté sa limite. *Je suis le seul fautif, l’unique intrus dans cette histoire.*

Il ramène ses jambes contre lui et vient poser sa tête sur ses genoux. Son regard divague, alors qu’il observe le couloir silencieux.

— Je n'ai pas dit ça, bien sûr que tu es humain, bien sûr que tu doutes.

Sa voix reste en suspens, Kalev regrette d’avoir repris la parole, alors qu’il aurait pu laisser son camarade partir sans remettre de l’huile sur le feu.

— Tu ne veux juste pas l'admettre devant les autres, poursuit Kalev à mi-voix. À raison et c'est ton droit, mais à la base, je m'inquiétais seulement pour toi… je me rends compte que c'était malvenu de ma part et je te prie de m'excuser, je n’aurais pas dû venir t’importuner.

Après tout, Aeden ne fait que jouer à ce jeu que tout enfant de bonne famille se devait d’apprendre et d'appliquer strictement, un jeu que Kalev a décidé d'abandonner en cours de route. Lui, il en a marre de devoir être parfait à tout instant, mais il n’est personne pour insinuer quiconque de dévier de sa route. *J’suis stupide.* Le jeune sorcier attrape son sac et se relève avec l’intention de retourner dans sa salle commune, car après tout, c’est à lui de partir et non son camarade.

— Bah écoute, salut et encore désolé.

"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
Avatar part chrisfroot

Ft. A.S. Demi-sorcier
Sa question, accentuée d'un brun de moquerie pour appuyer ses propos, ne laissa pas Kalev de marbre. Ce dernier changea de position et tout en observant du regard le couloir, la tête à présent posée sur ses genoux, il tenta de lui donner une explication plus approfondie sur ces fameux "moments de faiblesse et de doute".

Cependant, le brun ne comprenait pas pourquoi le Poufsouffle se prenait autant la tête et n'avait pas déjà quitté les lieux ? C'est ce qu'il aurait fait lui à sa place en tout cas, et depuis longtemps déjà. Il ne se serait certainement pas arrêté devant le garçon après réflexion, juste un rapide coup d'œil dans sa direction ainsi qu'un ou deux mots pour le piquer avant qu'il ne continue son chemin. Après tout ce temps à s'être côtoyé dans les couloirs et salles de classe du château, il devait bien savoir que c'était peine perdue. Un garçon comme Aeden avec un si grand entêtement n'allait jamais l'avouer, et ce même si les paroles qu'il prononçait étaient véridiques.

Plus les mots s'enchaînaient et sortaient de la bouche de l'autre enfant, plus les dents du Serpentard se serraient. "Comme si j'en avais quelque chose à faire de tes excuses..." Il bouillait de l'intérieur, comme lorsque l'eau s'apprêtait à déborder du chaudron, mais il ne laissa que le silence comme réponse aux dires de son camarade. Il ne remarqua d'ailleurs même pas ce dernier se relever du sol et ce ne fut que lorsqu'il annonça son départ qu'il le vit debout.

— C'est ça ouais, répliqua-t-il sèchement sans même lui adresser le moindre regard, avant de lui tourner le dos pour s'en aller à son tour.
Et c'est une fin de tournage pour moi, je ne pense pas qu'il y a matière
à ce que tu y répondes à nouveau mais sait-on jamais...

4e année RP - #387d31
14 ans mais haut comme 3 2 pommes