Submergée...

Mercredi 15 avril 2048 vers 14h,
Au fil de cette journée qui ressemblait bien à la pire qu'elle ai vécue depuis son arrivée à Poudlard, éli avait accumulé les complications. La dispute violente qui avait éclaté entre elle et Lukas dès le matin, avait donné le ton aux heures merdiques qui suivraient. La jeune fille avait bien conscience qu'elle été en grande partie responsable de tout ça, qu'elle réagissait bien plus méchamment, mais tout ressemblait à une agression pour elle, les paroles de ses amis comme leurs silences.
Ces derniers jours, à peine levé elle était déjà fatiguée. Fatiguée de mentir, de crier intérieurement, remplie d'incompréhensions et d'une colère incontrôlable, assise au bout de cette corde qui la reliée aux autres sans réussir à l'enrouler de nouveau. La jeune fille, bien trop perdue dans ce diagnostic ingérable, en voulant éviter ses amis les avaient complément abandonné. Elle avait tellement fui leur contact protecteur et rassurant, pensant protéger leurs liens contre cette douleur, mais elle n'avait finalement fait que l'amplifier. Aujourd'hui, les avoirs autour d'elle était pourtant la seule chose dont elle aurait eu besoin.
Son corps l'avait lâché sur les pierres froides du hall il y a quelques heures, vil déserteur qui avait offert sa fragilité à Narcisse. Témoin de ses failles sans en comprendre l'origine, il avait pourtant agit sans réfléchir, lui accordant l'épaule solide qu'elle n'avait pas mérité.
Mary sans le savoir, avait fini de vider les dernières ressources de la jeune fille peu de temps après. Cherchant à retrouver une respiration, un souffle de tranquillité dans ce bordel instable, Éli était sorti dans le parc, se confrontant sans avertissement à la peine de sa camarade, criante et intolérable, recouvrant un instant ses propres angoisses par les siennes. Mais le pansement qui cache ne soigne pas, et sa plaie ouverte suinter de nouveau.
Son corps l'avait lâché, sa raison l'abandonner aussi. Elle ne savait pas dire combien de temps elle était restait là après le départ de son amie, à genou devant le lac, ou ses yeux posée sur l'horizon ne voyaient rien. Indifférente aux grondements de son ventre affamé depuis la veille, impassible à l'augmentation de son rythme respiratoire. Elle semblait imperméable à la détresse qui montait crescendo et dont elle n'essayée pas de calmer le tumulte.
Elle resta encore, inerte, clouée dans ce décor trop parfait jusqu'à ce que sa coquille vide finisse par fissurer. Le buste penché vers l'avant, elle claqua ses mains au sol, la bouche grande ouverte, tirant ses inspirations au maximum, aspirant sa cage thoracique et révélant ses cotes, cherchant un air qu'elle ne captait plus.
Elle resta encore, inerte, jusqu'à suffoquer.
Dans un mouvement de survie brutal et vif, elle se leva et ne contrôla plus ses pas s'accélérant malgré elle. Un arrêt obligatoire, quelques mètres plus loin la stoppa un bref instant, adosser au tronc d'un arbre, les mains tenant ses genoux, aspirant par la bouche à un rythme trop rapide pour être efficace, elle comprit qu'il fallait qu'elle court.
Paniquée elle entra dans le château, et sans réfléchir monta les marches. Parcourant les couloirs dans une course bouleversée, entrecoupée de pauses, tentant de reprendre un souffle précaire qui la maintiendrais jusqu'au troisième étage.
Enfin dans ce couloir qu'elle ne supportait plus, elle se jeta assise contre un mur, les jambes droites, le dos collé contre la pierre. Les mouvements de son thorax montant/descendant à un rythme endiablée, tiraient une grimace de douleur sur son visage. Elle ne savait même pas ce quelle était venu chercher ici, paralysée à l'idée de retourner encore à l'infirmerie, mais elle n'allait pas bien du tout et inconsciemment elle c'était retrouvé là. Détournant le regard de cette porte qu'elle ne pousserais pas, sa respiration se calmait légèrement, Éli posa les yeux sur l'entrée d'une autre pièce.
La jeune fille connaissait cet endroit, elle n'avait pourtant jamais voulu y aller malgré les encouragements de Mister O'Belt. Qu'est-ce qu'une psychomage pourrait bien changer à tout ça de toute façon ? Elle ne la soignerait pas plus que lui. Son souffle revenait, mais la boule puissante et torturée au creux de son ventre, elle, ne passait pas. Éli avait besoin de son meilleur ami, maintenant, elle avait besoin de son rire, de sa légèreté, de sa vision des choses qui rendait tout plus simple.
Elle avait besoin de lui et elle l'avait perdu.
La jeune fille prit appui sur le sol et se releva, parcouru les quelques pas qui la séparé de la porte et capitula. En entrant, elle eut cette étrange impression de ne plus se trouver au château, les plantes, l'atmosphère, tout y était différent. La Poufsouffle s'attendait à voir une pâle copie de l'infirmerie, mais elle resta immobile dans cette salle d'attente, déconcerté et chancelante. Malgré les poufs et le canapé présent, elle n'arrivait pas a s'asseoir, encore trop tendue pour se laisser aller.
Éli était là, à l'endroit ou elle aurait dû être il y a quelques mois déjà, aujourd'hui submergée par beaucoup trop d'émotions contradictoires.
Elle était là, enfin, abandonnant ses dernières armes, les déposant à terre, consciente que son obstination à refuser toute forme d'aide ces dernières semaines venait sûrement de lui faire perdre beaucoup trop.
@Mia Vermillon Pardon pour la longueur, j'avais besoin de poser le contexte, les autres posts devraient être moins... imposants !
@Lukas Sharp ; @Narcisse Brando et @Mary Bain pour la mention.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
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Après un mercredi matin assez chargé en mise à jour de dossier et recherches, j'avais fini par me poser un peu au parc le temps de midi, puis était retournée au bureau, un peu de rangement au programme. Je m'étais occupée des plantes, j'avais pris soins d'elle et de vérifier qu'elles allaient bien avant de les arroser et de les nourrir. Une fois fini, d'un coup de baguette, je rangea les quelques dossiers qui trainaient dans l'armoire, là où ils étaient supposés être. Je sortis sur le bureau les quelques biscuits que j'avais demandé en cuisine. Bon en vrai c'était de simple cookies mais j'espérais que cela lui plairait aux élèves que je voyais en fin de journée.
La porte ouverte, je vis alors une jeune fille qui semblait perdue rentrer dans la salle d'attente, difficile de savoir ce qu'il se passait mais elle semblait, paniquée et chancelante. De peur qu'elle ne tombe d'une minute, à l'autre, je me précipita vers elle en prenant ses mains, prête à la retenir si ses jambes venaient à se dérober. Je fermai la porte d'un coup de baguette pour éviter les curieux, espérant qu'il n'y avait personne dans la salle sensorielle. "Hey, tout va bien, je suis là, tu n'es pas toute seule" commençais-je calmement en étant la plus douce possible. Comprenant qu'elle faisait une crise d'angoisse, je repris. "Viens, on va essayer de compter jusqu'à 5 ensemble, calmement, prend bien le temps de prendre des grandes inspirations." dis-je en effectuant moi même l'exercice afin que la jeune fille face comme moi. J'espérais que ça arriverait au moins à la calmer pour le moment. Ensuite nous pourrions peut-être se mettre au bureau ou au moins qu'elle se mette assise car elle ne semblait pas en grande forme.
La porte ouverte, je vis alors une jeune fille qui semblait perdue rentrer dans la salle d'attente, difficile de savoir ce qu'il se passait mais elle semblait, paniquée et chancelante. De peur qu'elle ne tombe d'une minute, à l'autre, je me précipita vers elle en prenant ses mains, prête à la retenir si ses jambes venaient à se dérober. Je fermai la porte d'un coup de baguette pour éviter les curieux, espérant qu'il n'y avait personne dans la salle sensorielle. "Hey, tout va bien, je suis là, tu n'es pas toute seule" commençais-je calmement en étant la plus douce possible. Comprenant qu'elle faisait une crise d'angoisse, je repris. "Viens, on va essayer de compter jusqu'à 5 ensemble, calmement, prend bien le temps de prendre des grandes inspirations." dis-je en effectuant moi même l'exercice afin que la jeune fille face comme moi. J'espérais que ça arriverait au moins à la calmer pour le moment. Ensuite nous pourrions peut-être se mettre au bureau ou au moins qu'elle se mette assise car elle ne semblait pas en grande forme.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
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La jeune fille ne resta pas longtemps seule dans cette salle d'attente. A peine était-elle rentrée que la psychomage vint de suite à sa rencontre. Le contact de ses mains, et le claquement de la porte fit sursauter la jeune fille. Le souffle toujours un peu rapide, Éli posa son regard dans celui de Miss Vermillon qui elle, avait gardé une attitude calme et sereine malgré les circonstances. Ses mots étaient réconfortants, et la pouffys tenta de se concentrer sur eux.
La jeune femme commença une sorte d'exercice, et sous ses conseils, Éli tenta de prendre une grande inspiration, ne quittant pas des yeux la psychomage. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais machinalement elle suivait les mouvements d'inspiration et d'expiration de la jeune femme. 1... Forçant sur sa propre respiration pour la rendre plus large, moins saccadé. 2.... se calant comme en miroir à la professionnelle. 3...l'air entrait et sortait plus régulièrement, comme contrôlé par le décompte. 4... La dernière respiration ressemblait presque à un soupir, un lâcher prise 5...
Éli baissa la tête, regardant ses mains encore liées à celle de Miss Vermillon, puis elle reposa son regard dans celui de la femme comme pour la jauger. La jeune fille ne bougeait pas, un peu épuisée, mais dans sa tête un petit verrou venait de s'ouvrir, et malgré ses réticences elle avait l'impression qu'elle pouvait lui faire confiance. Peut-être pouvait-elle l'aider finalement.
@Mia Vermillon
La jeune femme commença une sorte d'exercice, et sous ses conseils, Éli tenta de prendre une grande inspiration, ne quittant pas des yeux la psychomage. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais machinalement elle suivait les mouvements d'inspiration et d'expiration de la jeune femme. 1... Forçant sur sa propre respiration pour la rendre plus large, moins saccadé. 2.... se calant comme en miroir à la professionnelle. 3...l'air entrait et sortait plus régulièrement, comme contrôlé par le décompte. 4... La dernière respiration ressemblait presque à un soupir, un lâcher prise 5...
Éli baissa la tête, regardant ses mains encore liées à celle de Miss Vermillon, puis elle reposa son regard dans celui de la femme comme pour la jauger. La jeune fille ne bougeait pas, un peu épuisée, mais dans sa tête un petit verrou venait de s'ouvrir, et malgré ses réticences elle avait l'impression qu'elle pouvait lui faire confiance. Peut-être pouvait-elle l'aider finalement.
@Mia Vermillon
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L'exercice semblait apaiser la jeune fille, son souffle était de plus en plus posé et le soupir de la fin était la preuve que cela allait un peu mieux. Je laissais la jeune fille me regarder comme elle le souhaitait, elle semblait épuisée et je me demandais quelle était la démarche à suivre. "Est-ce que ça va un peu mieux ? " demandais-je doucement, prête à réagir si cela n'allait pas mieux ou s'il y avait un quelconque être soucis. Un hochement de tête me suffisait, je ne lui demandais pas grand chose, juste un petit signe m'indiquant que tout allait bien.
Je n'avais absolument aucune idée de à quoi était du cette crise et même si je souhaitais en savoir plus, je lui laissa le temps, préférant y aller étape par étape, au rythme qu'elle le souhaitait, je lui lâchais les mains, me redressant. "Est-ce que tu souhaites rentrer un petit coup dans mon bureau ? Au moins pour souffler un coup tranquillement et si tu en ressens le besoin on peut discuter un peu toute les deux." lui proposais-je en indiquant la porte du bureau. Rien ne l'obligeais à rentrer, si elle décidait de le faire, elle pourrait s'assoir, lui donner de quoi reprendre quelques force, sinon j'irais simplement chercher et les canapés de la salle d'attente pouvait très bien convenir. C'était à elle de choisir mais je suppose que si ces pas l'avaient guidés jusqu'ici, une raison, bien que pas forcément évidente, devait bien être à l'origine.
Je n'avais absolument aucune idée de à quoi était du cette crise et même si je souhaitais en savoir plus, je lui laissa le temps, préférant y aller étape par étape, au rythme qu'elle le souhaitait, je lui lâchais les mains, me redressant. "Est-ce que tu souhaites rentrer un petit coup dans mon bureau ? Au moins pour souffler un coup tranquillement et si tu en ressens le besoin on peut discuter un peu toute les deux." lui proposais-je en indiquant la porte du bureau. Rien ne l'obligeais à rentrer, si elle décidait de le faire, elle pourrait s'assoir, lui donner de quoi reprendre quelques force, sinon j'irais simplement chercher et les canapés de la salle d'attente pouvait très bien convenir. C'était à elle de choisir mais je suppose que si ces pas l'avaient guidés jusqu'ici, une raison, bien que pas forcément évidente, devait bien être à l'origine.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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La question de la psychomage venait de l'atteindre comme enveloppée dans du coton. Elle l'entendait, ses yeux toujours dans les siens l'observaient, mais elle avait cette sensation de ne pas vraiment être présente. Pour toute réponse, elle pris une grande inspiration et hocha la tête. Oui, physiquement l'espèce de "crise" avait l'air de ne plus lui étreindre la poitrine, l'air circulait de nouveau sans à-coup, mais "allez mieux" semblait être un terme bien trop inaccessible à cet instant pour la jeune fille.
Miss Vermillon rompit le contact de leurs mains, et malgré le peu de temps qu'avait duré celui-ci, Éli se sentit déstabilisé par cette absence. Ses doigts nerveux, s'accrochèrent directement les uns au autre, comme pour combler ce vide. La jeune fille happée par la situation, par cette voix calme et bienveillante, par cette pièce qui dégageait quelque chose qu'elle ne savait expliquée, n'opposait aucune résistance face à l'aide soudaine de cette femme, qu'elle n'avait encore jamais considérée comme une alliée.
La question de la professionnelle était tout ce qu'elle espérait entendre, sans le savoir, en poussant la porte quelques minutes avant. Elle lui laissait le choix, le choix de ne rien faire, le choix de rentrait souffler sans s'expliquer, le choix d'être là avec elle sans jugement ni pitié. Juste le choix de faire ce qu'elle avait envie, là maintenant, et non de se plier à ce qu'elle avait besoin.
Éli ne savait pas ce qu'elle devait dire, elle ne savait même pas si elle parlerait, mais ses pas fébriles l'entraînaient déjà vers le bureau ouvert, celui qu'elle avait cru à tort, ne jamais voir de l'intérieur.
En avançant, ses yeux scrutaient des détails insignifiants malgré elle : les nervures du bois qui sillonnaient comme des racines le bâti de porte, le dos des livres dans la bibliothèque dont elle n'arriver qu'à déchiffrer certains titres, le camaïeu de vert habillant les plantes de la pièce... Chaque élément semblait prendre une importance particulière, essayant de valider l'un après l'autre le choix qu'elle venait de faire en entrant.
Elle finit par s'asseoir nerveuse sur le fauteuil le plus proche du bureau.
@Mia Vermillon
Miss Vermillon rompit le contact de leurs mains, et malgré le peu de temps qu'avait duré celui-ci, Éli se sentit déstabilisé par cette absence. Ses doigts nerveux, s'accrochèrent directement les uns au autre, comme pour combler ce vide. La jeune fille happée par la situation, par cette voix calme et bienveillante, par cette pièce qui dégageait quelque chose qu'elle ne savait expliquée, n'opposait aucune résistance face à l'aide soudaine de cette femme, qu'elle n'avait encore jamais considérée comme une alliée.
La question de la professionnelle était tout ce qu'elle espérait entendre, sans le savoir, en poussant la porte quelques minutes avant. Elle lui laissait le choix, le choix de ne rien faire, le choix de rentrait souffler sans s'expliquer, le choix d'être là avec elle sans jugement ni pitié. Juste le choix de faire ce qu'elle avait envie, là maintenant, et non de se plier à ce qu'elle avait besoin.
Éli ne savait pas ce qu'elle devait dire, elle ne savait même pas si elle parlerait, mais ses pas fébriles l'entraînaient déjà vers le bureau ouvert, celui qu'elle avait cru à tort, ne jamais voir de l'intérieur.
En avançant, ses yeux scrutaient des détails insignifiants malgré elle : les nervures du bois qui sillonnaient comme des racines le bâti de porte, le dos des livres dans la bibliothèque dont elle n'arriver qu'à déchiffrer certains titres, le camaïeu de vert habillant les plantes de la pièce... Chaque élément semblait prendre une importance particulière, essayant de valider l'un après l'autre le choix qu'elle venait de faire en entrant.
Elle finit par s'asseoir nerveuse sur le fauteuil le plus proche du bureau.
@Mia Vermillon
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
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J'observais la jeune fille finalement renter dans mon bureau, elle semblait nerveuse, c'était plutôt normal étant donné la situation et je me demandais bien ce qu'il pouvait se passer. Je la laissais prendre son temps et découvrir la pièce, tandis que je rouvrais la porte de la salle d'attente, puis fermais celle du bureau pour éviter les regards indiscret. J'espérais mettre à l'aise la jeune fille même si étant donné que je n'avais aucune idée de ce qui l'avait amené ici, c'était assez difficile pour moi. Je conservait mon air calme, un petit sourire aux lèvres, tandis que je rejoignais la Poufsouffle vers le bureau. Je sortis du chocolat et des petits gâteau, que je posa sur le bureau. Libre à elle de se servir si elle le souhaitait. "Tiens, tu peux te servir, ça te redonnera un peu d'énergie si tu le souhaite" lui proposais-je alors avant de choisir le siège à côté d'elle plutôt que celui sur lequel je prenais place actuellement.
Je lui laissa le temps de scruter la pièce comme elle le souhaitait, cherchant intérieurement si je ne connaissais pas le nom de la personne en ma compagnie mais sans grands succès malheureusement. Je finis par prendre la parle, de manière à ce que le blanc ne dure pas trop longtemps. "Est-ce que ça va mieux ?" J'avais aussi tout un tas d'autres questions mais la voie calme me semblait plutôt adapté. Après une courte pause, pour lui laisser le temps de répondre ou hocher la tête je repris la parole, posée, douce, la plus compréhensive possible. "Est-ce que tu veux me parler de ce qui s'est passé ?"
Je lui laissa le temps de scruter la pièce comme elle le souhaitait, cherchant intérieurement si je ne connaissais pas le nom de la personne en ma compagnie mais sans grands succès malheureusement. Je finis par prendre la parle, de manière à ce que le blanc ne dure pas trop longtemps. "Est-ce que ça va mieux ?" J'avais aussi tout un tas d'autres questions mais la voie calme me semblait plutôt adapté. Après une courte pause, pour lui laisser le temps de répondre ou hocher la tête je repris la parole, posée, douce, la plus compréhensive possible. "Est-ce que tu veux me parler de ce qui s'est passé ?"
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Elle n'était pas encore très sûre d'avoir fait le bon choix en entrant dans ce bureau, pourtant, la psychomage faisait tout pour l'accueillir de manière confortable et rassurante. Le chocolat et les gâteaux étaient sûrement une technique pour apaiser les patients, et en temps normal, Éli aurait cédé à la pulsion réconfortante que lui apportait ce genre de sucrerie, mais aujourd'hui, c'était différent, le chocolat ne suffirait pas. Un nœud lui écrasé bien trop fort l'estomac pour avaler quoi que ce soit sans tout vomir immédiatement après. Son corps n'était plus vraiment de son côté ces temps-ci, elle préférait s'abstenir. D'un signe de tête, elle refusa la collation, accrochant un semblant de sourire pour ne pas paraître malpoli.
La jeune fille fut surprise de voir la professionnelle choisir un fauteuil tout à côté d'elle. Elle s'attendait à la voir derrière son bureau, notant tout dans un dossier comme l'avait fait M.O'Belt, mais elle fut soulagée de cette situation beaucoup moins formelle. Éli ne savait pas comment devait se passer ce genre de séance, ni ce qu'elle était censée dire. Comme si elle lisait dans ses pensées, la psychomage mis fin à ses interrogations par une question. Est ce que ça aller mieux ? C'était assez compliqué à dire, la crise était passée, oui elle sentait de nouveau l'air dans ses poumons, mais aller mieux n'était pas vraiment le terme qui convenait. Éli haussa les épaules, incertaine.
Finalement, Miss Vermillon posa la question que la jeune fille redoutait d'entendre. Il fallait qu'elle se décide. Parler ou se taire et attendre une prochaine crise d'angoisse ? Le choix n'en était plus vraiment un vu son état, si elle voulait avancer, elle devait accepter de lâcher prise et elle devait le faire maintenant. Elle inspira une dernière fois à fond, comme pour chercher un courage qu'elle n'avait plus, et encra ses yeux dans ceux de la psychomage.
- j'veux bien essayer. Ses doigts attrapaient nerveusement la peau autour de ses ongles, sa gorge était sèche et sa voix basse, mais elle continua. C'est d'la faute de ma maladie tout ça ! Mon meilleur ami m'parle plus, j'suis fatiguée, j'arrivais même plus à respirer tout à l'heure, je... Elle avait lâché ce qui lui passait par la tête sans y mettre de forme, sans chercher à classer les événements dans l'ordre pour se faire comprendre. J'en ai juste marre de tout ça. Partagée entre la lassitude et l'énervement, ses yeux étaient remplis de larmes qui ne demandaient qu'a tomber.
@Mia Vermillon
La jeune fille fut surprise de voir la professionnelle choisir un fauteuil tout à côté d'elle. Elle s'attendait à la voir derrière son bureau, notant tout dans un dossier comme l'avait fait M.O'Belt, mais elle fut soulagée de cette situation beaucoup moins formelle. Éli ne savait pas comment devait se passer ce genre de séance, ni ce qu'elle était censée dire. Comme si elle lisait dans ses pensées, la psychomage mis fin à ses interrogations par une question. Est ce que ça aller mieux ? C'était assez compliqué à dire, la crise était passée, oui elle sentait de nouveau l'air dans ses poumons, mais aller mieux n'était pas vraiment le terme qui convenait. Éli haussa les épaules, incertaine.
Finalement, Miss Vermillon posa la question que la jeune fille redoutait d'entendre. Il fallait qu'elle se décide. Parler ou se taire et attendre une prochaine crise d'angoisse ? Le choix n'en était plus vraiment un vu son état, si elle voulait avancer, elle devait accepter de lâcher prise et elle devait le faire maintenant. Elle inspira une dernière fois à fond, comme pour chercher un courage qu'elle n'avait plus, et encra ses yeux dans ceux de la psychomage.
- j'veux bien essayer. Ses doigts attrapaient nerveusement la peau autour de ses ongles, sa gorge était sèche et sa voix basse, mais elle continua. C'est d'la faute de ma maladie tout ça ! Mon meilleur ami m'parle plus, j'suis fatiguée, j'arrivais même plus à respirer tout à l'heure, je... Elle avait lâché ce qui lui passait par la tête sans y mettre de forme, sans chercher à classer les événements dans l'ordre pour se faire comprendre. J'en ai juste marre de tout ça. Partagée entre la lassitude et l'énervement, ses yeux étaient remplis de larmes qui ne demandaient qu'a tomber.
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Pas de chocolat. Zut, cela ne lui aurait probablement pas fait de mal, mais c'était son choix, peut-être que cela viendrait plus tard. Elle ne semblait pas encore en grande forme, mais cela allait mieux, cela ne faisait pas de doute. Rien que son haussement d'épaule et le fait qu'elle puisse me parler en était la preuve. La manière dont la jeune fille pris son inspiration, prête à affronter ses peurs selon mon point de vu m'impressionnai. C'était la première fois qu'une jeune fille me regardait dans les yeux prête à m'expliquer ce qui n'allait pas, je trouvais ça réellement fort.
Je devais simplement reconnaitre que la suite me surpris, la faute à sa... Maladie ? Malheureusement je n'avais encore aucune idée de son prénom, peut-être que grâce à lui, son dossier médical me reviendrait mais pour l'instant, je souhaitais la rassurer. La lassitude et les larmes qui montaient aux yeux après avoir lâché ce qui n'allait pas. C'était tout à fait naturel. "Ça en fait des choses tout ça dis voir..." lui dis-je alors, compatissante en lui proposant un mouchoir. L'acceptation d'une pathologie pouvait être un long processus, difficile et très dépendant de la personne, cependant pour le moment je manquais d'informations. "Je suis désolée de te poser cette question mais.. Est-ce que tu veux bien me dire comment tu t'appelles ? Cela m'aidera à mieux comprendre ce qu'il t'arrive. " Lui demandais-je alors. Honnêtement, j'avais eu vent par Diarmuid d'une adolescente atteinte d'une pathologie chronique mais je voulais simplement être certaine que le lien que j'avais créé était bon avant d'aller plus loin. Sinon, je ne voulais pas que le secret médical soit rompu avec une autre personne.
Je devais simplement reconnaitre que la suite me surpris, la faute à sa... Maladie ? Malheureusement je n'avais encore aucune idée de son prénom, peut-être que grâce à lui, son dossier médical me reviendrait mais pour l'instant, je souhaitais la rassurer. La lassitude et les larmes qui montaient aux yeux après avoir lâché ce qui n'allait pas. C'était tout à fait naturel. "Ça en fait des choses tout ça dis voir..." lui dis-je alors, compatissante en lui proposant un mouchoir. L'acceptation d'une pathologie pouvait être un long processus, difficile et très dépendant de la personne, cependant pour le moment je manquais d'informations. "Je suis désolée de te poser cette question mais.. Est-ce que tu veux bien me dire comment tu t'appelles ? Cela m'aidera à mieux comprendre ce qu'il t'arrive. " Lui demandais-je alors. Honnêtement, j'avais eu vent par Diarmuid d'une adolescente atteinte d'une pathologie chronique mais je voulais simplement être certaine que le lien que j'avais créé était bon avant d'aller plus loin. Sinon, je ne voulais pas que le secret médical soit rompu avec une autre personne.
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La jeune fille attrapa le mouchoir que lui tendait gentiment la psychomage, et essuya les quelques gouttes salées qui perlaient au bord de ses yeux. Elle s'attendait à devoir préciser ses paroles, mais Miss Vermillon commença par lui demander son identité. Avec toute cette effervescence d'émotions, elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle avait oublié de se présenter. Forcement, elle n'était jamais venue ici, elle ne pouvait pas connaître le nom de tous les élèves de l'école.
- oh oui bien sûr pardon, moi c'est Élisabeth Willis, mais j'préfère juste Éli, j'suis en deuxième année à Poufsouffle. Le fait de se présenter laissa un petit moment de répit à la jeune fille. D'une certaine manière, elle aurait aimé que la professionnelle ne sache rien d'elle, comme si dans ses yeux elle n'était qu'une fille ordinaire qui pouvait recommencer à zéro, oublier son diagnostic et réécrire tout, mais elle savait que son dossier médical la suivrait partout maintenant, quoiqu'elle fasse. l'Erisciusitelle, c'est ça que j'ai. Elle prononça le fameux mot qu'elle détestée plus que tout, comme si elle voulait devancer la prochaine question pour mieux ci préparer. C'est pas très grave, c'est juste que... Éli reporta le mouchoir jusqu'à ses yeux, ou maintenant des larmes coulaient doucement sans qu'elle ne puisse arrêter leur flot, comme si toute la pression de ces dernières semaines venaient submerger le barrage qu'elle s'était construit.
@Mia Vermillon
- oh oui bien sûr pardon, moi c'est Élisabeth Willis, mais j'préfère juste Éli, j'suis en deuxième année à Poufsouffle. Le fait de se présenter laissa un petit moment de répit à la jeune fille. D'une certaine manière, elle aurait aimé que la professionnelle ne sache rien d'elle, comme si dans ses yeux elle n'était qu'une fille ordinaire qui pouvait recommencer à zéro, oublier son diagnostic et réécrire tout, mais elle savait que son dossier médical la suivrait partout maintenant, quoiqu'elle fasse. l'Erisciusitelle, c'est ça que j'ai. Elle prononça le fameux mot qu'elle détestée plus que tout, comme si elle voulait devancer la prochaine question pour mieux ci préparer. C'est pas très grave, c'est juste que... Éli reporta le mouchoir jusqu'à ses yeux, ou maintenant des larmes coulaient doucement sans qu'elle ne puisse arrêter leur flot, comme si toute la pression de ces dernières semaines venaient submerger le barrage qu'elle s'était construit.
@Mia Vermillon
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La jeune fille ne tardai pas à me donner une réponse, son nom et son prénom me disait bien quelque chose même et elle ne tarda pas à confirmer ma pensée. On parlait bien de l'Erisciusitelle. Quelle maladie ingrate. Une gêne au quotidien dont on ne peut pas se débarrasser. Simplement elle est là et il faut faire avec, pas d’échappatoire existant. J'étais cependant heureuse que ses pas l'ai guidée jusqu'à moi, vivre au quotidien avec une maladie telle que celle-ci devait être épuisant physiquement mais aussi psychiquement. Je notais dans un petit coin de l'appeler Éli, comme elle le souhaitait, je n'y voyais pas d'inconvénients.
Je n’eus pas le temps de dire quoi que se soit qu'elle tenta de relativiser sa maladie avant de craquer, je devinai les larmes derrière le mouchoir et prit les devant pour terminer sa phrase. "C'est juste qu'elle te pourrit la vie et tu aimerais vivre avec beaucoup plus de facilité." dis-je alors en étant la plus compatissante possible. Je ne pouvais même pas imaginer ce qu'elle traversait et ce qu'il se passait actuellement dans sa tête, mais mes années d'expérience dans ce métier m'avait montré et il y avait une phrase que j'avais fini par adopter dans mon esprit, le concept du care : il n’y a pas de petite ou de grande maladie. C'est simple et à la fois évident, et pourtant les derniers à le réaliser son souvent les personnes touchées.
Je la laissais pleurer, la boite de mouchoir non loin si elle en avait envie, c'était toujours difficile de trouver les bons mots au bon moment, chaque situations étaient tellement différentes... Après un moment calme, je reprenais doucement la parole. "Je ne pense pas que se ne soit pas grave... Ou... Dans le sens ou cette maladie à le talent pour pourrir la vie de celui qui la porte. Ce n'est pas parce qu'elle est pas grave, qu'elle ne t'atteint pas au quotidien. Est-ce que tu veux me parler de ce qui t'énerve le plus ? Des situations ou tu aurais eu envie qu'elle s'en aille à tous jamais ?"
Je n’eus pas le temps de dire quoi que se soit qu'elle tenta de relativiser sa maladie avant de craquer, je devinai les larmes derrière le mouchoir et prit les devant pour terminer sa phrase. "C'est juste qu'elle te pourrit la vie et tu aimerais vivre avec beaucoup plus de facilité." dis-je alors en étant la plus compatissante possible. Je ne pouvais même pas imaginer ce qu'elle traversait et ce qu'il se passait actuellement dans sa tête, mais mes années d'expérience dans ce métier m'avait montré et il y avait une phrase que j'avais fini par adopter dans mon esprit, le concept du care : il n’y a pas de petite ou de grande maladie. C'est simple et à la fois évident, et pourtant les derniers à le réaliser son souvent les personnes touchées.
Je la laissais pleurer, la boite de mouchoir non loin si elle en avait envie, c'était toujours difficile de trouver les bons mots au bon moment, chaque situations étaient tellement différentes... Après un moment calme, je reprenais doucement la parole. "Je ne pense pas que se ne soit pas grave... Ou... Dans le sens ou cette maladie à le talent pour pourrir la vie de celui qui la porte. Ce n'est pas parce qu'elle est pas grave, qu'elle ne t'atteint pas au quotidien. Est-ce que tu veux me parler de ce qui t'énerve le plus ? Des situations ou tu aurais eu envie qu'elle s'en aille à tous jamais ?"
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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