Réminiscences du passé
Arc II: Regarde la douleur en moi, la seule chose que tu as laissé derrière
Ashley Houston
En cette fin d'année scolaire, Jack Merrow s'était dit qu'il était temps de passer du temps avec sa famille, et toute sa famille. Même s'il savait que des tensions existaient entre sa fille et sa femme, et désormais même entre ses deux enfants, rester ensemble un après-midi devrait remettre les points sur les i. Du moins c'était ce qu'il pensait. Et c'était ce qui devait se passer, mais le problème était bien plus complexe que cela. Ainsi, il avait décidé qu'ils resteraient à Godric's Hollow, leur nouveau lieu de vie, tout le mois de juillet et qu'ils partiraient pour Berlin en août. Selon lui, il fallait qu'ils profitent de visiter ensemble la nouvelle ville, chose qu'ils avaient très peu fait vu leur emploi du temps chargé et surtout, l'absence d'Elizabeth. Et s'ils devaient visiter tous ensemble la ville, il fallait absolument qu'ils passent tous ensemble au Café du Rosier. En effet, sa femme et lui étaient des habitués du lieu, ils y allaient au moins deux fois par semaine pour une pause. Et ils s'installaient toujours à la même place: un peu à l'écart pour avoir un peu d'intimité, mais près des fenêtres pour profiter de la vue. Même si les mets les plus rafinés y étaient servis, le père de famille remarqua rapidement que le reste des membres n'était pas vraiment enjoué d'y aller, du moins, c'était ce que montrait Elizabeth et sa femme. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Jack expliqua à sa fille qu'ils avaient une place habituelle, et qu'ils venaient souvent dans ce café. La fillette ne fit qu'acquiescer sans rien répondre. Elle ne se sentait pas rejetée, loin de là, mais elle n'avait simplement pas envie de discuter sachant que sa mère était là, et qu'à chacun de ses propos elle se ferait un malin plaisir de la reprendre.
- Tu pourrais répondre à ton père correctement, remarqua Meghan en s'installant près de son mari dont la place avait une vision sur tout le café. Tu donnes l'impression que tu ne portes aucun intérêt à ce qu'il dit.
Elizabeth fronça les sourcils: elle commençait déjà à pourrir sa journée alors qu'elle était restée silencieuse ? Elle ne comprenait vraiment pas sa mère. Lorsqu'elle était sur le point de répliquer, son père lui coupa la parole en leur lançant un regard noir:
- Cela suffit. Installez-vous et discutez de sujets plus convenables. Je ne veux pas de dispute à ma table, j'ai suffisamment mal à la tête comme ça.
Quand son père faisait ce genre de remarque, Elizabeth suivait à la lettre ses ordres, ayant trop peur de l'énerver. Et il était de même pour sa femme. Quand au petit garçon qui était resté silencieux jusque là, trop absorbé par la lecture de la carte, il demanda, excité:
- On peut commander papa ? Je sais ce que je veux prendre !
- N'oublie pas le mot magique mon chéri, lui dit sa mère d'un ton doux en survolant elle aussi le menu.
- S'il te plaît papa !
- Attends que tout le monde ait choisi avant d'appeler le serveur, lui répondit son père sans jeter un regard à la carte. Je prendrai comme à mon habitude.
- Moi de même, ajouta sa femme en reposant la feuille.
Il ne restait plus qu'Elizabeth qui découvrait le menu. Elle pensa que prendre du temps à choisir son encas serait sûrement une bonne idée pour énerver son petit frère et par conséquent sa mère, mais se ravisa quand elle imagina qu'il était tout à fait possible que son père le soit aussi. Elle conclut donc:
- Je prendrai l'encas du jour.
@Ashley Houston
BANDEAU RP
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Jack Merrow, père d'Elizabeth, Meghan Merrow, mère d'Elizabeth, Steven Merrow, frère d'Elizabeth
- Lien vers la fiche du PNJ : Ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : ces 3 PNJs sont la famille d'Elizabeth: il est assez normal que la fillette passe du temps avec eux hors de Poudlard. Au cours de ce RP la jeune Poufsouffle découvrira une facette de la vie de son père dont elle n'avait pas connaissance avant, et accessoirement créera un lien quelque peu étrange mais fort avec Ashley, même si leur relation ne débute pas sur de bonnes bases.
Dernière modification par Elizabeth Merrow le 19 mars 2025, 06:13, modifié 2 fois.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Réminiscences du passé
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17 juillet 2047
11 ans
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17 juillet 2047
11 ans
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Lassée, je traine des pieds sur les pavés de la rue. Maman m'a forcée à venir avec elle et Papa pour se balader en ville et faire quelques boutiques, ce dont j'ai le moins envie en ce moment. La rentrée à Poudlard approche à grands pas, et je veux être prête pour la répartition, mes premiers cours et ma première année à l'Ecole de Magie. J'aurais largement préféré rester chez Grand-mère avec Natanaël, à réviser un programme que je connais déjà sur le bout des doigts, mais Papa a également insisté pour que je vienne avec eux. Ah, quelle chance mon frère a de pouvoir rester à la maison ! Je soupire, me demandant si on rentrera bientôt. J'ai mal aux pieds, il fait chaud, je suis fatiguée et en plus de ça, c'est moi qui doit porter tous les sacs. Tout ça parce que je suis "jeune et en bonne santé". Tu parles.
« On va faire une pause au Café du Rosier, ça vous va ? »
Non. Je n'ai pas du tout envie d'aller boire un thé et encore moins de manger une viennoiserie - aussi bonne soit-elle. Mais Maman n'a pas l'air du même avis que moi, et c'est avec horreur que je la vois répondre à la proposition de Papa par un hochement de tête ravi. J'expire bruyamment, sachant très bien que quelque soit mon avis, nous y irions dans tous les cas. Mes parents adorent ce genre d'endroit, ils sont des habitués. D'ailleurs, ils prennent toujours la même place, ce que je comprends à moitié. Moi aussi j'aime bien rester dans mes habitudes, mais un petit changement de temps en temps ne fait pas de mal. Ma mère me jette un regard réprobateur, l'air de dire "Tu pourrais faire un effort Ashley, ça nous fait plaisir". Parce qu'ils croient que ça me fait plaisir d'être ici peut-être ? C'est déjà un gros effort d'être allée avec eux faire les magasins, j'ai bien le droit de râler un peu non ? Je soutiens son regard, une lueur de défi dans les yeux. Si elle croit qu'elle m'impressionne avec ses pupilles aussi noires que les miennes, elle se trompe. Je suis bien trop habituée à ses yeux froids pour ne plus en avoir peur. Elle détourne finalement la tête, avant de dire d'une voix enjouée :
« Bien, allons-y ! »
Sa capacité à changer d'émotion et de ton en un instant m'impressionne. Il y a une seconde elle était mécontente après moi, et maintenant la voilà toute joyeuse, adressant à mon père un regard rempli d'amour. Pff.
Lorsque nous entrons dans le café, je remarque des gens déjà assis à notre table. Deux adultes avec leurs enfants, dont une qui a l'air un peu plus âgée que moi. Elle est sûrement à Poudlard. Je regarde mes parents, cherchant un signe sur leur visage qui trahirait leur contrariété. Mais rien. Même Papa, qui d'ordinaire est si expressif, n'affiche rien. Il semble comme sonné. C'est vrai que d'habitude peu de gens choisissent la table au fond du restaurant près des fenêtres. Je ricane silencieusement, ravie de les voir apprendre qu'ils ne sont pas seuls au monde. Maintenant, dépités, ils vont faire demi tour et rentrer à la maison. Ce qui est absolument parfait.
« Bon, je pense qu'on peut prendre une autre table.
– Non attend, je crois que je les connais. Enfin, je connais surtout le père. »
Hein ? Mais qu'est ce qu'elle raconte ? Papa semble aussi étonné que moi, vu le regard qu'il lui lance. Je ne savais pas que Maman connaissait des gens à Godric's Hollow, et il faut croire que lui non plus. Les seules connaissances que nous avons sont les amies de Grand-mère, et cette famille n'en fait pas partie.
Nous la suivons tandis qu'elle s'avance vers la table du fond, et je suis sûre que nous avons les mêmes questions en tête. Comment les connait-elle ? Et comment ça, surtout le père ? Ils sont de vieux amis ? Des connaissances ? Les interrogations se bousculent dans ma tête, et je fronce les sourcils pour y mettre fin. Je meurs d'envie d'ouvrir la bouche pour poser mes questions, mais je ne pense pas que ce soit le bon moment. De toute façon, je crois que j'aurai la réponse à certaines dans quelques instants.
« Excusez moi... »
Son ton est hésitant, ce qui ne lui ressemble pas. Maman est connue pour être sûre d'elle. C'est différent aujourd'hui et je n'aime pas ça. Cela ne me dit rien de bon. Elle adresse un sourire poli aux membres de la famille puis se tourne vers l'homme, qui semble imposant et m'intimide légèrement.
« Tu es bien Jack Merrow ? »
Je n'ai aucune idée d'où elle peut bien connaitre son nom, mais je crois que je n'ai plus envie de le savoir.
Reducio
- Votre PJ est présent ? Oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Isabel Houston, mère • John Houston, père.
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Écrire Ashley peu avant sa rentrée à Poudlard, ainsi que sa première rencontre avec Elizabeth, et le lien entre leurs familles qui les unit et les influence : un passé commun.
Fiche PNJ
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Isabel Houston, mère • John Houston, père.
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Écrire Ashley peu avant sa rentrée à Poudlard, ainsi que sa première rencontre avec Elizabeth, et le lien entre leurs familles qui les unit et les influence : un passé commun.
Fiche PNJ
Dernière modification par Ashley Houston le 19 mars 2025, 19:36, modifié 1 fois.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Réminiscences du passé
En disant qu'elle allait prendre l'encas du jour, Elizabeth n'avait aucune idée de quoi ce dernier était composé. Elle voulait simplement boucler sa commande le plus vite possible avant que sa mère ne la presse. Cependant, Steven ne put s'empêcher de souligner:
- Eh, Eliza t'as oublié le mot magiqueuuh ! C'est pas correcteuuh ! T'auras pas de cadeaux à Noël ! T'es pas une gentille fiiilleeee !
La concernée le regarda, les dents serrés et le regard fixé sur lui, avec une envie meurtrière de le gifler. Depuis qu'elle était revenue de Poudlard lors de sa première année, son petit frère se comportait de la sorte, de façon tellement exaspérante qu'il était difficile pour qui que ce soit de se contenir. Mais Elizabeth avait réussi plusieurs fois à prendre sur elle, en se disant que c'était de la faute de sa mère et qu'il n'était qu'un enfant innocent. D'ailleurs, cette dernière, sans rien avoir dit concernant la remarque de son fils, demanda au petit garçon, qui semblait toujours excité:
- Et toi mon chéri ? Qu'est ce que tu vas prendre ?
- Je veux un chocolat chaud avec plein de chantilly dessus ! Et des pépites de chocolat ! Et aussi... un croissant avec un fondant au chocolat et la glace à la vanille qui va avec... S'il vous plaît !
Elizabeth regarda son petit frère, et si elle n'était pas énervée contre lui, elle aurait été mi-amusée, mi-sceptique: elle mourrait d'envie de lui demander si c'était la première fois qu'il mangeait de tels douceurs. Et vu la commande qu'il avait prise, il raffolait toujours autant du sucre qu'avant. Et surtout de chocolat. Mais la jeune Poufsouffle resta silencieuse, car elle sentait que sa mère était d'humeur à la reprendre sans cesse. Elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil en sa direction, et vit qu'elle regardait Steven avec des yeux pleins d'amour. Avant, elle se demandait pourquoi est-ce que cette dernière ne la regardait jamais ainsi, mais désormais elle s'en fichait. Elle avait réussi à faire abstraction de ces moments qu'elle n'avait pas vécu avec sa mère car elle en vivait avec son père. S'il n'était pas là, elle aurait eu du mal à tenir, c'était certain. Pendant qu'elle réfléchissait, son père récapitula les commandes auprès d'un serveur qui venait prendre note de leur choix:
- Un café noir serré accompagné de quatre macarons goût café, vanille, pistache et citron. Un cocktail Black Jack avec une goutte de whisky pur-feu ainsi qu'un entremet au citron. L'encas du jour sans alcool. Et enfin, un chocolat chaud décoré de chantilly et de pépites de chocolat, ainsi qu'un croissant et un fondant au chocolat accompagné d'une boule de glace à la vanille. Merci.
Elizabeth n'avait pas retenu un mot de ce que son père venait de dire, et était étonné que le serveur eut pris note d'absolument toute la commande. D'ailleurs ce dernier s'inclina poliment et les informa que leur encas allaient arriver le plus rapidement possible et disparu. Elizabeth eu, d'ailleurs, la bonne idée de regarder quel était l'encas du jour: un café latté glacé et une part de tarte tatin. Elle ne connaissait pas la pâtisserie, mais dès qu'elle vit que sa boisson était composée de café, elle grimaça: elle ne supportait pas le goût et n'avait jamais compris comment ses parents pouvaient en boire. Rien qu'y penser lui donnait envie de vomir. Mais elle fut interrompu dans sa réflexion par une voix qui s'adressait à leur table. Plus précisément à son père. La jeune Poufsouffle leva les yeux et vit une femme, qu'elle trouvait très belle, qui semblait être accompagnée d'un homme, peut-être son mari, et d'une fillette, probablement sa fille. La femme regardait le père d'Elizabeth, et lui demanda s'il était bien le dénommé Jack Merrow. Et la brune ne put s'empêcher de froncer les sourcils: qui était-ce ? Pourquoi connaissait-elle son père ? Et elle était drôlement jolie... La jeune fille lança un regard vers sa mère et son frère, et fut surprise: Meghan était restée silencieuse, le regard quelque peu froid et avait mis sa main sur la cuisse de Steven comme pour l'empêcher de parler car ce dernier avait la bouche ouverte, les yeux écarquillés, mais aucun son ne sortait. Puis son regard se posa sur son père, qui avait légèrement haussé son sourcil droit, et surtout... semblait sourire légèrement ? Lui qui était exaspéré des disputes incessantes au sein de sa famille, avait réussi à sembler joyeux quand cette inconnue lui adressa la parole. Pour continuer sur cette lancée, il se leva doucement pour baiser la main de la femme en question. Et Elizabeth en était bouche-bée: elle savait que c'était fréquent de faire cela dans sa famille, mais voir son père le faire à une aussi belle femme... Son cerveau n'arrivait pas à intégrer l'information. Décidément, elle n'y comprenait rien. Même sa mère avait serré les dents. Mais la jeune Poufsouffle resta silencieuse et se contenta d'observer la scène: des informations devraient forcément fuser. Jack se redressa, et inclina la tête par pour saluer le père et sa fille, derrière la femme, avant de regarder cette dernière dans les yeux, le visage redevenu impassible, et dit:
- Isabel... Cela fait bien longtemps. Je n'aurai jamais cru te voir ici.
En observant son visage, Elizabeth détecta tout de même de la joie chez son père. Qui était Isabel bon sang ? Elle mourrait d'envie de poser la question, et commençait à s'agiter sur sa chaise. Sa mère posa sa main sur son épaule comme pour lui dire de cesser de bouger, ce qui surpris la fillette: Meghan était toujours aussi silencieuse et froide. Pour ne rien arranger, Jack proposa:
- Voudriez-vous, Isabel, Mister miss, prendre le thé en notre compagnie ?
Mais, ils devaient seulement manger en famille ! Qui étaient ces gens et surtout cette dame pour que son père s'adoucisse aussi rapidement ? Elizabeth jeta un coup d'oeil à la fille blasée: savait-elle quelle relation entretenait sa mère et Jack ? Cela donnait mal à la tête à Elizabeth, et, s'imaginant les pires scénarios possibles, pria pour que la femme refuse et parte loin d'ici.
- Eh, Eliza t'as oublié le mot magiqueuuh ! C'est pas correcteuuh ! T'auras pas de cadeaux à Noël ! T'es pas une gentille fiiilleeee !
La concernée le regarda, les dents serrés et le regard fixé sur lui, avec une envie meurtrière de le gifler. Depuis qu'elle était revenue de Poudlard lors de sa première année, son petit frère se comportait de la sorte, de façon tellement exaspérante qu'il était difficile pour qui que ce soit de se contenir. Mais Elizabeth avait réussi plusieurs fois à prendre sur elle, en se disant que c'était de la faute de sa mère et qu'il n'était qu'un enfant innocent. D'ailleurs, cette dernière, sans rien avoir dit concernant la remarque de son fils, demanda au petit garçon, qui semblait toujours excité:
- Et toi mon chéri ? Qu'est ce que tu vas prendre ?
- Je veux un chocolat chaud avec plein de chantilly dessus ! Et des pépites de chocolat ! Et aussi... un croissant avec un fondant au chocolat et la glace à la vanille qui va avec... S'il vous plaît !
Elizabeth regarda son petit frère, et si elle n'était pas énervée contre lui, elle aurait été mi-amusée, mi-sceptique: elle mourrait d'envie de lui demander si c'était la première fois qu'il mangeait de tels douceurs. Et vu la commande qu'il avait prise, il raffolait toujours autant du sucre qu'avant. Et surtout de chocolat. Mais la jeune Poufsouffle resta silencieuse, car elle sentait que sa mère était d'humeur à la reprendre sans cesse. Elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil en sa direction, et vit qu'elle regardait Steven avec des yeux pleins d'amour. Avant, elle se demandait pourquoi est-ce que cette dernière ne la regardait jamais ainsi, mais désormais elle s'en fichait. Elle avait réussi à faire abstraction de ces moments qu'elle n'avait pas vécu avec sa mère car elle en vivait avec son père. S'il n'était pas là, elle aurait eu du mal à tenir, c'était certain. Pendant qu'elle réfléchissait, son père récapitula les commandes auprès d'un serveur qui venait prendre note de leur choix:
- Un café noir serré accompagné de quatre macarons goût café, vanille, pistache et citron. Un cocktail Black Jack avec une goutte de whisky pur-feu ainsi qu'un entremet au citron. L'encas du jour sans alcool. Et enfin, un chocolat chaud décoré de chantilly et de pépites de chocolat, ainsi qu'un croissant et un fondant au chocolat accompagné d'une boule de glace à la vanille. Merci.
Elizabeth n'avait pas retenu un mot de ce que son père venait de dire, et était étonné que le serveur eut pris note d'absolument toute la commande. D'ailleurs ce dernier s'inclina poliment et les informa que leur encas allaient arriver le plus rapidement possible et disparu. Elizabeth eu, d'ailleurs, la bonne idée de regarder quel était l'encas du jour: un café latté glacé et une part de tarte tatin. Elle ne connaissait pas la pâtisserie, mais dès qu'elle vit que sa boisson était composée de café, elle grimaça: elle ne supportait pas le goût et n'avait jamais compris comment ses parents pouvaient en boire. Rien qu'y penser lui donnait envie de vomir. Mais elle fut interrompu dans sa réflexion par une voix qui s'adressait à leur table. Plus précisément à son père. La jeune Poufsouffle leva les yeux et vit une femme, qu'elle trouvait très belle, qui semblait être accompagnée d'un homme, peut-être son mari, et d'une fillette, probablement sa fille. La femme regardait le père d'Elizabeth, et lui demanda s'il était bien le dénommé Jack Merrow. Et la brune ne put s'empêcher de froncer les sourcils: qui était-ce ? Pourquoi connaissait-elle son père ? Et elle était drôlement jolie... La jeune fille lança un regard vers sa mère et son frère, et fut surprise: Meghan était restée silencieuse, le regard quelque peu froid et avait mis sa main sur la cuisse de Steven comme pour l'empêcher de parler car ce dernier avait la bouche ouverte, les yeux écarquillés, mais aucun son ne sortait. Puis son regard se posa sur son père, qui avait légèrement haussé son sourcil droit, et surtout... semblait sourire légèrement ? Lui qui était exaspéré des disputes incessantes au sein de sa famille, avait réussi à sembler joyeux quand cette inconnue lui adressa la parole. Pour continuer sur cette lancée, il se leva doucement pour baiser la main de la femme en question. Et Elizabeth en était bouche-bée: elle savait que c'était fréquent de faire cela dans sa famille, mais voir son père le faire à une aussi belle femme... Son cerveau n'arrivait pas à intégrer l'information. Décidément, elle n'y comprenait rien. Même sa mère avait serré les dents. Mais la jeune Poufsouffle resta silencieuse et se contenta d'observer la scène: des informations devraient forcément fuser. Jack se redressa, et inclina la tête par pour saluer le père et sa fille, derrière la femme, avant de regarder cette dernière dans les yeux, le visage redevenu impassible, et dit:
- Isabel... Cela fait bien longtemps. Je n'aurai jamais cru te voir ici.
En observant son visage, Elizabeth détecta tout de même de la joie chez son père. Qui était Isabel bon sang ? Elle mourrait d'envie de poser la question, et commençait à s'agiter sur sa chaise. Sa mère posa sa main sur son épaule comme pour lui dire de cesser de bouger, ce qui surpris la fillette: Meghan était toujours aussi silencieuse et froide. Pour ne rien arranger, Jack proposa:
- Voudriez-vous, Isabel, Mister miss, prendre le thé en notre compagnie ?
Mais, ils devaient seulement manger en famille ! Qui étaient ces gens et surtout cette dame pour que son père s'adoucisse aussi rapidement ? Elizabeth jeta un coup d'oeil à la fille blasée: savait-elle quelle relation entretenait sa mère et Jack ? Cela donnait mal à la tête à Elizabeth, et, s'imaginant les pires scénarios possibles, pria pour que la femme refuse et parte loin d'ici.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Réminiscences du passé
Je me masse les tempes, essayant sans grand succès d'atténuer les questions qui me bombardent l'esprit. Je sens une migraine arriver, et ce n'est pas vraiment le moment d'être déconcentrée par un mal de tête lancinant. Enfin, ce n'est jamais le bon moment. Mais en particulier là maintenant. Mon regard se repose sur Maman. Après le doute, la voilà sourire aux lèvres. J'ai rarement vu ce sourire se dessiner sur son visage. C'est une de ces expressions qu'elle ne réserve qu'à Papa. Et, il faut bien le croire, à cet étranger. Mais pourquoi ? Vu sa tête, ils ont l'air d'avoir été très proches - s'ils ne le sont pas encore. Je secoue la tête avant de commencer à m'imaginer les pires scénarios possibles. Ce qui est un échec total quand je vois l'homme se lever, prendre la main de Maman et... l'embrasser. J'ai l'impression que ma bouche va se décrocher de ma mâchoire et pourtant je sens qu'elle reste bien fermée, les lèvres pincées. Je ne sais pas comment réagir, surtout après un geste aussi intime. Normalement, plus personne n'embrasse la main de quelqu'un. Ou, en tout cas, personne ne le fait quand on vient de se rencontrer. Ces gestes-là sont réservés au quotidien, dans un cadre plus familial et souvent pour rigoler.
Mon étonnement s'agrandit et mes yeux s'écarquillent lorsque j'entends le soi-disant Jack dire le nom de Maman. Alors ils se connaissent vraiment ? Ce n'était pas une blague, ni une erreur d'observation venant de ma génitrice ? Et que voulait-il dire par "Cela fait bien longtemps" ? Ils se connaissent ? Depuis quand ? Où ? Comment ? Une terrible envie de partir en courant et de fuir le plus loin possible s'empare de moi. Ou mieux, je devrais m'en aller et m'enterrer sous terre, pour ne plus jamais devoir faire face à une situation aussi gênante.
Je jette un coup d'œil à Papa. Son regard, si chaleureux d'habitude, n'est plus que froideur et impassibilité. Je frissonne. Ces yeux là ne sont jamais bon signe. A-t-il reconnu l'homme face à nous ? Je le vois néanmoins incliner la tête poliment pour le saluer et il adresse un sourire posé au reste de la famille. Mon regard glisse vers eux, et je m'arrête un instant pour croiser celui de celle qui semble être la mère. Il est comme Papa, si ce n'est pire. Cette froideur se marie étrangement bien à sa beauté, ce qui est très troublant.
« A vrai dire, moi non plus. Mais n'est-ce pas un merveilleux coup du hasard ? »
Non, ça ne l'est pas. Comment ça pourrait l'être ? Décidément, je ne la comprendrai jamais. Et je ne comprendrai jamais la situation dans laquelle nous sommes empêtrés. Comme Maman peut-elle être si joyeuse ? Ne voit-elle pas que ça n'enchante personne ? A part cet homme, mais il a l'air aussi obnubilé par ma mère qu'elle ne l'est par lui. A croire qu'ils ne sont plus que tous les deux dans le café. J'ai envie de leur crier que c'est du grand n'importe quoi, que c'est ridicule, mais aucun son ne sort de ma bouche. Elle ne s'ouvre même pas. C'est pathétique. D'habitude je n'ai aucun problème à dire ce que je pense, mais mes lèvres ont l'air collée entre elles par je ne sais quel sortilège de silence.
Je pensais que la situation ne pouvait pas empirer, mais apparemment je me trompais. Evidemment, il faut que l'homme nous propose de nous asseoir avec eux. Prendre le thé en leur compagnie ? Et puis quoi encore ? La prochaine fois, on va chez eux passer les vacances ? Je lève les yeux au ciel. Maman ne dirait jamais oui, surtout à un quasi-inconnu. Je veux bien qu'elle le connaisse et qu'elle soit contente de le voir, mais elle n'est pas folle au point de dire oui. Non, elle ne ferait jamais ça. Elle va d'abord y réfléchir, un sourire poli collé aux lèvres, avant de donner un coup d'œil à Papa pour lui demander son avis silencieusement. Ils se comprennent comme deux gouttes d'eau, alors elle verra bien qu'il n'en a aucune envie. Puis, elle va se tourner vers moi, et même si mon opinion compte pour une patacitrouille, elle répondra que...
« Oui, avec plaisir. C'est gentil à toi de proposer. »
Hein ? Non. Non, non, non. Ca ne devait pas se passer comme ça ! Ca ne devait pas... Oh et puis zut. Je ne comprends plus rien à cette journée, alors je ne vais pas chercher de logique maintenant. De toute façon, Papa va venir me sauver, nous sauver. Il va dire qu'il commence à se faire tard, que nous sommes fatiguées. Papa dit toujours la vérité, il trouve toujours une manière polie et non offensante pour refuser une offre. Il ne va pas hésiter à s'opposer à Maman, trouver une excuse, quelque chose... Au pire, il arrive à me sortir avec lui de ce lieu, et elle prendra le thé toute seule avec l'autre famille. Je suis sûre que cette dernière en sera ravie, tiens. Surtout la mère et la fille, elles ont l'air tellement enchantée de nous voir.
Je me décompose quand je le vois prendre une chaise et s'asseoir à côté de la jolie dame. Mon corps se fige et je suis incapable de bouger. Je le fixe, à la recherche d'une explication à ce soudain manque de volonté. Ma mère toussote. Elle s'est installée entre Papa et l'homme. Son regard me dit que je ferais mieux d'aller m'asseoir à mon tour, mais je me sens trop stupéfaite pour pouvoir bouger. Je cligne des yeux, essayant de reprendre mes esprits. Mes pensées ne sont plus qu'un tourbillon incessant de phrases et de mots qui n'ont même plus de sens. Je sens ma migraine me tirailler, et c'est cette soudaine douleur qui me permet de faire un pas, puis un autre, et encore un autre vers la fille qui n'a pas prononcé un mot depuis le début de cet accident. Personne n'a parlé à part Maman et son père. Comme s'ils étaient seuls au monde. Je me retrouve assise entre cette inconnue et son petit frère. Ce n'est qu'en posant mes sacs que je me rend compte à quel point j'ai serré les poings tout au long de la conversation - qui s'annonce encore plus pénible que tout à l'heure. Les poignées ont fait des traces profondes sur mes paumes. Je les frotte sur mes cuisses, avant de prendre la carte, de me cacher derrière et de faire semblant de lire le menu. Je n'avais pas très faim en arrivant, mais les événements des cinq dernières minutes m'ont tout simplement coupé l'appétit et rien que de penser aux pâtisseries me rend nauséeuse. Je commande cependant un thé noir et un croissant. Ma mère prend elle aussi un thé avec un pain perdu et Papa un chocolat chaud. Le serveur repart avec les cartes et, n'ayant plus d'endroit où me cacher, je me mets à fixer mes mains sur mes cuisses. Oui, regarder un point sous la table est la meilleure manière d'échapper à cette situation. Je sais que Maman me regarde en fronçant les sourcils l'air de dire "Agis normalement, soit plus polie, plus agréable", mais j'en suis tout bonnement incapable. C'est au dessus de mes forces.
« Oh, mais quels malpolis nous faisons ! Sa voix enjouée me tire de la contemplation de mes vêtements, et je relève la tête. Elle s'adresse à tout le monde, en particulier à l'autre mère. Nous ne nous sommes même pas présentés. Je suis Isabel. Vous avez sûrement déjà entendu parler de mes parents, Mary et feu Thomas Greenwood. »
La facilité avec laquelle elle parle de mon grand-père décédé m'impressionne. Je ne l'ai pas connu (en tout cas je ne m'en souviens pas), mais ne devrait-elle pas être émue ? Son talent pour cacher ses émotions m'impressionne et je me demande si j'arriverai un jour à atteindre son niveau. Le fait qu'elle parle de ses parents ne m'étonne pas. Après tout ils sont assez connus dans la région (ou chez les sorciers), surtout pour leur excellente réputation (allez savoir comment, je n'en ai aucune idée) et leurs idées quelques peu... extrêmes.
« Je suis John Houston. Ravi de faire votre connaissance. »
Papa se présente sans se séparer de son sourire poli. Même si la fin de sa phrase a l'air très sincère, je sais qu'il ne l'est pas complètement. J'ai très bien remarqué la façon dont il regardait l'autre homme, comme s'il était... Jaloux ? Ou méfiant ? Je ne saurais le dire.
Voyant que mes parents me regardent intensément, je me râcle la gorge.
« Ashley. »
Ma voix sort toute enrouée, super. Il y a mieux comme présentation, mais c'est tout ce que je peux faire actuellement. Je jette un coup d'oeil à la fille à ma gauche, me demandant bien comment elle peut s'appeler.
Mon étonnement s'agrandit et mes yeux s'écarquillent lorsque j'entends le soi-disant Jack dire le nom de Maman. Alors ils se connaissent vraiment ? Ce n'était pas une blague, ni une erreur d'observation venant de ma génitrice ? Et que voulait-il dire par "Cela fait bien longtemps" ? Ils se connaissent ? Depuis quand ? Où ? Comment ? Une terrible envie de partir en courant et de fuir le plus loin possible s'empare de moi. Ou mieux, je devrais m'en aller et m'enterrer sous terre, pour ne plus jamais devoir faire face à une situation aussi gênante.
Je jette un coup d'œil à Papa. Son regard, si chaleureux d'habitude, n'est plus que froideur et impassibilité. Je frissonne. Ces yeux là ne sont jamais bon signe. A-t-il reconnu l'homme face à nous ? Je le vois néanmoins incliner la tête poliment pour le saluer et il adresse un sourire posé au reste de la famille. Mon regard glisse vers eux, et je m'arrête un instant pour croiser celui de celle qui semble être la mère. Il est comme Papa, si ce n'est pire. Cette froideur se marie étrangement bien à sa beauté, ce qui est très troublant.
« A vrai dire, moi non plus. Mais n'est-ce pas un merveilleux coup du hasard ? »
Non, ça ne l'est pas. Comment ça pourrait l'être ? Décidément, je ne la comprendrai jamais. Et je ne comprendrai jamais la situation dans laquelle nous sommes empêtrés. Comme Maman peut-elle être si joyeuse ? Ne voit-elle pas que ça n'enchante personne ? A part cet homme, mais il a l'air aussi obnubilé par ma mère qu'elle ne l'est par lui. A croire qu'ils ne sont plus que tous les deux dans le café. J'ai envie de leur crier que c'est du grand n'importe quoi, que c'est ridicule, mais aucun son ne sort de ma bouche. Elle ne s'ouvre même pas. C'est pathétique. D'habitude je n'ai aucun problème à dire ce que je pense, mais mes lèvres ont l'air collée entre elles par je ne sais quel sortilège de silence.
Je pensais que la situation ne pouvait pas empirer, mais apparemment je me trompais. Evidemment, il faut que l'homme nous propose de nous asseoir avec eux. Prendre le thé en leur compagnie ? Et puis quoi encore ? La prochaine fois, on va chez eux passer les vacances ? Je lève les yeux au ciel. Maman ne dirait jamais oui, surtout à un quasi-inconnu. Je veux bien qu'elle le connaisse et qu'elle soit contente de le voir, mais elle n'est pas folle au point de dire oui. Non, elle ne ferait jamais ça. Elle va d'abord y réfléchir, un sourire poli collé aux lèvres, avant de donner un coup d'œil à Papa pour lui demander son avis silencieusement. Ils se comprennent comme deux gouttes d'eau, alors elle verra bien qu'il n'en a aucune envie. Puis, elle va se tourner vers moi, et même si mon opinion compte pour une patacitrouille, elle répondra que...
« Oui, avec plaisir. C'est gentil à toi de proposer. »
Hein ? Non. Non, non, non. Ca ne devait pas se passer comme ça ! Ca ne devait pas... Oh et puis zut. Je ne comprends plus rien à cette journée, alors je ne vais pas chercher de logique maintenant. De toute façon, Papa va venir me sauver, nous sauver. Il va dire qu'il commence à se faire tard, que nous sommes fatiguées. Papa dit toujours la vérité, il trouve toujours une manière polie et non offensante pour refuser une offre. Il ne va pas hésiter à s'opposer à Maman, trouver une excuse, quelque chose... Au pire, il arrive à me sortir avec lui de ce lieu, et elle prendra le thé toute seule avec l'autre famille. Je suis sûre que cette dernière en sera ravie, tiens. Surtout la mère et la fille, elles ont l'air tellement enchantée de nous voir.
Je me décompose quand je le vois prendre une chaise et s'asseoir à côté de la jolie dame. Mon corps se fige et je suis incapable de bouger. Je le fixe, à la recherche d'une explication à ce soudain manque de volonté. Ma mère toussote. Elle s'est installée entre Papa et l'homme. Son regard me dit que je ferais mieux d'aller m'asseoir à mon tour, mais je me sens trop stupéfaite pour pouvoir bouger. Je cligne des yeux, essayant de reprendre mes esprits. Mes pensées ne sont plus qu'un tourbillon incessant de phrases et de mots qui n'ont même plus de sens. Je sens ma migraine me tirailler, et c'est cette soudaine douleur qui me permet de faire un pas, puis un autre, et encore un autre vers la fille qui n'a pas prononcé un mot depuis le début de cet accident. Personne n'a parlé à part Maman et son père. Comme s'ils étaient seuls au monde. Je me retrouve assise entre cette inconnue et son petit frère. Ce n'est qu'en posant mes sacs que je me rend compte à quel point j'ai serré les poings tout au long de la conversation - qui s'annonce encore plus pénible que tout à l'heure. Les poignées ont fait des traces profondes sur mes paumes. Je les frotte sur mes cuisses, avant de prendre la carte, de me cacher derrière et de faire semblant de lire le menu. Je n'avais pas très faim en arrivant, mais les événements des cinq dernières minutes m'ont tout simplement coupé l'appétit et rien que de penser aux pâtisseries me rend nauséeuse. Je commande cependant un thé noir et un croissant. Ma mère prend elle aussi un thé avec un pain perdu et Papa un chocolat chaud. Le serveur repart avec les cartes et, n'ayant plus d'endroit où me cacher, je me mets à fixer mes mains sur mes cuisses. Oui, regarder un point sous la table est la meilleure manière d'échapper à cette situation. Je sais que Maman me regarde en fronçant les sourcils l'air de dire "Agis normalement, soit plus polie, plus agréable", mais j'en suis tout bonnement incapable. C'est au dessus de mes forces.
« Oh, mais quels malpolis nous faisons ! Sa voix enjouée me tire de la contemplation de mes vêtements, et je relève la tête. Elle s'adresse à tout le monde, en particulier à l'autre mère. Nous ne nous sommes même pas présentés. Je suis Isabel. Vous avez sûrement déjà entendu parler de mes parents, Mary et feu Thomas Greenwood. »
La facilité avec laquelle elle parle de mon grand-père décédé m'impressionne. Je ne l'ai pas connu (en tout cas je ne m'en souviens pas), mais ne devrait-elle pas être émue ? Son talent pour cacher ses émotions m'impressionne et je me demande si j'arriverai un jour à atteindre son niveau. Le fait qu'elle parle de ses parents ne m'étonne pas. Après tout ils sont assez connus dans la région (ou chez les sorciers), surtout pour leur excellente réputation (allez savoir comment, je n'en ai aucune idée) et leurs idées quelques peu... extrêmes.
« Je suis John Houston. Ravi de faire votre connaissance. »
Papa se présente sans se séparer de son sourire poli. Même si la fin de sa phrase a l'air très sincère, je sais qu'il ne l'est pas complètement. J'ai très bien remarqué la façon dont il regardait l'autre homme, comme s'il était... Jaloux ? Ou méfiant ? Je ne saurais le dire.
Voyant que mes parents me regardent intensément, je me râcle la gorge.
« Ashley. »
Ma voix sort toute enrouée, super. Il y a mieux comme présentation, mais c'est tout ce que je peux faire actuellement. Je jette un coup d'oeil à la fille à ma gauche, me demandant bien comment elle peut s'appeler.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Réminiscences du passé
Plus le temps passait, et plus Elizabeth imaginait des scénarios de plus en plus tordus qui lui faisaient froid dans le dos. À vrai dire, depuis que la dénommée Isabel avait parlé d'un "merveilleux coup du hasard" et la façon dont elle et son père se regardaient... Il faut dire que la jeune Poufsouffle repensait aux histoires des concubines. Même si son père n'était ni un roi, ni un empereur, avant il était très courrant que l'homme de la famille prenne une deuxième femme: la première servait à engendrer des fils pour assurer la descendance, et l'autre au divertissement de l'homme. Rien qu'y penser donnait mal au coeur à la fillette. Mais elle se rappela vite que désormais, l'adultère existait, et que, pour aucune raison, son père allait avoir une relation extra-conjugale et risquer une peine relativement lourde. Ou du moins, c'était ce que se disait la jeune Merrow pour se rassurer. Mais sa conviction faiblissait à chaque fois qu'elle regardait la femme, et à chacune des réponses de cette dernière. Elle avait accepté la proposition de Jack et elle le tutoyait, tout comme lui. S'ils ne se vouvoyaient pas, c'était certain qu'ils étaient proches, et pas de simples collègues. Même l'homme inconnu, qui avait presque la même expression que Meghan même si cette dernière restait pire, s'installa, justement, à côté de la Guérisseuse-en-Chef. En regardant les deux adultes, Elizabeth se dit qu'ils avaient un point commun, et qu'ils pourraient bien s'entendre. Ou se détester, c'était à voir. Isabel s'installa entre l'homme inconnu et Jack, et Elizabeth ne put s'empêcher de se pincer la joue gauche: à vrai dire, c'était normal qu'ils s'installent à côté étant donné qu'ils avaient l'air d'être d'anciennes connaissances, mais la jeune sorcière ne le voyait pas de cet œil. Par ailleurs, la fille blasée avait l'air d'être de plus en plus horrifiée d'être là. Chose qui s'accentua quand la belle femme toussota en la regardant pour lui faire signe de s'assoir. Et elle s'installa justement à côté d'Elizabeth. Cette dernière ne sut pas comment elle devait réagir: devait-elle en faire son allié pour élucider cette affaire, ou justement la détester ouvertement et se débrouiller seule ? Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir car elle fut interrompue par la jeune fille qui se cacha derrière la carte, ce qui eut le don de faire sourire la future troisième année: derrière cette action, elle comprenait qu'elle voulait disparaître du café, et vite. Tout comme elle. Par ailleurs, la dénommée Isabel débuta les présentations, ce qui attira l'attention d'Elizabeth: plus elle en saura sur l'identité de la femme, mieux cela sera. Elle écouta donc, attentive, tout en évitant de la regardant, faisant semblant de s'intéresser au design de la table: comme elle l'avait dit plus tôt, elle s'appelait Isabel, et ses parents étaient Mary et Thomas Greenwood. Elizabeth en avait déjà entendu parlé: toute famille sorcière, particulièrement Sang Pur, les connaissait forcément, au moins de nom. Mais la fillette s'en fichait royalement de la généalogie de la femme, sauf qu'elle retint une chose en particulier: elle n'avait pas précisé son nom de famille. Pourquoi donc ? Elizabeth n'eut pas le temps d'y réfléchir que l'homme, qui semblait désormais chaleureux contrairement à tout à l'heure, se présenta en tant que John Houston. Et il souligna qu'il était heureux de les rencontrer. Même s'il paraissait très convaincant, Elizabeth ne put s'empêcher de se dire qu'elle n'était pas très contente de connaître son existence. Même si il paraissait tout de même innoncent et que c'était la femme qu'elle avait comme cible. Et la présentation de la famille, plus si inconnu que cela, se termina avec la fille blasée qui se nommait Ashley. Elizabeth nota qu'elle avait eu du mal à prononcer son propre prénom: était-elle trop horrifiée par la situation pour pouvoir parler ? C'était une possibilité à ne pas omettre. Elle garda cela dans un coin de sa tête et récapitula toutes les informations qu'elle avait pu collecter: Isabel n'avait pas donné son nom, contrairement au dénommé John. Et Ashley avait eu bien trop de mal à prononcer deux syllabes pour en prononcer deux de plus. Isabel était-elle toujours une Greenwood ou une Houston ? Si la première possibilité s'avérait être vrai... Elizabeth frissonna: il vaudrait mieux ne pas y penser. Pour son bien mental. Elle fut interrompue, pour son plus grand plaisir, par son père, qui se présenta également:
- Plaisir partagé, heureux de tous vous connaître. Comme vous l'avez entendu plus tôt, mon nom est Jack Merrow. Tout comme Isabel vous avez du entendre parler de mes parents, Heave et Helen Merrow, qui ont su faire leur preuve à leur époque en tant que magizoologiste.
Face à la présentation de son père, Elizabeth ne put s'empêcher de serrer les dents: premièrement pourquoi présenter ses parents comme Isabel, sachant que les invités devait sûrement s'en ficher éperdument. Et surtout pourquoi avoir préciser "comme Isabel" ? Soit Elizabeth réfléchissait trop, soit son père le faisait exprès. Et à ce stade de l'après-midi, la fillette optait pour la deuxième option. Par ailleurs, sa mère continua dans la lancée de son père, en expliquant, joyeuse et chaleureuse, avec sa voix claire et cristalline:
- Je suis également très heureuse de vous rencontrer Isabel, John et Ashley ! Je suis Meghan Merrow, anciennement Cholomondeley: ce nom devrait vous être familier étant donné que mes parents étaient, et sont toujours, des botanistes très réputés.
Puis elle se tourna vers son fils, avec un sourire plein d'amour, pour lui indiquer:
- Présente toi mon chéri, comme je te l'ai appris.
Le fils, qui cligna des yeux plusieurs fois, bougea enfin un de ses membres, alors que depuis plusieurs minutes il était resté statique et silencieux:
- Je... Je m'appelle Steven... Steven Merrow ! Je suis très content de tous vous connaître ! J'espère qu'on... qu'on s'entendra tous très bien !
Face aux interventions de sa mère et de son frère, Elizabeth avait bien trop de chose à dire. Premièrement, sa mère avait toujours la facilité déconcertante de changer d'émotion sur demande. Mais ce qui était le plus étonnant, c'était qu'elle paraissait très convaincante: comment arrivait-elle à passer d'une femme jalouse et froide, à une femme chaleureuse et heureuse ? Si elle s'entendait bien avec elle, elle lui aurait posé la question pour avoir la recette secrète. Et pourquoi parler de ses parents ? C'était une compétition de savoir qui avait la famille la plus connue ? Puis elle avait demandé à Steven de se présenter: voulait-elle montrer qu'elle était une femme qui aimait ses enfants ou simplement parce que le petit garçon était très silencieux, et surtout semblable à une statue ? Et concernant la présentation de ce dernier... Son ton et son vocabulaire enfantin allié à des bégaiements poussaient toute personne qui l'entendait à lui pincer les joues, en l'embrassant sur le crâne et en lui donnant des cookies. Tout cela donnait une migraine à Elizabeth. Par ailleurs, c'était à son tour de se présenter, et elle opta, comme la fille blasée, à une présentation courte et efficace, surtout que sa gorge était trop nouée pour établir une phrase complète, mais qu'elle accompagna d'un hochement de tête, pour la politesse:
- Elizabeth Merrow.
Même si elle sentait que son père n'était pas ravi d'une telle présentation, tout comme sa mère, la fillette essaya de les oublier. Elle avait un bon moyen pour ce faire, étant donné que les commandes que les deux familles avaient passées, étaient sur le point d'arriver. Le serveur s'avança avec les commandes des deux familles et Elizabeth se mordit les joues en regardant son café latté glacé devant elle: à vrai dire, elle avait terriblement envie de boire et surtout de prendre le temps de siroter sa boisson le plus lentement possible pour faire abstraction de la situation actuelle. Mais la tâche allait s'avérer être bien plus compliqué que prévu. Rien que l'odeur la faisait grimaçer. Mais pour son bien mental, elle devait le faire. Et au pire des cas, elle mangerait sa tarte tatin à la fin pour faire passer le goût. Mais la probabilité qu'elle n'apprécie pas son encas n'était pas nulle. Elle secoua la tête pour éviter d'y penser puis prit une grande inspiration avant de se lancer. Elle but une gorgée de sa boisson et eut du mal à avalée. Et bien entendu, une horrible grimace suivit, chose que son père détecta rapidement. Ses yeux semblait dire "Cesse de faire une telle grimace et tiens toi correctement jeune fille.". Elizabeth répondit, par son regard "J'aime pas le café, c'est dur de me retenir". Et la conversation se poursuivit quelques secondes entre le visage impassible de Jack et celui d'Elizabeth, dégoûté:
- "Il fallait lire bien plus attentivement la carte. Tu n'as que tes yeux pour pleurer. Assume désormais"
- "Mais je me suis dépêchée pour éviter que maman s'énerve"
- "Là n'est pas mon problème. Surtout ta mère ne se serait pas énervée pour quelques secondes de réflexion en plus."
- "Mais si crois-moi, t'as vu comment elle passe son temps à me regarder ? Elle prend plaisir à me..."
Mais elle fut vite interrompue par un très léger mouvement de la mâchoire de son père qui marqua sa colère et en l'occurence la fin de la discussion. Elle se redressa, prit un visage inexpressif, et sirota sa boisson, sans faire de grimace, malgré son dégoût. Son père, toujours le visage impassible sauf pour Isabel, continua la discussion comme si de rien était:
- Même si nous habitons à Godric's Hollow depuis sa rénovation, c'est-à-dire depuis plusieurs mois, je ne t'ai jamais croisé Isabel. Passes-tu occasionnellement en ville ou je n'ai malheureusement jamais eu la chance de te croiser ?
Même si elle avait le visage impassible, Elizabeth se mordit les lèvres en écoutant son père: une chance disait-il ? Pourquoi parler de chance quand cette rencontre détruit un aussi bel après-midi, même s'il fallait bien l'avouer, ce dernier n'avait pas commencé sur une bonne note.
- Depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, tu restes toujours la même personne, une femme très ravissante.
Et il sirota son Black Jack tranquillement. Là c'en était trop. Elizabeth pouvait bien suivre les ordres de son père à la lettre, mais entendre le mot "femme" suivit de "ravissante" sortir de sa bouche... Elizabeth s'étouffa silencieusement avec son café. Et dans sa famille, elle était bien la seule à réagir de la sorte: son petit frère était bien trop occupé à savourer son chocolat chaud et ses accompagnements, tandis que sa mère sirotait tranquillement sa boisson, avec un léger sourire aux lèvres. Mais comme Elizabeth connaissait Meghan, elle vit un petit mouvement au niveau de sa mâchoire qui n'annonçait rien de bon: c'était certain, elle n'était pas aussi ravie qu'elle le disait. Elizabeth continua de prier sans interruption pour que ce cauchemar s'arrête, et vite: elle allait de plus en plus croire que la première possibilité qu'elle avait émise était vraie. Et elle ne pourrait jamais le digérer si c'était le cas.
- Plaisir partagé, heureux de tous vous connaître. Comme vous l'avez entendu plus tôt, mon nom est Jack Merrow. Tout comme Isabel vous avez du entendre parler de mes parents, Heave et Helen Merrow, qui ont su faire leur preuve à leur époque en tant que magizoologiste.
Face à la présentation de son père, Elizabeth ne put s'empêcher de serrer les dents: premièrement pourquoi présenter ses parents comme Isabel, sachant que les invités devait sûrement s'en ficher éperdument. Et surtout pourquoi avoir préciser "comme Isabel" ? Soit Elizabeth réfléchissait trop, soit son père le faisait exprès. Et à ce stade de l'après-midi, la fillette optait pour la deuxième option. Par ailleurs, sa mère continua dans la lancée de son père, en expliquant, joyeuse et chaleureuse, avec sa voix claire et cristalline:
- Je suis également très heureuse de vous rencontrer Isabel, John et Ashley ! Je suis Meghan Merrow, anciennement Cholomondeley: ce nom devrait vous être familier étant donné que mes parents étaient, et sont toujours, des botanistes très réputés.
Puis elle se tourna vers son fils, avec un sourire plein d'amour, pour lui indiquer:
- Présente toi mon chéri, comme je te l'ai appris.
Le fils, qui cligna des yeux plusieurs fois, bougea enfin un de ses membres, alors que depuis plusieurs minutes il était resté statique et silencieux:
- Je... Je m'appelle Steven... Steven Merrow ! Je suis très content de tous vous connaître ! J'espère qu'on... qu'on s'entendra tous très bien !
Face aux interventions de sa mère et de son frère, Elizabeth avait bien trop de chose à dire. Premièrement, sa mère avait toujours la facilité déconcertante de changer d'émotion sur demande. Mais ce qui était le plus étonnant, c'était qu'elle paraissait très convaincante: comment arrivait-elle à passer d'une femme jalouse et froide, à une femme chaleureuse et heureuse ? Si elle s'entendait bien avec elle, elle lui aurait posé la question pour avoir la recette secrète. Et pourquoi parler de ses parents ? C'était une compétition de savoir qui avait la famille la plus connue ? Puis elle avait demandé à Steven de se présenter: voulait-elle montrer qu'elle était une femme qui aimait ses enfants ou simplement parce que le petit garçon était très silencieux, et surtout semblable à une statue ? Et concernant la présentation de ce dernier... Son ton et son vocabulaire enfantin allié à des bégaiements poussaient toute personne qui l'entendait à lui pincer les joues, en l'embrassant sur le crâne et en lui donnant des cookies. Tout cela donnait une migraine à Elizabeth. Par ailleurs, c'était à son tour de se présenter, et elle opta, comme la fille blasée, à une présentation courte et efficace, surtout que sa gorge était trop nouée pour établir une phrase complète, mais qu'elle accompagna d'un hochement de tête, pour la politesse:
- Elizabeth Merrow.
Même si elle sentait que son père n'était pas ravi d'une telle présentation, tout comme sa mère, la fillette essaya de les oublier. Elle avait un bon moyen pour ce faire, étant donné que les commandes que les deux familles avaient passées, étaient sur le point d'arriver. Le serveur s'avança avec les commandes des deux familles et Elizabeth se mordit les joues en regardant son café latté glacé devant elle: à vrai dire, elle avait terriblement envie de boire et surtout de prendre le temps de siroter sa boisson le plus lentement possible pour faire abstraction de la situation actuelle. Mais la tâche allait s'avérer être bien plus compliqué que prévu. Rien que l'odeur la faisait grimaçer. Mais pour son bien mental, elle devait le faire. Et au pire des cas, elle mangerait sa tarte tatin à la fin pour faire passer le goût. Mais la probabilité qu'elle n'apprécie pas son encas n'était pas nulle. Elle secoua la tête pour éviter d'y penser puis prit une grande inspiration avant de se lancer. Elle but une gorgée de sa boisson et eut du mal à avalée. Et bien entendu, une horrible grimace suivit, chose que son père détecta rapidement. Ses yeux semblait dire "Cesse de faire une telle grimace et tiens toi correctement jeune fille.". Elizabeth répondit, par son regard "J'aime pas le café, c'est dur de me retenir". Et la conversation se poursuivit quelques secondes entre le visage impassible de Jack et celui d'Elizabeth, dégoûté:
- "Il fallait lire bien plus attentivement la carte. Tu n'as que tes yeux pour pleurer. Assume désormais"
- "Mais je me suis dépêchée pour éviter que maman s'énerve"
- "Là n'est pas mon problème. Surtout ta mère ne se serait pas énervée pour quelques secondes de réflexion en plus."
- "Mais si crois-moi, t'as vu comment elle passe son temps à me regarder ? Elle prend plaisir à me..."
Mais elle fut vite interrompue par un très léger mouvement de la mâchoire de son père qui marqua sa colère et en l'occurence la fin de la discussion. Elle se redressa, prit un visage inexpressif, et sirota sa boisson, sans faire de grimace, malgré son dégoût. Son père, toujours le visage impassible sauf pour Isabel, continua la discussion comme si de rien était:
- Même si nous habitons à Godric's Hollow depuis sa rénovation, c'est-à-dire depuis plusieurs mois, je ne t'ai jamais croisé Isabel. Passes-tu occasionnellement en ville ou je n'ai malheureusement jamais eu la chance de te croiser ?
Même si elle avait le visage impassible, Elizabeth se mordit les lèvres en écoutant son père: une chance disait-il ? Pourquoi parler de chance quand cette rencontre détruit un aussi bel après-midi, même s'il fallait bien l'avouer, ce dernier n'avait pas commencé sur une bonne note.
- Depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, tu restes toujours la même personne, une femme très ravissante.
Et il sirota son Black Jack tranquillement. Là c'en était trop. Elizabeth pouvait bien suivre les ordres de son père à la lettre, mais entendre le mot "femme" suivit de "ravissante" sortir de sa bouche... Elizabeth s'étouffa silencieusement avec son café. Et dans sa famille, elle était bien la seule à réagir de la sorte: son petit frère était bien trop occupé à savourer son chocolat chaud et ses accompagnements, tandis que sa mère sirotait tranquillement sa boisson, avec un léger sourire aux lèvres. Mais comme Elizabeth connaissait Meghan, elle vit un petit mouvement au niveau de sa mâchoire qui n'annonçait rien de bon: c'était certain, elle n'était pas aussi ravie qu'elle le disait. Elizabeth continua de prier sans interruption pour que ce cauchemar s'arrête, et vite: elle allait de plus en plus croire que la première possibilité qu'elle avait émise était vraie. Et elle ne pourrait jamais le digérer si c'était le cas.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Réminiscences du passé
Plaisir partagé, tu parles. À part eux deux, personne n'a envie d'être ici. Je ne sais pas comment ils font pour être aussi aveugles, mais on atteint des records. La prochaine fois, je penserai à lancer un concours. Qui est le moins content d'être ici ? Première place : Ashley Houston, félicitations ! Vous remportez la médaille d'or, et nous espérons vous revoir très vite. Je suis sûre que Papa serait en deuxième place. Et si ce n'est pas lui ce serait la fille à côté de moi. Elle a l'air aussi ravie que moi d'être ici. Préparez vos paris, c'est le moment de pouvoir gagner plein d'argent.
Je ne sais pas quelle est cette nouvelle manie de présenter sa famille à tout le monde, mais il faut croire que ça va bientôt être la nouvelle mode. C'est ridicule, on s'en fiche de savoir qui est la mère de qui et qui est le descendant de telle famille. Les Merrow, ce nom me dit quelque chose. Je l'ai sûrement déjà entendu il y a longtemps, lorsque Grand-mère s'amusait à me faire apprendre par cœur le nom des lignées de sang-pur. Comme si ça allait un jour me servir. Enfin, il semblerait que ce soit le bon moment pour la remercier. Les Cholomondeley, ça, je m'en souviens très bien. Maman aussi est botaniste, alors elle a déjà dû faire quelques affaires avec eux. Et puis, ils sont aussi dans le très cher registre de Grand-mère. Que des sang-purs, mais quel hasard ! On fête ça, qui sort le champagne ?
Je lève les yeux au ciel. La situation est de plus en plus ridicule. Un ricanement m'échappe lorsque le petit frère de la fille à côté de moi se présente à son tour. Non, on ne s'entendra pas tous très bien, il peut rêver. Jamais je ne laisserai cette famille devenir proche de la mienne. Je ne les connais pas alors je ne vais pas faire ami-ami avec eux, d'autant plus qu'on est bien partis pour s'entretuer. Je me corrige : Papa et la dame nommée Meghan sont bien partis pour tuer Maman et l'autre homme, qui vivent leur vie tranquillement en nous ignorant complètement.
La fille à côté de moi se présente, me tirant de mes pensées. Elizabeth, c'est un joli prénom.
Le serveur arrive avec nos commandes, et c'est avec soulagement que je prends ma tasse de thé. Avec un peu de chance, Maman sera trop occupée à boire le sien pour continuer la conversation qui, je le sens, va s'envenimer. L'odeur des plats me donne le tournis et j'ai l'impression de m'enfoncer dans une spirale sans fin qui m'entraine tout au fond de mon estomac où il est tordu, secoué et étiré, avant d'être propulsé à l'extérieur de ma bouche. Je serre les lèvres à les faire blanchir. Il ne manquerait plus que je recrache tout mon déjeuner sur la table. Ce serait tellement humiliant, pour moi et pour Maman. Mais si ça nous permet de s'en aller d'ici c'est peut-être la meilleure solution. À y réfléchir deux fois, être couverte de vomi ne me tente pas plus que ça, je préférerais largement m'enfuir en courant. Au pire, je subirai la colère de Maman en rentrant, mais j'y suis habituée alors ce n'est pas un problème. Je suis coincée contre le mur, entre deux personnes, et l'entrée est en face de moi. Pour y accéder il faudrait que je contourne tout le monde, et je ne pense pas être assez rapide pour échapper à ma mère qui tenterait forcément de me bloquer le passage, avec un sourire forcé pour se donner contenance. Mon plan de fugue n'est pas aussi génial que ça, au final. Il me faudrait un allié. Je tourne la tête vers Elizabeth, prête à lui chuchoter mon plan. Devant la grimace qu'elle fait à sa boisson, j'hausse un sourcil et un sourire moqueur commence à se dessiner sur mes lèvres. Si elle n'aime pas le café, pourquoi a-t-elle choisi d'en prendre un ? C'est stupide.
L'instant d'après, la voilà totalement impassible, sirotant sa consommation tranquillement. Soit j'ai rêvé, soit elle est très douée pour cacher son dégoût. Elle semble complètement absorbée par ce qu'elle fait, alors je ne pense pas pouvoir en tirer grand chose pour l'instant. Son frère à côté de moi m'a l'air trop jeune pour comprendre mon plan, et je n'ai pas envie de me coller d'un gosse à qui il faudrait tout expliquer et qui risque de me ralentir plus qu'autre chose. Il faut croire que je vais devoir attendre avant de pouvoir agir et me sauver d'ici.
Je prend la tasse brûlante entre mes doigts et en boit quelques gorgées. Le liquide chaud qui coule dans ma gorge me fait du bien. Le Père Merrow pose une question à Maman. Pourquoi ne s'adresse-t-il qu'à elle et pas à Papa et moi ? Je veux bien qu'il l'adore, mais de là à nous ignorer... Je fronce les sourcils et bois une longue gorgée de thé, me brûlant la langue au passage. Je grimace, la sentant devenir râpeuse contre mon palais. Il ne manquait plus que ça, tiens.
« Non nous n'habitons pas ici, mais un peu plus au Sud du comté si je ne me trompe pas, près de Wellington. Nous sommes venus chez ma... euh... ma mère pour les vacances. Elle aime beaucoup voir les enfants. »
L'emploi du "nous" me rassure. Elle nous voit encore comme une famille. Mais pourquoi cette hésitation en parlant de Grand-mère ? À ce que je sache, elles s'entendent très bien et passent beaucoup de temps ensemble. Je fouille dans ma mémoire, à la recherche d'un indice m'indiquant un quelconque conflit, mais rien ne me vient. Bah, je pourrai toujours lui demander quand on sortira d'ici si jamais je ne réussis pas à m'enfuir.
Je m'apprêtais à boire de nouveau quand la phrase de l'homme me fit recracher discrètement mon thé dans ma tasse. Hein ? Il avait bien dit qu'elle était ravissante ? Évidemment, Maman avait toujours été très belle, mais je ne pensais pas qu'elle faisait cet effet là aux autres... Papa la complimente tout le temps, alors je me disais que c'était parce qu'il l'aime énormément... Il faut croire que j'avais tord, surtout si une autre personne la trouve ravissante.
Je jette un coup d'oeil à mon père, mais son sourire couvre toute trace d'émotions négatives. Enfin, il n'est pas aussi doué que Maman, alors je remarque très bien sa mâchoire serrée et le tremblement dans ses doigts. Il a sûrement envie de donner un coup au Père Merrow. Pour ne pas mentir, je suis de son avis, mais mieux vaut éviter une telle scène en public.
« Merci c'est très gentil. Toi aussi tu es toujours aussi charmant et bien bâti. »
Évidemment, il fallait qu'elle dise ça quand je buvais. Évidemment, il fallait qu'elle accompagne ses paroles d'un geste vers l'homme pour lui prendre l'épaule et la serrer amicalement. Évidemment, il a fallut que je m'étouffe devant ce geste et que j'attire tous les regards vers moi. Je me retourne, essayant d'apaiser ma toux dans une serviette. Les larmes aux yeux, elle ne s'arrête pas. Merlin, pourquoi fallait-il que ça arrive maintenant ? Et surtout, pourquoi fallait-il que ma mère soit aussi familière avec cet inconnu ?
Je tousse de plus belle, fermant les yeux pour ne pas regarder la colère dans les yeux de ma génitrice. Je l'entends parfaitement se dire que je la décevais, que je devrais mieux me contrôler, que si j'étais un peu plus comme Gwen cette situation ne serait pas arrivée. Mais se rend-elle compte que sans elle, on n'en serait pas là et je ne serais pas en train de cracher mes poumons ? Je reprends mon souffle et ouvre les yeux pour la foudroyer du regard. Si elle n'arrête pas son aveuglement tout de suite, je lui dirai ce que tout le monde pense tout bas. Oui, je leur dirai à tous, je leur hurlerai même que cette situation est ridicule, qu'il y a trop de non-dits et que s'ils pouvaient arrêter d'être aussi égoïstes on pourrait enfin mettre les choses au clair. Mais j'en suis incapable, quelque chose bloque ma voix au fond de ma gorge - la peur, peut-être. Elle me fait me sentir minuscule, misérable, tellement insignifiante que j'ai envie de me faire toute petite et de me cacher derrière mes cheveux pour ne pas montrer ma honte d'être aussi faible et de ne pas pouvoir tenir tête à ma très chère Maman.
Je marmonne des excuses, le regard rivé sur mon croissant à peine entamé. Ma mère détourne son attention de moi pour la reporter sur son ami.
« Ahem. Habitez-vous ici depuis l'inauguration ? C'est une très jolie ville, je comprends pourquoi vous avez choisi de venir ici.
– Oui c'est vrai. J'avouerais cependant être un peu perdu vis à vis de... tout ça, dit-il en englobant la table d'un vaste geste du bras. Vous vous connaissez depuis longtemps ? J'avoue que ma mémoire devient courte. Peut-être même que nous nous sommes déjà vus à Poudlard, mais j'ai du mal à me souvenir du temps de mes études là-bas. C'était déjà il y a si longtemps ! »
Sa facilité à tenir une conversation tout en posant poliment des questions auxquelles tout le monde veut des réponses me laisse bouche-bée. Je ne sais pas s'il est le sauveur de ce repas ou s'il est celui qui déclenchera une grosse dispute. Tout dépendra de la réponse de ma mère ou du Père Merrow, je suppose. Je croise les doigts sous la table, avant de me tourner vers Elizabeth.
« T'es dans quelle Maison à Poudlard ? »
Si je détourne l'attention des adultes sur nous, ils seront peut-être plus enclins à mieux développer leur histoire. Après tout, qui prête attention à deux gamines parlant innocemment ?
Je ne sais pas quelle est cette nouvelle manie de présenter sa famille à tout le monde, mais il faut croire que ça va bientôt être la nouvelle mode. C'est ridicule, on s'en fiche de savoir qui est la mère de qui et qui est le descendant de telle famille. Les Merrow, ce nom me dit quelque chose. Je l'ai sûrement déjà entendu il y a longtemps, lorsque Grand-mère s'amusait à me faire apprendre par cœur le nom des lignées de sang-pur. Comme si ça allait un jour me servir. Enfin, il semblerait que ce soit le bon moment pour la remercier. Les Cholomondeley, ça, je m'en souviens très bien. Maman aussi est botaniste, alors elle a déjà dû faire quelques affaires avec eux. Et puis, ils sont aussi dans le très cher registre de Grand-mère. Que des sang-purs, mais quel hasard ! On fête ça, qui sort le champagne ?
Je lève les yeux au ciel. La situation est de plus en plus ridicule. Un ricanement m'échappe lorsque le petit frère de la fille à côté de moi se présente à son tour. Non, on ne s'entendra pas tous très bien, il peut rêver. Jamais je ne laisserai cette famille devenir proche de la mienne. Je ne les connais pas alors je ne vais pas faire ami-ami avec eux, d'autant plus qu'on est bien partis pour s'entretuer. Je me corrige : Papa et la dame nommée Meghan sont bien partis pour tuer Maman et l'autre homme, qui vivent leur vie tranquillement en nous ignorant complètement.
La fille à côté de moi se présente, me tirant de mes pensées. Elizabeth, c'est un joli prénom.
Le serveur arrive avec nos commandes, et c'est avec soulagement que je prends ma tasse de thé. Avec un peu de chance, Maman sera trop occupée à boire le sien pour continuer la conversation qui, je le sens, va s'envenimer. L'odeur des plats me donne le tournis et j'ai l'impression de m'enfoncer dans une spirale sans fin qui m'entraine tout au fond de mon estomac où il est tordu, secoué et étiré, avant d'être propulsé à l'extérieur de ma bouche. Je serre les lèvres à les faire blanchir. Il ne manquerait plus que je recrache tout mon déjeuner sur la table. Ce serait tellement humiliant, pour moi et pour Maman. Mais si ça nous permet de s'en aller d'ici c'est peut-être la meilleure solution. À y réfléchir deux fois, être couverte de vomi ne me tente pas plus que ça, je préférerais largement m'enfuir en courant. Au pire, je subirai la colère de Maman en rentrant, mais j'y suis habituée alors ce n'est pas un problème. Je suis coincée contre le mur, entre deux personnes, et l'entrée est en face de moi. Pour y accéder il faudrait que je contourne tout le monde, et je ne pense pas être assez rapide pour échapper à ma mère qui tenterait forcément de me bloquer le passage, avec un sourire forcé pour se donner contenance. Mon plan de fugue n'est pas aussi génial que ça, au final. Il me faudrait un allié. Je tourne la tête vers Elizabeth, prête à lui chuchoter mon plan. Devant la grimace qu'elle fait à sa boisson, j'hausse un sourcil et un sourire moqueur commence à se dessiner sur mes lèvres. Si elle n'aime pas le café, pourquoi a-t-elle choisi d'en prendre un ? C'est stupide.
L'instant d'après, la voilà totalement impassible, sirotant sa consommation tranquillement. Soit j'ai rêvé, soit elle est très douée pour cacher son dégoût. Elle semble complètement absorbée par ce qu'elle fait, alors je ne pense pas pouvoir en tirer grand chose pour l'instant. Son frère à côté de moi m'a l'air trop jeune pour comprendre mon plan, et je n'ai pas envie de me coller d'un gosse à qui il faudrait tout expliquer et qui risque de me ralentir plus qu'autre chose. Il faut croire que je vais devoir attendre avant de pouvoir agir et me sauver d'ici.
Je prend la tasse brûlante entre mes doigts et en boit quelques gorgées. Le liquide chaud qui coule dans ma gorge me fait du bien. Le Père Merrow pose une question à Maman. Pourquoi ne s'adresse-t-il qu'à elle et pas à Papa et moi ? Je veux bien qu'il l'adore, mais de là à nous ignorer... Je fronce les sourcils et bois une longue gorgée de thé, me brûlant la langue au passage. Je grimace, la sentant devenir râpeuse contre mon palais. Il ne manquait plus que ça, tiens.
« Non nous n'habitons pas ici, mais un peu plus au Sud du comté si je ne me trompe pas, près de Wellington. Nous sommes venus chez ma... euh... ma mère pour les vacances. Elle aime beaucoup voir les enfants. »
L'emploi du "nous" me rassure. Elle nous voit encore comme une famille. Mais pourquoi cette hésitation en parlant de Grand-mère ? À ce que je sache, elles s'entendent très bien et passent beaucoup de temps ensemble. Je fouille dans ma mémoire, à la recherche d'un indice m'indiquant un quelconque conflit, mais rien ne me vient. Bah, je pourrai toujours lui demander quand on sortira d'ici si jamais je ne réussis pas à m'enfuir.
Je m'apprêtais à boire de nouveau quand la phrase de l'homme me fit recracher discrètement mon thé dans ma tasse. Hein ? Il avait bien dit qu'elle était ravissante ? Évidemment, Maman avait toujours été très belle, mais je ne pensais pas qu'elle faisait cet effet là aux autres... Papa la complimente tout le temps, alors je me disais que c'était parce qu'il l'aime énormément... Il faut croire que j'avais tord, surtout si une autre personne la trouve ravissante.
Je jette un coup d'oeil à mon père, mais son sourire couvre toute trace d'émotions négatives. Enfin, il n'est pas aussi doué que Maman, alors je remarque très bien sa mâchoire serrée et le tremblement dans ses doigts. Il a sûrement envie de donner un coup au Père Merrow. Pour ne pas mentir, je suis de son avis, mais mieux vaut éviter une telle scène en public.
« Merci c'est très gentil. Toi aussi tu es toujours aussi charmant et bien bâti. »
Évidemment, il fallait qu'elle dise ça quand je buvais. Évidemment, il fallait qu'elle accompagne ses paroles d'un geste vers l'homme pour lui prendre l'épaule et la serrer amicalement. Évidemment, il a fallut que je m'étouffe devant ce geste et que j'attire tous les regards vers moi. Je me retourne, essayant d'apaiser ma toux dans une serviette. Les larmes aux yeux, elle ne s'arrête pas. Merlin, pourquoi fallait-il que ça arrive maintenant ? Et surtout, pourquoi fallait-il que ma mère soit aussi familière avec cet inconnu ?
Je tousse de plus belle, fermant les yeux pour ne pas regarder la colère dans les yeux de ma génitrice. Je l'entends parfaitement se dire que je la décevais, que je devrais mieux me contrôler, que si j'étais un peu plus comme Gwen cette situation ne serait pas arrivée. Mais se rend-elle compte que sans elle, on n'en serait pas là et je ne serais pas en train de cracher mes poumons ? Je reprends mon souffle et ouvre les yeux pour la foudroyer du regard. Si elle n'arrête pas son aveuglement tout de suite, je lui dirai ce que tout le monde pense tout bas. Oui, je leur dirai à tous, je leur hurlerai même que cette situation est ridicule, qu'il y a trop de non-dits et que s'ils pouvaient arrêter d'être aussi égoïstes on pourrait enfin mettre les choses au clair. Mais j'en suis incapable, quelque chose bloque ma voix au fond de ma gorge - la peur, peut-être. Elle me fait me sentir minuscule, misérable, tellement insignifiante que j'ai envie de me faire toute petite et de me cacher derrière mes cheveux pour ne pas montrer ma honte d'être aussi faible et de ne pas pouvoir tenir tête à ma très chère Maman.
Je marmonne des excuses, le regard rivé sur mon croissant à peine entamé. Ma mère détourne son attention de moi pour la reporter sur son ami.
« Ahem. Habitez-vous ici depuis l'inauguration ? C'est une très jolie ville, je comprends pourquoi vous avez choisi de venir ici.
– Oui c'est vrai. J'avouerais cependant être un peu perdu vis à vis de... tout ça, dit-il en englobant la table d'un vaste geste du bras. Vous vous connaissez depuis longtemps ? J'avoue que ma mémoire devient courte. Peut-être même que nous nous sommes déjà vus à Poudlard, mais j'ai du mal à me souvenir du temps de mes études là-bas. C'était déjà il y a si longtemps ! »
Sa facilité à tenir une conversation tout en posant poliment des questions auxquelles tout le monde veut des réponses me laisse bouche-bée. Je ne sais pas s'il est le sauveur de ce repas ou s'il est celui qui déclenchera une grosse dispute. Tout dépendra de la réponse de ma mère ou du Père Merrow, je suppose. Je croise les doigts sous la table, avant de me tourner vers Elizabeth.
« T'es dans quelle Maison à Poudlard ? »
Si je détourne l'attention des adultes sur nous, ils seront peut-être plus enclins à mieux développer leur histoire. Après tout, qui prête attention à deux gamines parlant innocemment ?
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Réminiscences du passé
Le commentaire de son père sur Isabel venait d'ébranlé la fillette. Encore plus lorsque cette dernière prononça les termes "charmant" et "bien bâti". Elizabeth avait deux grandes envies actuellement: la première de s'évanouir. Au moins plus aucun mot de la conversation ne l'affecterait. la deuxième était d'hurler aux deux adultes "Vous êtes pas seuls, on EXISTE ! Si vous voulez faire votre date tranquille, prenez une autre table !". Mais elle resta silencieuse et continuait de se retenir de vomir son café: il restait cependant plus délicieux que la conversation qui avait lieu en temps réel. Elizabeth n'avait pas osé jeter un coup d'oeil à sa mère lorsqu'Isabel complimenta Jack, car elle savait très clairement à quoi s'attendre. Sauf qu'au lieu de goûter à sa pâtisserie pour faire disparaitre les gouts amers qui l'affectaient, une horrible idée lui vint à l'esprit, qui lui coupa tout envie de manger. Elizabeth, cela sonne comme Isabel non ? Il y avait deux syllabes similaires dans le prénom de la fillette et de la jolie dame: "Isabe". Et toutes les lettres du prénom de la femme étaient présentes dans celui de la jeune Poufsouffle. Coïncidence due au hasard ou horrible déduction qui confirmait bien des hypothèses ? Cela ne pouvait pas être le coup du destin, c'était impossible ! Elizabeth savait que Jack l'affectionnait, mais était-ce... à cause de cette femme ? Elle écarquilla les yeux, trop choquée par ce qu'elle venait de découvrir: tout était clair à présent ! La jeune sorcière, trop concentrée, ne suivit pas le reste de la discussion lorsque son père répondit à Isabel:
- Nous avons effectivement emménagé depuis l'inauguration. La ville, en plus d'être très jolie comme tu l'as souligné, est bien plus sécurisée que Londres. Avec la révélation du secret magique du côté des moldus, ce fut bien compliqué de sortir sans être sur ses gardes.
Elizabeth avait démasqué son père ! Et elle comprit donc le comportement de sa mère ! Meghan ne l'aimait pas parce que sa fille portait presque le même prénom que la femme-qui-est-très-probablement-l-amante-de-Jack, et était morte de jalousie ! La jeune Poufsouffle mourrait d'envie de dire à son père "J'ai tout compris ! Vous ne pouvez plus rien me cacher ! Je ne suis pas aussi naïve que vous le pensiez !". Au moment où elle releva la tête pour montrer sa fierté d'avoir compris une manigance venant des adultes, Mister Houston décida d'en savoir plus sur cette histoire peu claire. Elizabeth, elle, connaissait la vérité ! Sa mère ajouta aux propos de l'homme:
- Je suis tout à fait d'accord avec John. Je suis navrée mon chéri, je sais que je retiens bon nombre d'informations, mais là... J'ai beau cherché mais rien ne me vient à l'esprit. Les années à Poudlard remontent à bien loin effectivement.
Face à la remarque de Meghan, la deuxième année ne put s'empêcher de froncer les sourcils: elle jouait un rôle, c'était sûr. Sur ordre de son père, elle devait brouiller les pistes. Sa mère savait habilement contrôler ses émotions, donc tout cela n'était qu'un jeu d'enfant. La réponse, la fillette la connaissait. Cependant elle était curieuse concernant la réponse de son père. Sauf que la fille blasée, qui s'appelait Ashley, décida de commencer la conversation. Pourquoi maintenant ? Au moment où Elizabeth comptait écouter les mensonges de son père ! Elle prit tout de même le temps de lui répondre, avant de se tourner vers Jack, prête à enregistrer ses mots:
- Poufsouffle. Je passe en troisième année en septembre. On se croisera peut-être si tu passes en première année. Je t'ai jamais vue de ma vie, donc tu dois avoir 11 ans je suppose.
- Avec Isabel, nous nous connaissons depuis notre plus jeune enfance.
La suite ! Elizabeth voulait la suite ! Il ne pouvait pas s'arrêter là dessus quand même ? Tout le monde avait bien compris qu'ils se connaissaient depuis longtemps, là n'était pas le soucis, mais les informations fausses et intéressantes devaient arriver juste après !
- Nous nous sommes rapprochés à Poudlard, ajouta Isabel aux propos de Jack. Surtout quand j'étais en 5ème année et lui en 3ème année. Et après, nous nous sommes perdus de vue après nos études post aspic.
Elizabeth voulait presque remercier l'intervention de la jolie femme qui lui donna des informations supplémentaires, mais ce n'était toujours pas assez ! Les personnes présentes à table voulaient savoir quelle était leur relation ! La relation pardi, ce n'était pas si compliqué à définir ! Elizabeth n'en pouvait plus, et mourrait d'envie de parler. Sauf que, dans la plus grande surprise de la fillette, son petit frère prit la parole, les contours de sa bouche pleins de chocolat:
- Vous vous connaissez depuis... lonnnnggteeemps ! Ça veut dire que la madame est gentille si papa la connait et l'aime bien !
La future troisième année ignorait si Steven était de mèche avec ses parents, ou bien venait de littéralement ouvrir une brèche sur le sujet des relations. Les yeux grands ouverts, faisant semblant de boire son café latté glacé, elle guettait la moindre réaction de la part de n'importe qui, préparant son intervention.
- C'est exact mon trésor. Fais attention, tu as du chocolat autour de la bouche, je vais t'essuyer ça. Et très bien Jack, je comprends mieux désormais, répondit Meghan avec un sourire chaleureux aux lèvres. Vous habitiez donc à proximité lorsque vous étiez plus jeune pour vous connaître lors de votre enfance ? Ou est-ce une histoire entre vos deux familles ?
Comprenant la portée des questions de sa femme, Jack répondit, toujours tranquillement, avec son Black Jack à la main:
- Disons qu'avec nos familles respectives nous avions eu quelques... différents que nous avions partagé pendant un temps...
Elizabeth n'arrivait vraiment pas à comprendre la réponse de son père: il devait faire exprès de parler en message codé pour que les enfants ne comprennent pas. Ses pensées s'embrouillaient peu à peu. La vérité n'était-elle pas la réalité la plus simple en général ?
- Nous avons effectivement emménagé depuis l'inauguration. La ville, en plus d'être très jolie comme tu l'as souligné, est bien plus sécurisée que Londres. Avec la révélation du secret magique du côté des moldus, ce fut bien compliqué de sortir sans être sur ses gardes.
Elizabeth avait démasqué son père ! Et elle comprit donc le comportement de sa mère ! Meghan ne l'aimait pas parce que sa fille portait presque le même prénom que la femme-qui-est-très-probablement-l-amante-de-Jack, et était morte de jalousie ! La jeune Poufsouffle mourrait d'envie de dire à son père "J'ai tout compris ! Vous ne pouvez plus rien me cacher ! Je ne suis pas aussi naïve que vous le pensiez !". Au moment où elle releva la tête pour montrer sa fierté d'avoir compris une manigance venant des adultes, Mister Houston décida d'en savoir plus sur cette histoire peu claire. Elizabeth, elle, connaissait la vérité ! Sa mère ajouta aux propos de l'homme:
- Je suis tout à fait d'accord avec John. Je suis navrée mon chéri, je sais que je retiens bon nombre d'informations, mais là... J'ai beau cherché mais rien ne me vient à l'esprit. Les années à Poudlard remontent à bien loin effectivement.
Face à la remarque de Meghan, la deuxième année ne put s'empêcher de froncer les sourcils: elle jouait un rôle, c'était sûr. Sur ordre de son père, elle devait brouiller les pistes. Sa mère savait habilement contrôler ses émotions, donc tout cela n'était qu'un jeu d'enfant. La réponse, la fillette la connaissait. Cependant elle était curieuse concernant la réponse de son père. Sauf que la fille blasée, qui s'appelait Ashley, décida de commencer la conversation. Pourquoi maintenant ? Au moment où Elizabeth comptait écouter les mensonges de son père ! Elle prit tout de même le temps de lui répondre, avant de se tourner vers Jack, prête à enregistrer ses mots:
- Poufsouffle. Je passe en troisième année en septembre. On se croisera peut-être si tu passes en première année. Je t'ai jamais vue de ma vie, donc tu dois avoir 11 ans je suppose.
- Avec Isabel, nous nous connaissons depuis notre plus jeune enfance.
La suite ! Elizabeth voulait la suite ! Il ne pouvait pas s'arrêter là dessus quand même ? Tout le monde avait bien compris qu'ils se connaissaient depuis longtemps, là n'était pas le soucis, mais les informations fausses et intéressantes devaient arriver juste après !
- Nous nous sommes rapprochés à Poudlard, ajouta Isabel aux propos de Jack. Surtout quand j'étais en 5ème année et lui en 3ème année. Et après, nous nous sommes perdus de vue après nos études post aspic.
Elizabeth voulait presque remercier l'intervention de la jolie femme qui lui donna des informations supplémentaires, mais ce n'était toujours pas assez ! Les personnes présentes à table voulaient savoir quelle était leur relation ! La relation pardi, ce n'était pas si compliqué à définir ! Elizabeth n'en pouvait plus, et mourrait d'envie de parler. Sauf que, dans la plus grande surprise de la fillette, son petit frère prit la parole, les contours de sa bouche pleins de chocolat:
- Vous vous connaissez depuis... lonnnnggteeemps ! Ça veut dire que la madame est gentille si papa la connait et l'aime bien !
La future troisième année ignorait si Steven était de mèche avec ses parents, ou bien venait de littéralement ouvrir une brèche sur le sujet des relations. Les yeux grands ouverts, faisant semblant de boire son café latté glacé, elle guettait la moindre réaction de la part de n'importe qui, préparant son intervention.
- C'est exact mon trésor. Fais attention, tu as du chocolat autour de la bouche, je vais t'essuyer ça. Et très bien Jack, je comprends mieux désormais, répondit Meghan avec un sourire chaleureux aux lèvres. Vous habitiez donc à proximité lorsque vous étiez plus jeune pour vous connaître lors de votre enfance ? Ou est-ce une histoire entre vos deux familles ?
Comprenant la portée des questions de sa femme, Jack répondit, toujours tranquillement, avec son Black Jack à la main:
- Disons qu'avec nos familles respectives nous avions eu quelques... différents que nous avions partagé pendant un temps...
Elizabeth n'arrivait vraiment pas à comprendre la réponse de son père: il devait faire exprès de parler en message codé pour que les enfants ne comprennent pas. Ses pensées s'embrouillaient peu à peu. La vérité n'était-elle pas la réalité la plus simple en général ?
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Réminiscences du passé
À peine remise de mon étouffement de tout à l'heure, voilà que les adultes reprennent la conversation comme si de rien n'était. Je sais que c'est dans le caractère de Maman de détourner l'attention de chaque chose qui pourrait nuire à sa réputation, mais il n'empêche que je suis sa fille et qu'elle pourrait montrer un minimum d'inquiétude envers moi, surtout après que j'aie failli mourir à cause d'elle. Particulièrement à cause d'elle, même. Si la situation n'avait pas dégénéré jusqu'à en être là où elle en est, rien de tout ça ne serait arrivé et je ne me serais pas ridiculisée de la sorte. Le fait que Papa et les Merrow soient tout aussi indifférents face à mon sort ne fait que me mettre plus en colère. Ils se prennent pour qui ? Juste parce qu'ils sont des adultes, ils ont le droit de m'ignorer ? Et puis quoi encore ? Tandis que le Père Merrow répond à la question de Maman, je fronce les sourcils en fixant mon assiette et serre mes poings sur mes cuisses. Tant pis si mes ongles s'enfoncent dans mes paumes et laissent des traces qui feront râler ma mère. J'ai besoin d'extérioriser, et je ne peux pas le faire à voix haute alors il faut bien que je l'exprime quelque part.
Je prête à peine attention à la phrase de Miss Merrow faisant résonance avec ce qu'a dit Papa un peu plus tôt. Moi aussi je veux en savoir plus sur la relation entre Maman et l'autre homme, moi aussi je veux des réponses, moi aussi je veux tout comprendre à ce qui est en train de se passer. Mais là c'est trop pour moi, j'ai l'impression que tout vole en éclat autour de moi et que je ne peux plus rien contrôler. J'ai horreur de ce sentiment, je déteste être impuissante et, par Merlin, je crois que je ne me suis jamais autant sentie comme ça. C'est terrible, ça me ronge de l'intérieur. C'est comme un tourbillon qui m'entraine vers le fond, me fait couler sans me laisser une chance de m'accrocher quelque part pour ne pas me noyer. J'inspire bruyamment. Si je tiens encore un peu, si j'arrive à garder le contrôle encore quelques minutes, je saurai ce que je veux savoir et je n'aurai plus qu'à attendre patiemment que l'après-midi se termine. Après, on rentrera à la maison avec Papa et Maman, et tout redeviendra comme avant. On ne verra plus jamais les Merrow. Ou en tout cas, je ne les verrai plus. Je ne veux pas les recroiser. Jamais.
« Nous nous sommes rapprochés à Poudlard. Surtout quand j'étais en 5ème année et lui en 3ème année. Et après, nous nous sommes perdus de vue après nos études post-asic. »
Tandis que Jack était resté assez vague, Maman rapporte des vraies précisions. Ça me détend, et je sens mes mains se décrisper, mes épaules se redresser et mon corps se relâcher entièrement. Toute cette tension accumulée disparait d'un coup, et moi, ça me fait bizarre parce que je ne pensais pas réagir ainsi. Je ne m'étais pas rendue compte d'à quel point la situation me rendait autant anxieuse. Je cligne des yeux et relève la tête pour observer un à un les réactions des plus grands. Je remarque que Papa a l'air satisfait des réponses apportées, mais je vois quand même qu'il voudrait en savoir un peu plus. Je sais très bien ce qu'il veut connaitre, parce que moi aussi je veux apprendre la même chose. Ce qu'était leur relation, ce qu'elle est aujourd'hui. Ce qu'elle sera quand tout ce fiasco sera terminé.
Mais avant que je puisse réagir ou que la conversation ne continue, je me rends compte d'une chose. Elizabeth a répondu à la phrase que je lui avais adressée - que j'avais d'ailleurs presque oubliée. Je n'avais pas fait attention à ce qu'elle avait dit, trop occupée à m'enfoncer dans ma propre angoisse, mais maintenant que tout me parait plus clair sa réponse - et surtout son ton - ne me plait pas. Elle se croit où à oser me répondre ainsi ? C'est pas parce qu'elle a deux ans de plus que moi qu'elle peut se permettre d'être aussi sèche. Vexée, je me retourne vers elle et la fusille du regard.
« Logique que tu m'aies jamais vue, j'rentre à Poudlard en septembre. Donc oui j'ai 11 ans, bravo pour ce calcul qui avait l'air très difficile à faire. »
Avant qu'elle ne puisse rétorquer (je ne lui laisserai pas ce plaisir), je tourne la tête vers ce qui accapare actuellement mon attention. Les réponses. Je pose ma main sous mon menton pour soutenir ma tête. Tant pis si ça ne plait pas à Maman, mais c'est comme ça que je trahis mon intérêt et elle ne pourra pas m'en vouloir d'être curieuse par rapport à tout ce qu'il se passe. Mais alors que je pensais que ce serait le Père Merrow qui continuerait de parler, voilà que le petit frère d'Elizabeth se met à exprimer son avis. On lui a rien demandé, de quoi il se mêle encore ? Je me retiens de souffler, d'une part car ce serait mal vu, et d'autre part car il a complimenté Maman, et ça ça me fait sourire. La vérité sort de la bouche des enfants, alors il a forcément raison. Je sais qu'il a raison, puisque j'expérimente sa gentillesse presque tous les jours. Enfin, je la vois plus que je ne la reçois. Mais c'est du pareil au même. Maman a toujours été très douce et gentille, surtout pour aider les autres. Ce que je ne comprends pas. Je ne sais pas si c'est pour se mêler de leurs affaires ou juste par pure générosité, mais dans les deux cas je ne vois pas pourquoi elle ferait ça. À part par pitié, ça ne m'arriverait pas d'aller spontanément vers des personnes pour leur proposer mon aide. Surtout si elles refusent, la honte.
Je remercie intérieurement la Mère Merrow de poser d'autres questions. Je n'ose pas le faire moi-même, ce serait inapproprié qu'une enfant prenne part à une conversation d'adultes. Néanmoins, j'écoute la réponse de l'autre homme attentivement. Des différents entre nos deux familles ? Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Je n'ai jamais rien entendu de tel, surtout venant de- Oh... Un souvenir me revient soudainement en mémoire. Je me rappelle que lorsque Grand-mère m'apprenait les noms des familles de sang-purs, elle avait fait un commentaire à propos des Merrow. Quelque chose qui disait approximativement : "Méfie-toi d'eux, on pense les connaitre mais au final ils nous mentent sur toute la ligne. Surtout à propos de leurs relations". Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Qu'ils ne faut pas les croire ? Ce souvenir ne m'apporte rien de nouveau et ne fait que renforcer ma confusion. Je lui poserai sûrement la question en rentrant. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle m'apportera plus de réponses que Maman.
« Oui... C'est compliqué, mais pour simplifier, nous étions sensés... rester ensemble pour le reste de notre vie, si je puis dire... mais finalement ce n'est pas arrivé puisque les choses se sont déroulées différemment. »
Hein ? Rester ensemble pour le reste de notre vie ? Elle veut dire qu'ils s'aimaient et sortaient ensemble, allaient possiblement se marier ? Mais ils ne sont pas ensemble là ? Je n'y comprends plus rien. Et c'est quoi cette petite grimace de dépit, là ? Elle est déçue ou quoi ? Non parce que sinon autant le dire tout de suite, comme ça hop Jack et Maman finissent ensemble, au revoir Meghan et Papa, et formons une nouvelle famille avec les enfants ! Sa réponse me donne plus de questions qu'autre chose, mais je sais que si je veux des détails, il faut que je me taise et attendent que les autres adultes réagissent. Je tourne la tête vers Elizabeth, guettant sa réaction.
Je prête à peine attention à la phrase de Miss Merrow faisant résonance avec ce qu'a dit Papa un peu plus tôt. Moi aussi je veux en savoir plus sur la relation entre Maman et l'autre homme, moi aussi je veux des réponses, moi aussi je veux tout comprendre à ce qui est en train de se passer. Mais là c'est trop pour moi, j'ai l'impression que tout vole en éclat autour de moi et que je ne peux plus rien contrôler. J'ai horreur de ce sentiment, je déteste être impuissante et, par Merlin, je crois que je ne me suis jamais autant sentie comme ça. C'est terrible, ça me ronge de l'intérieur. C'est comme un tourbillon qui m'entraine vers le fond, me fait couler sans me laisser une chance de m'accrocher quelque part pour ne pas me noyer. J'inspire bruyamment. Si je tiens encore un peu, si j'arrive à garder le contrôle encore quelques minutes, je saurai ce que je veux savoir et je n'aurai plus qu'à attendre patiemment que l'après-midi se termine. Après, on rentrera à la maison avec Papa et Maman, et tout redeviendra comme avant. On ne verra plus jamais les Merrow. Ou en tout cas, je ne les verrai plus. Je ne veux pas les recroiser. Jamais.
« Nous nous sommes rapprochés à Poudlard. Surtout quand j'étais en 5ème année et lui en 3ème année. Et après, nous nous sommes perdus de vue après nos études post-asic. »
Tandis que Jack était resté assez vague, Maman rapporte des vraies précisions. Ça me détend, et je sens mes mains se décrisper, mes épaules se redresser et mon corps se relâcher entièrement. Toute cette tension accumulée disparait d'un coup, et moi, ça me fait bizarre parce que je ne pensais pas réagir ainsi. Je ne m'étais pas rendue compte d'à quel point la situation me rendait autant anxieuse. Je cligne des yeux et relève la tête pour observer un à un les réactions des plus grands. Je remarque que Papa a l'air satisfait des réponses apportées, mais je vois quand même qu'il voudrait en savoir un peu plus. Je sais très bien ce qu'il veut connaitre, parce que moi aussi je veux apprendre la même chose. Ce qu'était leur relation, ce qu'elle est aujourd'hui. Ce qu'elle sera quand tout ce fiasco sera terminé.
Mais avant que je puisse réagir ou que la conversation ne continue, je me rends compte d'une chose. Elizabeth a répondu à la phrase que je lui avais adressée - que j'avais d'ailleurs presque oubliée. Je n'avais pas fait attention à ce qu'elle avait dit, trop occupée à m'enfoncer dans ma propre angoisse, mais maintenant que tout me parait plus clair sa réponse - et surtout son ton - ne me plait pas. Elle se croit où à oser me répondre ainsi ? C'est pas parce qu'elle a deux ans de plus que moi qu'elle peut se permettre d'être aussi sèche. Vexée, je me retourne vers elle et la fusille du regard.
« Logique que tu m'aies jamais vue, j'rentre à Poudlard en septembre. Donc oui j'ai 11 ans, bravo pour ce calcul qui avait l'air très difficile à faire. »
Avant qu'elle ne puisse rétorquer (je ne lui laisserai pas ce plaisir), je tourne la tête vers ce qui accapare actuellement mon attention. Les réponses. Je pose ma main sous mon menton pour soutenir ma tête. Tant pis si ça ne plait pas à Maman, mais c'est comme ça que je trahis mon intérêt et elle ne pourra pas m'en vouloir d'être curieuse par rapport à tout ce qu'il se passe. Mais alors que je pensais que ce serait le Père Merrow qui continuerait de parler, voilà que le petit frère d'Elizabeth se met à exprimer son avis. On lui a rien demandé, de quoi il se mêle encore ? Je me retiens de souffler, d'une part car ce serait mal vu, et d'autre part car il a complimenté Maman, et ça ça me fait sourire. La vérité sort de la bouche des enfants, alors il a forcément raison. Je sais qu'il a raison, puisque j'expérimente sa gentillesse presque tous les jours. Enfin, je la vois plus que je ne la reçois. Mais c'est du pareil au même. Maman a toujours été très douce et gentille, surtout pour aider les autres. Ce que je ne comprends pas. Je ne sais pas si c'est pour se mêler de leurs affaires ou juste par pure générosité, mais dans les deux cas je ne vois pas pourquoi elle ferait ça. À part par pitié, ça ne m'arriverait pas d'aller spontanément vers des personnes pour leur proposer mon aide. Surtout si elles refusent, la honte.
Je remercie intérieurement la Mère Merrow de poser d'autres questions. Je n'ose pas le faire moi-même, ce serait inapproprié qu'une enfant prenne part à une conversation d'adultes. Néanmoins, j'écoute la réponse de l'autre homme attentivement. Des différents entre nos deux familles ? Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Je n'ai jamais rien entendu de tel, surtout venant de- Oh... Un souvenir me revient soudainement en mémoire. Je me rappelle que lorsque Grand-mère m'apprenait les noms des familles de sang-purs, elle avait fait un commentaire à propos des Merrow. Quelque chose qui disait approximativement : "Méfie-toi d'eux, on pense les connaitre mais au final ils nous mentent sur toute la ligne. Surtout à propos de leurs relations". Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Qu'ils ne faut pas les croire ? Ce souvenir ne m'apporte rien de nouveau et ne fait que renforcer ma confusion. Je lui poserai sûrement la question en rentrant. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle m'apportera plus de réponses que Maman.
« Oui... C'est compliqué, mais pour simplifier, nous étions sensés... rester ensemble pour le reste de notre vie, si je puis dire... mais finalement ce n'est pas arrivé puisque les choses se sont déroulées différemment. »
Hein ? Rester ensemble pour le reste de notre vie ? Elle veut dire qu'ils s'aimaient et sortaient ensemble, allaient possiblement se marier ? Mais ils ne sont pas ensemble là ? Je n'y comprends plus rien. Et c'est quoi cette petite grimace de dépit, là ? Elle est déçue ou quoi ? Non parce que sinon autant le dire tout de suite, comme ça hop Jack et Maman finissent ensemble, au revoir Meghan et Papa, et formons une nouvelle famille avec les enfants ! Sa réponse me donne plus de questions qu'autre chose, mais je sais que si je veux des détails, il faut que je me taise et attendent que les autres adultes réagissent. Je tourne la tête vers Elizabeth, guettant sa réaction.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Réminiscences du passé
Les sourcils légèrement froncés, à cause de la situation ou du café la fillette n'arrivait décidément pas à se décider, Elizabeth regardait attentivement son père et la mère Houston, pour guetter la moindre petite réaction qui pourrait l'aider à comprendre un peu mieux la situation. Elle avait presque envie de prendre la parole pour leur demander d'abréger et d'expliquer avec des termes plus simples et plus concrets la réalité. Parce qu'une chose était sûre: la vérité finissait toujours par éclater. Et selon la jeune Poufsouffle, révéler la nature de leur relation maintenant serait bien plus qu'une solution astucieuse. Alors qu'elle tentait de trouver toutes les hypothèses possibles et inimaginables, elle se fit interrompre par Ashley, qui avait répondu sèchement à sa dernière prise de parole. Elizabeth cligna des yeux, déconcertée par cette réaction, et lui lança un regard interrogateur. Son intervention n'avait pas été aussi sympathique qu'elle l'aurait souhaité. Elle oublia vite ce différend pour se concentrer à nouveau sur les adultes, surtout sur les paroles de la mère d'Ashley, qui offraient des pistes de réponses intéressantes. "Rester ensemble pour le reste de notre vie". Si Elizabeth avait bien compris, elle voulait clairement dire qu'ils auraient du se marier, mais que ce n'était pas le cas à cause de différentes raisons non explicitées. En entendant ces mots, la jeune Merrow se mordit la langue violemment, et regarda son père, les yeux écarquillés: étaient-ils amoureux par le passé ? Et était-ce le cas encore aujourd'hui ? Ce qui déconcertait la fillette était également la grimace de Miss Houston, qu'elle n'arrivait pas à interpréter. Et le regard de son père... Qui paraissait nostalgique ? Étaient-ils en train de regretter ? Elizabeth sentit la panique la submerger, et afin de se contrôler, elle devait absolument s'accrocher à quelque chose, n'importe quoi. Les yeux emplis d'angoisse, elle chercha du soutient auprès des adultes, mais elle réalisa que son père était plongé dans une sorte de contemplation du passé, tandis que son petit frère ne suivait absolument rien à la conversation, préférant finir son goûter. Puis son regard tomba dans celui de sa mère. Meghan était toujours aussi calme, mais en l'observant dans les yeux, Elizabeth détecta une pointe d'incompréhension et d'amertume. Voyant l'état de panique de sa fille, la blonde lui fit discrètement signe de contrôler sa respiration, lui offrant un regard rassurant. Ce qui ne manqua pas de déconcerter la fillette, pensant qu'elle n'allait pas faire attention à elle. Mais la jeune Poufsouffle suivit le rythme du doigt de sa mère pour prendre le temps de respirer, et par conséquent, de se calmer. Pendant cet exercice, Jack était revenu à la réalité et avait reprit la parole:
- C'est exact. Histoire quelque peu complexe mais qui reste tout de même passionnante. Cela remonte à bien longtemps [léger soupir] Cependant, tous les souvenirs demeurent ancrés dans mon esprit.
En écoutant parler son père, Elizabeth commençait sérieusement à s'irriter. Après l'angoisse, la colère. Il ne cessait de s'exprimer pour complexifier les choses, et elle ne comprenait strictement rien à ce qu'il racontait. Pourquoi parlait-il de la sorte ? Il détournait toujours le sujet principal pour tout embellir mais ne rien ajouter. La jeune Poufsouffle remercia du regard sa mère, avant de jeter un coup d'oeil à Ashley: elle semblait vouloir lui dire "Je vais me lancer, j'en ai marre de cette situation". Soudainement prise d'une vivacité et d'un courage inattendus, elle ne vacilla pas un instant avant de demander à Jack, en le regardant droit dans les yeux:
- Mais papa, je comprends pas là... Je sais que c'est une histoire d'adulte, mais j'aimerais comprendre: miss Houston est une sorte de... concubine ou partenaire ? Vu comment vous parlez, je sais pas quoi en déduire moi !
Après ses paroles, un silence s'installa à la table. Pendant quelques secondes Elizabeth ne s'était pas rendue compte de ce qu'elle venait de dire, et avant de se cacher sous la table à cause de ses paroles très peu correctes, Meghan, les yeux écarquillés, rompit le silence, pâle de colère:
- Elizabeth ! Excuses toi immédiatement ! Ce n'est pas une manière de s'exprimer à table, surtout en présence d'invités ! On va avoir une sérieuse conversation dans quelques minutes. Isabel, John, et également Ashley, je suis vraiment navrée pour... l'interprétation médiocre... Non, pour être plus correct, absolument désastreuse d'Elizabeth. Je ne sais pas ce qu'il lui a pris, ce n'est pas dans ses habitudes...
La blonde fusilla Elizabeth du regard, avant de regarder Jack pour lui demander de renchérir. Cependant, ce dernier, qui était fortement déconcerté par les propos de sa fille quelques minutes plus tôt, éclata soudainement de rire. Mère et fille froncèrent les sourcils, et même Steven, qui était concentré sur son goûter, releva la tête en direction de son père, en cherchant à comprendre la blague. La jeune Poufsouffle était pâle, et regrettait ses propos, mais la réaction de son père la détendit quelque peu. Il semblait réellement prendre la situation à la légère, et particulièrement les propos de sa fille. Il essuya les larmes qui s'étaient accumulées aux coins de ses yeux avant de reprendre son sérieux et de prendre la parole:
- Veuillez m'excuser, cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu une sottise aussi monumentale... Surtout pas de la bouche de ma fille.
La tête baissée, honteuse, Elizabeth s'excusa en s'inclinant plusieurs fois vers les adultes, refusant de relever les yeux. Comment avait-elle pu passer de l'angoisse à l'expression de tels propos ?
- C'est exact. Histoire quelque peu complexe mais qui reste tout de même passionnante. Cela remonte à bien longtemps [léger soupir] Cependant, tous les souvenirs demeurent ancrés dans mon esprit.
En écoutant parler son père, Elizabeth commençait sérieusement à s'irriter. Après l'angoisse, la colère. Il ne cessait de s'exprimer pour complexifier les choses, et elle ne comprenait strictement rien à ce qu'il racontait. Pourquoi parlait-il de la sorte ? Il détournait toujours le sujet principal pour tout embellir mais ne rien ajouter. La jeune Poufsouffle remercia du regard sa mère, avant de jeter un coup d'oeil à Ashley: elle semblait vouloir lui dire "Je vais me lancer, j'en ai marre de cette situation". Soudainement prise d'une vivacité et d'un courage inattendus, elle ne vacilla pas un instant avant de demander à Jack, en le regardant droit dans les yeux:
- Mais papa, je comprends pas là... Je sais que c'est une histoire d'adulte, mais j'aimerais comprendre: miss Houston est une sorte de... concubine ou partenaire ? Vu comment vous parlez, je sais pas quoi en déduire moi !
Après ses paroles, un silence s'installa à la table. Pendant quelques secondes Elizabeth ne s'était pas rendue compte de ce qu'elle venait de dire, et avant de se cacher sous la table à cause de ses paroles très peu correctes, Meghan, les yeux écarquillés, rompit le silence, pâle de colère:
- Elizabeth ! Excuses toi immédiatement ! Ce n'est pas une manière de s'exprimer à table, surtout en présence d'invités ! On va avoir une sérieuse conversation dans quelques minutes. Isabel, John, et également Ashley, je suis vraiment navrée pour... l'interprétation médiocre... Non, pour être plus correct, absolument désastreuse d'Elizabeth. Je ne sais pas ce qu'il lui a pris, ce n'est pas dans ses habitudes...
La blonde fusilla Elizabeth du regard, avant de regarder Jack pour lui demander de renchérir. Cependant, ce dernier, qui était fortement déconcerté par les propos de sa fille quelques minutes plus tôt, éclata soudainement de rire. Mère et fille froncèrent les sourcils, et même Steven, qui était concentré sur son goûter, releva la tête en direction de son père, en cherchant à comprendre la blague. La jeune Poufsouffle était pâle, et regrettait ses propos, mais la réaction de son père la détendit quelque peu. Il semblait réellement prendre la situation à la légère, et particulièrement les propos de sa fille. Il essuya les larmes qui s'étaient accumulées aux coins de ses yeux avant de reprendre son sérieux et de prendre la parole:
- Veuillez m'excuser, cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu une sottise aussi monumentale... Surtout pas de la bouche de ma fille.
La tête baissée, honteuse, Elizabeth s'excusa en s'inclinant plusieurs fois vers les adultes, refusant de relever les yeux. Comment avait-elle pu passer de l'angoisse à l'expression de tels propos ?
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)