Ils ont été... oubliettés !

Les deux amies n'eurent pas vraiment le temps de se demander si, ouvrir ou non la porte de force, était la meilleure solution, que celle-ci s'ouvrit toute seule. A peine ouverte, les filles furent surprises d'en voir sortir Constance un peu gênée. Pas besoin d'être psychomage pour voir que dans ses yeux, dans son attitude, quelque chose n'allait pas, n'allait vraiment pas. Leur camarade n'osait visiblement pas soutenir leur regard, et ce geste inquiéta encore plus Éli.
Amy n'avait pas l'air plus rassurée puisqu'elle dégaina directement son instinct protecteur, et chercha le soutien d'Éli pour appuyer sa révolte.

- Mais trop ! Qu'ils essayent pour voir, on n'a pas l'air comme ça, mais ensemble on peut tous les dégommer ces faces de trolls ! Relevant directement la tête, déterminée, Éli acquiesça à Amy avant de retourner son attention vers Constance.

La jeune pouffys reprochait tellement aux autres de ne rien voir sur son état, sur sa maladie, elle avait tellement été en colère contre tout et tout le monde ces dernières semaines, qu'elle n'avait pas assez fait attention à ses amies. En voyant Constance dans cet état, Éli se rendait bien compte qu'elle n'avait pas été assez présente pour elle, trop focalisé sur sa petite personne. Il fallait qu'elle fasse plus attention pour ne pas les perdre, sa bande de copines était bien trop précieuse.

Elle se retourna pour attraper un papier main dans le distributeur tout proche des lavabos, et le tendit à son amie.

- Racontes nous...

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

Ils ont été... oubliettés !
Orla était rentrée de ses vacances avec un esprit pour le moins partagé. Partagé entre la soif d'en apprendre plus sur sa famille et sur ses parents, soif qu'elle avait certes quelque peu étanchée pendant son séjour chez son grand-père, mais dont elle ne pouvait se départir pour autant. Or, pour satisfaire ce désir, il lui aurait fallu passer le reste du mois, que dis-je, le reste de l'année, avec Gismond Joseph LeFer. Mais le calendrier géorgien et scolaire en avait décidé autrement.

Partagé entre cette soif et cependant, la joie d'arpenter à nouveau les couloirs du château, dont la nostalgie lui était venue après qu'elle eût passé cet agréable moment avec Amy et sa famille. Certes, le mystère de la grotte de son grand-père n'avait pas perdu de son charme, mais à ce charme était aussi attaché une… Dangerosité qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer. Une magie sournoise produisait un bruit sourd dans les parois de la demeure de son grand-père. Cela, elle le sentait, quand bien même elle ne le comprît pas. Du moins, pas avec des mots. La raison. Et c'est bien cela qui la frustrait, qui rendait ses idées bouillonnantes d'hypothèses et de conjectures, encore plus que d'habitude. Car jamais Orla LeFer ne s'était confrontée à un problème impossible à résoudre. D'une manière ou d'une autre, elle s'en sortait. Alors pourquoi continuait-elle de buter sur les mêmes interrogations, les mêmes doutes ? C'était une question insoluble, et pourtant, insoluble n'était pas LeFer, pensait-elle.

Pour l'heure, Orla avait décidé de mettre ses questions sans réponse de côté. La familiarité du château, l'ambiance au terrier, tout cela aidait sans aucun doute à soulager son esprit. Le cours de vol avait été le bienvenu aussi de ce point de vue. S'envoler dans les airs, se laisser porter par les courants, et puis remonter immédiatement en chandelle, les yeux à moitié fermés… Quel pied ! Mais là aussi, il avait fallu redescendre.

L'euphorie du vol sur balai tambourinant encore dans sa poitrine, Orla n'avait même pas pris la peine de se changer. Comme souvent pendant un après-midi de libre, s'il n'était pas passé à réviser avec Mary, Orla en profitait pour faire une petite balade dans le château. C'était devenu sa routine, d'aussi loin qu'elle se souvenait, en première année. Saluer les armures, prendre des nouvelles des personnages des tableaux, se laisser aller aux caprices des escaliers – ces activités sans queue ni tête étaient plus que propices à la réflexion, ou au contraire au relâchement, à la détente.

Une étape incontournable pendant ces promenades en solitaire était les toilettes des filles. Le vol, c'était bien, mais se débarbouiller ensuite l'était tout autant. Orla poussa la porte et, sans un regard pour les filles qu'elle était susceptible de surprendre, se dirigea vers les lavabos. Elle leva les yeux vers son reflet, à qui elle rendit un sourire, gêné cependant par une égratignure qu'elle s'était faite pendant les vacances. Elle ne comptait pas s'y attarder et allait passer la tête sous le filet d'eau, lorsqu'elle aperçut enfin Amy et Élisabeth. Orla se retourna vers elles et dit avec un ton enjoué :
« Ben alors les filles ? Je croyais que les réunions secrètes, c'était à la cabane ? »

Elle s'approcha d'elles, et se rendit compte à contretemps que l'heure n'était en fait ni aux plaisanteries, ni aux réunions secrètes entre copines. Orla entrouvrit la bouche en voyant Constance, l'air profondément bouleversé, qui venait, semblait-il, de sortir d'un cabinet. Jamais au grand jamais Orla n'avait vu son amie dans un tel état. « Oh… Constance. », articula-t-elle, les sourcils haussés et les lèvres tremblantes. Elle ne put rien dire de plus, tant elle était gênée par son arrivée en fanfare qui ne correspondait pas à l'humeur de ses plus proches amies. Orla avait la gorge sèche, sa langue semblait s'être collée à son palais. Que diable se passait-il ?

S'il y a encore de la place pour une Orla à l'intelligence émotionnelle d'un escargot et confuse par la situation, me voici ! N'hésitez pas si quelque chose ne va pas.

| #8c2f39 | 4e année RP (49-50) |
"Un mental d'acier dans une robe de sorcière." (Sigmund Charleston)

Ils ont été... oubliettés !
La voix douce et inquiète d'Amy résonna entre nous, faisant ce que je ne parvenais pas à faire : briser le silence. Je déglutis et mes yeux remontèrent furtivement de mes chaussures à son visage, puis passèrent à celui d'Eli puis redescendirent tout aussi rapidement. C'était sûr. Elles étaient inquiètes. Je devais être dans un piteux état. Je sentais mes traits tirés, comme lessivée. Oui, j'étais comme sortie d'une machine à laver avant la fin de son cycle : complètement trempée de mes sombres pensées. Dégoulinante. Je ne peux rien y faire, mes lèvres tremblent et je dois faire appel à toute ma concentration pour ne pas refondre en larmes devant elles. Je me sens mal, mais le fait qu'elles me voient ainsi - c'est bête, je sais - ne fait qu'augmenter mon sentiment de mal-être. Je ne voulais tellement pas les inquiéter mais je ne sens plus aucune force en moi pour mettre ce masque sur mon visage.
Peut être est-ce le moment de leur révéler la vérité ?
Un mouvement, un bruit de papier, la voix d'Eli me fait machinalement relever mon regard et mon attention à son encontre. Le papier absorbant tendu et ces mots achevèrent de me décider. Cela paraissait tellement plus simple de leur raconter plutôt que de garder tout ça à l'intérieur de ma tête.

Sentant mes yeux s'embuer de nouveau - Eli, après tout, les avaient rencontré - je saisis le papier et tamponne prestement mes yeux, ma bouche encore tremblante.
Finalement, la gorge serrée, je parviens à articuler d'une voix fragile :
- C'est Johann et Michael.

L'arrivée d'une nouvelle personne dans les toilettes me fit sursauter et je recule d'un pas, me cognant à la paroi des toilettes. Me frottant l'épaule, je tend le cou pour tenter d'apercevoir l'intrus.e.
Sauf que ce n'était pas une intruse. C'était Orla. Le groupe de la cabane de l'amitié était alors entièrement réunit. Etait-ce un signe ?
Je n'en savais rien mais lorsque celle-ci arriva, toute joyeuse vers nous, je ne sais pas sur quel pied danser. J'aurais voulu poser un sourire nonchalant sur mes lèvres, j'aurais voulu hausser les épaules et articuler un "ça va" mais je n'en ai pas la force. Comme indiqué plus tôt, je me sens mal, lessivée et dégoulinante de mes émotions sans dessus dessous.

Pour toute réponse, je plie le papier entre mes doigts et me mouche.

- J'suis désolée que vous me voyez dans cet état-là. C'était pas prévu. Mais... j'me sens trop mal, là.
M'adossant contre la paroi, je baisse la tête, ne sachant pas par où commencer.

433 - @Amy Stenford @Élisabeth Willis et @Orla LeFer - merci à vous d'être là pour elle <3

6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire: