La religion est l'opium du peuple
Venait-il sincèrement de rouler des yeux devant moi ?! La moindre des choses que je pouvais accorder à ce sale marmot, c'était qu'il semblait avoir du cran. Je levai les yeux à mon tour. Évidement que ce n'était pas du cran. C'était de la stupidité aveugle, causé par l'endoctrinement absurde de son éducation... Pourquoi je me fatiguai déjà ? Ah oui, c'est vrai. Je suis infernale. Un sourire carnassier déforma mes lèvres lorsqu'il me désigna enfin un innocent rocher visible en contrebas. Pauvre de lui. Pour un effet théâtral dramatique, il faut dire que j'avais le sens du spectacle, je claquai des doigts pour attirer son attention sur eux afin que je puisse bouger ma baguette.
En un battement de cils, un éclair s'abattit sur ce rocher, le marquant de sa puissance, je fus même fière de constater qu'il s'était fendu en deux. Je ne pus retenir le frisson de plaisir qui monta en moi. Je secouai la tête doucement.
- Les miracles qu'on lui attribue, je peux les accomplir d'un claquement de doigts.
Je levai ensuite mes bras en direction du ciel, laissant battre mes cheveux dans le vent, avant faire tomber une pluie de grêlons et foudroyer la zone tout autour de nous, saturant l'air d'électricité statique. Un regard fou se lisait sur mon visage. Puis je fus lassée. Je soupirai, et posai à nouveau mon index sur la tête du gosse pour nous ramener au Chaudron dans un claquement de fouet. Il ne s'était même pas écoulé deux minutes depuis notre départ, et je nous séchai d'un geste de baguette.
Après avoir regardé les alentours, je fis léviter les commandes en direction des tables, histoire de tout de même finir mon travail, tandis que je repassai de l'autre côté du comptoir. Je secouai la tête pour réorganiser mes cheveux, désormais légèrement emmêlés, avant de les rattacher eh chignon grossier que je fit tenir avec ma baguette. Mes poings se posèrent sur le comptoir alors que je plongeai mon regard dans celui du gosse.
- Je suis homosexuelle. Si ton dieu existait vraiment, et si c'était réellement contre-nature, crois-tu qu'il m'aurait laissé avoir tous ces pouvoirs ? Ou alors, pire encore pour toi, il existe, mais n'en a rien à secouer.
Je fis craquer ma nuque, avant de pointer un index accusateur tandis que mon regard perdait toute sa patience.
- Mêle-toi de ce qui se passe dans ton pantalon, et ne te mêle pas de ce qui se passe dans celui des autres. Sinon je ne donne pas cher de ta peau.
Je laissai ensuite échapper un claquement de langue avant de me détourner pour récupérer une bouteille d'eau gazeuse pour me servir un verre. Dans mon esprit, le problème était désormais réglé, et j'attendais qu'il décampe.
En un battement de cils, un éclair s'abattit sur ce rocher, le marquant de sa puissance, je fus même fière de constater qu'il s'était fendu en deux. Je ne pus retenir le frisson de plaisir qui monta en moi. Je secouai la tête doucement.
- Les miracles qu'on lui attribue, je peux les accomplir d'un claquement de doigts.
Je levai ensuite mes bras en direction du ciel, laissant battre mes cheveux dans le vent, avant faire tomber une pluie de grêlons et foudroyer la zone tout autour de nous, saturant l'air d'électricité statique. Un regard fou se lisait sur mon visage. Puis je fus lassée. Je soupirai, et posai à nouveau mon index sur la tête du gosse pour nous ramener au Chaudron dans un claquement de fouet. Il ne s'était même pas écoulé deux minutes depuis notre départ, et je nous séchai d'un geste de baguette.
Après avoir regardé les alentours, je fis léviter les commandes en direction des tables, histoire de tout de même finir mon travail, tandis que je repassai de l'autre côté du comptoir. Je secouai la tête pour réorganiser mes cheveux, désormais légèrement emmêlés, avant de les rattacher eh chignon grossier que je fit tenir avec ma baguette. Mes poings se posèrent sur le comptoir alors que je plongeai mon regard dans celui du gosse.
- Je suis homosexuelle. Si ton dieu existait vraiment, et si c'était réellement contre-nature, crois-tu qu'il m'aurait laissé avoir tous ces pouvoirs ? Ou alors, pire encore pour toi, il existe, mais n'en a rien à secouer.
Je fis craquer ma nuque, avant de pointer un index accusateur tandis que mon regard perdait toute sa patience.
- Mêle-toi de ce qui se passe dans ton pantalon, et ne te mêle pas de ce qui se passe dans celui des autres. Sinon je ne donne pas cher de ta peau.
Je laissai ensuite échapper un claquement de langue avant de me détourner pour récupérer une bouteille d'eau gazeuse pour me servir un verre. Dans mon esprit, le problème était désormais réglé, et j'attendais qu'il décampe.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
La religion est l'opium du peuple
En de très rares occasions, Agatha se laissait porter par la rage. Cela débutait d'habitude par une vague d'inquiètude, puis de soulagement suivit par la colère, plus ou moins contenue. Cela pouvait arriver après qu'Izel se soit inutilement mise en danger, ou lors de maladresses d'autrui.
Stéphanie Lillith, à 15h35 cet après midi là, venait de faire passer sa patronne par tout ces états. Elle observait sans vraiment voir dans un coin le Chaudron vivre, lorsque l'Incident était arrivé. Si Agatha, comme lorsqu'elle était jeune, tenait un cahier d'horaire, voici comment il se serait présenter.
15h 30 : Stéphanie vient ENCORE de donner un verre à une jolie femme. Cela. ne m'irrite. Pas.
15h35 : Repérée à 14 heures : Lillith, en train d'aborder rudement un jeune enfant.
15h37 : Lillith en pleine démonstrations de sortilèges pour aucune raison en plein milieu du service. Nous aurons un mot dessus, notamment celui de ne pas servir de vins aux enfants de quelques manières que ce soit.
15h 40 : ELLE A TRANSPLANE AVEC LE GAMIN. Je vais la ... Je vais la ... Un enfant ! Sans prévenir personne pour aucune raison ... A t'elle conscience ?
15h 42 : Liste des potentiels ennuis à venir : - les parents du gamin attaquent Lillith et le Chaudron pour enlèvement d'enfant
- Désarticulation du petit pendant le transplanage de force
- Les parents du gamins attaquent Lillith et le Chaudron pour enlevement et blessures sur un enfant.
- Un journaliste met sa patte sur l'affaire
- Le Chaudron prend un mauvais article de journal.
La serveuse et le jeune garçon -miraculeusement sauf- apparurent avant que cette liste puisse s'étoffer comme l'aurait voulu la gérante. Mais pour Agatha, le petit jeu avait assez duré. Elle s'avança à grandes enjambées à travers la salle pour atteindre le comptoir. Sa serveuse était en train de se servir un verre le plus banalement du monde, ce qui ne fit que monter la colère de sa patronne. Calmement, elle se saisit du verre avant que Stéphanie ait pu le boire, et l'écarta. Ce n'était pas le moment de se désaltérer, mais d'assumer les conséquences de ses actions. Sa voix restait calme, mais chaque seconde augementait la rage de son ton.
- Lillith, vous ne bougez plus.
Elle se baissa ensuite à la hauteur de l'enfant.
- Veuillez accepter mes plus plates excuse pour ce qui vient de se produire, monsieur ... ? Stéphanie vient de briser toutes les règles de conduite de ce lieux. Vous allez bien ? Pas trop secoué par le transplanage ? Si vous voulez bien attendre ici, je reviens tout de suite.
Elle fusilla du regard son employée, avant de l'entrainer sa bureau. Elle referma la porte, avant de s'exprimer.
- Lillith ! A quoi pensiez vous ? Enlever un enfant en transplanage forcé en plein milieux du service ? Vous voulez qu'on soit tous inculpés pour enlèvement d'enfant ? Ou vous pensiez vous tirer discrètement d'affaire pour cette petite escapade ? Refléchissez vous UNE FOIS avant d'agir ?
Elle se souvenait du film ratatouille, regardé pendant son enfance. Le méchant petit chef de cuisine hurlait, si ses souvenirs étaient bons : vous êtes viré ! viré ! Ne voulant pas copier ce pathétique petite homme, Agatha lachat lacoliquement.
- Vous êtes virée.
Ceci dit, elle était curieuse d'entendre la version de l'histoire de son ex serveuse.
Stéphanie Lillith, à 15h35 cet après midi là, venait de faire passer sa patronne par tout ces états. Elle observait sans vraiment voir dans un coin le Chaudron vivre, lorsque l'Incident était arrivé. Si Agatha, comme lorsqu'elle était jeune, tenait un cahier d'horaire, voici comment il se serait présenter.
15h 30 : Stéphanie vient ENCORE de donner un verre à une jolie femme. Cela. ne m'irrite. Pas.
15h35 : Repérée à 14 heures : Lillith, en train d'aborder rudement un jeune enfant.
15h37 : Lillith en pleine démonstrations de sortilèges pour aucune raison en plein milieu du service. Nous aurons un mot dessus, notamment celui de ne pas servir de vins aux enfants de quelques manières que ce soit.
15h 40 : ELLE A TRANSPLANE AVEC LE GAMIN. Je vais la ... Je vais la ... Un enfant ! Sans prévenir personne pour aucune raison ... A t'elle conscience ?
15h 42 : Liste des potentiels ennuis à venir : - les parents du gamin attaquent Lillith et le Chaudron pour enlèvement d'enfant
- Désarticulation du petit pendant le transplanage de force
- Les parents du gamins attaquent Lillith et le Chaudron pour enlevement et blessures sur un enfant.
- Un journaliste met sa patte sur l'affaire
- Le Chaudron prend un mauvais article de journal.
La serveuse et le jeune garçon -miraculeusement sauf- apparurent avant que cette liste puisse s'étoffer comme l'aurait voulu la gérante. Mais pour Agatha, le petit jeu avait assez duré. Elle s'avança à grandes enjambées à travers la salle pour atteindre le comptoir. Sa serveuse était en train de se servir un verre le plus banalement du monde, ce qui ne fit que monter la colère de sa patronne. Calmement, elle se saisit du verre avant que Stéphanie ait pu le boire, et l'écarta. Ce n'était pas le moment de se désaltérer, mais d'assumer les conséquences de ses actions. Sa voix restait calme, mais chaque seconde augementait la rage de son ton.
- Lillith, vous ne bougez plus.
Elle se baissa ensuite à la hauteur de l'enfant.
- Veuillez accepter mes plus plates excuse pour ce qui vient de se produire, monsieur ... ? Stéphanie vient de briser toutes les règles de conduite de ce lieux. Vous allez bien ? Pas trop secoué par le transplanage ? Si vous voulez bien attendre ici, je reviens tout de suite.
Elle fusilla du regard son employée, avant de l'entrainer sa bureau. Elle referma la porte, avant de s'exprimer.
- Lillith ! A quoi pensiez vous ? Enlever un enfant en transplanage forcé en plein milieux du service ? Vous voulez qu'on soit tous inculpés pour enlèvement d'enfant ? Ou vous pensiez vous tirer discrètement d'affaire pour cette petite escapade ? Refléchissez vous UNE FOIS avant d'agir ?
Elle se souvenait du film ratatouille, regardé pendant son enfance. Le méchant petit chef de cuisine hurlait, si ses souvenirs étaient bons : vous êtes viré ! viré ! Ne voulant pas copier ce pathétique petite homme, Agatha lachat lacoliquement.
- Vous êtes virée.
Ceci dit, elle était curieuse d'entendre la version de l'histoire de son ex serveuse.
Gérante du Chaudron Baveur
#823f0d
En absence pour le moment - je vous réponds des que possible !
La religion est l'opium du peuple
TW: homophobie
Bien qu’impressionné par la démonstration de la serveuse, Augustin tentant de garder un visage aussi neutre que possible: il était hors de question qu’il ne lui donne raison!
"Vous pouvez tenter d’égaler Dieu autant que vous le voudrez, mais une fois dev-"
Sans grande surprise, la plus âgée n’eu que faire des belles paroles du jeune garçon et le fit transplaner de nouveau sans même le laisser terminer sa phrase… Le même schéma se reproduisit alors de nouveau: il sentit ses pieds quitter le sol, tout se mit à tourner autour de lui, puis il re atterri sur le plancher du Chaudron Baveur après seulement quelques infimes secondes. Une nouvelle nausée remonta jusqu’en haut de sa gorge le forçant à plaquer sa main contre ses lèvres le temps d’un instant. Puis, ses esprits repris, il se releva de toute sa hauteur:
"Arrêtez de faire ça! C’est insupportable!"
Pour ne pas changer, Stéphanie ne répondit pas à sa remarque et le fit même taire d’un signe du doigt avant d’entamer un court monologue… Pff comme si c’était une surprise qu’elle soit homo, y’a vraiment qu’eux pour être si stupides à l’égard de Dieu… Mais alors qu’il pensait qu’il allait à son tour pouvoir lui desservir son propre monologue sur le fait que le Seigneur avait cessé de se préoccuper des Hommes dès l’instant où Ève avait croqué dans la pomme, Augustin fut de nouveau interrompue par une femme plus âgée cette fois-ci…
Tout se passa très vite, et en à peine quelques secondes, la dénommée Lilith s’était faite emportée par ce qui semblait être sa supérieur jusqu’à un bureau. Sans même y réfléchir à deux fois, le garçon les suivit discrètement, collant son oreille contre la porte. Était-ce mal ? Sans doute, mais cela en valait bien la peine après tout! Il ne perçue que quelques morceaux de phrases étouffées… « en plein milieux du service », «Refléchissez vous une fois avant d'agir ? », « Vous êtes virée. »
Virée… Si ça ce n’était pas un bon retour du bâton. Elle avait tenté d’humilier un enfant de l’Eglise et la voilà recevant ce qu’elle méritait! N’est-ce pas là la preuve même de l’existence d’un Dieu juste?
Il ne lui fallut pas attendre bien longtemps avant de voir la serveuse sortir du bureau, la tête haute, un étrange sourire sur le visage. Sans la moindre hésitation, le jeune Darcy se plaça devant elle pour lui faire barrage, affichant un sourire plein de fierté et d’arrogance.
"Si vous aviez lu la Bible, vous sauriez quel sort réserve Dieu pour les pratiquantes du lesbianisme comme vous. Continuez ainsi et un jour c’est en enfer que vous finirez."
Bien qu’impressionné par la démonstration de la serveuse, Augustin tentant de garder un visage aussi neutre que possible: il était hors de question qu’il ne lui donne raison!
"Vous pouvez tenter d’égaler Dieu autant que vous le voudrez, mais une fois dev-"
Sans grande surprise, la plus âgée n’eu que faire des belles paroles du jeune garçon et le fit transplaner de nouveau sans même le laisser terminer sa phrase… Le même schéma se reproduisit alors de nouveau: il sentit ses pieds quitter le sol, tout se mit à tourner autour de lui, puis il re atterri sur le plancher du Chaudron Baveur après seulement quelques infimes secondes. Une nouvelle nausée remonta jusqu’en haut de sa gorge le forçant à plaquer sa main contre ses lèvres le temps d’un instant. Puis, ses esprits repris, il se releva de toute sa hauteur:
"Arrêtez de faire ça! C’est insupportable!"
Pour ne pas changer, Stéphanie ne répondit pas à sa remarque et le fit même taire d’un signe du doigt avant d’entamer un court monologue… Pff comme si c’était une surprise qu’elle soit homo, y’a vraiment qu’eux pour être si stupides à l’égard de Dieu… Mais alors qu’il pensait qu’il allait à son tour pouvoir lui desservir son propre monologue sur le fait que le Seigneur avait cessé de se préoccuper des Hommes dès l’instant où Ève avait croqué dans la pomme, Augustin fut de nouveau interrompue par une femme plus âgée cette fois-ci…
Tout se passa très vite, et en à peine quelques secondes, la dénommée Lilith s’était faite emportée par ce qui semblait être sa supérieur jusqu’à un bureau. Sans même y réfléchir à deux fois, le garçon les suivit discrètement, collant son oreille contre la porte. Était-ce mal ? Sans doute, mais cela en valait bien la peine après tout! Il ne perçue que quelques morceaux de phrases étouffées… « en plein milieux du service », «Refléchissez vous une fois avant d'agir ? », « Vous êtes virée. »
Virée… Si ça ce n’était pas un bon retour du bâton. Elle avait tenté d’humilier un enfant de l’Eglise et la voilà recevant ce qu’elle méritait! N’est-ce pas là la preuve même de l’existence d’un Dieu juste?
Il ne lui fallut pas attendre bien longtemps avant de voir la serveuse sortir du bureau, la tête haute, un étrange sourire sur le visage. Sans la moindre hésitation, le jeune Darcy se plaça devant elle pour lui faire barrage, affichant un sourire plein de fierté et d’arrogance.
"Si vous aviez lu la Bible, vous sauriez quel sort réserve Dieu pour les pratiquantes du lesbianisme comme vous. Continuez ainsi et un jour c’est en enfer que vous finirez."
Actions de Stéphanie vues avec sa plume
Ancienne plume de Tiffanie Shell
#4f5504
La religion est l'opium du peuple
TW : éducation sexuelle sans pincettes
Juste après avoir terminé ma su-blime rengaine contre ce sale gosse, voilà qu'une trouble-fête décida de rejoindre la nôtre. Aïe, bon, il est vrai qu'après réflexion, j'aurais pu agir plus discrètement, non ? Mais en même temps, ce gosse était tellement irritant... Lorsqu'elle me retira mon verre des mains, je les levai d'un air innocente, un sourire amusé aux lèvres.
- Ouuh... Attention, je ne bouge plus surtout.
Je pouffai de rire, croisai les bras sur ma poitrine en la regardant s'inquiéter pour ce sale gosse. Ouh le pauvre petit, c'est vrai qu'il devait être bien secoué, le malheureux, d'avoir ainsi vu ses absurdes croyances s'effondrer devant l'implacable réalité ? Ah oui, c'est vrai aussi que le premier transplanage fait très souvent vomir. Inconsciemment, je pense que j'espérais que ça arrive, ça lui aurait fait les pieds. En levant les yeux au ciel, je mimai le mouvement des lèvres de ma patronne, agitant ma tête en rythme. Lorsqu'elle me fusilla du regard, je dissimulai mon sourire derrière le dos de ma main, avant de me laisser entraîner par cette dernière. Audacieuse la grande.
J'écoutai sans l'entendre sa petite litanie ennuyeuse. Ah, voilà ce qui m'ennuyait ici... C'est bon, j'avais trouvé. Les bras croisés sur la poitrine, plongeant mon regard dans le sien, j'attendais avec impatience qu'elle termine. J'étais obligée de baisser la tête pour la regarder, à la longue, je risquais un torticolis... Ah, comme je m'amusais ! J'attendis une seconde après qu'elle m'ait annoncé mon renvoi, arquant un sourcil.
- C'est bon ? T'as fini ?
Je réfléchis un instant en penchant ma tête sur le côté, me frottant le menton du pouce et de l'index. Puis, un sourire démoniaque naquit sur mes lèvres, et je dus me retenir d'éclater de rire. Je pointai mes deux index sur elle, avant d'éclater de rire. Bon, j'avais pas pu me retenir au final.
- Vi-quoi ? Je ne suis pas certaine d'avoir bien entendu.
Je pouffai de rire, fière de ma connerie.
- C'est possible de virer quelqu'un qui démissionne ? La-la-la, j'ai rien entendu. Pour les modalités, considères juste l'abandon de post, tu me rendrais un GRAND service.
Sans même attendre un instant sa potentielle réaction, je pivotai souplement sur moi-même pour ouvrir la porte, sortir, puis la refermer derrière moi. Dégainant ma baguette, je croisai à nouveau le regard du sale gosse. Je levai les yeux au ciel en claquant de la langue. D'un mouvement de baguette, je fis léviter toutes mes affaires, les visualisant dans ma chambre, que je rangeais magiquement dans leur valise. J'avais donc environ une minute pour conclure magnifiquement ma sortie.
Un sourire mauvaise, une idée proprement géniale. Pour une fois dans ma vie, je remerciai mes vieux de m'avoir fait lire la bible. Je m'accroupis face à lui, le visage angélique, un sourire malsain.
- Mais dis-moi, sale gosse, tu ne trouves pas ça étrange que ton petit bouquin absurde condamne l'homosexualité ? Je dis ça, parce que si ton petit dieu a fait les hommes à son image... Ah, tu n'as pas l'air de savoir.
Je m'approchai souplement de lu pour lui chuchoter à l'oreille, d'un air triomphant.
- Le point du plaisir des hommes, le point P, se situe dans l'arrière-train. Si si, tu vérifieras. Alors donc, si dieu a fait les hommes à son image... ça veut dire que ton dieu est homosexuel, si on suis votre logique, non ? Auquel cas, je me rapproche davantage de lui que toi, tu ne trouve pas ça ironique ?
Je me redressai ensuite, aussi souple qu'une chatte, un sourire toujours aussi vicieux aux lèvres.
- Quoique, ai-je vraiment envie de ressembler à un mec bizarre qui a fait tomber enceinte une pauvre gamine de 14 ans sans même consentement ?.. Pas sûre.
Après avoir éclaté d'un rire cristallin, je bondis sur une table, puis je fis venir une bouteille de Whisky à ma main, avant de lancer une poignée de pièces sur le comptoir. Je débouchai la bouteille, avant de la brandir bien haut.
- Que ce jour reste dans vos mémoires comme le dernier jour où vous verrez Stéphanie Lilith dans le rôle de votre barmaid préférée ! Santé !
Je bus une longue gorgée, expirant d'un air rafraîchi. Ma valise vint se poser à côté de moi. Je rangeai ma baguette, dégainai les lunettes de soleil de la poche de mon sac, avant de les glisser sur mon nez. Je pointai un index lourd de sens sur le sale gosse.
- Et toi gamin, réfléchis bien à tout ce que tu as appris aujourd'hui, sinon, la prochaine fois que je te recroise, je serais nettement moins diplomate.
D'un geste fluide de la main, je rajustai une mèche de cheveux derrière mon oreille, avant de brandir à nouveau ma bouteille en m'adressant à l'assemblée.
- Sur ce, je pars en vacances ! Ciao les nullos !
Dans un dernier claquement de fouet, je disparus ensuite, destination : l'inconnu. La plage la plus proche peut-être, aucune importance.
Quelque part, perdue avec Sixtine.