Je vois... Un Occamy ! Libre

Mais mon attente est vaine. Enfin presque car Aelle consent à marmonner une brève onomatopée marquant son approbation. Son regard lui aussi aimanté au ciel, elle a entouré ses genoux de ses bras dans une posture repliée. Du genre "laisse moi tranquille" ?
Zikomo, lui, est plus loquace et approuve ma réflexion maladroite.
Je lui adresse donc un pauvre sourire poli puis mes yeux fuient son regard doré. Se posant alternativement sur mes mains, mes genoux, mes pieds, l'herbe tout autour de nous, le paysage.

Me pinçant les lèvres, je me sens de plus en plus mal à l'aise. Depuis que Erin est partie, Aelle s'est refermée comme une huître. Ou bien, est ce que ce sont juste mes pensées légèrement jalouses qui me poussent à l'envisager ?
Je soupire doucement et regarde à nouveau du côté de mon aînée. Qui s'est déliée pour prendre appui sur ses mains derrière elle. Mes pensées pourraient aller dans tous les sens et pourtant. Pourtant, mon esprit semble se vider à l'exception d'une pensée triste : je la dérange.
Pour confirmer cette impression, la brune détourne ostensiblement la tête, fuyant mon regard.
Déçue de ne pas être à la hauteur de ses attentes, je baisse mon regard sur mes mains en me redressant sur mon séant.

Mais je sens au fond de moi qu'il ne sert à rien de rester là, près de quelqu'un qui me montre clairement que je ne suis pas désirée. Ce n'est pas comme d'habitude. Quand on se croise, Aelle peut se montrer froide, distante, condescendante ou même ronchonne mais jamais elle ne s'est montrée aussi... physiquement hors d'atteinte. Alors même qu'à peine un mètre nous sépare.

Mais après tout, qui suis-je pour elle ? Une jeune deuxième année qui s'intéresse un peu trop à sa personne ? A son renard ? Alors qu'elle, elle est Aelle, septième année, douée de magie qu'elle contrôle parfaitement, bientôt partie de Poudlard. Oui, elle doit me trouver insignifiante ou... pathétique ? Lourde ?
Mes pensées se noircissant, je déglutis et peine à lever le regard vers elle. Je croise alors le regard de Zikomo. Si sage. Si bienveillant.
Alors je me lève et affecte de rien laisser paraître des incertitudes qui poppent dans ma tête.
- Bon, eh bien, je vais vous laisser à mon tour hein. Salut Aelle, dis-je en cherchant bêtement son regard et d'un ton poli ne laissant pas normalement insensible ou neutre, Salut Zikomo, continuais-je avec un sourire contrit.
Si le serpentaire ouvre les yeux et croise les miens, je lui adresse un signe de tête poli, les coins de mes lèvres se retroussant légèrement.

Je n'attend pas davantage et m'éloigne. Mes pas fronçant l'herbe délicieusement verte, je respire un peu mieux l'air pur des Highlands, ma tête un peu plus proche des nuages qu'elle ne l'était un instant plus tôt. Je repense brièvement aux pensées sombres qui se sont agglutinées sous mon crâne et tâche de me dire que j'ai dû me faire des idées. Sûrement qu'Aelle voulait juste passer un moment tranquille post-examens, histoire de s'éclaircir l'esprit après des semaines sûrement intenses en révisions. C'est que son avenir se jouait un peu là, il y a quelques jours. Oui, je devais pas m'inquiéter, je ne lui avait rien fait de mal.

N'est-ce pas ?

550 - Fin donc du RP pour moi chère co-plume :happy: toujours un plaisir d'écrire avec toi ^^ à bientôt !

6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

Je vois... Un Occamy ! Libre
Au moment même où elle se lève, je tourne la tête vers elle, attirée par le mouvement — attirée par la signification de celui-ci : son départ. Je plisse les yeux pour la regarder, levant la main pour me protéger du soleil. Un ton poli, une salutation pour Zikomo, un sourire. Je hoche la tête d'une façon tout à fait conventionnelle et dis : « Salut ». Plus bavard que moi, le Mngwi s'exclame :

« Bonne fin de journée, Constance ! »

Nous la regardons tous trois s'éloigner. Le silence est comme une cape agréable autour de moi. Il m'entoure avec douceur. Je pousse un long soupir, heureuse de retrouver calme et solitude. Je lève le nez au ciel en me demandant si nous allons continuer notre jeu. Je ne sais pas si j'en ai envie. Il n'y a pas tellement de pensées qui me passent par l'esprit à cet instant. Je suis apaisée, je n'ai aucune attente, aucune question, aucune envie particulière. Je pensais que c'était également le cas de mes compagnons, mais voilà que Zikomo prend la parole.

« Elle avait envie de discuter avec toi, affirme-t-il en s'attirant mon regard étonné.
Ah oui ? »

Je tourne les yeux vers Nelson qui s'éloigne à bon rythme à travers le parc. Je fronce les sourcils en me demandant ce qui lui permet d'affirmer une telle chose. Je secoue la tête de droite à gauche.

« Je pense plutôt qu'elle avait envie de discuter avec toi. »

Ils veulent toujours discuter avec Zikomo, après tout. Un renard (croient-ils) qui parle, c'est bien plus intéressant qu'une jeune femme qui leur montre clairement qu'elle n'est pas intéressée par eux, n'est-ce pas ?

« Pas qu'avec moi. »

Je hausse les épaules. Bah, elle n'avait qu'à discuter si elle avait envie de le faire ! Ce que je réponds à Zikomo en me laissant tomber en arrière, la tête dans l'herbe et les bras étalés autour de moi. Dans le ciel, les nuages glissent paresseusement.

« Tu ne donnes pas souvent l'impression que as envie qu'on discute avec toi, insiste Zikomo sur le ton neutre qui est souvent le sien.
C'est parce que j'en ai pas envie, » rétorqué-je avec insolence.

Il se contente de fouetter l'air de sa queue et de lever à son tour le museau vers le ciel. Il n'ajoute rien d'autre. Je me demande pourquoi il me dit ces choses. Sont-ce des reproches ? Cela n'en avait pas le ton. Nelson a-t-elle ressenti que je n'avais pas envie de discuter avec elle ? Est-ce pour cela qu'elle s'en est allée ? Alors qu'elle aurait aimé rester ? Je ne suis pas bien sûre de croire en ce dernier fait. Mais si elle a vraiment ressenti que je ne voulais pas de sa présence, sa réaction a été la meilleure à avoir et c'est cela que je vais retenir d'elle. Ce comportement qui s'oppose en tout point à celui de la plupart des autres élèves qui auraient insisté pour rester ici bien malgré moi.

Il se passe tellement de temps sans que l'un d'entre nous prenne la parole que je finis par somnoler, l'esprit dérivant au-delà des limites du château pour voguer vers des paysages écossais plus humides et escarpés. Je lui imagine une maison au bord d'une falaise sous un ciel gris, un intérieur rempli de livres et d'expériences à moitié commencées, j'imagine un service à thé posé sur le perron et un paysage esseulé en guise de compagnon. D'autres images suivent, des rêves qui n'en sont pas, des espoirs que viendra briser un réveil en sursaut un peu plus tard.

— Fin —


Merci beaucoup pour ce RP, c'est toujours un plaisir pour moi aussi ! En espérant que Constance et Aelle puissent avoir des discussions plus poussées un jour, on ne sait jamais ce qui peut arriver.