Gare à tes affaires, LeFer !
LUNDI 14 OCTOBRE 2047
Aux alentours de 16h00
Avec @Argentella Wighters
Aux alentours de 16h00
Avec @Argentella Wighters
Après le cours de vol, Orla était remontée dans son dortoir pour prendre une douche bienvenue après l'effort qu'elle venait de fournir. Depuis le match de découverte organisé par sa maison il y avait maintenant un mois, elle s'était en effet mis en tête de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour devenir la meilleure de sa classe en vol. L'excitation et l'adrénaline qu'elle avait ressenties pendant ce match étaient bien supérieures à l'enthousiasme qu'elle connaissait les rares fois où elle réussissait à lancer un sort. Le but qu'elle avait mis avait achevé de la convaincre qu'elle tenait enfin le domaine dans lequel elle serait susceptible de s'améliorer. À défaut de pouvoir lancer des sorts, elle était peut-être destinée à lancer des balles à travers des anneaux ? Elle n'était pas encore au point de se rêver joueuse de Quidditch, mais enfin, la petite Poufsouffle avait le cœur qui battait la chamade rien que de penser aux figures qu'elle pourrait faire dans les airs quand elle serait plus expérimentée.
Orla sortit de la salle de bains et tourna un moment en rond dans son dortoir, ne sachant trop quoi faire d'elle-même maintenant que le cours de vol était terminé. Elle avisa le manuel de métamorphose qu'elle avait laissé en plan la veille au soir, dans son alcôve, et se dit que si elle n'avait rien à faire, mieux valait réviser un peu le dernier sortilège qu'ils avaient vu en cours, à savoir la métamorphose d'un lapin en pantoufle. Orla se saisit du manuel, fourra dans sa poche une pomme qui lui restait du petit-déjeuner du matin, et sortit du dortoir puis de la salle commune.
Quel était le meilleur endroit pour réviser ? C'est la question qui lui occupait l'esprit tandis qu'elle marchait dans les couloirs. Pendant sa première année, la bibliothèque était son lieu de prédilection lorsqu'elle travaillait. Elle qui aimait pourtant faire du bruit, elle était aussi rassurée par l'ambiance feutrée qui y régnait. Mais elle ne se voyait pas se murer entre deux étagères cet après-midi là, pas quand il y avait un si grand soleil ! C'était assez rare en Écosse, surtout au mois d'octobre, alors elle ne se ferait pas prier pour en profiter. Elle laissa ses pas la guider vers la cour de la tour de l'horloge, fit une pause, puis se décida à s'asseoir à même le sol pour mieux s'adosser à un des murs en pierre.
Orla ouvrit le manuel sur ses genoux et croqua dans sa pomme. Même si le temps était au beau fixe, le vent d'octobre se faisait cependant sentir, tant et si bien que les mèches de cheveux d'Orla gênèrent bien vite son champ de vision. Elle n'hésita pas une seconde et, d'un mouvement rapide, fit un chignon improvisé et y glissa sa baguette pour le faire tenir. Satisfaite, elle retourna aux schémas de son manuel, sans prêter la moindre attention à ce qui l'entourait.
Navrée pour cet horrible retard ! J'espère que ce post te convient, n'hésite pas à m'envoyer un hibou si ce n'est pas le cas.
Gare à tes affaires, LeFer !
Argentella rentrait de son cours de vol, toujours aussi ennuyeux. Elle aimer voler sur son balai. Mais en filière Auror, elle n’avait que des cours théoriques. Et en même temps, ce qu’elle adorait, c’était le Quidditch. Alors, ça ne valait pas vraiment le coup de prendre l’option. Surtout qu’elle en avait déjà huit heures. Enfin, rien qui allait donc la motiver pour ce cours ci. Ses résultats le montrait parfois. Honnêtement, la théorie du Virenvol – bof. Pas trop son truc.
Elle remonta donc le sentier, arriva au Cromlech et passa par le pont couvert et finit dans la cour de la Tour de l’Horloge. Elle hésita à s’arrêter, zieuta le bord de la fontaine, avant de se décider à aller s’installer contre un des murs baignés de soleil. Elle avait un nouveau livre qui l’attendait dans son sac et ce serait l’endroit idéal pour le commencer.
Elle se dirigea vers le spot qu’elle avant choisi, et remarqua une jeune fille juste à côté, le nez dans un livre qui avait tout l’air d’être un manuel. Ses cheveux bruns étaient attachés avec… une baguette ? Sérieusement ? Elle utilisait sa propre baguette pour s’attacher les cheveux ? Est-ce qu’elle était inconsciente, ou juste peu soigneuse avec ses affaires ?
Argentella se plaça bien droite juste à côté d’elle, faisant de l’ombre sur elle, et notamment son livre, et tapota la pointe de la baguette qui dépassait des cheveux.
« Tu ne devrais vraiment pas faire ça tu sais. Ça pourrait t’exploser au visage. »
C’était faux, enfin pour ce qu’elle en savait, mais c’était drôle.
@Orla LeFer désolée...
Elle remonta donc le sentier, arriva au Cromlech et passa par le pont couvert et finit dans la cour de la Tour de l’Horloge. Elle hésita à s’arrêter, zieuta le bord de la fontaine, avant de se décider à aller s’installer contre un des murs baignés de soleil. Elle avait un nouveau livre qui l’attendait dans son sac et ce serait l’endroit idéal pour le commencer.
Elle se dirigea vers le spot qu’elle avant choisi, et remarqua une jeune fille juste à côté, le nez dans un livre qui avait tout l’air d’être un manuel. Ses cheveux bruns étaient attachés avec… une baguette ? Sérieusement ? Elle utilisait sa propre baguette pour s’attacher les cheveux ? Est-ce qu’elle était inconsciente, ou juste peu soigneuse avec ses affaires ?
Argentella se plaça bien droite juste à côté d’elle, faisant de l’ombre sur elle, et notamment son livre, et tapota la pointe de la baguette qui dépassait des cheveux.
« Tu ne devrais vraiment pas faire ça tu sais. Ça pourrait t’exploser au visage. »
C’était faux, enfin pour ce qu’elle en savait, mais c’était drôle.
@Orla LeFer désolée...
Dernière modification par Argentella Wighters le 28 févr. 2024, 21:37, modifié 1 fois.
Gare à tes affaires, LeFer !
Plus le temps passait, plus Orla se rendait compte que réviser dans la cour de la tour de l'horloge n'avait peut-être pas été l'idée du millénaire. Évidemment, elle n'était pas la seule à vouloir profiter du beau temps qui caractérisait si rarement l'automne écossais, et la plupart des élèves qui se retrouvaient là avaient autre chose à faire que réviser des formules et des gestuelles. D'autant que la métamorphose d'un lapin en pantoufle nécessitait davantage de pratique que de théorie, du moins en ce qui la concernait. Elle aurait certes pu fabriquer un lapin de fortune avec des chutes de tissu, mais elle n'avait pas poussé le vice – autre mot pour la prévoyance – aussi loin.
Orla avait depuis longtemps reposé sa tête sur le mur en pierre, dont la fraîcheur soulageait son mal de tête naissant. Elle observait les quelques première année qui avaient eux aussi quartier libre le lundi après le cours de botanique, plissant les yeux pour se protéger des rayons du soleil. La Poufsouffle n'aurait pas su dire si c'était l'effet de la luminosité accrue de l'après-midi qui lui jouait des tours, mais elle avait parfois l'impression qu'elle se voyait elle-même, au bord de la fontaine et sous les statues des phénix, aux côtés de Mary et de Constance, sa première amie au château. L'année dernière semblait être passée comme un rêve – depuis, elle n'avait pas forcément mûri, mais elle avait tout de même changé. Elle avait fait en sorte de se faire encore plus petite qu'auparavant depuis l'accident avec son père, et dans le même temps, elle sentait qu'elle commençait à mieux appréhender sa magie grâce aux quelques conseils que lui avaient dispensés son grand-père dans ses lettres.
Plongeant la main dans sa robe, Orla en sortit un vif d'or – celui-là même que son grand-père lui avait envoyé à la fin des vacances d'été, et qui avait été la source du conflit entre elle et son paternel. Elle le mit à la hauteur de ses yeux, le faisant tourner entre ses doigts. Elle le rangea ensuite rapidement, comme s'il s'agissait d'un secret qui ne devait être connu que d'elle seule.
À peine Orla se pencha-t-elle sur les pages de son manuel qu'elle vit une ombre portée sur les lettres stylisées. Elle sursauta légèrement, sortie de sa rêverie, et porta instinctivement la main à son chignon qu'on venait de toucher. Elle se retourna pour entendre ce qu'on lui disait, les yeux légèrement écarquillés. Orla reconnut alors Argentella, qui jouait dans l'équipe de Quidditch de sa maison. « Oh, Argentella, tu m'as fait peur ! Tu dis que ça peut exploser au visage ? T'es sérieuse ? » Elle la regarda d'un air incrédule, hésitant à retirer sa baguette de son chignon et à croire la troisième année. « Les profs nous l'auraient déjà dit... non ? »
Orla avait depuis longtemps reposé sa tête sur le mur en pierre, dont la fraîcheur soulageait son mal de tête naissant. Elle observait les quelques première année qui avaient eux aussi quartier libre le lundi après le cours de botanique, plissant les yeux pour se protéger des rayons du soleil. La Poufsouffle n'aurait pas su dire si c'était l'effet de la luminosité accrue de l'après-midi qui lui jouait des tours, mais elle avait parfois l'impression qu'elle se voyait elle-même, au bord de la fontaine et sous les statues des phénix, aux côtés de Mary et de Constance, sa première amie au château. L'année dernière semblait être passée comme un rêve – depuis, elle n'avait pas forcément mûri, mais elle avait tout de même changé. Elle avait fait en sorte de se faire encore plus petite qu'auparavant depuis l'accident avec son père, et dans le même temps, elle sentait qu'elle commençait à mieux appréhender sa magie grâce aux quelques conseils que lui avaient dispensés son grand-père dans ses lettres.
Plongeant la main dans sa robe, Orla en sortit un vif d'or – celui-là même que son grand-père lui avait envoyé à la fin des vacances d'été, et qui avait été la source du conflit entre elle et son paternel. Elle le mit à la hauteur de ses yeux, le faisant tourner entre ses doigts. Elle le rangea ensuite rapidement, comme s'il s'agissait d'un secret qui ne devait être connu que d'elle seule.
À peine Orla se pencha-t-elle sur les pages de son manuel qu'elle vit une ombre portée sur les lettres stylisées. Elle sursauta légèrement, sortie de sa rêverie, et porta instinctivement la main à son chignon qu'on venait de toucher. Elle se retourna pour entendre ce qu'on lui disait, les yeux légèrement écarquillés. Orla reconnut alors Argentella, qui jouait dans l'équipe de Quidditch de sa maison. « Oh, Argentella, tu m'as fait peur ! Tu dis que ça peut exploser au visage ? T'es sérieuse ? » Elle la regarda d'un air incrédule, hésitant à retirer sa baguette de son chignon et à croire la troisième année. « Les profs nous l'auraient déjà dit... non ? »
Gare à tes affaires, LeFer !
Argentella eut un petit mouvement de recul. Elle connaissait son nom ? Voilà quelque chose auquel la petite blonde ne s’attendait pas. Elle savait que la fille en face d’elle était dans sa maison, probablement en année supérieure, mais rien de plus. Après réflexion, ça devait être le Quidditch. La plupart des élèves connaissent le nom des joueurs, du moins de leur maison.
Elle décida, pour l’instant, de faire comme si de rien était. C’était un peu gênant comme situation.
« Non, évidemment que ça ne peut pas exploser. »
Sur ces mots, la jeune fille s’assit à côté de son interlocutrice.
« Par contre, ça n’est pas une bonne idée de manière générale. Tu pourrais l’abîmer accidentellement. En appuyant ta tête contre le mur par exemple. Tu n’aurais pas envie de la briser en deux. Parce que ça, ça peut arriver, et plus facilement qu’on ne le pense. »
Elle n’avait pas spécialement d’expérience sur la question, mais elle était à peu près sûre qu’une baguette n’était pas si solide que ça. Et puis au-delà d’une brisure, une fissure ou même une rayure, c’était vite arrivé. Et c’était quand même dommage. Si ça se trouve, ça pouvait même impacter les lancers de sorts.
« Mais pourquoi tu as pris ta baguette pour faire ça de toute manière ? T’as pas un stylo, quelque chose de moins fragile ? De moins précieux ? »
Elle décida, pour l’instant, de faire comme si de rien était. C’était un peu gênant comme situation.
« Non, évidemment que ça ne peut pas exploser. »
Sur ces mots, la jeune fille s’assit à côté de son interlocutrice.
« Par contre, ça n’est pas une bonne idée de manière générale. Tu pourrais l’abîmer accidentellement. En appuyant ta tête contre le mur par exemple. Tu n’aurais pas envie de la briser en deux. Parce que ça, ça peut arriver, et plus facilement qu’on ne le pense. »
Elle n’avait pas spécialement d’expérience sur la question, mais elle était à peu près sûre qu’une baguette n’était pas si solide que ça. Et puis au-delà d’une brisure, une fissure ou même une rayure, c’était vite arrivé. Et c’était quand même dommage. Si ça se trouve, ça pouvait même impacter les lancers de sorts.
« Mais pourquoi tu as pris ta baguette pour faire ça de toute manière ? T’as pas un stylo, quelque chose de moins fragile ? De moins précieux ? »
@Orla LeFer,