La petite évasion
Dire qu’Ernest était bougon était un doux euphémisme. Il s’était fait prendre par surprise et il détestait ça. En plus, il risquait des sanctions pour être hors du château après l’heure du couvre-feu. Son seul salut résidait dans l’espoir qu’il ne se ferait pas prendre. Il était sur le point de demander plus d’explications à Noah quand il aperçu deux silhouettes se faufiler dans le noir. Son sang se glaça l’espace d’une seconde et il était prêt à se jeter derrière une grosse pierre mais il comprit vite qu’il ne s’agissait que d’élèves, vu la taille. Ses sourcils se froncèrent quand il entendit la petite voix les interpeller. Une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Orlaith Ó Súilleabháin… Depuis le tout premier cours de Vol de l’année, elle était devenue sa bête noire. Il l’entendait ricaner à chaque fois qu’il montait sur un balai. Bon, il fallait bien avouer qu’il y avait de quoi. Mais n’empêche, il ne pouvait pas la voir en peinture.
S’il le petit brun n’était pas déjà assez remonté, la présence de la Gryffondor entama un peu plus son humeur. Et dire qu’il n’avait pas sa baguette sur lui… Un petit Locomotor Mortis comme ça, discrétos, dans le noir… Bref. Il n’avait pas sa baguette. Et puis, ça n’en valait pas vraiment la peine. Déjà d’autres silhouettes se dessinaient autour d’eux, d’autres serpents dont les visages étaient plus familiers. Il y avait Merinda, Meghan, Daphné, Alaska…et Blair. Son visage se renfrogna un peu plus. Il semblait bien qu’ils s’étaient tous donné le mot et qu’ils avaient manigancé cette petite sortie nocturne. Sa colère retomba légèrement quand il réalisa que son amie n’était pas plus au courant que lui. Ça le rassurait un peu de savoir qu’elle ne lui avait pas menti une nouvelle fois.
Son visage se décomposa et ses bras tombèrent le long de son corps quand il entendit la petite bande parler de baignade nocturne. Le petit brun était à présent aussi pâle que le clair de lune. Se baigner dans le lac ? En pleine nuit ? Ils étaient complètement frappés, ma parole. Venant de Noah, ça ne l’étonnait qu’à moitié, cela dit. L’adolescent ne pipa mot et se contenta de se mettre en retrait des autres, assis sur un rocher, les bras croisés sur le torse en signe de protestation. La vérité, c’était qu’Ernest ne savait pas nager. Mais pas question de le dire. Pas question de donner plus de raisons qu’on se foute de lui. Il y avait déjà les cours de Vol, sa prédisposition aux chutes et aux blessures diverses, ses nombreux allers et retours à l’infirmerie pour motifs divers et variés. C’était suffisant pour une première année.
“C’est n’importe quoi… ça sent la bombabouse à plein nez votre histoire…”
S’il le petit brun n’était pas déjà assez remonté, la présence de la Gryffondor entama un peu plus son humeur. Et dire qu’il n’avait pas sa baguette sur lui… Un petit Locomotor Mortis comme ça, discrétos, dans le noir… Bref. Il n’avait pas sa baguette. Et puis, ça n’en valait pas vraiment la peine. Déjà d’autres silhouettes se dessinaient autour d’eux, d’autres serpents dont les visages étaient plus familiers. Il y avait Merinda, Meghan, Daphné, Alaska…et Blair. Son visage se renfrogna un peu plus. Il semblait bien qu’ils s’étaient tous donné le mot et qu’ils avaient manigancé cette petite sortie nocturne. Sa colère retomba légèrement quand il réalisa que son amie n’était pas plus au courant que lui. Ça le rassurait un peu de savoir qu’elle ne lui avait pas menti une nouvelle fois.
Son visage se décomposa et ses bras tombèrent le long de son corps quand il entendit la petite bande parler de baignade nocturne. Le petit brun était à présent aussi pâle que le clair de lune. Se baigner dans le lac ? En pleine nuit ? Ils étaient complètement frappés, ma parole. Venant de Noah, ça ne l’étonnait qu’à moitié, cela dit. L’adolescent ne pipa mot et se contenta de se mettre en retrait des autres, assis sur un rocher, les bras croisés sur le torse en signe de protestation. La vérité, c’était qu’Ernest ne savait pas nager. Mais pas question de le dire. Pas question de donner plus de raisons qu’on se foute de lui. Il y avait déjà les cours de Vol, sa prédisposition aux chutes et aux blessures diverses, ses nombreux allers et retours à l’infirmerie pour motifs divers et variés. C’était suffisant pour une première année.
“C’est n’importe quoi… ça sent la bombabouse à plein nez votre histoire…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
La petite évasion
Juste après leur arrivée, plusieurs autres élèves les rejoignirent. D'abord Merinda, qui était enthousiaste comme à son habitude. Pousser ceux qui veulent pas : voilà un projet parfait ! De toute façon, depuis qu'elle avait rencontré la Verte, Orlaith n'avait jamais rien trouvé à redire à ses méthodes d'action.
Et la Gryffone eut le plaisir d'apercevoir Blair derrière la brune. Bon, certes, au vu de sa réaction, elle n'avait probablement pas été mise au courant des plans de la soirée... Mais mieux vaut tard que jamais ! Et puis pas le droit, pas le droit... Elle se rendrait vite compte que le règlement n'est intéressant que quand il est déjoué.
Pour ce qui était de savoir nager ou pas... Orlaith était plutôt d'accord avec Alf. Tous les gens ici présents devraient logiquement savoir nager. Bon, sauf ceux entraînés contre leur gré. Mais ils auraient qu'à s'adapter ! Mais c'est à ce moment là qu'elle entendit Blair adresser la parole à un certain Ernest. Ernest Stevens ?! Il était là lui ?! Alors ça !
Elle ne s'attendait pas à ça de la part d'un froussard comme lui, mais ça ne pouvait rendre la soirée que plus amusante. Elle ne put tout de même pas s'empêcher de lui lancer une petite phrase, histoire de lui rappeler qu'elle ne l'avait pas oublié. "Tiens, t'es là toi ? Tu sais nager même ?"
Mais elle se désintéressa bien vite du Serpentard, qui ne représente finalement que peu d'intérêt, et se déshabilla à son tour. Impossible pour elle d'être la dernière à l'eau ! Elle laissa ses vêtements en pagaille sur le bord du Lac et se jeta en maillot de bain dans ses eaux sombres, atterrissant à côté de Noah.
Il avait été plus précautionneux et était entré doucement dans l'eau, mais le résultat était le même. L'enfant se releva, laissant l'eau dégouliner de ses longues tresses rousses. Elle affichait un large sourire. Il ne manquait plus que ses ami.e.s la rejoignent, et ce serait une soirée parfaite !
Mais autant elle ne doutait pas qu'Alf ou Merinda plongeraient bientôt dans l'eau à leur tour, autant elle voyait bien la réticence de Blair. Elle avait toujours su que la brune était peut-être moins... aventureuse qu'elle. Mais elle avait la conviction que ça viendrait, et qu'il fallait juste qu'elle se lance ! Après tout, qui pouvait refuser de se jeter à l'eau au milieu de la nuit dans un Lac hanté ?!
Elle fit un geste de la main vers le rivage pour lui dire de venir. "Tu viens, Blair ? Elle est super bonne !" Un peu frisquette, mais le froid, c'est bon pour la peau non ? Donc c'était pas complètement un mensonge !
Et la Gryffone eut le plaisir d'apercevoir Blair derrière la brune. Bon, certes, au vu de sa réaction, elle n'avait probablement pas été mise au courant des plans de la soirée... Mais mieux vaut tard que jamais ! Et puis pas le droit, pas le droit... Elle se rendrait vite compte que le règlement n'est intéressant que quand il est déjoué.
Pour ce qui était de savoir nager ou pas... Orlaith était plutôt d'accord avec Alf. Tous les gens ici présents devraient logiquement savoir nager. Bon, sauf ceux entraînés contre leur gré. Mais ils auraient qu'à s'adapter ! Mais c'est à ce moment là qu'elle entendit Blair adresser la parole à un certain Ernest. Ernest Stevens ?! Il était là lui ?! Alors ça !
Elle ne s'attendait pas à ça de la part d'un froussard comme lui, mais ça ne pouvait rendre la soirée que plus amusante. Elle ne put tout de même pas s'empêcher de lui lancer une petite phrase, histoire de lui rappeler qu'elle ne l'avait pas oublié. "Tiens, t'es là toi ? Tu sais nager même ?"
Mais elle se désintéressa bien vite du Serpentard, qui ne représente finalement que peu d'intérêt, et se déshabilla à son tour. Impossible pour elle d'être la dernière à l'eau ! Elle laissa ses vêtements en pagaille sur le bord du Lac et se jeta en maillot de bain dans ses eaux sombres, atterrissant à côté de Noah.
Il avait été plus précautionneux et était entré doucement dans l'eau, mais le résultat était le même. L'enfant se releva, laissant l'eau dégouliner de ses longues tresses rousses. Elle affichait un large sourire. Il ne manquait plus que ses ami.e.s la rejoignent, et ce serait une soirée parfaite !
Mais autant elle ne doutait pas qu'Alf ou Merinda plongeraient bientôt dans l'eau à leur tour, autant elle voyait bien la réticence de Blair. Elle avait toujours su que la brune était peut-être moins... aventureuse qu'elle. Mais elle avait la conviction que ça viendrait, et qu'il fallait juste qu'elle se lance ! Après tout, qui pouvait refuser de se jeter à l'eau au milieu de la nuit dans un Lac hanté ?!
Elle fit un geste de la main vers le rivage pour lui dire de venir. "Tu viens, Blair ? Elle est super bonne !" Un peu frisquette, mais le froid, c'est bon pour la peau non ? Donc c'était pas complètement un mensonge !
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
La petite évasion
Merinda sourit innocemment à Blair :
"Voyons Blair, j'aurais jamais fait çaaaaaa... Allez, j'suis sûre que tu m'en aurait voulu si je t'avais pas ramenée ! Tu vas voir, on va trop s'amuser !"
Elle se tourna ensuite vers Meghan :
"Yep je crois que tout le monde est arrivé maintenant ! Pourquoi tu veux pas te baigner tout de suite ? Si jamais y'a des adultes qui nous choppent t'auras pas eu le temps de te baigner, ça serait dommage ! Allez, viens !"
La Serpentard se déshabilla pour ne garder sur elle que son maillot deux pièces. Elle se tourna vers Blair et lui tendit alors quelque chose avec un grand sourire :
"Tiens ! J'ai fouillé ta malle pour trouver ton maillot !"
Merinda attrapa Meghan de sa main droite et Blair de sa main gauche pour les entraîner dans l'eau, et elle courut jusqu'à avoir l'eau jusqu'à la poitrine, en direction d'Orlaith.
"Tadaaaam ! Regarde Orlaith, j'ai deux trophées tout mouillés !" Rit-elle en levant ses mains qui tenaient toujours Blair et Meghan.
Elle envoya une gerbe d'eau en direction de la rouquine avec un grand sourire, puis fit la planche pour regarder le ciel nocturne.
"Vous avez vu comme c'est beau..."
Elle se laissa alors couler sous l'eau et nagea entre les trois filles, attrapant des algues au fond de l'eau afin de les frotter doucement contre leurs jambes pour leur faire des chatouilles. Et elle ressortit brusquement, chuchotant, ses lèvres tendues en un sourire taquin :
"Attention, faut pas rigoler trop fort, sinon on va se faire prendre..."
La petite évasion
Alf avait prévu le coup. Comme prévu, il sortit la serviette qu’il avait enroulé autour de sa taille et jeta sa tenue de sorcier pour se retrouver en maillot de bain. Le même qu’il avait utilisé avec Orlaith lorsqu’ils étaient aller explorer la lac à la recherche du calamar. Ils avaient bien rigolé ce jour-là, repensa-t-il, déçu de devoir quitter Poudlard pour les vacances.
Mais ce n’était pas l’heure pour se laisser envahir par les souvenirs. C’était le moment de se baigner. Alf rejoignit donc Orlaith, Merinda, Blair et Meghan dans l’eau. L’eau froide lui arrache une petite grimace lorsqu’elle passa au-dessus de sa taille mais il se mit à bouger pour se réchauffer. Qui plus est l’été était plutôt chaud, et la baignade lui permit de se rafraîchir un coup.
Il regarda le jeune Serpentard resté sur le bord (Ernest s’il avait bien compris ce que Blair avait dit) et, il ne saura certainement jamais pourquoi, il lui envoya une gerbe d’eau sur lui tout en s’exclamant, tout sourire :
« Allez viens ! Franchement elle est bonne, il fait chaud et c’est la fin de l’année ! »
Il recula de quelques pas jusqu’à ne plus avoir pied (et surtout pour éviter de quelconques représailles) puis se mit sur le dos, comme Merinda, pour observer les étoiles :
« C’est sûr que c’est sacrément beau… »
Il se releva et regarda Orlaith :
« On a quand même sacrément de la chance d’être à Poudlard nan… fin même si les cours peuvent être chiants, c’est quand même incroyable nan ? »
J’étais pas trop inspiré, désolé… et pardon Ernest pour l’eau
j’espère que tu m’en voudras pas
Mais ce n’était pas l’heure pour se laisser envahir par les souvenirs. C’était le moment de se baigner. Alf rejoignit donc Orlaith, Merinda, Blair et Meghan dans l’eau. L’eau froide lui arrache une petite grimace lorsqu’elle passa au-dessus de sa taille mais il se mit à bouger pour se réchauffer. Qui plus est l’été était plutôt chaud, et la baignade lui permit de se rafraîchir un coup.
Il regarda le jeune Serpentard resté sur le bord (Ernest s’il avait bien compris ce que Blair avait dit) et, il ne saura certainement jamais pourquoi, il lui envoya une gerbe d’eau sur lui tout en s’exclamant, tout sourire :
« Allez viens ! Franchement elle est bonne, il fait chaud et c’est la fin de l’année ! »
Il recula de quelques pas jusqu’à ne plus avoir pied (et surtout pour éviter de quelconques représailles) puis se mit sur le dos, comme Merinda, pour observer les étoiles :
« C’est sûr que c’est sacrément beau… »
Il se releva et regarda Orlaith :
« On a quand même sacrément de la chance d’être à Poudlard nan… fin même si les cours peuvent être chiants, c’est quand même incroyable nan ? »
J’étais pas trop inspiré, désolé… et pardon Ernest pour l’eau
C'est la larme à l'oeil qu'Alf, ce gentil p'tit bonhomme, tourna le dos à sa famille, ses amis, son école, pour s'enfuir loin, très loin, dans les méandres d'une forêt, pour ne jamais en revenir...
La petite évasion
On lui avait rapporté l'absence de deux enfants dans les dortoirs. Après avoir vérifié les parties communes, le Directeur de Gryffondor avait décidé de partir à la recherche des deux échappés. Évidemment, il leur laisserait le bénéfice du doute : même la nuit tombée, il n'était pas toujours aisé de savoir que le couvre-feu était effectivement passé... ou si, mais il y avait peut-être des facteurs atténuants. Mais malgré toute sa bonne volonté pour croire en leur innocence, sa moustache lui murmurait qu'Alf et Orlaith préparaient un sale coup.
En chemin, Sigmund avait rencontré son amie Sixtine. D'abord heureux de la croiser par le plus grand des hasards, il avait rapidement compris que la Directrice de Serpentard avait égaré non pas un de ses élèves, ni même deux, et encore moins trois, mais toujours pas quatre, ni cinq.. mais six de ses loupiots ! « Moi, j'en ai perdu juste deux. » avait-il alors dit avec beaucoup de fierté, comme s'il était ressorti enfin vainqueur d'une quelconque compétition.
Ils avaient ensuite cherché, arpenté les couloirs, fouillé dans les lieux préférés des fugueurs nocturnes : les toilettes abandonnées bien évidemment, et la célèbre tour d'astronomie... mais rien, jusqu'au souvenir des douces températures d'un été balbutiant qui les incita tous les deux à parcourir le parc.
« S'ils ne sont pas au lac, on ira voir les serres de botanique. Moi si j'étais un élève, j'irais dans les serres la nuit, comme ça je pourrais voler de l'engrais. Tu as déjà volé de l'engrais, Sixtine ? » Ils arrivaient vers les rives du lac (mais sur une île, il y a beaucoup de rives du lac) et Sigmund avait épuisé toute la liste des méfaits qu'il accomplirait à la place de ses élèves quand il aperçut du mouvement dans l'eau. « Oh, le Calmar Géant ! » sauf que le Calmar, il ne rigolait pas comme une bande de marmots barbotants. « Regarde Sixtine, je crois que ce sont nos élèves, » signala-t-il tout guilleret alors que leur identité ne faisait aucun doute depuis déjà bien longtemps.
« Oh eh ! Les enfants ! » héla-t-il en agitant les bras. « Salut ! Vous allez bien ? et encore une fois, il ne signala que l'évidence. « Le couvre-feu est passé ! » Il aurait pu s'inquiéter de les voir tous dans l'eau à une heure si tardive ; ces pauvres petits pouvaient attraper froid ! mais alors qu'il n'avait que sa large robe de sorcier et un peignoir sur le dos, il espérait surtout les faire rentrer dans leurs salles communes respectives au plus vite. « Hop hop, on sort de là et en route gentille troupe ! »
______
@Sixtine Valerion et les marmots barbobants
En chemin, Sigmund avait rencontré son amie Sixtine. D'abord heureux de la croiser par le plus grand des hasards, il avait rapidement compris que la Directrice de Serpentard avait égaré non pas un de ses élèves, ni même deux, et encore moins trois, mais toujours pas quatre, ni cinq.. mais six de ses loupiots ! « Moi, j'en ai perdu juste deux. » avait-il alors dit avec beaucoup de fierté, comme s'il était ressorti enfin vainqueur d'une quelconque compétition.
Ils avaient ensuite cherché, arpenté les couloirs, fouillé dans les lieux préférés des fugueurs nocturnes : les toilettes abandonnées bien évidemment, et la célèbre tour d'astronomie... mais rien, jusqu'au souvenir des douces températures d'un été balbutiant qui les incita tous les deux à parcourir le parc.
« S'ils ne sont pas au lac, on ira voir les serres de botanique. Moi si j'étais un élève, j'irais dans les serres la nuit, comme ça je pourrais voler de l'engrais. Tu as déjà volé de l'engrais, Sixtine ? » Ils arrivaient vers les rives du lac (mais sur une île, il y a beaucoup de rives du lac) et Sigmund avait épuisé toute la liste des méfaits qu'il accomplirait à la place de ses élèves quand il aperçut du mouvement dans l'eau. « Oh, le Calmar Géant ! » sauf que le Calmar, il ne rigolait pas comme une bande de marmots barbotants. « Regarde Sixtine, je crois que ce sont nos élèves, » signala-t-il tout guilleret alors que leur identité ne faisait aucun doute depuis déjà bien longtemps.
« Oh eh ! Les enfants ! » héla-t-il en agitant les bras. « Salut ! Vous allez bien ? et encore une fois, il ne signala que l'évidence. « Le couvre-feu est passé ! » Il aurait pu s'inquiéter de les voir tous dans l'eau à une heure si tardive ; ces pauvres petits pouvaient attraper froid ! mais alors qu'il n'avait que sa large robe de sorcier et un peignoir sur le dos, il espérait surtout les faire rentrer dans leurs salles communes respectives au plus vite. « Hop hop, on sort de là et en route gentille troupe ! »
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@Sixtine Valerion et les marmots barbobants
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
La petite évasion
Après l'heure du couvre feu, Sixtine s'était rendue en salle commune pour s'assurer que tous étaient bien là. Pour cette dernière nuit il valait mieux s'assurer qu'aucun ne manque à l'appel. Elle fut donc surprise de voir 6 lits vides puis, la surprise laissa place à l'agacement. Elle ne tarda pas à sortir de la salle commune pour se mettre à leur recherche : Cuisine, cachots, souterrain, toilettes... Avant de finalement croiser la route du directeur de la maison Gryffondor.
- Sept.
La conversation entre les deux anciens camarades de Poudlard avait continué sur les suppositions de lieu ou pouvaient se trouver les élèves. La professeure de défense contre les forces du mal n'avait qu'une chose en tête : Trouver une punition à la hauteur du désagrément qu'ils venaient de causer. 7 élèves à punir.
- Il faut être limité pour vouloir voler de l'engrais. Quoi que... Pour sortir après le couvre-feu, la dernière nuit, avant de repartir, il faut de toute façon être limité.
Lorsque Sigmund aperçut les enfants au loin, dans l'eau, Sixtine accéléra le pas pour se rapprocher le plus possible et pour s'occuper elle-même de ces monstres. Ils mériteraient bien sur un tête à tête avec le calmar géant, mais Sixtine n'était elle pas plus terrifiante que lui finalement ?
Une fois assez proche, elle avait sorti sa baguette puis, elle avait lancé un Levicorpus sur chacun des élèves présents dans l'eau avant de les attirer jusqu'à la terre ferme et de les libérer.
- River, Stevens, Bell, Bridgerton, Swart, Wardwell et Campbell quel plaisir de vous voir enfin. Je m'inquiétais tellement pour vous. Dit elle avec un sourire mauvais. Maintenant, rentrons en salle commune que je puisse vous montrer à quel point vous m'avez manqué.
- Sept.
La conversation entre les deux anciens camarades de Poudlard avait continué sur les suppositions de lieu ou pouvaient se trouver les élèves. La professeure de défense contre les forces du mal n'avait qu'une chose en tête : Trouver une punition à la hauteur du désagrément qu'ils venaient de causer. 7 élèves à punir.
- Il faut être limité pour vouloir voler de l'engrais. Quoi que... Pour sortir après le couvre-feu, la dernière nuit, avant de repartir, il faut de toute façon être limité.
Lorsque Sigmund aperçut les enfants au loin, dans l'eau, Sixtine accéléra le pas pour se rapprocher le plus possible et pour s'occuper elle-même de ces monstres. Ils mériteraient bien sur un tête à tête avec le calmar géant, mais Sixtine n'était elle pas plus terrifiante que lui finalement ?
Une fois assez proche, elle avait sorti sa baguette puis, elle avait lancé un Levicorpus sur chacun des élèves présents dans l'eau avant de les attirer jusqu'à la terre ferme et de les libérer.
- River, Stevens, Bell, Bridgerton, Swart, Wardwell et Campbell quel plaisir de vous voir enfin. Je m'inquiétais tellement pour vous. Dit elle avec un sourire mauvais. Maintenant, rentrons en salle commune que je puisse vous montrer à quel point vous m'avez manqué.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
La petite évasion
Finalement, Meghan ne resta pas longtemps sur le bord puisque Merinda en avait choisit autrement. Heureusement qu’elle s’était vite changé avant d’entrer d’atterrir dans l’eau car la jeune fille n’eu même pas le temps de dire « Attends » et d’attraper Daphné qu’elle avait atterrit dans le lac. Elle avança dans l’eau et se stoppa, en même temps que sa kidnappeuse et Orlaith, lorsque l’eau atteint sa poitrine. Elle remercia intérieurement Merinda de ne pas avoir été plus loin.
- Par Salazar, l’eau est froide !
Elle avait prononcé sa phrase en chuchotant, voulant éviter de faire du bruit pour ne pas se faire repérer. Malheureusement pour elle, elle éclata de rire lorsqu’elle sentit quelque chose lui chatouiller sa jambes. Elle écarquilla les yeux puis plaça rapidement ses mains sur sa bouche, se retourna vers la personne qui venait de la faire rigoler et lui tapa gentiment le bras, lui indiquant de ne plus le faire.
Alors que Meghan se retourna vers la rive pour inviter les garçons à venir à leur tour dans l’eau, elle distingua des silhouettes derrière eux. De grandes silhouettes. Oh non… s’il vous plaît pas maintenant. Elle attrapa le bras de Merinda et d’Orlaith. De un, pour les faire taire et de deux, pour leur montrer les adultes qui arrivaient. Elle finit par voir qui ils étaient et son cœur se mit à battre très, voir trop vite lorsqu’elle vit Miss Valerion en présence de Monsieur Charleston.
- Oh non, c’est pas vrai…
Elle ne comprit pas ce que disait le professeur de botanique à cause des bruits de ses compagnons d’évasion mais elle se douta qu’il fallait qu’ils sortent de l’eau. Avant même de pouvoir faire le moindre mouvement, elle se sentit soulevée dans les airs et atterrit sur le sol quelques secondes plus tard. Elle se leva rapidement pour se mettre face aux professeurs mais baissa les yeux, ne voulant pas voir le regard de sa directrice de maison.
Lorsque cette dernière indiqua qu’il était temps de rentrer dans la salle commune, la jeune fille se dirigea vers eux, résignée. Elle savait qu’elle allait se faire punir et préférait ne pas en faire trop pour éviter une plus grosse sanction. Elle chuchota quand même des excuses à sa directrice.
- Excusez-nous Miss, on voulait juste profiter de notre dernière soirée à Poudlard.
- Par Salazar, l’eau est froide !
Elle avait prononcé sa phrase en chuchotant, voulant éviter de faire du bruit pour ne pas se faire repérer. Malheureusement pour elle, elle éclata de rire lorsqu’elle sentit quelque chose lui chatouiller sa jambes. Elle écarquilla les yeux puis plaça rapidement ses mains sur sa bouche, se retourna vers la personne qui venait de la faire rigoler et lui tapa gentiment le bras, lui indiquant de ne plus le faire.
Alors que Meghan se retourna vers la rive pour inviter les garçons à venir à leur tour dans l’eau, elle distingua des silhouettes derrière eux. De grandes silhouettes. Oh non… s’il vous plaît pas maintenant. Elle attrapa le bras de Merinda et d’Orlaith. De un, pour les faire taire et de deux, pour leur montrer les adultes qui arrivaient. Elle finit par voir qui ils étaient et son cœur se mit à battre très, voir trop vite lorsqu’elle vit Miss Valerion en présence de Monsieur Charleston.
- Oh non, c’est pas vrai…
Elle ne comprit pas ce que disait le professeur de botanique à cause des bruits de ses compagnons d’évasion mais elle se douta qu’il fallait qu’ils sortent de l’eau. Avant même de pouvoir faire le moindre mouvement, elle se sentit soulevée dans les airs et atterrit sur le sol quelques secondes plus tard. Elle se leva rapidement pour se mettre face aux professeurs mais baissa les yeux, ne voulant pas voir le regard de sa directrice de maison.
Lorsque cette dernière indiqua qu’il était temps de rentrer dans la salle commune, la jeune fille se dirigea vers eux, résignée. Elle savait qu’elle allait se faire punir et préférait ne pas en faire trop pour éviter une plus grosse sanction. Elle chuchota quand même des excuses à sa directrice.
- Excusez-nous Miss, on voulait juste profiter de notre dernière soirée à Poudlard.
Dernière modification par Meghan Wardwell le 27 août 2023, 12:08, modifié 1 fois.
Serpentard, Troisième année RP - #015c00- Ma fiche
• It is said that wisdom lies not in seeing things, but seeing through things •
La petite évasion
Orlaith est méchante avec Ernest, encore j'en ai marre, j'aurais voulu qu'en fin d'année tout aille mieux avec mes copains, mais non on est encore au même point ça m'énerve, je suis fatiguée.
- Orlaith ! C'est méchant de dire ça.
Je chuchote pour pas qu'elle le prenne mal et je lance un sourire à mon meilleur ami.
Il fait froid, il est tard et en plus Merinda à fouiller dans ma malle pour récupérer mon maillot de bain. Alors là, c'est mal me connaître que de croire que je vais laisser passer ça et que je vais me baigner. En pleine journée, j'aurais dit oui, mais là, c'en est trop. Et en plus, elle essaye de m'attirer dans l'eau. Elle veut ma mort ? Je fais semblant de rigoler et je ressors de l'eau. Je suis un peu mouiller maintenant ça m'énerve. Je lui en veux, un peu, beaucoup, à la folie.
J'ai froid. Les larmes me montent aux yeux. Je ne veux pas rester là. J'en ai marre. J'aimerais que quelqu'un nous trouve et nous ramène au château. Mais ça voudrait dire qu'on aurait des ennuis et je veux pas de ça moi. Je ne voulais pas venir de toute façon. Mais je ne peux pas rentrer seule, il fait sombre un peu et puis ce sont mes copains des fois. Pas ce soir, mais des fois et je ne veux pas qu'il me déteste. Décidément, cette dernière nuit n'est pas celle à laquelle je m'attendais moi qui comptais faire une dernière soirée pyjama avec les filles de mon dortoir, loupé.
Des gens arrivent et miracle, c'est Professeur Charleston et Miss Valerion. Je m'approche d'eux presque en courant, les yeux encore bien humide. Je n'attendais que ça que quelqu'un arrive et me sorte de cette situation.
Miss Valerion n'est pas contente et elle me fait peur, mais c'est normal si je suis punie, je comprendrais à la base, je ne voulais pas venir, mais si je me fais gronder et punir, j'accepterais. Mr Charleston est fidèle à lui-même toujours gentil et rassurant. Je renifle un peu essuie des larmes sauvages respire et relève pour affronter la déception de mon professeur et de ma directrice de maison.
- Merci d'être venu...
Non, je ne peux pas dire la vérité, que Merinda m'a forcé à venir en disant qu'Ernest avait besoin de moi et que Noah s'était occupé de lui en lui disant je ne sais quoi, ça voudrait dire les trahir, mais si je les trahis, ils m'aimeront plus je ne suis pas d'accord, je veux pas.
Meghan est la et elle dit qu'on voulait profiter de notre dernière soirée ici à Poudlard. Je marmonne la maudissant actuellement d'inclure tout le monde dans son on, je suis toujours pas consentante pour cette soirée.
- On qui ça on? Je fais pas partie du on.
- Orlaith ! C'est méchant de dire ça.
Je chuchote pour pas qu'elle le prenne mal et je lance un sourire à mon meilleur ami.
Il fait froid, il est tard et en plus Merinda à fouiller dans ma malle pour récupérer mon maillot de bain. Alors là, c'est mal me connaître que de croire que je vais laisser passer ça et que je vais me baigner. En pleine journée, j'aurais dit oui, mais là, c'en est trop. Et en plus, elle essaye de m'attirer dans l'eau. Elle veut ma mort ? Je fais semblant de rigoler et je ressors de l'eau. Je suis un peu mouiller maintenant ça m'énerve. Je lui en veux, un peu, beaucoup, à la folie.
J'ai froid. Les larmes me montent aux yeux. Je ne veux pas rester là. J'en ai marre. J'aimerais que quelqu'un nous trouve et nous ramène au château. Mais ça voudrait dire qu'on aurait des ennuis et je veux pas de ça moi. Je ne voulais pas venir de toute façon. Mais je ne peux pas rentrer seule, il fait sombre un peu et puis ce sont mes copains des fois. Pas ce soir, mais des fois et je ne veux pas qu'il me déteste. Décidément, cette dernière nuit n'est pas celle à laquelle je m'attendais moi qui comptais faire une dernière soirée pyjama avec les filles de mon dortoir, loupé.
Des gens arrivent et miracle, c'est Professeur Charleston et Miss Valerion. Je m'approche d'eux presque en courant, les yeux encore bien humide. Je n'attendais que ça que quelqu'un arrive et me sorte de cette situation.
Miss Valerion n'est pas contente et elle me fait peur, mais c'est normal si je suis punie, je comprendrais à la base, je ne voulais pas venir, mais si je me fais gronder et punir, j'accepterais. Mr Charleston est fidèle à lui-même toujours gentil et rassurant. Je renifle un peu essuie des larmes sauvages respire et relève pour affronter la déception de mon professeur et de ma directrice de maison.
- Merci d'être venu...
Non, je ne peux pas dire la vérité, que Merinda m'a forcé à venir en disant qu'Ernest avait besoin de moi et que Noah s'était occupé de lui en lui disant je ne sais quoi, ça voudrait dire les trahir, mais si je les trahis, ils m'aimeront plus je ne suis pas d'accord, je veux pas.
Meghan est la et elle dit qu'on voulait profiter de notre dernière soirée ici à Poudlard. Je marmonne la maudissant actuellement d'inclure tout le monde dans son on, je suis toujours pas consentante pour cette soirée.
- On qui ça on? Je fais pas partie du on.
✩4eme Année RP - Promo 2047✩
La petite évasion
La plupart de ses camarades étaient maintenant à l’eau, et ne restaient qu’Alaska et Ernest sur la rive. Blair n’était pas loin non plus, avec de l’eau juste au niveau des pieds. La Campbell s’apprêtait à les rejoindre, mais la chose la plus terrifiante qui soit la stoppa net. Plus terrifiante encore que sa directrice de maison, et c’était peu dire.
Sur l’eau calme du lac, là où les autres élèves ne barbotaient pas, le reflet parfait du ciel nocturne apparaissait dans toute son horreur. Des centaines de petits points lumineux, et avec eux une affreuse lune éclatante de blancheur. La petite était comme pétrifiée, son rythme cardiaque accélérant de battement en battement, mais ses yeux restaient irrémédiablement scotchés sur ce miroir d’eau, comme hypnotisés.
Elle aurait pu rester ainsi longtemps, à deux doigts de tomber dans les citrouilles, mais une voix bien connue résonna dans ses oreilles, déclenchant une alarme dans sa tête. Brusquement sortie de sa transe pour passer à un état de panique tout autre, Alaska se retourna d’un coup afin de voir Sigmund. Avec un peu de chance, il ne l’avait pas aperçue et elle pourrait retourner en courant dans sa salle commune, ni vue ni connue. Mais ce qu’elle vit aux côtés du prof si amical lui glaça une nouvelle fois le sang dans les veines. Pitié, pas elle, pas Miss Valerion. C’était décidément la personne la plus flippante de tout Poudlard, bien plus que ces élèves soi-disant “sang-pur” qui se croyaient tout permis. Et bien sûr, c’était sa directrice de maison. La Serpentard enviait les Gryffondor qui ne risquaient pas grand-chose avec Sigmund.
Bien sûr, ils étaient tous repérés. Ses camarades à l’eau furent illico presto ramenés sur la terre ferme, et la petite s’approcha en se craquant les doigts de la professeure. Elle s’était mise en retrait, derrière le gros des élèves, pour passer un peu plus inaperçue. Ils étaient près des buissons dans lesquels certains des première année s’étaient cachés. Avec un sourire annonçant la mort prochaine des enfants, Miss Valerion prononçait de mielleuse menaces, et Alaska essayait de ne pas s’imaginer la nature de leur punition.
La peur lui donnait des ailes, et une idée dangereuse traversa son esprit. Une très mauvaise idée. Mais bon, qu’est-ce qu’elle avait à perdre ? Si tout se passait bien, même s’il y avait peu de chance que ça arrive, elle serait saine et sauve dans sa salle commune. L’objectif était simple : fuir. Elle n’était pas mouillée, donc ne laisserait pas de trace. Il fallait “juste” qu’elle coure jusqu’à sa salle commune, et là elle pourrait prétendre être partie aux toilettes, et c’était pour cela que Sixtine ne l’avait pas vue, ou une autre bêtise dans le genre. Alors oui, c’était presque impossible que ça marche, mais qui ne tente rien n’a rien, non ? Elle n’avait jamais aussi bien compris le sens de quitte ou double. Prise d’un regain d’énergie, la brune regarda fixement Noah jusqu’à ce qu’il la voie. Tout passa par les yeux : ils étaient sur la même longueur d'onde. Alors, discrètement, elle se baissa, passa derrière le buisson en s’assurant que Noah la suivait.
C’était très, très risqué. Par Merlin pourquoi elle faisait ça ? Mais bon, au moins elle n’était pas seule. River était là, et avait d’ailleurs embarqué Ernest. Pauvre Ernest, il avait été entraîné de force apparemment, et il l’était de nouveau pour s’enfuir.
On est complètement malades, se dit la petite, mais l’adrénaline avait pris le dessus, lui procurant une joie - pourquoi de la joie ? décidément elle ne comprenait rien à elle-même - démesurée, comme toutes ses émotions, et sitôt rejointe la brune partit en sprintant, contente d’y être habituée, pour mettre le plus de distance possible entre le petit groupe et les adultes, histoire de ne pas se prendre de sort. La nuit les protégeait un peu, les rendant beaucoup moins visibles, mais serait-ce suffisant ? Le château paraissait loin, si loin...
@Noah River
Sur l’eau calme du lac, là où les autres élèves ne barbotaient pas, le reflet parfait du ciel nocturne apparaissait dans toute son horreur. Des centaines de petits points lumineux, et avec eux une affreuse lune éclatante de blancheur. La petite était comme pétrifiée, son rythme cardiaque accélérant de battement en battement, mais ses yeux restaient irrémédiablement scotchés sur ce miroir d’eau, comme hypnotisés.
Elle aurait pu rester ainsi longtemps, à deux doigts de tomber dans les citrouilles, mais une voix bien connue résonna dans ses oreilles, déclenchant une alarme dans sa tête. Brusquement sortie de sa transe pour passer à un état de panique tout autre, Alaska se retourna d’un coup afin de voir Sigmund. Avec un peu de chance, il ne l’avait pas aperçue et elle pourrait retourner en courant dans sa salle commune, ni vue ni connue. Mais ce qu’elle vit aux côtés du prof si amical lui glaça une nouvelle fois le sang dans les veines. Pitié, pas elle, pas Miss Valerion. C’était décidément la personne la plus flippante de tout Poudlard, bien plus que ces élèves soi-disant “sang-pur” qui se croyaient tout permis. Et bien sûr, c’était sa directrice de maison. La Serpentard enviait les Gryffondor qui ne risquaient pas grand-chose avec Sigmund.
Bien sûr, ils étaient tous repérés. Ses camarades à l’eau furent illico presto ramenés sur la terre ferme, et la petite s’approcha en se craquant les doigts de la professeure. Elle s’était mise en retrait, derrière le gros des élèves, pour passer un peu plus inaperçue. Ils étaient près des buissons dans lesquels certains des première année s’étaient cachés. Avec un sourire annonçant la mort prochaine des enfants, Miss Valerion prononçait de mielleuse menaces, et Alaska essayait de ne pas s’imaginer la nature de leur punition.
La peur lui donnait des ailes, et une idée dangereuse traversa son esprit. Une très mauvaise idée. Mais bon, qu’est-ce qu’elle avait à perdre ? Si tout se passait bien, même s’il y avait peu de chance que ça arrive, elle serait saine et sauve dans sa salle commune. L’objectif était simple : fuir. Elle n’était pas mouillée, donc ne laisserait pas de trace. Il fallait “juste” qu’elle coure jusqu’à sa salle commune, et là elle pourrait prétendre être partie aux toilettes, et c’était pour cela que Sixtine ne l’avait pas vue, ou une autre bêtise dans le genre. Alors oui, c’était presque impossible que ça marche, mais qui ne tente rien n’a rien, non ? Elle n’avait jamais aussi bien compris le sens de quitte ou double. Prise d’un regain d’énergie, la brune regarda fixement Noah jusqu’à ce qu’il la voie. Tout passa par les yeux : ils étaient sur la même longueur d'onde. Alors, discrètement, elle se baissa, passa derrière le buisson en s’assurant que Noah la suivait.
C’était très, très risqué. Par Merlin pourquoi elle faisait ça ? Mais bon, au moins elle n’était pas seule. River était là, et avait d’ailleurs embarqué Ernest. Pauvre Ernest, il avait été entraîné de force apparemment, et il l’était de nouveau pour s’enfuir.
On est complètement malades, se dit la petite, mais l’adrénaline avait pris le dessus, lui procurant une joie - pourquoi de la joie ? décidément elle ne comprenait rien à elle-même - démesurée, comme toutes ses émotions, et sitôt rejointe la brune partit en sprintant, contente d’y être habituée, pour mettre le plus de distance possible entre le petit groupe et les adultes, histoire de ne pas se prendre de sort. La nuit les protégeait un peu, les rendant beaucoup moins visibles, mais serait-ce suffisant ? Le château paraissait loin, si loin...
@Noah River
Dernière modification par Alaska Campbell le 27 août 2023, 21:10, modifié 1 fois.
Couleur RP : #008048 ~ Deuxième année rp ~ Fiche PR ~ Membre de la Péliade ~ 2ème année ~ 13 ans
Alaska c'est Ernest avec des couilles
Vava par la géniale Tamsin Gillies
La petite évasion
Alors que certains m’avaient rejoint dans l’eau fraiche du lac, un mouvement attire mon attention. Je plisse au maximum les yeux pour essayer de distinguer quelque chose mais la forme reste toujours beaucoup trop floue. C’est peut-être juste un arbre après tout. Faut que j’arrête d’être parano. Alors que j’allais proposer un jeu aux courageux qui m’avaient rejoint, j’ai d’un coup la désagréable sensation que la forme se rapproche. Au bout de quelques secondes, elle se divise en deux ombres qui deviennent rapidement reconnaissables. Le prof de botanique marche vers nous en agitant les bras tout en criant des phrases que je n’entends pas bien. A ses côtés, Miss Valerion s’approche aussi dangereusement du lac. Refusant de me laisser faire, je commence à me diriger le plus vite possible vers le bord. Mais avant de l’atteindre, je suis transporté dans les airs avec mes camarades et j'atterris dans l’herbe à quelques mètres de mes vêtements. Tandis que Miss Valerion commence à parler, j’attrape mon uniforme que j’enfile le plus rapidement possible. D’ici quelques petites minutes il sera trempé mais je m’en fiche. Pour le moment je dois trouver une solution pour sauver ma peau. Mais est-ce que je peux réellement partir en laissant les autres ici ? Mon regard se pose sur Ernest et je m’approche de lui en soupirant discrètement. C’est moi qui l’ai forcé à venir alors si je peux sauver ma peau, il faut que je tente de sauver la sienne aussi. J’agrippe doucement le bras d’Ernest avant de regarder mes camarades. Mon regard est rapidement attiré par celui d’Alaska qui me fixe. En déviant légèrement les yeux, je remarque un buisson et je comprends aussitôt ce qu’elle veut me dire. Elle a eu la même idée que moi. Elle aussi veut fuir. Au moment où elle s'engouffre dans l’amas de feuilles, je la suis en tirant doucement Ernest pour qu’il me suive. En arrivant près d’Alaska, je me mets à courir avec elle tout en lâchant Ernest. Ce n’est pas un bébé, je n’ai pas besoin de le tirer. Je lui ai donné l’occasion de venir avec nous, c’est à lui de décider s' il nous suit ou pas. Je cours le plus vite que je peux aux côtés d’Alaska tout en me retenant d’éclater de rire. On est complètement tarés !
"Noah River, c’était un peu comme une machine à pop-corn à conneries"/”Si la Péliade organise une bêtise, on y participe surtout si c'est l’idée de Ernest Noah”
2A/Péliade/Crochets d’Argent 48-49/#14a003