L’orage des rencontres imprévues

En cette longue après-midi de juillet, les escaliers menant à Calton Hill se remplissaient de touristes moldus venus admirer la belle Edimbourg depuis cette fameuse colline. Glissés parmi ces visiteurs parfois étranges, quelques sorciers étaient également présents dans la foule.

Sur l’immense plateau verdoyant qui surplombait le mont se trouvaient plusieurs constructions attrayantes pour l’œil tels qu’une haute tour médiévale ou un monument circulaire très connu chez les moldus.

Robert OxHall était venu pour se promener au grand air, cette colline se trouvait être l’un de ses lieux préférés de la grande cité écossaise. Il était assis dans l’herbe, laissant les milles et unes odeurs de fleurs se porter à son nez. Il aimait tant se retrouver au milieu de la nature. Contrairement à la foule de touristes, il s’était installé en dehors des sentiers battus, sur un autre versant du mont. De sa position, il avait une vue magnifique sur le Arthur’s Seat, cette petite montagne majestueuse qui bordait Edimbourg.

L’été était déjà bien entamé et sa rentrée à Poudlard était prévue quelques semaines plus tard. J’ai tellement hâte ! Pensa-t-il en souriant, perdu dans ses rêveries. Une petite goutte de pluie vint alors le déranger, il leva les yeux au ciel et vit que des nuages noirs avaient stagnaient au-dessus de la ville et de Calton Hill. Cela n’augurait rien de bon. Un coup de tonnerre retentit dans l’air et la pluie se mit a tomber, avec une intensité grandissante.

Robby se redressa rapidement et chercha un abri du regard. La tour ! Songea-t-il avant de se précipiter vers celle-ci. La pluie rendant la terre boueuse et glissante, le jeune garçon se retrouva deux fois au sol avant de parvenir sur le parvis de la tour. Malheureusement pour lui, la porte de celle dernière était fermée aux visiteurs. Il s’assit alors sur la marche d’entrée, protégé de la pluie par un le auvent en bois qui s’étirait au-dessus de la porte de l’édifice. D’où il se trouvait, il pouvait voir les moldus se précipiter vers l’escalier pour quitter Calton Hill, ce qui l’amusait beaucoup.

@Cléonice Von Berg

Robert OxHall #123f87
L'excellence pour l'excellence

L’orage des rencontres imprévues
Cléonice avait quitté ses parents et ses grands-parents pour aller se promener sur le plateau. Elle en avait eut assez d'entendre ces quatre-là débattre incessamment sur l’existence de la magie. Deux sorciers dans la famille Von Berg et son grand père continuait à croire à une blague ou à la folie... La petite brune en avait eut les larmes aux yeux. Nier totalement son existence... C'était douloureux.

Elle avait rapidement glissé à ses parents qu'elle allait faire un tour purement culturel. Mais en réalités, elle voulait surtout se ressourcer. Dans quelques semaines, elle serait à nouveau à Poudlard, pour sa deuxième année.

Cléonice observa la plaine avec intérêt. Il y avait plein vieilles pierres, c'était vraiment fantastique. La brunette embrassa le paysage du regard. Pour elle, chaque petit morceau d'Histoire laissé par l'Homme ou m'Animal était digne d'une recherche poussée et approfondie.

Doucement, elle se mit sur la pointe des pieds pour mieux observer la vue sur la ville. Chaque maison semblait vétuste... Un peu comme celle de ses grands-parents qui passait de générations en générations depuis maintenant deux-cent-cinquante années. L'idée d'héritage culturel plaisait bien à la petite Poufsouffle.

Soudain, elle sentit une goutte tomber sur son front. Puis une deuxième dans ses cheveux. Un troisième... Et elle cessa de les compter. Un véritable déluge s’abattait sur les touristes qui s'éloignaient en courant.

Et Cléonice restait là, debout sous la pluie.

Elle adorait sentir la pluie sur elle. Ses cheveux prenaient un kilos en quelques minutes et elle pouffa de rire en imaginant son visage dégoulinant d'eau, des mèches éparses plaquée sur son dos.

Puis le vent se mit à souffler et la brunette frissonna.

D'un coup, c'était moins amusant.

Elle remit son sweat qui était resté attaché à sa taille et regarda autour d'elle, puis remarqua un garçon assis sur les marches de la tour.

Au moins, elle serait à l’abri en attendant que je calme revienne.

Cléonice couru donc vers la tour et s'assit à son tour sur les marches.

- Désolée, je m'incruste un peu ! fit-elle au garçon qui devait avoir approximativement son âge.

@Robert OxHall à toi !

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L’orage des rencontres imprévues
Robert observait toujours les touristes s'éloigner et quitter la colline dont l'atmosphère si chaleureuse quelques instants plus tôt devenait désormais glaciale et lugubre. Alors que les derniers inconnus disparaissaient de son champ de vision, le jeune homme vit Cléonice approcher. Celle-ci semblait véritablement trempée. Il se souvint alors que son pantalon était tout crotté, il était tombé plusieurs fois dans la boue lorsqu'il courait pour se mettre à l'abri.

Le garçon tenta tant bien que mal de retirer la boue de son jeans avec ses mains mais ses efforts restaient vains. Ces tentatives eurent même l'effet inverse puisque ses mains se trouvèrent également couvertes de boues. Entre temps, la jeune fille avait eu le temps de le rejoindre et de s'assoir également.

- Désolée, je m'incruste un peu !

Involontairement, Robby rougit en raison de son état catastrophique et peu présentable. Cependant, il se sentit rapidement à l'aise en raison de l'approche de la jeune inconnue. Comme de coutume, il reprit son air jovial et adressa un grand sourire à la nouvelle arrivante.

-Et bien... Bienvenue ! Je pense que tu seras mieux ici que sous la pluie...

Le regard du garçon passa sur le visage trempé de Cléonice et il se retint de rire en voyant l'eau continuer de ruisseler de ses cheveux sur son visage. Bien que son rire resta dans sa gorge, les commissures de ses lèvres s'étirèrent sur ses joues.

-Je m'appelle Robert, mais tout le monde m'appelle Robby, ou Rob. Non, attend, personne ne fait ça en fait. Quoi qu'il en soit, on dirait bien qu'on est coincé ici pur un bout de temps. Ajouta-t-il en désignant du menton les trombes d'eau qui continuaient de s'écouler sur Calton Hill.

Les nuages qui s'amoncelaient au-dessus de la ville semblaient épais et deux coups de tonnerres résonnèrent dans le lointain.

@Cléonice Von Berg

Robert OxHall #123f87
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Cléonice offrit un sourire éclatant au dénommé Robert. Il était un peu boueux, mais la brunette laissa cette information de côté, elle-même ressemblant à une serviette tombée dans une baignoire pleine... Ou plus poétiquement à un chat mouillé.

Lorsque le garçon déclara qu'elle serait mieux à l’abri que sous la pluie, Cléonice ne put s'empêcher de laisser s'échapper un léger sourire amusé. Elle adorait la pluie. Elle adorait être trempée jusqu'aux os. C'était le vent qu'elle aimait moins...

Cléonice offrit un grand sourire à Robert et lui tendit la main pour le saluer :

- Enchantée, Robby, moi c'est Cléonice, mais tu peux m'appeler Cléo, c'est plus simple ! dit-elle avec un grand sourire. J'adore la pluie donc pour moi, cette météo n'est pas vraiment un problème... Mais le vent, c'est moins mon délire, ajouta-t-elle en désignant les arbres dont les branches dansaient.

Machinalement, elle sortit un élastique de la poche de son short et remonta sa lourde tignasse brune en queue de cheval. Le poids de ses cheveux ayant doublé à cause de la pluie, la brunette eut énormément de mal à les attacher, tirant la langue de concentration, elle arrosa malgré elle son voisin en finissant sa coiffure. Elle avait pourtant tout fait pour ne pas le gêner, limitant l'ampleur de ses geste, sachant pertinemment qu'à tout moment sa masse capillaire devenait un dangereux fouet pour ses voisins.

- Oups... fit-elle, désolée...

Et histoire de se rattraper, elle enchaîna :

- Tu habites dans le coin ?

@Robert OxHall j'en connaît qui vont finir avec un gros rhume !

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Robby essuya tant bien que mal la boue qui se trouvait sur ses mains avant de répondre au geste de Cléonice. Il lui serra la main énergiquement puis l'observa se débattre avec sa chevelure trempée. Il fut très étonné de sa réponse. Aimer la pluie ? Vraiment ? Pensa-t-il, songeur.

-Le problème avec la pluie, c'est qu'on se retrouve glacés jusqu'aux os et qu'il est difficile de rester dehors longtemps si on ne veut pas être malade...

Le garçon se redressa en recevant les éclaboussures de sa voisine de fortune. Il fronça d'abord les sourcils en se tournant vers elle et se mit aussi tôt à rire. Il haussa simplement les épaules et ajouta d'un air taquin ;

-Si je voulais être mouillé je n'aurai qu'à quitter ces marches tu sais ?


Rob se leva alors et s'approcha de l'entrée de la tour, il tenta une première fois d'ouvrir la porte mais sans grand succès. Cette dernière, une grande porte en bois très épaisse, était bel et bien verrouillée. Après un instant d'hésitations, il se tourna vers Cléo.

-Oui, je vis près d'ici. J'ai grandi à Edimbourg qui est la ville natale de ma mère. Enfin, techniquement nous vivons dans la campagne pas très loin d'ici mais tu vois ce que je veux dire. Tiens, et toi d'où viens-tu ? Est-ce que tu es de la région ?

Le jeune homme réfléchit un instant, il voulait tenter un sort que ses parents avaient déjà utilisés devant lui mais ce serait illégal. De plus, il risquait de se faire découvrir par des moldus à tout moment et Cléo pouvait elle-même ne pas être une sorcière. Il se résigna, pour l'instant. Robert retourna alors près de la jeune fille, reportant toute son attention sur elle.

@Cléonice Von Berg Oups, un gros rhume mais ils auront passés un bon moment ! :lol:

Robert OxHall #123f87
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L’orage des rencontres imprévues
La brunette adressa un regard d'excuse à Robby mais ne put s'empêcher de sourire en le voyant plaisanter.

La brunette voyait son compagnon de fortune fixer régulièrement la porte du regard et s’interrogea brièvement sur ce qu'il pourrait bien être en train de penser, puis haussa les épaules. Si elle aimait la pluie, n'importe qui pourrait rêver de pouvoir débloquer la serrure pour pouvoir entrer se sécher.

Elle cala sa tête dans le creux de sa main et fixa l'horizon avant de répondre à la question du garçon.

- D'où je viens, hein ? C'est un peu compliqué, ça comme question ! rit-elle.

Un partie d'elle avait envie de fait court "J'habite à Waterford en Irlande." C'est simple. Mais avec son accent gallois... Et puis de toute façon, elle n'était pas irlandaise. Elle avait l'âme galloise... Quoique. Oui, mais l'Irlande, ce n'était pas si mal... Mais ce n'était pas encore ça. Sa mère était née au Danemark, et malgré qu'elle n'y soit jamais allée, Cléonice ressentait comme une forme d'appartenance à ce pays... Et puis, après tout, son oncle, ce français... Non, pas lui. Ils n'avaient rien en commun si ce n'est le lien du sang. Il lui faisait un peu peur, pas de quoi offrir une partie d'elle à la France non plus.

Mais alors d'où venait-elle ?

Elle lâcha un petit soupir.

Bon.

Faisons simple, mais pas trop. Elle n'était pas là pour raconter sa vie mais pour éviter de tomber malade.

- Je viens de Waterford, en Irlande, mais je suis galloise. Je suis ici pour voir mes grands-parents qui ont déménagé en Ecosse.

Elle se mordit un peu la lèvre. Il fallait changer de sujet et vite, sinon ce n'était pas la pluie qui allait tomber mais des larmes de rage.

- Tu coup, tu as quel âge, Robby ? demanda-t-elle, le regard pétillant.

@Robert OxHall à toi !

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Le garçon s'assit de nouveau près de sa compagne de fortune. Il fut assez surpris de sa réaction, il ne souhaitait pas la mettre mal à l'aise par indiscrétion. Heureusement, elle avait finalement rit, bien que sa réponse fut des plus étrange. Pour lui, répondre à cette question était tout naturel. Il avait grandit à Edimbourg, il avait toujours vécu dans un foyer aimant, rien de très exceptionnel, certes, mais c'était son quotidien. Il se rendit alors compte que ce n'était pas le cas pour tout le monde, que la vie des autres pouvait être bien plus compliquée.

-Je suis déjà allé en Irlande, à Dublin et Wicklow. C'était très sympa !

Malgré son âge, Robert avait cette faculté d'être très observateur et il vit le pincement de lèvre de Cléonice. Cela pouvait avoir plusieurs significations mais en ce moment, il n'en voyait qu'une seule. Dès lors, il n'insista pas et la suivit sur un autre sujet plus confortable pour la jeune femme.

-Oh, tu sais, je vais faire mon entrée à Pou... Euh, au collège de Dumbarton, un coin paumé, donc j'ai presque onze ans. Je suis de fin d'année.


Son visage s'empourpra d'un coup, il avait eu chaud. Ses joues devinrent rouge et il se gratta la nuque, gêné. Il ne souhaitait pas divulguer l'existence de Poudlard à n'importe qui, même s'il ne savait pas encore que la jeune femme était elle-même inscrite dans la célèbre école de sorcellerie. Il sauta à nouveau sur ses pieds, il souhaitait faire diversion pour pouvoir passer à autre chose et cacher sa gêne.

-Que dirais tu d'entrer dans cette tour ? Nous pourrions l'explorer et découvrir ses mystères. Lui proposa-t-il alors en s'approchant de la massive porte en bois qui gardait sévèrement l'accès de la vieille bâtisse.

Robert OxHall #123f87
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Et zut, il avait remarqué son malaise, pensa la brunette qui eut très envie de fracasser sa tête contre le mur... Mais grand prince, Robert n'insista pas.

Mais sa réponse quand à son école fit tiquer l'oreille de la jeune fille.

Pou... Pou quoi ? Pourquoi changer soudainement le nom de son école ? Est-ce que la fin de son mot ne serait pas -dlard, à tout hasard ?

Que le garçon soit un sorcier ne surprendrait nullement la future deuxième année : après tout, sa propre meilleure amie lui avait annoncé son arrivée prochaine au château abritant la célèbre école de sorcellerie.

En le voyant se lever, plein d'entrain, elle ne pu s'empêcher de rire un peu.

- La porte n'est-elle pas fermée à clef ? Tu as une idée pour réussir à rentrer ?

La porte en bois était immense et semblait bien épaisse. Ce n'était pas deux enfants qui allaient la faire céder. D'autant plus qu'il était formellement interdit de faire de la magie en dehors de Poudlard et devant un moldu ! D'autant plus que l'ouverture de cette porte était illégale chez les moldus puisqu'il s'agissait d'effraction... En somme, l'ouvrir reviendrait à créer de gros ennuis.

Mais, de toute façon, ils n'y arriveront pas, pensait-elle, alors il ne coûtait rien d'essayer.

Elle se leva à son tour et commença à examiner les jointures de la porte. Même le bois était ancien... Certainement pas autant que les pierres, mais c'était tout de même agréable à sentir sous les doigts.

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L’orage des rencontres imprévues
Tandis que Cléonice le rejoignait, Robert ne songeait pas aux ennuis que cette incursion pourrait causer. Il prenait les choses avec insouciance et se disait qu'ils parviendraient à fuir si les choses devaient mal tourner. Il gardait un œil sur l'immense porte qui fermait les lieux.

-Elle est verrouillée oui... Mais j'ai une petite idée. Une astuce de mes parents. Pourrais-tu eum... Te retourner et fermer les yeux ?

Il avait déjà vu plusieurs fois ses parents utiliser un sort pour déverrouiller des portes et cadenas. Bien qu'il n'avait jamais lui-même lancé ce sort, ni n'importe quel sort d'ailleurs, il se dit que tenter le tout pour le tout pourrait être amusant.

Le jeune garçon balaya les alentours du regard, vérifiant qu'il n'y avait pas d'autres moldus aux alentours. Puis il posa son regard sur sa compagne de fortune et sourit. Il essaya de percer ses émotions, était elle inquiète ? Robert, lui, ne tenait pas sur place, il avait rarement l'occasion de s'engager dans des aventures similaires.

-Tu sais que nous pourrions avoir de gros problèmes ? Ca rend les choses plus amusantes pour moi, et toi ? Comment tu te sens ?

Connaissant à peine la jeune femme qui se trouvait avec lui, Robby préférait être sûre qu'elle se sentait bien avant de l'entrainer dans l'inconnu. Il ne souhaitait pas lui causer trop de stress ou la mettre mal à l'aise.

@Cléonice Von Berg à toi ;)

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