C'est la crise !
Mercredi 8 avril 2048
9h30
Avec @Maddison Nash
Marchant tête baissée dans les rues, j'avais besoin de trouver une solution. Hors de question de ne serait-ce que s'approcher à nouveau de cette boutique d'escrocs de Barjow et Beurk, plutôt crever. Il me fallait une solution plus douce, et surtout plus sûre. On pouvait faire des miracles avec des potions paraît-il. Personnellement, les potions, ça n'a jamais été mon fort. Trop strict, trop rigide, ça ne m'allait. Mais je devais reconnaître leur utilité pour qui sait les préparer. Me voilà donc à nouveau devant une boutique, prête à raconter une histoire abracadabrante pour espérer obtenir quelque chose qui n'existait peut-être même pas !
La petite clochette retentit en poussant la porte. Je m'apprête à ouvrir la bouche pour saluer l'occupante, mais ma tête se met immédiatement à me tourner ! Bon sang, les odeurs ! Elles m'assaillirent violemment sans prévenir, mélange d'herbes et de parties animales, de potions en préparation et achevées, mes sinus se retrouvèrent immédiatement saturés ! Je perdis l'équilibre un bref instant, ma tête tournant aussi violemment qu'un bateau en plein ouragan, et je sentis que je renversais quelque chose. Mais... C'était moi ! Je m'étais proprement éclaté les fesses au sol, ma tête tournoyant comme une toupie sous les effluves de cette boutique, et je sentis un mélange de colère et d'embarras m'envahir alors que je respirai lentement par la bouche en m'obstruant le nez avec les doigts, le regard dans le vide.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
C'est la crise !
Cela fait depuis une trentaine de minutes que la boutique est ouverte et, comme souvent, les premiers clients du jour ne sont pas encore arrivés. Maddison n'est pas vraiment étonnée, ce n'est pas une heure de pointe et, pour aujourd'hui, elle doit même avouer que cela l'arrange puisqu'elle s'apprête à accueillir son tout premier stagiaire cet après-midi. C'est un évènement qu'elle attend avec impatience, peut-être même un peu trop parfois, si on se base sur le point de vue d'Henry. Mais, ce n'est pas grave, elle s'en moque et elle sait que son collègue ne lui en tient pas vraiment rigueur, au fond.
Elle se charge donc de quelques petites tâches tout en restant derrière le comptoir de la boutique, au cas où un client arriverait. Henry, de son côté, se trouve dans l'arrière-boutique, en train de rédiger des lettres pour leurs fournisseurs. La blonde comptait d'ailleurs aller le rejoindre pour discuter un peu avec lui, quand elle entend la clochette de la porte retentir. Elle pose donc le regard vers l'entrée de la boutique et remarque que leur première cliente venait d'arriver.
- Bonjour, est-ce que je peux vous aid...
Elle se stoppe net dans sa prise de parole lorsqu'elle se rend compte que la sorcière perd l'équilibre et se retrouve au sol. L'employée d'Apothic'herbes s'approche donc en vitesse d'elle pour s'assurer que tout va bien.
- Je ne pensais pas devoir vous - tu ? - aider comme ça, mais c'est quand même dans mes cordes, commence-t-elle, tout en lui tendant sa main pour l'aider à se relever. Tout va bien ?
Elle se charge donc de quelques petites tâches tout en restant derrière le comptoir de la boutique, au cas où un client arriverait. Henry, de son côté, se trouve dans l'arrière-boutique, en train de rédiger des lettres pour leurs fournisseurs. La blonde comptait d'ailleurs aller le rejoindre pour discuter un peu avec lui, quand elle entend la clochette de la porte retentir. Elle pose donc le regard vers l'entrée de la boutique et remarque que leur première cliente venait d'arriver.
- Bonjour, est-ce que je peux vous aid...
Elle se stoppe net dans sa prise de parole lorsqu'elle se rend compte que la sorcière perd l'équilibre et se retrouve au sol. L'employée d'Apothic'herbes s'approche donc en vitesse d'elle pour s'assurer que tout va bien.
- Je ne pensais pas devoir vous - tu ? - aider comme ça, mais c'est quand même dans mes cordes, commence-t-elle, tout en lui tendant sa main pour l'aider à se relever. Tout va bien ?
C'est la crise !
Allez, une grande inspiration, par la bouche, et une expiration, toujours par la bouche, ouais, ça va aller. Punaise, vraiment, quelle honte, c'était ridicule. Mais alors que j'étais copieusement en train de me maugréer intérieurement comme l'idiote que j'étais, je fus interrompu par l'apparente gérante des lieux. Oh non... Bon... Allez Stéph, un petit effort. J'entamai le mouvement pour me redresser sans attraper sa main, en libérant mon nez pincé pour remettre en ordre ce que je venais de renverser.
- Ouais, ouais, tout va... ATCHOUM !!
Un éternuement violent me pris par surprise, secouant tout mon corps, dégageant mon nez. Mais alors que je pensais qu'un seul serait suffisant, une brutale série de trois éternuements d'affilés m'empêchèrent de continuer ! Mon nez chatouillait et picotait constamment, quel enfer ! Quelle idée j'avais eu de venir ici, je savais pourtant quel effet ce genre d'endroit me causait ! Il fallait croire que cette foutue statuette avait également bousillé mon cerveau. Mais alors que je redoutais cet état de fait, une idée brillante illumina mon esprit, et redirigeant ma baguette vers mon visage après avoir réparé les dégâts, je lançai :
- TEStabuLLArum !
Oooh... Quel soulagement, et alors la bulle entourant ma tête bloqua immédiatement les agressions olfactives dont j'étais victime, je rangeai ma baguette dans ma cuissarde en reniflant tout en tournant mon regard vers la femme qui avait assisté à la scène. Elle n'avait pas intérêt à me chercher des poux celle-là, et... Stéph, calme-toi bon sang ! Une grande inspiration.
- Hrm. Pardonnez-moi.
Je tirai un mouchoir de ma poche pour me moucher rapidement.
- J'ai le nez particulièrement sensible, et une boutique comme la vôtre... Disons qu'en temps normal, je les évite.
Un petit sourire, et je jetai un regard alentours, hésitante à parler de mon problème, le rouge me montant doucement aux joues.
- Hm... Est-ce que vous... Auriez un truc pour, enfin, pour éviter de...
J'émis un claquement de langue en croisant les bras et en détournant le regard, inutile de tourner autour du pot.
- J'ai de violents accès d'émotions ces derniers temps, je ne les contrôle plus, et ça m'handicape beaucoup dans mon travail, sans parler de ma vie de tous les jours.
Je serrai les dents, inutile de m'étendre sur la cause sans qu'elle ne pose la question. L'idéal serait qu'elle accepte l'état de fait sans chercher à en savoir davantage et me donne une potion qui règle tout. Ouaip, ça, ce serait l'idéal.
- J'ai l'impression d'être redevenue une adolescente... Vous auriez un truc pour ça ?
- Ouais, ouais, tout va... ATCHOUM !!
Un éternuement violent me pris par surprise, secouant tout mon corps, dégageant mon nez. Mais alors que je pensais qu'un seul serait suffisant, une brutale série de trois éternuements d'affilés m'empêchèrent de continuer ! Mon nez chatouillait et picotait constamment, quel enfer ! Quelle idée j'avais eu de venir ici, je savais pourtant quel effet ce genre d'endroit me causait ! Il fallait croire que cette foutue statuette avait également bousillé mon cerveau. Mais alors que je redoutais cet état de fait, une idée brillante illumina mon esprit, et redirigeant ma baguette vers mon visage après avoir réparé les dégâts, je lançai :
- TEStabuLLArum !
Oooh... Quel soulagement, et alors la bulle entourant ma tête bloqua immédiatement les agressions olfactives dont j'étais victime, je rangeai ma baguette dans ma cuissarde en reniflant tout en tournant mon regard vers la femme qui avait assisté à la scène. Elle n'avait pas intérêt à me chercher des poux celle-là, et... Stéph, calme-toi bon sang ! Une grande inspiration.
- Hrm. Pardonnez-moi.
Je tirai un mouchoir de ma poche pour me moucher rapidement.
- J'ai le nez particulièrement sensible, et une boutique comme la vôtre... Disons qu'en temps normal, je les évite.
Un petit sourire, et je jetai un regard alentours, hésitante à parler de mon problème, le rouge me montant doucement aux joues.
- Hm... Est-ce que vous... Auriez un truc pour, enfin, pour éviter de...
J'émis un claquement de langue en croisant les bras et en détournant le regard, inutile de tourner autour du pot.
- J'ai de violents accès d'émotions ces derniers temps, je ne les contrôle plus, et ça m'handicape beaucoup dans mon travail, sans parler de ma vie de tous les jours.
Je serrai les dents, inutile de m'étendre sur la cause sans qu'elle ne pose la question. L'idéal serait qu'elle accepte l'état de fait sans chercher à en savoir davantage et me donne une potion qui règle tout. Ouaip, ça, ce serait l'idéal.
- J'ai l'impression d'être redevenue une adolescente... Vous auriez un truc pour ça ?
Quelque part, perdue avec Sixtine.
C'est la crise !
La main de Maddison revient près de son corps dès qu'elle se rend compte que la cliente se relève seule. Elle pose son regard sur elle, à l'affût d'une réponse de sa part qu'elle espère rassurante. Après tout, ça peut arriver à n'importe qui de tomber, même si faire un câlin au sol n'est pas très agréable !
Elle s'écarte un peu lorsqu'elle éternue, surprise par son intensité. Elle comptait expliquer son geste mais la jeune femme se retrouve finalement la mine étonnée en comprenant quel sortilège son interlocutrice venait de lancer. L'Ecossaise fronce donc légèrement les sourcils mais, avant qu'elle ne puisse demander quoi que ce soit, la jeune femme en face d'elle prend la parole et lui explique ce qui lui arrive. Elle comprend également que le vouvoiement est de rigueur, ce qu'elle n'apprécie pas vraiment mais qu'elle respectera tout de même.
- Oh, d'accord finit-elle par dire lorsque la cliente a terminé de s'expliquer. Le fait que votre nez soit sensible et la difficulté à gérer vos émotions sont liés ou ce sont deux choses différentes ?
Maddison passe rapidement en revue, dans sa tête, toutes les potions qu'ils ont dans l'arrière-boutique. Puisqu'il s'agit d'une boutique d'ingrédients, il y a, pour le moment, peu de potions en vente mais il y en a quand même quelques-unes. Mais, avec ce qu'ils ont actuellement, elle ne pense pas pouvoir répondre de manière positive à sa cliente.
- Hmm, nous avons quelques potions dans l'arrière-boutique mais ce que vous recherchez est un peu trop précis pour nos stocks actuels. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai travaillé dans un laboratoire avant de devenir employée ici et nous leur faisons parfois des commandes spécifiques, je devrais pouvoir vous trouver quelque chose assez rapidement. Est-ce que vous arriveriez juste à m'expliquer comment s'est arrivé ? Ce serait vraiment utile pour être sûre de vous commander la bonne potion auprès d'eux.
Avec sa dernière phrase, la blonde tente d'insister sur l'importance de connaitre les détails. Elle sait que tous les clients ne sont pas à l'aise à l'idée de se confier mais elle essaie quand même, en espérant que ce soit fructueux.
Elle s'écarte un peu lorsqu'elle éternue, surprise par son intensité. Elle comptait expliquer son geste mais la jeune femme se retrouve finalement la mine étonnée en comprenant quel sortilège son interlocutrice venait de lancer. L'Ecossaise fronce donc légèrement les sourcils mais, avant qu'elle ne puisse demander quoi que ce soit, la jeune femme en face d'elle prend la parole et lui explique ce qui lui arrive. Elle comprend également que le vouvoiement est de rigueur, ce qu'elle n'apprécie pas vraiment mais qu'elle respectera tout de même.
- Oh, d'accord finit-elle par dire lorsque la cliente a terminé de s'expliquer. Le fait que votre nez soit sensible et la difficulté à gérer vos émotions sont liés ou ce sont deux choses différentes ?
Maddison passe rapidement en revue, dans sa tête, toutes les potions qu'ils ont dans l'arrière-boutique. Puisqu'il s'agit d'une boutique d'ingrédients, il y a, pour le moment, peu de potions en vente mais il y en a quand même quelques-unes. Mais, avec ce qu'ils ont actuellement, elle ne pense pas pouvoir répondre de manière positive à sa cliente.
- Hmm, nous avons quelques potions dans l'arrière-boutique mais ce que vous recherchez est un peu trop précis pour nos stocks actuels. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai travaillé dans un laboratoire avant de devenir employée ici et nous leur faisons parfois des commandes spécifiques, je devrais pouvoir vous trouver quelque chose assez rapidement. Est-ce que vous arriveriez juste à m'expliquer comment s'est arrivé ? Ce serait vraiment utile pour être sûre de vous commander la bonne potion auprès d'eux.
Avec sa dernière phrase, la blonde tente d'insister sur l'importance de connaitre les détails. Elle sait que tous les clients ne sont pas à l'aise à l'idée de se confier mais elle essaie quand même, en espérant que ce soit fructueux.
C'est la crise !
Parcourant la boutique du regard, les bras croisés, je balayais sa question d'un revers distrait de la main en secouant la tête, faisant onduler la bulle autour de ma tête. Heureusement que mon odorat n'était pas une maladie, et puis quoi encore.
- Non, non. Absolument rien à voir, j'ai toujours eu le nez sensible, mais mon ingérence émotionnelle est bien plus récente.
J'observe ensuite la vendeuse, quelque peu frustrée de ne pouvoir l'analyser avec d'autres outils que mes yeux et mes oreilles. En temps normal, je me reposai énormément sur mon nez, et désormais, m'en voilà privé. Bon, après tout, je n'en étais pas totalement dépendante, encore heureux. Je pris une grande inspiration, ma tête tournant encore un peu et mon nez encore hypersensible, je continuai de l'écouter avec grande attention. Au moins, voilà une commerçante qui avait l'air plus que compétente. Seule petite ombre au tableau : voilà qu'elle me demande les détails du pourquoi du comment. Je laisse échapper un claquement de langue en détournant la tête, avant de soupirer.
Quelle frustration de ne ressentir aucune autre envie que celle de se sortir de cette situation, je n'avais même pas envie de jouer avec elle, ni de la taquiner, encore moins de tourner autour du pot.
- J'ai possédé un objet qui m'a littéralement vidé de mes émotions. J'étais une coquille vide pendant un mois. Et maintenant, me voilà.
Je me désignai des mains dans un geste que je voulais sarcastique, mais il fut plus raide que ce que je souhaitais, je grinçai des dents en croisant à nouveau les bras sur ma poitrine. J'aurais voulu être en colère et révolté, mais en cet instant, mon cœur était aussi calme qu'une mer sans vent. Ce n'était pas ce que je voulais, foutre-veracrasse !
- Non, non. Absolument rien à voir, j'ai toujours eu le nez sensible, mais mon ingérence émotionnelle est bien plus récente.
J'observe ensuite la vendeuse, quelque peu frustrée de ne pouvoir l'analyser avec d'autres outils que mes yeux et mes oreilles. En temps normal, je me reposai énormément sur mon nez, et désormais, m'en voilà privé. Bon, après tout, je n'en étais pas totalement dépendante, encore heureux. Je pris une grande inspiration, ma tête tournant encore un peu et mon nez encore hypersensible, je continuai de l'écouter avec grande attention. Au moins, voilà une commerçante qui avait l'air plus que compétente. Seule petite ombre au tableau : voilà qu'elle me demande les détails du pourquoi du comment. Je laisse échapper un claquement de langue en détournant la tête, avant de soupirer.
Quelle frustration de ne ressentir aucune autre envie que celle de se sortir de cette situation, je n'avais même pas envie de jouer avec elle, ni de la taquiner, encore moins de tourner autour du pot.
- J'ai possédé un objet qui m'a littéralement vidé de mes émotions. J'étais une coquille vide pendant un mois. Et maintenant, me voilà.
Je me désignai des mains dans un geste que je voulais sarcastique, mais il fut plus raide que ce que je souhaitais, je grinçai des dents en croisant à nouveau les bras sur ma poitrine. J'aurais voulu être en colère et révolté, mais en cet instant, mon cœur était aussi calme qu'une mer sans vent. Ce n'était pas ce que je voulais, foutre-veracrasse !
Quelque part, perdue avec Sixtine.
C'est la crise !
"Ah d'accord", répond simplement Maddison en apprenant que les deux problèmes qu'a sa cliente ne sont absolument pas liés. Mince, elle pensait avoir au moins une indication qui pourrait la guider pour commander la potion la plus adaptée possible à son cas. Elle avait donc bien fait de poser, par la suite, une question qui pourrait l'aider à mieux comprendre la situation.
La blonde a bien compris que sa demande ne ravit pas sa cliente et elle était donc prête à lui dire qu'elle n'était pas obligée de lui répondre mais la rousse la prend de court en ouvrant la bouche juste avant qu'elle ne le fasse.
Sa réponse est simple, efficace. Peut-être un peu trop pour l'employée d'Apothic'herbes qui ne comprend pas tout de suite quel type d'objet pourrait faire une chose pareille. Lorsqu'elle pense avoir réalisé, les mots lui sortent si vite de la bouche qu'elle ne peut rien faire pour les stopper :
- Est-ce que cet objet était imprégné de magie noire ? Ou de tout autre chose d'aussi louche ?
Elle sait bien que ses nouvelles interrogations ne vont pas vraiment enchanter sa cliente mais elle se doit d'avoir au moins cette information, cela pourrait grandement changer la commande qu'elle ferait à son laboratoire. En tout cas, à ses yeux, la description de son interlocutrice n'augure rien de bon.
- Quoi qu'il en soi, je suis désolée de savoir que ça vous est arrivé, je vais faire de mon mieux pour que les effets s'estompent le plus rapidement possible avec la potion que je vous commanderai. Je suppose que c'était tout sauf le projet que vous aviez en possédant cet objet...
A moins que la rousse ne soit pas très nette, Baptiste ?
La blonde a bien compris que sa demande ne ravit pas sa cliente et elle était donc prête à lui dire qu'elle n'était pas obligée de lui répondre mais la rousse la prend de court en ouvrant la bouche juste avant qu'elle ne le fasse.
Sa réponse est simple, efficace. Peut-être un peu trop pour l'employée d'Apothic'herbes qui ne comprend pas tout de suite quel type d'objet pourrait faire une chose pareille. Lorsqu'elle pense avoir réalisé, les mots lui sortent si vite de la bouche qu'elle ne peut rien faire pour les stopper :
- Est-ce que cet objet était imprégné de magie noire ? Ou de tout autre chose d'aussi louche ?
Elle sait bien que ses nouvelles interrogations ne vont pas vraiment enchanter sa cliente mais elle se doit d'avoir au moins cette information, cela pourrait grandement changer la commande qu'elle ferait à son laboratoire. En tout cas, à ses yeux, la description de son interlocutrice n'augure rien de bon.
- Quoi qu'il en soi, je suis désolée de savoir que ça vous est arrivé, je vais faire de mon mieux pour que les effets s'estompent le plus rapidement possible avec la potion que je vous commanderai. Je suppose que c'était tout sauf le projet que vous aviez en possédant cet objet...
A moins que la rousse ne soit pas très nette, Baptiste ?
C'est la crise !
Je lançai un regard mauvais à la vendeuse, n'appréciant guère son sous-entendu. La rousse était des plus nettes, Baptiste. Mais ce qui m'irrita encore davantage, ce fut le fait que j'étais incapable d'identifier ce fameux sous-entendu ! Mon cerveau baignait dans de l'eau pétillante, il était comme anesthésié. Subissant une nouvelle vague de débordement émotionnel, mon humeur changea du tout au tout, et enfin, un sourire se dessina sur mes lèvres. Il n'était pas volontaire, mais je ne le contrôlai pas, et ça m'enrageait, au fond.
- Allons, je vous en prie, vous ne pouviez pas savoir.
Je croisai ensuite les bras sur ma poitrine, essayant de toutes mes forces de chasser ce foutu sourire de mon visage ! Je réussis à n'obtenir qu'une grimace particulièrement étrange, que j'effaçai aussitôt. Mais maintenant, ma tête me tournait. Vraiment, si jamais je recroisai cette vendeuse de Barjow... Je secouai doucement la tête, faisant doucement onduler la bulle autour de moi.
- Je suppose également qu'il était lié à de la magie noire. Toutefois, je n'ai aucune certitude. Je l'ai... rendu, dès que j'ai réalisé d'où venait le problème.
Le sourire mauvais qui se dessina sur mes lèvres était sincère, lui, et je repensai à cette vendeuse qui avait échappé à mes poings grâce à ma bonté d'âme. Je pris une grande expiration, sentant de nouveau mon humeur changer. Une rage débordante fit accélérer mon cœur, sans aucune justification. M'énerver pour rien, ça me rendait folle !
- Si je remets la main sur cette garce...
Je plongeai ensuite un regard noir dans celui de la femme face à moi.
- Bien évidemment que ce n'était pas le projet, sombre bouffonne ! Vous pensez que je voulais devenir aussi vide qu'un détenu à Azkaban ?! Vous...
Je fermai les yeux, mes mains se levèrent lentement jusqu'au niveau de ma poitrine, mes lèvres étaient pincées. Quelle honte.
- Pardonnez-moi.
Je laissa tomber mes bras le long de mon flanc, un rire nerveux provenant du fond de la poitrine.
- Je ne vais pas utiliser mon état pour expliquer ce que j'ai dit, mais je ne le pensais pas. Ce n'est pas moi. Sauf que cette moi commence à prendre un peu trop de place dans ma vie, et ça commence à sévèrement me courir sur la mandragore...
- Allons, je vous en prie, vous ne pouviez pas savoir.
Je croisai ensuite les bras sur ma poitrine, essayant de toutes mes forces de chasser ce foutu sourire de mon visage ! Je réussis à n'obtenir qu'une grimace particulièrement étrange, que j'effaçai aussitôt. Mais maintenant, ma tête me tournait. Vraiment, si jamais je recroisai cette vendeuse de Barjow... Je secouai doucement la tête, faisant doucement onduler la bulle autour de moi.
- Je suppose également qu'il était lié à de la magie noire. Toutefois, je n'ai aucune certitude. Je l'ai... rendu, dès que j'ai réalisé d'où venait le problème.
Le sourire mauvais qui se dessina sur mes lèvres était sincère, lui, et je repensai à cette vendeuse qui avait échappé à mes poings grâce à ma bonté d'âme. Je pris une grande expiration, sentant de nouveau mon humeur changer. Une rage débordante fit accélérer mon cœur, sans aucune justification. M'énerver pour rien, ça me rendait folle !
- Si je remets la main sur cette garce...
Je plongeai ensuite un regard noir dans celui de la femme face à moi.
- Bien évidemment que ce n'était pas le projet, sombre bouffonne ! Vous pensez que je voulais devenir aussi vide qu'un détenu à Azkaban ?! Vous...
Je fermai les yeux, mes mains se levèrent lentement jusqu'au niveau de ma poitrine, mes lèvres étaient pincées. Quelle honte.
- Pardonnez-moi.
Je laissa tomber mes bras le long de mon flanc, un rire nerveux provenant du fond de la poitrine.
- Je ne vais pas utiliser mon état pour expliquer ce que j'ai dit, mais je ne le pensais pas. Ce n'est pas moi. Sauf que cette moi commence à prendre un peu trop de place dans ma vie, et ça commence à sévèrement me courir sur la mandragore...
Quelque part, perdue avec Sixtine.