ft. AS Un si grand monde

— Je n'ai jamais oser lui poser la question, de peur d'être impoli, répond Kalev, mais je suis sûr que tu l'aimeras si tu le rencontres un jour.

 Il n'y avait que peu de doute quant à cette éventualité, car les fantômes sont omniprésents au sein du château. D'ailleurs, à quoi ressemblerait Poudlard sans leur présence ? Et sans Peeves ? En y réfléchissant, sa disparition ne serait sans doute pas une grande perte. Est-ce que quelqu'un le regretterait vraiment ? Certainement pas, non, pense Kalev après réflexion.

Ils finissent leur promenade devant l’enseigne d’Ollivander et ils y rentrent sans tarder. Ils rencontre alors le gérant du lieu qui, après quelques familiarités, s’occupe de sa cliente du jour : Amy. Kalev reste en retrait, il observe la scène. La jeune sorcière annonce à Ollivander qu'elle est la première de la famille Stenford à entrer dans sa boutique - ses parents n'étant pas sorciers - il hoche la tête, puis sourit.

— Alors, tout est encore à découvrir pour vous ; n'êtes-vous pas anxieuse ? l'interroge-t-il.

Il continue de l'observer alors qu'elle fait ses premières tentatives infructueuses avec une baguette. D'un geste expert, Ollivander ramasse la baguette et la remet dans sa boîte avec soin.

— Non, ce n'est pas celle-ci... essayez-en une autre... Avez-vous des hobbies ? Des habitudes particulières ? Qu'est-ce qui vous effraye ? demande-t-il.

Kalev est conscient que ces questions ne sont pas de simples banalités. Chaque sorcier est unique, tout comme les baguettes. Ce n'est pas un hasard si chaque baguette choisit son sorcier. Selon les réponses, Ollivander pourra se replonger dans l'arrière-boutique, farfouillant parmi les boîtes jusqu'à ce qu'une baguette se manifeste. Kalev se souvient avoir dû en essayer plus d'une avant de trouver celle qui lui était destinée.

— Ne faites pas cette tête, miss Stenford, on ne trouve pas sa première baguette du premier coup, rassure le gérant, et on finit toujours par en trouver une, n'est-ce pas mister Cohn ?

Timidement, le garçon acquiesce.

"Les fleurs sécher sur le tombeau
La peur gagner, une fois de trop"
Avatar part chrisfroot