Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest avait passé la soirée de la veille à préparer son itinéraire avec soin. Après maintes discussions, il avait été convenu avec ses mères qu’il prendrait plutôt le bus qui était direct jusqu’à Kew Gardens. Plus rassurant pour ses mamans, il n’y avait pas d’arrêt ni de correspondance. La ligne était directe. C’était quand même la première fois qu’elles le laissaient prendre les transports en commun seul pour une si longue distance. Peut-être plus rassurant pour lui aussi.RIRE, FRAÎCHEUR, CANDEUR, IDYLLE DE L'ÉTÉ !
Royal Botanic Garden, Kew
Dimanche 28 juin 2048
Aux alentours de 9h30
@Eileen O'Brien & Ernest Stevens
À 8h03, il s’était posté à l’arrêt de Camden Road pour prendre le train de 8h09. Il lui faudrait ensuite une petite heure pour rejoindre les Jardins botaniques royaux. Il n’avait rendez-vous avec Eileen qu’à 9h30 pour l’ouverture mais il préférait ne pas prendre le risque d’arriver en retard. Et puis il était réveillé depuis 6h du matin et ça faisait déjà deux bonnes heures qu’il tournait en rond.
Assis dans le bus, il s’était collé un casque sur les oreilles et errait dans les playlist “vintage” que sa mère collectionnait sur un antique Ipod Classique. C’était une des choses qui lui manquait le plus quand il était à Poudlard. Quelques 58 minutes plus tard, le gamin débarqua dans la gare routière qui jouxtait le Parc. Debout, les mains dans les poches, l’adolescent balançait légèrement en attendant que le temps passe.
Et puis il l'aperçut. Sa chevelure rousse qui tombait en cascade, son pas léger et sautillant. Un léger sourire tira le coin de ses lèvres. Il retira son casque et agita gauchement la main dans sa direction. Un rapide coup d'œil à lui-même pour vérifier qu’il était décent. Il tira sur un pli de son sweet avant de relever la tête.
“Hey ! Eileen… !”
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- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen était impatiente de prendre le chemin du Jardin Royal. Elle avait regardé l'itinéraire 3 fois et avait fini par exaspérer son grand-père à force de lui répéter de se presser. Il ne comprenait donc pas qu'elle avait hâte d'arriver !
Papy avait fini par se décider à se chausser et à partir. Ils avaient pris la direction du panneau "Underground" le plus proche et s'étaient engouffrés dans la bouche béante du métro. Escaliers après escaliers, il avait fini par rejoindre une puis deux lignes colorées avant d'enfin sortir des tunnels souterrains pour rejoindre l'air libre.
La jeune fille avait bien suivi le chemin et se sentait en capacité de le faire dans l'autre sens. Son grand-père s'en assura en lui demandant de lui expliquer quelles lignes prendre et où s'arrêter. Elle répéta consciencieusement l'itinéraire qu'elle avait regardé 3 fois avant de venir et parut satisfaire Papy qui l'abandonna devant l'entrée du jardin botanique.
Enfin, elle y était ! Elle ajusta son sac à dos qui contenait notamment une gourde d'eau fraiche et se mit en devoir de chercher celui qu'elle voulait voir. Soudain, elle le repéra, un peu à l'écart, sa tignasse brune et son air timide lui avaient terriblement manqués !
Son interpellation amena un énorme sourire aux lèvres de la jeune fille et elle ne put que courir pour le rejoindre. Quand elle arriva près de lui, elle ne savait pas s'il fallait lui faire la bise, lui faire un check ou lui serrer la main. Elle opta pour un entre deux qui lui était propre en le serrant dans ses bras avant de le relâcher rapidement. Le rouge lui était monté aux joues, mais cela pouvait s'associer à sa course un peu folle vers lui... n'est-ce pas ?
- "Je suis trooop contente de te voir Ernest ! J'espère que tu ne m'attends pas depuis trop longtemps ! J'ai du presser un peu Papy !"
Elle remarqua rapidement son pull et rigola en lui montrant son propre sweet à capuche vert, sa couleur préférée :
- "Dress code du jour : le pull ?" analysa-t-elle avec un clin d'œil.
Puis, elle avisa son casque :
- "Qu'est-ce que tu écoutes ?"
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Papy avait fini par se décider à se chausser et à partir. Ils avaient pris la direction du panneau "Underground" le plus proche et s'étaient engouffrés dans la bouche béante du métro. Escaliers après escaliers, il avait fini par rejoindre une puis deux lignes colorées avant d'enfin sortir des tunnels souterrains pour rejoindre l'air libre.
La jeune fille avait bien suivi le chemin et se sentait en capacité de le faire dans l'autre sens. Son grand-père s'en assura en lui demandant de lui expliquer quelles lignes prendre et où s'arrêter. Elle répéta consciencieusement l'itinéraire qu'elle avait regardé 3 fois avant de venir et parut satisfaire Papy qui l'abandonna devant l'entrée du jardin botanique.
Enfin, elle y était ! Elle ajusta son sac à dos qui contenait notamment une gourde d'eau fraiche et se mit en devoir de chercher celui qu'elle voulait voir. Soudain, elle le repéra, un peu à l'écart, sa tignasse brune et son air timide lui avaient terriblement manqués !
Son interpellation amena un énorme sourire aux lèvres de la jeune fille et elle ne put que courir pour le rejoindre. Quand elle arriva près de lui, elle ne savait pas s'il fallait lui faire la bise, lui faire un check ou lui serrer la main. Elle opta pour un entre deux qui lui était propre en le serrant dans ses bras avant de le relâcher rapidement. Le rouge lui était monté aux joues, mais cela pouvait s'associer à sa course un peu folle vers lui... n'est-ce pas ?
- "Je suis trooop contente de te voir Ernest ! J'espère que tu ne m'attends pas depuis trop longtemps ! J'ai du presser un peu Papy !"
Elle remarqua rapidement son pull et rigola en lui montrant son propre sweet à capuche vert, sa couleur préférée :
- "Dress code du jour : le pull ?" analysa-t-elle avec un clin d'œil.
Puis, elle avisa son casque :
- "Qu'est-ce que tu écoutes ?"
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La bouche serrée, Ernest avait du mal à retenir le sourire qui pointait à la commissure de ses lèvres. Mais ses yeux ne mentaient pas. Une vague de chaleur inonda son visage quand simultanément un frisson glissa le long de son dos jusqu’au bas de ses jambes. Comment est-ce qu’on pouvait avoir chaud et froid en même temps ? Entre l’hiver et l’été, Eileen réinventait le printemps. L’adolescent tanguait dangereusement vers l’avant sous l’emprise de l’enthousiasme, mais les pieds gauches du timide qu’il était restaient fixés au sol, aussi solidement que s’ils avaient été collés sur place par un Colloshoo.
Les deux adolescents restèrent figés l’un en face de l’autre l’espace d’un instant. Peut-être retenus par la pudeur. Et puis l’élan d’Eileen l’emporta et le petit brun se retrouva enlacé dans une étreinte à laquelle il ne s’attendait pas. À ce contact impromptu, son cœur rata un battement. Ses yeux s’écarquillèrent et ses joues s’embrasèrent. La jeune fille ne lui laissa pas le temps de réagir, ni de remarquer les deux jolis coquelicots qui venaient d’éclore sur ses pommettes délicates. Face à l’élan de la demoiselle, sa réaction fut de plonger ses mains dans ses poches et de baisser la tête, troublé par cette échange impulsif. Peut-être aussi par l’enthousiasme de la Serdaigle qu’il réalisait partager sans être capable de le revendiquer.
“Je… nan, nan… t’inquiète… ça fait pas longtemps…”
Il releva son regard pointé fixement sur le bout trop blanc de ses Chuck Taylor jusqu’à son pull avant de le tourner vers Eileen. Il lui adressa un nouveau sourire tout en retenu avant de se frotter la nuque.
“Ah ouai… c’est joli… ‘fin… j’veux dire… c’est… une jolie couleur…”
C’est vrai que le vert lui allait bien. Avec ses longs cheveux roux, ça lui rappelait les origines irlandaises de la jeune fille. Et ça mettait joliment en valeur ses yeux en amande. Ernest se racla la gorge de ces pensées qui restaient coincées dans sa gorge sans jamais arriver à se transformer en mots. De toute façon, il n’aurait pas osé. Quand Eileen lui demanda ce qu’il écoutait, il haussa les épaules et répondit d’une moue incertaine.
“Rien de… ‘fin… c’est ma mère qui écoute ça… c’est des trucs de vieux … mais j’aime bien…”
L’adolescent retira son casque pour le porter à l’oreille de l’autre ingénue, engageant à son tour un rapprochement. Et alors que le chant des trompettes rejoignant le grave du piano résonnait dans leurs pavillons, le petit brun observait le visage de la rouquine qui n’était plus qu’à quelques centimètres du sien, guettant ses réactions.
Les deux adolescents restèrent figés l’un en face de l’autre l’espace d’un instant. Peut-être retenus par la pudeur. Et puis l’élan d’Eileen l’emporta et le petit brun se retrouva enlacé dans une étreinte à laquelle il ne s’attendait pas. À ce contact impromptu, son cœur rata un battement. Ses yeux s’écarquillèrent et ses joues s’embrasèrent. La jeune fille ne lui laissa pas le temps de réagir, ni de remarquer les deux jolis coquelicots qui venaient d’éclore sur ses pommettes délicates. Face à l’élan de la demoiselle, sa réaction fut de plonger ses mains dans ses poches et de baisser la tête, troublé par cette échange impulsif. Peut-être aussi par l’enthousiasme de la Serdaigle qu’il réalisait partager sans être capable de le revendiquer.
“Je… nan, nan… t’inquiète… ça fait pas longtemps…”
Il releva son regard pointé fixement sur le bout trop blanc de ses Chuck Taylor jusqu’à son pull avant de le tourner vers Eileen. Il lui adressa un nouveau sourire tout en retenu avant de se frotter la nuque.
“Ah ouai… c’est joli… ‘fin… j’veux dire… c’est… une jolie couleur…”
C’est vrai que le vert lui allait bien. Avec ses longs cheveux roux, ça lui rappelait les origines irlandaises de la jeune fille. Et ça mettait joliment en valeur ses yeux en amande. Ernest se racla la gorge de ces pensées qui restaient coincées dans sa gorge sans jamais arriver à se transformer en mots. De toute façon, il n’aurait pas osé. Quand Eileen lui demanda ce qu’il écoutait, il haussa les épaules et répondit d’une moue incertaine.
“Rien de… ‘fin… c’est ma mère qui écoute ça… c’est des trucs de vieux … mais j’aime bien…”
L’adolescent retira son casque pour le porter à l’oreille de l’autre ingénue, engageant à son tour un rapprochement. Et alors que le chant des trompettes rejoignant le grave du piano résonnait dans leurs pavillons, le petit brun observait le visage de la rouquine qui n’était plus qu’à quelques centimètres du sien, guettant ses réactions.
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen était tellement surexcitée de revoir Ernest que lorsqu'elle l'entendit reprendre son bon vieux bégaiement, un sourire heureux naquit sur ses lèvres. C'était comme si elle l'avait quitté la veille et elle se rendait compte qu'elle avait du le mettre dans l'embarras. C'était plutôt caractéristique. Elle espérait sincèrement qu'il n'avait pas attendu trop longtemps. Si ca n'avait tenu qu'à elle, elle serait probablement arrivée en avance au rendez-vous... mais il avait fallu faire avec Papy, l'absence de portoloin ou de balai et donc prendre le métro !
Mais elle était enfin là. Et lui aussi. Face à elle. Son univers s'en retrouvait ensoleillé et elle ne savait comment l'exprimer. Les mots qu'elle utilisait semblaient bien peu de choses face à la réalité de ses sentiments. Elle dansait sur un petit nuage comme si ses pieds ne touchaient plus terre.
Autant elle n'aimait pas embarrasser le jeune garçon, autant elle appréciait de l'entendre bégayer. Car là encore, il s'exprimait. Et c'était finalement le principal pour elle. Elle voulait l'entendre lui parler, elle voulait écouter ses idées, apprendre de lui, le découvrir...
Et que dire lorsque de ses lèvres sortait un compliment ? La jeune fille ne put que rosir après cela. Il aimait son pull et sa couleur préférée. Elle se demandait d'ailleurs quelle était la sienne, de couleur préférée... Il fallait dire qu'elle avait toujours aimé le vert. Symbole de l'Irlande au plus profond de son cœur, c'était aussi la couleur de la nature. Elle aimait tous les types de verts, du plus foncé au plus clair, en passant par le fluo... même si sans conteste ce dernier ne lui allait pas du tout ! Et puis, elle avait appris à l'apprécier de plus en plus ces derniers temps. Cette couleur représentait des amis chers à son cœur. Il y avait parmi eux Daphné et puis bien sûr Ernest. Elle demanda donc, avide d'en apprendre plus sur son camarade :
- "Je suis contente qu'il te plaise ! Le vert est ma couleur préférée. Et la tienne c'est quoi ?"
L'étreinte qui avait suivi leurs retrouvailles avait laissé une pointe de rouge à ses joues. Ses yeux brillaient sans qu'elle ne s'en rende compte, une lueur était comme allumée au fond d'eux. Et lorsqu'Ernest fit un geste pour lui tendre l'écouteur, elle apprécia la confiance qu'il lui faisait de lui partager une partie de ses passions.
Le rapprochement induit par le partage du casque ne fut pas de son fait mais elle l'apprécia pleinement. Le rouge revint probablement à ses joues car elle eut soudain très chaud et si cela n'avait pas manqué rompre le contact avec Ernest, elle aurait probablement retiré son pull. Elle tâcha d'oublier la chaleur et de se concentrer sur la musique.
Aux premières notes, elle se rendit compte qu'elle ne connaissait pas. C'était doux, c'était apaisant et en même temps, elle se sentit inspirée. Elle se rapprocha instinctivement du garçon tout en saisissant sa main et en fermant les yeux pour mieux profiter de ce qu'elle écoutait, de la vibration qui montait en elle.
Elle sursauta lorsqu'elle entendit un crescendo dans la musique. Elle ouvrit les yeux, étonnée et plongea dans le regard de celui qui était si proche d'elle en cet instant. Elle sentit une envolée de son cœur, accompagnée des notes qui s'appropriaient ses oreilles.
L'instant était comme figé. Prononcer un mot en cet instant lui semblait superflu, voire déplacer. Cela aurait brisé l'instant. Alors, elle resta là, sa main sur celle d'Ernest, la musique inconnue dans l'oreille, les yeux dans les yeux, ressentant une énergie débordante comme si elle était capable de tout en cet instant...
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Mais elle était enfin là. Et lui aussi. Face à elle. Son univers s'en retrouvait ensoleillé et elle ne savait comment l'exprimer. Les mots qu'elle utilisait semblaient bien peu de choses face à la réalité de ses sentiments. Elle dansait sur un petit nuage comme si ses pieds ne touchaient plus terre.
Autant elle n'aimait pas embarrasser le jeune garçon, autant elle appréciait de l'entendre bégayer. Car là encore, il s'exprimait. Et c'était finalement le principal pour elle. Elle voulait l'entendre lui parler, elle voulait écouter ses idées, apprendre de lui, le découvrir...
Et que dire lorsque de ses lèvres sortait un compliment ? La jeune fille ne put que rosir après cela. Il aimait son pull et sa couleur préférée. Elle se demandait d'ailleurs quelle était la sienne, de couleur préférée... Il fallait dire qu'elle avait toujours aimé le vert. Symbole de l'Irlande au plus profond de son cœur, c'était aussi la couleur de la nature. Elle aimait tous les types de verts, du plus foncé au plus clair, en passant par le fluo... même si sans conteste ce dernier ne lui allait pas du tout ! Et puis, elle avait appris à l'apprécier de plus en plus ces derniers temps. Cette couleur représentait des amis chers à son cœur. Il y avait parmi eux Daphné et puis bien sûr Ernest. Elle demanda donc, avide d'en apprendre plus sur son camarade :
- "Je suis contente qu'il te plaise ! Le vert est ma couleur préférée. Et la tienne c'est quoi ?"
L'étreinte qui avait suivi leurs retrouvailles avait laissé une pointe de rouge à ses joues. Ses yeux brillaient sans qu'elle ne s'en rende compte, une lueur était comme allumée au fond d'eux. Et lorsqu'Ernest fit un geste pour lui tendre l'écouteur, elle apprécia la confiance qu'il lui faisait de lui partager une partie de ses passions.
Le rapprochement induit par le partage du casque ne fut pas de son fait mais elle l'apprécia pleinement. Le rouge revint probablement à ses joues car elle eut soudain très chaud et si cela n'avait pas manqué rompre le contact avec Ernest, elle aurait probablement retiré son pull. Elle tâcha d'oublier la chaleur et de se concentrer sur la musique.
Aux premières notes, elle se rendit compte qu'elle ne connaissait pas. C'était doux, c'était apaisant et en même temps, elle se sentit inspirée. Elle se rapprocha instinctivement du garçon tout en saisissant sa main et en fermant les yeux pour mieux profiter de ce qu'elle écoutait, de la vibration qui montait en elle.
Elle sursauta lorsqu'elle entendit un crescendo dans la musique. Elle ouvrit les yeux, étonnée et plongea dans le regard de celui qui était si proche d'elle en cet instant. Elle sentit une envolée de son cœur, accompagnée des notes qui s'appropriaient ses oreilles.
L'instant était comme figé. Prononcer un mot en cet instant lui semblait superflu, voire déplacer. Cela aurait brisé l'instant. Alors, elle resta là, sa main sur celle d'Ernest, la musique inconnue dans l'oreille, les yeux dans les yeux, ressentant une énergie débordante comme si elle était capable de tout en cet instant...
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Pour un garçon qui n’aimait pas les questions sans réponses, Eileen avait le don de lui poser des colles. Il n’avait pas l’habitude de parler de ses goûts et de ses préférences. Peut-être parce qu’il avait du mal à les établir. Petit déjà, il lui était difficile de se fixer, de faire des choix. Parce que choisir, c’était aussi renoncer. Et Ernest ne pouvait s’y résoudre. Il se frotta l’arrière de la tête, plus en signe de réflexion que de gêne. Pour changer.
“Euhm… je sais pas trop… ça dépend de la lumière… moi c’que j’aime, c’est les dégradés… ou le reflets… tu vois, euhm… un peu comme les plumes des canards ou…les écailles de l’Opalœil des antipodes…”
Iridescentes. C’était la manière dont il aurait pu décrire ses émotions au contact de la demoiselle. À chaque instant, il lui semblait que le monde changeait de couleur. Est-ce que ça le rendait plus téméraire, ou simplement plus déboussolé ? Quoi qu’il en soit, il oubliait ses réserves et lui laissait faire quelques pas dans son jardin secret.
Et il était curieux de savoir ce qu’elle en pensait. L’avis d’Eileen, c’était comme une porte dérobée qu’on avait jamais vu. Comme découvrir un chemin à côté duquel on était passé tous les jours sans jamais s’en apercevoir. Elle lui ouvrait de nouveaux horizons. Sans le juger.
Ernest déglutit laborieusement face à cette promiscuité nouvelle. Et puis la musique les emporta tous les deux, résonnant dans leur deux corps et faisant, l’espace de quelques instants, vibrer leurs cœurs à l’unisson. L’adolescent ne la quitta pas des yeux même quand il sentit le contact de sa peau, de sa main sur la sienne. La chair de poule fit se dresser le moindre de ses poils dans une ola de spectateurs déchaînés. Comme un coup de jus qui l’aurait électrisé depuis la nuque jusqu’aux chevilles.
Et sur le visage d’Eileen, il contemplait les mouvements ténus de ses nerfs répondant à la musique. Il aurait pu lire les partitions dans ses expressions les plus infimes. En la voyant ouvrir les yeux, étonnée, il se mordit la lèvre inférieure pour retenir un sourire qui lui avait déjà échappé. Et puis leur regard se croisèrent, s'accrochèrent pour ne plus se quitter. Et c’était comme si la musique se transportait à travers cet échange. Et les transportait avec elle.
Quand le morceau se termina, il fallut deux bonnes secondes de silence à Ernest pour qu’il réalise qu’autour d’eux, le monde avait continué à vivre. Il cligna plusieurs fois des yeux, légèrement gêné de s’être oublié. Pourtant, il n’osa pas bouger. Il n’osa pas non plus retirer sa main de celle d’Eileen. Il baissa les yeux, les joues rouges cramoisies et tenta de balbutier quelques mots.
“Tu… ‘fin… on devrait p’t’être y aller… Je... J’ai… pris les billets avec ma mère… à l’avance… Je… savais pas si t’avais de l’argent moldu ou pas…”
“Euhm… je sais pas trop… ça dépend de la lumière… moi c’que j’aime, c’est les dégradés… ou le reflets… tu vois, euhm… un peu comme les plumes des canards ou…les écailles de l’Opalœil des antipodes…”
Iridescentes. C’était la manière dont il aurait pu décrire ses émotions au contact de la demoiselle. À chaque instant, il lui semblait que le monde changeait de couleur. Est-ce que ça le rendait plus téméraire, ou simplement plus déboussolé ? Quoi qu’il en soit, il oubliait ses réserves et lui laissait faire quelques pas dans son jardin secret.
Et il était curieux de savoir ce qu’elle en pensait. L’avis d’Eileen, c’était comme une porte dérobée qu’on avait jamais vu. Comme découvrir un chemin à côté duquel on était passé tous les jours sans jamais s’en apercevoir. Elle lui ouvrait de nouveaux horizons. Sans le juger.
Ernest déglutit laborieusement face à cette promiscuité nouvelle. Et puis la musique les emporta tous les deux, résonnant dans leur deux corps et faisant, l’espace de quelques instants, vibrer leurs cœurs à l’unisson. L’adolescent ne la quitta pas des yeux même quand il sentit le contact de sa peau, de sa main sur la sienne. La chair de poule fit se dresser le moindre de ses poils dans une ola de spectateurs déchaînés. Comme un coup de jus qui l’aurait électrisé depuis la nuque jusqu’aux chevilles.
Et sur le visage d’Eileen, il contemplait les mouvements ténus de ses nerfs répondant à la musique. Il aurait pu lire les partitions dans ses expressions les plus infimes. En la voyant ouvrir les yeux, étonnée, il se mordit la lèvre inférieure pour retenir un sourire qui lui avait déjà échappé. Et puis leur regard se croisèrent, s'accrochèrent pour ne plus se quitter. Et c’était comme si la musique se transportait à travers cet échange. Et les transportait avec elle.
Quand le morceau se termina, il fallut deux bonnes secondes de silence à Ernest pour qu’il réalise qu’autour d’eux, le monde avait continué à vivre. Il cligna plusieurs fois des yeux, légèrement gêné de s’être oublié. Pourtant, il n’osa pas bouger. Il n’osa pas non plus retirer sa main de celle d’Eileen. Il baissa les yeux, les joues rouges cramoisies et tenta de balbutier quelques mots.
“Tu… ‘fin… on devrait p’t’être y aller… Je... J’ai… pris les billets avec ma mère… à l’avance… Je… savais pas si t’avais de l’argent moldu ou pas…”
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen imaginait bien la couleur que décrivait le garçon grâce aux plumes de canard , une sorte de couleur irisée. Pourtant, elle n'avait aucune idée de ce qu'était un Opalœil des antipodes. Il était temps qu'elle fasse un tour à la librairie pour acheter la bible des créatures magiques.
- "Tu dis "Opaloeil des antipodes" ? C'est quoi ? Je n'ai pas encore acheté "Vie et habitat des animaux fantastiques" de Norbert Dragonneau que tu m'as conseillé. J'irai probablement sous peu chez Fleury & Bott pour me le procurer !"
A propos de lumière, Eileen se rappela :
- "Ca me fait penser à cette expérience que tu m'avais présenté après la botanique... C'est justement un jeu de lumière à travers les bassins d'algues... Je comprends mieux pour cette expérience t'es venu à l'esprit ! C'est vrai que c'était vraiment très beau" débita-t-elle un peu nostalgique.
Lorsque la chanson prit fin, le brun finit par rompre le silence. Eileen le regarda comme si elle émergeait d'un rêve, ayant conscience de leurs deux mains en contact, s'habituant à cette présence et le trouvant même agréable. Elle l'écouta de ses deux oreilles. La musique l'avait emmenée dans un autre monde, la mélodie de la voix qu'elle entendait l'emmenait dans un autre. L'extérieur n'était plus présent. Le doux bégaiement qu'elle appréciait revint à elle et très naturellement, elle sourit à son interlocuteur :
- "C'est très gentil ! J'ai tout ce qu'il faut. J'ai d'ailleurs plus souvent de l'argent moldu sur moi que sorcier... Je te dois combien ?"
Elle avait appris très tôt que les bons comptes faisaient les bons amis. S'il refusait qu'elle rembourse, elle s'arrangerait pour lui offrir un truc à manger ou un souvenir à la boutique. D'ailleurs, ca ne lui déplaisait pas de se dire qu'il repartirait avec un souvenir d'elle.
Elle serait bien restée avec lui dans leur position actuelle encore longtemps, mais il allait falloir bouger. Une belle journée en perspective se profilait. Elle avait hâte de la passer avec lui, qu'il lui fasse visiter, qu'il lui parle des plantes... qu'il lui parle tout simplement.
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- "Tu dis "Opaloeil des antipodes" ? C'est quoi ? Je n'ai pas encore acheté "Vie et habitat des animaux fantastiques" de Norbert Dragonneau que tu m'as conseillé. J'irai probablement sous peu chez Fleury & Bott pour me le procurer !"
A propos de lumière, Eileen se rappela :
- "Ca me fait penser à cette expérience que tu m'avais présenté après la botanique... C'est justement un jeu de lumière à travers les bassins d'algues... Je comprends mieux pour cette expérience t'es venu à l'esprit ! C'est vrai que c'était vraiment très beau" débita-t-elle un peu nostalgique.
Lorsque la chanson prit fin, le brun finit par rompre le silence. Eileen le regarda comme si elle émergeait d'un rêve, ayant conscience de leurs deux mains en contact, s'habituant à cette présence et le trouvant même agréable. Elle l'écouta de ses deux oreilles. La musique l'avait emmenée dans un autre monde, la mélodie de la voix qu'elle entendait l'emmenait dans un autre. L'extérieur n'était plus présent. Le doux bégaiement qu'elle appréciait revint à elle et très naturellement, elle sourit à son interlocuteur :
- "C'est très gentil ! J'ai tout ce qu'il faut. J'ai d'ailleurs plus souvent de l'argent moldu sur moi que sorcier... Je te dois combien ?"
Elle avait appris très tôt que les bons comptes faisaient les bons amis. S'il refusait qu'elle rembourse, elle s'arrangerait pour lui offrir un truc à manger ou un souvenir à la boutique. D'ailleurs, ca ne lui déplaisait pas de se dire qu'il repartirait avec un souvenir d'elle.
Elle serait bien restée avec lui dans leur position actuelle encore longtemps, mais il allait falloir bouger. Une belle journée en perspective se profilait. Elle avait hâte de la passer avec lui, qu'il lui fasse visiter, qu'il lui parle des plantes... qu'il lui parle tout simplement.
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Un léger sourire vint fendre le coin des lèvres du garçon. C’était à son tour de lui apprendre quelque chose. Et cette satisfaction naissante n’avait rien à voir avec un quelconque esprit de compétition. Il était simplement heureux de pouvoir partager quelque chose avec elle. Et si en plus, il s’agissait de dragons, c’était encore mieux. Ernest les adorait.
“C’est une espèce de dragon… ils vivent en Nouvelle-Zélande… ils ont des écailles nacrées avec des reflets multicolores… un peu comme des bulles de savon, tu vois… enfin… j’en ai jamais vu en vrai, seulement des images… Mais je trouve que c’est le plus beau de tous…”
La flamme qui s’était allumée dans ses yeux prouvait bien son intérêt et son enthousiasme pour lesdites créatures. Et il ne bafouillait presque pas en parlant de ces seigneurs ailés qui avaient toute son affection. Le fait qu’il ait feuilleté récemment un Traité de Magizoologie sur l’Étude des Dragons avait largement renforcé sa fascination pour les différentes espèces.
“J’peux te prêter le mien en attendant… je l’ai déjà lu plusieurs fois… ‘fin… si t’as envie… ça… ça me gêne pas…”
Voilà qui était une sacré preuve de confiance pour un gamin qui considérait les bouquins comme des sacro-saints. Mais c’était Eileen et il n’avait pas de doute sur le fait qu’elle soit consciencieuse et prenne soin des livres.
Un nouveau rictus discret clignota sur ses lèvres quand elle lui reparla de leur expérience en cours de botanique. Elle n’avait pas trouvé ça stupide ou inutile. Au contraire, elle avait trouvé ça beau. L’adolescent rougit timidement face au compliment. Et c’est vrai qu’il avait apprécié de lui montrer, réalisant que certaines expériences prenaient une toute autre saveur lorsqu’elles étaient partagées.
De cet intermède musical, le petit brun en avait presque oublié la raison première de leur présence ici. Les bruits de la circulation et les klaxons de la vie qui continuait son cours le rappelèrent à un présent tout aussi dynamique que les fanfares des trompettes bien que moins harmonieux.
“Nan… c’est bon… ‘fin… c’est… c’est pas la peine…”
Ça lui faisait plaisir, même s’il était bien trop timide pour le dire à voix haute. Il y avait quelque chose d’intimidant mais aussi de profondément satisfaisant à l’idée de l’inviter à découvrir ce petit bout de monde dans le grand monde. Un endroit qui lui était familier et dans lequel il se sentait bien. Et parce qu’il ne voulait pas être celui qui rompait le contact, il se contenta de refermer ses doigts sur la main de la jeune fille pour l’entraîner vers l’entrée des Jardins Royaux. Il y avait tant à voir ! Il avait tant à lui montrer…
“C’est une espèce de dragon… ils vivent en Nouvelle-Zélande… ils ont des écailles nacrées avec des reflets multicolores… un peu comme des bulles de savon, tu vois… enfin… j’en ai jamais vu en vrai, seulement des images… Mais je trouve que c’est le plus beau de tous…”
La flamme qui s’était allumée dans ses yeux prouvait bien son intérêt et son enthousiasme pour lesdites créatures. Et il ne bafouillait presque pas en parlant de ces seigneurs ailés qui avaient toute son affection. Le fait qu’il ait feuilleté récemment un Traité de Magizoologie sur l’Étude des Dragons avait largement renforcé sa fascination pour les différentes espèces.
“J’peux te prêter le mien en attendant… je l’ai déjà lu plusieurs fois… ‘fin… si t’as envie… ça… ça me gêne pas…”
Voilà qui était une sacré preuve de confiance pour un gamin qui considérait les bouquins comme des sacro-saints. Mais c’était Eileen et il n’avait pas de doute sur le fait qu’elle soit consciencieuse et prenne soin des livres.
Un nouveau rictus discret clignota sur ses lèvres quand elle lui reparla de leur expérience en cours de botanique. Elle n’avait pas trouvé ça stupide ou inutile. Au contraire, elle avait trouvé ça beau. L’adolescent rougit timidement face au compliment. Et c’est vrai qu’il avait apprécié de lui montrer, réalisant que certaines expériences prenaient une toute autre saveur lorsqu’elles étaient partagées.
De cet intermède musical, le petit brun en avait presque oublié la raison première de leur présence ici. Les bruits de la circulation et les klaxons de la vie qui continuait son cours le rappelèrent à un présent tout aussi dynamique que les fanfares des trompettes bien que moins harmonieux.
“Nan… c’est bon… ‘fin… c’est… c’est pas la peine…”
Ça lui faisait plaisir, même s’il était bien trop timide pour le dire à voix haute. Il y avait quelque chose d’intimidant mais aussi de profondément satisfaisant à l’idée de l’inviter à découvrir ce petit bout de monde dans le grand monde. Un endroit qui lui était familier et dans lequel il se sentait bien. Et parce qu’il ne voulait pas être celui qui rompait le contact, il se contenta de refermer ses doigts sur la main de la jeune fille pour l’entraîner vers l’entrée des Jardins Royaux. Il y avait tant à voir ! Il avait tant à lui montrer…
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Les dragons, ce n'était pas la première fois qu'ils en parlaient ensemble. Il semblait être un animal particulièrement apprécié d'Ernest aussi lui demanda-t-elle :
- "Les dragons sont ta créature préférée ? et Opaloeil des antipodes, c'est celui que tu aimes le plus ? Ce qui pourrait expliquer la couleur que tu préfères !"
Elle comprit qu'il lui proposait beaucoup lorsqu'il lui proposa sa bible sur les créatures magiques. Elle savait combien il adorait feuilleter ce livre. C'est comme ça qu'il lui en avait parlé.
- "Tu es sûr ? Je ne voudrais pas te priver !"
Cette marque de confiance enrobait son coeur de joie mais elle ne voulait pas qu'il perde -même temporairement- un de ses trésors. En tout état de cause, elle promit :
- "J'en prendrais soin, je te promets !"
Un cadeau d'Ernest, comment faire autrement ? Même si ce n'était qu'un prêt. Quand elle achèterait elle-même le fameux livre, elle penserait à lui à chaque fois qu'elle l'ouvrirait... Non seulement, il le lui avait conseillé et en plus, il lui prêtait le sien à présent.
Une fois de plus, un grand sourire avait naquit sur son visage. Etait-ce possible qu'il ait une télécommande quelconque jouant sur ses propres zygomatiques ? Certes, elle était d'un naturel enthousiaste, mais elle ne souriait jamais autant avant de le rencontrer !
Lorsqu'il proposa de lui offrir le billet d'entrée, elle fut particulièrement émue. Si ce n'était pas signe d'une belle amitié, ca ! Elle ne savait pas ce que c'était ! Elle ne sut trop quoi dire qui ne soit galvaudé. Aussi opta-t-elle pour un simple et redoutable mot qui voulait tout dire :
- "Merci !" en lui adressant une fois de plus un beau sourire.
De l'amitié vraiment ? Lorsque sa main se referma sur la sienne et l'emporta vers l'entrée des Jardins Royaux, son cœur fit une embardée et elle flottait sur un petit nuage en l'accompagnant. Y avait-il un terme pour expliquer le bonheur qui explosait à cet instant dans sa poitrine ? Ils se prenaient par la main pour la première fois... Elle se laissa entrainer sans protester, se sentant légère comme une plume. Et pour une fois ce fut à elle de bégayer, rougissante :
- "Oui... oui... c'est... une bonne idée !" sortit-elle comme si elle avait le souffle coupé.
Et tandis qu'ils avançaient, elle un peu en arrière, elle en profita pour admirer son dos puis son profil lorsqu'elle se mit à sa hauteur pour avancer. Elle s'en étonna. Elle n'avait jamais regardé comme cela un garçon... Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se rende compte. Elle avait dû l'observer probablement trop attentivement, avec les yeux pétillants, et ses joues rouges qui ne voulaient plus la quitter.
Elle se racla la gorge et lâcha :
- "Tu... Tu veux commencer par quoi ?"
Soudain à son tour timide, elle savoura les doigts d'Ernest contre sa paume et exerça une faible pression, histoire de se rassurer. Oui, c'était bien lui qu'elle tenait entre ses doigts. Ce contact la rassénéra et c'est plus en confiance qu'elle demanda :
- "Tu as un tour du parc habituel ?"
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
- "Les dragons sont ta créature préférée ? et Opaloeil des antipodes, c'est celui que tu aimes le plus ? Ce qui pourrait expliquer la couleur que tu préfères !"
Elle comprit qu'il lui proposait beaucoup lorsqu'il lui proposa sa bible sur les créatures magiques. Elle savait combien il adorait feuilleter ce livre. C'est comme ça qu'il lui en avait parlé.
- "Tu es sûr ? Je ne voudrais pas te priver !"
Cette marque de confiance enrobait son coeur de joie mais elle ne voulait pas qu'il perde -même temporairement- un de ses trésors. En tout état de cause, elle promit :
- "J'en prendrais soin, je te promets !"
Un cadeau d'Ernest, comment faire autrement ? Même si ce n'était qu'un prêt. Quand elle achèterait elle-même le fameux livre, elle penserait à lui à chaque fois qu'elle l'ouvrirait... Non seulement, il le lui avait conseillé et en plus, il lui prêtait le sien à présent.
Une fois de plus, un grand sourire avait naquit sur son visage. Etait-ce possible qu'il ait une télécommande quelconque jouant sur ses propres zygomatiques ? Certes, elle était d'un naturel enthousiaste, mais elle ne souriait jamais autant avant de le rencontrer !
Lorsqu'il proposa de lui offrir le billet d'entrée, elle fut particulièrement émue. Si ce n'était pas signe d'une belle amitié, ca ! Elle ne savait pas ce que c'était ! Elle ne sut trop quoi dire qui ne soit galvaudé. Aussi opta-t-elle pour un simple et redoutable mot qui voulait tout dire :
- "Merci !" en lui adressant une fois de plus un beau sourire.
De l'amitié vraiment ? Lorsque sa main se referma sur la sienne et l'emporta vers l'entrée des Jardins Royaux, son cœur fit une embardée et elle flottait sur un petit nuage en l'accompagnant. Y avait-il un terme pour expliquer le bonheur qui explosait à cet instant dans sa poitrine ? Ils se prenaient par la main pour la première fois... Elle se laissa entrainer sans protester, se sentant légère comme une plume. Et pour une fois ce fut à elle de bégayer, rougissante :
- "Oui... oui... c'est... une bonne idée !" sortit-elle comme si elle avait le souffle coupé.
Et tandis qu'ils avançaient, elle un peu en arrière, elle en profita pour admirer son dos puis son profil lorsqu'elle se mit à sa hauteur pour avancer. Elle s'en étonna. Elle n'avait jamais regardé comme cela un garçon... Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se rende compte. Elle avait dû l'observer probablement trop attentivement, avec les yeux pétillants, et ses joues rouges qui ne voulaient plus la quitter.
Elle se racla la gorge et lâcha :
- "Tu... Tu veux commencer par quoi ?"
Soudain à son tour timide, elle savoura les doigts d'Ernest contre sa paume et exerça une faible pression, histoire de se rassurer. Oui, c'était bien lui qu'elle tenait entre ses doigts. Ce contact la rassénéra et c'est plus en confiance qu'elle demanda :
- "Tu as un tour du parc habituel ?"
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La langue d’Ernest se déliait peu à peu malgré les états de gène successifs par lesquels il semblait passer. Il se sentait bizarre, un peu nerveux. Mais bizarre bien. Ce qui était plutôt déroutant. Avec Eileen, il n’avait pas l’impression de passer pour un gamin trop enthousiaste lorsqu’il abordait les sujets qui lui tenait à coeur, aussi naïve que pouvait en être sa conception des choses.
“Euhm… ouai… j’aime bien… enfin après, c’est pas les seuls… il y a pleins d’autres créatures fascinantes… mais je crois que mon préféré, c’est le phénix… surtout depuis que je sais qu’il y a une plume dans ma baguette…”
Depuis qu’il en avait fait l'acquisition chez Ollivander, l’oiseau était presque devenu une obsession. Ernest voulait comprendre de quoi était faite sa baguette mais surtout, de quoi était faite sa magie. Il avait l’intime conviction qu’en en apprenant le plus possible, il serait plus à même de la contrôler. Et peut-être plus. Il ne comprenait pas encore toutes les subtilités des pouvoirs qui l’habitaient mais il en prenait le chemin. Un jour, peut-être même qu’il arriverait à retrouver la créature qui avait fait ce don qui lui permettait à présent de s'essayer à la magie.
Un sourire bien plus franc s’éleva jusqu’à ses pommettes rougissantes alors qu’Eileen acceptait sa proposition. Il acquiesça. Bien sûr qu’il était sûr. Il en serait même ravi. L’adolescent avait l’impression qu’il s’agissait d’un nouveau lien tissé entre eux deux. Un de plus. Ce n’était peut-être qu’un fil ténu, mais à force d’ajouter des brins, on finissait avec une corde bien solide.
Entre les balbutiements d’une conversation, les sourires prenaient toute la place. Les deux adolescents se les renvoyaient inlassablement sans toujours savoir quoi se dire. Mais peut-être que les sourires, c’était suffisant.
Dans un élan de témérité, Ernest se décida à faire preuve d’initiative, ce qui n’était vraiment pas dans ses habitudes. Mais il n’avait qu’une seule journée avec Eileen. Une journée avant qu’ils ne retournent à la routine de leur quotidien. Chacun de leur côté. Une journée avant deux longs mois de vacances. Ernest haussa les épaules.
“Ça dépend des saisons… mais on peut commencer par Palm House… c’est la plus proche… c’est un peu comme notre serre tropicale à l’école… sans les trucs magiques évidemment… mais elle est chouette quand même… y a la plus ancienne plante en pot du monde… et d’autres plantes assez rares… et à cette heure-ci, il y a sûrement une très belle lumière… et puis après il y fera vachement plus chaud… déjà que c’est une serre tropicale…”
Pris par l’enthousiasme, le petit brun ne s’arrêtait plus de parler. Il fit néanmoins une pause pour reprendre son souffle. Il n’avait plus l’habitude de laisser ses mots glisser avec autant de liberté. Il se frotta l'arrière de la tête, un sourire légèrement plus crispé accroché aux lèvres. Il se laissait peut-être emporter.
“Enfin… si ça te va…”
Ils arrivèrent au niveau de la porte Victoria où le garçon brandit les deux billets pour les faire scanner. Sur l’un d’eux, des cosmos jaunes s’intégraient dans les écritures tandis que l’autre représentait une section de la Grande Pagode.
“Tu veux lequel ?”
Le plan en plus...
“Euhm… ouai… j’aime bien… enfin après, c’est pas les seuls… il y a pleins d’autres créatures fascinantes… mais je crois que mon préféré, c’est le phénix… surtout depuis que je sais qu’il y a une plume dans ma baguette…”
Depuis qu’il en avait fait l'acquisition chez Ollivander, l’oiseau était presque devenu une obsession. Ernest voulait comprendre de quoi était faite sa baguette mais surtout, de quoi était faite sa magie. Il avait l’intime conviction qu’en en apprenant le plus possible, il serait plus à même de la contrôler. Et peut-être plus. Il ne comprenait pas encore toutes les subtilités des pouvoirs qui l’habitaient mais il en prenait le chemin. Un jour, peut-être même qu’il arriverait à retrouver la créature qui avait fait ce don qui lui permettait à présent de s'essayer à la magie.
Un sourire bien plus franc s’éleva jusqu’à ses pommettes rougissantes alors qu’Eileen acceptait sa proposition. Il acquiesça. Bien sûr qu’il était sûr. Il en serait même ravi. L’adolescent avait l’impression qu’il s’agissait d’un nouveau lien tissé entre eux deux. Un de plus. Ce n’était peut-être qu’un fil ténu, mais à force d’ajouter des brins, on finissait avec une corde bien solide.
Entre les balbutiements d’une conversation, les sourires prenaient toute la place. Les deux adolescents se les renvoyaient inlassablement sans toujours savoir quoi se dire. Mais peut-être que les sourires, c’était suffisant.
Dans un élan de témérité, Ernest se décida à faire preuve d’initiative, ce qui n’était vraiment pas dans ses habitudes. Mais il n’avait qu’une seule journée avec Eileen. Une journée avant qu’ils ne retournent à la routine de leur quotidien. Chacun de leur côté. Une journée avant deux longs mois de vacances. Ernest haussa les épaules.
“Ça dépend des saisons… mais on peut commencer par Palm House… c’est la plus proche… c’est un peu comme notre serre tropicale à l’école… sans les trucs magiques évidemment… mais elle est chouette quand même… y a la plus ancienne plante en pot du monde… et d’autres plantes assez rares… et à cette heure-ci, il y a sûrement une très belle lumière… et puis après il y fera vachement plus chaud… déjà que c’est une serre tropicale…”
Pris par l’enthousiasme, le petit brun ne s’arrêtait plus de parler. Il fit néanmoins une pause pour reprendre son souffle. Il n’avait plus l’habitude de laisser ses mots glisser avec autant de liberté. Il se frotta l'arrière de la tête, un sourire légèrement plus crispé accroché aux lèvres. Il se laissait peut-être emporter.
“Enfin… si ça te va…”
Ils arrivèrent au niveau de la porte Victoria où le garçon brandit les deux billets pour les faire scanner. Sur l’un d’eux, des cosmos jaunes s’intégraient dans les écritures tandis que l’autre représentait une section de la Grande Pagode.
“Tu veux lequel ?”
Le plan en plus...
Reducio

Dernière modification par Ernest Stevens le 16 oct. 2023, 21:41, modifié 2 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen écouta avec attention son ami. Elle comprenait l'intérêt que pouvait susciter le phénix. Après tout quel autre animal pouvait renaitre de ses cendres ?
- "Le phénix est vraiment un animal magique ! Je me demande combien on en trouve dans le monde... Je sais que Dumbledore en avait un en animal de compagnie. Tu crois que c'est si courant ?"
De son côté Eileen avait aussi une partie d'une créature magique dans sa baguette et étrangement, elle qui adorait les animaux, n'avait jamais tenté d'en apprendre plus sur l'animal en question. Pourtant, elle avait un expert face à elle semblait-il :
- "Ma baguette renferme du ventricule de dragon. Ca pourrait peut-être être issu d'Opaloeil des antipodes !"
La jeune fille ayant été élevée comme une moldue plus que comme une sorcière avait toujours eu un intérêt pour les animaux moldus, mais ce n'était que récemment qu'elle s'intéressait vraiment aux créatures magiques. Elle le devait en partie à des échanges avec des camarades et aussi à la zone SaCM que renfermait Poudlard. Celle-ci avait éveillé quelque chose en la jeune fille qui ne se lassait pas d'y retourner sans cesse.
C'est ainsi qu'elle avait appris à apprécier les Botrucs après avoir aimé, comme tout le monde semblait-il, les niffleurs. Pourtant ces sortes de taupe n'avaient au préalable rien d'appréciable. Qui dans le monde moldu aime les taupes ? Peut-être était-ce à cause de leur capacité à récupérer tout ce qui brille... mais c'était vraiment les petites brindilles protectrices du chêne de Poudlard qui avaient conquis le cœur de l'irlandaise. Leur passion pour leur maison, leur instinct de survie, leurs petitesses et leurs délicatesses avaient mis du temps à s'implanter dans l'esprit de la sang-mêlée mais c'était chose faite désormais aussi sûrement qu'elle s'appelait Eileen !
A la question d'Ernest, elle répondit :
- "Je te fais confiance. Je suis sûre que cette première serre est une bonne idée ! Allons-y ! En plus, tu as des arguments convaincants ! Si on peut éviter la grosse chaleur, c'est tout bénéf'"
Elle resserra son emprise sur la main d'Ernest, s'assurant qu'elle ne glissait pas, qu'il était toujours bien au creux de ses doigts. Son cœur rata un battement puis ils rejoignirent la porte Victoria.
- "Que représentent les cosmos jaunes ? J'imagine que la Grande Pagode est un des pavillons... En tout cas, peu importe le ticket, je sais qu'il me permettra d'avoir un souvenir d'une merveilleuse journée !"
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- "Le phénix est vraiment un animal magique ! Je me demande combien on en trouve dans le monde... Je sais que Dumbledore en avait un en animal de compagnie. Tu crois que c'est si courant ?"
De son côté Eileen avait aussi une partie d'une créature magique dans sa baguette et étrangement, elle qui adorait les animaux, n'avait jamais tenté d'en apprendre plus sur l'animal en question. Pourtant, elle avait un expert face à elle semblait-il :
- "Ma baguette renferme du ventricule de dragon. Ca pourrait peut-être être issu d'Opaloeil des antipodes !"
La jeune fille ayant été élevée comme une moldue plus que comme une sorcière avait toujours eu un intérêt pour les animaux moldus, mais ce n'était que récemment qu'elle s'intéressait vraiment aux créatures magiques. Elle le devait en partie à des échanges avec des camarades et aussi à la zone SaCM que renfermait Poudlard. Celle-ci avait éveillé quelque chose en la jeune fille qui ne se lassait pas d'y retourner sans cesse.
C'est ainsi qu'elle avait appris à apprécier les Botrucs après avoir aimé, comme tout le monde semblait-il, les niffleurs. Pourtant ces sortes de taupe n'avaient au préalable rien d'appréciable. Qui dans le monde moldu aime les taupes ? Peut-être était-ce à cause de leur capacité à récupérer tout ce qui brille... mais c'était vraiment les petites brindilles protectrices du chêne de Poudlard qui avaient conquis le cœur de l'irlandaise. Leur passion pour leur maison, leur instinct de survie, leurs petitesses et leurs délicatesses avaient mis du temps à s'implanter dans l'esprit de la sang-mêlée mais c'était chose faite désormais aussi sûrement qu'elle s'appelait Eileen !
A la question d'Ernest, elle répondit :
- "Je te fais confiance. Je suis sûre que cette première serre est une bonne idée ! Allons-y ! En plus, tu as des arguments convaincants ! Si on peut éviter la grosse chaleur, c'est tout bénéf'"
Elle resserra son emprise sur la main d'Ernest, s'assurant qu'elle ne glissait pas, qu'il était toujours bien au creux de ses doigts. Son cœur rata un battement puis ils rejoignirent la porte Victoria.
- "Que représentent les cosmos jaunes ? J'imagine que la Grande Pagode est un des pavillons... En tout cas, peu importe le ticket, je sais qu'il me permettra d'avoir un souvenir d'une merveilleuse journée !"
Dernière modification par Eileen O'Brien le 14 oct. 2023, 00:33, modifié 1 fois.
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