Le ridicule ne tue pas

Samedi matin,
Mars 2048,
Cabane du garde-chasse,
avec @Marine Baylacq


Par une fraîche matinée de mars, où le temps hésitait entre pluie et soleil, baguette magique et livres dans la sacoche, Cilblanc marchait rapidement en direction de la cabane du garde chasse, ses pieds écrasant la pelouse renaissante par petits pas assurés. Quittant à peine la salle d'étude des Serdaigle, où elle avait entamé le plus gros de ses devoirs, la jeune élève avait fait le choix de mettre en pratique ses connaissances dans un lieu où elle ne risquerait pas de faire trop de dégâts. Pour faire perdurer ses bons résultats, elle s'imposait un entraînement théorique et pratique régulier ; et réussissant souvent à atteindre ses objectifs, ses exercices journaliers ne lui prenaient pas beaucoup de temps.

Alors que le parc était déjà rempli d'élèves venus profiter de leur samedi dans la nature, la jeune rousse décida que trop de population risquerait de la gêner dans sa pratique. Elle se dirigea vers la cabane du grade-chasse, où moins de monde se rassemblait, et posant à terre sa sacoche, sortit sa baguette.
Cilblanc connaissait ses sortilèges par cœur, et n'avait pas besoin de son manuel. Armée de son longiligne bout de bois, elle se sentait confiante, téméraire, heureuse, même. Elle aimait sa baguette comme elle aimait un ami. Au départ, elle n'avait pas apprécié, elle en gardait le parfait souvenir. Elle avait toujours rêvé d'une baguette pratique pour la défense ou les sortilèges, ou encore une baguette au caractère légèrement facétieux. Mais au fur et à mesure de la côtoyer, s'en servir, elle se mit à l'estimer, puis à l'aimer. Oui, la jeune Serdaigle respectait sa baguette et la considérait comme un être animé, non par les mouvements, mais par la magie, et quelque fois lui faisait même la conversation.

Laissant enfler sa magie comme une émotion, plus vivante et indescriptible qu'un simple sentiment, la jeune sorcière prononça la formule :
- Canifors.
Elle regarda la pierre qu'elle avait visé.

Toujours aussi rocheuse, à l'aspect gris et aux tranchants aiguisés, elle n'avait rien du chien qu'elle aurait dû devenir. Il s'agissait d'un échec des plus lamentables. La bleu et argent ne comprenait pas. Elle était habituellement excellente en métamorphose.
Répétant le sortilège, elle reprit :
- Canifors !
Et la pierre resta pierre.

Nous faisons partie du grand tout. Tout est conscient, il suffit d'écouter la nature... || Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit || Quatrième année RP || Couleur : #c64711
Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum

Le ridicule ne tue pas
Par ce temps incertain, la lionne n'avait pas attendu que la pluie s'invite et était sortie rapidement dehors pour la longue balade journalière du félin. Les températures redevenaient plus acceptables alors Marine acceptait de nouveau les longues balades pour le plus grand bonheur de Tilao. C'est donc suivant le chemin que lui ouvrait son animal qu'elle marchait lentement puisque celle-ci allait à droite à gauche suivant, elle, son nouvel amis semblant être un insecte sauteur. Tant qu'elle ne partait pas à toute vitesse faussant compagnie à sa propriétaire, l'anglaise appréciait regarder son chat papillonner, elle continuait même parfois d'en rire, tout semblait si incroyable à travers les yeux de cette boule de poil, même ce qu'elle voyait et revoyait un nombre de fois incalculable.

L'insecte les guida donc vers la cabane du garde-chasse, à moins que la petite tornade n'ai changé de nouvel ami. De son côté la rouge et or profitait de cette petite marche dont l'itinéraire était en permanence une surprise et le rythme tout aussi aléatoire, enfin pour le moment elle n'avait pas eu à courir donc elle alternait plutôt entre surplace, marche lente et rapide. Tout en gardant un oeil sur son chaton, elle observait les oiseaux voler, les écoutait chanter. Elle regardait les nuages passer et les branches bouger gracieusement, tordues par le vent, faisant bruisser leur feuillage.

Mais au milieu de tout ça, la timide entendit une voix humaine. Il semblait qu'elle donnait un ordre, à moins que ce ne soit un sortilège. Malheureusement, la Gryffonne ne fut pas la seule à entendre, la boule de poil aussi. Elle quitta des yeux son insecte et leva la tête brusquement comme si elle entendait une proie, à moins que ce ne soit car elle reconnaissait la voix. Ses oreille pivotèrent lentement dans la direction de la voix, et sans crier gare, elle disparue en courant.
- Non ! Tilao ! T'es passée où ? Laisse la personne tranquille !
Par bonheur la femelle n'était pas partie bien loin, elle était à côté d'une élève à la chevelure rousse - que Marine reconnue sans peine - penchant la tête vers une pierre. Au vu de la baguette que brandissait Cilblanc et de son expression, elle compris qu'il s'agissait d'un échec cuisant. Connaissant le sentiment de mal-être qui nous empare lorsque l'on est surpris en plein échec la brunette n'osa rien dire et détourna les yeux vers le ciel faisant mine de n'avoir rien vu. Peut-être que ça aiderait.
@Cilblanc Elk

Marraine||Sixième année RP|Marine
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Le ridicule ne tue pas
La panique commençait à engourdir légèrement Cilblanc ; une panique inhabituelle, car la jeune Serdaigle ne paniquait pratiquement jamais. Son regard fixé sur la pierre, elle ne parvenait pas à comprendre ce qui clochait.
Elle n'avait rien fait de spécial ce jour-là ; elle n'avait fait qu'envoyer une lettre en passant par la volière, entamer ses devoirs, à tel point qu'il ne lui en restait pratiquement pas, ce qui paraissait un exploit au vu du fait que le week-end était avait à peine débuté. Elle ne s'était pas mise en colère, n'avait reçu aucune mauvaise nouvelle...une petite image lui flotta à l'esprit. Non, vraiment, il n'y avait rien. Pas même cet adorable chaton rayé qu'elle avait croisé par hasard dans un couloir vide de l'immense château. Si, si, elle avait fait le deuil de Forêt. Oh, oui, encore cette obsession pour ce chat. Non, ça ne la quitterait jamais. D'un geste saccadé, elle porta sa main une seconde à son pendentif de dragon, un modèle unique, incrusté d'un beau joyau bleu qu'elle surnommait larme de tristesse.
Elle sursauta soudain et se retourna.
Elle avait entendu du bruit. Quelqu'un était là, quelqu'un l'avait vue, elle le savait. Un joli chaton émergea comme par magie devant les yeux de Cilblanc.
Mais je te connais, toi...pensa-t-elle.
Ce chat tigré, elle le différenciait des autres. Et bizarrement, cette boule de poil adorable avait le don de lui apporter un peu de réconfort. Mais cette fois-là, elle était rouge de honte. Oh, bien sûr, ce n'était qu'un chat qui l'avait surprise. Mais un chat était un chat ! Ça restait quelqu'un aux yeux de Cilblanc.
Mais sa rougeur, apportant un teint carmin par dessus la couche carotte de ses cheveux, doubla lorsqu'elle aperçut la propriétaire dudit chat, Tilao, qui n'était autre que Marine Baylacq.
La jeune bleu et argent connaissait mal Marine, enfin, un peu quand même, et elles s'entendaient bien. Ce qui ne fit qu'ajouter à la confusion mêlée à la frustration au visage de Cilblanc. La honte pouvait-elle tuer ? Si c'eut été le cas, la jeune rousse aurait été déjà morte.
Mais elle trouva le moyen d'aggraver sa situation.
- O..oh, euh, j...je, bégaya-t-elle, sa rougeur s'amplifiant encore du moins si c'était possible. Tu es l...là de...depuis long...temps ?

@Marine Baylacq, désolée du temps :wry:

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Le ridicule ne tue pas
La commère, non l'indiscrète ou plutôt les deux pieds dans le plat, c'est comme ça qu'elle aurait due appeler son animal, impossible de la sortir sans qu'elle ne parte vers la moindre chose capable de toucher ses sens aiguisés de prédatrice. Marine adressa un regard courroucé à son chaton pour lui faire passer le message : on ne fait pas ça ! Mais l'animal n'en avait que faire puisqu'elle commença à se frotter amicalement à la rousse comme pour lui dire bonjour. Parfois elle jetait même des regards à sa maitresse ce que cette dernière interpréta comme "T'es bête ou quoi, tu la reconnait pas, c'est la fille serpent ?!".

Il n'empêche la situation était plutôt cocasse, c'était la deuxième fois qu'elles allaient s'adresser la parole et encore une fois à cause de qui ? À cause de Tilao, à croire qu'elle était aimantée à cette sorcière. Mais cette fois le lieu avait changé et il n'y avait pas l'ami serpent de la boule de poil au grand bonheur de la brune qui aurait certainement fais une crise de panique si elle était tombée dessus en arrivant, même si Cilblanc lui avait assuré qu'elle était gentille. Et ce qui changeait pas mal également était la personne la plus mal à l'aise. En effet la bleue et bronze semblait bien gênée d'avoir été interrompue en plein entrainement et en plus pile à l'instant d'un échec. La lionne comprenait tellement, rater un sortilège devant quelqu'un la mettait tellement mal. Dans cette situation elle se sentait toujours jugée comme si les autres allaient lui dire qu'elle n'était pas digne d'être ici.

Alors l'adolescente menti, ce n'était pas un gros mensonge bien sûr mais elle espérait faire croire qu'elle n'était pas consciente de cet échec pour détendre l'atmosphère. Ainsi elle espérait que Cilblanc ne copierait plus ses bégaiements.
- Oh non ! Je, je viens tout juste d'a... d'arrivé. Dit-elle avec un petit sourire amical. Tu, tu faisais quoi ? Tenta-t-elle aussi naturellement que possible.
Bien sûr elle le savait mais elle préférait mettre à l'aise la rousse mais aussi c'était une méthode plutôt simple pour lancer le dialogue et non laisser un silence encore plus gênant que cette arrivée par surprise s'installer.
@Cilblanc Elk ^^

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Le ridicule ne tue pas
Cilblanc était focalisée à présent sur les nouveaux arrivants, son regard rivé sur les intruses, qui n'auraient pas dû être là pour assister à son échec. Sa rougeur ne pouvait empirer, mais en manque d'air, elle faillit suffoquer en l'attente d'un jugement, d'une punition ou une marque de mépris, comme elle en avait si bien eu l'occasion d'entendre quand elle était plus petite. Elle remarqua aussitôt le regard mécontent de Marine dirigé vers son chat. Elle réagit mentalement en un instant.
Elle a tout vu...tout est perdu...
La Gryffondor s'adressa à elle en souriant amicalement, bégayant presque moins que la Serdaigle elle-même. Elle expliquait qu'elle venait juste d'arriver et demandait à sa camarade ce qu'elle faisait.
L'air pourtant naturel, à la limite du décontracté pour quelqu'un comme Marine ne rassura pas Cilblanc ; elle était presque au bord de l'apoplexie.
La jeune bleu et argent amplifiait la réaction, l’exagérait, atteignait, dépassait l'hyperbole. Elle se mit à tousser, soudain en manque d'air, réalisant qu'elle tenait en apnée. Il lui fallait de l'eau, vite ! Elle n'avait pas pensé à en emmener. Sous le coup de l'anxiété, ses jambes flageolèrent et elle sentit une faiblesse passagère la priver de l'usage de ses jambes. Elle s'écroula plus qu'elle ne s'assit à terre pour respirer une gorgée de cet ensemble de gaz frais et bienvenus qui lui clarifia l'esprit.
- Dé...désolée, je ne me sens pas très bien, prétexta-t-elle en espérant que Marine ne comprendrait pas qu'elle était la cause de son malaise.
Elle inspira et expira profondément pour calmer le rythme de sa tension cardiaque.

@Marine Baylacq, me voici ! :bye:

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Le ridicule ne tue pas
Mais, qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Son sort raté avait ricoché et l'avait touché ? Il ne lui semblait pas avoir vu ça, oui, elle était un peu loin, oui, elle avait des feuilles qui avaient pu lui cacher la vue, mais ne serait elle pas tombée dès qu'elle aurait été touchée ? À moins que ce soit un sort particulier, et que s'il est raté on se sent mal... Non, pas possible, ils n'apprendraient pas ça aussi tôt dans leur formation, il leur manquait encore un peu d'expérience pour se tenter à des sorts dangereux en cas d'échec. Mais la lionne ne connaissait pas ce sort, ce devait être un sort de métamorphose, la seule matière à sort qu'elle ne suivait pas. Alors tout était possible, ils s'étaient peut-être lancé dans les sorts plus complexes et dangereux, qui sait ? Elle avait bien fait de ne pas poursuivre la matière, elle n'aurait plus osé lancer un sort avec ces risques en cas d'échec tant elle ratait.

Un instant plus tard une autre possibilité arriva aux yeux de l'élève, quelque chose qui l'effrayait tout autant que ce à quoi elle avait pensé plus tôt : sa camarade faisait peut-être un épuisement magique. Mince, elle ne se souvenait plus comment agir dans ce genre de cas, mais ce qu'elle savait c'est que si on ne l'aidait pas, elle était vraiment en danger.
- Je, j'peux faire que, quelque chose ? Demanda-t-elle en panique. Je, j't'emmène à l'infirmerie ! S'exclama-t-elle en voulant prendre des initiatives, certaine que l'infirmier saurait gérer la situation nettement mieux qu'elle.

Mais l'aiglonne tomba soudainement, tendant ses bras aussi vite que possible pour tenter de la freiner, la lionne ne réussi qu'à voir Cilblanc s'écrouler. Oh lalala ! Marine était incapable de la porter jusqu'à l'infirmerie, comment allait-elle faire ? Enfin le bleue et argent pris la parole mais pas pour rassurer l'anglaise. Oui, elle voyait bien qu'elle n'allait pas bien du tout !
- Tu, tu veux du, du sucre ? Demanda-t-elle espérant peut-être ainsi lui donner un coup de boost, peut-être cela servirait à lui permettre de se rendre à l'infirmerie sur ses deux jambes, et peut-être même que dans un grand coup de chance elle faisait juste une hypoglycémie et tout serait réglé !
Sauf que la rouge et or avait parlé avant de réfléchir, se mettant à fouiller dans son sac, elle remarqua qu'elle n'avait rien à manger à lui proposer, évidement, elle n'avait jamais de nourriture sur elle comme elle ne grignotait jamais.
- Dé, désolée je, je crois que, que j'en ai pas... J'suis bête, je, j'aurais pas dû... pro, proposer... Désolée... Rouge de honte, elle se tut ne sachant quoi faire ni où se mettre.
Tilao quant à elle s'employait à faire ami ami avec une fourmi ne remarquant rien de la scène, elle était bien loin des inquiétudes de sa propriétaire.
@Cilblanc Elk, panique à bord :lol:

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Le ridicule ne tue pas
Cilblanc avait peut-être une carence en protéines. Ou en autre chose. Elle inspira et expira longuement, fixant un unique point du paysage pour ne pas avoir le tournis. Le contact de l'herbe encore fraîche de la rosée de la veille l'apaisait, et elle se sentait déjà mieux. De manière générale, elle avait une santé correcte, et ne comprenait pas cette faiblesse subite.

Inspirer. Expirer. Doucement.

Le stress, sans doute. Ou peut-être le fait qu'elle avait accidentellement sauté le petit-déjeuner du matin. Pour un samedi, c'était désappointant. La faiblesse de Cilblanc provoqua visiblement une vague de panique chez Marine. Celle-ci suggéra aussitôt de conduire la jeune rousse à l'infirmerie, mais Cilblanc se sentait déjà mieux.
Comment pouvait-elle tenir à ce point aux notes et à l'école ? Sa famille, sans doute. Son côté Serdaigle, peut-être. Si on lui avait dit un an auparavant l'effet que lui ferait de rater un sort de métamorphose - comme recevoir un maléfice de jambencoton - elle n'y aurait jamais cru.

Inspirer. Expirer. Doucement.
Encore une fois.

Avait-elle une santé faible ? Non, ce n'était pas ça. Elle n'était pas spécialement résistante, mais pas non plus de faible constitution. Marine lui proposa du sucre avant de retirer son offre, se souvenant qu'elle n'en n'avait pas. Cilblanc se prit la tête entre les mains, au niveau des tempes, comme pour chasse une migraine. Elle continua son exercice de respiration, et au bout d'un petit temps, articula avec une impassibilité qui l'étonna elle-même, au vu de sa faiblesse passagère :

- Non, c'est bon Marine, merci, ça va déjà mieux.

Elle ferma les paupières, comme pour contredire ses paroles, et respira plus profondément encore, laissant le parfum frais de l'herbe pénétrer dans ses poumons. Elle se rejoua intérieurement la scène et grimaça. Comment avait-elle pu rater ce sort ? Elle y arrivait si bien habituellement. On était déjà en mars ; et si Cilblanc ratait son examen de métamorphose ? C'était si important pour elle ! Elle ne pouvait y songer, et une ardeur d'atteindre son but l'enflamma, avant de se rappeler, voyant papillonner un individu quadrupède au charme rare, la présence de sa camarade Gryffondor. Elle songea qu'elle lui devait une explication. Toujours aussi rouge et confuse, elle marmonna :

- Je suis désolée, c'est juste...à cause d'un sort idiot. Débile, hein ? Mais...mais voilà, j'ai juste un peu la pression. Enfin, c'est moi qui me la met, hein. La pression.

Elle maudit son manque d'expression. Si Camilla avait entendu ça, elle en serait tombée évanouie ! Cilblanc eut un bref instant de nostalgie où elle se rappela son enfance à AumHeol. Elle serra un court un instant les poings ; le passé était passé, et puis voilà. Il fallait faire place au présent. Elle ne regretta pas Camilla, loin de là. Ni Severe, bien entendu. C'est juste idiot, parfois on pense à des choses qu'on a mal vécu et qui pourtant manquent quelquefois. Imbécile sentimentalisme.
La bleu et argent attrapa sa gourde dans son sac et se força à avaler une lampée d'eau pour se clarifier l'esprit.

@Marine Baylacq :bye: Je me suis sentie tout à coup inspirée pour faire un peu plus de texte que d'habitude :sweatingbullets: même si l'inspi a mis du temps à venir :whistling:

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Le ridicule ne tue pas
Avait-elle peur des médecins ? Parce qu'au regard de la brunette, la rousse n'allait pas du tout mieux, son teint, son comportement le montrait, ça sautait aux yeux ! Alors pourquoi lui mentait-elle ? Avait-elle déjà eu une mauvaise expérience avec un médecin pour redouter de se rendre à l'infirmerie ? La lionne lui accordait que l'ambiance du lieu n'était pas des plus agréables, mais quand même, malgré cela, la lionne s'y rendait quand même lorsqu'elle n'allait pas bien. La curiosité de l'anglaise a ce sujet était aussi forte que le sentiment de devoir comprendre son interlocutrice afin de mieux aider sa camarade qu'elle ne pouvait pas dans un état pareil, ça pouvait être dangereux.

Mais rien à faire l'aiglonne se mit à parler comme si de rien n'était, sauf que la troisième année avait tout vu, et elle, elle ne ferait pas comme si tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes. Surtout qu'elle disait elle-même que son état de faiblesse venait du sort qu'elle avait tenté de jeter, ceci venait appuyer l'hypothèse de la timide.
- T'as... t'as pas à t'excuser ! T'es sûre que... que c'est ju, juste la, pression ? Douta l'élève qui ne voulait pas inquiéter la sorcière en lui exposant tel quel ses craintes. Tu voudrais pas, pas aller voir l'in, l'infirmier juste, juste au cas où, hein ? Tenta-t-elle de la convaincre.

Marine observa Cilblanc des yeux à la tête le visage tendu d'inquiétude sauf qu'elle ne pouvait pas trainer la bleu et bronze par les cheveux jusqu'à l'infirmerie, et comme la Serdaigle semblait tout aussi bornée que la rouge et or la brunette proposa une autre alternative histoire de tenter de limiter le risque :
- Ou au moins tu, tu t'assois appuyée con, contre un arbre ou la cabane. T'as pas qu... quelque chose à, à manger dans tes, tes affaires ? Se renseigna l'élève bien embêtée de ne pas pouvoir lui donner du sucre, ça pourrait peut-être la requinquer un peu, mais gourmande comme elle était elle n'avait pratiquement jamais de petits trucs sucrés à grignoter.

Marraine||Sixième année RP|Marine
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Marine semblait déstabilisée par le peu de crédibilité des paroles de Cilblanc ; ou peut-être n'avait-elle aucune idée de la façon dont elle devait réagir face à un tel comportement quelque peu hyperbolique. Loin cependant de perdre le nord, la Gryffondor voulut s'assurer que tout allait réellement bien, et demanda notamment, comme si elle doutait de la véracité des paroles de la jeune rousse, si la pression était seulement la cause de ce léger malaise. Un passage chez l'infirmier serait peut-être mieux, avait-elle glissé au passage. Sans doute la rouge et or déjà peu confiante en elle devait être en proie à une grande anxiété face à un cas aussi étrange que celui de la jeune Serdaigle.

Mais Cilblanc résistait, cherchant à réfléchir en étant la plus concise possible. Elle n'avait pas besoin d'aller chez l'infirmier. Ça allait mieux. Ça passerait. Alors Marine lui suggéra d'au moins s'appuyer contre quelque chose, avant d'ajouter qu'elle ferait mieux de manger quelque chose.
La jeune bleu et argent réalisa que la griffonne avait néanmoins raison, et, sans commenter, s'appuya plus ou moins discrètement contre l'arbre le plus près en se déplaçant un peu de travers, priant pour que sa camarade ne remarque pas le manège ainsi exécuté.

- Non, je n'ai rien, soupira Cilblanc toujours honteuse et incapable de regarder Marine dans les yeux.

Le plus terrible était que sa honte ne provenait pas de s'être donnée en spectacle en s'évanouissant presque, mais toujours de ce même événement pourtant insignifiant dans la vie d'un sorcier écolier : cet idiot de sort raté qui l'avait déjà mise dans tous ses états.

- Ah si, attends !

La jeune rousse se rappela tout à coup qu'Hortense avait dû lui envoyer récemment un colis et qu'elle avait probablement laissé un chocogrenouille ou deux dans sa sacoche d'écolière. Elle tira d'un poche deux friandises, l'une d'elle légèrement écrasée à cause de son rangement étroit. Elle tendit sans rien dire celle intacte à Marine, comme pour dire "n'en parlons plus et oublions tout".

@Marine Baylacq, si tu es abonnée, je peux ne pas te mentionner et éviter d'encombrer ton rapeltout si tu préfères ! ^^

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Une vrai têtue, comme l'anglaise, tant pis, si elle ne pouvait pas la convaincre d'aller se faire soigner au moins avait-elle réussi à la faire s'asseoir contre un arbre, c'était déjà ça de pris. Si elle pouvait la convaincre de faire une petite sieste pour se remettre de son coup de mou la lionne aurait été ravie, mais si elle refusait d'aller à l'infirmerie, c'était presque sûr qu'elle refuserait de faire une sieste là maintenant en plein milieu du parc sous les yeux de la brunette, alors Marine garda l'idée pour elle. La troisième année regrettait quelque peu de ne pas avoir dans son sac de ces potions requinquantes que M.O'Belt possédait dans son infirmerie. Voilà que cette pensée venait questionner plus profondément la sorcière : est-ce que les sorciers avaient pour habitude d'avoir de ces potions sur eux comme les moldus ont l'habitude d'avoir du paracétamol sous la main ? C'était quelque chose qu'elle tiendrait à éclaircir, mais plus tard, car à présent il y avait plus important.

Et elle avait de quoi manger sous la main, génial ! La fillette fut soulagée tout d'un coup que la rousse puisse avoir un petit coup de boost avec une bonne dose de sucre. Elle sortit même deux friandises, elle ne pouvait pas rêver mieux ! Mais lorsque Cilblanc lui tendit l'une d'elle l'anglaise ne pu s'empêcher de froncer les sourcils d'incompréhension, ce n'était pas pour elle-même qu'elle demandait, elle n'en avait pas besoin, et elle n'avait pas faim. Alors, elle retourna la friandise à sa propriétaire, la fourrant dans sa main en lui disant :
- Non merci, c'est toi qui, qui doit manger quel, quelque chose. Je, j'en ai pas besoin moi.
Avec un regard bienveillant qui n'attendait aucune contradiction, Marine attendait de voir la bleue et bronze avaler les deux friandises.

Toujours debout la Gryffonne déposa son sac et s'assit tailleur juste en face de la Serdaigle. L'adolescente détestait avoir l'impression de regarder de haut en devant beaucoup baisser la tête pour regarder son interlocuteur. À présent un peu plus détendue car sentant que la situation ne lui échappait plus, elle avait pu penser à s'asseoir.

Marraine||Sixième année RP|Marine
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