Le manoir Blacksword
Ces écrits relateront l'histoire de Lance Blacksword ainsi que des extraits de la vie des membres de sa famille ayant lieu dans leur maison à Winchester en Angleterre. Il s'agit donc d'un RP solo.
Le Manoir
L'extérieur
La maison Blacksword a probablement plusieurs centaines d'années. Située dans la banlieue de Winchester, la structure est profondément implantée dans le sol grâce à d'antédiluviennes fondations. La demeure comporte plusieurs étages et son aspect extérieur affiche de grands murs de pierre percés de fenêtres aux moulures de bois usées. Le tout projette de longues ombres sur le sol au matin. C'est ici que vit la famille de sorcier britanniques des Blacksword depuis des générations.
Si on reste honnête, on peut déclarer facilement que la demeure ne semble pas être en bon état. Un chêne séculaire appuie paresseusement ses branches sur la façade est du bâtiment. La porte de bois peint, située en haut d'une volée de marche, fait face au Sud. Un chemin pierreux y mène, sinuant entre les arbres, depuis un portail de fer noir.
Lorsqu'on regarde sur la gauche de l'édifice, un autre chemin, bien plus discret, serpente dans les herbes hautes et nous mène aux jardins situés de l'autre coté.
Le bâtiment semble n'être que peu entretenu et les herbes folles envahissent toute la cour devant l'entrée. On pourrait croire qu'une fontaine coupait le passage devant les marches qui mènent à la demeure mais c'est impossible d'en être certain. La pierre qui la compose est profondément enfoncée dans le sol comme si elle s'était affaissée sur elle-même. D'ailleurs, l'eau n'y coule plus du tout et seules quelques ronces semblent sortir des craquelures.
Jusqu'ici, on peut penser que le manoir n'est qu'un édifice abandonné de son propriétaire probablement trop occupé pour s'en préoccuper pourtant ce n'en est que la façade. Si vous suivez le chemin à gauche de la bâtisse, il vous mènera donc aux jardins situés au nord. Là, devant vous, s'étendront quelques hectares de verdures dont l'horizon est coupée par le feuillage de plusieurs dizaines d’arbres aux troncs épais.
En observant mieux, on distingue plusieurs allées de graviers et de pierre plates. Celles-ci nous guident vers un cabanon de planches juste devant un immense potager. Dans ce potager, des centaines de types de plante y poussent toute l'année. On y trouve des classiques tomates, radis et salades vertes mais aussi, plus magiquement, du dictame, des pots de mandragore et des choux mordeurs. Prenez garde si vous souhaitez l'explorer !
Plus loin, on trouve un petit parc dans lequel vivent quelques animaux sauvages d'Angleterre. Les grands arbres qui le composent sont cerclés d'un mur de pierre abimé par endroit qui entoure toute la propriété incluant le manoir. Il serait simple pour un moldu de s'y faufiler si un sort de répulsion n'y avait pas été jeté lors de sa construction. Les animaux y vont et viennent et parfois, si vous vous levez tôt, depuis la fenêtre de votre chambre à l'étage, vous pouvez y apercevoir des chevreuils, renards et des écureuils.
De ce coté-ci, une terrasse ouverte sur une véranda accueillait autrefois des fêtes mondaines mais aujourd'hui, elle sert de débarras et de la mousse pousse entre les carreaux qui la compose.
La véranda, elle, sert de stockage pour les plantes craignant le froid mais comporte aussi une petite table en bois recouvert d'une nappe sur laquelle les Blackswords prennent parfois leur petit déjeuner.
L'intérieur
Si vous poussez la porte de la véranda qui mène à l’intérieur de l'édifice, vous arriverez dans une petite cuisine de campagne comportant un garde-manger de chêne massif et quelques plans de travail pour accompagner la cuisinière ensorcelée. Une table de bois, accolée contre le mur et sur laquelle il traine quelques miettes, sert au petit déjeuner et au goûter des enfants.
De l'autre côté, au sud du coté du portail, l'entrée officielle mène à une antichambre dans laquelle y traîne des manteaux et dont le sol est parsemé de chaussures. Puis nous entrons de le hall ouvert sur un escalier menant à l'étage. A gauche un salon confortable agrémenté d'une cheminée, à droite une salle à manger elle aussi agrémentée d'une cheminée. Une longue table en chêne coupe la salle à manger. Des générations de sorciers s'y sont assis et y ont tenus des dîners.
A l'étage, on retrouve les chambres...
La chambre de Maddox
Une, au bout du couloir, fait face à l'est. Sa fenêtre donne sur un enchevêtrement de branches et de feuilles du grand chêne situé à l’extérieur. Dans la chambre, les murs vieillots sont agrémentés de posters et de tableaux représentant des sorciers célèbres, des chanteurs de rocks et même des anti-héros de série criminelle. Son occupant semble avoir entre 16 et 18 ans et n'est pas un adepte du ménage et du rangement. Des vêtements trainent sur le plancher et le lit n'est qu'un amas de draps aux couleurs froides sur un sommier affaissé par le temps. La pièce n'est pas très grande mais transpire un sentiment de confort et d'intimité.
La chambre de Lance
Celle-ci, dont la porte se situe au milieu du couloir, à coté de la salle de bain, donne sur le jardin au nord. Elle semble être plus chaleureuse que la précédente et son occupant, plus jeune, paraît apprécier un peu plus le rangement que son aîné. Le lit supporte une demi-douzaine de peluches et son sommier n'est pas en meilleur état que le reste de la bâtisse pourtant, le matelas et la couverture diffusent un sentiment de bien-être et on a envie de s'y blottir et de ne plus jamais en sortir. Au sol, un tapis rouge recouvre le vieux plancher et un coffre à jouet est calé dans un coin de la pièce. Les quelques mètres carrés qui restent sont occupés par un petit bureau coincé devant la fenêtre sur lequel on retrouve des crayons et des feuilles de dessins.
Dans le reste de l'édifice on retrouve des pièces classiques comme la chambre des parents flanquée d'un immense lit probablement aussi vieux que la bâtisse elle-même, une salle de bain aux carreaux abimés et au plafond humide, un grenier remplis d'anciens meubles et d'affaires oubliées, un sous-sol servant de cellier menant aux anciennes fondations ainsi que quelques bureaux et pièces inutilisées car trop difficiles à chauffer.
1003 mots
Code couleur
Lance : 8f3232
Maddox (frère) : 376659
Henry (père) : 8a6d51
Arlene (mère) : 3d7083
Harbey (elfe) : 434e74
Dernière modification par Lance Blacksword le 28 nov. 2023, 12:54, modifié 8 fois.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Le manoir Blacksword
Reducio
PDV - Maddox William Asher Blacksword (4 ans à l'époque)
02 novembre 2036
Au matin
Au matin
Maddox pleurait. Il pleurait depuis bientôt cinq bonnes minutes et personne ne venait le consoler. Pourquoi personne ne venait-il donc s'occuper de lui ?
Frustré, il sécha ses larmes. Le petit avait mal au ventre, il était malade mais son père ne semblait pas s’intéresser à lui. Sa mère, enceinte, était à l'hôpital des sorciers depuis hier. Bientôt, Maddox allait être grand frère ! Pourtant, être grand-frère, il s'en fichait. Pire, il ne voulait pas le devenir. Peut-être que c'était pour ça qu'il avait mal au ventre.
Il se décida enfin à sortir de sa chambre. En pyjama, il se hissa sur la pointe des pieds pour ouvrir sa porte. A chacun de ses pas le plancher grinçait mais le reste de la maison était plongé dans le silence. Il descendit pas à pas les marches du grand escalier central du manoir et chercha son père à travers la maison. Il jeta un œil au grenier parmi les reliques que conservait sa famille mais il n'y était pas. Il tenta de chercher sa grand-mère pour qu'elle lui raconte ses fameux contes pour l'apaiser mais elle aussi, impossible de la trouver.
En colère, le petit s'énerva : "PAPA !?"
Le petit garçon énervé traversa le couloir pour rejoindre le hall d'entrée en tapant des pieds. Quelqu'un allait bien finir par le remarquer ! Alors qu'il passait devant une des grandes fenêtre du hall il aperçu du mouvement dehors. Qu'est ce qu'il se passait bon sang ?!
Il plissa les yeux et observa l'allée devant la maison. Au loin, il aperçu son père tenant un gros chaudron dans les bras et non loin derrière, sa mère. Ah ! Voilà qui devrait satisfaire le petit Maddox en manque d'attention. Mais, alors qu'il ouvrit la porte, il comprit que ce n'était pas un chaudron que transportait son père mais bien un couffin dans lequel une toute petite chose toute pâle était endormie.
Non ! Pas déjà ! Maddox refusa d'abord de regarder puis finit tant bien que mal par jeter un coup d’œil. Dans sa petite tête, ses émotions se mélangeaient. La frustration, la colère, mais aussi la tristesse formaient un gloubi-boulga mauvais qui l'incitait à se faire entendre. Son père lui adressa tout juste un bonjour avant de monter à l'étage avec sa mère. Ce jour-là Maddox découvrit qu'il n'aimait pas partager.
Toujours aussi énervé mais pas pour les même raison qu'à son réveil, le petit remonta les escaliers pour observer ce que faisait ses parents. Il les trouva dans l'ancienne chambre d'amis, transformée pour l'occasion en chambre à bébé, en train d'installer le nouveau-né dans son berceau. Sa mère le vit et l'interpela :
- Viens Maddox ! Viens dire bonjour à ton nouveau petit frère. Il s'appelle Lance... lui dit-elle l'air fatigué
Il en était hors de question ! Maddox hésitait, devait-il faire une crise ? Ou bien aller bouder dans sa chambre jusqu'à ce qu'ils viennent le voir pour s'occuper de lui. Dans tous les cas, il l'avait décidé : il n'aimait pas ce nouveau petit frère. D'ailleurs, il allait lui faire payer sa naissance !
Grommelant, le nouveau grand-frère retourna dans sa chambre pour bouder et réfléchir à son futur plan à long terme pour faire disparaître son petit frère de la surface de la terre. Lorsqu'il entra, il claqua sa porte aussi fort que ses petits bras lui permettait d'exprimer puis s’assit sur son lit. Aussi mignon ce petit asticot soit-il, Maddox allait faire en sorte d'être le préféré de ses parents. Ce sera facile, il l'a toujours été pensa t-il. Alors qu'il ruminait la tête à l'envers allongé sur son lit, son père entra dans la chambre.
- Ça va Maddox ? J'espère que tu es content. Tu as un petit frère ! Il va falloir être gentil avec lui, ce n'est qu'un bébé. Et puis, tu seras le plus grand alors il faudra que tu lui apprennes des choses comme moi je t'en ai appris. Tu comprends ?
Non ! Non, il ne comprenait pas ! D'ailleurs, personne ne comprenait quoique ce soit ! Pourquoi son père ne le voyait-il pas ? Maddox se mit à pleurer. Il ne voulait pas être grand frère. Il ne voulait pas partager l'amour de ses parents. Son père le prit dans ses bras pour le calmer. Il lui répétait que tout allait bien se passer, mais ça Maddox n'en était vraiment pas sûr.
~664 mots
Dernière modification par Lance Blacksword le 28 nov. 2023, 12:55, modifié 1 fois.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Le manoir Blacksword
PDV Lance Arthur Oliver Blacksword
Juillet 2043
Dans l'après-midi...
Dans l'après-midi...
La vie au manoir n'était pas difficile à cette époque de l'année. Si l'hiver, la grande demeure était difficile à chauffer, en été elle conservait parfaitement la fraicheur et protégeait ses occupants des grosses chaleurs. Les murs de pierres et les larges feuilles de chêne qui en recouvraient une partie transformait l'édifice en un refuge frais alors même que le soleil était au plus haut dans le ciel de Juillet. A l’extérieur, les insectes s'en donnait à cœur joie et on pouvait entendre les grillons dans tout le parc et le potager.
La mère des petits, Arlene, était parti en voyage de recherches au pôle nord depuis plusieurs mois. A la maison, depuis la mort du grand-père Blacksword, il ne restait que leur père et leur grand-mère. C'était une journée paisible. Chacun vaquait à ses occupations. Le père Blacksword, désormais patriarche de la famille, touillait un grand chaudron de dictame, préparant une infusion pour la grand-mère des petits. Celle-ci se balançait sur son rocking-chair dans le salon en remplissant des mots-croisés. Maddox, étrangement calme, gravait quelque chose sur un bout de bois, allongé sur le sol frais de la cuisine.
Le petit Lance, âgé de sept ans, effectuait des allers-retours dans les couloirs avec le balai pour enfant qu'il avait reçu à Noël et qu'il ne quittait plus depuis.
L'atmosphère paisible et vacancière qui enveloppait le manoir semblait avoir stoppé le passage du temps.
Cette ambiance sereine fut bientôt brisée par un bruit sourd dans la toiture de la demeure. Puis un second bruit appuya le premier. Une créature semblait s'être introduite dans le charpente et tentait de rejoindre la famille au rez-de-chaussée. Lance arrêta ses va-et-viens et les quatre Blacksword observèrent nerveusement les escaliers qui menaient à l'étage d’où venait maintenant le bruit.
Alors que le père des petits sortait sa baguette en bois, une ombre chuta soudainement, dévalant les escaliers a toute vitesse pour finir d’atterrir presque à leur pied.
Effrayé, le petit Lance se cacha derrière les jambes de son père tandis que son frère ainé s'était levé, tenant son petit couteau de gravure en face de lui. Lorsque l'ombre s'immobilisa, ils purent enfin observer ce qu'elle était. Un hibou gris très sombre tenant une lettre dans son bec les observait, ses yeux ronds comme des soucoupes et les ailes écartées. La créature semblait épuisée et haletait. La hibou lâcha la lettre au pied du grand-frère avant de reculer, toujours respirant difficilement.
Les quatre membres de la famille se relâchèrent soudainement. Ce n'était pas arrivé depuis plusieurs années, peut-être même plusieurs dizaines d'années.
- Salut Mordred... finit par lâcher le père Blacksword en s'approchant doucement du hibou.
Il saisit calmement la créature avant de la poser sur la table de la petite cuisine de campagne et d'aller cherche de l'eau.
Dans l'incompréhension, Maddox saisit la lettre et lut à haute voix.
- A l'attention de monsieur Maddox William Asher Blacksword, 13 Fort Road, Winchester...
Le jeune ouvrit la lettre après avoir conclut d'un regard avec son père qu'elle lui était bien adressée. Après quelques lignes, Maddox lanca brutalement la lettre dans les airs et sauta de joie en hurlant :
- Je suis pris à POUDLARD !!!
Le père Blacksword sourit à son aîné tout en faisant couler doucement de l'eau sur la tête du vieux hibou. Celui-ci semblait s'être calmé et reprenait doucement ses esprits. Mordred, le hibou au plumage foncé était le hibou attitré de la famille Blacksword et était porté disparu depuis quelques jours. Il avait lui-même apporté la lettre d'inscription à Poudlard du père de Maddox et de Lance alors qu'il n'était qu'un jeune hibou. Aujourd'hui, malgré son âge, il continuait à remplir sa tâche.
Heureux, le futur petit sorcier ne cessait de cavaler dans la maison, rassemblant ses affaires en prévoyant de les emmener au château. Malgré les incitations au calme de la part de son père, il ne semblait pas pouvoir s'arrêter. Excité par l'agitation, Lance fut contaminé par la joie des membres de sa famille et interrogea son père sur si lui-même irait aussi un Poudlard un jour. Après l'avoir rassurer par l'affirmative, le père commença la préparation d'un gâteau et servit des boissons pour tout le monde afin de fêter cela comme il se doit. Un sorcier de plus chez les Blackswords, c'était toujours une bonne nouvelle.
La grand-mère des petits ne cessait d'hocher la tête en souriant. Elle était heureuse de savoir que sa famille s'en sortirait. Avec un esprit aussi malin que celui du petit Maddox, leur nom ne risquait pas de disparaître. Maddox avait toujours avancé sa volonté de devenir un sorcier de légende. Si ça n'allait peut-être pas être le cas, les Blackswords étaient assurés d'avoir au moins un membre de leur famille cherchant à perpétuer leur héritage de sorciers d'exception qu'ils avaient perdus ces dernières générations. L'apparition de cracmols dans la famille avait inquiété leur légitimité au registre des Sang-purs. La magie naturellement puissante chez Maddox ainsi que ses ascendances lui assurait une place parmi les futurs sang-purs de cette communauté.
~837 mots
Dernière modification par Lance Blacksword le 28 nov. 2023, 12:56, modifié 3 fois.
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Le manoir Blacksword
PDV Lance Arthur Oliver Blacksword
02 Novembre 2046
~16h30
~16h30
Ce jour, Lance s'était levé de bonne heure ce matin. Il était lève-tôt déjà à son habitude mais là c'était un jour bien particulier. Son anniversaire ! Lance adorait son anniversaire. Il profitait de ce moment privilégié pour savourer l'amour de ses proches et de rebooster sa confiance en lui. Par-dessus tout, il adorait les cadeaux et les bonbons et son anniversaire était une bonne excuse pour avoir ces deux choses en même temps.
Sautant de son lit grinçant, il s'était habillé si vite qu'il avait enfilé son t-shirt à l'envers. Au matin, sa mère, exceptionnellement à la maison l'avait embrassé et souhaité un joyeux anniversaire. Il avait rejoins son père dans son cabanon de jardin pour subir le même sort de sa part. Même Maddox, de bonne humeur, lui avait souhaité d'un :
- Bon anniv' microbe ! agrémenté d'un petit coup affectif sur la tête
Le ciel était pluvieux et tout le monde était bien au chaud à l’intérieur. Un feu brulait dans l'ancienne cheminée, allumé par la grand-mère de Lance pour l'occasion. Tous étaient rassemblés autour de la table autour d'un gâteau préparé par le père. Au chocolat, comme Lance les préférait.
Lance était confiant et heureux, c'était un jour rien que pour lui entre les gens qu'il aimait pourtant il allait tout gâcher.
Après la chanson traditionnelle propre aux anniversaires, le petit un-dixième-de-centenaire souffla ses bougies puis reçu ses cadeaux. Un carnet pour écrire et dessiner de la part de sa mère, une plante qui chante de la part de son père et des pétards de la part de son frère qui provoquent un gros bruit immédiatement après un choc, directement confisqué par leur mère. Il rayonnait de bonheur.
Quelques festives minutes plus tard pendant lesquelles on mangea le gâteaux, chacun sorti de table pour retourner vaquer à ses occupations. Alors que Lance montait à l'étage pour profiter de ses cadeaux, il entendit ses parents discuter à voix basse dans la cuisine. Il tendit alors l'oreille...
Son visage se décomposa lorsqu'il distingua les phrases de sa mère. Ils parlaient de lui. Sa mère expliquait gravement à son père que leur fils était probablement un cracmol. A son âge, sa magie aurait déjà du se manifester, particulièrement chez les Blackswords qui la manifestaient souvent assez tôt. Maddox en était le parfait exemple. Lorsqu'il avait six ans il avait fait jaillir des étincelles de ses mains alors qu'il était en colère.
Le visage du petit garçon se décomposa à chaque mot prononcé par sa mère. Il n'y avait aucune tendresse dans sa voix. Plutôt de l'inquiétude mêlé d'un dégout camouflé que Lance pouvait reconnaître. Des larmes commençait à monter dans les yeux du petit qui gravit les dernières marches des escaliers à toute vitesse. Il n'arrivait pas à se contenir. Maddox, en haut, aperçu son visage et le fixait d'un air dégouté. Un cracmol chez les Blacksword, ça n'était pas arrivé depuis des générations. Quelle honte !
Lance se précipita dans sa chambre et claqua la porte aussi fort qu'il pu. Se jetant dans son lit, il enfouit sa tête dans son oreiller pour y cacher ses larmes. Lui ? Un cracmol ? Il n'avait jamais mit cette possibilité en perspective. D'habitude, les cracmols étaient les sujets des blagues de sa grand-mère ou de son frère. C'est l'histoire d'un sorcier, d'un moldu et d'un cracmol... Ou bien c'est l'histoire d'un cracmol auror...
Alors que la nuit tombait, Lance avait épuisé toutes ses larmes. Il était en colère. L'injustice de la vie le révoltait. Pourquoi lui devait-il être le cracmol ? Pourquoi ça ne pouvait pas être Maddox ?! Ça lui aurait bien rabaisser le caquet ! La vue encore brouillée par ses pleurs, il sorti de sa poche un pétard qu'il avait réussi à cacher avant de ses faire confisquer le reste. Quel intérêt de naître dans une famille de sorciers si c'était pour être un incapable !
Sous l'impulsion de la colère, il jeta l'objet de toute ses forces contre le mur de sa chambre. Celui-ci tomba tristement sur le sol sans un bruit. Même ça, il n'arrivait pas à le faire. Il hurla de rage en frappant le mur de sa main si fort qu'il cru se briser les phalanges. Sous le coup du petit garçon, le vieux papier peint pris brutalement feu. Du feu ! La magie des Blacksword se manifestait souvent par le feu. Effrayé, Lance recula en tombant sur le sol. Sans réfléchir, il se releva et dévala les escaliers en hurlant :
"PAAPAAAA !..."
Ce jour-là, le nom de Lance Blacksword fut inscrit sur le Livre d'Admission de Poudlard et son destin de sorcier commença...
~758 mots
Dernière modification par Lance Blacksword le 28 nov. 2023, 12:57, modifié 3 fois.
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Le manoir Blacksword
PDV Harbey, Elfe de maison de la famille Blacksword
Reducio
Août 2047
Dans la nuit...
Dans la nuit...
Il est difficile de déterminer l'âge de Harbey. D'ailleurs, celui-ci ne le connait probablement pas. Tout ce qu'on sait, c'est qu'Harbey sert les Blacksword depuis quatre générations. Si on calcule bien, ça nous donne au moins une centaine d'années.
L'âge de l'elfe de maison pourrait se lire sur ses traits si on faisait attention à son visage. La fatigue d'une vie de servitude est profondément ancrée au fond de ses yeux fatigués et de son dos courbé. Habillé d'un simple rideau bleu marine, Harbey n'a pourtant jamais rechigné à travailler chez les Blacksword. Né dans ce manoir, il y mourra probablement quand son heure viendra et s'y contente parfaitement. Il est si âgé, qu'il connait tous les membres vivants de la famille Blacksword depuis leur naissance, il serait capable de tous vous les décrire objectivement et avec grand détail. En réalité, il pourrait même vous décrire chaque ancêtre Blacksword tant il connaît par cœur le passé de la famille.
Le soir, quand Harbey a du temps libre, il ne dort pas. Il écrit. Profondément attaché à la famille, il tient les archives de celle-ci depuis qu'il peut tenir une plume entre ses doigts. Chaque membre a son propre carnet dans lequel est inscrit tous les événements importants de sa vie ainsi qu'une description tenue à jour au fur et à mesure que les années passent. Ce soir, il relit les carnets de certain.
La bibliothèque des archives Blacksword s'étend sur plusieurs étagères. Parmi elle, on retrouve des carnets portants d'autres noms, notamment plusieurs de la famille Howard, le nom de jeune fille de la mère des petits Blacksword actuels.Mordred Blacksword,
Le premier ancêtre connu de la famille. Père et mère inconnus.
Tout ce qu'on sait à son propos n'est qu'histoire contée par ragots et rumeurs. Selon le peu d'écrits qu'on retrouve, on certifie qu'il faisait partie de l'ordre des Chevaliers Sorciers au cours du VIIIe siècle. Il aurait participé aux croisades anti-moldus d'Europe et écharpa à l'aide de son épée au moins un millier d'entre eux. On sait qu'il était blond foncé et qu'il avait les yeux bleus agrémenté de doré en leur centre. Ce qu'on appelle aujourd'hui des yeux hazel mais a l'époque, les croyances disaient que le feu des dragons brulait au fond du regard des gens comme lui.
L'armure de Mordred Blacksword repose aujourd'hui dans les tréfonds du manoir qu'il occupa et dans lequel ses descendants vivent aujourd'hui. Son épée, Rizalroy "celle-qui-consume", repose aussi probablement avec elle. On dit que sa lame était noire comme la nuit et que c'est celle-ci qui donna le nom à la famille Blacksword.
Note : La moitié de ce que l'on raconte sur cet homme est probablement pure fantaisie mais comme nous le savons tous, un mensonge cache souvent un fond de vérité.
La famille Howard, au même titre que les Blacksword, est une famille de sorcière britannique mais a la particularité d'être une famille matrilinéaire, c'est-à-dire transmettant le nom et l'héritage en suivant le lignage féminin.
Harbey referma le carnet à la couverture de cuir et le replaça dans la bibliothèque. L'aube pointait le bout de son nez et il était temps de préparer le petits déjeuner des garçons...Arlene Howard,
Mère de petits Maddox et Lance Blacksword. Femme de Henry Blacksword. Fille de Edlyn et Hamilton Howard.
Femme sévère, elle excelle dans l'art du Sortilège. Son lignage au nom de famille Howard ne fait aucun doute. Son instinct maternel inexistant poussa le père à prendre soin des petits tandis qu'Arlene semble passer son temps à l'étranger pour ses recherches. La famille Blacksword ne pouvait espérer meilleur parti pour perpétuer son lignage.
A la naissance de l'aîné, Arlene fut contrainte de donner le nom Blacksword à ses garçons en échange, si une fille venait à naître, elle prendrait le nom de Howard et perpétuerai ainsi la lignée des Howard.
Arlene Howard est une femme brune aux cheveux longs. Sa longue stature est souvent accompagnée d'un large chapeau de sorcière imperméable aux sorts.
668 mots
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Le manoir Blacksword
PDV Lance Arthur Oliver Blacksword
Code couleur
Lance : 8f3232
Maddox (frère) : 376659
Henry (père) : 8a6d51
Arlene (mère) : 3d7083
Harbey (elfe) : 434e74
Juillet 2048
Dans l'après-midi...
Dans l'après-midi...
Un été chaud de plus passé entre les murs du manoir. Depuis plusieurs jours, le petit dernier de la famille choisissait de passer ses journées dans la volière. Située sur le toit du manoir, contrairement au reste de la bâtisse, la volière est composée d'une solide charpente de bois recouverte de tuiles ardoises. Dedans, la chaleur est étouffante. Seule une petite fenêtre de la largeur d'un chien permet à l'air et à la lumière d'entrer. A l’intérieur, un plancher de bois poncé sert de sol. La poussière flotte et l'odeur des oiseaux est forte, pourtant, aujourd’hui, il n'y a pas de hibou dans la volière. Il fait trop chaud.
Le petit, assis en tailleur à côté de la trappe menant à l'échelle pour descendre, ne fait rien. Il attend quelque chose. Un hibou plus précisément. Ce hibou, il transporte quelque chose de très important pour lui : sa lettre d'Admission à Poudlard. Tous ses ancêtres l'ont reçue avant lui alors à son tour, il attend la sienne. Ça devait bien faire une semaine qu'il attendait le vieux hibou de la famille. L'oiseau gris n'était plus tout jeune et habituellement, il ne délivrait même plus les lettres des Blacksword. Pourtant, il y a quelques jours de cela, il était parti dans le nord de l'Angleterre et on ne l'avait plus revu.
Harbey, l'elfe de la maison, apporte régulièrement de quoi se rafraichir au petit benjamin des Blacksword. Inquiet pour sa santé, il le surveille. A plusieurs reprises, il le conseille :
"Vous pourriez attendre en bas, petit mestre. Il fait moins chaud. Votre missive arrivera tout autant !"
Mais le petit ne bronche pas.
Accompagné d'un livre ou d'un carnet à dessin, il attend, jetant de fréquents coups d’œil par l'unique fenêtre.
~ ~ ~
Alors que le soleil se couche doucement à l'horizon, la luminosité baisse. Il est tard et les derniers rayons du soleil éclairent faiblement l'intérieur de la volière. La température a diminué même si l'air reste relativement lourd. Le petit hésite. Il pourrait descendre manger avec son père ou bien attendre encore un peu ici.
Il glisse une plume entre les pages de son livre et le referme. D'un soupir, il commence à se lever pour délasser ses jambes endolories par l'immobilité. Alors qu'il tire l'anneau en fer permettant d'ouvrir la trappe, un son discret l’interrompt. On l'entend à peine et pour autant, personne ne pourrait l'ignorer. Tous les sorciers reconnaîtraient facilement ce bruit. Flap flap flap. C'est bien le discret battement d'aile d'un hibou.
A peine eut-il le temps de se retourner vers la fenêtre qu'une silhouette s'engouffre dans la volière. Le vieux hibou semble épuisé. Au sol, il garde ses ailes écartées et lâche au pied de l'enfant un bout de papier. Son regard ne signifie qu'une chose, ce courrier lui était adressé.
A l'attention de monsieur Lance Arthur Oliver Blacksword, 13 Fort Road, Winchester...
Encore choqué par l'arrivée de l’événement qu'il attendait depuis des jours, le petit s'agenouille devant le vieil oiseau et se saisit de l'enveloppe. Elle était là, enfin... Lentement, comme s'il manipulait le plus fragile instrument, le petit brise le cachet de cire de l'enveloppe et se saisit de la lettre qu'elle contient. Un blason bien connu des sorciers d'Angleterre orne l'en-tête du papier. Poudlard...
Alors qu'il parcourt des yeux les lignes écrites à la plume, le bonheur remplit doucement le cœur de l'enfant. Il était enfin admis à Poudlard ! Rapidement, il repli le papier et le glisse maladroitement dans son enveloppe. Après avoir ouvert la trappe, il fourre le tout dans sa poche, attrape délicatement le vieux hibou haletant et descend l'échelle menant à la volière. Il doit absolument prévenir son père. Il est admis !
Les jours qui suivirent, il n'aura de cesse de répéter à sa famille combien il est heureux. Chaque matin, le petit bondit de son lit et note les jours qui le séparent de la rentrée sur son calendrier. Impossible de le faire taire jusqu’à Septembre. Le petit passa son mois d'Aout à sauter de joie et à anticiper son futur destin de sorcier...
681 mots
Dernière modification par Lance Blacksword le 25 janv. 2024, 12:06, modifié 1 fois.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Le manoir Blacksword
Les premières vacances arrivent et les deux frères se retrouvent dans le manoir familial. La tension entre eux est très forte. Ils ne se sont pas parlé depuis la rentrée. Avec eux, leur père et leur mère sont là ainsi qu'Harbey, l'elfe de maison qui s'est occupé d'eux depuis leur naissance. Noël approche à grands pas...PDV Lance Arthur Oliver Blacksword
Maddox William Asher Blacksword Lance Arthur Oliver Blacksword
21 Décembre 2048
Manoir des Blacksword
18h30 - 3°C
Tandis que le froid forme de large nuage de vapeur à chacune de ses respirations, le petit parcourt la distance qui sépare le portail de la porte d'entrée, en courant. Les graviers sous ses pieds ralentissent sa course mais il maintient l'allure. Le sourire scotché sur son visage, il ouvre la lourde porte de chez lui avant de balancer ses chaussures et son blouson dans l'entrée. Il n'a qu'une chose en-tête, c'est de retrouver sa mère et sa grand-mère, et même Harbey. A la vue de ce dernier, il l'entoure de ses bras et le soulève de terre avant de le reposer presque immédiatement et de s'enfuir à toutes jambes. Il sait qu'Harbey n'aime pas les contacts mais il n'avait pas pu s’empêcher de l'embrasser.
Le petit jeta un coup d’œil dans chacune des pièces de la maison avant de tomber sur sa grand-mère dans le salon et de la gratifier d'une longue embrassade. Puis, Lance repartit à la recherche de sa mère qu'il trouva dans la véranda en train de boire le thé. Elle n'avait même pas pris la peine de venir le chercher à la gare. Le visage neutre, elle le salua en le voyant. Mais peu importait sa froideur, Lance l'embrassa elle aussi de toute la chaleur qu'il pouvait. Elle lui avait manqué. Ces longs mois au château de Poudlard l'avaient éprouvé mais il était enfin chez lui.
En retraversant plus calmement le manoir, le lionceau de retour pu admirer les décorations de Noël installés par l'elfe de maison. Il s'était dépassé cette année ! Chaque couloir était agrémenté de guirlandes dorées tandis qu'on pouvait voir le bord des fenêtres enchantés d'effets de froid. Il ne neigeait pas ce jour-là à Winchester. Située au sud de l'Angleterre, la ville affichait le plus souvent un ciel pluvieux et de temps à autres un beau soleil. Au gout du jour, c'était le soleil qui rendait cette journée encore plus magnifique pour le jeune garçon. Leur retour en balai s'était bien passé malgré quelques détours pour éviter les moldus et ils étaient vite arrivé.
Un énorme sapin trônait dans un coin du salon et déjà, au pied de celui-ci, s'entassaient quelques cadeaux. La cheminée, à l'opposé du sapin, procurait une chaleur douce entre les murs anciens de la masure.
Finalement, il arriva dans sa chambre pour y poser ses affaires. La petite pièce n'avait pas bougé depuis la dernière fois. Seuls ses draps avaient été changés par l'elfe, le reste était intact. Des rayons de soleil éclairant le tout par la fenêtre rendaient l'ambiance encore plus chaleureuse. Il aurait aimé continuer à apprécier ses retrouvailles s'il n'avait pas soudainement été pris de fatigue. Son matelas l'appelait et le petit répondit à celui-ci en s’effondrant dessus. Rien qu'une toute petite sieste...
Il se réveilla au soir juste à temps pour dîner. Le stress de l'école l'avait quitté et désormais, il allait profiter à fond de ses vacances sans penser à la prochaine rentrée.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Le manoir Blacksword
* * *
Tout a commencé par l'obscurité. Enveloppé dans un silence complet et apaisant, une douce fraicheur se glissait sous sa peau. Autour de lui, il n'y avait rien. Rien qu'il puisse définir avec des mots, simplement du vide. Alors qu'il errait dans les ténèbres rassurantes, chacun de ses pas provoquaient un léger choc, comme s'il marchait sur un sol creux dont la surface serait recouverte d'un épais tapis.
Il était seul et très conscient de l'être mais pour autant, il n'avait pas peur. Dans ce milieu obscur, il se sentait chez lui... En sécurité. Aucun obstacle ne venait barrer son chemin, personne n'était là pour lui faire mal ou lui faire peur.
Il baissa le regard pour observer la surface sur laquelle il se déplaçait. Sous ses yeux, une épaisse couche de glace dont on ne pouvait voir le fond s'étendait dans l'infini. De minces fissures translucides reflétaient une lumière inexistante et formaient d'élégantes marbrures figées à l'intérieur de cette glace.
Ici, il ne risquait rien. La glace était si épaisse qu'elle ne se briserait pas. Le froid la maintenait rigide et résistante. Le garçon frappa du pied pour s'en assurer, provoquant un écho étrange comme un ressort se perdant dans le lointain.
Rassuré dans cet environnement, ce n'était pas la première fois qu'il le visitait. Nulle part. Sans ombre et sans lumière avec juste cette épaisse couche de glace qui l'isolait de tout.
La première fois, il avait été inquiet. La seconde, il avait hurlé au ciel mais aucun son n'était sortit de ses poumons. Les fois suivantes, il n'avait fait que marcher tout droit dans l'inconnu à la recherche de quelque chose, un son, un signe...
Aujourd'hui pourtant, quelque chose clochait par rapport à d'habitude. Sans pouvoir mettre le doigt dessus, il continua à marcher, droit devant lui. En face, un rideau obscur l’empêchait de savoir s'il progressait vers l'avant où si ces heures à errer n'avait été que vaines. Une nouvelle fois, il frappa le sol, provoquant encore une fois, ce son étrange résonnant dans le vide.
Une révélation le frappa soudain. Le son. Habituellement, il n'y avait pas de son !
Alors que l'idée prenait peu à peu de place dans son esprit, un vent chaud souffla sur son visage, réchauffant brutalement l'atmosphère. Au début, c'était agréable. Comme si un rayon de soleil vous réchauffait le dos. Mais peu à peu, la température devint difficilement supportable. Brulant, le garçon se laissa glisser au sol, posant à plat ses mains sur la glace obscure. Sous sa paume, le froid se transforma peu à peu en humidité. Sous ses pieds, la glace fondait, laissant place à une fine couche d'eau se glissant dans les interstices translucides, les agrandissant à chaque secondes qui s'écoulaient.
Cette fois-ci et pour la première fois, la peur s'invita dans son esprit. Le garçon se releva, prenant soudainement conscience de la fragilité du sol qui l'isolait de tout. A chaque fissures qui s'allongeaient, un craquement sinistre retentissait pour l'accompagner. Les marbrures désormais aussi larges que sa main formaient maintenant de larges motifs en toile d'araignée menaçant à chaque instant de briser la seule référence solide de ce monde. Effrayé, Lance se mit à courir. Rester sur place reviendrait à mourir. Fuyant au hasard dans l'immensité, le petit jetait des coups d’œil fréquents derrière lui, observant avec effroi les marbrures s'étirer dans sa direction.
L'atmosphère était dorénavant étouffante, l'air brulant sa peau à son contact. L'agréable fraicheur avait laissé place à une véritable fournaise. A chacun de ses pas, la fine couche d'eau qui s'était formée sur la glace projetait de larges éclaboussures autour de lui. La peur avait prit possession de ses moyens. Quelque chose d'horrible allait se passer et il le fuyait sans en savoir ni la cause ni les conséquences.
L'épuisement le gagnait et il dû malgré lui ralentir sa course. Les marbrures le rattrapèrent, l'entourant d'un immense motif à la manière d'un kaléidoscope monochrome. A l'arrêt, Lance n'osait plus respirer. Autour de lui tout avait cessé de bouger. Même les craquements s’atténuèrent dans le lointain. La chaleur le brulait et alors qu'il levait les yeux vers l'horizon, un brusque sentiment de chute l'aspira vers le bas.
* * *
L'enfant se réveilla en sursaut. Il cligna des yeux, s'habituant doucement à la luminosité de sa chambre. On était en plein jour et pourtant, il avait dormit. Ça n'avait aucun sens.
En sueur, il se laissa glisser de son lit. Autour de lui, l'ambiance chaleureuse de la pièce n'arrivait pourtant pas à chasser ce sentiment d'horreur que le rêve lui avait provoqué. Cette angoisse... Comme si quelque chose d'opaque venait de se briser.
Il frissonna avant de quitter la chambre pour rejoindre sa famille en bas. Il ne leur parla pas de ce rêve étrange qui l'avait surpris en pleine après-midi. Et de toute façon, qui écouterai les élucubrations étranges d'un enfant de dix ans. Bientôt, il irait à Poudlard. Il valait mieux n'inquiéter personne sur son état de santé.
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Le manoir Blacksword
31 Décembre 2050
Durant la matinée...
Durant la matinée...
Une clarté presque surnaturelle régnait sur la ville de Winchester dans le comté du Hampshire. Comme pour fêter le dernier jour de cette année, la météo avait décidé de recouvrir tout le comté d'un tendre manteau blanc immaculé pour le plus grand plaisir des petits moldus. Pour autant les petits sorciers n'étaient pas non plus immunisés aux charmes de l'hiver et Lance illustra parfaitement cet exemple en se réveillant des étoiles dans les yeux, ouvrant ses rideaux ce matin-là. L'adolescent regretta presque d'avoir dormit aussi longtemps.
Pressé, il enfila donc rapidement un pantalon chaud ainsi qu'un T-shirt puis dévala les escaliers jusqu'à l'arrière-cuisine. Harbey, l'elfe de maison toujours aussi prévenant, fit voleter les tartines au beurre chaud jusqu'à la table alors même que les fesses du garçon entraient en contact avec la chaise de bois. Lance engloutit rapidement ses tartines non sans manquer de s'étouffer.
"Un chocolat monsieur ?" Fit Harbey, toujours aux petits soins de la famille.
Mais Lance n'attendait pas son petit déjeuner ce matin. La bouche pleine, il hocha négativement la tête et quitta la table en direction de l'entrée. Là-bas, bottes et manteau l'attendaient sagement, prêt à le protéger du grand froid de décembre. Il enfila le tout aussi vite que possible et claqua la porte derrière lui, direction le jardin.
Sur la terrasse, frontière entre la maison et l'herbe du large parc qui s'étendait derrière le manoir, Lance profita un instant de la vue. Les branches dénudées des arbres s'étaient parées d'un givre blanc et la couche de neige encore vierge de toute trace scintillait au soleil rendant le décor tout à fait féérique.
Sa lourde cape d'hiver lui recouvrant la tête, Lance resta un moment à souffler des nuages de buée dans l'air, habituant doucement son corps au froid extérieur. Puis, d'un changement instantané de comportement, il hurla.
"WOUHOUUU, IL A NEIGE !!!"
Et sur ses mots, il quitta la solide terrasse pour détaler dans l'herbe, brisant la blancheur parfaite de la couverture neigeuse.
Sautillant de manière aléatoire, Lance décida d'abord de faire des petites formes avec ses pas puis il changea de plan et rassembla la neige fraiche en petits tas. Un bâton pour chaque bras, le chapeau de sorcier de son grand père, des cailloux pour les yeux et hop, voilà un sorcier des neiges bien effectué.
"Bonjour messire Neigelin l'enchanteur, bienvenue dans notre beau pays qu'est l'Angleterre. On espère que vous vous y sentirez chez vous aussi longtemps qu'il vous plaira. Enfin, au moins jusqu'à ce que vous fondiez lamentablement d'ici quelques jours !"
Quittant son nouvel ami, Lance rejoignit les arbres qui séparaient le jardin du parc. Armé d'un bâton dont il se servait parfois pour jouer au batteur de Quidditch, il frappa les troncs des arbres sans pitié, hurlant de rire à chaque fois que les amas de neige des branches lui tombaient sur la tête. De loin, il avait sûrement l'air d'un fou. Mais en cet instant, Lance n'avait que faire du regard des autres. Ce matin-là, aucun jugement ne pouvait chasser son âme d'enfant qui l'avait brutalement rattrapé.
Puis, quand il eut finalement froid, forcément trempé par la neige fondue dans son cache-cou, Lance décida de rentrer. Le chocolat chaud proposé par Harbey lui apparaissait comme le Saint-Graal.
Prévoyant les remarques, il tapa ses bottes à l'entrée avant de rejoindre la douce chaleur de la maison. Le choc thermique lui réchauffa brutalement les joues, rougissant le bout de son nez et de ses doigts, provoquant ce picotement caractéristique des changements de températures. Il faut dire, glacé comme il était, quelques heures de plus dehors et ses mains seraient sûrement devenues toutes bleues.
Quelques membres de la famille proche avait déjà rejoint la masure et l'adolescent fut bien obligé de dire bonjour à tout le monde avant d'obtenir enfin son chocolat. Voir du monde était loin d'être une épreuve pour le jeune homme, surtout de sa famille. Il salua donc joyeusement chacun, non sans oublier de pointer son sorcier des neiges par la fenêtre.
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