Les chroniques de deux colocataires
~Recueil de RP avec la colocataire de Stéphanie : Morgan Rosenwald~
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Les chroniques de deux colocataires
Dimanche 19 avril 2048
13h00
Au 4, Route du Triomphe
Avec @Morgan Rosenwald
Mon nez huma de nouveau ces senteurs désagréables. Encore ? Comment était-ce possible. L'origine de cette odeur, je la connaissais, bien évidemment. Morgan. Quant à la nature de l'odeur, comment l'oublier ? Berjow&Beurk, cette boutique maudite. Elle devait y aller tous les jours pour empester ainsi, on aurait pu croire que l'odeur lui collait à la peau. En temps normal, je n'aurais rien dit, mais vu le nombre de fois où elle y allait... Il fallait que je la mette en garde, au moins un peu. Je pris la direction de sa chambre, avant de toquer trois coups secs à sa porte. Une fois l'autorisation obtenue, j'y pénétrais, m'arrêtant sur le pas, pour m'y adosser en croisant les bras sur ma poitrine.
- Faut qu'on parle rapidement.
Sérieusement... On dirait le début d'une mauvaise blague. Mais je voulais m'amuser de sa réaction, voir si elle allait paniquer ou trop y réfléchir. Je retins mon sourire amusé, le temps de sa réponse.
En espérant que tout te convienne ! N'hésite pas sinon
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Les chroniques de deux colocataires
Godric’s Hollow avait bien changé en dix ans, Morgan s’en était rapidement aperçue. Le village était déjà connue bien à l'époque, mais il était loin d’être aussi développé qu’à l’heure actuelle – l’endroit était devenu une véritable capitale sorcière. Par un coup de chance, il n’avait pas été très difficile pour la sorcière d’arriver à l’appartement malgré ces changements, celui-ci se trouvant dans la partie la plus ancienne, la vieille ville. Et depuis, trois semaines s’étaient écoulées, même si au vue de l’état de sa chambre on pourrait croire qu’il s’agissait encore des premiers jours.
Elle avait fini par obtenir un emploi, en tant que vendeuse à Barjow & Beurk. Un poste quelque peu semblable à ce qu’elle avait en Allemagne, sans les côtés plus… particuliers de l’apprentissage de son mentor Krimrok. La galloise reléguait la tâche dès qu’elle le pouvait, prétextant à sa conscience un état de fatigue ou une absence de temps. Le fait que ce soit son premier logement non temporaire depuis plus d’un an n’était pas du tout lié à cela – ou du moins, elle se refusait à l’admettre.
Mais ce jour-là était différent. Prise d’un élan de motivation – et d’ennui – l’ancienne Serpentard avait commencé à sortir ses vêtements de sa vieille valise sans fond pour les mettre dans sa penderie. Avec les années, Morgan avait accumulé tout un tas de chose, et une grande partie se trouvait là-dedans, ainsi que la plus grosse malle qui se trouvait au bout du lit. Pour la voyageuse qu’elle était, il s’agissait d’un processus particulier, de trier ses affaires et de leur attribuer une toute nouvelle place.
Quand elle entendit les trois coups sur sa porte, la noiraude venait de sortir une pile de livre, qu’elle déposa sur son lit, déjà bien envahit par tout un tas de chose. Silv quand à lui jouait tranquillement sur un arbuste qu’elle avait acheté exprès pour lui.
« Oui, vas-y entre ! »
Elle s’essuya le front en regardant le bazar qui commençait à s’accumuler dans certains coins – elle allait surement devoir investir dans des meubles supplémentaires. Après un instant de contemplation, son attention se tourna vers sa colocataire, adossée à l’embrasure de la porte.
« Y’a un problème ? »
Les mains sur les hanches, elle haussa un sourcil, à la fois intriguée et dans le doute. Avait-elle commis un impair ?
Elle avait fini par obtenir un emploi, en tant que vendeuse à Barjow & Beurk. Un poste quelque peu semblable à ce qu’elle avait en Allemagne, sans les côtés plus… particuliers de l’apprentissage de son mentor Krimrok. La galloise reléguait la tâche dès qu’elle le pouvait, prétextant à sa conscience un état de fatigue ou une absence de temps. Le fait que ce soit son premier logement non temporaire depuis plus d’un an n’était pas du tout lié à cela – ou du moins, elle se refusait à l’admettre.
Mais ce jour-là était différent. Prise d’un élan de motivation – et d’ennui – l’ancienne Serpentard avait commencé à sortir ses vêtements de sa vieille valise sans fond pour les mettre dans sa penderie. Avec les années, Morgan avait accumulé tout un tas de chose, et une grande partie se trouvait là-dedans, ainsi que la plus grosse malle qui se trouvait au bout du lit. Pour la voyageuse qu’elle était, il s’agissait d’un processus particulier, de trier ses affaires et de leur attribuer une toute nouvelle place.
Quand elle entendit les trois coups sur sa porte, la noiraude venait de sortir une pile de livre, qu’elle déposa sur son lit, déjà bien envahit par tout un tas de chose. Silv quand à lui jouait tranquillement sur un arbuste qu’elle avait acheté exprès pour lui.
« Oui, vas-y entre ! »
Elle s’essuya le front en regardant le bazar qui commençait à s’accumuler dans certains coins – elle allait surement devoir investir dans des meubles supplémentaires. Après un instant de contemplation, son attention se tourna vers sa colocataire, adossée à l’embrasure de la porte.
« Y’a un problème ? »
Les mains sur les hanches, elle haussa un sourcil, à la fois intriguée et dans le doute. Avait-elle commis un impair ?
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Les chroniques de deux colocataires
Elle était affairée en plein rangement. Enfin, j'avais envie de dire. Même si je n'étais pas du genre à me plaindre du désordre, j'étais tout de même encline à préférer les choses au moins un peu rangées. D'autant qu'un coup de baguette, et hop. Encore une énorme différence avec les moldus. C'était tout de même bien pratique, bien que je conçoive l'intérêt de tout faire à la main, certaines formes de magie étaient tout simplement trop pratiques. Adossée à la porte, j'observais rapidement sa chambre. Ce n'était pas désagréable de vivre avec quelqu'un, après tout... Oh, bon sang, que je détestais faire ce genre de chose. J'étais plus grande qu'elle, mais mon genou légèrement plié me mettait à sa hauteur. Je détournai le regard pour frotter ma nuque, avant de remonter mes cheveux sur ma tête pour les laisser retomber sur mes épaules.
- Non non aucun, mais il fallait juste que je te prévienne...
Mais de quoi je me mêlais ? Ce n'était ni mon problème, ni quelque chose dont je me souciais ! Mais avant même que je pense à me détourner, mes lèvres s'étaient entrouvertes pour parler.
- Tu devrais faire attention quand tu vas chez Barjow... La vendeuse est vraiment... Profiteuse, disons.
Je croisai de nouveau mes bras sur ma poitrine, dans un soupir, un léger frisson me prenant au souvenir de cette sale histoire. Je ne m'attardais pas sur le comment du pourquoi je savais, au pire elle demanderait.
- Tu fais comme ça te chante, hein, mais surtout pose les bonnes questions quand elle te vend quelque chose, parce qu'elle ne te parlera jamais des effets secondaires, crois-moi.
- Non non aucun, mais il fallait juste que je te prévienne...
Mais de quoi je me mêlais ? Ce n'était ni mon problème, ni quelque chose dont je me souciais ! Mais avant même que je pense à me détourner, mes lèvres s'étaient entrouvertes pour parler.
- Tu devrais faire attention quand tu vas chez Barjow... La vendeuse est vraiment... Profiteuse, disons.
Je croisai de nouveau mes bras sur ma poitrine, dans un soupir, un léger frisson me prenant au souvenir de cette sale histoire. Je ne m'attardais pas sur le comment du pourquoi je savais, au pire elle demanderait.
- Tu fais comme ça te chante, hein, mais surtout pose les bonnes questions quand elle te vend quelque chose, parce qu'elle ne te parlera jamais des effets secondaires, crois-moi.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Les chroniques de deux colocataires
Détournement de regard, hésitation… De toute évidence Stéphanie n’était pas vraiment à l’aise avec ce qu’elle s’apprêtait à dire, ce qui commença à l’étonner. La galloise attendu donc patiemment que sa colocataire aille au bout de sa pensée, et hormis un léger froncement de sourcil quand elle prononça ‘Barjow’, elle n’afficha aucun changement. Et pourtant, elle était on ne peut plus surprise par les paroles de la barmaid.
« Je vois… »
Elle avait commencé son travail il y a une dizaine de jour, il était donc peu probable qu’elle ait déjà entendu parler d’elle – il devenait s’agir de Juliette, sa collègue. Et son conseil, ses réactions, semblaient être empreint d’un certain vécu. S’était-elle fait avoir par un des objets de la boutique ? Ou une connaissance ? Et surtout… Pourquoi l’avertir spécifiquement sur cette boutique ?
« Merci du conseil Stéphanie, je ferai attention si j’achète quelque chose là-bas un jour. »
Elle était honnête dans son remerciement, même si elle ressentait un certain amusement. Elle trouvait cela presque mignon que derrière ses airs de dur à cuir, Stéphanie semblait s’inquiéter pour sa nouvelle colocataire. Sa manière d’agir était déjà bien différente depuis leur première rencontre pour l’entretien, moins apathique et amorphe - ce que Morgan avait fini par catégoriser comme une simple période de fatigue.
« Enfin, c’est peut-être un peu trop tard... »
« Je vois… »
Elle avait commencé son travail il y a une dizaine de jour, il était donc peu probable qu’elle ait déjà entendu parler d’elle – il devenait s’agir de Juliette, sa collègue. Et son conseil, ses réactions, semblaient être empreint d’un certain vécu. S’était-elle fait avoir par un des objets de la boutique ? Ou une connaissance ? Et surtout… Pourquoi l’avertir spécifiquement sur cette boutique ?
« Merci du conseil Stéphanie, je ferai attention si j’achète quelque chose là-bas un jour. »
Elle était honnête dans son remerciement, même si elle ressentait un certain amusement. Elle trouvait cela presque mignon que derrière ses airs de dur à cuir, Stéphanie semblait s’inquiéter pour sa nouvelle colocataire. Sa manière d’agir était déjà bien différente depuis leur première rencontre pour l’entretien, moins apathique et amorphe - ce que Morgan avait fini par catégoriser comme une simple période de fatigue.
« Enfin, c’est peut-être un peu trop tard... »
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Les chroniques de deux colocataires
Mon index tapotait nerveusement sur mon bras. Puis je fermai les yeux une seconde en soupirant, avant d'exprimer un certain soulagement. Je devrais m'en foutre, non ? Après tout, Morgan n'était qu'une colocataire. J'en avait eu un nombre incalculable dans ma vie, mais... Non, l'idée que quelqu'un d'autre vive ce que j'ai vécu m'étais malgré moi insupportable. Heureusement qu'elle semblait écouter mon conseil, mais... Quelque chose clochait. Était-ce que l'amusement que je percevais ? Mais pourquoi ? Je devais me méprendre, il n'y avait rien d'amusant dans ce que je lui disais. Ne me croyait-elle pas ? Je me redressai doucement en fronçant les sourcils quelque peu, cette gamine allait devoir redescendre d'un ton.
J'entrouvris les lèvres pour lui répéter mes avertissements, lorsqu'elle relança la discussion. Trop tard ? Oh non... Pas ça... Je laissais pendre mes bras le long de mon corps, le visage tendu.
- Comment ça, trop tard ? Morgan, qu'est-ce que tu as acheté chez elle ?!
Malgré moi, ma voix s'était légèrement élevée. Je pris une grande inspiration en passant ma main sur mon visage, puis sur ma nuque. Je détournai ensuite mon regard, l'air un peu gênée.
- Je ne plaisante pas... Crois-moi, quand elle te vend quelque chose, elle te promet monts et merveilles, mais elle omet toujours de te dire quelque chose. Elle manipule la vérité pour l'arranger à sa convenance, elle dissimule des faits, profite de la faiblesse de ses clients...
Je sentais ma honte grandir de plus en plus, se manifestant par mon éternel tic révélateur : mes pommettes rosissaient. Je les sentais doucement chauffer sous l'afflux sanguin.
J'entrouvris les lèvres pour lui répéter mes avertissements, lorsqu'elle relança la discussion. Trop tard ? Oh non... Pas ça... Je laissais pendre mes bras le long de mon corps, le visage tendu.
- Comment ça, trop tard ? Morgan, qu'est-ce que tu as acheté chez elle ?!
Malgré moi, ma voix s'était légèrement élevée. Je pris une grande inspiration en passant ma main sur mon visage, puis sur ma nuque. Je détournai ensuite mon regard, l'air un peu gênée.
- Je ne plaisante pas... Crois-moi, quand elle te vend quelque chose, elle te promet monts et merveilles, mais elle omet toujours de te dire quelque chose. Elle manipule la vérité pour l'arranger à sa convenance, elle dissimule des faits, profite de la faiblesse de ses clients...
Je sentais ma honte grandir de plus en plus, se manifestant par mon éternel tic révélateur : mes pommettes rosissaient. Je les sentais doucement chauffer sous l'afflux sanguin.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
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La réaction de la brune à sa dernière phrase confirma ce qu’elle pensait. C’était bien de l’inquiétude qu’elle avait perçue. Morgan ne pouvait s’empêcher d’être curieuse quant à l’origine de cela. Juliette – si c’était d’elle qu’elle parlait – avait dû faire une sacrée impression. Il était vrai en la voyant à l’œuvre qu’elle n’avait que peu de scrupule, mais c’était difficile de ne pas l’être dans leur milieu. La galloise était presque désolée pour la barmaid, qui devait avoir été une victime de cela, d’une manière ou d’une autre.
« Stéphanie, j’y ai rien acheté t’en fais pas. »
Et même si c’était le cas, elle était on ne peut plus rodée – ce que sa colocataire ne pouvait certes pas savoir. Sa réponse était empreinte d’un certain malaise, car Morgan était dans une impasse. Qu’allait dire Stéphanie quand elle apprendrait qu’elle était employée à Barjow ? Devait-elle être honnête et risquer de défaire l’entente qu’elles avaient commencé à construire, ou rester vague pour préserver cela ? Mais cela ne ferait que reporter une discussion qu’elles auraient tôt ou tard. Avec appréhension, elle lui avoua après un instant de pause la raison du trop tard qu’elle avait prononcé : « Mais… pour te dire la vérité, c’est là-bas que je bosse maintenant. »
Voila, c’était dit, et Morgan détourna le regard.
« Et avant que tu ne dise quoi que ce soit, je sais que c'est loin d'être un travail... noble et totalement honnête, mais j'allais pas refuser le seul endroit qui acceptait de m'embaucher. »
« Stéphanie, j’y ai rien acheté t’en fais pas. »
Et même si c’était le cas, elle était on ne peut plus rodée – ce que sa colocataire ne pouvait certes pas savoir. Sa réponse était empreinte d’un certain malaise, car Morgan était dans une impasse. Qu’allait dire Stéphanie quand elle apprendrait qu’elle était employée à Barjow ? Devait-elle être honnête et risquer de défaire l’entente qu’elles avaient commencé à construire, ou rester vague pour préserver cela ? Mais cela ne ferait que reporter une discussion qu’elles auraient tôt ou tard. Avec appréhension, elle lui avoua après un instant de pause la raison du trop tard qu’elle avait prononcé : « Mais… pour te dire la vérité, c’est là-bas que je bosse maintenant. »
Voila, c’était dit, et Morgan détourna le regard.
« Et avant que tu ne dise quoi que ce soit, je sais que c'est loin d'être un travail... noble et totalement honnête, mais j'allais pas refuser le seul endroit qui acceptait de m'embaucher. »
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Au début rassurée, je laissai échapper un soupir de soulagement lorsqu'elle me confirma n'avoir rien acheté. Au moins, pas de risque qu'elle se soit fait arnaquée, et encore moins qu'un objet maudit se trouve dans notre appartement sans que je le sache. Il manquerait plus que j'ai besoin de faire le tour de toutes les pièces... Si jamais je vois ne serait-ce qu'une statuette en forme de tortue, je fais un malheur. Ou quelconque statuette en forme de n'importe quoi. Je déteste les statuettes, à partir de dorénavant. Toutefois, je sentais bien qu'encore une fois, elle ne me disait pas tout.
Cela se voyait et dans son langage corporel, et cela se sentait dans son odeur. L'odeur rance de la dissimulation, ou plus exactement, celle de l'appréhension. Elle hésitait. Elle hésitait à dire toute la vérité. Qu'est-ce qui pouvait être pire qu'avoir acheté une saloperie chez Barjow ? Mon regard se plongea dans le sien un court instant, espérant percevoir au-delà de ce qu'elle disait.
Les bras croisés sur ma poitrine, mes yeux battirent rapidement à son annonce. Je retins de justesse ma mâchoire de tomber en posant l'une de mes mains sur le bas de mon visage. Un soupir, un long soupir, mon regard se détourna, ma main passa lentement sur ma nuque pour la frotter. Je ne savais pas ce que j'en pensais. J'aurais pu faire semblant de réagir, mais rien ne vint. Colère, trahison ? Non... C'était une adulte, elle faisait bien ce qu'elle voulait de ses fesses. Et au final, je me rendis compte que je ne pouvais pas lui en vouloir, c'aurait été totalement absurde. Un nouveau soupir, je secouai la tête.
« Bien sûr... C'est pas moi qui vais te jeter la pierre. »
Mais... Oh, que cette situation commençait à me courir sur la mandragore. L'un de mes bras tomba le long de mes hanches, claquant sur ma cuisse d'un air dépité.
« Dis-moi au moins que t'as pas les mêmes méthodes de vente que ta collègue... La brune aux yeux bleus là. »
Je pouffai de rire, avant de poser ma main sur mes yeux, en secouant doucement la tête. Quelle conne, non mais vraiment.
Cela se voyait et dans son langage corporel, et cela se sentait dans son odeur. L'odeur rance de la dissimulation, ou plus exactement, celle de l'appréhension. Elle hésitait. Elle hésitait à dire toute la vérité. Qu'est-ce qui pouvait être pire qu'avoir acheté une saloperie chez Barjow ? Mon regard se plongea dans le sien un court instant, espérant percevoir au-delà de ce qu'elle disait.
Les bras croisés sur ma poitrine, mes yeux battirent rapidement à son annonce. Je retins de justesse ma mâchoire de tomber en posant l'une de mes mains sur le bas de mon visage. Un soupir, un long soupir, mon regard se détourna, ma main passa lentement sur ma nuque pour la frotter. Je ne savais pas ce que j'en pensais. J'aurais pu faire semblant de réagir, mais rien ne vint. Colère, trahison ? Non... C'était une adulte, elle faisait bien ce qu'elle voulait de ses fesses. Et au final, je me rendis compte que je ne pouvais pas lui en vouloir, c'aurait été totalement absurde. Un nouveau soupir, je secouai la tête.
« Bien sûr... C'est pas moi qui vais te jeter la pierre. »
Mais... Oh, que cette situation commençait à me courir sur la mandragore. L'un de mes bras tomba le long de mes hanches, claquant sur ma cuisse d'un air dépité.
« Dis-moi au moins que t'as pas les mêmes méthodes de vente que ta collègue... La brune aux yeux bleus là. »
Je pouffai de rire, avant de poser ma main sur mes yeux, en secouant doucement la tête. Quelle conne, non mais vraiment.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Les chroniques de deux colocataires
« Bien. »
Stéphanie ne semblait pas vouloir immédiatement reporter ses opinions négatives à propos de sa collègue de Barjow & Beurk sur Morgan, ce qui était une bonne nouvelle. Son ressentiment envers l’autre vendeuse n’allait pas l’envoyer dans une nouvelle chasse d’appartement. La galloise n’y pouvait rien de toute façon, ce n’était pas comme si elle avait été présente, elle venait de commencer à y travailler.
Elle soupira légèrement. Que pouvait-elle répondre ? Qu’elle profitait parfois de la naïveté de ses clients ? Ce n’était pas comme si la majorité des gens qui venait dans le magasin d’antiquité de l’Allée venait avec des bonnes intentions, et elle n’avait pas besoin d’y travailler depuis longtemps pour le savoir. Il y avait toujours un prix, qui ne relevait pas uniquement de gallions ou d’autres monnaies.
« Je ne promets pas monts et merveilles, si c’est que tu veux dire par méthode de vente. Je ne suis pas…, Juliette, s’apprêtait à dire mais se coupa. Elle ne connaissait pas vraiment Juliette, mais partager son nom avec une de ses clientes mécontentes – colocataire ou non – n’était surement pas une chose qu’elle souhaiterait. Elle resta donc plus vague, je ne suis pas ma collègue. »
Même si elles devaient bien avoir des choses en commun, pour se retrouver au même endroit.
« J’ai encore pas mal de rangement à faire. Tu as... d’autres questions ? »
S’il te plait, non.
Stéphanie ne semblait pas vouloir immédiatement reporter ses opinions négatives à propos de sa collègue de Barjow & Beurk sur Morgan, ce qui était une bonne nouvelle. Son ressentiment envers l’autre vendeuse n’allait pas l’envoyer dans une nouvelle chasse d’appartement. La galloise n’y pouvait rien de toute façon, ce n’était pas comme si elle avait été présente, elle venait de commencer à y travailler.
Elle soupira légèrement. Que pouvait-elle répondre ? Qu’elle profitait parfois de la naïveté de ses clients ? Ce n’était pas comme si la majorité des gens qui venait dans le magasin d’antiquité de l’Allée venait avec des bonnes intentions, et elle n’avait pas besoin d’y travailler depuis longtemps pour le savoir. Il y avait toujours un prix, qui ne relevait pas uniquement de gallions ou d’autres monnaies.
« Je ne promets pas monts et merveilles, si c’est que tu veux dire par méthode de vente. Je ne suis pas…, Juliette, s’apprêtait à dire mais se coupa. Elle ne connaissait pas vraiment Juliette, mais partager son nom avec une de ses clientes mécontentes – colocataire ou non – n’était surement pas une chose qu’elle souhaiterait. Elle resta donc plus vague, je ne suis pas ma collègue. »
Même si elles devaient bien avoir des choses en commun, pour se retrouver au même endroit.
« J’ai encore pas mal de rangement à faire. Tu as... d’autres questions ? »
S’il te plait, non.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Malgré la stupidité de ma question, j'avais décidé de rester, pour entendre sa répondre. Pour être honnête, peut-être aurait-il mieux valut que je m'en aille immédiatement, pour ne pas savoir, pour ne pas avoir à la confronter sur ses choix et la mettre face à ses erreurs. Chacun faisait les siens, et je m'en foutais, mais l'idée de devoir partager mon toit avec une personne similaire à cette vendeuse me rendait folle. C'est donc avec un grand soulagement que j'accueillis sa réponse, un petit soupir ponctuant mon sourire alors que je détournais la tête.
J'inspirai, j'expirai, les bras croisés sur ma poitrine, avant de hocher la tête.
- Bien... C'est, c'est bien.
Je me sentis débarrassée d'un petit poids. J'espérais qu'elle ne s'entendait pas bien avec sa patronne, histoire qu'elle ne la ramène jamais ici. Je ne pourrais pas l'accepter, et je ne sais pas si je pourrais me contrôler si je la revoyais un jour, alors dans le doute...
Je secouai la tête à sa question, laissant échapper un claquement de langue, avant de poser ma main sur la poignée de sa porte.
- Non, ne t'inquiète pas. J'avais juste besoin de m'assurer que ta patronne ne risquait pas de poser les pieds ici un jour ou l'autre. À plus tard.
La porte claqua doucement, et j'expirai dans le même geste, avant de me passer la main sur le visage, pour retourner vaquer à mes occupations. J'avais dit tout à l'heure que je n'aimais pas rester à rien faire, alors hors de question de poireauter ici.
Fin du premier RP ! Bientôt d'autres héhé...
J'inspirai, j'expirai, les bras croisés sur ma poitrine, avant de hocher la tête.
- Bien... C'est, c'est bien.
Je me sentis débarrassée d'un petit poids. J'espérais qu'elle ne s'entendait pas bien avec sa patronne, histoire qu'elle ne la ramène jamais ici. Je ne pourrais pas l'accepter, et je ne sais pas si je pourrais me contrôler si je la revoyais un jour, alors dans le doute...
Je secouai la tête à sa question, laissant échapper un claquement de langue, avant de poser ma main sur la poignée de sa porte.
- Non, ne t'inquiète pas. J'avais juste besoin de m'assurer que ta patronne ne risquait pas de poser les pieds ici un jour ou l'autre. À plus tard.
La porte claqua doucement, et j'expirai dans le même geste, avant de me passer la main sur le visage, pour retourner vaquer à mes occupations. J'avais dit tout à l'heure que je n'aimais pas rester à rien faire, alors hors de question de poireauter ici.
Fin du premier RP ! Bientôt d'autres héhé...
Quelque part, perdue avec Sixtine.