Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !

Ernest se mordit le coin de la lèvre en souriant en entendant Eileen parler d’animaux magiques. Ils étaient tous magiques à priori, mais il voyait bien là la déformation de langage qui venait d’une éducation plus moldue que sorcière. Lui revenait en tête cette longue discussion qu’ils avaient eu dans la bibliothèque qui avait probablement été l’une des rares où il avait vraiment pu faire état de ses sentiments vis-à-vis de sa position de sang-mêlé. Et surtout de trouver face à lui une oreille qui était capable de comprendre.

“Ça court pas les rues non… Mais ça doit être quelque chose d’unique de se lier avec une créature comme ça…”

Bien sûr qu’il en rêvait. Tout comme il rêvait de monter un dragon un jour ou de nager avec les êtres de l’eau. Mais ça ne risquait pas d’arriver. D’ailleurs, il ne savait pas nager.

“Et toi, c’est quoi ta créature préférée ?”

Étant donné que la baguette d’Eileen venait du Chemin de Traverse, les chances pour que le ventricule qui la composait vienne d’un Opaloeil était très minime. S’il laissait parler sa logique, il parierait sur une espèce de dragon britannique ou au moins européen.

“Peut-être bien oui… “

Il préféra néanmoins acquiescer et lui adresser un sourire. Après tout, même si ce n’était qu’une chance sur mille, c’était tout de même une chance. L’Opaloeil, ça lui allait bien à la jeune fille.

“J’aimerais bien retrouver le phénix qui a donné la plume qui compose mon coeur… Et puis qui sait, p’t’être qu’un jour j’partirais chercher le tien aussi… enfin j’veux dire… le coeur de ta baguette… ‘fin… savoir d’où venait le dragon, quoi…”

L’adolescent rougit face à ce nouvel emballement linguistique, embarrassé par le double sens qu’il avait maladroitement laissé échapper dans son explication.

Les deux gamins prirent donc la direction de leur premier point de chute. En sentant la main de la jeune fille se resserrer sur la sienne, le garçon se demanda si ce n’était pas un geste de petits. Comme quand on se rangeait dans la cour d’école ou alors quand ses mères le tenaient par la main quand il était enfant. Mais il aimait ça. Le contact de la peau douce de la rouquine contre la sienne. Et puis ils ne risquaient pas de croiser qui que ce soit ici.

Arrivé devant le petit lac artificiel qui faisait face à la serre, Ernest s’arrêta un instant pour laisser la demoiselle profiter du spectacle qu’offrait cette structure de verre impressionnante et ses reflets sur la surface lisse de l’eau.

“On dirait un peu un bateau quand tu la regardes dans l’autre sens…”

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La curiosité d'Eileen pointa le bout de son nez :
- "Tu as déjà vu un phénix ou un dragon en vrai ?"
En croiser semblant si rare que la jeune fille se demandait si Ernest avait pu avoir cette chance. Lui qui aimait les animaux presque autant qu'elle, ca ne l'aurait pas étonnée qu'il réponde par la positive.

Sa créature préférée, c'était un bien vaste sujet...
- "C'est difficile de choisir... Autant je connais bien les créatures "moldues" autant je ne connais pas tant que ça de créatures magiques. J'aime bien les félins : les chats, les tigres... Je leur trouve une grâce et une indépendance qui me plaisent bien. Côté magique, du peu que je connais, j'adore les Botrucs. Ceux du coin de SaCM m'ont conquis !"

Lorsqu'Ernest parla de son coeur, la jeune fille rougit violemment. Elle s'interrogeait d'ailleurs : était-ce possible de devenir plus rouge qu'elle n'était déjà ? Ses joues allaient finir par garder cette teinte à force ! Entre le garçon et elle, ils allaient inventés une nouvelle palette de rouges... et pourtant, l'irlandaise ne prêta pas plus attention que cela aux nouvelles couleurs de son compagnon. Elle déduisit une gêne, elle ne voulait pas l'embarrasser plus. Ca n'était pas son souhait. Ce qui l'intéressait, c'était lui, c'était ce qu'il racontait.

- "On peut mener l'enquête tu crois ? Ca doit être quelque chose de pouvoir retrouver l'origine des composants de sa baguette... Elle fait tellement partie de moi maintenant que je me sens comme limitée sans elle. Ca te fait ca aussi ?"

En vérité, elle était comme amputée. Un membre lui manquait. Et parfois, elle avait des envies de le bouger comme un membre fantôme. Elle se demandait si c'était normal qu'elle le ressente si fort après seulement une année avec elle. Comment ferait-elle en année supérieure pendant les vacances si c'était déjà si difficile pour elle dès maintenant ?

Face à Palm House, la rouquine observa le bâtiment. Il avait raison... Elle s'exclama :
- "Et avec le reflet sur le lac, c'est comme s'il flottait..."

Les remarques d'Ernest étaient toujours pertinentes. Elle se doutait que cette journée en sa compagnie serait riche d'enseignements... particulièrement en botanique... Après tout, n'allaient-ils pas passer la journée dans les Jardins Royaux ?

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest secoua la tête d’un geste négatif en faisant la moue. Il avait peut-être un penchant pour les choses extraordinaires et inaccessibles. Inclination qui s’appliquait également aux gens. D’où sa fascination pour certains élèves et professeurs. Ou plutôt certaines.

“Nan… Y a pas trop de créatures magiques à Londres… t’as plus de chance de croiser un renard qu’un fléreur… Herbert, il est d'jà r'venu plusieurs fois avec des ciseburines, cela-dit… ça met toujours Maman hors d’elle…”

Il se demandait bien où le hibou de sa mère pouvait bien aller se fourrer pour attraper ce genre de parasites.

“Mais les renards, c’est plutôt cool, en vrai…”

Ils étaient intelligents, habiles, avaient des sens parfaitement développés. Et un instinct de survie remarquable. Ils étaient probablement l’un de ses animaux préférés en dehors du monde magique.

Ernest écouta la jeune fille avec attention. Il ne pouvait que comprendre la difficulté de la question mais il acquiesça tout en prêtant l’oreille. Les félins, c’était chouette aussi. Surtout les panthères. Ou les guépards. Mais alors les chats…

“J’aime pas trop les chats… Ma maîtresse de primaire…Mme Chester… elle était pas toute jeune et elle avait plein de chats… et chaque fois qu’elle rendait les copies, ça puait le vieux et c’était plein de poils… je détestais ça…”

Il sourit en entendant la demoiselle parler de Botrucs. Lui aussi les aimait bien mais il devait bien avouer que depuis le cours de DCFM où il les avait utilisés pour cible, il n’osait plus trop s’approcher d’eux de peur que ces derniers soient rancuniers. Visiblement, ce n’était pas le cas.

“C’est hyper intriguant le lien qu’ils ont avec les arbres à baguette… J’me d’mande si le Gros Chêne, il a été utilisé pour en faire… C’est un sacré arbre…”

Il était peut-être plus impressionné par l’arbre que par les créatures qui y vivaient. Les plantes, c’était déjà passionnants, mais alors quand la magie s’y insinuait, ça ouvrait la porte à d’infinies possibilités.

L’enthousiasme d’Eileen quant à sa quête des origines de sa baguette enflamma un peu plus cette passion dévorante qu’il avait sur la question. Et eut pour effet de fendre son visage en un plus grand sourire encore.

“J’vois ce que tu veux dire… J’la prends souvent en main mais c’est pas pareil… c’est comme si on pouvait plus communiquer d’un coup… j’trouve ça horrible… des fois, j’ai l’impression d’avoir des fourmis dans les doigts… comme s’il y avait trop de magie et qu’elle pouvait pas sortir… mais c’est p’t’être aussi de rien faire, je sais pas…”

La frustration était grande et poussait généralement Ernest dans ses retranchements, accumulant les mauvais jours et la mauvaise humeur. Et c’était ses mères qui en faisaient les frais. Aujourd’hui, il semblait bien qu’il avait oublié cet ennui mortel. Eileen occupait toutes ses pensées depuis le petit matin.

Arrivés devant la serre tropicale, ils prirent le temps d’admirer le décor. Ernest voyait des choses dans toutes les formes, dans les nuages, dans les flaques, dans les structures même.

“C’est vrai…”

Il lui sourit avant de l’entraîner une nouvelle fois, vers l’intérieur. Là, il lui présenta toutes les plantes qu’il connaissait. Et il en connaissait un certain nombre. De l'Encephalartos altensteinii, qui était là depuis 1775 au Pelagadoxa henryana dont il ne restait que quelques spécimens à travers le monde. Il les appelait toutes par leur nom latin et connaissait un tas d’anecdotes à leurs sujets.

Il raconta à la jeune fille qu’à l’époque les vitres étaient entièrement vertes ce qui n'était pas hyper logique, rapport à la photosynthèse, ou qu’un palmier avait brisé un carreau l’année précédente en raison de sa croissance fulgurante. Il lui parla également des rouges-gorges et des troglodytes qui venaient nicher pendant l’hiver. Et puis il y avait Techno. Un dragon d’eau chinois qui était la mascotte de la palmeraie.

“Elle est là ! Regarde !”

Près du papayer, le reptile entamait tranquillement son petit déjeuner.

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen était vraiment perdue avec tous les noms de créatures magiques qu'elle entendait. Il était vraiment temps qu'elle lise cette bible sur les créatures magiques !
- "Fléreur ? et ciseburines ? Tu peux m'en dire plus ?" demanda-t-elle un peu perdue.

Elle fut particulièrement étonnée d'apprendre que des renards se trouvaient dans la cité londonienne :
- "Je pensais pas qu'il y aurait des renards en ville. Ils ne vivent pas plutôt en forêt ? Ils sont peut-être dans les parcs avec les écureuils ? J'adorerais en voir ! Ils sont trop adorables !" sourit-elle attendrie.

La jeune fille tombait d'admiration devant toutes sortes de créatures. Elle adorait particulièrement le pelage roux des renards et des écureuils. Elle trouvait aussi que l'une comme l'autre des créatures avaient une intelligence et une organisation hors du commun. Aussi bien l'écureuil qui engrangeait tout un garde manger pour l'hiver l'impressionnait que le renard qui parfois savait amener un prédateur à s'intéresser à autre chose qu'à lui. Elle se rappelait notamment de ce documentaire qu'elle avait vu sur une chasse à courre où le renard, proie de la chasse, était parvenu à amener ses poursuivants sur un cerf. Aiguillon de la peur ou simple chance ? Elle ne savait pas... Pourtant, elle était persuadée que le renard avait voulu sauver sa fourrure et avait su que l'animal à ramures intéresserait beaucoup plus les cavaliers...

Lorsqu'Ernest évoqua la vieille dame aux chats, elle eut un air dégoutée :
- "C'est vrai que c'est quelque chose que je ne comprends pas : les vieilles dames finissent toujours avec des chats. C'est terrible de voir qu'elles ne peuvent plus en prendre soin..."

Voulant rehausser le statut du félin domestique vis-à-vis d'Ernest, Eileen poursuivit, sa voix tremblotante :
- "Je pense que dans ces cas-là, le chat peut difficilement prendre soin de lui. Il est enfermé dans un appartement et est contraint de vivre dans un logement insalubre. Tout être qui vivrait dans un tel habitat puerait... Tu verrais certains animaux qui arrivent à la clinique de Papa... Ca fait de la peine... "

Elle eut une sorte de frisson en pensant à un chien qui avait été attaché à une chaîne de moins d'un mètre pendant elle ne savait combien de temps. Il n'avait jamais été détaché. Le pelage au niveau du cou avait été abîmé et la peau était au sang, le maitre avait totalement abandonné l'animal qui était arrivé affamé, amaigri... L'ombre d'un animal en bonne santé. L'irlandaise avait eu tellement mal au cœur en le voyant que son père l'avait obligé à sortir de la pièce le temps qu'il prenne en charge le malheureux animal. Elle ne s'était rendue compte qu'elle pleurait que lorsqu'elle s'était assise dans la salle d'attente et qu'elle avait vu les larmes tomber sur ses mains...

Non les animaux n'y étaient pour rien... Tout était de la faute de leurs maîtres qui n'en prenaient pas soin, les délaissaient ou les maltraitaient. Elle ne comprenait pas d'ailleurs comment on pouvait traiter ainsi un être vivant.
Après cet épisode, son père avait veillé à ce qu'elle ne soit pas à la clinique lorsqu'il recevait des bêtes en sauvetage.
La jeune fille n'avait jamais réussi à endurcir son cœur à ce sujet.

Sans vraiment s'en rendre compte, quelques larmes avaient fait son apparition aux coins de ses yeux. Elle avait serré un peu plus fort la main d'Ernest comme pour se rassurer.

Puis, elle le regarda. Le voir là près d'elle la rassénéra. Elle lui adressa un faible sourire :
- "Tu sais, les chats peuvent être de merveilleuses créatures. Il faut juste qu'ils puissent avoir accès à l'extérieur. Ils ne sont pas faits pour vivre en intérieur..."

Tous deux se retrouvaient sur l'appréciation des Botrucs quoiqu'Ernest semblait plus s'intéresser à leur lieu de vie.
- "Je crois que tous les arbres des Botrucs sont des arbres à baguette. Ca ne m'étonnerait pas que le chêne ait servi à faire une ou plusieurs baguettes... Ca doit être quelque chose de parler la langue des Botrucs. Ils ont sûrement plein de choses à raconter sur les fabricants de baguette qu'ils ont rencontré ou sur les arbres dans lesquels ils ont vécu..."
Elle était rêveuse en disant cela. Elle s'était décidée à s'inscrire à l'apprentissage d'au moins une lange magique à la rentrée : elle voulait connaitre le Botruc !

Ecoutant Ernest décrire sa frustration quant à l'utilisation de sa baguette, elle eut l'impression qu'il parlait d'elle. Elle s'écria ébahie :
- "Je... je ressens exactement la même chose ! C'est... tellement déconcertant..." bafouilla-t-elle. Elle n'aurait su dire ce qui était le plus déconcertant : la sensation identique qu'ils ressentaient ou le fait qu'il la vivait aussi fort qu'elle.

Lorsqu'il l'entraina dans la serre, elle écouta avec passion tout ce qu'il lui expliquait. Elle n'en revenait pas. Il connaissait tellement de choses. Elle avait tellement à apprendre de lui. Elle buvait littéralement ses paroles. Aussi bien sur le nom des plantes que sur les anecdotes du lieu qui lui rendaient l'endroit tellement plus familier et plus agréable.

Elle ne savait pas vraiment comment exprimer ce sentiment de reconnaissance qu'elle ressentait au fond de son cœur. Il acceptait de partager tant avec elle. Un peu gauchement, elle lui déclara :
- "Merci !" puis en le regardant dans les yeux "Tu sais tellement de choses... et tu me les partages avec tellement de gentillesse et de naturel..."

Il n'aimait pas montrer ses faiblesses et ne reconnaissait jamais ses qualités. Elle s'était dit lors de leur première rencontre qu'elle devait les lui faire valoir.
- "Tu connais tellement de choses... Ca a du te prendre un temps incroyable pour les apprendre..." exprima-t-elle avec une admiration détectable dans sa voix. "Je ne sais pas comment tu fais pour tout retenir !"
Elle était sincère. Du plus profond de son être. Elle n'en revenait pas de tout ce qu'il savait. Elle avait l'impression qu'il savait tout, qu'elle ne connaissait rien. Qu'il était le professeur et elle l'élève. Et ce n'était pas pour lui déplaire ! Elle adorait découvrir de nouvelles choses... et Ernest avait un vrai don de pédagogue pour expliquer les choses.

Lorsqu'il lui montra le petit reptile, elle sourit :
- "Tu as l'œil dis donc ! Je ne l'avais pas vu !" sourit-elle, heureuse de découvrir l'animal. Il était immobile à part au niveau de la tête à cause de la consommation de son casse croute. Elle prit le temps de l'admirer. "Comment ca se fait qu'il est la mascotte de la palmeraie ?" questionna-t-elle curieuse.

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Pour Ernest, les créatures magiques avaient toujours côtoyé les animaux du monde moldu et il avait parfois du mal à faire la différence entre les deux. Pour lui, ils faisaient simplement partie de son quotidien et de la bibliographie qui avait bercé son enfance.

“Un fléreur… ? Bin… c’est un peu comme un gros chat s’tu veux… ils sont capable de repérer des trucs louches… mais tu m’diras, les chats peut-être aussi…”

Petit, il avait supplié sa mère pour en avoir un. Mais face à ces multiples refus, il avait fini par lâcher l’affaire. Et puis il avait eu une plante à la place ce qui présentait nettement moins de responsabilités pour un bonhomme de cinq ans. C’était déjà un bon début.

“Les ciseburines, c’est un peu comme des puces… c’est la version magique des acariens… c’est une saleté… y en a dans les poils et dans les plumes… mais faut faire hyper gaffe parce qu’elles bouffent aussi les baguettes magiques…”

À présent qu’il avait la sienne, il comprenait l’état de contrariété dans lequel se mettait sa mère quand ça arrivait à son hibou. Si une de ces sales bêtes s’attaquait à son catalyseur… valait mieux ne pas y penser.

“Ah mais à Londres, des renards, y en a pleins… ils ont carrément colonisé les rues… c’est à cause des poubelles… ça arrive d’en voir le jour, mais ils sortent surtout la nuit… et comme ils sont hyper territoriales, c’est pas rare de les entendre se battre sur le trottoir…”

Ernest ne s’attendait pas à ce que la suite de la conversation chamboule tellement la jeune fille. Lui, il voulait simplement expliquer pourquoi il n’aimait pas particulièrement les chats. Mais pour Eileen, ça avait soulevé certaines questions plutôt délicates. Il posa doucement sa main sur l’épaule de la jeune fille et chercha son regard.

“Nan, mais… Eileen… c’est pas c’que je voulais dire… elle était très gentil Madame Chester… chui sûr qu’elle maltraitait pas ses chats, hein… j’pense pas qu’ils étaient malheureux…”

Il tenta un léger sourire d’encouragement pour chasser les pensées qui semblaient la tourmenter.

S’il s’était intéressé aux botrucs qu’un point de vue botanique, il n’avait jamais pensé au fait qu’on pouvait apprendre leur langue et la remarque d’Eileen le frappa par sa pertinence. Les petites créatures auraient certainement des choses à apprendre aux sorciers, et plus précisément en ce qui concernait les baguettes. L’adolescente semblait alors partir dans le même genre de rêve éveillé qui s’emparait d’Ernest si souvent. À cet instant, il aurait bien aimé être dans sa tête pour voir ce qu’il s’y passait.

La discussion suivit son cours sur les baguettes magiques. Un nouveau sourire naquit sur ses lèvres alors qu’Eileen corroborait son sentiment. Sa baguette s’était un peu comme un prolongement de son corps, comme l’exprimait si bien la demoiselle. Mais à cette instant précis, même s’il en parlait, il avait oublié son absence. Parce que dans le prolongement de sa main, c’était elle qui s’y trouvait.

Ernest grimaça une vague expression d’incertitude face au compliment de la rouquine et haussa les épaules.

“C’est pas si compliqué, en vrai… j’viens là depuis que je suis p’tit… j’me souviens même plus la première fois… Et puis tu sais, ma mère, les plantes, c’est son domaine… Forcément, j’ai des facilités…”

Lucy lui avait transmis sa passion, en même temps que son amour. C’était surtout l’histoire de leur complicité. Leurs moments d’échange à eux. Elle lui avait appris à aimer les plantes et à les respecter.

L’inclination d’Ernest pour les reptiles n’était pas sans rappeler son affiliation à la maison de Salazar. Techno, il l’appréciait particulièrement. Elle le faisait rêver à d’autres contrés exotiques, tout comme les autres spécimens de la palmeraie. C’était comme de voyager sans quitter Londres.

“C’était pas compliqué… elle adore la papaye… alors elle traîne souvent dans le coin…”

Il s’accroupit au sol pour regarder la bestiole avec un peu plus d’attention. Il était fasciné par ses écailles et les explosions de couleurs que pouvait produire la nature.

“À la base, ils les mettaient là quand ils les secouraient des trafics d’animaux… parce qu’ils savaient pas trop quoi en faire… et puis ils se sont rendus compte que c’était des supers régulateurs pour les insectes… du coup, il les garde… un peu comme des auxiliaires quoi… il y en a neuf à Kew… Mais Techno est la seule dans la Palmeraie…”

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen fut particulièrement intéressée par le fléreur.
- "Certains chats ont une intelligence certaine mais je ne sais pas si ca vaut celle d'un fléreur... Tu crois qu'on peut avoir un croisement entre un chat et un fléreur ?"

En écoutant Ernest, elle comprenait parfaitement sa répulsion pour les ciseburines. Hors de question qu'il en vienne près d'elle :
- "Comment ca s'attrape et surtout comment ca se tue ? Est-ce que les moldus peuvent en attraper ou les animaux qui ne sont pas considérés comme magiques ?"
Et là se posait une question : est-ce qu'un chat, à cheval entre les deux mondes autant qu'Ernest et Eileen pouvaient l'être à cause de leur sang-mêlé, devait être considéré comme une créature magique ?

Ce qui l'amena à une nouvelle question :
- "Une créature magique, elle a forcément quelque chose de magique ?"
En posant sa question, elle se trouvait un peu bête... Après tout, c'était dans le nom. Mais elle voulait éclaircir la chose et évacuer une incertitude...

- "Ah ! Je n'en ai encore jamais vu ! La nature est bien faite, tu ne trouves pas ? Les animaux sauvages parviennent à s'adapter à l'univers que l'Homme leur imposent... J'avais entendu parlé des corbeaux, des mouettes et des singes comme créatures qui adorent nos poubelles. Je ne savais pas pour les renards... Ca me rend triste pour eux..." lâcha-t-elle "Ca veut dire qu'ils n'ont plus assez de territoire à la campagne..."

Eileen remercia Ernest pour sa phrase. Elle s'était un peu emportée sur les chats livrés à eux-mêmes. Voir des animaux maltraités avait laissé des traces sur la jeune fille. Ne voulant pas alarmé son ami, elle s'expliqua :
- "Excuse-moi... Ca me rappelle l'état de certains animaux livrés à eux-mêmes ou abandonnés que Papa reçoit à la clinique..."

Une fois de plus, il minimisait la richesse de ses connaissances. Elle tenta de trouver un sujet qu'elle pouvait mettre en parallèle :
- "Tu sais, ce n'est pas parce que mon père est vétérinaire que je sais soigner les animaux comme lui ou que je connais tous les animaux qu'il reçoit." tenta-t-elle de faire comprendre au Serpentard. "Ta mère t'a peut-être aidé à appréhender le sujet mais tu ne dois tes connaissances à toi-même ! Une personne pourrait venir ici juste pour se balader, autant de fois que toi, sans essayer de retenir tous les noms et les anecdotes que tu viens de me raconter. Vraiment, tu as du mérite !"
Elle n'en démordait pas, il n'avait pas confiance en lui et trouvait normal tout ce qu'il faisait. Alors que pour les autres, ca représentait du travail ou même une idée qu'ils n'auraient jamais eu !

- "Je ne savais pas que les lézards mangeaient de la papaye !"
Eileen se rendait compte qu'elle ne connaissait pas grands choses aux animaux à sang-froid. Elle n'avait à vrai dire jamais vraiment été attirée par ces créatures. Même si elle était très fan de certaines personnes représentées par un serpent dans une certaine maison verte et argent.

Entendre parler de trafic d'animaux lui fit mal au coeur. Les conditions de détention des animaux étaient catastrophiques et ils ressortaient très souvent avec des séquelles. Elle s'était toujours demandé s'il serait possible avec la magie de faire une thérapie aux animaux en difficulté. Elle ne connaissait pas tous les métiers magiques loin de là...
- "Avec la magie, il est possible de parler aux animaux ? Ca serait bien de pouvoir faire des thérapies à ceux qui ont souffert..."

Pourtant, Techno semblait plutôt bien dans ce nouvel environnement de ce qu'elle en voyait.
- "Toute seule ? Tu crois qu'elle s'ennuie ?"
Eileen ne connaissait pas grand chose à la vie des reptiles mais elle se doutait que comme les autres animaux, ils devaient apprécier la compagnie de leurs congénères.

- "Neuf à Kew ? Il y a autant de bâtiments que ca ? Ca serait sympa qu'on les trouve tous pendant notre visite !"

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest se gratta la nuque et mordilla sa lèvre inférieure, signe de grande réflexion. C’était une question qu’il ne s’était jamais posé.

“Bin, j’sais pas trop… un jaguar ça se croise pas avec une panthère… mais bon… y a bien des sorciers qui ont inventé le boursouflet… alors peut-être que oui… un peu comme un maïs transgénique… ça pourrait exister…”

Dans sa tête, il essayait de chercher des exemples ou des anecdotes qui auraient pu relater de ce genre de cas. Mais contrairement à ce que pensait Eileen, il n’était pas possible de retenir absolument tout. Ernest retenait les informations dont il avait besoin. Celle qui lui permettait d’avancer dans sa compréhension du monde.

“Alors là, c’est une très bonne question… j’imagine entre volatiles ou créatures de la même espèce… ça doit sauter de l’un à l’autre… y a des lotions qui existent pour s’en débarrasser… bin… c’est un peu comme des poux au final… tu savais que les poules pouvaient avoir des poux ?”

Elle devait probablement le savoir étant donné le métier de son père. Mais les mots et les questions sortaient de sa bouche à l’instant où les pensées se formaient dans son esprit sans qu’il puisse vraiment les contrôler. Eileen avait le don de faire tomber les filtres qui portaient depuis si longtemps.

Mais il aimait qu’elle se pose autant de questions. D’une certaine manière, il se reconnaissait un peu dans cette habitude et était ravi de partager ce point en commun avec elle. Il s’agissait d’une part importante de lui-même, même si cela l’emmenait parfois dans des introspections qui pouvaient s’avérer toxiques.

“Ils viennent en ville parce que c’est plus facile de s’y nourrir… avec les poubelles, comme tu dis… Ce sont des créatures très malignes et opportunistes… t’inquiète pas que si ça leur convenaient pas, ils repartiraient rapidement… Peut-être que t’en verras pendant que t’es chez tes grands-parents… ou entendre au moins…”

Ernest frotta doucement l’épaule de la demoiselle, une moue désolée accroché aux lèvres.

“J’imagine que ça doit pas toujours être marrant pour ton père…”

L’ombre sembla néanmoins passer et la conversation repris un ton nettement plus détaché. Il n’était pas vraiment sûr de voir où Eileen voulait en venir ni de quoi elle essayait de le convaincre. Peut-être juste qu’elle faisait une comparaison de sa propre expérience.

“Nan mais ma mère, elle est autrement plus calée… Elle donne pas l’impression comme ça, mais sur les plantes, j’crois qu’elle sait absolument tout…”

Ernest avait toujours eu du mal à comprendre pourquoi sa mère n’avait pas visé plus haut. Après ses études à Cambridge, elle avait enchaîné les petits boulots aussi divers que variés plutôt que de se lancer dans la voie académique.

“J’crois que les animaux, ils sont beaucoup plus résilients que les hommes… enfin les animaux sauvages… les animaux domestiqués, c’est sûrement différents… mais j’crois quand même pas qu’ils fonctionnent de la même manière que les humains… enfin, j’sais pas…”

Il avait parfois l’intuition que certains animaux pouvaient le comprendre ou au moins le sentir, sentir ce qu’il ressentait. Comme Herbert. Ou même Techno. Depuis qu’il venait, la créature avait appris à le reconnaître, mais globablement, elle n’était pas très méfiante.

“Au moins ouai… mais c’est pas que des serres… les autres ils sont en groupe. Ils auraient mis Techno avec j’imagine… mais je crois qu’elle est un peu exclusive… et puis tu sais, elle est pas toute seule… y a des gens qui viennent lui rendre visite tous les jours… c’est un peu la star ici…”

Je crois qu'il a jamais parlé autant... :lol:

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La remarque d'Ernest fit lumière en Eileen. Effectivement, les jaguars ne pouvaient pas aller avec des panthères. C'était des espèces différentes. Elle avait entendu parler d'animaux d'espèces différentes qui s'accouplaient mais dont l'enfant était infécond. Peut-être cela pouvait amener à quelque chose du même genre pour les animaux avec du chat et du fléreur. Pensive, elle énonça :
- "Ca ferait un animal hybride alors comme un léopon qui est l'enfant d'un léopard et d'une lionne ou le bardot entre un étalon et une ânesse..."

La jeune fille se rappela de la fois où une poule avait été amenée à la clinique avec des poux rouges, elle avait été rapidement isolée...
- "Franchement, les poules n'ont pas de chance ! Elles ne peuvent même pas se gratter !" Et après un temps de réflexion, elle ajouta : "Tu crois que si un renard mange une poule avec des poux, il va en attraper aussi ? Des poux je veux dire..."

Pour rebondir sur les petites bestioles, elle s'exclama :
- "Quand je pense à ces nuisibles, c'est dingue de se dire qu'ils vivent du sang des animaux. C'est un peu comme les sangsues ou les tiques... Brrr !"
Elle eut un frisson incontrôlée...
- "Tu as déjà eu des poux ? Avec l'école, j'en ai ramené une fois. Ca été bien compliqué pour s'en débarrasser ! Il a fallu tout laver et Maman a du me passer chaque mèche de cheveux au peigne fin ! Et ca grattait !"
Rien que d'y penser, elle avait une terrible envie de se gratter le crâne, ce qu'elle fit par réflexe.

Elle remercia Ernest en lui serrant la main et posa son autre main sur son bras en un signe de remerciement.
- "Tu me rassures. Je suis contente pour les renards alors ! Ca serait bien de pouvoir en voir ou en entendre comme tu dis !"

Lorsque la difficulté du métier de son père fut abordée, l'irlandaise hocha la tête.
- "Oui... J'avoue que je ne pourrais pas faire son métier. La douleur et la détresse des animaux me touchent trop... Il a une force en lui que j'admire !" déclara-t-elle avec fierté.

Depuis qu'elle le connaissait Ernest avait une admiration sans borne pour sa mère et ne semblait pas se rendre compte qu'elle n'était pas superwoman, seulement une humaine. Il l'avait positionné sur un pied d'estale et semblait se comparer sans cesse à elle. Elle était une déesse, une sorte de mythe, de but à atteindre... sauf qu'il l'avait positionné si haut que c'était inatteignable.
- "C'est normal qu'elle en sache plus que toi... Vous n'avez pas le même âge ! Elle a bien plus de temps pour apprendre des choses sur les plantes !"

La sagesse dont fit preuve son ami fit beaucoup de bien à la jeune fille.
- "Je crois que tu as raison et qu'on a tord de vouloir donner des caractéristiques humaines aux animaux... même si j'ai parfois l'impression qu'ils me comprennent. Peut-être que nous ne parlons pas la langue des animaux, mais je crois qu'eux peuvent très bien comprendre notre langue !"
Ybou comme DéliCat, Marley ou AménophisCat en étaient des preuves vivantes ! Comme les animaux qu'aidait son père. Ils semblaient tout de suite se rendre compte qu'il était là pour leur porter secours...

- "Techno et le jardin botanique ne te manquent pas quand tu es à Poudlard ?"

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Le raisonnement d’Eileen semblait bien fondé et tiré d’une certaine logique. Mais ne répondait pas à la question initiale : est-ce qu’un chat pouvait être croisé avec un fléreur, autrement dit une créature magique avec une créature non magique. L’adolescent relâcha son emprise sur la main de la jeune fille pour sortir son carnet de son sac. Il faudrait qu’il fasse des recherches quand il serait rentré. Il nota donc la question en souriant à la demoiselle.

“Un mystère de plus à résoudre !”

Ernest aimait les problèmes qui avaient des solutions. Il aimait résoudre les choses. Trouver des réponses. Il y avait là dedans quelque chose d’apaisant pour le petit brun. Ernest se frotta la joue en écoutant la nouvelle question d’Eileen. C’est qu’elle posait beaucoup de questions.

“Mmm… j’dirais plutôt non… quand tu cherches quel insecte attaque une plante en général, chaque insecte est spécifique à chaque plante… ou… tu vois, tu peux avoir de l’oidium sur tes tomates mais ce sera pas le même oïdium que sur la vigne…”

Probablement que les poux de la poule n’étaient pas les mêmes que ceux du renard. Ils ne partageaient pas non plus les mêmes maladies à priori… mais les volatiles pouvaient se passer la grippe aviaire entre différentes espèces… peut-être qu’une poule pouvait donner des poux à un autre oiseau. Et une question de plus à éclaircir mais Lucy saurait probablement lui répondre même si son domaine, c’était plutôt les plantes. Derechef, il nota la deuxième question dans son carnet.

“Bin… c’est un peu le principe d’un parasite ouai…”

Pour le garçon, il s’agissait d’une création de la nature comme une autre. Ils n’étaient de loin pas ses préférés mais il faisait partie d’un tout.

“Euh… ouai… quand j’étais en primaire… ça a fait tellement flipper ma mère sorcière qu’elle a voulu me jeter un sortilège de crâne chauve… heureusement que mon autre maman était là… et elle lui a expliqué… mais le peigne… c’était la torture…”

Ernest écouta la petite rousse parler de son père avec une certaine curiosité. Lui ne savait pas ce que c’était que d’avoir un père mais ça ne devait pas être trop différent d’une maman. Peut-être ? En tout cas, ça devait être cool d’avoir un parent vétérinaire. Mais il était tout de même fier de ce que faisaient ses mères. Lucy était une grande spécialiste des plantes et Elianor… elle avait été auror, policière, mais à présent ça restait un peu flou dans la tête du garçon.

“Elle est vraiment passionnée ! Elle a fait toutes ces études à l’université… mais maintenant, elle vend juste des fleurs… c’est dommage… mais ça à l’air de lui plaire… donc…”

Tout ce qu’il voulait, c’était que ses mères soient heureuses en fin de compte. Il baissa légèrement la tête et une ombre passa sur son visage en pensant à la manière dont il lui avait parlé. La punition était plus que mérité mais ça n’effaçait pas son sentiment de culpabilité.

En ce qui concernait les plantes et les animaux, Ernest pouvait se montrer aussi terre à terre qu’irrationnel. Il était persuadé que sa plante le comprenait mais une partie de son cerveau avait besoin de l’expliquer.

“C’est peut-être, t’sais… les phéromones ou un truc comme ça… probablement qu’ils peuvent sentir nos émotions… peut-être un peu comme les animaux qui voient un spectre de couleur plus large, comme les ultra-violets ou les infrarouges… enfin… je sais pas…”

Par habitude, le garçon avait à nouveau glissé ses mains dans ses poches. Prendre la main d’Eileen tout à l’heure dans l’élan, ça avait du sens mais à présent, il n’était plus trop sûr d’oser réitérer son geste, ni ce que ça signifiait exactement.

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen eut un sourire lorsqu'elle vit Ernest noter ses deux questions dans son carnet. Elle y jeta un oeil, il semblait bien rempli ! Elle se rappela la conversation qu'ils avaient eu à la bibliothèque. Finalement, elle n'avait pas eu le fin mot de l'histoire :
- "Comment tu fais alors pour ton carnet ? Un carnet par sujet ? Ou tu ajoutes des feuilles magiquement au fur et à mesure ?"

Une fois de plus, le garçon usa d'un terme qui l'interpella :
- "Oidium ? C'est un insecticide ?"

Il était vraiment plus calé qu'elle sur beaucoup de sujets comme la botanique, Londres ou les créatures magiques ou le monde de la magie. Elle se souvint du jour de leur rencontre quand il avait expliqué à Eileen qu'il était étonné qu'elle y arrive si bien en classe. Elle expliqua à haute voix son chemin de pensée :
- "Ce n'est pas parce que je suis plutôt bonne en classe que j'en sais plus que toi ! J'adore discuter avec toi car j'apprends beaucoup" le complimenta-t-elle.
Elle savait qu'elle allait probablement faire rougir son interlocuteur, qu'il allait probablement refusé ce compliment, car c'en était un. Elle adorait apprendre et Ernest adorait savoir. Ils étaient fait pour discuter ensemble !

Elle eut une grimace lorsqu'il parla du peigne à pou et toucha machinalement son crâne. Puis la conversation tourna vers le parcours de vie d'une sa mère fan de botanique :
- "Pourquoi est-ce dommage ? Après tout, elle a trouvé ce qui lui plait, non ? Je trouve qu'elle a de la chance justement d'avoir trouvé une passion dont elle peut vivre !"

La jeune fille se doutait que trouver son chemin de vie lorsqu'on était jeune n'était pas une chose facile et qu'il fallait peut-être avoir plusieurs virages et retours en arrière avant de trouver quelque chose qui correspondait vraiment à ce qu'on voulait faire. Elle comprenait quelque part. Elle-même n'avait pas de grande passion qui l'orientait naturellement vers un métier, spontanément. Elle ferait peut-être, elle aussi, quelques circonvolutions avant de trouver sa voie.

Ecoutant les explications scientifiques du Serpentard sur la compréhension du langage humain par les animaux, la jeune fille opina. Il avait probablement raison. Mais c'était un domaine auquel elle ne s'intéressait pas.
- "Ca doit être un peu la même chose pour les plantes... Je trouve que Mochara se porte mieux quand je lui parle. Tu fais la même chose avec les tiennes ?"

Quand elle le vit remettre ses mains dans ses poches, elle ne s'en offusqua pas. C'était sa nature qui le poussait à cacher ses doigts. Elle se demanda soudain si elle l'avait déjà vu habiller avec autre chose qu'un vêtement proposant des poches. Elle ne se souvenait pas... Elle sourit pour elle-même puis proposa en lui attrapant le bras et se retrouvant ainsi bras dessus bras dessous :
- "On continue la visite ? J'ai hâte que tu me racontes les autres plantes et d'autres anecdotes sur l'endroit !"

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP