La Pensine
- Jour 17, 18, 19 (démon, selle, dodu).
- Quatrième année de Fabio, sixième année de Jasper.
- Quatrième année de Fabio, sixième année de Jasper.
Nous étions tous les deux en train de marcher dans le château sans but précis. Nous n'avions rien à faire. De toute façon, si je ne montais pas en selle pour faire du Quidditch, ma journée était vide. Heureusement que Fab' était là. Je supportais encore moins son absence que celle du Quidditch.
Le silence c'était installé entre nous, et bien que cela n'était pas forcément gênant, j'avais envie de parler. Je me projetai peut-être trop, mais l'année prochaine sera la dernière à Poudlard pour moi, et j'ai un peu peur de perdre Fab' de vu. Je savais que la vie était faite comme ça, qu'il y avait des gens qu'on avait énormément aimé mais avec qui nous ne continuerons pas notre route, mais j'espérais que Fab' faisait partie de la catégorie des amis qui restaient pour toujours. Bien sûr, je ne montrais pas ce que je ressentais vraiment au fond. A quoi cela aurait-il servi ? Non, pas question de me montrer faible et sensible.
Je remis mes lunettes en place, bien qu'elles soient déjà parfaitement placer sur mon nez. A quoi cela servait-il que je pense à ça maintenant ? C'était dans plus d'une année, il fallait que je vive la moment présent pour profiter à fond de mon ami.
Alors que nous passions dans un couloir, mon regard tomba sur un couple en train de s'embrasser. Désireux de lancer la conversation et de chasser mes démons, je pris la parole peu après que nous ayons passé le couple.
- J't'ai jamais vraiment demandé. Y a quelqu'un qui t'intéresse, dans le château ?
A chaque fois que nous parlions de relation - en tout cas, pour moi - il n'y avait rien de sérieux. D'après ce que j'avais compris, l'amour devait s'emparer de tout notre corps et presque faire exploser notre cœur. Comme quelque chose de trop dodu qui explose sous la pression. Je n'avais vraiment ressenti ça, ou du moins pas à ce point, mais peut-être que ce n'était pas le cas de Fab'.
Alea jacta est de 2049. Appelle moi Jazz et tutoie moi ! Avatar par Kieran Hawthorne 
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La Pensine
JOUR 20 – GEL/GIVRE | JOUR 21 CHAÎNE | JOUR 22 RUGEUX
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Si quelqu'un l'intéressait dans le château ? Jazz avait lâché la question comme ça, en passant – en passant devant un couple, aussi – et elle arracha à Fabio un sourire malicieux. Sans ralentir (de toute façon, à déambuler ainsi, ils ne marchaient vraiment pas très vite), l'égypto-nord-irlandais se tourna vers son ami et haussa un sourcil, taquin :
"Intéresse ouais. Intéresse sérieusement..."
Il lança au Serpentard un regard qui voulait tout dire, en l'occurence quelque chose comme tu m'connais mec.
Fabio et Jasper se ressemblaient sur ce point également... sérieusement était justement ce qui faisait défaut à leurs relations sur le plan sentimental, à tous les deux. Oh oui, on avait déjà reproché au Serdaigle d'avoir le cœur recouvert d'une couche de givre... ou parfois, au contraire, de pécho les filles à la chaîne. Mais ce n'étais pas exactement cela. Frivole et volange, certes, le Serdaigle ne s'attachait pas spécialement, s'intéressait à quelqu’un puis se désintéressait à nouveau de lui. Il aimait flirter, mais il fallait lui laisser une chose : il faisait toujours attention à bien laisser entendre que ce qu’il cherchait n’était rien de durable. Les cœurs brisés mettaient rarement dans des situations confortables, alors il avait tout intérêt à ne pas s’encombrer de cette gêne là !
Fabio se tourna vers Jazz.
“Y a une fille d’ta promo. Aki quelque chose. Elle m’plait bien. Il glissa un regard entendu à son ami. Tu la connais ? Elle est comment ?”
Jolie oui, mais fun ? Aventureuse ? Et surtout : pas trop prise de tête ?
Ils continuèrent d’avancer et le regard de Fabio se posa à nouveau sur le couloir devant eux, jusqu’à ce qu’il ne demande à son tour :
“Et pis toi alors ? T’as quand même pas cru que j’allais pas t’retourner la question !”
Le Serdaigle donna un léger coup de coude taquin à son ami, affichant un grand sourire. Pour la blague, il décida de jouer le jeu jusqu’au bout, glissant au Serpentard un sourire charmeur. Fabio se pencha légèrement vers son ami, soutint son regard et d’une une voix un peu rugueuse – depuis qu’il avait mué, Fabio aimait bien jouer sur le grin de sa voix –, il souffla :
“Qui donc est susceptible de faire chavirer ton cœur ?”
@Aki Davis pour la mention, désolé !
Fab’ulous
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La Pensine
- Jours 23 : Céleste
Le regard de Fab' me fit sourire et je secouais la tête. J'aurais dû m'en douter, on c'est pas trouvé pour rien. Nous étions tous les deux charmeurs, mais ne nous attachions pas vraiment. Pour ma part, j'avais quand même beaucoup changé depuis mes premières années ici, où je charmais pour qu'on fasse mes devoirs à ma place pour après abandonné la personne sans plus d'explication. Bien sûr, je flirtais toujours autant, mais je ne donnais jamais l'impression d'être réellement intéressé. J'étais un peu comme une étoile dans le ciel céleste, on l'admire de loin car on ne peut jamais vraiment l'obtenir.
Quand Fab' mentionna Aki, je dus me creuser un instant la cervelle pour me souvenir de l'endroit où je l'avais vu. Je voyais parfaitement de qui il s'agissait, mais elle, je ne pense pas qu'elle m'approchait vraiment. Soudain, je me souvins et je grimaçais, mi-amusé, mi-coupable.
- Davis, ouais...J'me souviens d'elle, en première année j'ai réussi à la convaincre de faire mon devoir à ma place. Elle est sérieuse est froide d'après mes souvenirs. Ca a pas l'air d'être le genre de fille qui accepte de descendre les escaliers sur un matelas, si tu veux mon avis, ajoutai-je avec un sourire. Après, j'imagine qui si on apprend à la connaitre elle est sympa...
Honnêtement, si j'avais dû cassé Fab', ça aurait été avec une personne qui a pas froid aux yeux, fun, mais pas trop chiante et têtu. Mais imaginer mon meilleur ami sérieusement en couple ne semblait pas vraiment réaliste, à vrai dire.
Evidemment, la question me fut posé à mon tour. Le ton que Fab' employa me fit sourire et je décidai d'entrer dans son jeu. Les yeux rivés sur lui, un petit sourire charmeur sur le visage et d'une voix suave, je répondis :
- Toi si tu continues à me tenter comme ça, peut-être.
Je ne pus m'empêcher de finir par rigoler. Je finis par répondre sérieusement à sa question.
- Honnêtement, pas grand monde. J'ai pas forcément le courage de me lancer dans une vrai relation avec les ASPICs qui approchent, sans parler que le quitte bientôt Poudlard...
Je détestais me le rappeler.
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La Pensine
JOUR 24 – SUPERFICIEL| JOUR 25 DANGEREUX | JOUR 26 ENLEVER
5ème année de Fabio & 7ème année de Jasper
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5ème année de Fabio & 7ème année de Jasper
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Il n'aimait pas l'hiver, Fabio. L'hiver écossais, rude, les nuages souvent si épais et grisâtres que le ciel bleu et ensoleillé se cachant quelque part derrière semblait loin, terriblement loin – à moins qu'il n'avait décidé d'hiberner, enveloppé dans de grosses couvertures de nuages, attendant lui aussi que les températures se remettent à grimper pour daigner de pointer le bout de ses rayons de soleil, qui viendrait ensuite progressivement enlever les épaisses couches grises dans lesquelles il était enveloppé. Parfois, Fabio se disait qu'il ferait bien d'hiberner, lui aussi. Qu'est-ce qu'il haïssait les courants d'airs glaciaux qui balayaient sans pitié tant les couloirs vides que pleins du château ! Ceux-ci n'avaient rien à voir avec les brises légères qui agitaient les feuilles des arbres dans un agréable froufrou, qui faisait s'envoler comme par magie les aigrettes d'un pissenlit ou faisait légèrement frissonner la surface du lac noir. Ni même n'avaient-ils à voir avec les plus fougueux vents d'automne, ceux qui faisaient tourbillonner les feuilles colorées.
Non, au contraire : les bourrasques hivernales ne se contentaient pas de caresses superficielles, de faire flotter les vêtements légers, longues capes et foulards dont se drapait Fabio (il trouvait toujours un moyen d’individualiser un peu cet uniforme banal et ennuyant qu’il aimait, à vrai dire, tout aussi peu que l’hiver). Au lieu de cela, les bourrasques hivernales attaquaient en profondeur, forçaient à s’emmitoufler et à resserrer des couches et des couches de tissus autour de son corps pour tenter de faire barrière à sa morsure froide.
Frileux par dessus le marché, pour ne rien arranger, Fabio avait relevé le col de sa cape tandis qu’il se rendait en direction de la Grande Salle en compagnie de Jazz – en première ligne pour le repas, en deuxième pour espérer obtenir une grande tasse bien chaude de thé.
Mais c’était sans compter sans les deux p’tits idiots de Gryffondor et leurs bombabouses qui s’était approchés des deux amis. De nature observatrice, Fabio les avait rapidement repéré, dans leurs maladroite tentative d’être discrets en se déplaçant dans leur dos, étouffant avec peine des ricanements, impatients de mettre en œuvre leur bêtise. Sauf qu’ils avaient choisi la mauvaise cible. Avec le Serdaigle, ça ne rigolait pas – et encore moins quand il était de mauvaise humeur à cause du froid, comme pouvait
l’avoir remarqué ceux qui le fréquentaient.
Sa cape volant autour de lui, il se retourna tout en brandissant sa baguette. Un instant, il vit le visage stupéfait des deux rouge et or, bombabouse en main, l’instant suivant, le sort avait fusé – « crocus malis* » – et encore une seconde plus tard, les deux Gryffondor se retrouvèrent au sol. Quelques grognements plus tard, ils s’étaient redressés et l’un d’eux avait retroussé un peu la jambe droite de son pantalon, contemplant avec mécontentement son genou qui semblait avoir subi quelques égratignures.
Fabio claqua de la langue, agacé (la blessure n’était franchement pas dangereuse, mais voilà qui pouvait signifier des ennuis) avant de se tourner vers son Jazz :
« Désolé, j’ai pas réfléchi. » (Parce que oui, quitte à s’excuser, autant le faire auprès de son ami qui n’avait rien demandé et qui, très probablement, allait voir son repas être repoussé en arrière.)
Il réfléchit quelques secondes puis proposa à la cantonade :
« Hé j’ai une idée. On soigne ton genoux et on oublie tout – on était Jasper dans son idée : entre eux deux, c’était bien lui qui était doué en soins. Vous oubliez mon sort et de notre côté, on oublie votre tentative de… je ne sais pas trop quoi, » finit-il avec un geste de la main qui trahissait un certain dédain. Son regard, en revanche, exhortait fermement : alors ?
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*Bonus magie sournoise - effet : peut viser 2 cibles différentes à la fois.
Fab’ulous
#583400
La Pensine
Jour 27 et 28 (bête/animal, briller)
5ème année de Fabio & 7ème année de Jasper
5ème année de Fabio & 7ème année de Jasper
Il faisait froid, très froid même. Même un animal ne serait sortie ! En plus, je ne voyais rien avec la buée sur mes lunettes, alors je les avais sur mon front. Il allait falloir que je lance un sort dessus. Je n'étais pas spécialement sensible, mais une écharpe n'était pas de trop. Fab', c'était une autre histoire. Qu'est ce qu'il détestait le froid ! Je n'ai jamais vu personne porter autant de couche de vêtement ! Je me demandai comment il faisait pour bouger. C'était très amusant à voir.
L'écharpe remontée jusqu'au nez, j'étais avec Fab' en train marcher en direction de la Grande Salle pour prendre un bon repas chaud qui nous ferait oublier le temps horrible. Mais apparemment, deux Gryffondor complètement idiots étaient venu troubler notre calme avec une blague de mauvais goût. Heureusement que Fab' avait des bons réflexes. C'était avec un petit sourire mauvais aux lèvres que j'observai mon meilleur ami lancer un Crocus Malis, mais mon sourire quitta rapidement mon visage quand je vis qu'un des deux idiots était blessé. Même si on ne pouvait le voir, je pinçai les lèvres. C'était mauvais signe pour nous, même si on plaidait la légitime défense, pas sûr que les profs soient de notre côté. Fab' s'excusa auprès de moi, mais je secouai la tête. Pour moi, il n'était pas responsable.
Quand j'entendis l'idée de Fab', j'hochai la tête. Je remis en place mes lunettes pour y voir un peu plus clair et m'abaissais au niveau du gamin. C'était une occasion de briller, je n'allais pas la rater. Je sortis ma baguette, et, après avoir observé la blessure et m'être concentré, prononçai la formule.
- Episkey.
La blessure se referma presque instantanément sous les yeux du garçon. Je lançai un petit coup d'œil à Fab' avant de me relever et enlever mes lunettes. Juste avant de repartir, je me tournais vers les Gryffondor et leur dit d'une voix aussi froide que le temps actuel.
- La prochaine fois que je vous vois tenter un truc comme ça, je vous assure que ça se passera pas comme ça.
Sur ces mots, je me tournai vers Fab' et lui dis d'une voix optimiste, contrastant totalement avec les propos que je venais de tenir.
- Allons manger, je sais que tu meurs de froid !
Qu'est-ce que je détestais les farces et attrapes. C'était quoi, le but de ces trucs, à part à gâcher la vie des gens ? Tsss, c'était pour les gamins immatures, ça.
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