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Le dos de la main posé sur son front comme pour juger d'une fièvre, Sigmund avait pris appui sur le petit muret derrière eux. Son autre main s'agrippait désespérément aux pierres pour ne pas chuter. Pourquoi le malheur avait-il décidé de les frapper aujourd'hui ? Le visage aussi pâle que ses pustules étaient rouges, le professeur de botanique était au bord de l'évanouissement.

Il tourna lentement la tête vers Narcisse qui semblait en proie à une crise de fou rire. De toute évidence, ce n'était la fin du monde que pour lui.

« Je ne pense pas que ce soit une coïncidence, » dit-il avec lenteur. Il fixa les pavés du sol comme si ses derniers pouvaient lui apporter réponse. Ce n'était pas une coïncidence, mais les chocolats ne pouvaient être la cause, non ? Quel mystère... Si seulement son petit détective de génie, Elian Kernac'h, pouvait être là. Un enquêteur de son calibre ne serait pas de trop pour percer les secrets de cette affaire. Hélas le blondinet étant absent, ils ne devraient compter que sur eux-mêmes. Et Erin. Et la môme qui venait de prendre un chocolat avant de s'éclipser. Mais oui !

« Toi là, arrête-toi ! » fit-il en puisant dans ses dernières forces pour quitter le muret. Il s'interposa entre Carole et sa trajectoire. Son regard perçant analysa un instant le visage de l'enfant avant qu'il ne s'adresse à l'ensemble du groupe : « Je pense que les chocolats étaient empoisonnés et j'ai une idée pour tester ma théorie : nous avons ici une quatrième personne-test qui a pris les chocolats après nous. Observons-la. Si son visage se couvre de pustules, alors j'aurai raison. » Elian serait terriblement fier de son parrain. À cinquante-deux ans, il n'était pas trop tard pour songer à une reconversion en détective. Sans lui demander son avis, il fit pivoter Carole vers Narcisse et Selma -la coupant de sa contemplation du boursouflet d'Erin- afin que les autres victimes puissent analyser elles aussi leur cobaye.

« En tout cas, » dit-il après avoir retrouvé le confort de son muret qui l'empêchait de défaillir -voire même de mourir, « nous ne devrons rien dire à la petite Kelly. Cette pauvre enfant ignorait certainement que ses chocolats étaient empoisonnés. On lui briserait le cœur en lui apprenant. Après notre test, nous irons à l'infirmerie. Erin nous escortera. » avait décidé l'adulte qui retrouvait un peu d'aplomb. Diarmuid saurait sauver sa moustache, n'est-ce pas ?

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J'étais estomaquée par la réaction de Narcisse : il riait ! Je ne voyais rien de drôle à se retrouver le visage recouvert de pustules. Beurk, quelle horreur. J'en frissonnais presque de dégout.
- Narcisse ! Ca n'a rien de drôle..., m'exclamais-je, ma voix prenant un ton de reproche.

En plus celui-ci parlait de coïncidence. Oh, non... trois personnes qui mangent un chocolat proposé par une élève qui avait mis les voiles. Ce n'était clairement pas une coïncidence.
Apparemment, le professeur Charleston en était arrivé à la même conclusion que moi.
Concentrée sur mes réflexions, je n'avais pas fait attention d'une autre élève s'était approchée et c'est la voix du professeur de botanique l'interpellant qui se fait revenir à la réalité.

- Vous avez tous mangé des chocolats ?, en regardant chaque personne présente. Forcement, ça vient des chocolats ! Et elle est où cette Kelly dont vous parlez ?
Je trouvais cette disparition suspecte. Pourquoi partir peu de temps après que les premiers chocolats furent mangés. Malgré les paroles du professeur, je n'arrivais pas à m'ôter de la tête l'idée que les chocolats avaient été piégés par cette Kelly. Cependant, sans preuve, je préfère garder mon raisonnement pour moi.

- M'sieur ? Vous êtes sur que vous voulez attendre ? J'peux aller à l'infirmerie maintenant pour chercher M'sieur O'Belt... J'peux même lui apporter les chocolats. Il pourra p'être savoir c'qu'il y à l'intérieur., proposais-je.
Pourquoi attendre inutilement ?


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Les tempes de Carole se colorèrent et chauffèrent d'embarras en moins de temps qu’il n’eut fallu pour dire Cheeeeese ! - une main tordue dans l’autre, elle venait de se retrouver nez-à-nez avec l’assemblée. Retournement de situation, c’était elle qui se trouvait désormais scannée par son environnement.

Dans l’environnement, visiblement, Charleston était inoffensif. Attitude naturelle ou sous l’effet hébétant des chocolats, elle ne savait exactement. Il lui faisait un peu penser au Père Noël, avec sa morphologie, sa moustache, sa voix plus profonde que celle des autres et cette apparente ingénuité des héros de conte pour enfants. A ce détail près qu’il recevait des cadeaux au lieu de les distribuer.

Oui, Noël ou pas, il avait plus l’air d’un papa que d’un prof. Elle en revanche, son nom n’était pas Personne-test. Et une fois la surprise passée, l’ego lui donnant à nouveau quelques frissons, la Serpentard toute raide articula : " Kelce, mon nom est Kelce. "

La mention de son nom, sans même bégayer, lui donna l’assurance nécessaire pour se relancer dans ses analyses. Les vertiges empêchaient visiblement Papa Charleston de faire un lien certain, et le fou rire limitait certainement le Poufsouffle dans ses capacités à discerner. La troisième n’avait rien dit. Et la dernière était en train de poser des questions sur ce qu’il s’était passé, et sans rien affirmer, donnait encore de quoi espérer qu'elle n'avait pas encore complètement capté. Pareil, il fallait faire pareil. Faire l'étonnée.

Et penser à les encourager à eux aussi continuer, par un regard d’incompréhension face à la situation. Moins vite on comprenait, moins vite la situation se résolvait et plus les chances étaient grandes de rater le dîner. Continuant à tordre ses mains dans l'inconfort des interactions, Carole respira avant de se lancer : " Les chocolats ? Non, non, regardez, ce sont les mêmes que ceux, normaux, du début de la journée. Et si on cherchait plutôt du côté des journées ? C'est certainement l'effet à retardement des activités d'aujourd'hui. Et si on les listait ? "

Carole, toujours rouge sous l'effet des regards, ravala sa salive. Elle avait prononcé plus de mots qu'en toute l'après-midi rassemblée. Et il lui semblait avoir parlé pendant une éternité, contribuant déjà à repousser la fatale compréhension de la vérité. Si les autres doutaient, ou leur mémoire flanchait, ou les futurs boutons de Carole se montraient un peu coopératifs et en phase avec sa ferme volonté qu'ils soient des boutons à apparition retardée, c'était gagné, et quelques minutes en plus marquées sur le cadran d'ici le prochain expédient.

La sage maxime disait de toujours se montrer prudente, et Carole se voulait très prudente, au cas où ils auraient par malheur la mauvaise idée d'aller finalement dîner plutôt que de monter en l'infirmerie, ou l'infirmier privilégiant un groupe aussi grand serait tristement d'une trop fulgurante efficacité.


Carole continue de ne penser qu’à son propre intérêt, et ne gagne pas la palme de l’empathie de la semaine. Elle donne son nom et privilégie oralement une autre piste que les chocolats.
Selma, n'hésite pas à me dire si je dois modifier comme je n'avais que la position de ton personnage d'il y a un certain temps :)

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Monsieur Charleston avait rejoint le petit groupe et Selma le salua d'un signe de la main enthousiaste, incapable de parler à cause de la sucrerie qu'elle venait d'ingérer. Elle écouta Kelly commencer à lui répondre et s'apprêtait à lui dire que, si elle avait une boîte entière de chocolats, elle les garderait sûrement pour elle-même, mais avant même qu'elle ait eu le temps d'ouvrir la bouche, la rousse s'était rapidement levée pour s'en aller.
*En plus elle a laissé tous ses chocolats !
Un peu perpexle face à son comportement, Selma se contenta de se tourner vers de l'autre garçon, que le professeur avait appelé Narcisse.

- Ouais j'suis sûre qu'elle est sympa, mais faut être drôlement généreux pour donner des chocolats, dit-elle en insistant sur le dernier mot.

Pour accompagner ses paroles, elle replongea la main dans la boite dont elle extraya cinq chocolats, dont deux qu'elle mangea directement. Mais quelques secondes plus tard, monsieur Charleston commença a tituber bizarrement.
*Attendez voir, ce bouton était pas là avant non ?*
Une Serdaigle que Selma avait déjà aperçue au détour d'un couloir ou dans la Grande Salle se rajouta à leur groupe, et les questionna sur leurs visages, car Narcisse était à présent lui aussi recouvert de pustules.
*Mais ça veut dire que ... *
Selma leva rapidement ses mains pour toucher son visage et s'aperçut rapidement qu'elle partageait le sort de ses camardes. Son visage la brûlait et elle pouvait y sentir de nombreuses bosses douloureuses au toucher. Elle ouvrit de grands yeux, ne partageant pas du tout la réaction du Poufsouffle.

- Je trouve pas ça très marrant moi. Avoir des boutons de temps en temps ok, mais là on ressemble plus à rien ! En plus mon visage brûle, c'est normal m'sieur ?

Une autre jeune fille arriva, et se servit silencieusement des chocolats. Les chocolats ! Voilà le point commun entre les trois victime, drôlement gentille Kelly, hein Narcisse ? Monsieur Charleston semblait être arrivé à la même conclusion et Selma écouta sa proposition, hochant la tête. La Serpentard se présenta et ne semblait pas être très convaincu que les chocolats étaient ensorcellés.

- Mais si, c'est la seule solution, c'était louche de toute façon cette histoire. D'toute façon t'as qu'à rester avec nous quelques minutes et on sera fixé. M'sieur, vous êtes sûre que Kelly aurait pas pu empoisonner les chocolats ... exprès ? 'Fin moi j'aurais pu le faire, c'est une bonne idée de blague j'trouve.

Pas de problème Carole, je pense pas que ton personnage ait entendu grand chose de ce que Selma dit de toute façon ^^

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Narcisse s'essuya le coin de l'œil pour retirer la larme de rire, un grand sourire aux lèvres, avant de prendre un air choqué. Il était très amusé par la situation, mais il aimait bien se prendre au jeu. En revanche, il s'interposa immédiatement face à l'idée du professeur, en s'approchant de lui pour le regarder.

« Attendez m'sieur ! C'est pas cool de faire des tests comme ça ! J'ai une meilleure idée ! »

Et sans attendre, il reprit une autre poignée de chocolats qu'il engloutit sans attendre, un sourire satisfait aux lèvres. Ils étaient malgré tout ce qu'on pouvait leur reprocher très bons, et il en profitait. Il laissa échapper un soupir de contentement en se tapotant les lèvres avec un mouchoir qu'il venait de tirer de sa poche.

« Voilà, comme ça, y'aura qu'à voir si d'autres s'en rajoutent ! Pas b'soin d'impliquer d'autres personnes héhé. »

En revanche, il hocha la tête lorsqu'il parla de Kelly.

« Mhm, j'suis d'accord, c'est pas possible qu'elle ait fait ça volontairement elle est trop gentille ! »

Puis il se tourna vers Erin, un grand sourire aux lèvres. Ah, il sentait que son visage le démangeait un peu plus, mais au lieu de s'en vexer, il se mit à rire. C'est que ça chatouillait cette histoire !

« Pffffrrrr... Haha, t'inquiète... t'inquiète pas Erin, y'a rien qui presse ! »

Il s'excusa d'un geste de main, trop occupé à être plié de rire sous les démangeaisons. Mais lorsque la nouvelle venue commença à expliquer sa théorie, il arrêta de rire pour la regarder. Ses mains sur les hanches, il fronça les sourcils. Il ne comprenait rien du tout. Chercher du côté des journées ? Hein ? Quoi ? Et puis, maintenant que tout le monde le disait, c'est vrai que la coïncidence était vraiment abusée. Même lui s'en rendait compte. Non non, c'était évident, ces chocolats avaient été accidentellement empoisonnés. Oh mince ! Et si Kelly en avait mangé ?! Bref, il secoua la tête en croisant les bras sur sa poitrine.

« Nan, nan, ça peut être qu'un truc commun entre nous tous, comme ils ont dit, faut contenir ces chocolats ! Ma mère dirait qu'il faudrait faire un périmètre de sécurité autour haha. »

Il pouffa doucement de rire, avant de regarder Selma, pour se frotter le menton, sous la réflexion.

« Mh... c'est vrai qu'c'est pas une mauvaise blague... Mais j'pense pas qu'Kelly serait du genre à faire ça, c'est pas son gen... »

Son genre ? Mais, et l'histoire du thé qu'elle avait donné à Mister Lynch ? Merlin... Son cerveau se figea sous la réflexion. Non... Kelly ? Impossible... Et si... Narcisse était désormais presque entièrement couvert de pustules, c'était très désagréable, mais il était trop pris par ses réflexions pour s'en soucier.

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Je ne suis pas partie très loin parce que, comme tout bon farceur de qualité, je veux voir la réalisation de mon crime. Evidemment je peux pas me retenir de rire quand je vois les énormes pustules pousser sur leur visage. J'essaye de rire le plus discrètement possible en inspirant et expirant lentement. OUSSAAA. Une fois que j'ai retrouvé mon calme j'essaye d'écouter la conversation et, non d'une chouette ils sont en train de me soupçonner !

Bon je m'en doutais un peu et j'ai bien fait d'embarquer ce chocolat dans ma poche même si j'avoue, à la base je voulais le donner à la nouvelle prof de méta juste parce qu'elle n'est pas Lynch mais bon... Il faut savoir se sacrifier de temps en temps. Je sors le chocolat de ma poche et je le mange. Ouf, il est bon c'est déjà ça. J'attends un peu de sentir le premier bouton pointer le bout de son nez avant de revenir faire mon entrée fracassante.

Quand j'estime qu'il est temps, je reviens en courant dans la cour de la tour de l'horloge et je mime d'être à moitié essoufflée comme si j'avais couru un moment avant de venir.

- NON NE MANGEZ PAS CA ! Je crois qu'on a voulu me jouer un mauvais tour ! Oh non... Je vois que vous aussi vous n'avez pas été épargné... Je suis vraiment désolée, ces chocolats sont un cadeau, j'aurais dû me méfier.

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Quatre, ils étaient quatre a avoir mangé ses chocolats et à se retrouver avec des boutons sur le visage. Non, définitivement pas une coïncidence. Et l'élève qui était à l'origine de cette distribution qui avait filé à la vitesse d'un éclair de feu. Je trouvais vraiment ce comportement suspect. Alors bien sur, je n'avais pas de preuves et je ne connaissais pas cette Kelly, mais cette idée restait bien ancrée dans mon esprit.

Avec horreur, je vois Narcisse enfourner une poignée de chocolat dans sa bouche.
- Narcisse ! Qu'est-c'que t'as fait..., m'exclamais-je.
Puis, j'observe en hochant la tête de gauche à droite, le résultat de son action irréfléchie se révéler sur sa peau.
- Mais réfléchis. J'suis la seule à pas en avoir manger. Et est-ce que j'ai quelque chose sur le nez, moi !, Ton périmètre de sécurité, il va servir à rien... C'est pas un rhume que vous avez !

Il fallait arrête le carnage avant qu'un autre élève soit tenté par ces chocolats.
- Désolée, M'sieur..., dis-en en m'adressant au professeur de botanique. ...mais j'attendrais pas plus longtemps !, poursuivis-je en me dirigeant sur les chocolats.
Mais au moment où j'allais les ramasser pour que plus personne puisse y toucher, une nouvelle voix se fait entendre. Surement la fameuse Kelly d'après ce que je déduis de ses propos.

- Bougez pas, j'vais chercher l'infirmier !, dis-je en me saisissant des chocolats.
Puis je quitte la cour extérieure pour rejoindre le plus rapidement l'infirmerie.

- M'sieur O'Belt ! Y'a une urgence... Faut qu'vous veniez dans la cour de l'horloge... Vite ! S'il vous plais..., m'exclamais-je en entrant dans l'infirmerie.
Je n'aurais surement pas du parler aussi fort, mais il y avait urgence.

@Diarmuid O'Belt
S.O.S. Médecin ?


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Les conversations allaient bon train entre les élèves tandis que Sigmund gardait l'œil rivé sur Carole. Même si cette dernière excluait la piste des chocolats, ce petit cobaye malgré elle commençait à développer également quelques pustules.

La culpabilité des chocolats ne faisaient plus aucun doute. Celle de Kelly, c'était une autre histoire mais le professeur savait son élève parfaitement innocente, quoi qu'en disent les autres enfants. « Il ne faut pas accuser les autres sans preuve, Selma. » gronda avec autorité un Sigmund couvert de grosses pustules. En tant que professeur, il était théoriquement de sa responsabilité de prendre les choses en main pour régler cette situation. Sans réfléchir, il approuva d'un hochement de tête l'idée de Narcisse d'un périmètre de sécurité : le petit semblait en avoir dans la caboche, alors suivre son intuition les aiderait probablement.

Par contre, les marmots continuaient à grignoter des chocolats, ça c'était embêtant. Sigmund sortit sa baguette magique et referma promptement la boîte de chocolats avant d'indiquer aux enfants de ne plus se servir. Les confiseries allaient rapidement rejoindre les pièces à conviction pour tirer l'affaire au clair, mais avant ça, l'avis de l'infirmier sur leur potentielle provenance pourrait les aider. Puis, Diarmuid était encore un petit jeune : si c'était une sorte de farce et attrape, ce jeune homme en saurait sans doute plus que lui.

Erin suggérait de partir à la recherche de l'infirmier - ce que le professeur de botanique avait encore une fois approuvé d'un hochement de tête bougon - quand la dénommée Kelly revint toute paniquée. Le professeur fronça les sourcils en apercevant ses propres pustules. La pauvre enfant ne semblait pas épargnée. C'était au moins la preuve évidente de son innocence.

« Ne t'en fais pas Kelly, les chocolats sont déjà rangés. Erin les emmène à l'infirmier. Maintenant dis-moi, qui t'a offert ces chocolats ? Dis-moi tout ce que tu sais, s'il te plaît, » s'enquit le professeur.

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Scroutch, scroutch.

Carole se grattait les joues. Sans être douloureuse, la sensation était désagréable. Et la composition ne devait pas être très harmonieuse non plus. Pas que Carole se considérât comme une beauté à faire tomber ces damoiseaux en pâmoison ou qu'elle prît le soin de se farder pour réhausser ses traits comme le faisaient certaines de ses cam'rades de maison, mais elle n'avait jusque-là pas de cicatrice à la Potter pour larder son visage. Et elle était en train de se demander si elle n'allait pas porter pendant des mois ou des années en pleine face les traces des sillons pustulés dus à ce mic-mac chocolaté. Et l'idée de ces précoces rides de mémé indésirées arrivées avant même sa majorité n'était pas pour l'enchanter. Si elle n'avait pas de doute sur le succès qu'elle rencontrerait et qui ferait d'elle la personne admirée et estimée dans le futur sorcier, elle se demandait en attendant si ce sentiment d'être invisible qui parfois la frustrait n'était pas meilleur que celui qui naîtrait si elle était perpétuellement remarquée mais pour des raisons qui n'étaient pas à envier, de gros pustules chargés de pus pour ne pas les nommer.

La petite assemblée hétéroclite avait en tout cas fait preuve d'une certaine sagacité et s'était approchée à grands pas de la vérité - enfin, du moins, ce que Carole avait pensé être la vérité. Problème : la rousse qu'elle tenait pour responsable était revenue elle-même toute empustulée. De quoi continuer de se gratter les tempes, à la fois pour soulager les démangeaisons et pour stimuler la réflexion que l'arrivée de l'autre Serpentard avait fait basculer dans la confusion. Si elle n'avait pas su sa propre innocence, Carole se serait presque incluse dans ses suspicions. S'excluant donc du champ des gens sujets à vérification, notre Serpentard en quête de l'intime conviction se mit à faire tourner avec application les questions dans sa tête gonflée de boutons. Fullbuster avait-elle des ennemis ? Pourquoi ceux-ci n'auraient-ils pas pris la peine de la regarder défigurée, dévisagée par tous ? Le plaisir de
savoir son ennemi souffrir n'était que doublé par le fait de le voir souffrir, n'est-ce pas ? C'était du moins la tirade du plus diabolique des personnages de sa série de pièces de théâtre qu'elle préférait, l'Histoire de la Magie en théâtre. Et hélas sans conclusion pertinente, il ne restait plus à Carole qu'à observer la collègue Serpentard, yeux plissés, à la recherche d'expressions qui, sur la peau granuleuse ou dans le miroitement espièglement serpentard du regard, sauraient trahir la vérité.

Carole n'avait vraiment pas l'âme d'une justicière pourtant, et n'était pas même une élève sur qui compter pour arbitrer en faveur de quelqu'un qui n'aurait pas enfreint tel principe ou règlement. Mais elle n'aimait ni être prise au dépourvu ni les situations qui la dépassaient, ni ce sentiment d'être impuissante que la situation lui donnait. Autour d'elle en effet, les voix de tous côtés résonnaient, se répondaient. Et Carole, une fois qu'elle eût repéré par le biais des réponses qui lui étaient adressées et de quelques mots-clés la direction empruntée par la conversation qui toutes les liaient, les laissait s'entrechoquer, essayant plutôt d'en faire abstraction pour pouvoir se concentrer sur son observation méthodiquement menée.


Carole se gratte, est perdue sur qui est responsable à partir du moment où Kelly revient elle aussi avec des boutons, reste silencieuse et regarde Kelly avec attention à la recherche d'indices.
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Diarmuid venait de libérer un élève sujet à un virus hivernal, rien de bien plus grave qu'un rhume, mais suffisamment pour lui donner une bonne dose de Pimentine et de le laisser rentrer dans sa salle commune après une heure à transformer la salle d'hospitalisation en fumoir. Bon, peut-être pas en fumoir, mais disons qu'il y avait un bruit de fond de sifflement et un peu de fumée qui s'échappait de son box. Cette situation peu amène passée, l'adolescent pouvait retourner à ses occupations.

Au moment où le jeune franchit la double porte, une Serdaigle déboula à la vitesse d'un éclair de feu dans la salle d'attente. L'adolescente était connue de l'irlandais, son nom lui revint instantanément. "
Miss Fergusson, doucement." Lui dit-il alors pour qu'elle prenne au moins le temps de respirer. "Expliquez moi doucement. Que s'est-il passé là-bas?" Histoire qu'il sache où il allait mettre les pieds avant de foncer jusque là bas. Une histoire de chocolats, qu'elle avait eu la présence d'esprit de lui apporter. "Attendez moi ici, j'en ai pour quelques minutes." Dit-il en espérant ne pas se tromper et en emportant les friandises dans le laboratoire. Des friandises piégées... Forcément. Il s'en aperçu d'ailleurs rapidement et pu préparer ce qu'il fallait avant de suivre la rousse.

Sur place se trouvait Sigmund et plusieurs élèves et tous, sauf la bleu et bronze étant venue le chercher, présentaient une peau déformée par la présence de pustules. Bien... Enfin, non. C'était surtout qu'il n'était pas étonné vu ses découvertes un peu plus tôt. "
Sigmund? Tous ceux qui ont mangé des chocolats sont là? Car il faudrait que tout le monde aille à l'infirmerie." Demanda-t-il au père de son amie d'adolescence. Il n'y avait rien de grave, mais les pustules pouvaient s'infecter. Alors autant traiter tous les élèves et le professeur de botanique tout de suite. Il fit un geste pour les inviter à monter et, une fois de retour au troisième étage, les installa au mieux dans les huit box avant de passer voir chacun avec la lotion qui devrait réduire à l'état de souvenir leurs boutons.


Salut, c'est SOS Dia qui déboule!
Plus sérieusement, c'est un post unique. Si jamais vous souhaitez des précisions, contactez moi par hibou pour que vous puissiez l'inclure dans votre post ;)

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